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Noesam@voila.fr

  • : sionazisme
  • sionazisme
  • : Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
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Israèl est contre TORAH

*"Les sionistes me dégoûtent autant que les nazis."
(Victor Klemperer, philologue allemand d'origine juive, 1881-1960)

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L’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël constitue une révolte contre la volonté divine, contre la Torah, une révolte qui a engendré une vague interminable de violence et de souffrance. À l’occasion de la fondation de l’État hérétique, les juifs fidèles à la Torah pleurent cette tentative d’extirper les enseignements de la Torah, de transformer les juifs en une « nation laïque » et de réduire le judaïsme au nationalisme.......Nous déplorons les tragédies que la révolution sioniste a provoquées chez les Palestiniens, notamment des déportations, l’oppression et la subjugation..Que nous méritions que cette année toutes les nations, en acceptant la souverainet

é divine, puissent se réjouir dans une Palestine libre et dans une Jérusalem libre! Amen. Offert par Netouré Karta International : www.nkusa.orglink

                                               


   

 


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FATHER OF SIONAZISJACOB HITLER

La prétendue ascendance juive d'Hitler: Une "explication" par la haine de soi
Une publication parue cette semaine a attiré mon attention. Il s’agit ni plus ni moins de la généalogie d’Adolf Hitler qui aurait des ascendants juifs !! Dans son article, Gilles Bonafi présente une fiche des Renseignements généraux que le magazine Sciences et Avenir a publié en mars 2009, et où on peut clairement lire le deuxième prénom d’Hitler : Jacob. Adolf Jacob Hitler serait le petit-fils de Salomon Mayer Rothschild. Cette information a été divulguée par deux sources de très haut niveau : Hansjurgen Koehler officier d’Heydrich, qui était lui-même l’adjoint direct d’Heinrich Himmler et Walter Langer le psychiatre qui a réalisé le profil psychologique d’Hitler pour l’OSS, les services secrets US pendant la Seconde Guerre mondiale.
SOURCE ;alterinfo

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 21:15

400 à 500 personnes se suicident chaque année en entité sioniste


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Dimanche 20 Mai 2012


400 à 500 personnes se suicident chaque année en entité sioniste
Nazareth – CPI

Le journal hébreu "Yediot Aharonot" a déclaré que 400 cas de suicide sont signalés chaque année dans l'entité sioniste, dans un contexte de négligence des autorités concernées face à leurs responsabilités pour faire face à ce phénomène.

Le journal a cité du membre de la fondation "Pour la vie" spécialisée dans la sensibilisation sur le phénomène du suicide, Danny Tzipi, que beaucoup ne savent pas que 400 à 500 personnes suicident en Israël chaque année.

Il a ajouté : "Dans la pratique, ce nombre est relativement important, et il devrait être plus élevé si les autorités ne cachent pas les véritables chiffres sur ce phénomène en raison du silence sur ce sujet".

Il a poursuivi que les autorités parlent de ce phénomène dans de nombreux endroits et secteurs, dans des cas de mort résultant d'incidents différents pour cacher la réalité du suicide.

Les familles des suicidés sionistes ont décidé d'organiser une marche silencieuse pour condamner le silence adopté par leur gouvernement vis-à-vis de l'amplification de ce phénomène, et dans le but de pousser les responsables et les côtés concernés à assumer leurs responsabilités dans le traitement de ce sujet.
))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))
http://www.alterinfo.net/400-a-500-personnes-se-suicident-chaque-annee-en-entite-sioniste_a76468.html
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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 22:28

Al Jazerra, arme de destruction massive


La chaîne Al Jazeera est, comme aurait dit l’autre, née avec des moustaches, au vu des 100 millions de dollars dont elle fut créditée dès sa naissance, en novembre 1996, à partir du holding Al Jazeera Satellite Network. Al Jazeera est, dit-on, concurrente du géant nord-américain CNN, les téléspectateurs arabes et arabophones étant peu réceptifs à la langue anglaise, maintenus dans l’analphabétisme par leurs régimes respectifs. D’autres sources indiquent que CNN est actionnaire d’Al Jazeera.
Ce ne fut donc pas « la petite chaîne qui monte », comme le proclamait le slogan de M6. Quelques mois après sa naissance, Al Jazeera revendiquait déjà 30 millions de téléspectateurs. Mais dès 2001, et grâce à la retransmission exclusive des vidéos que lui faisait parvenir Ben Laden et les sous-chefs d’Al Qaeda, son chiffre d’audience augmenta jusqu’à 50 millions de téléspectateurs. L’audimat ne cessera d’augmenter, comme nous le verrons plus loin.
Et pour prouver son allégeance totale à l’establishment étatsunien, elle se prit à donner la parole aux leaders israéliens, sans contradicteur en face.

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Djamal Benmerad
Samedi 19 Mai 2012


Al Jazerra, arme de destruction massive
La chaîne Al Jazeera est, comme aurait dit l’autre, née avec des moustaches, au vu des 100 millions de dollars dont elle fut créditée dès sa naissance, en novembre 1996, à partir du holding Al Jazeera Satellite Network. Al Jazeera est, dit-on, concurrente du géant nord-américain CNN, les téléspectateurs arabes et arabophones étant peu réceptifs à la langue anglaise, maintenus dans l’analphabétisme par leurs régimes respectifs. D’autres sources indiquent que CNN est actionnaire d’Al Jazeera.
Ce ne fut donc pas « la petite chaîne qui monte », comme le proclamait le slogan de M6. Quelques mois après sa naissance, Al Jazeera revendiquait déjà 30 millions de téléspectateurs. Mais dès 2001, et grâce à la retransmission exclusive des vidéos que lui faisait parvenir Ben Laden et les sous-chefs d’Al Qaeda, son chiffre d’audience augmenta jusqu’à 50 millions de téléspectateurs. L’audimat ne cessera d’augmenter, comme nous le verrons plus loin.
Et pour prouver son allégeance totale à l’establishment étatsunien, elle se prit à donner la parole aux leaders israéliens, sans contradicteur en face.

L’Emir du Qatar, Hamad ben Khalifa Al Thani est, bien entendu, le propriétaire d’Al Jazeera, même s’il se dit que CNN est actionnaire de cette chaîne, ce que nous ne pouvons prouver tant la gestion d’Al Jazeera est pour le moins opaque.

Qui est l’émir Hamad ben Khalifa Al Thani ?

Il est tout ce que la morale réprouve, mais que les dirigeants occidentaux admettent.
L’émir Hamad ben Khalifa Al Thani, diplômé de l'Académie royale militaire de Sandhurst, prend le pouvoir à la suite d’un coup d’Etat entrepris contre son propre père, Khalifa ben Hamad Al Thani ?
Depuis son coup d’Etat réussi, le désormais émir du Qatar ne cessera de donner des gages à l’Occident.
Cet irremplaçable allié de l’Occident pervers est le mari - excusez du peu - de trois épouses qui lui ont donné vingt-quatre enfants, dont 11 garçons et 13 filles. C'est la princesse Mozah qui l'accompagne le plus souvent dans les actes officiels, faisant ainsi figure de princesse consort.
Avec sa première épouse Mariam bint Mohammed Al Thani, il a 2 fils et 6 filles :
• Mishaal ben Hamad Al Thani
• Fahd ben Hamad Al Thani
• Aisha bint Hamad Al Thani
• Hussah bint Hamad Al Thani
• Sara bint Hamad Al Thani
• Rawdah bint Hamad Al Thani
• Fatima bint Hamad Al Thani
• Mashael bint Hamad Al Thani
Avec sa deuxième épouse Mozah bint Nasser al-Missned, il a 5 fils et 2 filles :
• Jassim ben Hamad Al Thani
• Tamim ben Hamad Al Thani (prince héritier)
• Joaan ben Hamad Al Thani
• Khalifa ben Hamad Al Thani
• Mohammed ben Hamad Al Thani
• Al-Mayassa bint Hamad Al Thani
• Hind bint Hamad Al Thani
Avec sa troisième épouse Noora ben Khalid Al Thani, il a 4 fils et 5 filles :
• Khalid ben Hamad Al Thani
• Abdullah ben Hamad Al Thani
• Thani ben Hamad Al Thani
• Al-Qaqa ben Hamad Al Thani
• Lulwaa bint Hamad Al Thani
• Maha bint Hamad Al Thani
• Dana bint Hamad Al Thani
• Al-Anood bint Hamad Al Thani
• Mariam bint Hamad Al Thani
Qu’est Al Jazeera ?

Lancée en novembre 1996 par l’Emir du Qatar Hamad ben Khalifa Al Thani, mais sous la direction des frères franco-israéliens - et surtout sionistes - David et Jean Frydman, qui n’avaient aucune expérience des médias, mais qui avaient la « vertu » d’avoir la double nationalité française et israélienne, la chaîne qatarie Al Jazeera donnait, offrait, à ses débuts, un semblant de neutralité, accordant la parole aux démocrates arabes mais tout en courtisant leurs régimes oppresseurs. Plus tard, les frères Frydman seront les principaux intermédiaires entre les régimes qatari et israélien jusqu’à l’aboutissement de relations diplomatiques entre les deux pays. Excellente tactique pour séduire un public irrité par la langue de bois des chaînes nationales arabes toutes contrôlées par l’Etat. Mais la soudaine et fulgurante ascension de la chaîne ne survint qu’à la suite de sa diffusion exclusive des messages vidéo de Ben Laden.
Dès lors, elle devint la coqueluche des téléspectateurs arabes qui, nous l’avons écrit plus haut, n’avaient, à cause de l’analphabétisme régnant, pas accès à des sources d’information différentes, voire contradictoires.
Al Jazeera dut son premier succès mondial en diffusant les cassettes vidéo de Ben Laden. Quelques mois plus tard, les USA lui demandèrent de mettre l’affaire en sourdine, Ben Laden ayant accompli la mission qui fut confiée par ses parrains US. Ce qu’Al Jazeera fit.
Et comme l’appétit vient en mangeant, surtout lorsque cet appétit, ou cette voracité, est entretenu par les pétrodollars, le groupe Al Jazeera lança cinq sites web : trois sites pour la chaîne Al Jazeera (en arabe, en anglais et en bosnien), un pour Al Jazeera Sport, un pour Al Jazeera Documentary Channel et enfin un pour Al Jazeera Training Center.
Le site d'Al Jazeera Children, le plus dangereux de tous parce qu’il s’adresse à des enfants, vient clore, pour le moment, cette hégémonie médiatique mais non moins islamiste.
A la fin de l’année 2002, deux mois après l’agression étatsunienne de l’Irak, le gouvernement US, à travers M. Colin Powell, alors chef d’Etat-major de l’US Army, demanda à l’émir du Qatar d’ « éviter » de couvrir la situation en Irak. Ce qui fut fait : la chaîne demeura étrangement muette sur l’un des guerres majeures du début du 21ème siècle.
Puis vint le moment où il fallait se débarrasser du PDG de la chaîne, Wahd Khanfar, Wilikeas ayant révélé que celui-ci était un agent en service commandé de la CIA.
L’émir du Qatar, le remplaça au poste de directeur général de la chaîne par un cadre de l’industrie gazière qatarie, le cheikh Hamad ben Jassem Al Tahani qui, membre la famille royale qui, bien que n’ayant aucune expérience dans l’audio-visuel, n’en était pas moins conseillé par des experts es islamisme et, surtout, conseillé par les frères David et Jean Frydman.
Dès lors, la chaîne a ouvertement pris position en faveur du camp impérialiste, d’autant qu’elle était pratiquement la seule source d’information pour les masses arabes qui étaient - et demeurent - tenues largement analphabètes par leurs régimes respectifs qui n’avaient aucun avantage à avoir affaire à un peuple cultivé donc capable de rébellion.
Il suffit de regarder le diagramme ci-dessous pour percevoir l’influence, donc la nocivité de ce groupe.

Re-dès lors, la machine Al Jazeera fonctionna comme une fusée à deux étages ; le premier consistant à fidéliser son public arabe, le deuxième fut de mettre sur orbite ce même public, en conformité avec les desiderata de l’impérialisme US, d’une part, à recruter ce public dans les rangs islamistes, d’autre part, ces deux objectifs étant convergents. En gros l’islamisme. Tout le monde – ou presque – sait que l’islamisme est a-patriote, son objectif suprême étant l’instauration d’un dans les pays musulmans de l‘ordre islamiste…qui n’a rien à voir avec l’Islam, et que cette idéologie vise, selon de prétendus préceptes de la Charia, y établir un régime capitaliste, sous prétexte que le prophète Mohamed aurait énoncé que « Le commerce est une activité honorable ». La Charia étant écrite par plus de 400 copistes, on se demande laquelle est la plus valable. Mais cette version satisfait pleinement l’ultralibéralisme US.

La première tentative du Qatar fut l’Algérie, où le terrain semblait propice, vu l’expérience islamiste de ce pays qui s’ensuivit à la situation vécue durant l’année 1989 à 1999, que les algériens appelèrent « La décennie rouge » et qui fit près de 300.000 mots, victimes des Groupes Islamistes Armés (GIA) et autre Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC)..
Al Jazeera tourna donc des scènes d’émeutes algériennes…au Maroc, à l’aide de figurants payés parla le Qatar mais néanmoins encouragés par les plus hautes autorités marocaines, le Palais royal marocain ne dédaignant pas de jouer un mauvais tour de plus à son ennemi héréditaire l’Algérie.
Al Jazeera diffusa en courbe ces « émeutes » en annonçant que de plus importantes émeutes auraient lieu le 17 septembre en cours, en l’année 2011. Certains sites reprirent cette information sans en vérifier la véracité.
Mais là, la manœuvre du Qatar échoua pour deux raisons essentielles :
1 -Les algériens ne marchèrent pas, conscients que leurs cadets avaient été manipulés durant les fameuses « émeutes populaires » d’octobre 1988 qui firent plus de 400 morts et récupérées par les islamistes.
2 -Deuxièmement, le Qatar, en ce cas, ne faisait que de la surenchère, le régime de Bouteflika étant depuis longtemps entièrement inféodé aux USA.

Mais ce qui distingua le Qatar, ce fut son implication en Libye. Il faut dire, en passant, que l’OCI (Organisation des Pays Islamiques), elle-même sous la coupe des monarchies arabes, donc aux intérêts US, ne fut d’aucun secours au peuple musulman libyen martyrisé.
Après avoir « monté » de soi-disant émeutes en Libye au Maroc à l’aide de figurants marocains relativement bien pays, le Qatar parachuta, deux mois avant « l’insurrection libyenne », 5.000 membres de ses Forces spéciales en Libye, plus précisément dans la région islamiste Cyrénaïque, chargés d’instruire militairement et d’encadrer les militants islamistes très nombreux en cette région - et des tonnes d’armes lourdes et légères, ce qui fit dire à un général algérien, lors d’un colloque tenu au siège du Centre de recherche stratégique et sécuritaire (Crss) d’Algérie, à Ben Aknoun, au mois de mars 2011 : « Qu’on me fasse comprendre comment des manifestants se sont retrouvés dès le début de l'"insurrection" avec des chars ? ». Il va sans dire que ce général était au fait des déversements par le Qatar, par voie aérienne, et de l’OTAN, par voie maritime, de l’impressionnante quantité d’armes au profit des « rebelles » libyens.
Au même moment, Al Jazeera diffusait en boucle des scènes d’émeutes en Libye avant même que celles-ci eurent lieu, dûment organisées par les Forces spéciales du Qatar, grâce à ses images tournées au Maroc.

La nouvelle, mais pas la dernière, cible du Qatar est la Syrie déjà à genoux face à Israël, mais qu’on voudrait couchée. Le même scénario d’image d’ « émeutes » syrienne sont tournées au Maroc - pays qui n’a rien à refuser à cet émirat nain au sabre de géant - diffusées à l’attention des masses majoritairement crédules arabes.

Al Jazeera devrait, pour les droits-de-l’hommistes internationaux - qui s’égosillent à chaque fois que Washington les actionne - être mise en tant que groupe terroriste sur les listes d’organisations internationales et régionales…Mais Washington n’en a pas donné, et n’en donnera jamais, l’ordre. On n’agit pas contre ses intérêts vitaux.



Samedi 19 Mai 2012



http://www.alterinfo.net/Al-Jazerra-arme-de-destruction-massive_a76418.htmllink

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 16:44
Une réponse de Gilad Atzmon à Dominique Vidal (2/2)

La politique identitaire juive et la censure par l’insulte


Comme il l’avait annoncé, l’auteur et musicien d’origine israélienne Gilad Atzmon revient vers l’intellectuel sioniste « pro-palestinien » Dominique Vidal-Sephiha pour préciser le propos de son dernier ouvrage, la Parabole d’Ester. Opposant aux insultes de celui-ci des arguments logiques et dépassionnés, Atzmon démontre que la crispation communautariste consistant en une lecture systématiquement biaisée de la réalité peut-être surmontée au prix d’un certain courage et d’un minimum d’honnêteté intellectuelle.

Réseau Voltaire | Londres (Royaume-Uni) | 18 mai 2012
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Dans cette seconde partie [1] de ma réponse [2] à M. Dominique Vidal [3], je veux revenir sur certaines des phrases de mon livre, La Parabole d’Esther, qu’il a citées, et qui semblent l’avoir tellement bouleversé.

Je souhaite souligner qu’à l’instar de l’ouvrage dans son ensemble, aucun des passages sélectionnés par M .Vidal ne contient de propos racistes. Aucune de ces citations ne parle des juifs en tant que « race », en tant que peuple ou en tant qu’ethnie. Ce qui m’intéresse, ce que je critique, c’est une idéologie et la politique identitaire sur laquelle celle-ci se fonde. Toutefois, la sélection opérée par M. Vidal démontre l’orientation profondément suprématiste et judéo-centrée de l’ancien rédacteur adjoint du Monde diplomatique.

Voici mes réponses en détail :

- « Si « l’argumentaire colonial » a été populaire durant un certain temps, c’est non seulement parce qu’il exonérait les juifs (en tant que peuple) des crimes perpétrés par Israël, mais aussi parce qu’il comportait une promesse : tôt ou tard, l’“État colon israélien” grandirait, sortirait de son cauchemar colonial, et la paix pourrait éventuellement l’emporter » (La Parabole d’Esther, page 28) ;
À vrai dire, j’apprécierais beaucoup que M. Vidal avance ne serait-ce qu’un seul argument à l’encontre de ce plaidoyer pour que la paix s’installe dans la région…

- « Dès lors qu’Israël se définit comme l’“État juif”, nous sommes parfaitement en droit de nous interroger sur la signification réelle des notions de judaïsme, judéité, culture et idéologie juives.  » (La Parabole d’Esther, page 29) ;
Je me demande si M. Vidal pense réellement que ces questions peuvent être éludées, alors qu’elles sont à la base même de toute future négociation de paix. Le caractère juif d’Israël ne devrait-il donc faire l’objet d’aucune recherche ou réflexion intellectuelle ?

- « J’ai franchi certaines lignes jaunes en toute conscience. J’examine philosophiquement les aspects tribaux inhérents au discours juif séculier tant sioniste qu’antisioniste » (La Parabole d’Esther, page 29) ;
Je me demande également si M. Vidal s’oppose à l’examen philosophique en général et par principe, ou si un tel refus concerne uniquement le tribalisme laïc juif, qu’il estime devoir être au-delà de tout questionnement.

- « Le nationalisme juif est un état d’esprit, et une mentalité n’a pas de frontières clairement tracées. En fait, personne ne sait où, exactement, finit la judéité et où commence le sionisme, et vice-versa » (page 30) ;
Si M. Vidal connaît la réponse, s’il sait « où finit la judéité et où commence le sionisme », pourrait-il avoir l’amabilité de nous en informer ?

- « Manifestement, nous n’avons pas affaire seulement à Israël et aux Israéliens. En réalité, nous sommes en conflit avec une philosophie pragmatique extrêmement déterminée qui génère et promeut des conflits internationaux d’une ampleur gigantesque » (page 30) ;
Alors que je tente de calmer la crise d’hystérie de M. Vidal, l’AIPAC – le lobby pro-israélien le plus influent aux États-Unis – mobilise en coulisse et fait pression pour une guerre totale contre l’Iran.

- « Il s’agit en réalité d’une guerre contre une mentalité regrettable qui a pris l’Occident en otage et l’a, tout au moins momentanément, détourné de ses inclinations humanistes et de ses aspirations athéniennes » (page 31) ;
De fait, le temps est venu pour l’Occident de regarder son héritage en termes d’universalisme, de pluralisme et de tolérance. M. Vidal semble opposé à ces valeurs, et je me demande bien pourquoi. Est-il un Occidental, ou pas ?

- « Je compris qu’Israël et le sionisme n’étaient que des sous-parties constituantes d’un problème beaucoup plus vaste, le problème juif » (page 51) ;
Il est temps d’admettre qu’Israël et la diaspora juive ne sont pas des entités séparées. Et il est plus que temps d’examiner les relations entre ces deux entités.

- « Le sionisme n’est pas un mouvement colonialiste ayant des intérêts en Palestine, contrairement à ce que suggèrent certains spécialistes. Le sionisme, en réalité, est un mouvement mondial alimenté par une solidarité tribale sans équivalent entre membres de notre troisième catégorie de juifs  » [4] (page 56) ;
M. Vidal serait bien inspiré de procéder à une petite introspection, et de se demander ce qui le pousse à s’opposer ainsi à mon livre. Est-il réellement d’abord et avant tout un humaniste et un universaliste, ou bien appartient-il à la « 3e catégorie » dont je parle, c’est-à-dire est-il quelqu’un qui s’intéresse en premier lieu aux juifs et à leurs intérêts ?

- « Tout au long des siècles, certains banquiers juifs ont acquis la réputation d’être des partisans et des financeurs de guerres, et même d’une révolution communiste  » (page 66) ;
M. Vidal devrait commencer à accepter que certains faits, dans l’Histoire juive, sont dérangeants. Avoir un passé peut en fait être un sérieux handicap ; néanmoins, Vidal pourrait remarquer que cette citation fait référence à certains juifs et non « aux juifs ».

- « L’Holocauste a été une “victoire sioniste”, exactement de la même manière que tout viol est interprété par les idéologues féministes séparatistes comme une vérification de la validité de leurs théories » (page 85) ;
Comme toutes les autres, cette citation doit être lue dans son contexte. L’holocauste a confirmé le syndrome de stress pré-traumatique, il « prouve » que les juifs ne peuvent être en sécurité parmi les goyim. De la même manière, d’un point de vue séparatiste féministe, chaque cas de viol « prouve » l’idée stupide selon laquelle « tout homme est un violeur en puissance ».

- « En raison de la nature raciste, expansionniste et judéo-centrique de l’État juif, le juif de la Diaspora se trouve intrinsèquement associé à une idéologie intégriste et ethnocentrique, ainsi qu’à une interminable liste de crimes contre l’Humanité. » (page 92) ;
C’est là un fait, et les récents événements survenus à Toulouse le confirment. Inutile de dire que je suis opposé à tout acte contre des civils innocents.

- « En juxtaposant des stéréotypes juifs (ceux que les juifs semblent abhorrer par opposition à ceux que les propagandistes ethniques juifs s’efforcent de promouvoir), on pourrait sans doute mettre en lumière, de manière cruciale, certaines problématiques relatives à l’identité juive » (page 95) ;
Je me demande bien ce qui dérange Vidal dans un tel exercice ? Aura-t-il le courage de partager avec nous les stéréotypes juifs qu’il aime, et ceux qu’il abhorre ?

- « Les antisionistes d’origine juive (cette catégorie peut englober des gens haineux d’eux-mêmes et fiers de l’être, comme moi) sont là pour donner une image de pluralisme idéologique et de souci de l’éthique. » (page 118) ;
Vidal apporte de lui-même la preuve que la citation ci-dessus décrit la réalité. Apparemment, Vidal semble préoccupé par le fait qu’un pluralisme tel que celui-là pourrait ouvrir la porte à une critique réelle susceptible de l’englober, lui, personnellement.

- « Le socialisme juif, comme le socialisme, est une idéologie sans équivalent, ésotérique, avant tout préoccupée des intérêts juifs et de la judéité » (page 124) ;
En effet, je fais la distinction entre le socialisme juif et les socialistes qui se trouvent être juifs de par leur naissance. Ceux-ci constituent une catégorie de gens innocents, alors que les premiers sont mus par le tribalisme, le judéo-centrisme et le racisme. C’est, en fait, une forme édulcorée du national-socialisme, qui était, comme son nom l’indique, à la fois nationaliste et socialiste !

- « Le socialisme et le militantisme progressiste juifs s’intègrent parfaitement dans le projet sioniste. En tant que parties constitutives du projet sioniste, ils ont pour rôle de rassembler les âmes perdues parmi les juifs humanistes et de les ramener à la maison pour Hanouka » (page 125) ;
Manifestement, avec moi, ça ne marche pas.

- « Le débat entre les sionistes et les soi-disant “juifs antisionistes” n’a strictement aucun impact sur Israël ni sur la lutte contre la politique israélienne. Il a pour seule fin de maintenir le débat “au sein de la famille”, tout en semant davantage de confusion chez les Goyim. Cela permet aux militants juifs ethniques prétendument “progressistes” d’affirmer que “tous les juifs ne sont pas sionistes”. Cet argument de peu de poids a pourtant réussi à faire voler en éclats toute critique du lobbying juif ethnocentrique qui a pu être exprimée au cours des quatre décennies passées. » (page 157) ;
C’est vraiment triste, mais c’est vrai : le sionisme n’a pas grand-chose à voir avec la politique israélienne. Comme je l’affirme dans mon livre, le sionisme est un discours intrinsèque de la diaspora juive.

- « Quand il s’agit de “passer à l’action” contre les soi-disant “ennemis du peuple juifs”, les sionistes et les “juifs antisionistes” se comportent comme un seul homme, comme un seul peuple, pour la bonne raison qu’ils sont effectivement un seul et même peuple » (page 157) ;
C’est là une description fidèle de l’action menée par Vidal. Cet homme s’oppose lui-même à mon livre à l’instar d’un sioniste patenté.

- « Le légendaire Matzpen progressiste et les néoconservateurs réactionnaires ont recours au même concept abstrait, non sans prétendre à l’universalité, pour justifier rationnellement le droit juif à l’autodétermination et à la destruction de tout pouvoir régional édifié par les Arabes et l’islam » (page 166) ;
Il est bien triste de constater que tant le Matzpen que les Néocons prêchent la même idéologie de l’interventionnisme moral, les uns et les autres sachant mieux que quiconque ce qui est bon pour des Arabes. Toutefois, cela n’a rien d’une simple coïncidence.

- « Très souvent nous entendons dire à propos de juifs de gauche que leur affinité pour les problèmes humanitaires résulte de leur “héritage humaniste juif”. Plus d’une fois, j’ai moi-même expliqué que c’est là un mensonge absolu. Il n’existe pas d’héritage juif de cette nature. Déterminés qu’ils sont par des préceptes tribaux, tant le judaïsme que l’“idéologie juive” sont exempts de toute éthique universelle » (page 172) ;
Je suggère à Vidal la lecture de Yishayahou Leibovitch. Aussi embarrassant que cela paraisse, le judaïsme n’est pas fondé sur une éthique universelle. Pour autant que je sache, il n’existe aucun texte qui prêcherait une morale juive séculière et universelle. Quand des juifs progressistes s’expriment au nom de valeurs juives universelles, ils mentent, tout simplement. Soit ils ignorent leur héritage culturel, soit ils embobinent consciencieusement le bon peuple.

- « Le vol interminable de la Palestine au nom du peuple juif fait partie d’un continuum spirituel, idéologique culturel et pratique entre la Bible, l’idéologie sioniste et l’État d’Israël sans oublier ses zélotes d’outremer. Israël et le sionisme (…) ont institué le pillage promis par le Dieu hébreu dans les écritures saintes judaïques » (page 182) ;
Je m’interroge : le soi-disant « anti »sioniste Vidal remet-il en question l’affinité entre le projet sioniste d’émigration des juifs en Palestine et le récit du retour biblique en Palestine tel qu’il est évoqué par le Deutéronome ?

- « On dirait que l’armée israélienne, en rayant de la carte le nord de la bande de Gaza, en janvier 2009, mettait en application le verset du Deutéronome 20:16 ; de fait, elle n’a “laissé la vie à rien de ce qui respire”. » (page 184) ;
Comment le soi-disant « anti »sioniste Vidal explique-t-il l’assassinat de près de 1 500 civils palestiniens durant l’opération Plomb durci ? Ne s’agissait-il pas là d’un crime perpétré dans l’esprit du Deutéronome ?

- « Le vol et la haine imprègnent l’idéologie politique  [5] juive contemporaine, que celle-ci soit de gauche ou de droite » (page 185) ;
Eh oui, c’est bien triste. Je suis d’accord avec Vidal, et pourtant, je ne comprends pas pour quelle raison il s’acharne à réduire au silence le seul livre qui expose cette complexité inhérente au noyau de l’idéologie et de la culture juive contemporaine.

- « Alors que le contexte biblique judaïque est plein de références à des faits violents habituellement commis au nom de Dieu, dans le contexte national et politique juif contemporain les juifs tuent et volent en leur propre nom, au nom de l’autodétermination, de la “politique de la classe laborieuse”, de la “souffrance juive” et de leurs aspirations nationales » (page 185) ;
Je partage l’avis de Vidal ; c’est effectivement préoccupant. C’est bien pourquoi j’ai écrit un livre à ce sujet (l’expression “politique de la classe laborieuse” fait référence au Bund, mouvement socialiste juif, qui est discuté dans mon livre).

- « Si Shlomo Sand est dans le vrai (…), si les juifs ne sont pas une race et s’ils n’ont rien voir avec le sémitisme, alors l’“antisémitisme” est formellement un mot vide de sens. Autrement dit, la critique du nationalisme, du lobbying et du pouvoir juifs ne peut être considérée comme autre chose qu’une critique légitime d’une idéologie, d’une politique et d’une praxis. » (page 212) ;
Nous y voilà ! Si Sand est dans le vrai, alors Vidal nous fait perdre notre temps ; il a tort, et voilà tout. Inutile de préciser que je pense que Sand a raison sur ce point.

- « Il m’a fallu des années pour comprendre que l’Holocauste, cette croyance centrale de la foi juive contemporaine, n’était pas un récit historique, dès lors que les narrations historiques n’ont que faire de la protection de la loi et des politiciens. » (page 215) ;
Vidal est-il en mesure de citer un quelconque autre récit ayant besoin d’être protégé par la loi ? J’entrevois tout au plus quelques textes religieux et politiques. L’Histoire et la vérité n’ont pas besoin de la protection des lois.

- « La religion de l’Holocauste est de toute évidence judéo-centrique jusqu’à la moelle. Elle définit la raison d’être juive. Pour les juifs sionistes, elle signifie un épuisement total de la Diaspora et elle fait du Goy un assassin irrationnel en puissance. Cette nouvelle religion juive prêche la revanche. Il pourrait s’agir de la religion la plus sinistre de tous les temps car, au nom de la souffrance juive, elle délivre des permis de tuer, d’écraser, de nucléariser, d’annihiler, de piller, d’épurer ethniquement. Elle a fait de la vengeance une valeur acceptée en Occident. » (page 216) ;
La notion de religion de l’Holocauste a été créée par le regretté philosophe israélien Yeshayahou Leibowitz. Elle a ensuite été reprise par le Professeur Adi Ophir, qui a écrit Les Dix Commandements de la religion de l’Holocauste. Inutile de préciser que si l’Holocauste est effectivement une religion, alors je préfère rester athée.

- « La religion de l’Holocauste est le stade final, conclusif, de la dialectique juive (…) Au lieu d’avoir besoin d’un Dieu abstrait pour désigner les juifs en tant que peuple élu, dans la religion de l’Holocauste, les juifs se passent de ce divin intermédiaire et ils s ‘élisent eux-mêmes. » (page 217) ;
Manifestement, Vidal s’est élu lui-même pour nous dire ce qui est casher et ce qui ne l’est pas. Mais pour remporter ce débat, Vidal devra développer une argumentation, ce qu’il n’a pas encore fait jusqu’ici.

- « Ceux qui tentent de réviser l’Histoire de l’Holocauste sont victimes de mauvais traitements des grands prêtres de cette religion (…) Nous ne sommes pas autorisés à y toucher, pas plus qu’il ne nous est permis de l’examiner. » (page 220) ;
Certes. La question à poser à Vidal est celle de savoir s’il pense que l’Histoire doive être mise sous scellés ?

- « La religion de l’Holocauste était déjà bien établie très longtemps avant la Solution finale (1942), bien avant la Nuit de Cristal (1938), les Lois de Nuremberg (1936) et même avant la naissance d’Hitler (1889). La religion de l’Holocauste est sans doute aussi ancienne que les juifs le sont eux-mêmes.  » (page 221) ;
C’est réellement un fait. La peur juive des persécutions et de la destruction est aussi ancienne que les juifs eux-mêmes. Vidal ne peut pas y faire grand-chose, si ce n’est se libérer lui-même et libérer les juifs de troisième catégorie qui lui sont contemporains en reconnaissant que l’Holocauste appartient au passé et que son destin personnel pourrait lui aussi être entre ses mains.

- « La morale de cette histoire [celle d’Esther] est très claire : si les juifs veulent survivre, ils ont intérêt à infiltrer les arcanes du pouvoir. À la lumière du Livre d’Esther, de Mardochée et de Pourim, l’AIPAC et la notion de “pouvoir juif” semblent l’incarnation d’une idéologie profondément biblique et culturelle. » (page 226) ;
Vidal a raison. J’ai oublié de faire référence au lobby pro-israélien français, ainsi qu’au rôle direct que Bernard-Henri Lévy a joué dans de récentes guerres interventionnistes.

- « L’authenticité historique du Livre d’Esther est très largement remise en cause par la plupart des biblistes contemporains (…) Autrement dit, toute considération morale mise de côté, la tentative de génocide décrite est fictive. » (page 226) ;
Vidal veut-il que nous traitions la Bible comme un document historique ? Son ignorance est-elle donc sans limites ?

- « Le Livre d’Esther esquisse une identité exilique. Il provoque le stress existentiel et constitue un prélude à la religion de l’Holocauste. » (page 227) ;
En effet, et ce fait pourrait expliquer à lui seul la collaboration extensive entre les sionistes et les nazis tout au long de la seconde guerre mondiale. Vidal pourrait consacrer un peu de temps à étudier les documents rassemblés par Lenni Brenner, un archiviste juif enthousiaste, ainsi qu’un anti-sioniste : 51 Documents : Zionist Collaboration With the Nazis.

- « Tant dans Exode que dans le Livre d’Esther, l’auteur du texte réussit à prédire le genre d’accusations qui allaient être jetées contre les juifs pour les siècles à venir, telle que la recherche du pouvoir, le tribalisme et la tricherie. De manière choquante, le texte d’Exode fait penser à une prophétie de l’Holocauste nazi (…) Pourtant, aussi bien dans Exode que dans le Livre d’Esther, au final, ce sont les juifs qui tuent. » (page 227-228) ;
Dans une certaine mesure, cela va même plus loin : tant l’Exode que le Livre d’Esther prophétisent les accusations portées par Vidal contre Atzmon. S’agit-il d’une simple coïncidence ? Je ne le pense pas. La réaction de Vidal à mon intervention est aussi ancienne que la tribu.

- « Il m’a fallu des années pour comprendre que mon arrière grand-mère n’avait pas été transformée en “savonnette” ou en “abat-jour” contrairement à ce qu’on m’enseignait en Israël. Elle a sans doute péri d’épuisement ou du typhus, ou peut-être a-t-elle été victime d’un mitraillage collectif (au cours de ce qu’on appelle la Shoah par balles). C’était assurément triste et tragique, mais cela n’est pas très différent du sort qu’ont connu des millions d’Ukrainiens qui ont eu à apprendre le sens réel du mot communisme. Le sort de mon arrière grand-mère n’a pas été très différent de celui de centaines de milliers de civils allemands tués dans un bombardement aveugle cyniquement orchestré, pour l’unique raison qu’ils étaient allemands. » (page 248) ;
Je me demande ce qui dérange Vidal dans l’affirmation ci-dessus. Pense-t-il réellement que la mort de mon arrière grand-mère juive est plus importante que celle de n’importe quelle autre arrière grand-mère ? Pense-t-il vraiment, à l’instar du rabbin Ovadia Youssef, qu’une vie juive a plus de valeur que toute vie non juive ?

- « Soixante-six ans après la libération du camp d’Auschwitz, nous devrions pouvoir poser la question du “pourquoi”. Pourquoi les juifs étaient-ils haïs ? [6] Pourquoi les peuples européens se sont-ils levés pour faire la guerre à leurs voisins ? Pourquoi les juifs sont-ils haïs au Moyen-Orient, où ils avaient sûrement une chance d’ouvrir une nouvelle page de leur histoire ? S’ils avaient envisagé de le faire, comme le clamaient les pionniers du sionisme, pourquoi ont-ils échoué ? Pourquoi l’Amérique a-t-elle durci ses lois d’immigration au plus fort du danger pour les juifs européens ? Nous devons aussi nous demander à quoi servent, au juste, les lois sanctionnant le négationnisme de l’Holocauste ? Qu’entend cacher la religion de l’Holocauste ? Tant que nous ne nous poserons pas de questions, nous serons assujettis aux sionistes et à leurs complots. Nous continuerons à tuer au nom de la souffrance juive. » (page 249) ;
Le temps n’est-il pas venu, pour Vidal, d’essayer de nous apporter quelques réponses ? Pourquoi les juifs ont-ils été ainsi haïs ? Pourquoi la plupart des Allemands sont-ils d’accord avec ce qu’a écrit M. Gunther Grass ? [7] Pourquoi mon livre a-t-il reçu le soutien des humanistes et des intellectuels les plus importants, à l’intérieur de notre discours ? Et pourquoi, lui, Dominique Vidal, ne voit-il pas pourquoi ces gens, soutiennent ma croisade pour la vérité ?

- Et les dernières lignes de l’épilogue du livre sont les suivantes : « Je ne saurais laisser passer l’opportunité qui m’est ici offerte de remercier du fond du cœur ma demi-douzaine de détracteurs juifs marxistes qui m’ont harcelé, moi et ma carrière musicale, nuit et jour, des années durant, et sans lesquels je n’aurais jamais pris toute la mesure de la profondeur de la férocité tribale. Ce sont ces activistes juifs soi-disant “antisionistes” qui m’ont appris infiniment plus de choses que n’importe quel sioniste enragé au sujet de la véritable signification pratique – ô combien dévastatrice – de la politique identitaire juive. » (page 268).
Je suis heureux d’ajouter M. Vidal à la liste croissante de mes détracteurs ; sa réaction à mon livre, tout comme son attitude nous offre un aperçu du caractère morbide du sionisme.

Du fond du cœur, merci M. Vidal.

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La parabole d’Esther : Anatomie du Peuple Élu
Editions Demi Lune

Traduction française de l’ouvrage de Gilad Atzmon « The Wondering Who ? » est disponible dans la boutique en ligne du Réseau Voltaire.

http://www.voltairenet.org/La-politique-identitaire-juive-et%2c174213

[1] « La politique identitaire juive et la censure par l’insulte, 1ère partie », par Gilad Atzmon, Réseau Voltaire, 13 avril 2012.

[2] « Les protocoles de Gilad Atzmon », par Dominique Vidal, La Feuille de Chou, 5 avril 2012.

[3] « Les fantassins français de Salam Fayyad », par Pierre-Yves Salingue, Réseau Voltaire, 31 août 2010.

[4] Le passage mis en évidence en caractères gras a été laissé de côté par M. Vidal ; nous l’avons rajouté, car il est essentiel pour comprendre ce qu’exprimait l’auteur.

[5] Là encore, M. Vidal occulte le mot qui donne sa signification à la phrase, (le mot « politique »)

[6] Ici, M. Vidal oublie une note de l’auteur qui est pourtant signifiante ; la voici : « Loin de moi l’idée de laisser entendre qu’ils méritaient la haine qu’on leur portait à l’époque ; il n’est pas question de blâmer les victimes. Par ailleurs, les juifs ne sont pas les seules victimes de ce conflit. »

[7] « Ce qui doit être dit », par Günter Grass, Réseau Voltaire, 10 avril 2012.

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 16:42

Coup d’État manqué du Qatar au Koweït

Réseau Voltaire | 7 mai 2012
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La police du Koweït a arrêté un groupe d’agents du Qatar chargés de renverser l’émir al-Sabah IV.

Les documents saisis attestent de l’organisation du complot par l’émir Hamad bin Khalifa al-Thani du Qatar. Des copies de ces documents ainsi que des procès-verbaux judiciaires ont immédiatement été transmises par le Koweït à l’Arabie saoudite.

L’émir al-Sabah IV a demandé une réunion d’urgence du Conseil de coopération du Golfe, dont le Qatar fait partie.

L’émir Hamad bin Khalifa al-Thani a lui-même pris le pouvoir dans son pays, en renversant son père, l’émir Khalifa ben Hamad Al Thani, aujourd’hui réfugié en Suisse.

En 2008, il a empêché l’élection par le Parlement libanais du général Michel Aoun comme président et est parvenu à négocier celle du général Michel Sleiman. Peu après, il est venu l’introniser au Parlement libanais, non sans avoir eu soin d’écarter de la cérémonie le président sortant Émile Lahoud.

Le monarque wahhabite a également joué un rôle central dans le renversement du « guide » Mouammar el-Khadafi en Libye, et plus récemment dans les tentatives de renversement du président Bachar el-Assad en Syrie.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 14:31


Victoire !

http://www.france-palestine.org/VICTOIRE

La commission centrale de la direction de la grève de la faim des prisonniers palestiniens, réunie à la prison d’Ashkelon, a validé l’accord transmis par le médiateur égyptien et qui prenait en compte l’essentiel de leurs revendications : fin du dossier de la détention administrative (les détenus concernés seront jugés ou libérés), fin des mesures de mise à l’isolement, fin de la privation de visite pour les familles de Gaza…

 

C’est là une très grande victoire.

 

Le gouvernement israélien et l’administration pénitentiaire ont été contraints de faire droit aux revendications des prisonniers palestiniens après des semaines de lutte et une longue journée de négociations ce 14 mai. Cette victoire est celle des prisonniers qui, en entamant avec une totale détermination une grève de la faim préparée de longue date, ont fait la preuve de leur haut niveau d’organisation et de conscience politique.

 

Elle n’a pu être menée que par l’union de toutes les forces politiques et a apporté la preuve que l’unité nationale est déterminante pour faire reculer les autorités israéliennes. Elle est, par là même, la victoire de tous les Palestiniens qui ne lui ont pas ménagé leur soutien. Elle est intervenue malgré le mutisme des pays européens et des Etats-Unis, et a rencontré le soutien de l’opinion internationale en dépit d’un incompréhensible et injustifiable black-out médiatique.

 

Elle constitue un puissant encouragement à la résistance civile et populaire du peuple palestinien tout entier et un appel à renforcer le mouvement international de solidarité pour que justice lui soit rendue.

 

Le Bureau national de l’AFPS, le 14 mai 2012

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 14:29

Commemorating the Nakba in 2012

This year’s commemoration of the Nakba (or ‘catastrophe’ in Arabic) is marked with actions by the Israeli state and its Zionist counterparts that reflect their continuing inability to conquer the indomitable spirit of the Palestinian liberation struggle or the solidarity it inspires from so many around the world.
 
Below are some of the current examples of Palestinian struggle, the forms of repression imposed, and actions you can take to express your solidarity with their struggle for self-determination.   
 
More than 2,000 Palestinian Political Prisoners on Hunger Strike
Tha"ir Halahleh is on the seventy-six day of his hunger strike. According to the British Medical Association, death generally occurs between day 55 and 75 of a hunger strike. Here is the powerful letter Halahleh has written to his daughter
 
In an extraordinary act of collective resistance, more than 2,000 Palestinian prisoners began an open-ended hunger strike on 17 April 2012. The hunger strike (named ‘the battle of empty stomachs’) is a protest against Israel's unjust arrest procedures, arbitrary detention, abusive interrogation and inhuman prison conditions. Read here about the strike
 
May 17 marks a month of hunger striking by Palestinian political prisoners in Israeli jails.

Join a global 24-hour hunger strike in front of Israeli embassies, consulates and UN offices on Thursday, May 17. 


Stop the Wall Offices Raided a Second Time
Stop the Wall is one of the most vibrant organizations of human rights defenders in Palestine, and has been promoting, for almost ten years, civil resistance and advocacy campaigns against the Wall and in defense of Palestinian rights to self determination.
 
On Tuesday, May 8, their offices were raided for the second time. This is the same day that the Israeli High Court rejected the appeals of Palestinian hunger strikers Bilal Diab and Tha’’ir Halahleh, imprisoned without charge and without trial, effectively condemning them to death. Israel fears popular resistance so it intensifies repression. This is the day Israeli authorities chose to escalate their repression against the Stop the Wall grassroots network of civil resistance against the Wall and the settlements. This raid is also a challenge to the powerful work they’ve done for a decade and their  organizing for a World Social Forum - Free Palestine in November of this year in Porto Alegre. 

Contribute to support the work of Stop the Wall and help pay for property damage.  


Boycott, Divestment and Sanctions continue
On April 24th, the New York Times published a dangerous and slanderous ad paid for by the David Horowitz 'Freedom Center.' The ad invokes the Nazi holocaust in order to attack supporters of BDS, specifically professors who have signed the USACBI mission statement. This slanderous attack on proponents of BDS reveals that our movement is gaining strength, and that the opposition to BDS recognizes this. 
 
Click here to read an Open Letter from the U.S. Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (USACBI).
 
Sign the IJAN petition in defense of those who bravely promote justice for Palestinians and against the egregious misuse of the legacy of the holocaust.

____________________________________

On May 17, join people around the world to stand with Palestinian political prisoners and support their demands.

International Jewish Anti-Zionist Network

Argentina :: Canada :: England :: Europe :: India :: Israel :: United States


ijan@ijsn.net :: www.ijsn.net

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 19:37

La judaïsation de Jérusalem


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Mardi 27 Mars 2012 - 08:42 CHronique: "Lamentations"


La judaïsation de Jérusalem a récemment occupé une place prépondérante dans les médias arabes et musulmans, et elle fait l'objet de déclarations nombreuses de responsables et chefs d'Etat au motif que l'avenir de la ville préoccupe ceux qui se soucient des lieux saints islamiques et chrétiens qui s'y trouvent. De récentes conférences à Doha et à Beyrouth ont publié des déclarations confirmant l'identité arabe de Jérusalem et la nécessité de protéger les lieux saints, au même titre que les monuments culturels et historiques qui caractérisent la ville.
Pendant que cette rhétorique puissante en défense de Jérusalem se répandait, les bulldozers israéliens créaient de nouvelles routes dans la ville et préparaient le terrain pour la construction de nouvelles unités de logement pour des colons juifs illégaux, Israël poursuivant rapidement sa politique de judaïsation.

Par Abdel Sattar Kassem
Le docteur Abdel Sattar Kassem est professeur en science politique à l'Université nationale an-Najah de Naplouse.

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Abdel Sattar Kassem
Mercredi 28 Mars 2012


La judaïsation de Jérusalem

Nous entendons souvent des dirigeants et des médias arabes dire qu'il y a une conspiration sioniste pour la judaïsation de Jérusalem, déclarations habituellement suivies de critiques acerbes du sionisme, d'Israël et de ses partisans, sans savoir exactement les détails du complot. Ils croient qu'il y a une conspiration en coulisses, mais Israël ne judaïse pas Jérusalem en cachette ou en secret ; les manœuvres israéliennes ont lieu au vu et au su de tous, et nul besoin de longues explications. Israël confisque la terre palestinienne et démolit les maisons palestiniennes à la vue du monde et des médias. Les preuves sont disponibles, et depuis longtemps, dans des livres, des magazines, des journaux et des émissions de télévision.

Les plans du processus de judaïsation de la ville de Jérusalem remontent à 1918, lorsque le général britannique Edmond Allenby a convoqué l'ingénieur William McLean pour qu'il développe un plan de réorganisation de la ville. En 1919, les autorités du Mandat britannique et le mouvement sioniste naissant ont demandé à Patrick Geddes d'élaborer un schéma directeur pour Jérusalem. Des aménagements ont eu lieu jusqu'en 1948 et à nouveau de 1967 jusqu'à aujourd'hui.

Il est important de noter que les plans d'Israël sont publiés et disponibles au public, mais il semble que les Arabes n'aiment pas lire et qu'ils pensent qu'ils libèreront Jérusalem par des discours. Les projets d'Israël au sujet de la vieille ville et de ses environs sont clairs, et comprennent les détails sur les zones résidentielles, rues, attractions touristiques, institutions publiques, marchés et parcs, parkings, hôtels, écoles, stades, etc. Comme ils sont clairs pour ce qui concerne les zones résidentielles pour les Arabes, et le pourtour de la vieille ville, dont l'ancien cimetière musulman et Silwan. Autrement dit, il n'y a rien de nouveau, pour les médias, à découvrir et à révéler, rien qui n'ait déjà été divulgué.

Bien que les plans israéliens soient publiés et détaillés, les dirigeants palestiniens et arabes ne passent "à l'action" que lorsque les médias israéliens et occidentaux parlent de la mise en œuvre de nouveaux projets dans la ville sainte. Par exemple, il est manifeste qu'Israël a ébauché les plans de démolition des maisons de Silwan il y a longtemps, mais les réponses palestiniennes et arabes n'apparaissent qu'en même temps que les bulldozers. Ce fut aussi le cas pour le secteur Jabal Abu Ghneim (maintenant la colonie illégale HarHoma), représenté sur les croquis israéliens comme une colonie "dans la banlieue de Jérusalem", mais les leaders arabes n'ont exprimé leur préoccupation qu'après qu'Israël ait commencé à préparer le terrain pour la construction des logements.

L'influence des médias pour révéler la politique israélienne de judaïsation ne devient perceptible que lorsque les gens voient les chantiers de construction dans les nombreuses colonies éparpillées dans toute la Cisjordanie occupée, tranquillement et sans aucun bruit. Ces logements ne soulèvent aucune inquiétude parmi les dirigeants arabes ou palestiniens, ni dans les médias arabes et palestiniens, même si tout le monde peut les voir, et que les passants les voient grandir de jour en jour. Ceci m'amène à me demander si ces leaders feraient ou diraient quoi que ce soit si Israël mettaient en œuvre ses plans sans couverture médiatique. Je ne crois pas. Les responsables arabes et palestiniens n'agissent en défense de Jérusalem que lorsqu'ils sont embarrassés, et non parce qu'ils veulent sauver la ville. Si l'inverse était vrai, n'entendrions-nous leur indignation qu'après le démarrage des projets israéliens ?

Depuis 1948, les actions arabes concernant Jérusalem Est se sont centrées sur les questions suivants :

a) Sous le régime jordanien, la municipalité de Jérusalem a développé deux plans pour le secteur oriental de la ville, en 1962 et en 1965, dans lesquels ils ont identifié des zones résidentielles et industrielles, mais Israël s'est emparé de la ville en 1967.

b) Depuis 1967, les Arabes ont déposé des plaintes auprès des Nations Unies contre Israël à Jérusalem Est, et plusieurs résolutions non contraignantes ont été émises par l'Assemblée générale et le Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui demandaient à Israël de ne pas changer le caractère de la ville sainte et de cesser toutes procédures en cours dans ce sens. Israël les a ignorées et a poursuivi la mise en œuvre de ses plans, au vu et au su du monde entier, et les Arabes continuent à vouloir aller à tout prix à l'ONU. Par exemple, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a exprimé son intention d'aller à l'ONU pour faire stopper la judaïsation de Jérusalem.

c) Des Arabes palestiniens ont essayé d'implanter des projets immobiliers à Jérusalem Est après 1967, comme le projet Nusseibeh, mais ils n'y ont généralement pas donné suite à cause des actions d'Israël et de ses attaques sur l'immobilier palestinien.

d) Les initiatives arabes se sont largement focalisées sur des déclarations condamnant et dénonçant la politique de judaïsation adoptée par Israël, et sur l'allocation de quelques subventions de soutien à la population de Jérusalem. Certains de ces subventions ont déjà été distribuées et investies de manière adéquate.

Photo
Février 2012, les troupes sionistes attaquent la Mosquée Al-Aqsa



Parallèlement à sa politique de judaïsation, Israël s'est acharné à mettre les Palestiniens dans une position d'insécurité aux niveaux économique, du logement et physique. Des taxes disproportionnées par rapport aux niveaux des revenus ont été imposées et les Palestiniens sont sous pression économique pour les contraindre à rejoindre le marché du travail israélien, et devenir ainsi dépendants de l'occupation pour gagner leur vie. Ils lient l'avenir économique de leurs enfants à Israël, qui les empêche de rénover leurs maisons et impose des règles très strictes sur les permis de construire, que ce soit pour agrandir les maisons existantes ou en construire de nouvelles. Israël n'hésite pas à démolir leurs maisons, qu'elles aient un permis de construire de l'époque jordanienne, ou qu'elles n'en aient pas de la municipalité de Jérusalem, qui exécute la politique de judaïsation de l'Etat. Israël poursuit également les Palestiniens pour des raisons politiques et sécuritaires, et arrête nombre d'entre eux sous "détention administrative", multipliant les fouilles et créant un climat de terreur.

Israël maintient la population palestinienne dans l'incertitude dans l'espoir qu'elle parte d'elle-même (le "transfert silencieux") et beaucoup l'ont fait. Ils n'ont pas pu supporter la pression constante et ont préféré déménager dans d'autres parties de la Cisjordanie occupée. D'autres sont partis à l'étranger.

En même temps, Israël s'emploie à fournir des garanties aux Juifs pour les encourager à vivre à Jérusalem, Est et Ouest, et d'y rester sans qu'ils aient envie d'en partir. C'est ainsi qu'il procure un emploi à tous ceux qui sont en âge de travailler, et des logements dans les colonies illégales à des conditions financières très avantageuses.

Cette question est le point précis illustrant que les Israéliens vont trop loin, et les Arabes pas assez. Israël comprend l'importance de la question de la sûreté, alors il précarise les Palestiniens et rassure les Juifs. Les Palestiniens, quant à eux, ont été conduits à croire qu'ils pouvaient se reposer sous occupation et non pas mettre les Israéliens sous toutes formes de pression pour qu'ils y réfléchissent à deux fois avant de s'installer à Jérusalem Est. Beaucoup d'Arabes pensaient que la solution aux problèmes de la population de Jérusalem était l'argent, sans se rendre compte que l'argent peut affluer dans les coffres israéliens grâce aux politiques fiscales de Tel Aviv. Des fonds arabes ont aidé la population de Jérusalem jusqu'à un certain degré, mais ils ont aussi stimulé la trésorerie israélienne.

Il est important de renforcer l'esprit patriotique de la population de Jérusalem en valorisant son sentiment d'appartenance et de loyauté, et en guidant les individus et les groupes vers la résistance économique, le refus de la normalisation dans des circonstances très anormales, et l'opposition à la judaïsation. Ceci ne veut pas dire que la population de Jérusalem n'est pas patriote, mais que des programmes faisant la promotion de la conscience nationale devraient être mis en place par l'OLP et les factions palestiniennes ; ceci amplifierait le sentiment de sûreté des Palestiniens et réduirait celui des Israéliens. Les politiques arabes doivent contrer les politiques israéliennes.

Malheureusement, l'accent mis sur l'argent a conduit à la corruption financière, et a nui à la population de Jérusalem et à la cause de sa ville. Il est aussi regrettable que quelques dirigeants censés défendre Jérusalem aient déjà reconnu Israël et normalisé les relations ; ils donnent un mauvais exemple de patriotisme.

L'argent seul ne sauvera pas Jérusalem ; elle a besoin des gens. S'ils sont solides d'un point de vue patriotique, psychologique et idéologique, alors les fonds renforceront leur position. Mais s'ils sont impuissants, alors toutes les subventions du monde ne les aideront pas ; seuls les peuples peuvent maintenir une cause en vie. Ce n'est pas un secret, pour la plupart des Palestiniens, que le but des Israéliens, et des Arabes et des Palestiniens qui collaborent avec eux, est de conquérir la Palestine et de transformer les Palestiniens en consommateurs sans réelle existence humaine.

En raison de l'incapacité des Arabes et des Palestiniens à faire face à Israël d'une manière que ses dirigeants comprennent, il continuera à judaïser Jérusalem en se moquant totalement des conférences et des déclarations arabes. Le président de l'Autorité palestinienne n'aura pas d'autre choix que de courir aux Nations Unies et d'exhorter les Arabes à visiter Jérusalem, avec un permis israélien pour prier à la Mosquée Al-Aqsa sous bonne garde armée israélienne.

S'il faut prier avec autorisation israélienne et sous les fusils, pourquoi la récompense d'une prière à Al-Aqsa serait-elle tellement plus grande qu'une prière dans n'importe quelle autre mosquée ? (1)


(1) Pour les Musulmans, une prière à Al-Aqsa vaut 500 prières dans une mosquée ordinaire.


Photo
Le professeur Abdel Sattar Kassem



Source : Middle East Monitor

Traduction : MR pour ISM

http://www.alterinfo.net/La-judaisation-de-Jerusalem_a73748.html

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 19:35

The Judaisation of Jerusalem

http://www.middleeastmonitor.org.uk/articles/arab-media/3550-the-judaisation-of-jerusalem

 

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The Judaisation of Jerusalem

Unfortunately, the focus on money has led to financial corruption, harming the people of Jerusalem and their city's case.

The Judaisation of Jerusalem has occupied a prominent place in the Arab and Muslim media recently, and is the focus of many statements made by officials and heads of state on the grounds that the city's future concerns those who care about Islamic and Christian holy sites there. Recent conferences in Doha and Beirut released statements confirming Jerusalem's Arab identity and the need to protect the holy places as well as cultural and historical monuments which characterise the city.

While this powerful rhetoric in defence of Jerusalem was being uttered, Israeli bulldozers were creating new roads in the city and preparing the ground for the construction of more housing units for illegal Jewish settlers; Israel was proceeding apace with its Judaisation policy.

We often hear from Arab leaders and the Arab media that there is a Zionist conspiracy for the Judaisation of Jerusalem; this is usually followed by harsh criticism of Zionism, and Israel and its supporters, without knowing the exact details of the plot. It is believed that there is a behind-the-scenes conspiracy, but Israel is not Judaising Jerusalem behind closed doors or in secret; Israel's moves are plain for all to see, with no need for long explanations. Israel confiscates Palestinian land and demolishes Palestinian homes in full view of the world and the media; the evidence has been available for many years in books, magazines, newspapers and television programmes.

Plans for the Judaisation process for the city of Jerusalem go way back to 1918 when Britain's General Edmund Allenby summoned engineer William McLean to develop a plan for the city's re-organisation. In 1919, the British Mandate authorities and nascent Zionist movement asked Patrick Geddes to develop a masterplan for Jerusalem. Developments took place up until 1949 and again in 1967 until today.

It is important to note that Israel's plans are published and can be viewed by the public, but it seems that the Arabs do not like to read and think that they will liberate Jerusalem through frequent speeches. Israel's plans regarding the old city and its surroundings are clear, and include the details of residential areas, streets, tourist attractions, public institutions, markets and parks, car parks, hotels, schools, arenas, etc. It is also clear with respect to residential areas for Arabs, and the direct vicinity of the old city including the old Muslim cemetery and Silwan. That is, they do not leave anything for the media to discover and reveal; there's nothing new that has not been disclosed in advance.

Although the Israeli plans are published and detailed, Palestinian and Arab leaders are only provoked into "action" when the Israeli and Western Media talk about the implementation of new projects in the holy city. For example, it is clear that Israel drafted plans to demolish homes in Silwan a long time ago but Palestinian and Arab responses only appeared when the Israeli bulldozers did. This was also the case with Jabal Abu Ghneim (now known as the Har Homa illegal settlement), which is shown in Israeli drawings as a settlement/"neighbourhood of Jerusalem", but the Arab leaders only expressed concerns after Israel began preparing the ground to build housing units.

The influence of the media in publicising Israel's Judaisation policy becomes clear when people see housing units being built in many of the settlements scattered across the occupied West Bank quietly and without any noise. These units do not raise any concerns among Arab or Palestinian leaders, or in the Arab and Palestinian media, even though they are clear to everyone and passersby can see them getting bigger day by day. This leads me to ask if such leaders would do or say anything at all if Israel implemented its plans with no media coverage. I think not. Arab and Palestinian leaders only take action to defend Jerusalem out of embarrassment and not through any motivation to save the city. If the opposite was true, would we only hear their outrage after Israeli projects begin?

Since 1948, Arab action regarding East Jerusalem has focused on the following issues:

a) Under Jordanian rule, the Jerusalem municipality developed two plans for the eastern sector of the city in 1962 and 1965, in which they identified residential and industrial areas but the city was taken over by Israel in 1967.

b) Since 1967, Arabs have been submitting complaints to the UN against Israel in East Jerusalem, and a number of non-binding resolutions have been issued by the UN General Assembly and Security Council, which call upon Israel not to change the character of the holy city and to stop all procedures it's carrying out in this regard. Israel has ignored these and continued to implement its plans in full view of the world, and the Arabs still insist on going to the UN. For example, the Palestinian Authority President, Mahmoud Abbas, has expressed his intention to go the UN to have the Judaisation of Jerusalem stopped.

c) Palestinian Arabs have tried to implement housing projects in East Jerusalem post-1967, such as the Nusseibeh project, but they have usually not proceeded because of Israel's actions and its assault on Palestinian housing.

d) Arab efforts have focused largely on words of condemnation and denunciation of the Judaisation policy Israel has adopted, and to allocate some funds to support the people of Jerusalem. Some of these funds have already been distributed and invested in a proper manner.

Alongside its Judaisation policy, Israel has worked on putting the Palestinians in an insecure position on the economic, housing and physical levels. Taxes have been imposed which are disproportionate to income levels, and the Palestinians are pressured economically to join the Israeli work force and become dependent on the occupation to earn a living. They are tying their children's economic future to Israel, which has prevented them from restoring their homes and imposed very strict rules on building permits, whether for adding rooms to existing buildings, or building new ones. Israel does not hesitate to demolish their homes, whether licensed since the Jordanian era, or unlicensed by the Jerusalem municipality, which carries out the state's Judaisation policy. Israel also went after people for political and security reasons, and arrested many under "administrative detention", tightening searches and creating an atmosphere of terror.

Israel is interested in maintaining this uncertainty for the Palestinian population in the hope that they will leave voluntarily ("silent transfer"), and many have done so. They have been unable to bear the constant pressure, and have preferred to move to other parts of the occupied West Bank; others have moved overseas.

At the same time, Israel is working to provide security for Jews in order to encourage them to live in Jerusalem, both East and West, and to stay there without any thoughts of leaving. Thus, it has worked consistently to provide work for all those of working age, and has provided them with housing in the illegal settlements on very easy financial terms.

This issue is the precise point illustrating that the Israelis are going too far and the Arabs not far enough. Israel understands the importance of the security issue so it has made the Palestinians insecure and strengthened security for the Jews. The Palestinians, meanwhile, have been led to believe that they can relax under occupation and not put the Israelis under any kind of pressure to make most think twice before moving into East Jerusalem. Many Arabs thought that the solution to the problems of the people of Jerusalem was money but did not realise that cash can be drained into Israeli coffers through Tel Aviv's fiscal policies and taxes. Arab funds have helped the people of Jerusalem to a certain degree, but they've also boosted the Israeli treasury.

It is important to strengthen the patriotic spirit of the people of Jerusalem by raising their sense of belonging and loyalty, and guiding individuals and groups towards economic resistance, the rejection of normalisation in very abnormal circumstances, and standing up to Judaisation. This does not mean that the people of Jerusalem are not patriotic, but that programmes promoting national consciousness should be put in place by the PLO and Palestinian factions; this would raise the sense of security among Palestinians, and reduce it for Israelis. Arab policies must be aimed against Israeli security policies.

Unfortunately, the focus on money has led to financial corruption, harming the people of Jerusalem and their city's case. It is also regrettable that some leaders who are supposed to defend Jerusalem have already recognised Israel and normalised relations; they set a bad example of patriotism.
Jerusalem cannot be saved by money alone; it needs the people. If they are patriotically, psychologically and ideologically sound, then funds will strengthen their position. But if they are incapable, then all the funds in the world will not help them; only people can keep a cause alive. It is no secret to most Palestinians that the goal of the Israelis, and those Arabs and Palestinians who collaborate with them, is to conquer Palestine and transform Palestinians into consumers without any real human existence.

Due to the inability of the Arabs and Palestinians to confront Israel in a way that its leaders understand, it will continue the Judaisation of Jerusalem with total indifference to Arab conferences and statements. The President of the Palestinian Authority will have no option but to run to the United Nations and to urge Arabs to visit Jerusalem, with an Israeli permit to pray in Al-Aqsa Mosque under Israeli guns. When Israel refuses the permits and uses the guns, what worth then for a prayer in Al-Aqsa being rewarded so much more than in other mosques?



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http://www.middleeastmonitor.org.uk/articles/arab-media/3550-the-judaisation-of-jerusalem

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 15:00

http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&v=r1l4VnS9uQY&NR=1

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 12:37

Un plan saoudo-qatari pour détruire le Liban et l’Irak


L’Arabie saoudite et le Qatar vivent des moments difficiles. En effet, la défaite de leur projet en Syrie place les dirigeants des deux pétromonarchies dans des situations embarrassantes. Et il semble que pour compenser leurs pertes considérables en Syrie, ils projettent de s’en prendre au Liban et à l’Irak.

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Pierre Khalaf / Ghaleb Kandil
Mardi 27 Mars 2012


Un plan saoudo-qatari pour détruire le Liban et l’Irak
Les dirigeants saoudiens et qataris sont très inquiets des nouveaux rapports de force qui naitront sur la scène arabe de la victoire du président Bachar al-Assad dans la guerre mondiale qui a été lancée contre lui. Cette victoire s’illustre dans le repli des États-Unis, qui ne supporte aucune interprétation, et qui a constitué une gifle sans précédent dont la douleur est décuplée par la mutation constitutionnelle et politique en cours en Syrie après l’adoption des réformes. La suprématie de la Syrie sera consacrée non seulement par sa transformation en démocratie authentique, mais aussi par le fait qu’elle reste le seul pays arabe à soutenir officiellement la Résistance à Israël, et disposant d’un réseau d’alliances régionales et internationales. Une position qui a enragé les monarques du pétrole qui cherchaient une occasion pour rendre publiques les relations qu’ils entretiennent secrètement avec l’État hébreu depuis des décennies, et proclamer la constitution d’une alliance contre l’Iran.

La victoire du président Assad est comme un coup de massue sur la tête pour les dirigeants de Riyad et de Doha qui ont dépensé, selon des experts, quelque 30 milliards de dollars pour armer, entrainer et financer les gangs terroristes en Syrie et pour acheter des positions régionales et internationales soutenant la guerre déclenchée contre Damas.

L’autre vertu qui provoque la colère des dynasties des Séoud et des Thani est le fait que les réformes engagées par Bachar al-Assad vont transformer la Syrie en modèle de démocratie qui tranchera avec les systèmes tyranniques et absolutistes qui gèrent leurs pétromonarchies. La tentative a échoué de désigner le Conseil de coopération du Golfe « dirigeant de la Révolution arabe » et organe de tutelle servant les intérêts israélo-américains au Moyen-Orient.

Les indices matériels et politiques montrent que les dirigeants du Golfe veulent réactiver un plan de sabotage à grande échelle contre le Liban et l’Irak pour compenser leurs pertes en Syrie. Ce plan s’inscrit dans le cadre des directives israélo-américaines visant à empêcher que l’axe Iran-Irak-Syrie-Liban se transforme en système régional hostile aux États-Unis et à Israël. Le but est d’empêcher une continuité géographique, une coopération politique et une complémentarité économique entre ces États, ou du moins de l’entraver. Car une telle alliance inaugurerait une transformation stratégique régionale vécue comme un cauchemar par l’État hébreu et le Golfe.

Dans le cadre de ce plan, des groupes takfiristes sont réactivés en Irak, de même que les discours communautaires dans ce pays. L’escalade des attentats terroristes ces derniers temps et l’exacerbation des discours extrémistes appelant au partage de l’Irak en entités fédérales, illustrent ce plan.

Au Liban, le plan consiste à rassembler les gangs terroristes, à leur créer des camps, et des chambres d’opérations, pour les transformer en forces combattantes, dirigées par le Courant du Futur et les Forces libanaises. Ce plan a été accéléré après que le pouvoir syrien ait franchi une étape importante sur la voie de la stabilisation sécuritaire dans le pays.

Les experts s’attendent à l’échec du plan saoudo-qatari. Surtout que le royaume wahhabite est confronté à une échéance interne difficile qui le contraindrait à retourner toute son énergie vers l’intérieur. Mais le plan se poursuit et s’articule autour de deux axes :

- Rassembler les groupuscules takfiristes et salafistes dans un cadre unique.

- Réintégrer Walid Joumblatt dans la coalition du 14-Mars, afin de torpiller la majorité actuelle.

Le timing du revirement de Joumblatt sera décidé par l’Arabie saoudite, qui l’a informé que la réconciliation avec le prince Mokren, chef du service de renseignements saoudiens, et le retour du financement saoudien, dépendent de son revirement total. Le leader druze a été informé que ses injures contre la Syrie et son président, et ses appels à la sédition aux druzes syrien, ne sont pas suffisants pour lui faire réintégrer les rangs du 14-Mars. Pour retrouver les faveurs et les dollars saoudiens, Joumblatt doit redevenir l’ennemi de la Résistance

Moscou et Pékin enterrent l’unilatéralisme américain grâce à la résistance de la Syrie

La déclaration adoptée par le Conseil de sécurité sur la Syrie constitue un tournant dans les équilibres internationaux et dans la position des États-Unis et de l’Occident des événements en Syrie. L’unilatéralisme américain a officiellement été enterré le mercredi 21 mars.

Pour la première fois depuis l’invasion de l’Irak en dehors du cadre des Nations unies. Washington s’est plié au principe du partenariat à l’intérieur du Conseil de sécurité et a reconnu un rôle déterminant pour la Russie et la Chine dans la définition des choix internationaux, après avoir pratiqué une politique unilatérale depuis la chute de l’Union soviétique, en 1991.

Le texte du Conseil de sécurité appuie la mission de l’émissaire onusien Kofi Annan, dont le plan ne prévoit pas le départ du président Bachar al-Assad, comme l’exigeait le plan de la Ligue arabe, auquel d’ailleurs il n’est pas fait allusion.

Le texte exhorte le gouvernement syrien et l’opposition syrienne à « œuvrer de bonne foi » avec M. Annan, et à « appliquer intégralement et immédiatement » son plan de sortie de crise « dans le cadre d’un processus politique dirigé par les Syriens dans le but de régler les aspirations légitimes du peuple ». Il est demandé au pouvoir syrien de « désigner un négociateur doté de toutes les prérogatives lorsque l’émissaire le lui demandera ». Mais le texte ne comporte aucune menace ou ultimatum.

Le Conseil de sécurité demande « un arrêt effectif de toutes les formes de violence armée par toutes les parties ». Il s’agit d’une reconnaissance implicite par les pays occidentaux de la présence d’une opposition armée qui combat le régime syrien.

Le fait que des sources proches du pouvoir syrien, citées par plusieurs médias libanais et arabes, aient vu dans la déclaration une « prédominance des points positifs », tandis que le Conseil national syrien (CNS, pro-occidental) l’a condamné, est un signe que les ennemis du régime sont confus et embarrassés, alors que le pouvoir, lui, semble satisfait.

Cette déclaration marque, incontestablement, un recul de la part des pays Occidentaux dans leur approche de la crise syrienne. Le régime syrien et son président sont reconnus comme interlocuteurs et comme parties prenantes dans toute solution politique. Par conséquent, le rôle de Moscou et de Pékin comme acteurs essentiels et incontournables dans cette partie du monde est consacré, alors que l’objectif de Washington et de ses alliés était de les évincer, comme ils l’ont fait en Libye.

Ce changement dans les rapports de force internationaux n’est pas seulement dû à l’attitude de Moscou et de Pékin mais aussi, et surtout, à la capacité de résistance de la Syrie, dont le régime a prouvé qu’il disposait d’une forte assise populaire, d’institutions solides et d’une armée soudée.

REVUE DE PRESSE

Revue de presse

- As Safir (Quotidien libanais proche de la majorité-23 mars 2012)

La mission de l’émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe en Syrie, M. Kofi Annan, a été victime, hier, d’une sérieuse tentative de sabotage de la part du ministre turc des Affaires étrangères, M. Ahmet Davutoglu, dont le pays s’apprête à accueillir, le 1er avril, la deuxième conférence des « Amis de la Syrie ». Le chef de la diplomatie turque a exprimé des doutes sur l’utilité de traiter avec le régime syrien « dont le maintien en place est impossible, contre la logique et l’Histoire. »

Le Conseil national syrien (CNS) s’est pour sa part chargé de rejeter la déclaration du Conseil de sécurité des Nations unies, appelant toutes les parties à l’arrêt de la violence et jetant les bases d’un dialogue politique global. Selon le CNS, cette déclaration accorde au régime une opportunité supplémentaire pour « réprimer la contestation ».

Par ailleurs, un développement important est intervenu hier avec la menace du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) de transformer toutes les régions peuplées de Kurdes en « champ de bataille » si les troupes turques pénètrent en Syrie. Le chef du PKK pour la région a annoncé que les troupes turques se préparaient à envahir le territoire syrien.

De son côté, Moscou a annoncé qu’elle attendait, demain, la visite de M. Kofi Annan, qui se rendra ensuite à Pékin.

A Téhéran, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ramin Mahmanbrest, a commenté l’adoption par le Conseil de sécurité d’une déclaration sur la Syrie en affirmant que « l’Iran soutient tout projet qui ne viole pas la souveraineté de la Syrie ». Il a ajouté que « l’Iran appuie le projet qui correspond aux aspirations du peuple syrien et met en œuvre des réformes annoncées par le président Bachar al-Assad. »

Enfin, la porte-parole du département d’État américain, Victoria Nolend, a déclaré que la secrétaire d’État, Mme Hillary Clinton, participerait à la conférence des « Amis de la Syrie ». Selon elle, cette conférence sera axée sur les moyens « de mettre un terme à la violence, acheminer l’aide humanitaire et lancer un processus politique susceptible d’assurer un transfert pacifique du pouvoir. »

- As Safir (21 mars 2012)
Daoud Rammal

Une source libanaise bien informée proche des ambassadeurs occidentaux affirme que les présidents américain, Barak Obama, et français, Nicolas Sarkozy, avaient entamé la bataille du renouvellement de leur mandat au rythme de leur guerre ouverte pour faire tomber le chef de l’État syrien Bachar al-Assad. Et ils n’ont pas lésiné sur les moyens pour atteindre cet objectif : utilisation d’Al-Qaïda et des combattants libyens, transfert d’armes et d’argent aux insurgés, couverture médiatique etc…

Toutefois, le veto de la Russie et de la Chine au Conseil de Sécurité a choqué Paris et Washington et à mis un terme au monopole américain au Moyen-Orient. Cette nouvelle donne a poussé les États-Unis et la France à réviser leur stratégie afin de limiter leurs pertes. Ceci explique les déclarations inattendues du directeur de la CIA, qui a confirmé ce que tout le monde savait mais que son pays a tenté d’ignorer : Al-Qaïda est responsable des attentats terroristes et kamikazes qui ont frappé les villes syriennes de Damas, Alep et Homs, et que l’organisation avait infiltré l’opposition syrienne. C’est dans ce même contexte que s’inscrivent les propos du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, qui a mis en garde contre l’armement de l’opposition syrienne, évoquant le risque de guerre civile. Le coup fatal aux opposants du régime syrien est venu de l’Amérique. Il a été suivi d’une déclaration du secrétaire général de l’Otan, en visite en Turquie, qui a dit que non seulement l’Alliance atlantique n’interviendrait pas en Syrie, mais n’utilisera pas la force militaire pour ouvrir des corridors humanitaires pour les blessés et les réfugiés syriens.

Paris et Washington pratiquent actuellement une opposition médiatique au régime syrien dans l’attente d’un règlement politique à la crise, qui leur permettra de sauver la face, surtout que la Russie a mis un terme à l’unilatéralisme américain. Parallèlement à cette position russe, la Chine a conditionné la demande adressée par l’UE à Pékin afin qu’elle achète 500 milliards d’euros de sa dette souveraine pour sauver l’Europe, à la prise en considération de l’opinion et de la position de la Chine dans toutes les questions internationales.

- An Nahar (Quotidien libanais proche du 14-Mars)
Khalil Fleihane (20 mars 2012)

Le gouvernement libanais ne s’est pas réuni une seule fois pour mettre en place un plan stratégique pour contrer les dangers potentiels qui menacent le pays, en provenance d’Israël ou d’autres pays, notamment la Syrie. Une lacune inexplicable en dépit des avertissements du secrétaire général de l’Onu qui, dans ses rapports sur les résolutions 1701 et 1559, a mis en garde contre d’éventuelles conséquences sécuritaires négatives de la crise syrienne sanglante.

Le pays du cèdre représente d’ailleurs un terrain d’autant plus fertile que le pays est polarisé autour de la crise syrienne qui n’a pas manqué d’ailleurs de susciter des protestations syriennes sur l’infiltration d’armes au profit des rebelles. D’ailleurs les campagnes médiatiques autour de ce sujet n’ont fait qu’envenimer le clivage sur cette question.

Devant cet état de fait, les milieux diplomatiques ont fait part de leur étonnement de voir qu’aucun responsable libanais n’a encore évoqué un plan préventif susceptible de protéger le pays, soulignant que les autorités officielles se contentent de faire part de leur position consistant à se tenir à l’écart par rapport à ce qui se passe en Syrie.

Les diplomates ne cachent pas, par ailleurs, leurs craintes d’une éventuelle attaque israélienne contre les centrales nucléaires iraniennes. Une telle agression risque en même temps d’enflammer le front du Sud dans une tentative de la part de l’État hébreu de détruire les dépôts d’armes du Hezbollah, les responsables israéliens devant désormais craindre l’arsenal accumulé par le parti.

- Al Akhbar (Quotidien libanais proche de la majorité-22 mars 2012)

Des sources bancaires ont assuré que le but principal de la mission à Beyrouth du secrétaire d’État adjoint au Trésor américain chargé de la lutte contre le terrorisme et le renseignement financier, David Cohen, était d’adresser des menaces au Liban s’il se montre indulgent à l’égard des sanctions prises contre la Syrie, notamment dans le secteur bancaire. Ces mêmes sources ont révélé que lors de sa réunion, mardi, avec des banquiers libanais, M. Cohen a insisté sur le fait que les « États-Unis ne plaisantent pas dans leur menace », ajoutant qu’en cas de découverte de moyens permettant à l’Iran et à la Syrie de contourner, par le Liban, les sévères sanctions imposées par l’Amérique, l’Europe et les pays arabes, le secteur bancaire libanais « en pâtirait ». Toutefois, ces sources ont nié que le responsable américain ait révélé des informations en sa possession sur des violations commises par des banques libanaises.

Il est clairement apparu que M. Cohen a insisté, lors de ses rencontres politiques et bancaires, sur la nécessité d’encercler et d’étouffer le secteur bancaire syrien en empêchant les individus et les institutions liés au régime syrien d’échapper aux sanctions grâce au secteur bancaire libanais ».

- Al Akhbar (19 mars 2012)
Ghassan Saoud

L’ancien patriarche maronite Nasrallah Sfeir avait été nommé avec le plein appui du Vatican, comme c’est le cas aujourd’hui avec le patriarche Béchara Raï. La réaction du leader des Forces libanaises (FL) Samir Geagea avait été alors la même qu’aujourd’hui. Il aurait préféré l’élection d’un autre candidat. En 1988, Bkerké a reçu un message macabre : le corps de son secrétaire, Monseigneur Khreich.

Khreich était politiquement opposés aux FL. Il avait convaincu le Vatican de rejeter les liens étroits qui existaient alors entre les chrétiens et Israël et abhorrait les atrocités commises par la milice.

Le spectre Khreich nous hante aujourd’hui parce que la raison politique de la crise entre Geagea et Rai est similaire à celle qui a causé la rupture entre lui et Khreich. La crise a aussi sa face cachée : deux questions spécifiques concernant les FL et l’Église maronite.

La première consiste à unir les rangs des chrétiens sous une même bannière pour leur protection. Ici, Rai a frappé son premier coup. Il a affirmé que le commandement des chrétiens est sien. Il a consacré Bkerké comme une ombrelle pour toutes les forces chrétiennes. C’est là-bas et non pas à Maarab qu’on y discute de la loi électorale et qu’on y formule des recommandations.

La seconde concerne l’image des FL comme institution pionnière dans la gestion des affaires chrétiennes : médias, coopératives, assurances, solidarité sociale…

Aujourd’hui, Mgr Raï est en train de réorganiser Bkerké dans ce qui semble être un mini-Vatican. Le patriarche a créé 15 nouveaux départements : mariage et affaires familiales, écoles, santé, organisation et planification, relations avec les institutions étatiques et relations étrangères... Chaque département a été doté d’un bureau à Bkerké et d’un budget. Par ailleurs, sur les cinq évêques ordonnés récemment, deux sont proches du Courant patriotique libre (CPL), un des Marada, et l’autre des FL. Le cinquième, Elias Sleiman, est Syrien.

Un prêtre de Kaslik dit que Geagea devra faire face à des difficultés dans sa tentative de recruter certains des prêtres pour créer -comme Aoun l’a fait pendant le règne de Sfeir- une « cellule théologique » politiquement alignée sur les FL. Selon ce prêtre, Geagea sera confronté à trois principaux obstacles. Tout d’abord, le Vatican apporte un soutien total à Rai. Deuxièmement, après une période de désunion pendant l’ère Sfeir qui a permis à Michel Aoun de jouer sur les contradictions, les différents ordres monastiques sont désormais rassemblés autour de Bkerké. Enfin, le Patriarche Sfeir a porté les couleurs des FL et s’est éloigné du programme du Vatican pour la réforme, pour lequel il a été élu. Cela n’arrivera pas avec Rai. Tous ceux qui le connaissent bien, et surtout ceux qui fréquentent le Vatican, peuvent en témoigner

Un récent sondage réalisé par Centre de recherche et d’information de Beyrouth montre qu’une majorité de chrétiens approuvent l’ouverture de Bkerké sur le Hezbollah. Sur les 625 sondés, 76,2% étaient en faveur du patriarche, 18,9% s’y sont opposés, et de 4,9% n’ont pas répondu. Lorsqu’ils étaient interrogés sur le document d’entente entre le Hezbollah et le CPL, seuls 55,4% étaient favorables.

Lorsqu’on leur demande lequel des États suivants est un ami du Liban : 23% choisissent la France, 19,2% la Syrie, 8% l’Iran, 5,5% l’Arabie saoudite, 4% les Etats-Unis.

- Al Hayat (Quotidien saoudien édité à Londres-23 mars 2012)
Kamil Tawil

Un an après le début de la révolution syrienne, il apparait clairement que la dimension « jihadiste » commence à occuper une place de plus en plus prépondérante dans les rangs des révolutionnaires, bien que la majorité de ceux-ci n’ont pas porté les armes pour des raisons « idéologiques » mais ont fait dissidence de l’armée en raison de la terrible répression. Si l’Armée syrienne libre (ASL) demeure la force militaire principale face aux forces du régime, il n’en reste pas moins que les « jihadistes » s’efforcent d’organiser leurs rangs dans un cadre unifié. « Le front du soutien » (jabhat al-Nosra), qui a revendiqué une série d’attaques qualifiées de « kamikazes » contre les troupes gouvernementales est sans doute le groupe le plus important. Et on ne sait pas grand-chose sur ce groupe, à part les vidéos diffusées par son organe de communication « l’institution al-Manara pour la production médiatique », qui diffuse d’habitude les communiqués des branches d’Al-Qaïda. Le régime syrien affirme combattre des groupes liés à cette organisation, alors que ses détracteurs l’accusent de vouloir ternir l’image de la révolution.

Les communications de Jabhat al-Nosra précisent que l’émir de ce groupe s’appelle Abou Mohammad al-Joulani, surnommé « Al-Fateh ». Il avait proclamé Homs "ville des martyrs", récemment.

- Al Hayat (22 mars 2012)
Paris, Randa Takieddine

Des sources françaises connaissant bien le Liban assurent que la situation dans ce pays reflète la volonté des forces proches du régime syrien et la majorité au pouvoir, avec à sa tête le Hezbollah, ainsi que l’opposition représentée par la coalition du 14-Mars, de maintenir le calme. Personne ne souhaite que la crise syrienne ne soit transportée au Liban. Cependant, des sources diplomatiques se disent inquiètes de comptes bancaires appartenant à des individus proches du régime syrien ou liés à des activités du Hezbollah. Il s’agirait de fonds appartenant à des Libanais d’Afrique.

Ces mêmes sources confirment les propos du gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, sur la suspension des activités des branches des banques libanaises en Syrie. « Toutefois, des milieux américains font état de suspicions autour de certains dépôts dans des établissements libanais et d’une activité de groupes proches du régime syrien, ajoute les sources. Les banques libanaises sont très prudentes à ce sujet et les pays occidentaux ne veut pas provoquer la ruine du Liban en adoptant des sanctions contre le secteur bancaire libanais. »

Les mêmes sources poursuivent que des milieux syriens proches du régime et qui ont œuvré dans le domaine économique avec le président Bachar al-Assad transmettent des messages assurant que le régime syrien a la possibilité de résister économiquement face aux sanctions, et soulignent que l’agriculture a donné de bons résultats cette année. Il n’y a pas de pénurie alimentaire dans la campagne syrienne pour les habitants. De plus, les réserves en devises ont sensiblement baissé mais elles étaient très élevées par rapport à la taille du pays. « Certes, les sanctions économiques affaiblissent le pays, mais elles ne sont pas décisive », ajoute-t-on de même source.

- L’Orient-Le Jour (Quotidien libanais francophone proche du 14-Mars) (23 mars 2012)

Dix-neuf ambassadeurs sur un total de 23 étaient présents : ceux de l’Union européenne, de France, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, de Belgique, d’Autriche, du Danemark, de Hollande, de Bulgarie, de Chypre, de Tchéquie, de Grèce, de Finlande, de Hongrie, de Pologne, de Roumanie et de Slovaquie.

La réunion a été qualifiée de « positive » par l’ambassadrice de l’Union européenne, Angélina Eichhorst. Cette dernière a souligné que la discussion, qui a porté sur des sujets importants, notamment la situation en Syrie et la question des réfugiés en provenance de ce pays, était exhaustive, profonde et franche.

« J’ai insisté auprès du général Aoun sur le fait que le Liban est un partenaire important pour nous. Nous encourageons ce pays à effectuer les réformes politiques, administratives, économiques et sociales », a-t-elle dit.

« À la lumière des développements qui ont lieu dans les pays voisins, nous estimons que le Liban devrait transformer les défis en opportunités, de manière à ce qu’il soit à l’avant-garde en matière de consolidation de la démocratie et de développement économique et social durable », a-t-elle ajouté.

Et de relever que les diplomates européens sont conscients de la position sensible du Liban par rapport à son voisin, soulignant qu’ils ont fait part de leur souhait de voir le Liban respecter ses engagements internationaux, accueillir et aider les réfugiés syriens et s’abstenir de refuser l’accès du pays à l’opposition syrienne.

- Haaretz (Quotidien israélien-20 mars 2012)

Selon l’armée israélienne, des centaines de combattants du Hezbollah se sont rendus en Syrie et en Iran pour s’initier au maniement de nouveaux missiles sol-air. Deux phénomènes l’inquiètent, le transfert de grosses quantités de missiles de ce type et celui d’armes chimiques et biologiques.

Les dirigeants de l’armée estiment que l’utilisation par le Hezbollah de ces armes pourrait mettre en péril sa suprématie aérienne. « Le potentiel d’escalade au Liban est énorme, et le Hezbollah continue de se renforcer, notamment en terme de missiles longue portée, décisifs sur le champ de bataille », explique un officier supérieur. « Nous devrons trouver des réponses adéquates car cette nouvelle donne pourrait nous conduire à modifier notre politique de représailles ».

Pour cet officier, l’ingérence de l’Iran au Liban s’est accrue de manière exponentielle et cela bien avant le début de la rébellion en Syrie. « Plus Assad sera en difficulté, plus les transferts s’accroitront ».

Selon les estimations de l’armée israélienne, trois bataillons syriens sont en charge de l’exploitation de missiles de type SA-17, des missiles russes à moyenne portée. La Syrie a également un énorme arsenal de missiles sol-sol à longue portée. L’armée israélienne est certaine que le Hezbollah, lui aussi, possède aujourd’hui des centaines de missiles à longue portée, y compris, entre autres, des Scud et des M600.

http://www.voltairenet.org/Un-plan-saoudo-qatari-pour http://www.voltairenet.org/Un-plan-saoudo-qatari-pour


http://www.alterinfo.net/Un-plan-saoudo-qatari-pour-detruire-le-Liban-et-l-Irak_a73661.html

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