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Noesam@voila.fr

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  • : Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
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Israèl est contre TORAH

*"Les sionistes me dégoûtent autant que les nazis."
(Victor Klemperer, philologue allemand d'origine juive, 1881-1960)

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L’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël constitue une révolte contre la volonté divine, contre la Torah, une révolte qui a engendré une vague interminable de violence et de souffrance. À l’occasion de la fondation de l’État hérétique, les juifs fidèles à la Torah pleurent cette tentative d’extirper les enseignements de la Torah, de transformer les juifs en une « nation laïque » et de réduire le judaïsme au nationalisme.......Nous déplorons les tragédies que la révolution sioniste a provoquées chez les Palestiniens, notamment des déportations, l’oppression et la subjugation..Que nous méritions que cette année toutes les nations, en acceptant la souverainet

é divine, puissent se réjouir dans une Palestine libre et dans une Jérusalem libre! Amen. Offert par Netouré Karta International : www.nkusa.orglink

                                               


   

 


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FATHER OF SIONAZISJACOB HITLER

La prétendue ascendance juive d'Hitler: Une "explication" par la haine de soi
Une publication parue cette semaine a attiré mon attention. Il s’agit ni plus ni moins de la généalogie d’Adolf Hitler qui aurait des ascendants juifs !! Dans son article, Gilles Bonafi présente une fiche des Renseignements généraux que le magazine Sciences et Avenir a publié en mars 2009, et où on peut clairement lire le deuxième prénom d’Hitler : Jacob. Adolf Jacob Hitler serait le petit-fils de Salomon Mayer Rothschild. Cette information a été divulguée par deux sources de très haut niveau : Hansjurgen Koehler officier d’Heydrich, qui était lui-même l’adjoint direct d’Heinrich Himmler et Walter Langer le psychiatre qui a réalisé le profil psychologique d’Hitler pour l’OSS, les services secrets US pendant la Seconde Guerre mondiale.
SOURCE ;alterinfo

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 22:26

Le coordinateur spécial américain de la transition au Moyen-Orient, William Taylor a avoué le 31 janvier 2012 lors d'un entretien avec le journal tunisien Assabah, que Washington verse des sommes d'argent importantes au parti tunisien Ennahdha. Il a également affirmé que les relations entre l'administration américaine et le parti Ennahdha date de plusieurs années, exactement depuis l'administration Bush fils. William Taylor dit : « La relation entre les États-Unis et le parti Ennahdha ne date pas d'aujourd'hui » ajoutant que « l'administration américaine a établi des liens avec le parti sous le gouvernement Bush fils
suite AU/


http://islamideologique.blogspot.com/2012/02/william-taylor-washington-finance-le.html


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Le tunisien Ghannouchi mène la normalisation de l'Islam politique avec l'Entité sioniste

Ghannouchi et son parti el Nahda, entreprennent d'établir et de jeter des ponts de normalisation avec l'Entité sioniste. Ainsi sa visite aux US et sa rencontre avec l'AIPAC, le lobby sioniste, n'étaient nullement fortuites car l'homme politique tunisien en saisissait bien les répercussions et les objectifs. Tout le monde le sait, l'AIPAC est un organisme sioniste qui a son poids aux US et qui joue un rôle prédominant dans la sphère politique US.

La rencontre de Ghannouchi avec cette organisation sioniste ne doit pas être considérée non plus comme une erreur ; Ghannouchi avait une histoire honorable dont il était fier, avant qu'il soit le fer de lance de cette normalisation. Il était même considéré comme le symbole des militants qui se sont battus contre toutes sortes de répression, de tyrannie ou d'hégémonie, et personne ne peut lui renier sa lutte surtout dans le domaine de l'islam politique en tant que représentant des mouvements islamistes combattants, et de ce fait, sa rencontre avec le lobby sioniste n'a pas été prise sans connaissance de cause.

En outre, Ghannouchi était présent au club de Davos et il sait parfaitement que ce club est géré et guidé par le mouvement sioniste. Il était à côté du premier ministre marocain Abdel Illah Benkiranqui a déclaré que les mouvements islamistes sont beaucoup plus ouverts que certains le pensaient et de poursuivre : « Nous sommes très ouverts et nous pouvons garantir vos intérêts et vos investissements beaucoup mieux qu'auparavant, vos intérêts et les nôtres sont complémentaires, que voulez-vous de plus ? »

Ghannouchi et Benkiran ont affirmé tous les deux : « que les Palestiniens doivent décider par eux-mêmes de la question de leurs relations avec l'Entité sioniste (Israël) » Ce qui éjecte la cause arabo-sioniste de son cadre national et religieux.

Quant à Moncef Marzougui, chef du nouveau régime tunisien, parachuté comme président par une sorte de marchandage avec Ghannouchi et son mouvement islamiste, avait, lui, déclaré auparavant que la Tunisie n'avait pas d'ennemis, et que les Palestiniens devaient trouver une solution à leurs problèmes avec les sionistes (israéliens) eux mêmes. Cela veut dire quoi d'autre que la normalisation avec l'Entité ? Marzougui en disant cela, ne considère plus cette Entité comme imposée par l'agression et l'usurpation de la terre de Palestine et oublie que rien que son existence est un danger pour l'ensemble de la nation arabe y compris la Tunisie.

Comment expliquer le mystère de la chute vertigineuse de l'Islam politique dans les bras du sionisme avant même que cet islam goûte au pouvoir ? Est-ce en rapport avec les alliances secrètes signées avec l'impérialisme occidental et surtout US avant que le soit-disant printemps arabe ne prenne forme ? Et si ces décisions étaient les conséquences de ce printemps, sommes-nous vraiment loin de la théorie conspirationiste qui en ciblant la Nation, les US ont mis fin au rôle de certains de leurs agents parmi les régimes officiels dont il fallait s'en débarrasser, car ils ne pouvaient plus assurer le rôle qui leur avait été attribué, et que les US aient trouvé la solution dans l'Islam politique qui chuta d'une vitesse qui défraya toute chronique !

Celui qui considère les pratiques de l'Islam politique dans des pays tels l'Iraq, la Tunisie, l'Egypte et la Lybie, et ce qui est tramé aujourd'hui pour la Syrie, ne peut s'empêcher de conclure qu'il y a de fait une alliance et des accords secrets entre l'Islam politique et les services de renseignements US pour que l'Islam politique et les régimes réactionnaires en place travaillent main dans la main. Cet Islam à la Ghannouchi est devenu le fer de lance des services secrets US en Libye et aujourd'hui en Syrie.


L'Islam, certes, n'a rien à voir avec ceux qui l'utilisent comme moyen pour parvenir au pouvoir à n'importe quel prix. Ceux-là l'interprètent de façon douteuse, et l'implique dans des questions sans aucun rapport avec la religion, ce qui est considéré comme un dévoiement de la foi et de ses principes. En effet l'Islam est une religion de libération et non d'asservissement et l'Islam ne sera point affecté par ces brebis galeuses qui veulent atteindre leurs objectifs propres au détriment de la doctrine. Enfin, ces contacts avec l'Entité sioniste et l'abandon de la Palestine comme cause centrale de la Nation arabe, vont au delà de la seule normalisation et sont considérés comme une trahison. Par conséquent, les démentis ne servent strictement à rien après avoir entrepris la normalisation avec l'Entité sioniste et cherché la bénédiction de l'AIPAC et de Davos.
Source :
الدكتور غالب الفريجات : الغنوشي يقود تطبيع الاسلام السياسي مع الكيان الصهيوني
http://assurbanipal-banipal.blogspot.com/

Texte traduit par Abu Assur

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 20:44

ééMossad de plein pied dans l’insurrecti 

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Al Manar
Lundi 20 Février 2012


Officiers turcs arrêtés : le Mossad de plein pied dans l’insurrection en Syrie
Les aveux des officiers turcs arrêtés en Syrie la semaine passée révèlent que Tel Aviv est impliqué dans le mouvement d’insurrection mené par des bandes armées dans ce pays pour renverser le régime de Bachar el Assad.  Selon le correspondant de l’agence iranienne Fars News à Damas, citant des sources sécuritaires syiennes, sept des 49 officiers turcs arrêtés ont reconnu avoir été entrainés par le Mossad israélien pour perpétrer des opérations terroristes. Ils affirment aussi avoir entamé des contacts avec l’Arabie saoudite et le Qatar.
Le Mossad aide l'ASL?
 
L’un d’entre eux indique que des commandos israéliens se sont infiltrés dans le territoire syrien et apportent leur aide à l’armée syrienne libre (ASL).
Selon lui, le Mossad a aussi dépêché une équipe en Jordanie pour entrainer des membres d’Al-Qaida venus de la Libye et les envoyer en Syrie combattre l’armée régulière syrienne et semer le chaos dans ce pays en y perpétrant des assassinats ciblés et des bombardements dans quelques villes syriennes.
La Turquie est de mèche avec l’entité sioniste vu qu’elle a envoyé ses officiers suivre des entrainements en Israël, avoue l’officier turc, selon Fars news, citant des sources syriennes sécuritaires.
 
Des sources syriennes, les autorités se gardent de publier la totalité des aveux de ces officiers et refusent de les livrer aux Turcs. Elles ont posé comme condition de restituer les officiers syriens et les membres de l’ASL, de s’engager à ne pas armer les groupes terroristes et à contrôler ses frontières pour empêcher le passage d’armements et l’infiltration d’éléments terroristes, et que la République islamique d'Iran soit la partie qui parraine l’accord.
Les aveux dévoilent aussi les activités du Mossad dans plusieurs pays arabes, notamment dans la région du Golfe, au Bahreïn, au Qatar, en Arabie saoudite et en Jordanie.
11 mille djihadistes se préparent à envahir la Syrie ??
Dans le même contexte et selon le site en ligne du journal arabophone Al-Bina, la région située entre Ramtha et le nord de la Jordanie est désormais une zone militaire fermée comptant 11.000 terroristes armés, de nationalité libyenne et autres, qui ont pour mission de mener le Jihad contre la Syrie en échange de 1.000 $ chacun par mois. Sachant que ce sont Riyad et Doha qui les financent.
Citant des sources syriennes, le journal écrit que des forces spéciales qataries et britanniques sont assiégées dans des tunnels qui s’étendent de Baba Amr à Homs jusque dans une région proche de la frontière avec le Liban.
Des drones américains sur la Syrie ?
Par ailleurs, une télévision américaine a révélé que des drones américains surveillent les événements en Syrie
  Un "bon nombre" de drones militaires et des services de renseignement américains opèrent au-dessus de la Syrie pour suivre les attaques des militaires contre l'opposition et les civils, a rapporté samedi la chaîne américaine NBC.
   Ces vols d'avions sans pilotes ne constituent pas une préparation à une intervention militaire américaine, a ajouté la chaîne qui cite des responsables américains de la défense s'exprimant sous couvert de l'anonymat.


http://www.alterinfo.net/Officiers-turcs-arretes-le-Mossad-de-plein-pied-dans-l-insurrection-en-Syrie_a71670.html

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 12:31

http://www.alterinfo.net/Le-fils-francais-cache-d-Adolf-Hitler_a71658.html

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© LePoint.fr
© LePoint.fr

Hitler aurait eu un fils avec une Française ! Celui-ci a voulu faire reconnaître sa terrible ascendance. Avant d'y renoncer sur les conseils de son avocat et de ses enfants... Récit, photos et documents d'époque.

« Maître, je suis le fils d'Hitler ! Dites-moi ce que je dois faire.» François Gibault, avocat parisien, n'en croit pas ses oreilles. L'homme qu'il a devant lui est plutôt grand, parle un français parfait sans accent, et n'a rien d'un hurluberlu. Son histoire édifiante n'en est pas moins vraie.

Engagé en 1914 dans l'armée allemande, le caporal Adolf Hitler combat contre les troupes françaises près de Seboncourt en Picardie. De temps à autre, les soldats sont envoyés à l'arrière pour récupérer, reprendre des forces et parfois... s'amuser. À Fournes-en-Weppe, petite ville située à l'ouest de Lille, Hitler fait la connaissance de Charlotte Lobjoie, une jeune femme d'à peine 16 ans.

« Un jour, je faisais les foins, avec d'autres femmes, lorsqu'on vit un soldat allemand, installé de l'autre côté de la rue, révèle celle-ci à son fils bien des années plus tard. Il avait une sorte de carton et semblait dessiner. Toutes les femmes trouvèrent intéressant ce soldat et se montrèrent curieuses de savoir ce qu'il dessinait. Je suis désignée pour essayer de l'approcher.» L'inconnu se montre attentif, puis chaleureux, et même amical avec la jeune paysanne. Commence alors une relation qui durera plusieurs semaines.

« Lorsque ton père était là - très rarement -, il aimait m'emmener dans des promenades à la campagne. Mais ces promenades se terminaient en général plutôt mal. En effet, ton père, inspiré par la nature, entreprenait un discours auquel je ne comprenais pas grand-chose. Ne pouvant s'exprimer en français, il déclamait en allemand, s'adressant à un auditoire absent. Si je parlais l'allemand, je ne pouvais le suivre, d'autant plus que l'histoire de la Prusse, de l'Autriche ou de la Bavière ne m'était pas familière, loin de là. Ma réaction mettait ton père en colère en me voyant rester de marbre à ses effets oratoires ! » Sous le petit caporal perçait déjà le tribun illuminé...

Un soir de juin 1917, revenant un peu éméché d'une soirée avec un ami, il se fait très entreprenant auprès de Charlotte. En mars de l'année suivante naît un fils. Aux yeux des enfants du village, le petit Jean-Marie est un « fils de Boche". Souvent, il fait le coup de poing avec ses camarades pour laver cette infamie. Les années passent, et Charlotte refuse de s'exprimer sur les mystérieuses circonstances de la naissance de son fils. Pire, miséreuse et vaguement honteuse, elle délaisse son fils et le confie à la garde d'un couple plus aisé chez qui l'une de ses soeurs est employée. Cette « nouvelle famille » finira par adopter l'enfant en 1934. Son « vrai père » de son côté ne le reconnaît pas, refuse de le voir, mais continue de loin en loin à prendre des nouvelles de sa mère. Chose extraordinaire, au début des années vingt, sa famille d'adoption se retrouve propriétaire d'un immeuble à Francfort qu'elle ne paye pas...

Quelques semaines avant de mourir, au début des années cinquante, Charlotte avoue à son fils la véritable identité de son père. Le choc est terrible. « Afin de ne pas tomber dans l'anxiété, je travaillais sans relâche, ne prenant jamais de vacances, jamais de distraction : 20 ans sans rentrer dans une salle de cinéma », raconta Jean-Marie Loret dans un livre (*) qu'il publia dans l'indifférence générale en 1981 aux éditions de l'Université et de l'Enseignement moderne.

Car au milieu des années soixante-dix, devenu adulte et père de famille, Loret souhaite faire officialiser sa triste ascendance. Il s'adjoint les services d'un historien, retourne sur les lieux de son enfance, interroge quelques rares témoins et diligente une série d'enquêtes : une expertise en méthode d'identification par la physionomie comparative, une autre de l'Institut d'anthropologie et de génétique de l'université de Heidelberg, qui montre notamment que père et fils ont le même groupe sanguin, une étude comparative psychographologique entre Adolf Hitler et Jean-Marie Loret ainsi qu'une comparaison graphologique des écritures des deux hommes. Toutes aboutissent à la même conclusion. Jean-Marie Loret est sans doute le fils d'Adolf Hitler. Des photos plaident également pour cette thèse, tant il y a un « air de famille » entre les deux hommes...

Cette thèse a toujours fait l'objet d'une grande dispute entre historiens. En Allemagne et au Japon elle semble désormais acquise, tandis qu'en France, elle n'a jamais été sérieusement discutée. Pourtant d'autres éléments troublants émergent : il est établi que, pendant l'Occupation, des officiers de la Wehrmacht apportaient des enveloppes d'argent liquide à Charlotte. À la mort de sa mère, Jean-Marie Loret découvrira dans le grenier de la maison des toiles signées « Adolf Hitler » tandis qu'en Allemagne on mettra la main sur un portrait qui ressemblait trait pour trait à celui de sa mère...

« Lorsqu'il vient me voir en 1979, se souvient maître Gibault, j'ai devant moi un homme un peu paumé qui ne sait pas s'il doit se faire reconnaître comme le fils d'Adolf Hitler ou s'il doit effacer tout cela d'un trait de plume. Il éprouve ce que ressentent beaucoup d'enfants naturels : l'envie de retrouver un passé aussi lourd soit-il, mais la peur de retourner de vieilles boues. J'ai énormément parlé avec lui, jouant plus le rôle d'un psychologue que d'un avocat. Certes, il pouvait revendiquer une part des droits d'auteur de Mein Kampf et, pourquoi pas, des comptes en banque que le Führer avait peut-être ouverts en Suisse, mais à 60 ans passés était-ce raisonnable ? Après avoir conversé avec moi et avec ses enfants, il a de lui-même décidé de ne pas révéler son sulfureux état civil.» Quelques mois plus tard, Jean-Marie Loret publie un livre qui passera inaperçu. Dans la France d'alors, Maurice Papon est ministre du Budget (de 1978 à 1981) tandis que François Mitterrand élu en mai 1981 reçoit René Bousquet à sa table. Au Japon, la télévision publique recevra dans ses studios ce curieux personnage qu'elle présentera comme le fils du dictateur nazi.

Ironie du sort, Jean-Marie Loret s'enrôle dès 1939 dans les corps francs qui se battirent en avant de la ligne Maginot. L'année suivante, son unité mène une bataille violente contre les troupes allemandes dans les Ardennes en 1940. Pendant l'Occupation, il est même contacté par le réseau de la Résistance OCM (Organisation civile et militaire) au sein duquel il porta le nom de « Clément". Ignorant alors ses origines, il devient naturellement un résistant aux armées hitlériennes. Bon sang saurait mentir...

(*) Ton Père s'appelait Hitlerde J.-M. Loret et R. Mathot. Les Dossiers de l'Histoire, éditions de l'Université et de l'Enseignement moderne

french.ruvr.ru

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 13:22
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[30/01/2012 - 13:20] Les forces d'occupation ont pris d'assaut ce matin le quartier d'Al Ashraqia pour démolir la maison de Mohamed Samara.Détails
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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 13:13

Cherche psychiatres pour leadership arabe

http://www.youtube.com/watch?v=XAt_CMYb-g8&feature=player_embedded

Aidez-moi à trouver des psychiatres volontaires pour le traitement thérapeutique des dirigeants arabes. A la dernière réunion de la ligue arabe, dimanche dernier, Saoud Al Faysal, ministre saoudien des affaires étrangères, exige la tenue d’élection démocratiques.en Syrie, lui dont le pays ne connait ni les élections, ni la démocratie..dont le droit de vote aux femmes a été reconnu pour 2017 et encore aux élections municipales.

Termes connexes :

Saoud

http://oummatv.tv/10978/cherche-psychiatres-pour-leadership-arabe?utm_source=Oumma+Media&utm_campaign=8b72229a2a-RSS

 


 
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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 20:19

Main basse sur la mémoire, les pièges de la loi Gayssot


Dans la même rubrique:
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Vendredi 27 Janvier 2012 - 09:02 Livre: L'INVENTION DE LA CRISE

Jeudi 26 Janvier 2012 - 10:50 Internet Big Brother: Google et la surenchère totalitaire…


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clap36
Vendredi 27 Janvier 2012
http://www.dailymotion.com/video/xgvtlq_main-basse-sur-la-memoire-les-pieges-de-la-loi-gayssot_news?start=0#from=embedlink


Main basse sur la mémoire, les pièges de la loi Gayssot
Vingt ans après la création de la loi Gayssot, de nombreux historiens, philosophes, hommes politiques de tous bords, dénoncent les dérives qu'elle a engendrées. La « mère de toutes les lois mémorielles », votée en 1990, pénalise la contestation de l'existence des crimes contre l'humanité, tels que définis par le Tribunal de Nuremberg. Présentée à l'époque comme un rempart contre l'antisémitisme, son bilan est pourtant aujourd'hui désastreux : atteintes aux libertés, concurrence génocidaire, surenchère victimaire, renouveaux identitaires et racistes, gigantesques détournements financiers. Un film documentaire de Béatrice Pignède



DVD Main basse sur la mémoireSouscription / prévente

Pendant la période de souscription, le DVD de «Main basse sur la mémoire» est proposé au tarif de 20€ (frais de port inclus). Pour commander le DVD et le recevoir dès la 1ère semaine de mars 2012, cliquez ci dessous :


Esquisse du film

 


Synopsis

Notre mémoire collective est marquée par les images des atrocités commises pendant la Seconde guerre mondiale, en particulier par les nazis. Afin de garantir que « la bête immonde » ne puisse revenir, le législateur a produit des lois mémorielles dont la loi dite Gayssot de 1990, qui qualifie de délit la contestation de l'existence des crimes contre l'humanité, tels que définis par le Tribunal militaire international de Nuremberg.
Après vingt années de son application, nombreux sont les historiens, philosophes, hommes politiques de tous bords, et jusqu’au sein de l’appareil judiciaire, à dénoncer les dérapages qu’elle a engendrés. Concurrence génocidaire, surenchère victimaire, renouveaux identitaires et racistes, gigantesques détournements financiers : ce film pose la question de cet engrenage liberticide.
Quel sens donner à ce qui s’apparente à une véritable main basse sur notre mémoire ?


Intervenants

Paul Ricœur Paul Ricœur, philosophe français qui développa la phénoménologie et l'herméneutique, en dialogue constant avec les sciences humaines et sociales. Il s'intéressa aussi à l'existentialisme chrétien et à la théologie protestante. Son œuvre est axée autour des concepts de sens, de subjectivité et de fonction heuristique de la fiction, notamment dans la littérature et l'histoire.
Anne-Marie Le Pourhiet
Photo © B.Pignède - Clap36
Anne-Marie Le Pourhiet est juriste, professeur agrégé de droit public à l'Université de Rennes 1. Elle est vice-présidente de l'Association française de droit constitutionnel (AFDC) et de la Société des professeurs des facultés de droit. Elle s'intéresse notamment aux atteintes à la liberté d'expression que constituent la multiplication des délits d'opinion et des lois mémorielles. Elle a été auditionnée par la commission des Lois de l'Assemblée Nationale sur cette dernière question.
Norman Finkelstein
Photo © Flora Joly - Clap36
Enseignant à Brooklyn College, au Hunter College, à l'Université de New York puis à Université DePaul, Norman G. Finkelstein est fils de survivants du ghetto de Varsovie. Il est l'auteur d'une importante étude « L'industrie de l'Holocauste, réflexions sur l'exploitation de la souffrance des juifs ».
Annie Lacroix-Riz
Photo © B.Pignède - Clap36
Annie Lacroix-Riz est une historienne française, spécialiste des relations internationales dans la première moitié du XXe siècle et de la collaboration. Ses travaux portent sur l'histoire politique, économique et sociale de la Troisième République et de Vichy, les relations entre le Vatican et le Reich. Elle est également connue pour son engagement communiste.
Jean Bricmont
Photo © B.Pignède - Clap36
Jean Bricmont est Docteur en sciences, il a travaillé comme chercheur à l’Université Rutgers puis a enseigné à l’Université de Princeton aux États-Unis. Il est actuellement professeur de physique théorique à l'université catholique de Louvain, en Belgique. Figure du mouvement anti-impérialiste, il est l'auteur de nombreux articles sur le droit international et le sionisme.
alain_benajam2-180x120
Photo © B.Pignède - Clap36
Alain Benajam est membre fondateur du Réseau Voltaire.
Longtemps cadre du Parti Communiste Français, il est résolument activiste anti-impérialiste. Il anime sur internet le blog alain-benajam.com.
Jacob Cohen
Photo © B.Pignède - Clap36
Né en 1944 à Meknès, Jacob Cohen obtient une licence en Droit (Casablanca) et le diplôme de Sciences-Po (Paris). Il vit à Berlin et Montréal avant de revenir à Casablanca, où il est maître-assistant à la faculté de Droit, de 1978 à 1987. Il vit depuis à Paris. Il a déjà publié Les noces du commissaire; Moi, Latifa S.; Du danger de monter sur la terrasse; L’espionne et le journaliste et Le Printemps des Sayanim. Il anime le blog jacobdemeknes.blogspot.com.
Robert FaurissonPhoto © B.Pignède - Clap36

Enseignant de lettres, Robert Faurisson s'est d'abord interressé à la critique des œuvres de Rimbaud et Lautréamont. Ses thèses mettant en cause l'existence des chambres à gaz dans les camps de concentration nazis sont à l'origine de la loi Gayssot. C'est aujourd'hui l'une des figures du courant révisionniste.


Fiche technique

Réalisation

Béatrice PignèdeBéatrice Pignède

Journaliste et réalisatrice depuis 20 ans de films documentaires au cinéma et à la télévision française, notamment pour France3 et ARTE, dont un long métrage sur le philosophe Paul Ricoeur et un "grand format" sur la propagande au Kosovo (prix Europa 2000) ; journaliste d'investigation et animatrice de l’émission « Arrêt sur Images » (La Cinquième); intervenante spécialisée cinéma et éducation à l'image dans les écoles, collèges, lycées et associations de quartiers; membre de la télé libre Zalea TV; fondatrice de Clap 36, association de promotion du cinéma documentaire indépendant.

Parmi les films de Clap36, Béatrice Pignède a réalisé Dieudonné sans forme de politesse, Après l'hégémonie, État de guerre, Propagande de guerre propagande de paix, L'irak d'une guerre à l'autre et Chiapas : Voyage en utopie.

+ Interventions télévisées

 

Durée : 108mn
Format ; 16/9ème, HDV, stéréo
Année de production : 2012
Pays : France
Version originale : français
Date de sortie : 1er février 2012
Production / distribution : Clap 36
Écriture et réalisation : Béatrice Pignède
Prise de vues : Flora Joly, Béatrice Pignède, Amar Hamdani, Jean-Sébastien Farez, Christophe Del Debbio
Recherche documentaire : Christophe Del Debbio, Jean-Sébastien Farez, Vincent Frémont, Béatrice Pignède
Traduction : Hervé Duval
Graphisme : Jean-Sébastien Farez
Animation : Abdelhakim Zidouni
Musique originale : Thibault Renou (compositeur, contrebassiste), Misja Michel, guitariste
Mixage : Jean-Luc Lhoste
Montage : Béatrice Pignède

Kit de presse

Dossier de presse (Pdf, 380ko)
Affiche du film (Pdf, 5,42mo)
Photos des intervenants (Zip 9 photos - 26,6mo)

http://www.alterinfo.net/Main-basse-sur-la-memoire-les-pieges-de-la-loi-Gayssot_a70320.html

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 21:12

Un autre regard sur : Les cavaliers d'Allah, (et la conversion des peuples de l’Antiquité à nos jours.)


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Vincent Després Levard
Mercredi 25 Janvier 2012


Un autre regard sur : Les cavaliers d'Allah, (et la conversion des peuples de l’Antiquité à nos jours.)

Ils galopent sur la dune, le sable, la terre, les pierres. Tout jaillit en violentes bourrasques sous les coups des sabots. Ils sont cent, deux cent, trois cent cavaliers paraissant mille tant ils effraient, debout sur leurs étriers faisant tournoyer poussières, sabres, lances et étendards vers le ciel divin. Si rapides que celui qui les voit arriver à l’horizon ne leur échappe pas.

«Ô croyants! Combattez les incroyants qui vous entourent et qu’ils vous trouvent fermes. Et sachez qu’Allah soutient ceux qui le craignent» (Coran 9:123).
N'ont-ils pas écrasé, à 20 000 cavaliers, les 40 000 légionnaires de l’empereur byzantin Héraclius à la bataille de Yarmouk, rejoints par les 12 000 cavaliers légers arméniens et très bon chrétiens qui firent défection à Héraclius pour se ranger aux côtés des cavaliers d’Allah ? N’ont-ils pas à 30 000, disloqué en trois jours l’armée du Roi Perse Yadzgard III forte de 80 000 hommes ? N’ont-ils pas écrasé les Byzantins et les Vandales de Carthage, vaincu et converti les indomptables Berbères de L’Atlas ? N’ont-ils pas broyé l’empire Wisigoth ? N'ont-ils pas conquis Montpellier, Narbonne, Toulouse, tout bousculé jusqu’à Poitiers et au-delà jusqu’en Bourgogne ? N’ont-ils pas crevé l’Europe de Constantinople jusqu’aux portes de Vienne ? N’ont-ils pas régné de la Mecque à Jérusalem ? De Kaboul à Dakar ? Des Comores à Jakarta ? Leur Coran ne chante-t-il pas la guerre comme d’autres le font de l’amour ?

«Ô prophète! Lutte durement contre les mécréants et les hypocrites et sois inflexible avec eux. L’enfer sera leur demeure, un bien pauvre refuge, en vérité» (Coran 9:73).

L'on nous raconte à l'école que les cavaliers d'Allah pillaient tout, brûlaient tout, razziaient tout et convertissaient du tranchant de la lame… Pur fantasme transposant sur l’ennemi les pratiques de nos propres ancêtres d’alors ; les Gaulois, les Vandales, les Wisigoth, les Ostrogoth, les Vikings, les Bretons, les Burgondes, les Arvernes, les Francs, les Huns et les autres, hordes venues des steppes... Les cavaliers d’Allah semaient-ils la « terreur » comme le raconte les livres d’écoles? On a beau chercher des traces probantes, les preuves d’un grand carnage, l’histoire n’en conserve pas. Bien au contraire, semant leur culture, leur langage, leur civilisation scientifique partout aussi sûrement que le blé dans la plaine, faisant de chaque ville conquise un foyer et une nouvelle base de leur propre civilisation, rassemblant les peuples qu’ils libéraient de jougs barbares autour de l’idée d’un Dieu juste, libertaire, égalitaire et fraternel. Des révolutionnaires ! Le carnage et le pillage c’est une chose, La guerre de libération c’en est une autre.

« Ô les croyants! Lorsque vous sortez pour lutter dans le sentier d’Allah, voyez bien clair et ne dites pas à quiconque vous adresse un salut de paix : "Tu n’es pas croyant" convoitant les biens de la vie d’ici-bas. Or c’est auprès d’Allah qu’il y a beaucoup de butin. C’est ainsi que vous étiez auparavant; puis Allah vous a accordé Sa grâce. Voyez donc bien clair. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » (Coran 4 : 94)

Mais comment quelques dizaines de milliers de bédouins de l'an 700 auraient-ils pu convertir par la violence des millions d'hommes et de femmes et les maintenir sous leur joug aussi longtemps, à tel point qu'aujourd'hui les serviteurs d'Allah représentent le tiers de l'humanité ? Que reste-t-il des empires de Pharaon ? D’Alexandre ? De César ? De Napoléon et des empires coloniaux européens ?
Alors que l'immense empire spirituel du caravanier Mohamed et ses cavaliers perdure depuis 1400 ans, et résiste à tout au point de se développer encore aujourd'hui, nécessitant de nouvelles mosquées, dont certaines de 120 000 places ! Combien d'hommes pour une telle conquête en moins d’un siècle, à l’époque où la boussole n’existait pas car ils ne l’avaient pas encore inventée ? 20 000 contre l’empire Romain de Byzance, puis 30 000 contre l’Empire Perse, est-ce suffisant pour conquérir et dominer le monde connu ? Comment ont-ils fait ?
Si on remarque aujourd'hui que les États-Unis soutenus par une coalition mondiale ont fait se relayer plus d'un million cinq cent mille G.I pour conquérir et occuper l'Irak pendant dix ans, de terreur et de bombardements cruellement sophistiqués, avant d'en être éjectés, on est en droit de se demander comment quelques dizaines de milliers de bédouins ont fait pour tout conquérir et tout conserver à dos de chevaux et de dromadaires?

Quel est ce phénomène historique étrange, ce miracle, où un antique caravanier du 7ème siècle raconte un poème dans une nova-langue, l'arabe, puis l'impose de par le monde de manière rapide et immuable, produisant la première civilisation scientifique digne de ce nom, sur laquelle s’appuiera d'ailleurs la Renaissance occidentale ?

"Une lumière et un Livre explicite vous sont certes venus d'Allah"
(Coran 5:15).

« Recherchez la Science, jusqu'en Chine s’il le faut, car posséder la Science est un devoir qui incombe à tout musulman ».
(Hadith du prophète)

Ceux qui ont mécru, n'ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte? Ensuite Nous les avons séparés et fait de l'eau toute chose vivante. Ne croiront-ils donc pas ? (Coran 21:30)

Moïse ou Jésus ont-ils créé une langue civilisatrice et produit de la science profane avec ? Non, c'est absolument unique, au point qu'au 11ème siècle, les hordes Mongoles renversant tout de l'Orient musulman se convertirent à la religion du caravanier ! Ce qui bat en brèche la théorie de la conversion par l'épée pour expliquer le phénomène des conversions! L’Islam, combien de divisions ?

Pour tenter de comprendre le phénomène, il faut d’abord accepter de se débarrasser des mythes et des fantasmes véhiculés sur « l’ennemi, » depuis les antiques croisades jusqu’à l’actuelle guerre d’Afghanistan, en passant par le colonialisme et la guerre d’Algérie. Car la force, le courage, le nombre ou l’éventuelle cruauté des cavaliers d’Allah quels qu’ils furent n’expliquent pas comment cette religion sortie du désert s’est emparée et a unifié la moitié du monde. De leur cruauté supposée, au-delà du fantasme, l’histoire n’en trouve aucune trace sérieuse.
Bien au contraire… L'islam compte quatre types de « djihad » : par le cœur, par la langue, par la main et par l'épée. Le djihad par le cœur est appelé le « grand djihad » et celui par l’épée le « petit djihad. » en rentrant d’une victoire majeur et finale sur la Mecque, le prophète de l’islam a dit clairement.

« Nous rentrons du petit djihad pour entrer dans le grand djihad. »

Et c’est là une des clefs de la fulgurance et de la prégnance des ces conquêtes ; la « magnanimité » au vaincu doublé d’un système moral progressiste, libertaire, égalitaire et fraternel, universel en somme. Totalement révolutionnaire en ces temps où la barbarie et la razzia, la tuerie de masse, la destruction et le pillage aveugle prédominaient partout, même en Gaule et pour encore plusieurs siècles! « Malheur aux vaincus » criaient encore les romains en abaissant le pouce dans les « cirques » pour commander la mise à mort des gladiateurs blessés.
« Libérez les prisonniers qui auront appris à lire à dix de nos soldats » proclamait Omar, successeur de Mohamed, et conquérant à lui seul de Jérusalem, de Damas, de l’Iran, de l’Irak et de l’Egypte. Ou encore avant d’entrer sur une terre nouvelle :

« O Gens, quand vous faites la guerre ne trahissez pas, ne soyez pas assoiffés de vengeance, ne trompez point. Ne tuez ni enfant, ni vieillard, ni femme. Ne déracinez ni ne brûlez de palmiers, ne coupez pas d’arbres fruitiers. N’égorgez ni brebis, ni vache, ni chamelle que pour vous en nourrir. Et si vous passez près de gens occupés dans leurs églises, laissez les vaquer en paix à ce qu’ils font… » Omar.

«Nulle contrainte en religion: la vérité se distingue
clairement de l’erreur»
(Coran 2:256).

"Si ton Seigneur le voulait, sûr que les habitants de la terre croiraient tous jusqu'au dernier. Mais toi, peux-tu contraindre les gens à croire ?"  (Coran 10 :99) 

Ces troupes archaïques de bédouins magnanimes, emportées par une foi nouvelle et civilisatrice qui porte le nom de « Paix, » abattaient les sectes et les faux dieux, les clans, les tribus, les cités, les royaumes, les empires déliquescents, dans de terrifiantes charges et batailles rangées où ils rivalisaient de courage et de sacrifices pour plaire à Allah et apporter la victoire de « La Paix »  sans coup férir. La force ennemie écrasée et dispersée, ils entraient dans les villes sans violence, confiaient les affaires aux notables locaux, levaient un impôt plus léger que le joug précédent, et protégeaient la ville en retour. Il y eu bien sûr des excès et ce tableau idéal fut maintes fois corrompu, mais jamais de manière significative, et l’histoire ne garde pas mémoire de grands massacres du niveau des croisades très chrétiennes contre les mêmes musulmans, contre les cathares ou bien plus tard contre les protestants, les indiens d’Amérique ou les africains, où la conversion se fit souvent par le génocide barbare.
La prise de Jérusalem par Omar est en cela exemplaire d’humanité universelle, tandis que la prise de cette ville par nos ancêtres les croisés, trois siècles plus tard, se fit dans un grand carnage sans distinction entre musulmans, juifs et chrétiens, car tout ce qui était bronzé était passé au fil de l’épée !

Aucune conversions de masse par l’épée, car le musulman ne paye pas l’impôt de protection, et la conversion d’une seule ville faisait perdre des ressources importantes à la jeune armée en marche. Au point que certaines tribus nouvellement converties étaient maintenues dans l’impôt pour conserver la ressource qu’elles représentaient ! Il faut savoir aussi que les familles chrétiennes, juives ou autres qui donnaient un de leur fils aux cavaliers d’Allah, étaient exonérées de cet impôt, car prenant part à la défense de la cité et des marches du nouvel empire consacré au Dieu universel.

"Dieu a acheté des croyants leurs biens et leurs personnes pour qu'il leur donnât en retour le paradis ; ils combattront dans le sentier de Dieu, ils tueront et seront tués. La promesse de Dieu est vraie : il l'a faite dans le Pentateuque, dans l'Evangile, dans le Coran ; et qui est plus fidèle à son alliance que Dieu ? Réjouissez-vous du pacte que vous avez contracté, c'est un bonheur ineffable." (Coran 9 :112)

« Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre (Juifs et Chrétiens), sauf ceux d' entre eux qui sont injustes. Et dites: "Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c’est à Lui que nous nous soumettons ». (Coran 29 :29)

Au contraire des intérêts des conquérants magnanimes, les peuples soumis à ce maître libertaire, laissant pratiquer les cultes, incitant et innovant dans les sciences, protégeant les biens et les personnes et permettant leurs libres circulations sur un territoire immense et pacifié, se convertirent bien volontairement pour jouir du statut de citoyen assumé de cet empire autant temporel que spirituel, qui s’étendait sur le monde comme de l’huile renversée sur une table. Ainsi, à l’inverse de ce qui s’était fait dans toutes les civilisations précédentes, le statut de citoyen s’obtenait moins par la naissance et le privilège qu’il se décidait volontairement!

« Celui qui opprime un citoyen non musulman, qui lui retire ses droits, exige de lui plus qu’il ne peut supporter, et qui le contraint à une quelconque concession, je serai le défenseur de cet opprimé le jour du jugement dernier »
 (Hadith du Prophète)

«Dis: ô incroyants! Je n’adore pas ce que vous adorez. Et vous n’adorez pas ce que j’adore. Je n’adorerai pas ce que vous adorez. Et vous n’adorerez pas ce que j’adore. À vous votre religion, et à moi ma religion» (Coran 109:1-6)

«Et endure leurs paroles avec patience, et éloigne-toi d’eux avec noblesse et dignité. Puis laisse-Moi traiter seul avec ceux qui vivent dans l’aisance et nient la vérité – accorde-leur un bref répit»
(Coran 73:10–11)

La conversion forcée n’avait ni sens ni même intérêt pour les conquérants, mais imperturbablement les clans, les tribus, les cités se convertissaient par pans entiers, les uns après les autres au fur et à mesure que tombaient les despotes locaux. Ils soutenaient volontairement l’effort de guerre de ces cavaliers d’Allah que beaucoup considéraient comme de véritables libérateurs, des révolutionnaires faisant tomber les potentats barbares comme des dominos. Une sorte de révolution mondiale, ou de « printemps musulman ! ». Ce sont de ses proches Berbères qui livrèrent le repère de la Kahïna aux cavaliers d’Allah, Reine Berbère insaisissable et farouche résistante, leur faisant subir de lourdes pertes, empêchant leur pénétration en Afrique du Nord pour plusieurs années. Ce sont encore des Berbères devenus musulmans qui engagèrent de leur propre initiative la conquête de la péninsule ibérique tandis que les juifs qui y vivaient les accueillaient comme des libérateurs et s’engageaient à leurs côtés.

“ Vous venez tous d’Adam et Adam n’est que poussière: un Arabe n’a aucun mérite sur un non Arabe, de même un non-Arabe n’a de mérite sur un Arabe, ni un homme blanc sur un homme noir, ni un homme noir sur un homme de peau rouge, que par la piété. Le plus méritant auprès de Dieu est le plus pieux”.
(Hadith du Prophète)

"La piété ne consiste point en ce que vous tourniez vos visages vers le Levant ou le Couchant. Vertueux sont ceux qui croient en Dieu et au jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, qui donnent pour l'amour de Dieu des secours à leurs proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide, et pour délier les jougs, qui observent la prière, qui font l'aumône. Et ceux qui remplissent les engagements qu'ils contractent, se montrent patients dans l'adversité, dans les temps durs et dans les temps de violences. Ceux-là sont justes et craignent le Seigneur." (Coran 2 :177)

« Ô êtres humains, Nous vous avons crées d’un homme et d’une femme, et Nous vous avons désignés en nations et en tribus, pour que vous vous entre-connaissiez ! Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, c’est le plus vertueux ». (Coran 49 :13)

Tout le monde voulait marier sa fille à un cavalier d’Allah, ou épouser une de leurs femmes, espérant atteindre la noblesse, la richesse et la science de la nouvelle élite, mais pour cela, il fallait se convertir… Les conversions par amour furent éminemment plus nombreuses que les conversions par le sabre, ce qui est encore totalement valable aujourd’hui…Les bédouins d’origines venus d’Arabie, ces cavaliers d’Allah qui auraient égorgé le monde pour qu’il se convertisse, ont été dilués et dépassés par la conversion de l’humanité que recouvraient l’étendue de leurs conquêtes, et par la première civilisation universelle qu’ils engendrèrent ainsi.

Il y eu bien sûr des révoltes contre ces nouveaux maîtres, contre des hommes corrompus et des dynasties décadentes qui commirent crimes et parjures ignobles, mais jamais contre l’Islam adopté et défendu par tous comme un bien commun naturel, servant au contraire d’étendard aux révoltés ! Devenus eux-mêmes serviteurs et cavaliers d’Allah, plus que d’un mauvais maître!

Nul besoin de convertir par le sabre courbe des cavaliers d’Allah, l’enseignement et la pratique de la Loi Universelle suffisait. Sabre courbe qui d’ailleurs sera adopté plus tard par la cavalerie française de Bonaparte, converti lui-même à l’Islam dés qu’il mit le pied en Egypte en vainqueur... Un peu comme les Mongols avant lui au 11ème siècle. Ce ne sont pas les cavaliers d’Allah qui sont irrésistibles, c’est l’Islam. Le Coran.

L’Occident qui voit ses enfants se convertir par milliers aujourd’hui devrait réfléchir sur ce point, plutôt que se retrancher derrière des fantasmes primaires et éculés, ne reposant sur rien d’autre que la propagande nécessaire aux guerres actuelles pour le pétrole. La force de l’Islam c’est la paix, et non la guerre. C’est ce qui fit son succès au milieu des temps barbares et qui lui garde toute sa vitalité parmi les peuples du 21ème siècle.

Faut-il donner un seul exemple de la révolution sociale qui permit cet engouement quasi universel ? Dans l’antiquité et depuis la nuit des temps, les femmes veuves des guerriers étaient, en Orient comme en Occident, éloignées de la communauté et abandonnées, cloîtrées ou exploitées, échangées, vendues…
Contre cette horreur et pour rétablir la dignité et la prospérité de ces femmes injustement sacrifiées et méprisées, le Coran permit aux « muslimin, » suivant leur richesse, de prendre en charge d’une à quatre épouses, avec toute la responsabilité familiale coranique que cela impose, dont des droits de la femme inaliénables, totalement révolutionnaires à l’époque, comme par exemple la propriété, l’héritage ou le divorce, et un devoir impérieux d’égalité de traitement entre les épouses. Ça n’avait rien à voir avec la sexualité. C’était un devoir humaniste et un progrès social pour l’ensemble de la communauté qui s’en trouva rapidement renforcée par des familles nombreuses, cohérentes et puissantes.

“Le plus parfait des croyants est celui qui a la meilleure conduite. Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui ont la meilleure conduite avec leurs femmes“ (Hadith du Prophète)

Il en était de même de la Loi coranique interdisant de tuer les filles à la naissance, pratique barbare courante dans toute l’humanité d’alors, ou encore, légiférant strictement sur le droit des orphelins, y compris à l’héritage. Des Lois aujourd’hui universelles, adoptées dans ses principes par l’ensemble de l’humanité.

"Et On demandera à la fillette enterrée vivante, pour quel péché elle a été tuée" (Coran 81 :8-9)

« Restituez aux orphelins leurs biens ; ne substituez pas le mauvais pour le bon. Ne consumez pas leur héritage en le confondant avec le vôtre ; c’est un grand péché ». (Coran 4 :2)

« Ceux qui mangent injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l'Enfer. » (Coran 4 : 10)

« Il vous est interdit de recevoir en héritage des femmes contre leur gré. » (Coran 4 :19)

« …Epousez, comme il vous plaira deux, trois ou quatre femmes. Mais si vous craignez de ne pas être équitable, prenez une seule femme… ». (Coran 4/3)

Evidement que les femmes barbares poussaient les maris, les familles, les clans et les tribus à se convertir à l’Islam! Pas folles les guêpes !

Dis : "Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien ; et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. N'approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. Ne tuez qu'en toute justice la vie qu'Allah a déclarée sacrée. Voilà ce qu’Allah vous a recommandé de faire ; peut-être comprendrez-vous." (Coran 6 : 151)

Et ce n’est pas par hasard si ce sont encore aujourd’hui les femmes qui se convertissent en majorité, souvent par amour pour un descendant des cavaliers d’Allah!

Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la salât, acquittent la zakat et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est puissant et sage.
(Coran 9 :71)

« Ne convoitez pas ce qu'Allah a attribué aux uns d'entre vous plus qu'aux autres ; aux hommes la part qu'ils ont acquise, et aux femmes la part qu'elles ont acquise. Demandez à Allah de Sa grâce. Car Allah, certes, est omniscient. » (Coran 4 : 32)

Faut-il dire aussi que le Coran est le premier livre abolitionniste de l’histoire ? Appelant à l’affranchissement des esclaves, accordant des droits à la justice à ceux qui seraient maintenus sous le joug et imposant des devoirs encore une fois très strictes à leurs maîtres, mettant leur place au paradis dans la balance s’ils ne les respectaient pas ! Faut-il rappeler que le premier « Muezzin » de l’histoire fut un esclave fraichement affranchi par le prophète lui-même ? Plus qu’une révolution, une civilisation, une religion !

" Rédigez un contrat d'affranchissement pour ceux de vos esclaves qui le désirent, si vous reconnaissez en eux des qualités et donnez-leur des biens que Dieu vous a accordés " (Coran 24 : 33).

" Dieu... vous punira pour les serments prononcés délibérément. L'expiation en sera de nourrir dix pauvres - de ce que vous nourrissez normalement votre famille- ou de les vêtir, ou d'affranchir un esclave " (Coran 5 : 89).

On verra ainsi des esclaves, les Mamelouks, prendre le pouvoir en Egypte, et être acceptés par le peuple car plus justes et moins décadents que leur prédécesseurs. Ces même cavaliers Mamelouks qu’écrasait Bonaparte à la bataille des Pyramides, mais qui pourtant le convertirent à l’Islam, et enfin intégrèrent sa Garde Impériale, servant la France jusque sur les grands champs de bataille européens, Austerlitz, la campagne de Russie, Waterloo…. Le garde du corps personnel de l’empereur des français était un authentique Mamelouk…Qui sait que dans ses mémoires de Sainte Hélène, il confirme et explique sa conversion à l’Islam? « J’espère que le moment ne tardera pas où l’Islam prédominera le monde, car il prédominera le monde. » prophétisait-il comme le meilleur des cavaliers d’Allah…« Les forces de l’esprit sont supérieures aux forces de l’épée » concédait alors Napoléon Bonaparte, « Empereur musulman des français, » au soir de sa vie.

Les conversions des peuples antiques perclus dans des sociétés barbares et archaïques étaient inévitables, la diffusion de l’Islam fut permise comme une évidence compte-tenu de la révolution humaniste, politique, sociale, scientifique, culturelle et universaliste qu’elle proposait au monde grâce à la foi, à la vaillance et à la magnanimité des cavaliers d’Allah.

Le génie conquérant de l’Islam fut, et est encore malgré son inanité militaire face aux assauts ultra-violents de l’Occident, d’être porté par une foi en un Dieu unique, omniprésent et omniscient dont chaque lettre du message coranique fait Loi supérieure aux vils intérêts et appétits des hommes qui s’en recommandent.
 
« Ô les croyants! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Allah l’ordonne, fût-ce contre vous-mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu’il s’agisse d’un riche ou d’un besogneux, Allah a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez, [sachez qu’] Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » (Coran 4 :135)

Ainsi le faible devait pouvoir se plaindre au puissant de ne pas bénéficier de la justice coranique, la femme et l’esclave obtenaient le droit nouveau pour l’humanité d’avoir accès aux tribunaux, et si l’injustice était reconnue selon les principes coraniques supérieurs et intangibles, le Sultan lui-même devait s’amender et faire respecter cette loi pour ne pas perdre la face et son crédit devant sa cour. En plus d’être « loi » et « morale, » le Coran était « constitution, » valable pour tous les citoyens de Cordoue à Samarkand.

"Adorez Dieu ! Ne lui associez rien ! Vous devez user de bonté envers vos parents, vos proches, le client qui est votre allié et celui qui vous est étranger ; le compagnon qui est proche de vous; le voyageur et vos esclaves. Dieu n'aime pas celui qui est insolent et plein de gloriole "
(Coran 4 :36).

La nuit barbare s’effaçait alors doucement devant l’aurore de la civilisation coranique. La nouvelle civilisation promouvait les connaissances et la science universelle, le monde s’en ressentit totalement changé au point qu’à sa décadence, lot de toute civilisation humaine, la « Renaissance » occidentale reprit l’essentiel de son œuvre pour faire entrer l’humanité dans l’ère moderne.

« L’encre du savant est supérieure au sang du martyr »
(Hadith du Prophète)

"Il y a deux personne qui ne seront jamais rassasiés, celui qui est à la recherche de la science et celui qui est à la recherche de l'ici-bas."
(Hadith du Prophète)

« Nous avons certes créé l'homme d'un extrait d'argile, puis Nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide.  Ensuite, Nous avons fait du sperme une alaqah (sangsue, chose suspendue, caillot de sang), et de la alaqah Nous avons créé une moudghah (substance mâchée)... »  (Coran, 23:12-14)

« N'avons-Nous pas fait de la terre une couche?  Et placé les montagnes
comme des piquets? »
(Coran, 78:6-7)

Il est à noter qu’aujourd’hui les seigneurs de guerres occidentaux, les « cavaliers du pétrole, » reprennent les usages de l’époque barbare en faisant exécuter les chefs vaincus et leurs familles, Saddam Hussein, Oussama Ben Laden, Kadhafi et leurs suites. Détruisant les pays et la population qu’ils conquièrent au bombardier lourd. Opprimant les non-combattants, humiliant les civils. La « magnanimité musulmane » libérant Saint Louis perçut pourtant comme un barbare incendiaire de ce qui restait de la bibliothèque d’Alexandrie, est bien loin…

L’armée de l’Occident moraliste, US, UE, Israël et Otan, nouveaux conquérants barbares en Orient, se mettent sciemment et cyniquement au-dessus des lois universelles qu’ils prétendent représenter : Bible et Charte des Droits de l’Homme. Interdisant aux faibles de demander justice contre les crimes qu’ils commettent eux-mêmes.

« Et quand on leur dit : "Ne semez pas la corruption sur la terre", ils disent : "Au contraire nous ne sommes que des réformateurs ! " Certes, ce sont eux les véritables corrupteurs, mais ils ne s'en rendent pas compte. Et quand on leur dit : "Croyez comme les gens ont cru", ils disent : "Croirons-nous comme ont cru les faibles d'esprit ? " Certes, ce sont eux les véritables faibles d'esprit, mais ils ne le savent pas. Quand ils rencontrent ceux qui ont cru, ils disent : "Nous croyons"; mais quand ils se trouvent seuls avec leurs diables, ils disent : "Nous sommes avec vous; en effet, nous ne faisions que nous moquer d'eux".
(Coran 2 : 11-14)

Et au final déguerpissant rapidement avec armes et bagages comme des voleurs de poules en laissant derrière eux un pays exsangue, ruiné et plongé dans d’horribles guerres civiles, car n’ayant su apporter la paix ni gagner la bataille des cœurs comme les cavaliers d’Allah le firent. Au lieu d’apporter une civilisation ou un progrès quelconque, ils répandent la décadence, la violence et la destruction que véhicule leur propre société.
S’étonnant ensuite que l’Islam politique et révolutionnaire, en sort renforcé dans les cœurs et les esprits…Combien de GI convertis à l’Islam au retour de leurs campagnes en Orient ? Certes, les forces de l’esprit sont supérieures aux forces de l’épée…

Bien sûr, l'angélisme n'a pas sa part dans l'Histoire de l'Humanité ou de la Umma musulmane, et le monde n’est pas manichéen. L’Islam tout comme le christianisme, la France ou la démocratie aujourd'hui, furent et sont servies tantôt par des héros, tantôt par des criminels, corrupteurs et corrompus. La violence la plus abjecte et le comportement le plus barbare firent et font encore de nombreuses victimes et de grands crimes. La piraterie des « barbaresques » convertissait bien par l’épée les marins qui lui tombaient entre les mains, mais là encore il ne faut en rien généraliser, la capture, le respect de la foi et la libération de Saint Vincent de Paul le démontre. A cette époque, dans un camp comme dans l’autre, les prisonniers étaient généralement jetés par-dessus bord ou réduit à l’esclavage.
Mais il faut alors avoir l’honnêteté de reconnaître que cette violence barbare n'est pas du fait intrinsèque d’Allah qui réclame la Paix, la justice et la liberté pour les peuples, mais tout au contraire de son ignorance, ou sa corruption par des hommes vulgaires... Les pirates étaient des barbares non dégrossis et non des musulmans. Idem pour les voyous sans foi ni loi des banlieues, ce n'est pas le signe de « trop d'Islam » dans les banlieues, mais de son « ignorance » et de son « absence. » Pas assez de paix dans les cœurs et les esprits, pas assez d’éducation à la morale civilisatrice du Coran conduit vers la délinquance.

« Allah commande l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l'acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. » (Coran 16 : 90 )

« …Ceux qui ne suivent que leurs passions sont causes de leur égarement et du vôtre… » (Coran 4 : 27)

« Les croyants et les croyantes se soutiennent mutuellement, ils incitent à ce qui est convenable et condamnent le blâmable »
(Coran 9 :71)

« Entraidez-vous dans la pratique du bien et de la piété et non dans celle du pêché et de l’injustice… » (Coran 5 :2)

« …Dieu n'aime pas celui qui est insolent et plein de gloriole… "
(Coran 4 :36).

De même, malgré les lois de la République Française interdisant le vol et le crime, il y a toujours eu des voleurs et des assassins. Ce n’est pas le résultat de « trop de République » mais bien « d’absence » de sens et d’esprit civique chez certains. On ne peut faire le procès aux « écritures, » Saintes ou Constitutionnelles, d’être corrompues par ceux qui s’en autoproclament les adeptes. C’est une erreur intellectuelle très grave. De même pour les juifs, le judaïsme magistral des Tables de La Loi ; « Tu ne tueras pas, Tu ne voleras pas » n’a rien à voir avec les grands crimes des sionistes contre l’humanité palestinienne. Il ne faut pas confondre « le texte » avec ce qu’en font ses corrupteurs ; ni le Coran avec Ben Laden, ni la Bible avec Georges Bush, ni la Thora avec Sharon, ni La Charte des Droits de l’Homme avec Sarkozy.
"C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes" (Coran 5 :32)
« Commanderez-vous les bonnes actions aux autres pendant que vous vous oublierez vous-mêmes ? Vous lisez cependant le Livre ;
 ne comprendrez-vous donc jamais ?
(Coran 2 : 41)

Il faudrait que les citoyens d’ici et d’ailleurs prennent conscience que leurs valeurs et leurs systèmes de sociétés ne sont pas innés, et sans une défense stricte de la morale qui les ont bâtis, ils retourneront derechef à la barbarie d’où leurs aïeux les avaient sortis.

Halte au retour de la barbarie dont les « cavaliers du pétrole » sont aujourd’hui les meilleurs promoteurs, et dont les « cavaliers d’Allah » de jadis furent les meilleurs pourfendeurs. Que les corrupteurs du monde se méfient de les réveiller, et que les peuples sous le joug les rappellent !

« Et qu'avez vous à ne pas combattre dans le sentier d'Allah, et pour la cause des faibles : hommes, femmes et enfants qui disent : « Seigneur! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur. »
(Coran 4 : 71)

Faut-il conclure que cette extraordinaire diffusion de l’islam est moins du fait de la violence des cavaliers d’Allah que de leur bon comportement général généré par le pacifisme constitutionnel et universel du Coran, livre récité comme un poème par un incroyable caravanier ? Car il faut toujours le garder à l’esprit, ce ne sont ni la civilisation islamique ni les cavaliers d’Allah qui ont écrit le Coran, c’est tout l’inverse ! Par conséquent, du fait de l’immuabilité du Coran et de son message universel et intemporel, la conversions des peuples initiée il y a 1400 ans continueront avec ou sans cavaliers d’Allah.
Il semble que ce soit la conclusion qu’en tira l’illustre Lamartine, aussi je m’incline, et le laisse conclure cet essai que je vous remercie d’avoir lu jusqu’au bout !

"Jamais un homme ne se proposa, volontairement ou involontairement, un but plus sublime, puisque ce but était surhumain : Saper les superstitions interposées entre la créature et le Créateur, rendre Dieu à l'homme et l'homme à Dieu, restaurer l'idée rationnelle et sainte de la divinité dans ce chaos de dieux matériels et défigurés de l'idolâtrie... Jamais homme n'accomplit en moins de temps une si immense et durable révolution dans le monde, puisque moins de deux siècle après sa prédication, l’islamisme, prêché et armé, régnait sur les trois Arabies, conquérait à l'Unité de Dieu la Perse, le Khorasan, la Transoxiane, l'Inde occidentale, la Syrie, l'Egypte, l'Ethiopie, tout le continent connu de l'Afrique septentrionale, plusieurs iles de la méditerranée, l'Espagne et une partie de la Gaule.
Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l'immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l'homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l'histoire moderne à Mahomet ? Les plus fameux n'ont remués que des armes, des lois, des empires; ils n'ont fondé, quand ils ont fondés quelque chose, que des puissances matérielles, écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d'hommes sur un tiers du globe habité ; mais il a remué, de plus, des idées, des croyances, des âmes. Il a fondé sur un Livre, dont chaque lettre est devenue une loi, une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toutes les langues et de toutes les races, et il a imprimé, pour caractère indélébile de cette nationalité musulmane, la haine des faux dieux et la passion du Dieu un et immatériel...
Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d'idées, restaurateur de dogmes rationnels, d'un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d'un empire spirituel, voilà Mahomet. A toutes les échelles où l'on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ?..." 
(Lamartine, Paris 1854)


Vincent Després Levard, le 16 janvier 2012.
Démocrate et Républicain, sans contrainte,
Converti à l’Islam en 1993, sans contrainte,
Élève en deuxième année de l’Université de l’Ignorance, sans contrainte !
fraternitesdesignorants@laposte.net

Bibliographie :
-« Les croisades vues par les arabes » d’Amin Malouf.
-« La Bible, le Coran et la Science » de Maurice Bucaille.
-« La lumière d’Allah brille sur l’occident » de Sigrid Hunk
-« La tradition chevaleresque chez les arabes » de Wacif Boutros Ghali.
-« Que dit vraiment le Coran » Dr Al Ajami
- Revue « Trois Mondes, » « Cours de l’Université de l’Ignorance, » et « Opinion amazigh » d’Abdelkader Rahmani
-« Le Coran » d’Allah !

http://www.alterinfo.net/Un-autre-regard-sur%C2%A0-Les-cavaliers-d-Allah-et-la-conversion-des-peuples-de-l-Antiquite-a-nos-jours_a70228.html

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 21:07

LES MULTIPLES VISAGES DE LA COLONISATION ISRAÉLIENNE: L'apartheid de l'eau enfin reconnu


«J'ai vu l'humiliation des Palestiniens aux points de passage et aux barrages routiers, souffrant comme nous quand de jeunes policiers blancs nous empêchaient de circuler. Cela ressemble beaucoup à ce qui est arrivé aux Noirs de l'Afrique du Sud.»

Evêque Desmond Tutu Prix Nobel de la paix

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Professeur Chems Eddine Chitour
Mercredi 25 Janvier 2012


LES MULTIPLES VISAGES DE LA COLONISATION ISRAÉLIENNE: L'apartheid de l'eau enfin reconnu
Une information ignorée par les médias lourds en France est le rapport de mission du député socialiste Jean Glavany décrivant la situation de la répartition de l'eau en Palestine comme étant un apartheid exercé par la puissance occupante. Le rapport provoque un tollé en Israël. Il décrit la question de l'eau comme ´´révélatrice d'un nouvel apartheid au Moyen-Orient´´.

Sur la méthodologie, le député dit s'être rendu ´´une petite semaine´´ avec d'autres élus français dans la région - Liban, Jordanie, Israël, territoires palestiniens - et avoir rencontré ´´les ministres israélien et palestinien de l'eau, des diplomates et des ONG´´. (..) Sur place, précisément, loin des bureaux de l'Assemblée nationale, Gidon Bromberg, directeur israélien de Friends of the Earth Middle East - une ONG qui rassemble Jordaniens, Israéliens et Palestiniens pour la promotion de la paix et du développement durable dans la région - évoque la question ´´historique´´ de l'eau dans la région. ´´Israël ne partage pas l'eau de façon équitable avec les Palestiniens´´, commente ce spécialiste des questions d'eau.(1)

«Pour Mark Zeitoun, spécialiste des questions de gouvernance environnementale, ´´si l'on définit apartheid' comme une discrimination réalisée sur la base de la race, alors on peut parler d'apartheid de l'eau´´. ´´Il faut savoir, par exemple, que les 450.000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d'eau que 2,3 millions de Palestiniens´´, écrit le rapport de M.Glavany. Le rapport Glavany évoque ainsi un fonctionnement ´´sur le mode du consensus, ce qui donne de facto un pouvoir de veto à Israël´´. (...) Dans le détail, le rapport évoque la destruction ´´systématique´´ par l'armée israélienne des puits construits ´´spontanément´´ par les Palestiniens. (..)Face à l'absence de ressources, les Palestiniens doivent acheter de l'eau municipale qui ´´est bon marché mais limitée´´, explique l'expert sur les questions d'eau. Les habitants se tournent vers l'approvisionnement privé». (1)

«Selon la Banque mondiale, les Palestiniens vivant en Cisjordanie dépensent 8% de leur revenu en eau. Pour l'eau non municipale, ´´il n'existe pas de contrôle: [l'eau] peut être contaminée, avec les conséquences que l'on connaît: douleurs abdominales, diarrhées´´. De son côté, Stéphanie Oudot décrit cette image: ´´Des piscines et des jardins arrosés du côté des colons, tandis qu'à côté, les Palestiniens se rendent au puits avec un seau´´. Le partage des eaux, poursuit Flora Genoux, en Cisjordanie est déterminé par les accords d'Oslo II de 1995. L'accord ne tient en outre pas compte des besoins en eau d'une population qui a doublé depuis 1995, selon les estimations de la Banque mondiale. ´´A Ghaza c'est encore pire; la qualité de l'eau y est épouvantable´´, témoigne Gidon Bromberg.(...) Dans une région surpeuplée, où les habitants pompent de l'eau rare, c'est donc de l'eau salée qui sort de terre. ´´Les Ghazaouis ne peuvent plus boire de l'eau du robinet,´´ témoigne Stéphanie Oudot, qui alerte sur une ´´situation humanitaire d'urgence´´. Selon la Banque mondiale, à Gaza ´´seule 5% à 10% de l'aquifère correspond aux standards de qualité´´.(1)

Dans son rapport, M.Glavany, souligne que ´´la priorité est donnée aux colons en cas de sécheresse, en infraction au droit international´´, que ´´les puits' forés spontanément par les Palestiniens en Cisjordanie sont systématiquement détruits par l'armée israélienne´´ et qu'´´à Ghaza, les réserves d'eau ont été prises pour cible en 2008-2009 par les bombardements´´.´´Nous sommes étonnés et indignés par ce rapport de M.Glavany qui a introduit une terminologie extrême dans le document, au dernier moment, sans en informer ses collègues´´, s'insurge le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Ygal Palmor, qui dénonce dans Haaretz un rapport ´´rempli d'un verbe emprunt de propagande vicieuse, bien éloignée de l'esprit critique professionnel´´. (2)


Les guerres de l'eau depuis la fondation du sionisme

Dès le départ, le sionisme a fait de l'accaparement de l'eau l'objectif principal des guerres avec les Arabes et on s'aperçoit que toutes les guerres se sont soldées par un fait accompli qui aboutit à la situation actuelle. L'étude suivante pose les termes de la problématique. «Le Proche-Orient, lit-on, est une zone géographique qui connaît ce que les experts appellent, une situation dite de «stress hydrique», c'est-à-dire un déséquilibre structurel entre son capital en eau limité et sa consommation, en très forte croissance compte tenu de son rythme démographique et de son développement économique. La question de l'eau a pris un caractère géopolitique évident dans les relations entre Israël et les Palestiniens de Cisjordanie et de Ghaza, où les tensions prennent leur origine dans une disparité flagrante de consommation entre ces deux communautés qui partagent les mêmes sources d'approvisionnement en eau. (...) On peut se demander alors quelle place occupe l'eau, dans la culture et dans la religion de l'Etat d'Israël. Comment l'Etat hébreu pourrait-il accepter de partager de manière plus équitable cette ressource si rare et risquer de se mettre en péril? (...) Dans ce contexte alarmant, Israël exploite la majeure partie des ressources en eau laissant les Palestiniens se contenter de la portion congrue.» (3)

L'étude décrit ensuite les étapes clés de ce hold-up. Il faut remonter lit-on, au début du XXe siècle pour saisir la complexité et la sensibilité du problème des frontières et celui de l'eau, au moment où commence la colonisation juive, lancée par Théodore Herzl, le théoricien du sionisme. (...) En1917, par la Déclaration Balfour, la Grande-Bretagne promet la «création d'un foyer national juif en Palestine». (...)Ce retour à la terre s'est immédiatement heurté à un obstacle majeur: le manque d'eau. La Palestine est une terre aride où la seule réserve d'eau douce importante est le lac de Tibériade qui fait frontière avec la Syrie et la Transjordanie. En 1919, le président de l'Organisation mondiale sioniste, adresse une lettre au Premier ministre Lloyd George, lui demandant d'étendre la frontière nord de la Palestine de manière à englober toutes les sources d'eau tenant ainsi compte au-delà des considérations historiques ou religieuses, des considérations hydrauliques». (3)

«C'est dans ce contexte, poursuit l'étude, qu'un hydrologue américain, Elwood Mead, sera invité par les sionistes à venir en Palestine, c'est chose faite en 1923 et en 1927. (...) Il donnera ensuite, des indications pour irriguer le Néguev, aride, en prélevant l'eau du Jourdain. Ses travaux inspirent le Plan Hayes du nom d'un ingénieur américain qui préconise «l'irrigation des terres de la vallée du Jourdain, la dérivation des eaux du Jourdain et du Yarmouk pour la création d'énergie hydraulique, le détournement des eaux du nord de la Palestine vers le désert du Néguev au sud et l'utilisation de l'eau du Litani au sud du Liban». Ceci confirme l'importance que revêt l'eau dans la construction et la viabilité de l'Etat d'Israël sur le plan humain, économique et sécuritaire. En 1953, Israël va mettre en pratique notamment les directives du plan Hayes et commencer à détourner les eaux du Jourdain. Il entreprend la construction du «National Water Carrier», colonne vertébrale à partir du nord du lac de Tibériade qui lui permet de détourner vers elle la majeure partie de l'eau».(3)

Que font les Arabes? Comme d'habitude ils se plaignent! «La Syrie et la Jordanie, lit-on dans le rapport, se plaignent et les Nations unies critiquent ces actions israéliennes. Le président Eisenhower décide d'envoyer en «médiateur» ou plutôt en conciliateur, Eric Johnston pour proposer un plan de répartition des ressources hydrauliques. Après plusieurs négociations, en 1955 il fait une proposition favorable aux Israéliens. Israël va donc poursuivre ses projets. En 1964. Israël a fini de réaliser à partir du lac de Tibériade, l'interconnexion des eaux sur l'ensemble du territoire jusqu'au désert du Néguev, mis en valeur par l'irrigation, réussissant ainsi à réaliser l'idéal sioniste qui consiste à «faire fleurir le désert». Les Arabes ripostent à plusieurs reprises, mais sans succès. En 1967. La «Guerre des Six-Jours» est d'une certaine manière une guerre pour l'eau puisque les territoires désormais dits «occupés» par Israël lui permettent de contrôler la totalité des ressources, c'est-à-dire: le Golan, véritable château d'eau; plus une partie du cours du Yarmouk; ainsi que les trois grandes nappes aquifères de Cisjordanie, ce qui lui permet donc le contrôle de tout le cours du Jourdain. Cette guerre lui permet d'achever la mise en oeuvre de ses plans hydrauliques et son emprise sur toute la Cisjordanie, Ghaza et les hauteurs du Golan».(3)

«Cette Guerre des Six-Jours sera suivie d'une politique de colonisation, c'est-à-dire d'implantations de juifs dans ces territoires conquis par la force. En 1978 elle occupe le Sud-Liban pour achever en quelque sorte cet approvisionnement - avec notamment l'usage et le détournement d'une partie du fleuve Litani par un système de pompage - Sud-Liban qu'elle ne libérera qu'en 2000, suite à une résistance acharnée du Hezbollah installé dans cette région. Israël contrôle tout le système de l'eau des territoires occupés de Palestine. Il organise un partage inégal et délibéré des ressources en eau: Israël détourne 75% des ressources en eau des territoires occupés, ne laissant que 25% aux Palestiniens. La consommation moyenne en eau par habitant d'un Israélien est 5 fois plus importante que celle d'un Palestinien. Outre le rationnement en eau, les Palestiniens sont victimes de destruction de puits, de canalisations d'eau et d'assainissement, par l'armée israélienne».(3)

Pour couronner le tout, l'étude nous apprend que «la 26e mission de protection du peuple palestinien, en juillet 2002 a relevé: La destruction des puits dans la bande de Ghaza et dans la région de Rafah, du système d'assainissement et des canalisations en eau, la destruction des citernes sur les toits, mitraillés par l'armée (à Ramallah, Jénine et Rafah), les vertes collines des colonies juives dans la vallée du Jourdain et leur arrosage incessant parfois inutile, à côté des espaces caillouteux et secs occupés par les Palestiniens. Aujourd'hui, les 2/3 des besoins d'Israël sont assurés par les ressources provenant de l'extérieur des frontières de 1948: 75% de l'eau des Territoires occupés est consommé par Israël et ses colonies. Le rapport de population entre Israël et les Territoires est de 2 à 1 et celui de la consommation d'eau de 11 à 1!» Tout est dit.(3)


L'apartheid structurel mis en place

On peut s'interroger si les termes du rapport du député français ne sont pas trop forts. Dans les faits il n'en est rien. Un apartheid - développement séparé- C'est ainsi, écrit Leila Farkash que l'évêque sud-africain Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, décrivait-il sa visite en Terre sainte. On a souvent établi un parallèle entre l'apartheid sud-africain et la situation israélo-palestinienne, mais sans toujours clairement l'expliciter. Les deux conflits sont historiquement issus du colonialisme. Les colons blancs de l'Afrique du Sud, tout comme les pionniers du sionisme, se sont installés dans un pays où vivait déjà un autre peuple. Comme en Afrique du Sud, les colonisateurs de la Palestine vont expulser la population indigène arabe de sa terre, soit les deux tiers des Palestiniens vivant sur le territoire qui deviendra Israël en 1948, s'emparer de leurs terres et de leurs biens et faire longtemps subir à ceux qui restent dans ce qui est désormais défini comme un «Etat juif» une législation ségrégationniste. (...) En Palestine, le projet sioniste cherche à nier l'existence d'une population indigène non juive vivant sur ce territoire. Evoquant «un peuple sans terre pour une terre sans peuple».(4)

Pour nous rendre compte des multiples facettes au quotidien de - ce développement séparé- dans les 500 barrages érigés par Israël pour contrôler les Palestiniens et les maintenir dans un stress permanent, l'ambiance qui règne dans ces postes de contrôle a été vécue et décrite, admirablement, par le philosophe Régis Debray.

Il écrit: «Nous étions en voiture sur un chemin de terre, en plein midi, à la queue leu leu, escortés d'ânes, de carrioles et de gamins, lorsque des soldats ont arrêté la circulation. Nous sommes restés là à rôtir au soleil, assoiffés, poussiéreux, une petite demi-heure. Mes voisins résignés, sans souci apparent, et moi, intrigué, me demandant pourquoi cette halte. Un accident, sans doute. Jusqu'à voir majestueusement, à cent mètres de distance, sur une belle route asphaltée dite de contournement, un 4x4 véhiculant une radieuse famille de colons, toutes vitres ouvertes, enfants riant aux éclats, maman bronzée, épanouie, papa au volant, cheveux dans le vent. Le chemin des gueux jouxtait la route des seigneurs. Tout devait s'arrêter jusqu'à leur passage, sécurité oblige. Après cette vision quasi surréelle d'un bonheur familial et triomphant, d'un geste de la main, les troufions du check-point nous firent signe d'avancer, mais désirant sans doute s'amuser, ils pointaient du doigt l'une ou l'autre des voitures en convoi pour faire sortir les passagers du véhicule et les faire poireauter en pleine chaleur, for the fun of it. C'est sans doute grisant, ce pouvoir de se faire obéir au doigt et à l'oeil. Quand je suis passé à mon tour devant eux, le chauffeur palestinien m'a mis en garde dans un mauvais anglais: «Ne les regarde pas en face. Baisse la tête. Ce sont nos maîtres.»»(5)

Le professeur Haïdar Eid va plus loin, il pense que l'apartheid s'applique à la situation à Ghaza. Il en dégage des comparaisons révélatrices avec le combat contre l'apartheid en Afrique du Sud et soutient que le mouvement national palestinien en a ignoré les enseignements, à ses propres dépens. Actuellement, tant en Israël que dans les Territoires palestiniens occupés (TPO), il existe deux systèmes de routes, deux systèmes de logements, deux systèmes d'enseignement, et des systèmes judiciaires et administratifs différents selon que l'on est juif ou non juif. (..) A ces lois, correspondent des lois israéliennes, «la loi du Retour», les lois «temporaires» de 2003 sur l'Interdiction des mariages mixtes, les lois sur l'Enregistrement de la population, sur la Citoyenneté et l'Entrée en Israël, sur la Nationalité israélienne, et les lois sur la Terre et la Propriété. Comme en Afrique du Sud. Le type d'apartheid d'Israël se mêle à un colonialisme de peuplement»..(6)

Il semble que la vérité commence à émerger pour rendre justice au peuple palestinien harassé par un siècle d'injustice et qui aspire à vivre en paix, dans la dignité sur moins de 20% de la Palestine originelle. A quand un «Printemps palestinien»?


1. F. Genoux Israël-Palestine: Rapport explosif sur la question de l'eau Le Monde.fr 20.01.12

2. Des députés français dénoncent «un nouvel apartheid» dans la gestion de l'eau en Israël Le Monde 17.01.2012

3. La symbolique de l'eau:http://www.irenees.net/fr/fiches/analyse/fiche-analyse-531.html

4. http://www.monde-diplomatique.fr/2003/ 11/Farsakh/10683

5. Régis Debray: A un ami israélien, avec une réponse d'Elie Barnavi, Flammarion 2010

6. Haïdar Eid: Les multiples visages de l'apartheid israélien à Ghaza. Traduit de l'anglais par JPP: http://www.info-palestine.net/ article.php3?id_article=9239


Professeur Chems eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

http://www.alterinfo.net/LES-MULTIPLES-VISAGES-DE-LA-COLONISATION-ISRAELIENNE-L-apartheid-de-l-eau-enfin-reconnu_a70179.html

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 20:29

Adelson un Juif sioniste qui a fait fortune à Las Vegas et Macao comme propriétaire de casinos est un ami de longue date de Gringrich. Adelson veut que les US attaquent l’Iran. Gringrich a critiqué les administrations Bush et Obama pour ne pas l’avoir fait de plus il a affirmé en Décembre que le peuple palestinien est un peuple « inventé ». Bingo !!! Il a reçu d’Anderson en récompense 5 millions de $ pour démolir son rival Romney. Re Bingo !!! Il vient de remporter le vote en Caroline du Sud. Acheter la «Démocratie» Made In USA est à la portée de n’importe quel milliardaire juif sioniste.

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Myriam Abraham
Lundi 23 Janvier 2012


Newt Gringrich Finançé Par Le Milliardaire Juif Sioniste Américain Sheldon Adelson Grand Ami De Netanyahou.

Un petit groupe de supporters de Newt Gringrich le candidat à l’investiture républicaine pour les prochaines élections présidentielles aux US - qui semblait distancé par les autres candidats Mitt Romney Ron Paul et Rick Santorum - a discrètement démarché l’un des Américains Juifs les plus riches le milliardaire juif sioniste Sheldon Adelson.

Gringrich qui avait adopté une position plutôt modérée sur le conflit israélo palestinien a durci le ton et Bingo !!!!!!! Un gros chèque de 5 millions de $ est arrivé juste à temps pour lancer une campagne de 3.4 millions de $ de publicité dans les médias en Caroline du Sud pour démolir son principal adversaire Romney qu’il a attaqué comme étant le candidat des riches. Il faut oser lui qui est- financé par la 8 ème plus grosse fortune américaine et 16ème plus grosse fortune mondiale : fortune estimée à environ 25 milliards de dollars !.

Re Bingo !!! Gringrich vient de remporter le vote républicain dans cet état.

C’est cela la « démocratie à l’américaine » : une loi votée par la Cour Suprême américaine en 2010 portant sur le financement de campagne à la présidentielle autorise un riche américain à acheter le prochain président américain en versant sa contribution (PAC) à une association - dans le cas de Gringrich « Winning Our Future « - qui peut être 1000 fois supérieure à celle versée légalement directement au candidat(5000$ x1000).

Plusieurs personnes de l’entourage de Gringrich ont elles-mêmes reconnues que ce joli pactole versé fort à propos est le résultat d’une amitié liant les deux hommes depuis plus de deux décennies parce qu’ils ont en commun une haine farouche des syndicats contre lesquels il sont agi à plusieurs reprises mais surtout leur soutien inconditionnel à Israël.

Les principales ressources de ce milliardaire juif sioniste américain Sheldon Adelson proviennent des casinos et hôtels qui lui appartiennent aux US à Las Vegas mais aussi en Chine à Macao. Pas sûr que ce soit du goût de tout le monde chez les Républicains puritains. Sa société Las Vegas Sands est sous le coup d’une enquête pour de possibles violations de la loi fédérale anti corruption pour ses activités à Macao via sa filiale Venetian Macao Limited.

Adelson, 78 ans, est devenu en 2006 le plus gros patron de Gringrich en donnant 7 millions de $ à une organisation politique crée par Gringrich « American Solutions » - devenue depuis décembre dernier « Winning Our Future » base du soutien de la campagne de Gringrich. Adelson a mis à la disposition de Gringrich son avion personnel et les deux se rencontrent fréquemment.

Mais ce qui les unit encore plus fort c’est leur soutien inconditionnel à l’actuel premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Andelson est propriétaire en Israël d’un journal gratuit Israel Hayom avec lequel il a aidé Netanyahou a revenir au pouvoir en 2009. En 2010 le journal a publié une photo de Gringrich sur fond de drapeau américain critiquant Obama parce que selon lui il ne menait pas une politique suffisamment agressive contre l e programme nucléaire iranien.

Gringrich est partisan d’une attaque militaire US contre les installations nucléaires iraniennes.

Utilisant le chantage favori à l’holocauste de Netanyahou Gringrich a déclaré :

« fuir la confrontation avec le diable pourrait provoquer un deuxième holocauste… Les erreurs de la Maison Blanche auront un terrible prix ».

On retrouve dans ces propos le chantage à l’Holocauste utilisé depuis des décennies par le régime sioniste pour commettre ses crimes de guerre en toute impunité.

Gringrich a critiqué les deux dernières administrations américaines celle de Bush et celle d’Obama les accusant de faiblesse vis-à-vis de l’Iran. Ces points de vue sont partagés par son financeur Adelson. Ce dernier fait également partie du comité directeur de la Republican Jewish Coalition chargée de collecter des fonds et de faire la promotion des candidats républicains à la Maison Blanche.

Adelson s’est empressé d’intensifier son financement de la campagne de Gringrich après que ce dernier ait déclaré en Décembre dernier que le peuple palestinien étai t un peuple « inventé » ce qui voulait dire pour lui qu’il ne pouvait avoir de prétention historique sur la Palestine pour créer son propre état et pour lui en plus les Palestiniens visaient la destruction d’Israël. Des propos applaudis par les Juifs néo cons sionistes américains et ceux qui comme Netanyahou propagent à longueur d’années ce négationnisme historique.

Lors d’une interview accordée au quotidien juif sioniste Haaretz quelques jours après ces déclarations négationnistes de Gringrich, Adelson a exprimé son approbation :

« Lisez l’histoire de ceux qui s’appellent eux-mêmes Palestiniens et vous comprendrez pourquoi Gringrich a dit récemment que les Palestiniens sont un peuple inventé ».

Gringrich n’est pas le seul candidat a bénéficié des largesses de riches juifs sionistes américains Romney en profite aussi. L’un d’entre eux, Fred Zeidman, directeur exécutif d’une importante compagnie texane productrice d’énergie, est également connu pour ses largesses en matière de dons aux hommes politiques et lui soutient Romney. Idem pour Obama.

Le prochain président américain qu’il soit démocrate ou républicain sera l’homme d’un richissime juif sioniste américain inféodé à Tel Aviv pour lancer une guerre contre l’Iran débouchant sur une IIIème Guerre Mondiale.

http://www.alterinfo.net/Newt-Gringrich-Finance-Par-Le-Milliardaire-Juif-Sioniste-Americain-Sheldon-Adelson-Grand-Ami-De-Netanyahou_a70115.html

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 20:26
Lundi 23 Janvier 2012
http://www.alterinfo.net/Le-Sionisme-un-nationalisme-juif-a-l-epreuve-des-postcolonial-studies_a70113.html


Le Sionisme : un nationalisme juif à l’épreuve des postcolonial studies

Résumé : Nous verrons ici que ce qui distingue le mouvement nationaliste sioniste des autres formes d’expressions du nationalisme juif trouve sa source dans son caractère intrinsèquement colonialiste. Colonialiste, en ce sens où le sionisme est une doctrine qui légitime une entreprise de colonisation. En effet, si le sionisme regroupe lui aussi, à l’image du nationalisme juif, différents courants, tous ont pour plus petit dénominateur commun “le projet de donner à l’ensemble des juifs du monde un centre spirituel, territorial ou étatique”.

Par Céline Lebrun, étudiante en master de Science Politique à l’université Paris VIII.

 

« The choice that Herzl made and his successors endorsed was that of colonialism. Calling his and his movement’s decisions colonialist may seem trivial to an outsider. It is almost unthinkable for an Israeli Jew to describe the man or his project in such terms, unless one recognises it as the beginning of a tortuous trip outside the tribe and far away from its ideology. Long before I contemplated such a journey, brave Israelis had embarked on suh a road. Except for them, I would not have found the courage to start the journey myself. Their lives changed not so much as a result of their recognition of Zionism as a colonialist movement in its early years; it was rather their realisation that it has not ceased to be one in the present that led tem into direct confrontation with their society and quite often with their families. Once you have crossed that Rubicon, you can not engage any more in a ‘normal’ or conventional way with your society, be it family members, professional peers or the general public. »

Ilan Pappe, Out of the Frame. The Struggle for Academic Freedom in Israël.[[1]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn1

La seconde moitié du XIXe siècle, marquée par la montée des nationalismes européens, la xénophobie qui les accompagne et par l’essor “brutal” du capitalisme en Europe de l’Est, voit la dégradation de la situation des Juifs de cette région qui se retrouvent marginalisés. Comme l’explique Nathan Weinstock lorsqu’il revient sur le sens et l’origine du sionisme dans sa Genèse d’Israël , “victimes du nationalisme agressif de la bourgeoisie montante des pays d’Europe de l’Est, les classes moyennes juives adoptent tout naturellement à leur tour l’idéologie nationaliste de leur voisin”[[2]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn2 . Nathan Weinstock décrit la naissance d’un nationalisme juif “réflexe” et donne pour preuve de cette origine circonscrite du nationalisme juif à l’Europe de l’Est que celui-ci ne se retrouvait pas à l’époque dans les communautés juives arabes, asiatiques ou d’Amérique, ni même d’Europe occidentale. Sur ce point, il est rejoint par Shlomo Sand lorsque celui-ci affirme que :

Une civilisation “yiddishiste” laïque et moderne s’était développée dans ces régions [d'Europe de l'est]. Phénomène culturel inconnu parmi les communautés juives des autres parties du monde. C’est cette culture spécifique, et non pas la croyance religieuse, qui constitua l’incubateur principal de la fermentation protonationale et nationale.[[3]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn3

Le nationalisme juif qui s’étend suivant la trajectoire des centaines de milliers de juifs émigrants d’Europe orientale vers l’Europe de l’ouest accentuant une montée de l’antisémitisme[[4]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn4 donne naissance à divers courants nationalistes, parmi lesquels le sionisme.

Quelle est donc la spécificité de la doctrine nationaliste sioniste qui donnera naissance à un mouvement politique organisé, le sionisme politique ? Nous verrons ici que ce qui distingue le mouvement nationaliste sioniste des autres formes d’expressions du nationalisme juif trouve sa source dans son caractère intrinsèquement colonialiste. Colonialiste, en ce sens où le sionisme est une doctrine qui légitime une entreprise de colonisation. En effet, si le sionisme regroupe lui aussi, à l’image du nationalisme juif, différents courants, tous ont pour plus petit dénominateur commun “le projet de donner à l’ensemble des juifs du monde un centre spirituel, territorial ou étatique”.[[5]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn5

Nous verrons donc dans un premier temps que si beaucoup, notamment parmi les tenants de l’historiographie israélienne classique, continue de voir dans le nationalisme le meilleur cadre d’analyse du sionisme, une analyse en terme de colonialisme telle qu’adoptée par de nombreux historiens, entre autres par ceux que l’on nomme les “nouveaux historiens” israéliens, est certainement la plus adaptée. Pour saisir un peu plus la pertinence de l’approche du sionisme en terme de colonialisme, nous aborderons dans un second temps les manifestations actuelles du sionisme, bien après la création de l’Etat d’Israël, c’est-à-dire bien après que le sionisme ait atteint son but national revendiqué.

I) Le sionisme : nationalisme ou colonialisme ?

  • Les partisans de l’historiographie israélienne classique

Comme nous l’avons souligné en introduction, “le sionisme s’inscrivit en fait, malgré son caractère marginal, dans la dernière vague de l’éveil des nationalismes en Europe et apparut parallèlement à la montée des autres idéologies identitaires de la région.”[[6]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn6 Partant de cette réalité, beaucoup, à l’image de Gideon Shimoni dont nous discuterons ici les thèses soulevées dans son article “Postcolonial Theory and the History of Zionism”,[[7]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn7 décrivent le sionisme comme étant purement et simplement une doctrine nationale et critiquent la comparaison du sionisme à une forme de colonialisme. Divers arguments sont avancés, que nous retrouvons de manière non exhaustive mais condensée dans l’article de Gideon Shimoni, raison pour laquelle nous avons choisi de partir de ce texte pour ensuite le discuter à la lumière d’autres auteurs.

Dans son article, Shimoni commence par critiquer Edward Saïd lorsque celui-ci décrit le sionisme comme “un cas de colonialisme européen”, affirme que “tout ce que les sionistes ont fait en Palestine, ils l’ont fait en tant que participants d’une entreprise de colonialisme de peuplement” et que “le sionisme ne s’est jamais présenté sans ambiguïté comme un mouvement de libération juif, mais plutôt comme un mouvement juif pour une implantation coloniale en Orient”.[[8]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn8 La première critique formulée par Shimoni repose sur les représentations de la Palestine, et de l’Orient en général, au sein du mouvement sioniste. Il explique que l’on ne peut pas parler de colonialisme pour le sionisme car celui-ci ne reprenait pas systématiquement le discours colonial et ses représentations d’un autre – Arabe en l’occurrence – sous les traits de l’orientalisme, mais qu’il existait plutôt des tensions entre d’une part les sionistes “intégrationnistes”, ayant une vision idéalisée de l’Orient, affirmant les racines orientales du sionisme et des Juifs et d’autre part ceux qui, se pensant comme avant-poste de l’Europe – à l’image de Vladimir Jabotinsky qui affirmait : “Nous allons sur la terre d’Israël dans le but d’avancer les frontières morales de l’Europe jusqu’à l’Euphrate”[[9]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn9 – s’inscrivaient dans le discours colonial européen.

Les arguments soulevés ensuite par Shimoni s’attachent à l’incarnation pratique du sionisme politique. Si Shimoni reconnait l’existence d’une “praxis coloniale”, il développe l’idée qu’il s’agit d’une colonisation de fait, qui serait le produit d’un contexte, autrement dit, “une colonisation sans colonialisme” :

The colonizing praxis of Zionism was never an end in itself, it developed, alongside energetic political diplomacy and ramified cultural renascence, essentially as a strategy of nationalism, a tool rendered indispensable in the socioeconomic circumstances of the time and place in which Jewish nationalist aspirations were played out.[[10]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn10

Les arguments auxquels se réfèrent Shimoni s’appuient sur les formes classiques du colonialisme : Shimoni souligne ainsi que “la colonisation sioniste en Palestine ni n’émanait de, ou agissait dans les intérêts d’un Etat ou d’une métropole centre en dehors de la Palestine”, que celle-ci visait plus à investir en Palestine qu’à en extraire des profits ou des ressources et enfin que l’exploitation de la main d’oeuvre locale était évitée voire proscrite. Autant d’arguments qui font pour Shimoni que l’essence du sionisme est nationale plus que coloniale et que le cadre le plus pertinent pour l’appréhender est donc celui d’une “idéologie et d’un mouvement ethno-national.”

Shimoni conclut sur l’idée que la “praxis coloniale” du sionisme serait en quelque sorte une “conséquence” malheureuse du nationalisme juif mais il la légitime en la présentant comme un moindre mal, partant du postulat que les Juifs n’avaient pas d’autres opportunités ni d’autres endroits où aller et que le déni de l’autodétermination nationale en “Eretz Israël” aurait été une “blessure mortelle”, alors que pour les Arabes/Palestiniens, cela représentait juste une blessure (puisqu’ils avaient ailleurs où aller).[[11]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn11

La conclusion de Shimoni est que le conflit israélo-palestinien n’est donc pas un conflit colonial mais un conflit entre deux mouvements nationaux, juif et palestinien. Les perspectives des théories post-coloniales dans l’étude du conflit israélo-arabe n’auraient d’utilité que pour comprendre la perception subjective qu’ont les Arabes du sionisme :

So, other than gratifying those who seek to malign if not de-legitimize Israel, what does a post-colonial theory perspective contribute to comprehension of the nature of the conflict that developed between Jews and Arabs ? It does, of course, help us to understand the subjective Arab perception of Zionism. But, other than this, it has no explanatory value for comprehending the Jewish-Arab conflict.[[12]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn12

  • Le Colonialisme comme cadre d’analyse pertinent

La faiblesse de l’argumentation de Shimoni réside dans la dichotomie qu’il effectue entre nationalisme et colonialisme, expliquant qu’il y aurait d’une part ceux qui soutiennent la thèse que le sionisme est un nationalisme et d’autre part ceux privilégiant le prisme du colonialisme. Or, si l’on en revient au sens strict du colonialisme comme doctrine qui légitime le processus de colonisation, cela n’exclut pas le mélange des genres ni les spécificités propres à chaque situation coloniale. Nathan Weinstock, qui formule dès 1969 une analyse critique du sionisme en terme de colonialisme, l’explique parfaitement lorsqu’il revient sur les traits singuliers du sionisme qui le distingue de la colonisation courante :

Le schéma du colonialisme est un concept opératoire qui doit être enrichi et complété par l’analyse du phénomène particulier auquel on désire l’appliquer. Il n’existe pas de colonisation “chimiquement pure”. Au départ, les sionistes convenaient d’ailleurs volontiers du caractère colonialiste de leur entreprise. Cependant en 1931, Kisch[[13]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn13 note dans son journal qu’il s’efforce d’éliminer les expressions compromettantes (“colonie”, “coloniser”) du vocabulaire sioniste.[[14]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn14

Dans son article “Zionism as Colonialism: A Comparative View of Diluted Colonialism in Asia and Africa”[[15]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn15 , Ilan Pappe, qui décrit rapidement les débats entre les tenants de l’historiographie israélienne classique, comme Shimoni, et ceux d’une historiographie plus critique à l’image de Baruch Kimmerling et Gershon Shafir[[16]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn16 remet en cause cette dichotomie lorsqu’il explique que le sionisme est “un colonialisme non conventionnel, dilué par de fortes caractéristiques nationalistes” ou encore que “les colons sionistes [...] étaient motivés par un élan national mais agirent en purs colonialistes”[[17]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn17 .

Dans ce même article, Ilan Pappe explique que ce qui a transformé le sionisme d’un projet national en un projet colonial a été la “territorialisation” :

At first, these impulses to move had little to do with the wish to colonize but rather indicated a strong desire to build an ideal life. The territorialization, mainly the choice of Palestine, transformed Zionism from a national project into a colonialist one.[[18]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn18

Or, comme nous l’avons vu dans les différentes définitions données jusqu’ici du sionisme, cette territorialisation était inhérente au projet sioniste même s’il fallut attendre le sionisme politique pour sa mise en oeuvre. On retrouve en effet déjà cette idée chez Hess Moses, premier théoricien du sionisme, qui rédigea en 1867 un livre au titre explicite : Projet de colonisation de la Terre Sainte.[[19]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn19

Cette idée se retrouve formulée en 1896 par Theodor Herzl, dans son livre L’Etat des Juifs[[20]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn20 ,  dans lequel il formule quatre hypothèses : il existe un peuple juif, celui-ci ne peut être assimilé dans les sociétés où il est dispersé, il a un droit sur la “Terre promise”, où il n’y a pas d’autre peuple. C’est sur cette base qu’il fonde le sionisme politique, donne au mouvement sioniste une théorie et une organisation, l’Organisation sioniste et le Fonds National Juif. Ainsi, là encore dès le début, se retrouve formulée et légitimée la nécessité de l’entreprise coloniale, dans les termes même du discours colonial : “Pour l’Europe, nous constituerions là-bas un avant poste contre l’Asie, nous serions l’avant-garde de la civilisation contre la barbarie.”[[21]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn21 Theodor Herzl imagine d’ailleurs une matérialisation possible du projet national sioniste sur le modèle des compagnies à charte et orientera ses efforts diplomatiques dans le but d’en obtenir une des puissances coloniales européennes.

Parmi les grandes recommandations prises lors du premier congrès sioniste réunit à Bâle le 27 août 1897, trois illustrent la nature coloniale du projet national sioniste et permettent à nouveau de critiquer les thèses de Shimoni :

(1) L’encouragement systématique de la colonisation de la Palestine par l’établissement d’agriculteurs, d’artisans et d’ouvriers juifs. (2) L’organisation et la fédération de tout le judaïsme au moyen de sociétés locales et de fédérations générales dans la mesure permise par les lois du pays où elles sont fondées. [...] (4) Des démarches préparatoires afin d’obtenir des gouvernements le consentement nécessaire pour atteindre le but du sionisme.[[22]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn22

Ces recommandations, outre la référence explicite à une entreprise de colonisation, témoignent, tout comme les démarches diplomatiques d’Herzl, de la recherche d’une base métropolitaine, que ce soit à travers l’établissement de fédérations juives ou du soutien des gouvernements occidentaux, présenté comme “nécessaire pour atteindre le but du sionisme”. Ces recommandations et les évènements qui suivirent contredisent ainsi l’affirmation de Shimoni selon laquelle “la colonisation sioniste en Palestine ni n’émanait de, ou agissait dans les intérêts d’un Etat ou d’une métropole centre en dehors de la Palestine.”[[23]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn23

En effet, les intérêts sionistes rencontrent rapidement ceux des puissances européennes, notamment anglaise, à l’heure où la “Question d’Orient” sur le devenir des régions administrées par un Empire ottoman décadent constitue un enjeu majeur pour elles. Ainsi, bien que les sionistes n’aient pas attendu leurs accords pour entreprendre la colonisation de la Palestine, ceux-ci obtiennent en la déclaration Balfour du 2 novembre 1917, une “charte” tacite des Britanniques qui légalise la colonisation en déclarant envisager “favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et [employer à l'avenir] tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif.”[[24]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn24

Pour appuyer l’idée de l’existence d’une base métropolitaine à l’entreprise sioniste, on peut également se référer à Nathan Weinstock qui explique le rôle premier des financements extérieurs, notamment des barons Edmond de Rothchild et Maurice de Hirsch via l’Association de la Colonisation Juive (ICA), sans lesquels la première vague de colonisation de 1880 à 1900 n’aurait pu se faire. Quant à la seconde vague de colonisation qui survient après la formulation du sionisme politique en 1897, Nathan Weinstock souligne fort bien le rôle primordial des organisations de colonisation, principalement le KKL (“Fonds National Juif“, créé en 1901, faute de charte, pour acheter les terres et entreprendre la colonisation) qui permet l’achat et la redistribution de terres aux colons. Il faut noter que là encore les financements sont essentiellement le fait de la diaspora. On remarque donc l’existence d’une base métropolitaine réelle au colonialisme juif, bien que celle-ci ne se présente pas sous les traits classiques de la métropole.

De plus, on observe que les colons sionistes ne se naturalisent pas une fois installés en Palestine ottomane et ce pour se prévaloir le cas échéant de l’aide des consuls, notamment dans le cadre de la politique des puissances impérialistes européennes de “protection des minorités” au Proche-Orient ottoman. Nathan Weinstock observe qu’après la chute de ce dernier et l’octroi aux Britanniques d’un mandat sur la Palestine par la Société des Nations, “les caractéristiques propres du mouvement sioniste s’accentueront à partir de 1918 par le rôle particulier des institutions sionistes qui substituent ainsi des agences internationales et impersonnelles à la protection métropolitaine habituelle.”[[25]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn25

En ce sens, de nombreux historiens ont décrit dans la révolte du Yichouv[[26]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn26 contre la présence britannique, qui commence pendant la seconde guerre mondiale et dure jusqu’en 1948, une révolte des colons contre la métropole. Nathan Weinstock, qui parle d’une succession de “coups fourrés”, explique que “le conflit judéo-anglais de l’après-guerre présente ainsi certaines affinités avec la guerre des Boers.” Il va plus loin en intégrant la guerre de 1948 à cette période : “Plus déroutante encore est la guerre de 1948. En surface, le conflit se déroule entre juifs et arabes. Mais en réalité, la principale victime – le peuple arabe de Palestine – n’a guère participé aux combats. Quant aux armées arabes en général, loin de lutter contre le colonialisme britannique, elles sont dirigées en fait par le Colonial Office et ses agents.”[[27]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn27 Ilan Pappe observe ainsi que :

La guerre de libération sioniste contre l’empire, qui dura 3 ans, 1945–1948, était la même qu’avait combattu aussi les colons américains, australiens et néo-zélandais contre leur métropole (et récemment par Ian Smith en Rhodésie). Ce sont tous des exemples de colonialisme européen qui ont engendrés un nationalisme territorial local.[[28]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn28

La guerre de 1948 apparait bel et bien comme une guerre d’indépendance dirigée vers l’ancienne métropole, mais elle est également dirigée contre les indigènes et donc demeure une guerre coloniale.  Cette caractéristique se retrouve dans la préparation et la mise en oeuvre méthodique de la conquête du plus grand territoire possible accompagné du nettoyage ethnique de la Palestine. Ces deux logiques à l’oeuvre dans la guerre de 1948 s’incarnent dans le Plan Dallet, rédigé le 10 mars 1948 par Israël Ber et Moshe Pasternak, sous la supervision de Yigal Yadin, chef des opérations de la Haganah[[29]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn29 . Ce plan servit de base aux opérations des milices du Yichouv, et de l’armée israélienne qui les remplace après la déclaration d’indépendance le 15 mai 1948, opérations qui conduisirent à l’expulsion massive des Palestiniens. Selon les historiens et les rapports de l’ONU de cette époque, le 14 mai 1948, plus de 400 000 Palestiniens avaient déjà été chassés de leur maison. Entre 1947 et 1949, 531 villages ont été vidés de leur population et/ou rasés. On dénombre des massacres dans environ 70 villages – parmi lesquels, celui de Deir Yassin, le 9 avril 1948, 150 morts ou encore celui de Saliha, du 30 octobre au 2 novembre 1948, 80 morts. En tout, ce sont près de 800 000 Palestiniens qui se retrouvèrent expulsés et réfugiés, essentiellement en Cisjordanie, à Gaza ou dans les pays limitrophes, soit plus que l’ensemble de la population juive à l’époque (640 000).[[30]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn30

Le concept primordial pour comprendre ces évènements est celui de colonialisme de peuplement, et c’est là la seconde faiblesse des thèses de Shimoni qui ne voit pas la spécificité de ce colonialisme  par rapport au colonialisme classique.

Ainsi, lorsqu’il affirme qu’on ne peut pas appliquer le concept de colonialisme au sionisme en s’appuyant sur le fait que celui-ci visait plus à investir en Palestine qu’à en extraire des profits ou des ressources et enfin que l’exploitation de la main d’oeuvre locale était évitée voire proscrite, il ne voit pas que cela constitue les caractéristiques du colonialisme de peuplement. Patrick Wolfe, dans  un article consacré à ce colonialisme et à l’élimination des natifs explique comment le colonialisme de peuplement est par sa nature éliminatoire et ne cherche pas à exploiter mais à remplacer les indigènes :

Settler colonialism has both negative and positive dimensions. Negatively, it strives for the dissolution of native societies. Positively, it erects a new colonial society on the expropriated land base—as I put it, settler colonizers come to stay: invasion is a structure not an event. In its positive aspect, elimination is an organizing principal of settler-colonial society rather than a one-off (and superseded) occurrence. The positive outcomes of the logic of elimination can include officially encouraged miscegenation, the breaking-down of native title into alienable individual freeholds, native citizenship, child abduction, religious conversion, resocialization in total institutions such as missions or boarding schools, and a whole range of cognate biocultural assimilations. All these strategies, including frontier homicide, are characteristic of settler colonialism. [[31]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn31

De plus, Shimoni n’évoque pas la première phase de colonisation, entre 1880 et 1900, qui a reposé essentiellement sur l’exploitation de la main d’oeuvre arabe. Pourtant, ce n’est qu’après la naissance du sionisme politique et le début de la seconde colonisation que le sionisme opère véritablement sa transformation d’un colonialisme classique vers un colonialisme de peuplement.

Nathan Weinstock revient sur ce processus en montrant ce qui caractérisaient et opposaient les deux conceptions sionistes de l’époque. La première, correspondant à un type de colonialisme classique, de “planteurs”[[32]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn32 , intègre l’indigène arabe qui va être lié au système de production et à l’économie. La deuxième conception, celle d’une colonisation ouvrière, par la voie de la conquête du travail, sur le modèle des “pionniers” prône “le travail juif” et donc une économie séparée. Weinstock illustre les tensions qui se nouent alors :

Le sionisme ne désirait pas simplement les ressources de la Palestine [...] mais le pays lui-même qui devait servir à la création d’un nouvel Etat national. Cette nouvelle nation était destinée à avoir ses propres classes sociales y compris une classe ouvrière. Par conséquent, les arabes n’étaient pas destinés à être exploités mais à être remplacés dans leur totalité. [...] De ce fait, les sionistes entrèrent en conflit non seulement avec les paysans arabes expropriés, mais aussi avec les intérêts des colons du baron[[33]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn33 qui préféraient engager la main d’oeuvre arabe meilleur marché. Cette question se trouva au premier plan de la lutte interne de la communauté d’immigrants durant les trois premières décennies du siècle.[[34]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn34

Weinstock explique que, dans la recherche d’une “solution du problème conforme au colonialisme classique”, les fonds sionistes auront la principale fonction de suppléer aux différences de salaires entre les Juifs et les fellahs arabes et qu’apparaitra même l’idée de substituer des travailleurs juifs du Yémen aux arabes.[[35]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn35 Sur ce point, Ilan Pappe explique comment le mouvement sioniste

en vint à amener de la main d’oeuvre de l’extérieur qui était similaire à l’origine aux groupes natifs mais idéologiquement acceptable pour le monde colonial. (…) Les Juifs européens ont progressivement préféré les Juifs arabes aux Palestiniens et les ont inclus à la composition démographique du territoire.[[36]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn36

Dans son film “Jaffa, la mécanique de l’orange”, Eyal Sivan montre les conséquences de cette évolution du colonialisme juif en Palestine. Amnon Raz-Krakotzin, historien israélien y explique que :

paradoxalement le rêve colonial entretient la vision d’une certaine collaboration entre Juifs et Arabes. Il règne une égalité relative, au moins dans certains domaines. [...] Mais le sionisme, avec son “travail juif” à empêcher toute coexistence, même de type colonial. C’est le paradoxe, le colonialisme fait toujours une place aux indigènes, certes en les opprimant. [...] Mais le  sionisme condamne même l’emploi des arabes.[[37]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn37

Rona Sela, chercheuse en photographie, travaillant notamment sur l’iconographie sioniste, montre comment cette période a été complètement évacuée dans la conscience et la mémoire collective israéliennes et remplacée par les représentations sionistes.

Ce sont ces représentations sionistes que nous allons maintenant analyser pour montrer qu’elles s’inscrivent pleinement dans le discours colonial. Contrairement à ce que semble affirmer Gideon Shimoni, le discours colonial ne peut être réduit à un discours orientaliste. Comme le montrent Patrick Wolfe et Eyal Sivan, beaucoup d’autres représentations de type colonial se retrouvent dans le discours sionistes et caractérisent ici le colonialisme de peuplement.

Le premier de ces mythes est celui de la “Terra Nullius“, “une terre sans peuple pour un peuple sans terre”. Patrick Wolfe fait à ce sujet la comparaison avec la colonisation de l’Australie où la présence des Aborigènes fut totalement niée. Un second élément du discours colonial, corrélatif au premier est la doctrine de la découverte. Comme l’observe Wolfe, la doctrine de la découverte permet la déclaration d’un droit d’indigènes.[[38]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn38 Or, cet élément du discours est primordial et Wolfe l’explique :

On the one hand, settler society required the practical elimination of the natives in order to establish itself on their territory. On the symbolic level, however, settler society subsequently sought to recuperate indigeneity in order to express its difference—and, accordingly, its independence— from the mother country.[[39]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn39

S’appuyant là encore sur l’exemple australien et l’appropriation d’éléments de la culture aborigène par les colons, il observe que le sionisme :

still betrays a need to distance itself from its European origins that recalls the settler anxieties that characterize Australian national discourse. Yiddish, for instance, was decisively rejected in favour of Hebrew—a Hebrew inflected, what is more, with the accents of the otherwise derided Yemeni mizrachim.[[40]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn40

C’est ce processus de substitution aux indigènes et d’appropriation de leur culture qu’illustre Eyal Sivan dans “Jaffa, la mécanique de l’orange” où il met en exergue le processus d’appropriation de l’image de l’orange de Jaffa par le sionisme. Rona Sela y explique par exemple : “Nous leur avons d’abord pris l’idée, utilisé l’image, et après 1948, nous leur avons pris la terre, mais ça, c’est une autre histoire…”

Cela a été rendu possible par un autre élément essentiel dans le discours colonial : celui de la civilisation, du progrès et de la modernisation. Pour rester sur l’exemple de l’orange, bien que la production existait déjà bien avant le sionisme, le récit de la découverte, “du nouveau monde”, de la “terra nullius“, permet de développer la représentation du “progrès dans la désolation”. Les sionistes auraient ainsi fait “fleurir le désert”.

Quant à l’orientalisme que Shimoni évoque, il est bel et bien présent et s’impose dans la représentation sioniste, face aux représentations intégrationnistes pro-orientales. Ainsi pour la commercialisation des oranges, une représentation romantique de l’Orient est utilisée.[[41]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn41 Comme l’observe Amnon Raz-Krakotzin : “C’est le retour des Juifs en Orient qui a fait d’eux des Occidentaux. Et les Juifs apportent à l’Orient quelque chose qui en réalité lui appartient, l’orange. Mais c’est l’Orient vu de l’Occident, c’est exactement ça.”[[42]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn42

Si l’on en revient une fois de plus à ce qu’est le colonialisme, une doctrine qui légitime le fait colonial, nous venons de faire la démonstration – rapide – que c’est exactement à cela que s’emploient les éléments fondateurs du discours sioniste. Nous irons même plus loin en disant que c’est le développement du discours colonial sioniste qui a encouragé, a priori, celui de la colonisation et qu’il ne s’est pas contenté de venir la légitimer a posteriori, remettant ainsi en cause la thèse de Shimoni d’une “colonisation sans colonialisme”[[43]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn43 .

Pour conclure cette première partie, quand bien même les intentions et motivations premières du sionisme auraient été nationales, il convient de se rappeler, dans une démarche scientifique, à l’inverse de ce que pense Shimoni, que :

un processus ne se juge pas d’après l’idée que l’on s’en fait, mais bien à partir de son contenu effectif. Que les sionistes de la deuxième “alya” aient été sincèrement persuadés qu’ils allaient fonder une république communautaire juive, voilà qui est indiscutable. Pourtant, leur entreprise a été objectivement une expansion coloniale, comme Herzl l’avait instinctivement senti, lorsqu’il proposait de créer des compagnies de colonisation, projet qu’incarneront les fonds sionistes.[[44]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn44

II) L’Actualité du sionisme : entre colonialisme interne et poursuite de la colonisation

“Le colonialisme de peuplement a deux caractéristiques principales. Premièrement, il est gouverné par une logique d’élimination. Les colons viennent pour rester. Leur mission première n’est pas d’exploiter les autochtones mais de les remplacer. Deuxièmement, l’invasion n’est pas événementielle, mais structurelle. Au-delà de la violence fondatrice de l’expropriation territoriale, les autochtones qui ont survécu sont soumis à une variété de stratégies au moyen desquelles la société coloniale cherche à les éliminer”.[[45]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn45

Comme nous venons de le voir, l’Etat d’Israël, créé en 1948, n’est pas seulement l’aboutissement d’un mouvement national juif mais le produit d’une idéologie coloniale. Dans cette partie, il s’agira d’observer l’actualité de cette idéologie dans ses conséquences sur la structuration de la société israélienne et les politiques – notamment extérieures – de l’Etat. Du colonialisme interne à la poursuite de la colonisation, en passant par l’occupation, nous verrons que le sionisme continue de définir la nature de l’Etat d’Israël en “Etat colonial de fondation et de fondement”[[46]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn46 : Israël n’est pas seulement un “Etat juif” mais un Etat sioniste.

  • Israël : “l’Etat des Juifs”

L’Etat d’Israël qui se définit comme l’Etat des Juifs s’est appuyé et s’appuie encore sur la diaspora juive. Une des premières conséquences de cette définition a été la loi du retour : tout Juif, de quelque nationalité qu’il soit, peut devenir citoyen israélien. L’Etat d’Israël octroie ainsi la citoyenneté à des Juifs qui ne résident pas en Israël mais le perçoivent plutôt comme un “pays de réserve”[[47]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn47 , “au cas où”. Outre le fait que cette politique maintient la thèse d’une assimilation/intégration impossible des Juifs de la diaspora dans leur pays “d’accueil”, elle entraîne de fait une discrimination à l’égard des individus non juifs, notamment les indigènes dépossédés de leur droits, qui souhaiteraient acquérir la citoyenneté israélienne. Plus encore, comme le note à juste titre Weinstock : “Il n’est même pas certains qu’Israël soit l’Etat des Israéliens d’ascendance juive dans la mesure où l’Etat se réclame du mouvement sioniste mondial, les sionistes de New York ou de Johannesburg ont un droit de regard absolu sur les affaires israéliennes.”[[48]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn48

Ce premier élément témoigne du maintien dans la nouvelle société israélienne du discours sur l’essentialisme juif et donc du racisme.[[49]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn49 Le premier théoricien du sionisme, Hess Moses, “imprégné de l’état d’esprit “scientifique” de son époque, en particulier de l’anthropologie physique, dont l’influence se reflète dans sa nouvelle théorie identitaire”[[50]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn50 va fonder cette dernière sur la notion de “race”. La “race juive” qui était donc l’”axiome à partir duquel [les sionistes] pensai[ent], revai[ent]t, imaginai[ent] l’antique peuple juif”[[51]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn51 va ainsi nourrir l’imaginaire national israélien.

Comme l’explique Shlomo Sand :

Pour renforcer une identité juive laïque fragile, il n’[a] pas suffi d’écrire l’histoire des Juifs, qui était, comme on l’a vu, trop hétérogène sur le plan culturel et plutôt discontinue sur le plan chronologique. Le sionisme dut se nourrir d’une science supplémentaire : la biologie, mobilisée pour renforcer le concept de l’”antique nation juive”.[[52]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn52

Dans son livre, Sand montre comment après le positivisme anthropologique et la biologie, c’est la génétique qui a été mobilisée pour tenter d’alimenter la thèse sioniste d’un peuple-race juif : “La génétique, comme l’archéologie dans les années 50 en Israël, était une science biaisée entièrement dépendante d’une conception historique nationale qui s’efforçait de trouver une homogénéité biologique au sein des juifs dans le monde.”[[53]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn53 Les généticiens avaient ainsi intériorisé le mythe sioniste et cherchaient à y plier les résultats de leur recherche, le tout dans le cadre d’une nouvelle discipline,  “la génétique des juifs”, qui existe encore jusqu’à aujourd’hui.

Cette idée d’un peuple-race juif se retrouve traduite dans les politiques identitaires de l’Etat d’Israël, la première étant la question de la nationalité. En Israël, il existe une distinction entre “nationalité” et “citoyenneté”. En effet, vous pouvez être citoyen israélien, mais votre nationalité sera juive, arabe, druze… En 1972, un Israélien demande à ce que soit redéfini sa “nationalité juive” en “nationalité israélienne”.  La Cour Suprême israélienne répondra négativement en expliquant qu’”il n’existe pas de nationalité israélienne”. Il faut y voir ici le coeur de la politique identitaire : la reconnaissance d’une nationalité israélienne serait en effet contradictoire avec la définition de l’Etat d’Israël comme l’Etat-nation du peuple juif. En ce sens, elle participe, comme dans d’autres Etats issus de la colonisation, à la remise en question de l’Etat-Nation tel qu’il a été définit au cours des trois derniers siècle puisque de fait l’Etat d’Israël ne correspond pas à une nation israélienne mais à un regroupement de nations et/ou de peuples (juive, arabe, druze…)

On peut donner un autre exemple de politique identitaire avec les politiques en matière de mariage. En Israël, il n’existe en effet pas de mariages civils. En apparence, cela a été justifié par la nécessité de ne pas créer de fossé entre religieux et laïques (qui constituaient la majorité) mais il faut surtout y voir la crainte de l’assimilation et des mariages mixtes.

De tout ceci découle une série de discriminations à l’égard des minorités, à commencer par la minorité palestinienne mais également celle des juifs orientaux ou mizrahim.[[54]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn54 Par exemple, les Palestiniens d’Israël, qui constituent environ 20% de la population israélienne, comptent des Musulmans mais également 15% de Chrétiens, 10% de Druzes. Ces derniers, qui doivent faire leur service militaire contrairement aux Chrétiens et aux Musulmans palestiniens, illustrent, outre l’existence de discriminations, l’utilisation des divisions religieuses par l’Etat d’Israël. En 1998, un rapport de l’ONU pointe 17 lois discriminatoires en Israël, en matière de services publics, d’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi, aux logements sociaux.[[55]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn55

Aujourd’hui, le gouvernement israélien qui s’inquiète du faible taux de natalité juive et de la cessation de l’immigration juive cherche à se peupler de Juifs, les Arabes, indésirables dans l’Etat sioniste, constituant un “corps étranger”. Sur ce point, un sondage réalisé en octobre 2005 auprès de 1264 juifs israéliens par le Jaffee Center for Strategic Studies pour le journal israélien Haaretz est explicite : 46 % se prononcent pour le “transfert” (l’expulsion) des Palestiniens hors des territoires occupés, 31% pour celui des Palestiniens d’Israël. De plus, 61% pensent que les Arabes israéliens sont une “menace à la sécurité intérieure” et 72% se prononcent contre la présence de leurs partis dans la coalition gouvernementale.[[56]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn56

Sammy Samooha, qui associe le statut de la minorité arabe en Israël à celui des minorités dans une démocratie ethnique[[57]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn57 , fait ainsi d’Israël une démocratie incomplète ou de qualité inférieure, qui reprendrait le modèle étatsunien du “separate but equal“. Cependant, Shlomo Sand, revenant sur le cas des Etats-Unis qui a vu la démonstration que le “separate but equal” ne voulait pas dire “equal“, va jusqu’à remettre en cause le terme de “démocratie” appliqué à Israël. Selon lui, en effet, un Etat “juif et démocratique” est un oxymore et en ce sens, le modèle le plus approprié pour désigner l’Etat d’Israël est celui d’une ethnocratie : “un Etat dont la mission principale n’est pas de servir un demos civil et égalitaire mais un ethnos biologique et religieux entièrement fictif sur le plan historique mais plein de vitalité, exclusif et discriminant dans son incarnation politique.”[[58]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn58

Si l’on suit Sand, on peut ainsi voir, avec la structuration de l’Etat d’Israël en ethnocratie, sur la base d’une hégémonie juive, l’héritage de la période coloniale décrite en première partie. Cependant, plus qu’une structure coloniale, il faut y voir ce que Pablo Gonzalez Casanova désigne sous le terme de “colonialisme interne”, c’est-à-dire “une structure de relations sociales de domination entre des groupes culturels hétérogènes distincts.”[[59]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn59 Développé dans les années 1960 par Pablo Gonzalez Casanova lui-même et Rodolfo Stavenhagen, puis repris par Silvia Rivera Cusicanqui, ce concept de “colonialisme interne” est utilisé à l’origine pour désigner la domination de type colonial des nouvelles classes dominantes des nouvelles sociétés post-coloniales d’Amérique latine qui jouent ainsi un rôle similaire à celui des anciennes puissances coloniales.

À la lumière de ces analyses, on comprend mieux les paradoxes contenus dans la Loi fondamentale d’Israël, article 7A:

“Nulle liste ne pourra être présentée aux élections si, par ses objectifs ou par ses actes, elle implique, explicitement ou implicitement, l’un des faits suivants : (1) La négation de l’existence de l’Etat d’Israël en tant qu’Etat du peuple Juif. (2) Le rejet du caractère démocratique de l’Etat. (3) L’incitation au racisme.”[[60]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn60

Adopté un an après la création d’un nouveau parti politique, la Liste progressive pour la paix, qui se prononçait pour une “désionisation” de l’Etat d’Israël, cet article visait à protéger le caractère juif de l’Etat d’Israël face à la montée des critiques telles que le post-sionisme. Sur ce dernier, Shlomo Sand explique que :

Si le programme minimal qui réunissait encore tous les sionistes reposait sur l’idée de la nécessité pour Israël de continuer de servir d’Etat exclusif pour tous les juifs du monde, le post-sionisme, en revanche était défavorable à la pleine reconnaissance de l’Etat d’Israël dans ses frontières de 1967, mais y associait la revendication catégorique de sa transformation en une collectivité de tous ses citoyens.[[61]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn61

  • Israël : la poursuite du colonialisme de peuplement

Dans ses analyses du colonialisme de peuplement, Patrick Wolfe explique qu’une fois les frontières  fixées, les logiques d’élimination inhérentes à ce dernier ont deux développement possible : l’assimilation des indigènes restant[[62]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn62 ou l’apartheid. Cependant, dans le cas israélien, il convient de s’interroger sur l’étanchéité entre ces deux développements possibles. En effet, Israël n’ayant pas encore fixé ses frontières définitives, les logiques d’élimination qui caractérisent la première phase du colonialisme de peuplement, telle l’expulsion des indigènes, restent possibles. Et ce sont ces logiques que l’on retrouve à l’oeuvre par exemple lors de la guerre de 1967 lors de laquelle 250 000 Palestiniens sont expulsés, venant ainsi s’ajouter à la première vague de réfugiés de 1948.

Les conquêtes territoriales réalisées en 1967 marquent en effet une nouvelle étape dans la colonisation sioniste en lui ouvrant les portes de Gaza, de la Cisjordanie, de Jérusalem et des autres territoires alors occupés. Sur ce sujet, Nathan Weinstock observe que l’expansion territoriale après 1967 montre qu’Israël a « sacrifié l’acceptation de l’Etat juif par ses voisins – objectif traditionnel de la politique extérieure israélienne qui paraissait enfin près d’aboutir – à l’ambition du “Grand Israël.” »[[63]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn63 Le “nouvel” objectif de la politique extérieure israélienne semble donc être celui de l’expansion territoriale et de la poursuite de la colonisation – rendant caduque une fois de plus la thèse défendue par Shimoni de la colonisation comme stratégie pour les aspirations nationales puisque celles-ci sont satisfaites depuis 1948. Ce nouvel objectif se trouve confirmé par l’élaboration du Plan Allon, peu de temps après la guerre de 1967. Ce plan Allon, en écho au plan Dallet qui avaient permis l’expulsion des Palestiniens en 1948[[64]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn64 , consiste en une stratégie d’inclusion de terres /exclusion des Palestiniens.

Cette stratégie se retrouve encore aujourd’hui dans la politique de “facts on the ground”, politique du fait accompli, qui, dans une logique d’expansion territoriale, consiste à coloniser et à annexer le plus de territoire possible à Israël en développant pour cela toute une infrastructure autour des colonies, tels que les routes de contournement, le Mur de séparation, etc.[[65]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn65 Cette infrastructure qui morcelle le territoire vise à rendre impossible la création d’un Etat palestinien viable alors qu’elle participe du mythe du “Grand Israël”, qui s’étendrait du Nil à l’Euphrate.[[66]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn66

L’Etat encourage directement la colonisation des territoires occupés par des politiques d’aide à l’installation des colons (aide économique, sociale…). On distingue alors ainsi deux types de colons dans ces territoires : les colons “économiques” attirés par les politiques de l’Etat et les colons “idéologiques”, convaincus pour leur part de leur droit sur “la Terre promise”.

Outre la colonisation, un autre élément découle directement du caractère colonial de l’Etat d’Israël, à savoir l’occupation. Cette occupation, qui dure depuis 1967, n’est rien d’autre qu’une mise sous tutelle des indigènes, une mise sous tutelle qui constitue le plus petit dénominateur commun du colonialisme. Alors qu’en Israël c’est le droit commun qui prévaut, les Palestiniens des territoires occupés sont administrés selon la loi martiale et se voient ainsi privés de leurs libertés politiques[[67]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn67 .

Pour conclure, si nous venons de démontrer la pertinence du cadre conceptuel du colonialisme de peuplement dans une analyse du sionisme mais également de l’Etat israélien, il faut remarquer que  ce cadre est loin de s’imposer parmi les paradigmes dominants dans la recherche universitaire sur la question palestinienne, parmi lesquels on retrouve notamment l’approche en terme de “conflit de légitimité”, dans laquelle s’inscrit Shimoni, qui entend appréhender le “conflit” opposant Israël aux Palestiniens comme une lutte entre deux nationalismes représentant les aspirations de deux peuples. Or, comme nous l’avons vu dans la première partie de ce développement, cette approche ne résiste pas à une analyse plus approfondie. De même, comme le souligne Julien Salingue,

l’approche en terme de “peacebuilding”, qui s’est largement développée durant les années 90, dans la foulée de la signature des Accords d’Oslo, a montré ses limites : le “processus de paix” ne s’est avéré être, à l’épreuve des faits, que la poursuite de l’occupation et de la colonisation par d’autres moyens. Comment, dans de telles conditions, continuer à raisonner dans un cadre théorique qui se focalise sur la “résolution pacifique du conflit” sans reposer la question de la nature du conflit et de ses formes actuelles ?[[68]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftn68

La nature de ce conflit, nous venons de le voir, est coloniale et en cela il s’agit de le réintégrer au coeur d’une histoire universelle de la décolonisation, en commençant par reconnaitre les enjeux que représentent le post-sionisme mais surtout l’antisionisme, entendu comme anticolonialisme.


[[1]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Ilan Pappe, Out of the Frame. The Struggle for Academic Freedom in Israël, Pluto Press, Londres, 2010
[[2]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Nathan Weinstock, Le Sionisme contre Israël, François Maspero, Paris, 1969, p. 44.
[[3]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé. De la bible au sionisme, Fayard, Paris, 2008, p. 350.
[[4]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Selon Shlomo Sand (op. cit.), suite aux pogroms… il y a une émigration massive des juifs d’Europe de l’Est vers l’Europe de l’ouest, environ 2,5 millions entre 1880 et 1914. Toujours selon Shlomo Sand, moins de 3% iront vers la Palestine qu’ils quittent pour la plupart après.
[[5]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Maxime Rodinson, “Sionisme, esquisse de théorie d’une idéologie”, Entrée “Sionisme” in Encyclopaedia Universalis, Paris, 1985.
[[6]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Shlomo Sand, op. cit., p. 350.
[[7]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Gideon Shimoni, “Postcolonial Theory and the History of Zionism”, in Carl Salzman Philip, Divine Donna R.(ed.), Postcolonial Theory and the Arab-Israel Conflict, Routledge, Oxon, 2008.
[[8]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Edward Saïd, “Zionism from the Standpoint of its Victims”, in Anna Mc Clintock, Aamir Mufti et Ella Shochat (eds.), Dangerous Liaisons : Gender, Nation and Postcolonial perspectives, Minneapolis, 1997, pp. 15-38, cité par Gideon Shimoni, op.cit., p. 186.
[[9]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Vladimir Jabotinsky [1880-1940], leader de la droite sioniste, cité par Gideon Shimoni, op. cit.
[[10]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Gideon Shimoni, op. cit., p. 188.
[[11]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Gideon Shimoni, op. cit., p. 190. Reprenant à son compte l’argument de “the decisive terrible balance of need” du leader de la droite sioniste, Vladimir Jabotinsky, et faisant primer dans son analyse les fins sur les moyens, Shimoni fait prévaloir les intentions sur les conséquences, en reprochant l’inverse à ceux qu’il critique : “Thus, the colonialist-model exercise, exemplified by Gershon Shafir’s work, rests on a fallacy : denial at worst, or blurring at best, of the primacy of nationalist motivation and intention in Zionism. This results from tendentious structural analysis devoid of causality and deteched from historical context, and from an attendant preconceived theorical privileging of consequences over intentions.” (Gideon Shimoni, op. cit., p.189)
[[12]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Gideon Shimoni, op. cit.
[[13]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Frederick Kisch, leader sioniste.
[[14]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Nathan Weinstock, op. cit., p. 99. Sur ce point, voir également le film Jaffa, la mécanique de l’orange, réalisé par Eyal Sivan, 2009 qui montre que dans la propagande sioniste du début du Xxe siècle, notamment les chansons, reportages, etc., le terme de “colonie” est employé, n’étant pas encore connoté péjorativement.
[[15]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Ilan Pappe, “Zionism as Colonialism: A Comparative View of Diluted Colonialism in Asia and Africa”, in South Atlantic Quarterly, Volume 107, Numéro 4 “Settler Colonialism”, Automne 2008, pp. 611-633.
[[16]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref “Baruch Kimmerling and Gershon Shafir led the thinking in a new direction. Kimmerling saw Zionism as a mixture of territorial nationalism with colonialism, and Shafir depicted early Zionism as a clear variant of colonialism. Against them, the more established historians continue to argue that Zionism is a pure nationalist movement with no colonialist features.” Ilan Pappe, op. cit.
[[17]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Ilan Pappe, op. cit. La démarche comparative d’Ilan Pappe dans cet article s’appuie sur 2 exemples présentant des similarités : la colonisation chrétienne de la Palestine et la colonisation de l’Afrique de l’ouest par la Mission protestante de Bâle. Pappe observe trois choses : images de soi, discours, et pratique sur le terrain, analysés par rapport à la population locale et au pays mère adopté qui sert temporairement de métropole. Ses conclusions sont les suivantes : “In this essay, the similarity was found in the way land was taken over, the way the colonialist praxis was disguised with the similar discourses of modernization and religious morality, and later on even by the adoption of an anticolonialist self-image. As such these cases were quite exceptional in the colonial scene not only because the one was nationalist and the other missionary, but because the pure colonialist examples were mainly motivated by the economic considerations of loss and profit and were wholly dependent on the metropole. [...] Both [nationalism and colonialism] are relevant terms: none of them in the final analysis promises anything positive and promising for the original people of Palestine.”
[[18]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Ilan Pappe, op. cit.
[[19]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Cité par Shlomo Sand, op. cit.
[[20]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Theodor Herzl, L’État juif, recherche d’une réponse moderne à la question juive, 1896.
[[21]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Theodor Herzl, cité par Nathan Weinstock, op. cit.
[[22]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Israel Cohen, Le mouvement sioniste, Editions de la Terre Retrouvée, Paris, 1946, pp.70-71, cité par Nathan Weinstock, op. cit.
[[23]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref cf. supra p.3.
[[24]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Sur le rôle de l’Angleterre, voir Ilan Pappe, op. cit.: “[Zionist settlements] were not proper colonies of a mother country, Britain, but satellite movements. [...] Above all, it was British military might that enabled the “return” of the Jews to Palestine [...] The Jewish national homeland was built and survived due to British imperial support. Had London wished otherwise, the Jewish state would have been a fait accompli in 1917—or it would not have come into being at all. The strategy finally adopted by Britain was to endorse the slow construction of a Jewish community in Palestine, with the hope that it could be integrated into a new Anglo-Arab Middle Eastern political system. The British allowed the Zionist movement to establish not only an economic enclave but also a separate administrative infrastructure for a future state. This is a unique feature in the conventional British colonialist praxis.”
[[25]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Nathan Weinstock, op. cit., p. 98-99.
[[26]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Le Yichouv constitue “la communauté juive organisée en société en Palestine avant la naissance d’Israël”, Alain Gresh et Dominique Vidal, Les 100 clés du Proche-Orient, Hachette, 2008 (2006).
[[27]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Nathan Weinstock, op. cit., p. 224.
[[28]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Ilan Pappe, op. cit.
[[29]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref La Haganah est une organisation clandestine sioniste créée en 1920 avec pour objectif de  protéger les Juifs ayant émigré en Palestine. Après 1948, elle formera avec d’autres groupes armés et milices l’armée du nouvel Etat d’Israël.
[[30]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref A ce sujet, voir le travail des nouveaux historiens israéliens, notamment Ilan Pappe, Le Nettoyage ethnique de la Palestine, Fayard, Paris, 2008 et Benni Morris, The Birth of the Palestinian Refugee Problem, 1947-1949, Cambridge University Press, 1989.
[[31]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Patrick Wolfe, “Settler colonialism and the elimination of the native”, in Journal of Genocide Research, Décembre 2006, pp. 387–409.
[[32]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Sur ce sujet, voir également Gershon Shafir, Land, Labor and the Origins of the Israeli-Palestinian conflict 1882-1914, Cambridge University Press, Cambridge, 1989 et Gershon Shafir, “Zionism and Colonialism : a comparative Approach”, in Michael Barnett (ed.), Israel in Comparative Perspective: Challenging the Conventional Wisdom, SUNY Press, New York, 1996, pp. 227-244.
[[33]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Il est fait référence ici au baron Edmond de Rothchild mais également au baron Maurice de Hirsch, dont nous avons vu le rôle premier dans l’entreprise coloniale. (cf. supra p. 7)
[[34]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref The Palestine Problem. Theses submitted for discussion to the Israeli socialist Organization, par des militants socialistes israéliens, aout 1966, cité par Nathan Weinstock, op. cit., p.82.
[[35]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Nathan Weinstock, op. cit, p. 81.
[[36]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Ilan Pappe, op. cit. On notera ici que cette politique se retrouve plus tard avec le recours à des travailleurs non juifs immigrés (environ 250 000 dans les années 1980) et qui vise à remplacer la main d’oeuvre palestinienne.
[[37]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Eyal Sivan, op. cit.
[[38]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Un fait renforcé par le mélange des discours sur la découverte et la mythologie du retour sur la terre ancestrale. Sur ce sujet, voir le témoignage d’Amnon Raz-Krakotzin, historien israélien, dans le film d’Eyal Sivan, op. cit. : “L’idée que les juifs ont été chassés n’est pas un mythe juif à la base mais chrétien car en soutenant que les juifs ont été chassés, ça prouve qu’ils ont perdu le droit d’ainesse et que la chrétienté est le vrai Israël.” Ce mythe a été intégré au sionisme : “chassés mais maintenant de retour”.
[[39]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Patrick Wolfe, op.cit.
[[40]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Ibid.
[[41]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Voir Eyal Sivan, op. cit.
[[42]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Amnon Raz-Krakotzin in Eyal Sivan, op.cit.
Comme le note Ilan Pappe, cet orientalisme se retrouvera plus tard : “[In] educational products in the early years of statehood in Israel in the 1950s [t]he image and perceptions of Islam and Muslims relied, in both cases, on scholarly Western Orientalism.” (Ilan Pappe, op.cit.)
[[43]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Cf. supra p.3
[[44]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Nathan Weinstock, op. cit., p. 100.
[[45]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Intervention de Patrick Wolfe à la 7e conférence annuelle de la SOAS (School of Oriental and African Studies) Palestine Society, “Past is Present : Settler Colonialism in Palestine”, SOAS, Londres, 5-6 mars 2011, cité par Julien Salingue, “Le sionisme : un colonialisme de peuplement. Retour sur une conférence universitaire à Londres”, publié sur www.juliensalingue.fr, 9 mars 2011.
[[46]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Jean-Loup Amselle, L’Occident décroché, enquête sur les post-colonialismes, Stock, Paris, 2008.
[[47]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Shlomo Sand, op. cit.
[[48]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Nathan Weinstock, op. cit., p. 312.
[[49]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref On notera sur ce point la résolution de l’Assemblée Générale de l’ONU de 1975 qui définissait le sionisme comme une forme racisme. Cette résolution fut annulée en 1991.
[[50]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Shlomo Sand, op. cit., p. 356.
[[51]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Ibid.
[[52]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Ibid.
[[53]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Ibid, p. 378.
[[54]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Les Juifs orientaux constituent ce qu’on a appelé “le problème noir” d’Israël qui verra l’apparition de mouvements sociaux revendicant  plus d’égalité, telles les “Panthères noires”. Pour donner un exemple des discriminations subies par cette minorité on évoquera ici un épisode survenu dans les années 1950 : des familles juives du Yémen perdent leurs enfants déclarés morts. En réalité, ces derniers sont confiés à des familles juives ashkénazes. On constate le parallèle avec la “Stolen Generation” aborigène en Australie. Aujourd’hui, la plaie des Juifs mizrahim est toujours ouverte, surtout avec l’augmentation de l’immigration russe askhénaze qui bénéficie de toutes les attentions gouvernementales, contrairement aux Mizrahim, et ce, bien que le rabbinat israélien affirme que 10 % d’entre eux ne sont pas juifs.
[[55]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Entrée “Arabes israéliens” in Alain Gresh et Dominique Vidal, Les 100 Clés du Proche-Orient, Hachette, 2008 (2006).
Sur ce point, on notera également la multiplication des analyses comparatives entre l’Etat d’Israël et le système d’apartheid Sud-Africain.
[[56]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Ibid.
[[57]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Sammy Samooha, “Minority Status in an Ethnic Democracy : the Status of the Arab Minority in Israël”, Ethnic and racial studies, 1990, pp. 389-413 cité par Shlomo Sand, op. cit.
[[58]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Shlomo Sand, op. cit., p. 425.
[[59]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Pablo Gonzalez Casanova, “Société plurale, colonialisme interne et développement”, in Revue Tiers-Monde,  Volume 5, Numéro 18, 1964, pp. 291-295.
[[60]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Loi fondamentale, Article 7A, La Knesset, 1985, cité par Shlomo Sand, op. cit. p. 347.
[[61]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Shlomo Sand, op. cit., p. 406.
[[62]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Une assimilation revenant selon Wolfe, qui prend l’exemple des Indiens d’Amérique et du vieux slogan colonial civilisationnel “Kill the Indian in him and save the man”, à une sorte de génocide.
[[63]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Nathan Weinstock, op. cit., p. 514.
[[64]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Cf. supra p. 8.
[[65]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Sur ce sujet, voir le film Iron Wall, de Mohammed Alatar, réalisé en 2006 et qui retrace l’histoire de la colonisation israéliene depuis 1967.
[[66]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Mythe qui se retrouve symbolisé sur le drapeau israélien par les deux bandes bleues qui sont une référence directe aux fleuves du Nil et de l’Euphrate.
[[67]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Sur ce point, on notera que les Palestiniens d’Israël seront eux-aussi soumis à la loi martiale jusqu’en 1966.
[[68]]url:http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/2012/01/12/le-sionisme-un-nationalisme-juif-a-lepreuve-des-postcolonial-studies/#_ftnref Julien Salingue, op. cit.

Source: http://cerclechercheursmoyenorient.wordpress.com/
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