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Noesam@voila.fr

  • : sionazisme
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  • : Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
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Israèl est contre TORAH

*"Les sionistes me dégoûtent autant que les nazis."
(Victor Klemperer, philologue allemand d'origine juive, 1881-1960)

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L’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël constitue une révolte contre la volonté divine, contre la Torah, une révolte qui a engendré une vague interminable de violence et de souffrance. À l’occasion de la fondation de l’État hérétique, les juifs fidèles à la Torah pleurent cette tentative d’extirper les enseignements de la Torah, de transformer les juifs en une « nation laïque » et de réduire le judaïsme au nationalisme.......Nous déplorons les tragédies que la révolution sioniste a provoquées chez les Palestiniens, notamment des déportations, l’oppression et la subjugation..Que nous méritions que cette année toutes les nations, en acceptant la souverainet

é divine, puissent se réjouir dans une Palestine libre et dans une Jérusalem libre! Amen. Offert par Netouré Karta International : www.nkusa.orglink

                                               


   

 


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FATHER OF SIONAZISJACOB HITLER

La prétendue ascendance juive d'Hitler: Une "explication" par la haine de soi
Une publication parue cette semaine a attiré mon attention. Il s’agit ni plus ni moins de la généalogie d’Adolf Hitler qui aurait des ascendants juifs !! Dans son article, Gilles Bonafi présente une fiche des Renseignements généraux que le magazine Sciences et Avenir a publié en mars 2009, et où on peut clairement lire le deuxième prénom d’Hitler : Jacob. Adolf Jacob Hitler serait le petit-fils de Salomon Mayer Rothschild. Cette information a été divulguée par deux sources de très haut niveau : Hansjurgen Koehler officier d’Heydrich, qui était lui-même l’adjoint direct d’Heinrich Himmler et Walter Langer le psychiatre qui a réalisé le profil psychologique d’Hitler pour l’OSS, les services secrets US pendant la Seconde Guerre mondiale.
SOURCE ;alterinfo

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 14:51
La guerre mondiale contre la démocratie

Résistance politique: Soyons ces graines sous la neige…

“C’est le refus d’abandonner que le pouvoir pourri craint par dessus tout, car il sait que c’est la graine plantée sous la neige.” ~John Pilger~
 
Nous avons traduit ici le dernier (et superbe) article en date de John Pilger. Un des tous derniers grand reporters indépendants nous démontre s’il en était encore besoin, la futilité et l’illusion d’un système politique corrompu et totalement déliquescent. Il nous sensibilise à la descente aux enfers totalitaires de l’occident dans sa folie dominatrice et

hégémonique.
Au sujet de l’histoire de Lisette et des habitants expulsés des îles Chagos dans les années 1960 (afin d’établir la base militaire américaine sur l’îlede Diego Garcia), Pilger a réalisé en 2004, un superbe reportage: “The Stealing of a Nation”  (“Le vol d’une nation” ) que l’on peut visionner sur son site internet, comme la quasi totalité de ses reportages du reste, disponibles gratuitement sur son site.
John Pilger est un grand monsieur du vrai journalisme documentaire, un journalisme qui n’existe plus. Son discours lors de la réception du prix de la paix dans sa ville de Sydney en 2009 est d’anthologie et devrait être traduit en toute les langues.
C’est toujours avec grand plaisir et émotion que nous traduisons ses textes simples, nobles et percutants.
Merci Mr Pilger !
– Résistance 71 –
 
La guerre mondiale contre la démocratie
 
Par John Pilger
http://www.johnpilger.com/articles/the-world-war-on-democracy
Lisette Talate est décédée l’autre jour. Je me rappelle d’une fine femme à l’intelligence aiguisée qui masquait sa peine avec une détermination qui était une présence en elle-même. Elle était la personnification de la résistance des peuples à la guerre contre la démocratie. Je l’ai d’abord entr’aperçu dans un film du bureau des colonies datant des années 1950, à propos des gens des îles Chagos, une petite nation créole vivant à mi-chemin entre l’Afrique et l’Asie dans l’Océan Indien. La caméra se déplaçait dans des villages fourmillant, une église, une école, un hôpital, construits dans un endroit phénoménal de beauté naturelle et de paix. Lisette se rappelle du producteur du film lui disant à elle et ses amies adolescentes: “Continuez à sourire les filles !”
Assise dans sa cuisine de l’île Maurice plusieurs années plus tard, elle dit: “On n’avait pas besoin de me demander de sourire. J’étais une enfant heureuse, parce que mes racines descendaient profondément dans ces îles, mon paradis. Mon arrière grand-mère était née là-bas, j’ai fait 6 enfants là-bas. Voilà pourquoi ils ne pouvaient pas nous jeter légalement en dehors de nos maisons; ils devaient nous terrifier pour que nous partions ou nous forcer à partir. Au début, ils ont essayé de nous affamer. Les vaisseaux de ravitaillement cessèrent de venir, ensuite ils ont répandu les rumeurs que nous serions bombardés, puis ils se sont retournés contre nos chiens.”
Au début des années 1960, le gouvernement travailliste (NdT: les “socialistes” britanniques) d’Harold Wilson acquiesça secrètement à une demande de Washington pour que l’archipel des Chagos, une colonie britannique, soit “nettoyée” et “aseptisée” de ses 2 500 habitants afin qu’une base militaire puisse être construite sur l’île principale de l’archipel, l’île de Diego Garcia. “Ils savaient que nous étions inséparables de nos animaux domestiques”, dit Lisette, “quand les soldats américains sont arrivés pour construire la base, ils firent reculer leurs gros camions jusqu’aux baraques de briques dont nous nous servions pour préparer les noix de cocos; des centaines de nos chiens avaient été emprisonnés dedans. Ils les ont gazé avec des raccords fait à leur pots d’échappement. On pouvait les entendre hurler.”
Lisette, sa famille et des centaines d’insulaires furent mis de force sur un vieux bateau à vapeur rouillé à destination de l’île Maurice, distante de 4 000 km. Ils devaient dormir dans les cales contenant du fertilisant: de la merde d’oiseaux. La météo était dure, tout le monde était malade; deux femmes firent des fausses-couches. Larguée sur les quais de Port Louis, les deux plus jeunes enfants de Lisette Jollice et Régis, moururent à une semaine d’intervalle. “Ils sont morts de tristesse”, dit-elle. “Ils avaient tout entendu et ont vu l’horreur du gazage de nos chiens. Ils savaient qu’ils quittaient leur maison pour toujours. Le médecin de Maurice nous a dit qu’il ne pouvait pas guérir la tristesse.”
Cet acte fut fait dans le plus grand des secrets. Dans un document d’archive officiel, sous le titre de “Maintenir la fiction”, le conseiller juridique du ministère des affaires étrangères exorte ses collègues de camoufler leurs actions en “reclassifiant” la population comme étant une population “flottante, nomade” et de “refaire les règles au fur et à mesure”. L’article 7 des statuts du TPI dit que “la déportation ou le transfert forcé de populations” est un crime contre l’humanité. Que la Grande-Bretagne ait commis un tel crime en échange d’une ristourne de 14 millions de dollars sur un sous-marin nucléaire américain Polaris, n’était pas dans l’agenda d’un groupe de correspondants de la “défense” qui furent envoyés aux îles Chagos par le ministère de la défense lorsque les travaux de la base américaine furent terminés. “Il n’y a rien dans nos dossiers”, dit un officiel du ministère, “à propos des habitants ou à propos d’une évacuation.”
Aujourd’hui, l’île de Diego Garcia est cruciale à la guerre contre la démocratie menée par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Les plus gros bombardements qui ont eu lieu en Afghanistan et en Irak ont été lancés de cette base, au delà de laquelle le cimetière et l’église abandonnés par les insulaires se dressent comme des ruines archéologiques. Le jardin en terrasse d’où Lisette souriait à la caméra est maintenant un dépôt pour des bombes anti-bunkers transportées sur leurs lieux de bombardements sur deux continents par des bombardiers B-2 furtifs aux allures de chauve-souris. Une attaque sur l’Iran commencera de là. Comme pour compléter le blason du pouvoir criminel omni-présent, la CIA y a ajouté une prison du style de Guantanamo pour les victimes de son programme de “rendition”, appelé “Camp Justice”.
Ce qui fut fait au paradis de Lisette a une signification forte et universelle dans la mesure où cela représente la nature violente et sans pitié d’un système entier derrière sa façade démocratique et la mesure de notre propre endoctrination avec ses suppositions messianiques, décrites par Harold Pinter comme “de brillants numéros d’hypnose, spirituels même, qui fonctionnent”. Plus longue et plus sanglante que toute guerre depuis 1945, faite avec des armes démoniaques et un gangstérisme déguisé en politique économique, parfois connu sous le nom de mondialisme, la guerre contre la démocratie n’est pas mentionable dans les cercles de l’élite. Comme l’a écrit Pinter: “Cela ne s’est jamais produit et dans le même temps cela se produisait”. En Juillet dernier, l’historien américain William Blum a publié son sommaire mis à jour des statistiques de la politique étrangère américaine. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis ont:
1. Tenté de renverser plus de 50 gouvernements la plupart d’entr’eux démocratiquement élus.
2. Tenté de supprimer un mouvement populiste ou national dans 20 pays.
3. Interféré éhontement dans des élections démocratiques dans au moins 30 pays.
4. Bombardé les populations de plus de 30 pays.
5. Tenté d’assassiner plus de 50 leaders politiques étrangers.
Au total, les Etats-Unis ont commis une ou plus de ces actions dans 69 pays. Dans la plupart des cas, la Grande-Bretagne a été la complice et la collaboratrice. L’”ennemi” change de nom, de communisme à islamisme, mais le plus souvent c’est la montée de mouvement démocratique indépendant du pouvoir occidental ou une société occupant un territoire stratégiquement utile, jugée aléatoire, comme les îles Chagos.
La véritable échelle de la souffrance, sans parler de celle de la criminalité impliquée, n’est pas connue en occident, malgré la présence des systèmes de communication les plus avancés au monde, nominalement le journalisme le plus libre et l’académie la plus admirée. Que le plus grand nombre de victimes du terrorisme, du terrorisme occidental, soient les musulmans est quelque chose qu’on ne peut pas dire, si cela est seulement su. La mort d’un demi million d’enfants irakiens dans les années 90 suite à l’embargo imposé par la Grande-Bretagne et l’Amérique n’a absolument aucun intérêt. Que le djihadisme extrême, celui qui mena aux attentats du 11 Septembre, fut couvé et développé comme une arme par la politique occidentale (“Opération Cyclone”) est une information connue des spécialistes mais autrement complètement supprimée.
Alors que la culture populaire en Grande-Bretagne et en Amérique immerge la seconde guerre mondiale dans un bain éthique pour les vainqueurs, les holocaustes qui émergent de la domination anglo-américaine des régions riches en ressources naturelles sont consignés dans le tiroir de l’oubli. Sous le tyrant indonésien Suharto, adoubé “notre homme” par Thatcher, plus d’un million de personnes furent massacrées. Décrit par la CIA comme “le pire massacre de masse de la seconde partie du XXème siècle”, les estimations ne prennent même pas en compte le tiers de la population du Timor oriental qui fut affamé ou massacré avec la complicité de l’occident, des avions et des mitrailleuses britanniques.
Ces histoires vraies sont racontées dans des documents déclassifiés et archivés dans les archives publiques, néanmoins elles représentent une dimension entière de la politique et de l’exercice du pouvoir complètement exclu de la vie publique et de la considération du public. Ceci fut réalisé par un régime non-coercitif de contrôle de l’information, depuis le mantra évangélique de la publicité consumériste aux informations de la BBC en passant par les médias sociaux éphémères.
C’est comme si les écrivains faisant fonction de rempart n’étaient plus ou sont sous l’emprise d’un zeitgeist sociopathe, convaincus qu’ils sont trop intelligents pour être dupés. Voyez la ruée des sycophants en mal de déifier Christopher Hitchens (NdT: journaliste anglo-américain grand supporteur de la guerre d’Irak), un amoureux de la guerre qui s’est languit d’être autorisé à justifier les crimes du pouvoir prédateur. “Pour presque la première fois depuis deux siècles”, écrivit Terry Eagleton, “il n’y a pas de poète britannique éminent, de dramaturge ou de romancier, préparés à questionner les fondations même du mode de vie occidental”. Plus d’Orwell pour nous dire que nous ne devons pas nécessairement vivre en société totalitaire pour être corrompu par le totalitarisme. Plus de Shelley pour parler pour les pauvres, plus de Blake proférant une vision, plus d’Oscar Wilde pour nous rappeler que “la désobéissance, aux yeux de tous ceux qui ont lu l’histoire, est la vertu originelle de l’Homme.”
Et plus de Pinter rageant contre la machine de guerre comme dans American Football:
Hallelujah.
Praise the Lord for all good things … [Rendons grâce à Dieu pour toutes les bonnes choses...]
We blew their balls into shards of dust, [Nous leur avons explosé les couilles en débris de poussière,]
Into shards of fucking dust … [En débris de putain de poussière...]
En débris de putain de poussière s’en vont toutes les vies détruites là par Barack Obama l’Auguste du changement et de l’espoir de la violence occidentale. Quand un des drones d’Obama élimine une famille complète dans une région tribale lointaine du Pakistan, de Somalie, ou du Yémen, les contrôleurs du jeu américains devant leurs écrans de jeu vidéo, tapent sur leur clavier “insecte écrabouillé” (NdT: “bugsplat” en anglais). Obama aime les drones et a fait des plaisanteries à ce sujet avec les journalistes. Une de ses premières actions comme président des Etats-Unis fut d’ordonner une vague d’attaques de drones Predator sur le Pakistan, qui tua 74 personnes. Il a depuis tué des milliers de personnes, pour la plupart des civils. Les drones Predator tirent des missiles Hellfire “feu de l’enfer” qui vide les poumons des enfants de leur air et laissent des lambeaux de chair humaine sur le terrain.
Rappelez-vous des manchettes de journaux noyées de larmes lorsque la “marque” Obama fut élue: “Monumental, donne la chair de poule”, titra le Guardian. “Le futur américain”, écrivit Simon Schama “est fait de vision, sacré, léger…” Le chroniqueur du San Francisco Chronicle y vît “un éclairagiste spirituel qui peut pousser pour une nouvelle façon d’être sur la planète”. Au delà de ce radotage, comme l’avait prédit le grand lanceur d’alerte Daniel Ellsberg, un coup d’état militaire se déroulait à Washington et Obama était leur homme. Après avoir séduit le mouvement anti-guerre jusqu’à un silence virtuel, il donna à la classe des officiers militaires corrompue américaine des pouvoirs d’état et d’engagement sans précédent. Ceci inclut la possibilité de guerres en Afrique et des opportunités de provocations contre la Chine, le plus grand créditeur de l’Amérique et nouvel “ennemi” d’Asie. Sous le régime Obama, la vieille source de paranoïa officielle, la Russie, a été encerclée par un rideau de missiles ballistiques et l’opposition russe a été infiltrée. Des équipes d’assassins de la CIA et de l’armée ont été déplacées dans 120 pays, les attaques planifiées de longue date sur la Syrie et l’Iran laissent présager d’une guerre mondiale. Israël, le clone américain de la violence et de l’illégalité par proxy vient juste de recevoir son argent de poche annuel de 3 milliards de dollars avec la bénédiction d’Obama pour voler toujours plus de territoires palestiniens.
La réussite la plus “historique” d’Obama a été d’amener la guerre contre la démocratie sur le sol de l’Amérique. Au réveillon du nouvel an, il signa la loi du National Defense Authorization Act (NDAA), une loi qui donne le droit au Pentagone de kidnapper à la fois des étrangers et des citoyens américains, de les détenir de manière indéfinie, de les interroger, de les torturer et même de les tuer. Les victimes n’ont seulement besoin que d’être “associées” avec ceux qui sont en guerre contre les Etats-Unis. Il n’y aura aucune protection légale, aucun procès, aucune représentation légale. Ceci est la première législation qui abolit le Habeas Corpus (le droit a une procédure judiciaire légale) et réfute de facto les droits civiques de 1789.
Le 5 Janvier, dans un discours incroyable au Pentagone, Obama a dit que l’armée devra non seulement être prête “à sécuriser territoires et populations” à l’étranger, mais également à se battre ™à domicile” et “donner du soutien aux autorités civiles”. En d’autres termes, les troupes américaines seront déployées dans les rues des villes des Etats-Unis lorsque les troubles sociaux inévitables se déclancheront.
L’Amérique est aujourd’hui un pays de la pauvreté épidémique et de prisons barbares: la conséquence d’un extrémisme de marché, qui sous Obama, a favorisé le transfert de 14 000 milliards de dollars d’argent public aux entreprises criminelles de Wall Street. Les victimes en sont le plus souvent les jeunes chômeurs, sans abri, incarcérés afro-américains, qui ont été trahis par le premier président noir américain. Le corollaire historique d’un état de guerre perpétuel, ceci n’est pas le fascisme, pas encore du moins, mais cela n’est pas non plus la démocratie dans une forme reconnaissable, indépendemment de la politique placebo qui se déroulera juqu’à Novembre. La campagne présidentielle, dit le Washington Post va “mettre en scène le choc des philosophies enracinées dans des vues différentes de l’économie.” Ceci est faux. La tâche qui incombe au journalisme des deux côtés de l’Atlantique est de créer l’illusion d’un choix politique là où il n’y en a aucun.
La même ombre plane sur la Grande-Bretagne et la plupart de l’Europe où la social-démocratie, un article de foi il y a encore deux générations, a capitulé devant les dictateurs des banques centrales. Dans la “grande société” de David Cameron, le vol de 84 milliards de Livres en emplois et en services dépasse même le montant des impôts “légalement” évités par les entreprises pirates. Le blâme demeure non pas avec l’extrême-droite, mais avec une culture politique libérale couarde qui a permis à tout cela de se produire, ce qui, écrivit Hywel Williams juste après les attentats du 11 septembre 2001, “peut devenir en soi une forme de fanatisme de l’auto-satisfaction”. Tony Blair est un de ces fanatiques.. Dans sa gestion indifférente des libertés qu’il clame pourtant être chères, la Grande-Bretagne bourgeoise blairienne a créé un état policier avec plus de 3000 lois et actes délictuels nouveaux: plus que pour l’ensemble du siècle précédent. La police croit de manière évidente qu’elle a l’impunité totale de tuer. A la demande de la CIA, des cas juridiques comme celui de Binyam Mohamed, un citoyen britannique innocent, torturé puis emprisonné pour cinq ans à Guantanamo, seront traités dans des cours de justice spéciales et secrètes en Grande-Bretagne afin de “protéger les agences de renseignement”, les bourreaux.
L’état invisible a permis au gouvernement de Blair de lutter contre les habitants des îles Chagos alors qu’ils se levaient de désespoir depuis leur exil pour demander justice dans les rues de Port Louis et de Londres. “Seulement quand vous menez une action directe, face à face, et même que vous enfreignez la loi, alors on vous remarque”, a dit Lisette. “Et plus vous êtes petit, le plus grand est l’exemple pour les autres.” Une telle réponse éloquente donne de quoi réfléchir à ceux qui demandent toujours: “Que puis-je faire ?”
J’ai vu pour la dernière fois la fine silhouette de Lisette debout sous une pluie battante, aux côtés de ses camarades devant le parlement. Ce qui me frappa par dessus tout fut le courage endurant de leur résistance. C’est le refus d’abandonner que le pouvoir pourri craint par dessus tout, car il sait que c’est la graine plantée sous la neige.
 
For more information on John Pilger visit his website at www.johnpilger.com

http://www.alterinfo.net/La-guerre-mondiale-contre-la-democratie_a69972.html

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 14:48
“Les secrets derrière le commerce israélien dans le monde islamique »

Les informations sur l’acheminement des produits israéliens via les marchés libres arabes ne surprennent plus personne. Mais un récent rapport publié par le quotidien israélien Haaretz semble plus alarmant encore, avec des révélations faites sur « le secret derrière le commerce israélien dans le monde islamique ».
Le Haaretz confirme en effet que des mercenaires israéliens participent à la protection des champs pétroliers arabes dans l’un des pays du Golfe, à la base de procédures presque légales entre les hommes d’affaires israéliens et des pays arabo-islamiques, qui ignorent ou feignent ignorer ces transactions. Une chose est sure : de telles transactions allègent l’isolement grandissant qui touche l’entité sioniste.
L’Arabie Saoudite et le Golfe
D’après le Haaretz, l’Arabie Saoudite est l’un des pays les plus équivoques sur le plan de ses relations avec Israël. « Un nombre important de sociétés israéliennes exportent leurs produits en Arabie Saoudite, dont des productions technologiques. Ceci se fait via des compagnies secondaires opérant aux Etats-Unis, grâce aux relations solides entre Ryad et Washington».
A titre d’exemple, la compagnie de fabrication des gilets-par-balles Rapintex a approvisionné les soldats américains présents en Arabie Saoudite de ses produits.
Le domaine des industries du plastique occupe le devant de la scène sur le plan des échanges israélo-saoudiens. « Israël reçoit les matières brutes pour ses productions en plastique, comme le polyéthylène et le polypropylène, de l’Arabie Saoudite et d’autres pays du Golfe », révèle le rapport précité.
En contrepartie, « l’industrie du plastique israélienne exporte ses productions, comme les couvertures plastiques des serres agricoles, les outils d’irrigation, les outils d’emballage des aliments et d’autres vers l’Arabie Saoudite via les industries des sociétés israéliennes basées en Turquie ».
L’ancien ambassadeur israélien en Turquie Alon Lipple confirme que « les chiffres des échanges commerciaux entre Israël et la Turquie sont aussi considérables  grâce au commerce indirect avec plusieurs pays qui interdisent publiquement tout lien avec Israël » !
Le Haaretz est allé encore plus loin dans ses révélations. Passons aux Emirats Arabes Unis, « Israël a contribué à la construction des îles des palmes à Dubaï via une compagnie italienne. De plus, un grand nombre de hautes sociétés techniques israéliennes opèrent dans les pays du Golfe, notamment dans le secteur de la sureté intérieure, qui s’est beaucoup développé avant l’assassinat du cadre du Hamas Mahmoud Mabhouh ».
Des mercenaires sionistes protègent les champs pétroliers arabes !
Mais l’information la plus dangereuse rapportée par le quotidien israélien est celle de « la protection des champs pétroliers d’un pays du Golfe par une société sécuritaire appartenant aux Israéliens ! ». Pis encore, des mercenaires sionistes sont employés par cette compagnie !
Par ailleurs, « Israël » exporte des techniques médicales, agricoles et aquatiques aux pays du Golfe, mais en Irak aussi. « Les hommes d’affaires arabes sont très intéressés par les technologies israéliennes. Ils les recherchent via internet et les réseaux de communications sociales », indique Aliral Malon, spécialiste des « marchés arabes », une compagnie chargée d’assurer des transactions avec les pays arabes.
Selon Nava Mashia, un Israélien vivant à Genève et chargé de liens avec les pays de la région, « la situation politique est primordiale. Parfois, nous arrêtons d’envoyer même un courrier électronique, mais les Israéliens ont repris effectivement leurs échanges commerciaux avec Dubaï, Abou Dhabi et le Qatar ».
Le Haaretz confirme enfin qu’ « Israël utilise les réseaux commerciaux pour des fins politiques… L’Etat contrôle les activités des hommes d’affaires arabes et aide les hommes d’affaires sionistes à accomplir des missions diplomatiques et secrètes », citant l’affaire de la compagnie israélienne Offer qui a « joué un rôle essentiel dans la protection de la sécurité d’Israël », indique entre autre le journal Haaretz.
Source: Assafir
http://www.alterinfo.net/Les-secrets-derriere-le-commerce-israelien-dans-le-monde-islamique_a69963.html

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 20:57

Les Etudiants Etrangers Courtisés Par L'UMPS La Dictature du Qatar Quadrille Les Banlieues Islamisantes

En 2007 c’était les sans papiers cette fois ce sont les étudiants étrangers et la «diversité» tous les ingrédients pour des retombées explosives dans les urnes car le souci principal de la majorité des Français reste l’emploi surtout pour certains dont les enfants et petits enfants y compris les jeunes diplômés français Bac + sont obligés de s’expatrier. De même inquiétude majeure les inégalités socio -économiques qui touchent de plein fouet la majorité dite invisible alors que sont mises en avant les minorités communautaristes dont certaines vont chercher des fonds auprès de la dictature monarchique esclavagiste du Qatar. Des élus locaux se vantent d’y avoir trouvé une reconnaissance de leur «identité». Quelle identité ? Islamiste Wahhabite ?



 Les Etudiants Etrangers Courtisés Par L'UMPS La Dictature du Qatar Quadrille Les Banlieues Islamisantes


Et les étudiants français font quoi ? S’expatrient ? Pointent au chômage ?

En 2007 la gauche incluse l’extrême gauche a joué la carte des sans papiers dont les manifestations pour une régularisation de tous sont allées en s’amplifiant au fur et à mesure que les campagnes électorales présidentielle et législatives avançaient.

Le vainqueur de cette campagne massive de régularisation des sans papiers a été Sarkozy qui a su manipuler ces manifestations et peut être même en coulisses ces manifestants - que ne ferait -on pas pour être régularisé surtout quand cela devient un enjeu aux élections ? - attirant à lui des électeurs dépités surtout chez les chômeurs ouvriers et employés.

Cette fois pour les élections législative et présidentielle, la gauche de Flamby et consorts recommence à avancer en terrain miné cette fois avec la défense des étudiants étrangers. Le Monarche de l’Elysée Sarkozy ne peut que se féliciter des bourdes politiques commises par ses adversaires de gauche tout aussi éloignés que le pauvre mec du Fouquet’s des préoccupations principales des Français ouvriers employés et même cadres.

A l’évidence les enfants de cette gauche n’ont pas de problème à trouver un emploi et pour cause : papa maman activent leurs réseaux comme on l’a vu avec la fille de José Bové placée par les réseaux de ce dernier au Conseil Régional Aquitaine alors même que le père avait lui choisit le parlement européen pour s’assurer une confortable retraite de parlementaire UE bien plus grasse à brouter que celle que lui vaut celle de gardien de moutons et fromager bobo du Larzac.

Pourtant de nombreux jeunes français des plus diplômés thésards doctorants post doctorants… ont de plus en plus de mal à trouver un CDI certains secteurs comme la recherche sont sinistrés ce qui les oblige à partir à l’étranger. Les jeunes expats français - qui ont parfois des difficultés à trouver un poste en France après leur séjour à l’étranger - vont voter pour la première fois et nul doute qu’ils sauront se souvenir de cette défense par les bobos gauchos des étudiants étrangers qui sans hypocrisie eux ont effectivement reconnus que leur objectif principal c’était de se faire embaucher en France.

De même que l’afflux massif de travailleurs étrangers en France à partir des années Mitterrand légaux ou clandestins a contribué à briser les revendications des ouvriers et employés les paupériser détériorer leurs conditions de travail face à une concurrence déloyale de personnes dont les exigences en matière salariale et de conditions d’emploi étaient bien plus modestes voire pour certains comme les clandestins inexistantes, il en va de même de l’afflux d’étudiants étrangers aux exigences elles aussi bien moindres : qui venant d’Afrique d’Asie d’Europe de l’Est ou du Sud ou d’ailleurs ne rêve pas d’un poste à Marie Curie, Pasteur où ailleurs dans un grand groupe pharmaceutique installé en France par exemple ou dans d’autres secteurs de pointe ?

Il ne s’agit pas là d’échanges internationaux entre pays ayant les mêmes capacités d’emploi mais bel et bien de débauchage de matière grise des pays sous développés ou en développement ou désindustrialisés ou en faillite (Grèce, Portugal, Espagne) et de pillage à terme de leurs cadres et techniciens.

En France il s’agit de mettre au pas les jeunes diplômés issus principalement des classes moyennes - peu d’enfants d’ouvriers d’employés font des études supérieures bac + 3 5 8… et de les obliger à accepter des conditions de travail infernales : 12 15 heures par jour si on comptabilise les « heures invisibles « = travail à la maison avec un risque accru de «burn out» = épuisement professionnel non reconnue comme maladie professionnelle par la Sécu.

De même ces jeunes diplômés contrairement à leurs aînés des générations précédentes devront se contenter de salaires moindres quand ils trouvent un emploi en CDI les entreprises ayant toujours la possibilité d’embaucher l’un de ces étudiants étrangers testés gratuitement lors d’un de ces multiples stages destructeurs d’emplois et ce pour un salaire moindre (carte de séjour + emploi en CDD contre petite rémunération avec turn over de ce type de main d’œuvre «étudiante» ).

Pour résorber le chômage des jeunes diplômés ou sans diplôme cela ne passe pas par l’embauche d’étudiants étrangers mais par celle d’étudiants français en fin d’études avec des conditions de travail convenables impliquant de ne pas regrouper par souci exclusif de productivité = dividendes accrus pour les actionnaires ou baisse de subventions dans le public - sous un seul profil plusieurs postes mais pour chaque poste embaucher un jeune. (Exemple dans la recherche scientifique les postes de techniciens sont peu à peu supprimés toutes les « manips » retombent sur les enseignants chercheurs dans le public et responsable de projet dans le privé).

De même si dans un secteur il y a pénurie de jeunes qualifiés la solution n’est pas non plus de faire appel à des étudiants étrangers mais de revoir les conditions de formation en France pour que les jeunes français puissent en bénéficier y compris après une remise à niveau quel que soit le temps et le coût de cette dernière. A long terme le pays est gagnant : moins de chômage chez les jeunes il y a urgence en France si on ne veut pas concurrencer l’Espagne avec ses 30% de jeunes chômeurs.

La défense des intérêts de l’état nation, des nationaux et de leur descendance est devenue taboue.

Il faut que cela cesse.

Que ceux qui ne sont pas prêts à défendre le pays son économie les intérêts de leurs concitoyens aillent voir ailleurs Outre Atlantique ou dans les Pays du Golfe où même en Norvège qui s’est bien gardée de rentrer dans l’UE et nous a refilé Eva Joly pour nous convaincre d’y sombrer corps et âmes un peu plus chaque jour. Cette invitation vaut pour certains élus de la «diversité» = discrimination à l’envers contre TOUS les Français.

Cette dérive raciale ethnique et communautariste ne peut être défendue par quiconque prétend occuper des fonctions que ce soit de simple élu local de parlementaire ou de président de la République car elle constitue en soi une violation flagrante de notre Constitution et des valeurs qui y sont inscrites telle l’EGALITE.

Les Bretons, Auvergnats, Alsaciens, Corses, doivent ils eux aussi revendiquer un pourcentage de cette «diversité« dans les instances politiques ?

Les chômeurs, ouvriers, employés, agriculteurs, directeurs de PME, artisans, commerçants, doivent-ils eux aussi revendiquer un pourcentage de cette «diversité« dans les instances politiques ?

Les handicapés, porteurs du VIH, malades longues durée, les retraités doivent-ils eux aussi revendiquer un pourcentage de cette « diversité » dans les instances politiques ?

« Identité » d’élus de banlieues : islamiste Wahhabite ?

Où est l’égalité de Tous Les Citoyens en France ? Où ? Qui la défend encore chez ces postulants carriéristes de droite comme de gauche issus ou pas de la "diversité" à des postes dans les instances politiques de la France ?

Certainement pas dans certaines banlieues quand on lit attentivement les déclarations de certains de leurs élus encouragés par le vote récent au Sénat dominé par la Gauche de Flamby et consorts - Gauche qui a toujours un train de retard Sarkozy ayant lui déjà utilisé en 2007 puis jeté la «diversité» voir le sort de Dati - pour le droit de vote des étrangers aux élections locales. On voit tout de suite où cela risque de nous mener avec un «droit» ouvrant les portes à la dictature Islamiste Wahhabite dans plusieurs localités.

En effet dans un article d’Arthur Frayer du 05/01/2012 intitulé « Après le PSG le Qatar au chevet des banlieues françaises » publié sur le site internet du quotidien Le Monde, Kamel Hamza, conseiller municipal UMP de la Courneuve et président de l’Association nationale des élus locaux de la diversité (Aneld) définit par le quotidien comme « Un collectif d'élus de droite et de gauche ayant en commun d'être fils ou petit-fils d'immigrés et qui constate l'impasse dans laquelle se trouvent les banlieues françaises depuis plusieurs années », en voyage au Qatar payé par le monarche dictateur l'émir cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, affirme :

« Pour une fois notre identité était valorisée et n’était plus un handicap ».

Quelle identité ?

Islamiste Wahhabite ?

Imaginez un peu si à l’époque de la « Guerre Froide » des élus communistes avaient été solliciter de l’argent à Moscou et s’en étaient vantés sur la place publique ? (Il se peut qu’ils en aient reçu clandestinement comme d’autres ont reçu des fonds des Américains)

Cette démarche de mendicité une initiative d’ »élus locaux de la diversité» - sous prétexte que l’état aurait abandonné les banlieues comme si l’état n’avait abandonné que les banlieues ? - auprès d’une monarchie dictatoriale sans instance représentative parlementaire ni autre en dit long sur la mentalité de ces élus et aussi sur celle du gouvernement actuel de Sarkozy puisque le ministre à la ville, Maurice Leroy, ancien président du groupe d'amitié France-Qatar à l'Assemblée nationale a applaudi cette initiative :

"Ce fonds d'investissement est un signe positif de reconnaissance des talents et capacités de création d'entreprises dans les quartiers populaires en France."

Toujours selon l’article du Monde :

« …L'initiative qatarie n'est cependant pas dénuée d'arrière-pensées politiques. "L'investissement dans les banlieues participe d'une stratégie globale", explique Nabil Ennasri, doctorant à l'université de Strasbourg et auteur d'un mémoire de DEA sur le Qatar. "En 2008, les élites qataries ont élaboré le 'Qatar national vision 2030 pour imaginer ce que sera la place du pays dans le monde d'ici vingt ans. Si le Qatar cible les banlieues et la communauté arabo-musulmane, c'est pour qu'elles soient, à terme, un relais de ses idées en France."

Mohamed Ali Adraoui confirme: "Le pays cherche surtout des relais d'influence dans la société française."


L’Emir du Qatar quand il les a reçu a été clair d’après un article publié par Le Parisien en ligne du 20/11/2011 intitulé : « des élus locaux reçus comme des chefs d’Etat DOHA (QATAR)

« Je suis prêt à contribuer dans les quartiers populaires français. Nous pouvons aussi intégrer des jeunes dans les entreprises que nous gérons, nous allons d’ailleurs prendre beaucoup de parts dans des sociétés françaises…
L’émir leur propose aussi d’être des relais pour trouver des régions où implanter des écoles d’apprentissage de l’arabe gratuit. « Nous avons déjà fait cela en Amérique latine et aux Etats-Unis. La langue doit être un pont entre tous les arabes. C’est l’esprit dans lequel j’ai créé la chaîne Al-Jazeera. »


Des écoles coraniques comme en Afghanistan et au Pakistan ?

Quand on sait ce qu’est devenu Al Jazeera un chaîne TV de propagande fomentant des guerres en Libye et en Syrie il y a de quoi s’inquiéter de toutes ses « réjouissances quataries » puant les pétro dollars.

Et le PS fait passer au Sénat une loi pour accorder le vote aux étrangers aux élections locales ?

Qui veut vendre la France au Qatar ?

L’UMPS ?

On parle beaucoup d’intégration mais est ce là une preuve d’intégration, Ou bien ne serait- ce pas plutôt une preuve que certains utilisent le système démocratique français à des fins autres que celle de respecter la République laïque et sa Constitution ?

La carte d’identité française en poche, l’allégeance elle est ailleurs.

Les élus locaux d’origine immigrée ne sont pas les seuls du reste à s’adonner à ce petit jeu les Juifs sionistes y excellent qui vont même jusqu’à convier tout le gratin politique français au fameux dîner de cons du CRIF l’ambassade israélienne n° 2 à Paris.

Désormais entre le Qatar et Israël - qui entretiennent des liens plus que cordiaux - des deux qui va le plus manipuler la politique et les politiciens affairistes français issus ou pas de la "diversité" ?

Les Français n'auront-ils plus bientôt qu'à choisir entre la kippa et la burqua ?



Dimanche 8 Janvier 2012
Mireille Delamarre

Dans la même rubrique :

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http://www.planetenonviolence.org/Les-Etudiants-Etrangers-Courtises-Par-L-UMPS-La-Dictature-du-Qatar-Quadrille-Les-Banlieues-Islamisantes_a2538.html


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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 20:55

Le Dictateur Wahhabite Qatari Al Thani Pour Un Putsch Militaire En Syrie - Manipulation Honteuse De La Mort De Jacquier De FR2

Al Thani dictateur féodal qatari putschiste appelle au renversement par des « soldats arabes « - mercenaires islamistes et renégats syriens qu’il paie grassement - du régime de Bashar Al Assad en Syrie. En France Sarkozy et ses médias propagandistes ne reculent devant rien pour faire accepter par l’opinion publique une intervention militaire en Syrie en manipulant la mort du journaliste de France 2 Gilles Jacquier et en dissimulant les preuves . Ce qui est connu sur sa mort et que les médias va-t-en- guerre taisent.



Le Dictateur Wahhabite Qatari Al Thani Pour Un Putsch Militaire En Syrie - Manipulation Honteuse De La Mort De Jacquier De FR2


Le roi dictateur wahhabite du Qatar Al Thani pousse à un coup militaire en Syrie

Le Qatar actuellement à la tête de la Ligue Arabe sera bientôt remplacé par un autre membre de la LA. Comme il l’a déjà fait pour la Libye - mais aussi après avoir échoué à imposer son protégé, Saad Hariri, également chouchou des Saud wahhabites au Liban - le roi dictateur qatari putschiste Al Thani s’empresse donc d’appeler à une intervention militaire cette fois « arabe » en Syrie.

Al Thani avait déjà essayé d’infiltrer le groupe d’observateurs de la LA actuellement en mission en Syrie avec des agents des renseignements occidentaux et sionistes. Désormais en appelant à l’envoi de « troupes arabes » en Syrie c’est un putsch contre Bashar Al Assad qu’il veut organiser.

Le roi dictateur qatari, Al Thani, est lui- même un expert en putsch. En 1995, Hamad bin Khalifa Al Thani a renversé son père lors d’un putsch de palais. Il a été couronné en 2000.

Al Thani roi féodal dictateur règne sur 1.5 millions de sujets dont 200 000 seulement sont qataris les autres étant des immigrés travaillant sur des chantiers et ayant un statut guère plus élevé que celui d’esclaves (salaire entre 60 et 120 euros par mois). Les 200 000 Qataris quant à eux ont le revenu par tête le plus élevé de la planète ne payent pas d'impôts, disposent de transports et d'un système de santé gratuits pour la plupart ils n’ont pas besoin de travailler vivement grassement des rentes pétrolières.

Les étrangers représentent au moins 80 % de la population totale le roi féodal dictateur Al Thani féru de « liberté et de démocratie » pour les autres pays en particulier en Libye et en Syrie - mais surtout pas chez lui - n’autorise pas la divulgation des chiffres exacts. Ces esclaves étrangers représentent 90 % de la population active et 100 % des ouvriers. Ces esclaves sont principalement originaires d'Asie du Sud et du Moyen-Orient achètent souvent au prix fort - 800 à 1 500 euros - leur droit de venir travailler pour 3 ans renouvelables au Qatar auprès de trafiquants de main d’œuvre humaine installés à Katmandou - endroit privilégié pour le « repos du guerrier » sioniste après 3 ans passée dans l’armée coloniale de l’entité sioniste.

Sur cet esclavagisme moderne de la monarchie dictatoriale qatarie d’Al Thani lire l’article :

«Au Qatar, visages des soutiers de la croissance

Comme l’écrit Eric Leser sur Slate.fr dans un article intitulé« Comment le Qatar a acheté la France (et s'est payé sa classe politique) »

« …Le Qatar n'est pas vraiment un pays fréquentable. C'est une monarchie absolue construite sur une rente. Il n'y a pas de partis politiques et encore moins de démocratie. Le régime de l'émir est fragile même si les révolutions arabes semblent ne pas l'avoir affecté. Il est très difficile d'obtenir des informations sur la tentative de coup d'Etat de juillet 2009. Des militaires de haut rang alliés à une puissance étrangère auraient été arrêtés avant de passer à l'acte… »

Le monarche dictateur Al Thani est pourtant un proche de Sarkozy qui n’hésite pas à le recevoir et l’appeler fréquemment pour comploter au renversement de Bashar Al Assad comme il a comploté pour renverser Kadhafi et comme il complote pour réinstaller Saad Hariri au Liban.

Le Qatar ne dispose pas d’une armée - avec 200 000 habitants majoritairement des rentiers difficile de «mobiliser» - mais de mercenaires souvent des fanatiques islamistes whahhabites. Le Qatar comme l’Arabie Saoudite est sous domination féodale fondamentaliste wahhabite.

Le Qatar finance « l’Armée Libre Syrienne » des mercenaires islamistes et renégats de l’armée syrienne entraînés par des forces spéciales françaises anglaises US/Israël et stationnés en Turquie - avec l’accord du gouvernement turc d’Erdogan proche des Frères Musulmans - à Antakya dans la province d’Hatay prés de la Syrie d’où ils lancent leur opérations terroristes en territoire syrien.

L’appel du roi féodal dictateur qatari, Al Thani, à l’envoi de « troupes arabes » en Syrie est tout simplement un appel à l’envoi de mercenaires arabes islamistes et autres renégats syriens pour renverser par un putsch le régime de Bashar Al Assad. A l’évidence ce dernier n’acceptera pas une telle demande même sous la menace d’un chantage à l’envoi du dossier syrien au CSONU. Là la Syrie bénéficie du soutien de la Russie et de la Chine qui n’hésiteront pas à utiliser leur veto y compris pour une demande de l’envoi de « troupes arabes » - envoi qui serait d’ailleurs une première la LA n’ayant aucune accréditation internationale onusienne.

La Russie tout comme la Chine ont renouvelé leur opposition à une ingérence étrangère militaire en Syrie considérant d’autre part qu’une attaque contre la Syrie et l’Iran était une «menace pour leur sécurité nationale». Autrement dit ces deux puissances nucléaires sont prêtes à se mobiliser y compris en participant à un conflit qui de régional pourrait vite se transformer en IIIème Guerre Mondiale.

La Russie dont l’ambassadeur et des employés de son ambassade au Qatar ont été malmenés récemment à l’aéroport de Doha - les mercenaires du roi féodal dictateur Al Thani tentant de s’emparer de valises diplomatiques allant même jusqu’à frapper l’ambassadeur russe - sait à quoi s’en tenir sur les plans d’invasion militaire de la Syrie projetée par le Qatar les documents diplomatiques les détaillant précisément. D'où peut être l'empressement des Russes à livrer des armes à la Syrie au grand dam de Washington et Tel Aviv. Le port syrien de Tartous reste pour la Russie la seule ouverture sur la Méditerranée difficile de croire que Moscou va y renoncer.

En Tunisie «libérée» tout comme en Libye « libérée » certains commencent à manifester contre l’ingérence du roi féodal dictateur Al Thani dans les affaires de leur pays.

En Libye le Qatar pourtant riche en pétrole a obtenu gratuitement sa part du gâteau pétrolier libyen en participant à la guerre contre Kadhafi imitant en cela les pays membres de l’OTAN et volant ainsi le peuple libyen de sa principale ressource financière: le pétrole.

Ce n’est pas au roi féodal dictateur qatari Al Thani oeuvrant pour ses maîtres de Washington Tel Aviv et complotant avec le renégat actuel occupant de l’Elysée Sarkozy de décider à la place du peuple syrien. Ce dernier reste majoritairement fidèle à Bashar Al Assad pour le moment contrairement à la propagande de guerre diffusée non stop par les médias occidentaux inclus FR2.

Manipulation honteuse de La mort du journaliste Gilles Jacquier De FR2

A peine la mort du journaliste Gilles Jacquier de FR2 tué la semaine dernière à Homs en Syrie alors qu’il était en reportage pour la chaîne TV FR2 avait-elle été annoncée en France que déjà les loups politiques et médiatiques va t-en guerre commençaient -t-ils à déverser sur papier et sur la toile leurs rumeurs nauséabondes contre le régime de Bashar al Assad accusé de « manipulation » pour ne pas dire de meurtre du journaliste français.

Le directeur de l'information de FR2, Thierry Thuillier, repris en boucle par ses confrères hargneux du Monde Libération Le Figaro et consorts a lui estimé qu'il y a des éléments "troublants" entourant les circonstances de la mort du journaliste.

Thuillier avant de lancer de telles insinuations gratuites sans preuve ne s’est pourtant pas rendu en Syrie où il aurait pu à sa demande visiter l’endroit où a été tué Jacquier et demander à voir tous les documents vidéos à disposition relatifs aux évènements tragiques interrogés des témoins, bref faire sa propre enquête in situ immédiatement aprés.

Travail d'investigation "trop professionnel" sûrement !

Au lieu de cela lui et le gouvernement de Sarkozy se sont empressés de rapatrier la dépouille du journaliste ce qui constitue en droit pénal une appropriation frauduleuse d’un corps alors même que la justice syrienne avait été immédiatement saisie et une autopsie prévue dans le cadre de l’enquête syrienne sur les circonstances de sa mort. Cet acte de kidnapping de la dépouille du journaliste permet au gouvernement Sarkozy de faire disparaître des preuves et manipuler la vérité.

Encore une fois cela prouve hélas l’absence de professionnalisme de ceux qui occupent des postes clés dans les médias français et leur soumission totale au dictat de l’ Elysée qui supervise de toute façon leurs nominations aux postes qu'ils occupent.

Le site voltairenet.org publie deux articles à lire consacrés à la mort de Gilles Jacquier

Le journaliste français Gilles Jacquier meurt sous le feu des gangs armés à Homs

Décès du reporter d’Envoyé Spécial : la France dissimule les preuves

C’est à sa famille endeuillée mais aussi à ses collègues journalistes de conscience d’exiger par respect pour sa mémoire son professionnalisme par respect de la déontologie journalistique que toute la vérité soit faite sur sa mort sans se laisser manipuler par des va-t-en guerre politiques et médiatiques.




Dimanche 15 Janvier 2012
Mireille Delamarre

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Fascisme Juif Sioniste | Guerre De L'Information | Liban | Dictats UMPS | changements stratégiques géopolitiques | Mossad Cia et Cie | Boycott Israel | Collaborateurs Des Sionistes | Anti Sionisme | En Palestine | Totalitarisme Américain | Union Européenne | OTAN | Terrorisme D'Etat | Nucléaire | Iran | Asie | Medias Net Propagande | Pandemies | Sarkozie | EcoDictature Verte | Monde Arabe | Economie | Collaboration Au Sionisme Archives | archives Armement Sécurité Stratégies Militaires | archives Droit International ONU | archives histoire traditions 2004-2008 | archives sciences écologie 2004-2008 | archives société 2004-2008 | archives culture | archives Impérialisme Américain 2005-2008 | archives ressources educatives | archives humour | archives informations 1 | archives informations 2 | Special Marche Pour Gaza

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 20:51

Après lecture de cet article, on se dit que s’il y a un miracle réalisé par l’entité sioniste, ce n’est pas d’avoir fait « fleurir le désert » (les Palestiniens avaient cultivé l’essentiel des terres cultivables) mais d’être capable de nuire aussi bien à ses ennemis qu’à ses «amis» sans susciter une large coalition se donnant pour mission de l’éliminer.

Les drones israéliens Heron donnent des renseignements au PKK selon des officiers

Zaman (Turquie) 17 janvier 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Selon des rapports des services de renseignements turcs, les avions sans pilote [UAV] Heron exploités par Israël qui ont été observés dans les provinces de Hatay et d’Adana ces derniers mois espionnaient pour le compte du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

Après la détection de deux Herons israéliens à Hatay et Adana il y a environ deux mois, les services de renseignements turcs ont rédigé un rapport selon lequel les Herons collectent des renseignements sur le dispositif militaire turc afin d’aider les opérations du PKK dans ces régions.

Le rapport assure que les camps d’entraînement du PKK dans le nord syrien, près de la frontière turque de la province de Hatay « où les postes frontaliers de l’armée turque sont assez faibles » ont été installés dans ces endroits sur la base de renseignements rassemblés par les UAVs.

Le rapport soutient également que Kenan Yıldızbakan, un membre du PKK qui a commandé une attaque contre une base navale turque à Iskenderun en 2010, a fait plusieurs séjours en territoire israélien, renforçant les soupçons sur un lien possible entre Israël et le PKK.

Une attaque à la roquette menée par des terroristes du PKK contre la base navale avait tué sept soldats et en avait blessé six autres dans le district d’Iskenderun dans la province méridinale de Hatay.

Dans un développement associé, des conversations téléphoniques entre Mehmet Veysi Dilekçi et Mesude Yasak, récemment interceptées pendant l’enquête sur le KCK, comprenaient des discussions en relation avec le soutien israélien au PKK.  Dilekçi et Yasak, qui ont été arrêtés au cours d’une opération turque contre le KCKe en décembre à Siirt, ont mentionné un convoi de 400 camions d’aide en fournitures au PKK qui avaient été expédiés par une organisation non gouvernementale israélienne – qui a été identifiée comme étant Hae Anshei Targum par le quotidien Star – en 2010.

La Kurdish Communities Union (KCK) est une organisation politique de coordination à laquelle le PKK serait rattaché.

http://mounadil.wordpress.com/
 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 20:45

La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n'importe quelle idée jusqu'à sa source. " ( Edward Mandell HOUSE )

AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL, Aux sources du sionisme : X - La chimère du "Grand Israël"

" La violence ne vit pas seule, elle est incapable de vivre seule : elle est intimement associée par le plus étroit des liens naturels au mensonge. La violence trouve son seul refuge dans le mensonge, et le mensonge son seul soutien dans la violence."

Final du discours de remerciement écrit par Alexandre Soljenitsyne à l'occasion de la cérémonie au cours de laquelle devait lui être remis le prix Nobel.

 

Parmi les multiples couches de tuniques mythologiques qui se sont superposées au cours des siècles jusqu'à former l'oignon compact de la puissante fiction du sionisme, je vais essayer d'extraire et d'analyser la plus juteuse des volutes mensongères, la source de l'édifice sioniste et la cause principale de la violence inouïe exercée sur le terrain à l'encontre du peuple autochtone, à savoir le mythe d'un "grand Israël", gros cadeau de leur divinité personnelle et que les sionistes d'aujourd'hui rêvent de reconquérir en se ré - appropriant "leur" terre, "leur" patrie rêvée.

Jamais le jugement du grand écrivain russe n'a trouvé un plus juste terrain d'application que celui de l'idéologie sioniste et notamment dans la volute rappelée ci-dessus de la mythologie alliacée. C'est, en effet, dans le terreau du double mensonge historique d'une fiction déguisée en religion que le sionisme politique plonge de profondes racines auto-légitimantes. Les mensonges martelés dans toutes les langues de la terre par le groupe humain qui s'est auto-proclamé "peuple élu", ont fini par s'incruster dans les cervelles desdits "élus" et ont même fini par contaminer d'autres cervelles. Répétés de génération en génération, ils sont parvenus à en éliminer tout esprit critique sur les origines et l'incongruité de la mythologie fondatrice.

En effet, et parallèlement à ceux des "élus", ces pieux mensonges paralysent les neurones des "non-élus", lesquels, par ignorance, par esprit moutonnier, par intérêt, par peur des représailles, ont fini par intérioriser, eux aussi, la fiction biblique revue et appliquée aujourd'hui par les sionistes avec une violence délivrée de toute inhibition, de toute humanité et de toute retenue juridique ou politique, puisque jamais critiquée ou sanctionnée. Comme l'écrivait Mark Twain: "La vérité n'est pas difficile à tuer. Un mensonge bien présenté est immortel - A truth is not hard to kill. A lie told well is immortal." (écrivain américain, 1835-1910)

 

1- Quand et dans quelles circonstances est né le rêve du "Grand Israël"?
2 - Qu'est-ce qu'une "alliance"?
3 - Les coulisses du théâtre biblique
4 - Le rôle du principal rédacteur du scénario

5 - Comment ressusciter le dieu Jahvé?
6 - Les conditions de l'existence d'un dieu dans l'histoire
7 - Avantages et inconvénients politiques du fanatisme religieux
8 - Les créateurs de dieux
9 - Les héroïques explorateurs des coulisses du théâtre religieux
10 - Les frontières d u " Grand Israël "
11 - Israël , un Etat-Chimère

 
 
1- Quand et dans quelles circonstances est né le rêve du Grand Israël?
 

Lorsque les scribes judéens exilés au bord de l'Euphrate, après la conquête de la Judée par le roi Nabuchodonosor, imaginèrent l'épisode de leur fiction dans lequel un personnage mythique - Abraham - était le héros principal, ils lui prêtèrent un rêve fabuleux dans la narration intitulée Genèse. C'est ainsi qu'au cours d'un "profond sommeil" (Gn 15,12), le héros eut "une vision" (Gn 15,1). De plus, il entendit une voix, qu'il attribua à son dieu, laquelle lui proposait une "alliance" (Gn 15,18).

"Quand le soleil fut couché, il y eut une obscurité profonde; et voici, ce fut une fournaise fumante, et des flammes passèrent entre les animaux partagés. En ce jour-là, l'Eternel fit alliance avec Abraham." (Gn 15, 17-18)

Tous les hommes rêvent; pénétrer le sens des rêves a, depuis l'origine des temps, fasciné l'humanité, notamment, on le comprend aisément, ceux des puissants, en raison des conséquences politiques qui en résultaient. En effet, loin des interprétations sexuelles qui ont envahi un post-freudisme contemporain mal digéré, les humains y voyaient, dans l'antiquité, une forme de prémonition, d'irruption directe des dieux dans la politique. Ils utilisaient ce stratagème afin de délivrer incognito un message aux dirigeants du monde. C'est donc au moyen des rêves que les dieux dévoilaient aux vivants leur avenir. Mais comme ce message était rarement limpide, il s'agissait de le décoder. Cette activité capitale et subtile était confiée à des devins, dont le rôle politique qu'ils exerçaient auprès des rois en faisait les personnages les plus influents de la cour. De même, les Grecs de l'antiquité croyaient que l'éternuement signait la présence, à cet instant-là, d'un esprit divin.

Il n'est donc pas étonnant que les rédacteurs de la Genèse aient utilisé le stratagème d'un rêve comme véhicule de l'action de leur dieu, ce procédé, banal à l'époque, permettait de délivrer un message d'une manière jugée convaincante par tout le monde.

Si l'on s'en tient au contenu du texte de la Genèse, on apprend donc qu'un dieu venait d'intervenir dans les affaires d'un peuple qui n'existait pas, puisque le vieillard centenaire gratifié par ce rêve n'avait pas encore de descendants et que c'est à cette descendance potentielle et putative qu'était destiné le gros cadeau territorial.

Rembrandt, Portrait d'Abraham, détail.

2 - Qu'est-ce qu'une alliance?

Faire "alliance" avec un être supposé omnipotent est un ressort littéraire utilisé par de nombreux auteurs dans les fictions romanesques. Ainsi, dans La Guerre du feu, l'auteur nous fait assister à une sorte de voyage initiatique de trois messagers, partis affronter la fureur d'un monde sauvage, afin de reconquérir le précieux Graal de la tribu des Oulhamrs. En effet, les cages dans lesquels le feu était conservé avaient été détruites durant un sanglant affrontement avec une tribu voisine et les Oulhamrs vaincus et décimés, privés de leur source de vie, se trouvaient réduits à un sort pitoyable.

Lorsque, dans leur quête, les vaillants guerriers croisent un troupeau mammouths, l'astucieux Naoh et ses deux compagnons, poursuivis par un groupe de féroces humanoïdes auxquels ils ont réussi à voler les précieuses constructions de pierre plates, ils choisissent de se mettre sous la protection d'une sorte de dieu de la nature. Il s'agit, pour eux, de signer une manière de pacte d' alliance avec le grand mammouth en chef du troupeau, en lequel ils voient le maître de tout ce qui vit sur la terre, en d'autres termes, un dieu. En signe d'humble allégeance et de reconnaissance de son pouvoir, Naoh offre à la puissante divinité poilue un gros tas soigneusement lavé des délicieuses racines souterraines de nénuphars, dont il avait observé que la grosse bête en raffolait. Pour consolider l'alliance, il renouvelle chaque jour son hommage.

 

Grand mammouth laineux, représenté dans la grotte de Rouffignac en Dordogne

 

L'alliance est donc une sorte de pacte commercial établi, soit entre égaux, soit entre un féal et son seigneur. Dans toute alliance existe un échange: dans le roman de Rosny aîné, on comprend que, séduit par l'offrande quotidienne de racines de nénuphar, le dieu mammouth en vient à protéger les guerriers Oulhamrs et ira jusqu'à écrabouiller sous ses grosses pattes velues leurs cruels ennemis.

Quid de l'échange dans l'alliance proposée à un personnage nommé Abraham par le dieu Jahvé dans la fiction biblique? On voit que, dans le récit de la Genèse, l'initiative en revient au dieu, lequel choisit de se manifester pendant le sommeil du rêveur et alors que ce dernier, avant de s'endormir, avait bien procédé au classique sacrifice d'animaux rituellement coupés en deux par le milieu - "partagés", dit le texte - c'est-à-dire qu'il avait offert à sa divinité l'équivalent du gros tas de racines de nénuphars que les guerriers Oulhamrs offraient au dieu mammouth.

Lors de son apparition durant le rêve, le dieu prend la précaution de décrire minutieusement son cadeau afin d'en faire saisir toute l'importance au bénéficiaire, le tout soigneusement enveloppé dans le scientillant papier-cadeau, si je puis dire, du halo impressionnant d'une "fournaise fumante" et de "flammes", mise en scène aussi éblouissante que terrifiante, digne de tout dieu qui se respecte et soucieux de manifester sa puissance par des phénomènes météorologiques impressionnants.

"Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d'Égypte jusqu'au grand fleuve, au fleuve d'Euphrate, le pays des Kéniens, des Keniziens, des Kadmoniens, des Héthiens, des Phéréziens, des Rephaïm, des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Jébusiens." (Gn 15,18).

 

Eretz Israël , carte de 1695

 

3 - Les coulisses du théâtre biblique

Pour comprendre le sens de la scène décrite ci-dessus, il faut s'arracher à l'avant-scène du grandiose spectacle de l'épopée et à la fascination qu'exerce sur les esprits le contenu du récit brillamment collationné et mis en forme à partir de bribes de légendes et de récits empruntés aux mythologies égyptienne et mésopotamienne. Réécrits, recomposés et globalement unifiés en dépit d'un certain nombres de contradictions résiduelles, les récits ont été adaptés à la mentalité et au type d'éloquence que permettait la langue sémitique, ainsi qu'au mode de fonctionnement psychologique de la population à laquelle il était destiné.

Ainsi, lorsque les documents existent, il est instructif d'observer la manière dont se fait le passage de la réalité historique à la fiction biblique. J'ai montré, par exemple, dans le chap. II ( L'invention des notions de "peuple élu" et de "terre promise" , § 3) comment un document assyrien (Cylindre de Taylor) concernant le siège de Jérusalem du temps du roi Ezéchias s'était trouvé transsubstantifié en termes bibliques dans 2R 18, 13-16 près de deux siècles plus tard par les rédacteurs lors de l'exil à Babylone. La métamorphose de la réalité historique est encore plus spectaculaire avec l'Edit de Cyrus, par le scribe Esdras dans Esdras, 1,1-5, que j'ai décrite dans le chap.IV, (Comment le cerveau d'un peuple est devenu un bunker , § 6-7). L'imaginaire à l'état pur est à l'oeuvre lorsqu'aucun document ne peut servir de point de départ à la métamorphose en texte théologique.

Or, dans la mesure où c'est sur la pierre d'angle de la fiction biblique interprétée dans le sens le plus concret et le plus grossier - à savoir la fiction de la propriété de la terre de Palestine attribuée à une tribu spécifique en vertu d'une décision de leur propre dieu - que le peuple autochtone est la victime d'une violence inouië depuis des décennies, il est capital de de tenter de déconstruire le mythe prétendument fondateur de la légitimité morale et politique des conquérants-colonisateurs accourus du monde entier.

Grâce la publication des travaux très importants d'audacieux exégètes, de linguistes et d'archéologues contemporains, cette entreprise est enfin devenue possible. Elle permet de plonger sans risques excessifs dans la fosse d'orchestre et d'explorer les coulisses du théâtre biblique à la recherche des cordes, des poulies, des jeux de lumière et de toute la machinerie sonore qui rendent la représentation tellement brillante et convaincante qu'elle semble plus vraie que le vrai. Il en est ainsi de toute représentation théâtrale réussie, dont on sait qu'au théâtre, la vérité est une vérité de théâtre.

4 - Le rôle du principal rédacteur du scénario

Il s'agit donc d'abord de rechercher les auteurs du récit, lequel n'est évidemment pas tombé de la stratosphère, et d'analyser les conditions dans lesquelles celui-ci a été rédigé, puis porté à la connaissance des fidèles de ce dieu.

J'ai décrit dans le chapitre IV ( Comment le cerveau d'un peuple est devenu un bunker (§ 10 à 14) le retour d'un Esdras pathétique rassemblant sur le parvis d'un temple grossièrement remis en état, la maigre population des exilés revenus en Judée, auxquels se sont joints des groupes de pauvres hères demeurés sur place et que Nabuchodonosor n'avait pas jugés dignes de figurer dans le groupe des déportés. C'est à ce public de gens simples et ignorants que le scribe Esdras a lu, pour la première fois, et à la suite, la totalité des cinq Livres du Pentateuque ou Thora, c'est-à-dire la Genèse, l'Exode, le Lévitique , les Nombres et le Deutéronome, seul livre dont certains Judéens connaissaient une première version depuis le règne du roi Josias.

Il est, en effet, désormais établi que la rédaction du texte de la Genèse est postérieure à la grande défaite l'armée judéenne à Meggido et à la mort du roi Josias, le grand réformateur du javhisme, qui avait imposé et codifié officiellement un premier état du culte de ce dieu à l'intérieur de son petit royaume.

Or, depuis le grand désastre de Meggido, le dieu Jahvé est en perdition. Conformément à l'esprit de l'époque, la déroute d'une armée était vécue comme le signe de l'impuissance du dieu, qui était censé combattre à sa tête. C'était donc, dans l'esprit des populations de l'époque, le dieu Jahvé lui-même qui, à la tête de l'armée de Josias, avait été vaincu par le dieu égyptien, lequel avait permis la victoire de l'armée du pharaon Nechao II sur les troupes de Josias.

A la suite de cette défaite, les Judéens dépités et furieux d'avoir un dieu aussi faible, aussi peu fiable et aussi ingrat à l'égard d'un roi qui avait tant fait pour son culte, étaient retournés au culte d' idoles multiples et le royaume de Juda, auquel le roi Josias avait donné un éclat et une unité politiques tels qu'il n'en connut plus jamais de semblables durant sa courte existence, était tombé, avec le règne des successeurs incapables de ce roi, dans une décrépitude politique de plusieurs décennies dont la puissance babylonienne a su profiter.

En effet, toute l'œuvre théologico-politique de Josias, le véritable instaurateur du jahvisme, était détruite, le temple inauguré par Ezéchias - et non par Salomon - et embelli par son arrière-petit fils, Josias, avait été mis à sac et son trésor avait pris, lui aussi, le chemin de Babylone. La destruction de Jérusalem signait la fin de l'indépendance du petit royaume de Juda qui devint la province perse de Yehoud, selon la terminologie araméenne et les Judéens furent désormais nommés Yehoudim, ce qui fut traduit par Juifs.

J'ai détaillé dans le chap. II ( L'invention du "peuple élu" et de la "Terre Promise" ) les circonstances de l'immense drame politique et théologique que fut la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor et le transport à Babylone de l'élite des habitants du royaume de Juda, à savoir le roi, sa famille, les fonctionnaires du temple et tous les artisans, notamment ceux qui étaient spécialisés dans la métallurgie et le travail des métaux, dont le nouvel empire avait un urgent besoin afin de renforcer son armée.

Le vide n'avait évidemment pas tardé à être comblé par une immigration de populations des cités environnantes, arrivées avec leurs dieux particuliers et qui ont ajouté, comme il était d'usage à l'époque, le culte du dieu local à leur panthéon, ce que a conduit la religion de la petite Judée à un polythéisme de fait, et l'a ramenée à une situation antérieure à la première réforme religieuse hénothéiste du roi Ezéchias.

 

Idole assise représentant sans doute la Grande Déesse Mère, Lac de Gennesareth (Tibériade) - 6000 av. JC

Durant cette période, le dieu Jahvé, noyé au milieu d'une foule d'autres collègues, avait bien failli se trouver relégué, à l'instar de ses célestes contemporains, dans les oubliettes de l'histoire. L'exil à Babylone signait l'acmé de sa déroute, puisque cette fois, Jérusalem était en ruines, le temple rasé et la société du petit royaume entièrement décapitée. C'était, pour les Judéens, une catastrophe équivalente à la perte des précieuses cages de pierres plates dans lesquelles les primitifs Ouhlamrs entretenaient les braises de leur source de vie.

5 - Comment ressusciter le dieu Jahvé?

Il s'agissait donc pour les scribes-lévites exilés à Babylone de rafistoler les cages de pierres plates, de ranimer les braises de la tribu et de tenter de ressusciter le dieu vaincu et moribond. Ils s'y employèrent avec ardeur et le succès que l'on sait. C'est à cette occasion que le Deutéronome, rédigé du temps de Josias, a subi une manière de toilettage théologique afin de l'intégrer aux quatre premiers livres du Pentateuque - ou Thora dans la terminologie du judaïsme - et que le Deutéronome rénové prit place en cinquième position.

De nombreux rédacteurs s'attelèrent à cette tâche, comme en témoignent les différents styles d'écriture dont on peut suivre la trace dans les chapitres successifs.

Ils entreprirent, dans le chapitre intitulé Genèse, de tout reprendre à zéro et se mirent en devoir d'expliquer l'origine de l'humanité, autrement dit, celle du peuple hébreu - ce qui, dans leur esprit, était une seule et même chose, puisque seuls les Hébreux étaient, à leur yeux, des "hommes". D'ailleurs, le Talmud l'exprime avec la délicatesse qui caractérise une multitude de ses jugements: "Les Israélites seuls sont appelés hommes, mais les idolâtres , auxquels appartiennent les chrétiens, qui adorent une idole, viennent de l'esprit impur et sont appelés cochons". (Jalqût Reûbeni, 10b.) Dans l'ensemble des recueils regroupés sous le nom de Thora, le destin du reste de l'humanité ne fait en aucune manière partie des préoccupations des scripteurs. Les peuples environnants ne sont cités qu'en tant qu'ennemis à vaincre, à exterminer, à piller ou à utiliser.

Dans l'Exode, les rédacteurs de l'exil babylonien reprirent le récit d'évènements qui figuraient déjà dans le texte rédigé par les lévites du temps du temps du roi Josias, mais ils y ajoutèrent des variantes, ce qui explique les innombrables doublons et les contradictions entre les récits d'un même évènement, comme par exemple le récit des rencontres de Moïse et de Jahvé ou des entretiens qui leur sont attribués.

Comme ces rédacteurs étaient des fonctionnaires du culte, ils s'employèrent, dans le Lévitique, à codifier leur propre rôle futur. C'est ainsi que figure dans ce texte une interminable et minutieuse énumération des actes sacerdotaux, des devoirs et des privilèges des prêtres - les lévites - ainsi que celle des obligations des fidèles. Afin de plaire au dieu Jahvé, tout le monde était contraint de se plier à un rituel soigneusement élaboré. En somme, il s'agissait de renouveler quotidiennement et selon des règles strictement établies, le gros tas de racines de nénuphars à offrir en hommage au céleste mammouth en chef et de bien préciser comment les laver et les présenter afin qu'elles fussent agréables aux papilles du maître du monde. Apprivoisé par les hommages de sa tribu bien-aimée, le dieu serait prêt, lorsque la nécessité se ferait sentir, à écraser de ses grosses pattes velues tous les ennemis de ses chouchous.

Dans le quatrième et dernier chapitre ajouté, les Nombres, les interminables listes généalogiques, les dénombrements et les recensements des Israélites de sang pur manifestent l'esprit de clan et de ségrégation d'une petite tribu exilée, repliée sur elle-même et obsédée par la non pollution des lignées. Le ver était introduit dans le fruit. La pulsion d'une mise en évidence de la nécessité de maintenir la pureté raciale des familles inaugurait la politique drastique de purification ethnique qui sera mise en application d'une main de fer par les grands épurateurs que furent Esdras et Néhémie lors de leur retour à Jérusalem, comme je l'ai décrit ci-dessus. Elle n'a jamais cessé d'obséder les fidèles de ce dieu.

Son application sur le terrain par Esdras et Néhémie a été d'autant plus facilement couronnée de succès que le petit peuple demeuré sur place, privé de ses cadres royaux et sacerdotaux, a vivoté misérablement pendant un demi-siècle et n'avait pas les moyens de résister psychologiquement à des lois présentées par des envoyés de l'empereur et des sortes de porte-parole de la divinité. Néhémie, devenu un important fonctionnaire à la cour de Babylone représentait officiellement l'empereur Artaxerxès. Il était ce qu'on appellerait aujourd'hui un "homme d'influence", comme le fut l'Attali de M. Mitterrand ou le Gaino de M. Sarkozy. Tel un envoyé de l'AIPAC américain ou des riches banquiers de la City de nos jours, il est arrivé dans la province misérable et ruinée les poches pleines d'argent, de cadeaux et de promesses. Les moyens financiers dont l'avait gratifié l'empereur Artaxerxes se sont révélés de nature à renforcer considérablement la puissance de conviction des arguments théologiques d' Esdras.

L'actuelle politique de ségrégation raciale de l'Etat d'Israël se situe donc dans continuité directe des écrits babyloniens et les Palestiniens en vivent quotidiennement les conséquences pernicieuses.

6 - Les conditions de l'existence d'un dieu dans l'histoire

Dans l'alliance dont les Judéens ont appris l'existence par la bouche d'Esdras - en même temps que celle du lointain ancêtre auquel ils devaient cette faveur - que recevait le dieu en échange de son cadeau territorial? Quel plat délectable les supposés descendants du dépositaire de la promesse surnaturelle faite au rêveur offraient-ils à leur dieu à ce moment-là de leur histoire?

Ils lui offraient l'essentiel, la condition absolue pour qu'un dieu puisse continuer à jouir d'une existence politique, donc historique, à savoir leur fidélité et leur adoration.

En effet, qu'est-ce qu'un tyran sans vassaux sur lesquels exercer sa tyrannie? Qu'est-ce qu'un dieu sans fidèles et sans manifestations concrètes de leur adoration? Lorsque plus personne n'a adoré Mardouk, Mardouk est mort. L'adoration des fidèles est l'oxygène des dieux. Lorsque le dieu chrétien a capturé les fidèles de Jupiter, Jupiter est mort, Isis, Osiris, Amon Râ n'ont plus de fidèles, Mardouk n'a plus d'adorateurs, Odin, Wotan, Frija, gisent au fond des mers glacées du septentrion, Camos, Melqarth, Hadad, Baal, tous ces collègues de Jahvé, qui régnaient en maîtres sur les cités voisines de la Judée, ont même totalement disparu de la mémoire des hommes. Les Cananéens n'ont pas eu l'imagination assez fertile pour se faire attribuer leur territoire par Camos.

C'est la foi des fidèles et l'organisation concrète du culte qui fournissent aux dieux les conditions de leur existence. C'est donc à Babylone que furent mises au point les conditions de la renaissance du dieu Jahvé et que les lévites-notaires rédigèrent les clauses du contrat de l'"alliance" renouvelée entre le dieu et les Judéens. Les rédacteurs de l'exil ont exprimé dans ces textes leur propre vision de l'avenir de la communauté judéenne et institutionnalisé les formes fondamentales du nouveau et véritable monothéisme juif. Le polythéisme qui sévissait encore avant l'exil fut définitivement banni. C'est à Babylone et durant le demi-siècle de l'exil que le groupe de Judéens semble avoir rompu de façon définitive avec le culte des cippes et des dieux locaux.

En revanche, l'organisation de la séduction - ou de la corruption - de la divinité fut, dans le nouveau jahvisme soigneusement organisée. En effet, les pactes ou les alliances étaient, dans toutes les religions, accompagnés d'offrandes ou de sacrifices solennels au cours desquels des animaux de boucherie en grand nombre était égorgés. Les Judéens ont maintenu cette tradition. Les animaux étaient coupés par moitié et l'on disposait les moitiés en face les unes des autres. Un feu mystérieux censé circuler au milieu des bêtes dépecées signalait l'acceptation par la divinité de l'offrande et du pacte. C'est ainsi que dans l'épisode de la Genèse cité ci-dessus et décrivant le songe d'Abraham, "des flammes passèrent entre les animaux partagés", ce qui signifiait donc que le dieu Jahvé avait agréé le sacrifice et en était satisfait. "Ce jour-là, l'Eternel fit alliance avec Abraham." (Gn 15, 17-18)

Mais on n'imaginait pas qu'il pût ne pas y avoir réciprocité et que le dieu serait assez méchant, assez intéressé et assez glouton pour dévorer la viande sans rien donner en échange. C'est pourquoi les scribes de l'exil babylonien avaient signifié que l'alliance avec leur dieu se trouvait scellée par l'octroi d'un gigantesque territoire. De même que pour un sans-abri avoir un toit à soi constitue le rêve le plus précieux, un groupe humain déraciné, déplacé de force, ne trouve rien de plus précieux à désirer qu'une patrie, et une patrie puissante, riche, capable de s'opposer aux empires environnants. On comprend donc aisément que les Judéens exilés se soient fait attribuer par leur dieu la propriété d'un vaste territoire, source de richesse et garant de leur sécurité future.

Le texte de la Genèse lu par Esdras au peuple rassemblé devant le Temple constituait en quelque sorte l'acte notarié officiel qui scellait à la fois la possession de la terre et la renaissance dans l'histoire d'un dieu qui avait failli disparaître corps et biens. Ce cadeau effaçait le handicap psychologique qu'avait représenté la défaite de Meggido, la mort du roi Josias, la destruction du temple et la déroute de l'exil. Tout en retrouvant le privilège de compter de nouveau des fidèles ardents, sans l'existence desquels il serait mort le dieu Jahvé les retrouvait enchaînés comme ils ne l'avaient jamais été auparavant par un câblage de règles et d'obligations impératives dont ce peuple ne devait plus jamais sortir.

7 - Avantages et inconvénients politiques du fanatisme religieux

Le fanatisme ritualiste instauré à Babylone fut, durant les cinq siècles qui suivirent, la source de la renaissance et de la cohésion de la société judéenne. Sans la poigne de fer des religieux, appelés zélotes ou pharisiens, l'exil en Babylonie aurait signé l'arrêt mort du dieu Jahvé et la disparition de la société judéenne qui se serait fondue dans les nombreuses ethnies voisines - les Cananéens, les Philistins, les Egyptiens, les Perses, les Assyriens, les Hyksos et plus tard les Grecs et les Romains qui avaient occupé le territoire durant plusieurs millénaires avant l'arrivée tardive - vers -1 100 - de tribus d'Hébreux. Les chaînes religieuses ont soudé l'ethnie reconstituée après le retour des exilés.

Mais l'expérience historique démontre que le fanatisme religieux fut la cause profonde de la décadence politique de la province et finalement de sa disparition comme acteur autonome dans l'histoire. Il fut, en effet, à l'origine de tous les grands malheurs qui, avec une régularité stupéfiante, frappèrent le groupe et empêchèrent ce peuple de prendre réellement racine en Palestine et d'habiter, au sens chtonien, la terre qu'il avait conquise environ un millénaire avant notre ère.

En effet, des révoltes périodiques des des fanatiques religieux émaillèrent à intervalles quasi réguliers l'histoire de la Judée, provoquant à chaque fois une catastrophe sociale et la destruction du pays. Les plus connues sont celles de Judas Maccabée en -162 contre les conquérants grecs à la suite de l'édification d'un autel dédié à Zeus au coeur du temple de Jérusalem.

Représentation de Judas Maccabée

 

Puis vint la grande révolte de 66 à 73 contre l'empire romain suscitée une fois de plus par les Pharisiens et qui aboutit à une guerre meurtrière de quatre années contre les légions de Titus qui assiégèrent, pillèrent puis détruisirent Jérusalem et le temple d'Hérode en 70, ainsi que les places fortes de Gamla et de Massada.

Malgré l'opposition du clergé officiel, une troisième révolte religieuse suscitée par le fanatique Simon Bar-Kokhba, un temps considéré par les juifs comme leur messie, souleva le peuple en 132 contre l’empereur romain Hadrien qui avait cru pouvoir construire un édifice dédié à Jupiter sur l'emplacement du temple. Il fallut deux ans de guerre acharnée et l'envoi de douze légions pour que les Romains parvinssent à venir à bout de la rébellion.

On pouvait appliquer à la capitale de la Judée la célèbre phrase de Caton l'ancien légèrement modifiée: Cartago delenda est (Carthage doit être détruite). Cette fois, Ierusalem deletta est, Jérusalem était détruite. Cette défaite signait la fin de la présence des juifs à Jérusalem, désormais interdits de séjour dans la ville, qui fut rasée sur ordre d'Hadrien. L'empereur fit édifier sur le site une ville romaine, Ælia Capitolina. Mais les juifs n'étaient pas chassés de l'ensemble de la province, seule la capitale leur était interdite. Néanmoins, c'est à partir de ce moment qu'est né le mythe d'un "peuple juif chassé de la totalité de sa patrie" et condamné à errer dans le monde.

Bas-relief romain représentant le pillage du temple de Jérusalem à la suite de l'écrasement de la révolte de Simon Bar Kochba

 

Je rappelle pour mémoire une guerre quasi oubliée de la mémoire des historiens, menée entre 115 et 117 par des juifs, mais en dehors du territoire de la Judée et appelée guerre de Kitos ou de Quiétus du nom du général romain chargé par l'empereur Trajan de mater les mutins. Des villes entièrement juives ou à forte majorité juive en Cyrénaïque, en Egypte, en Grèce, à Chypre, en Asie Mineure, en Arménie, en Mésopotamie, en Abiadène, se soulevèrent avec un ensemble qui prit de court les Romains. Des hordes fanatisées se répandirent dans les contrées comme une traînée de poudre et détruisirent tous les temples "païens" qu'ils rencontraient, ainsi que les thermes et tous les édifices civils symboles du pouvoir romain, tout en exterminant au passage la population grecque et romaine des villes ravagées.

La cavalerie maure du général Lusius Qietus représentée sur la Colonne trajane

La répression des Romains fut terrible et sanglante. La population des innombrables juifs qui s'étaient volontairement expatriés dans le bassin de la Méditerranée et qui avaient quasiment constitué des enclaves autonomes, fut décimée. Tout en prenant place dans la suite des révoltes récurrentes de la Judée, cet épisode prouve de plus qu'il a existé depuis les origines une très importante diaspora judéenne volontaire. La destruction des villes révoltées eut également des conséquences désastreuses pour le mouvement chrétien naissant qui, à l'origine, se développait principalement en milieu juif, les Romains ne faisant pas de différences entre ces deux mouvements religieux.

On ne peut comprendre ces révoltes qu'en ayant présente à l'esprit l'horreur des populations juives, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Judée, pour tout ce qui rappelait le polythéisme et le culte des idoles, dont ils s'étaient eux-mêmes débarrassés depuis le retour d'exil, ce qui ne les a pas empêchés de sacraliser leur propre lieu de culte, considéré comme la "maison de Jahvé". La présence de statues de dieux étrangers ou de conquérants foulant le parvis de leur temple représentait à leurs yeux une profanation insupportable. C'est pourquoi ces révoltes étaient aussi prévisibles qu'inexpiables face à des empires à la fois polythéistes et pour lesquels les divinités étaient si parfaitement incarnées dans le marbre des statues qu'il arrivait qu'une ville enchaîne son dieu afin de ne pas se le faire voler par une cité concurrente. Face à ce type d'idolâtrie, le monothéiste juif qui interdisait toute représentation de son dieu, témoignait d'un réel progrès spirituel.

Mais, on voit, de nos jours, qu'un vestige de maçonnerie, non pas du temple, c'est-à-dire de l'édifice abritant le "saint des saints" et de l'autel situé devant lui, sur lequel le prêtre sacrifiait les animaux de boucherie, ni même des bâtiments annexes rattachés au sanctuaire, mais d'un simple mur de soutènement d'une gigantesque terrasse destinée à accueillir la foule des riches pélerins accourus depuis la quasi totalité des villes du bassin de la Méditerranée et dont l'astucieux roi Hérode avait compris que les pélerinages etaient sa principale source de richesse, que ce vestige de fondations, dis-je, destiné à compenser la déclivité du terrain, est devenu un lieu de culte vénéré et quasiment idolâtré.

Prières au pied du mur d'Hérode

L''idolâtrie chassée par la porte trouve toujours le moyen de se faufiler par la fenêtre. Si le roi iduméen haï de son vivant par toute la population et notamment par les Pharisiens en raison de ses turpitudes, mais surtout parce qu'il n'était pas juif et qui, d'ailleurs, s'empressait d'oublier, lors de ses très nombreux séjours en Grèce et à Rome, la fine pellicule de judaïsme qu'il affichait à l'intérieur de son royaume, si ce roi bâtisseur hellénisé, passionné d'architecture qui, sacrilège des sacrilèges éleva un temple à l'empereur romain Auguste en Samarie, fit construire des théâtres, des amphithéâtres, des thermes à Sidon, à Damas, à Laodicée, un aqueduc à Ascalon, des gymnases dans des villes grandes et petites, dont on sait que la nudité des participants y était la règle au grand dam des Pharisiens, ce roi qui finança largement le renouveau des jeux olympiques en Grèce, qui gratifia Athènes, Lacédémone, Nicopolis, Pergame et d'innombrables autres cités du bassin méditerranéen de ses largesses, si ce roi-architecte revenait sur terre, il considèrerait probablement avec une stupeur ironique qu'un morceau de maçonnerie, fruit de sa mégalomanie architecturale, dont seules les sept premières rangées de pierres à partir du sol ont été mises en place par ses soins et qui n'avait aucune destination religieuse - le centre et le haut datant des omeyyades et des croisés - que ce reste de fondation, dis-je, est devenu l'objet d'une vénération passionnée de la part de religieux qu'il tenait de son vivant en si piètre estime.

voir V - La théocratie ethnique dans le chaudron de l'histoire, § 14-15.

Une expérience historique calamiteuse de nature apparemment semblable fut répétée au début du XXe siècle lorsque la puissante et riche colonie juive des Etats-Unis d'Amérique "déclara la guerre à l'Allemagne" en 1933, pour reprendre le titre des journaux de l'époque; mais cette insurrection était, en réalité, très différente en ce qu'il ne s'agissait nullement d'un soulèvement populaire d'origine religieuse, mais d'une décision politique et économique prise en toute connaissance de cause quant à ses conséquences prévisibles, par les décideurs financiers anglo-saxons. Un boycott sévère de ses exportations et un embargo sur ses importations accablèrent une Allemagne déjà exsangue après la défaite de 1918 et les conditions léonines qui lui avaient été imposées par le traité de Versailles.

Le mouvement sioniste était officiellement né à Bâle en 1897 et la lettre adressée à Lord Rotschild en 1917 et connue sous le nom de "Déclaration Balfour", lui avait donné des ailes. Ce n'étaient plus des décisions cultuelles qui mobilisaient les cerveaux des dirigeants du mouvement sis à Londres et à Washington, mais des motivations politiques beaucoup plus concrètes. J'y reviendrai ultérieurement.

J'ai d'ailleurs montré dans le texte sur l'analyse du destin et de l'action de l'homme de l'ombre - le Colonel House - qui dirigeait la tête et la politique du président Woodrow Wilson, comment les puissants banquiers et autres décideurs de la loge maçonnique B'nai Brith, ainsi que des nombreuses et puissantes organisations communautaires juives étaient déjà à la manoeuvre lors des négociations du traité de Versailles en 1919. Le boycott des produits allemands décrété en 1933 s'inscrivait dans la continuité de la polique anglo-saxonne amorcée au milieu du XIXe siècle .

Voir : Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza - Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House

En revanche, ce que cet évènement, que les historiens s'efforcent d'occulter avec un bel ensemble, eut de commun avec les précédentes insurrections, c'est qu'une fois de plus, c'est la population juive ordinaire qui eut à subir de terribles représailles d'un régime nazi rendu enragé.

Comment ne pas faire un parallèle avec la politique de pressions et de sanctions économiques ravageuses imposées aux populations civiles par les mêmes puissances financières, hier à l'Irak et aujourd'hui à l'Iran?

 

Vendredi 24 mars 1933: "La Judée déclare la guerre à l'Allemagne"

 

Pour plus de détails sur cet épisode, voir V - La théocratie ethnique dans le chaudron de l'histoire, §16: D'un désastre à l'autre

L'histoire se révèle un serpent qui se mord la queue. En effet, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Depuis 1945, le balancier s'était hardiment élancé en direction d'un triomphe du sionisme à la fois au Moyen-Orient et dans tout l'Occident. Mais des signes de plus en plus nombreux, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Etat surgi en 1947, indiquent que le balancier de Chronos a amorcé - lentement - son mouvement en sens inverse. Alors que le messianisme religieux conquérant fut longtemps le moteur incontesté de la légitimité psychologique des colons qui affluaient en Palestine, l'Etat sioniste est en train de découvrir qu'il est sapé de l'intérieur par le développement exponentiel d'un fanatisme religieux qui mine la société et ruine l'image d'une démocratie moderne qu'il s'efforce d'imposer sur la scène internationale.

On a pu lire dans le Jérusalem Post du 4 novembre 2011 les propos alarmistes d'un ancien chef du Mossad, Efraim Halevy, lequel a déclaré qu'"Israel's true existential danger comes from within". M. Efraim Halevy a été rejoint à la fois par l'ancien chef d'Etat-major de la Tsahal piteuse de la deuxième guerre du Liban, Dan Halutz et par un autre ancien directeur directeur du Mossad, Meir Dagan. Ces ex-responsables des services secrets et de l'armée considèrent en coeur que, contrairement aux aboiements alarmistes de MM. Netanyahou et Lieberman, ce n'est pas l'Iran et y compris sa potentielle bombinette qui, face aux deux à trois cents missiles à tête nucléaire de l'Etat hébreu, représentent une "menace existentielle" pour cet Etat, mais la multiplication des fanatiques religieux dans tous les corps de l'Etat et notamment dans une armée en principe mixte, alors que tous ces hyper religieux et hyper fanatiques sont férocement misogynes et n'acceptent pas de combattre dans des régiments dans lesquels figureraient des femmes, pourtant elles aussi astreintes à un service militaire de deux ans et qui occupent également des postes de commandement .

Soldat de la secte haredim

L'histoire est facétieuse. L'Etat sioniste est peut-être en train d'être dévoré par le cancer de son propre mythe fondateur mensonger, à moins que son hubris le porte à une folie militaire qui, plus rapidement que le cancer du fanatisme religieux, l'entraînera - et le reste du monde avec lui - dans une nouvelle catastrophe inouïe.

8 - Les créateurs de dieux

Le cerveau des hommes est ainsi fait qu'ils se croient en permanence sous le regard ou en communication avec des forces mystérieuses, plutôt redoutables et méchantes, qu'il s'agit d'apprivoiser, de séduire ou de corrompre en leur offrant ce qu'on jugerait soi-même le plus précieux. C'est ainsi que les peuples anciens ont longtemps offert en sacrifice à leur dieu leur enfant premier-né. Puis, les humains ont sacrifié des animaux de boucherie, les plus beaux, les plus parfaits et les plus gras, dont on brûlait les parties qu'on trouvait soi-même les plus délicieuses. L'inauguration du temple par le roi Hérode fut accompagnée d'un sacrifice de trois cents boeufs. Les bouchers-sacrificateurs opéraient jour et nuit. Dans toutes les religions se trouve exposé, et conformément à la psychologie de chaque peuple, tout l'arsenal des rites et des prières par lesquels les humains établissent leurs relations privées ou collectives avec le surnaturel.

Naturellement, les scribes de l'exil babylonien n'étaient pas conscients en toute lucidité du mécanisme à la fois théologique et politique qu'ils avaient élaboré. Personne n'est en mesure d'éclaircir vraiment ce qui est conscient et ce qui ne l'est pas, de démêler le mélange de sincérité, de poésie, mais aussi d'esprit politique et même de rouerie qui habite les rédacteurs de textes religieux. Qu'est-ce que l'inspiration religieuse? La question est sans réponse, mais ce qui est certain, c'est qu'il s'agit toujours d'esprits politiques et même de très fins politiques et de connaisseurs des conditions de la vie en société. En général, le juge de paix est le succès ou l'échec. C'est lui qui décide de l'avenir de l'entreprise dans l'histoire, donc de la définition de ce qui sera tenu pour la vérité ou pour l'erreur.

Ainsi, pour les juifs, le christianisme est une secte qui a réussi à s'imposer et le Talmud n'a pas de jugements assez violents, méprisants et même carrément répugnants pour désigner Jésus et les chrétiens : Gittin 57a. dit que "Jésus est dans l'enfer, bouillant dans des excréments." Quant à Sanhedrin 43a. , il écrit que "Yeshu le Nazaréen a été exécuté parce qu'il a pratiqué la sorcellerie."

De nos jours, les temps sont devenus plus difficiles pour les créateurs de dieux. Alors que Jahvé est la divinité d'un petit peuple spécifique dont l'étroit champ d'action se résume à un seul groupe humain restreint et, à l'origine, à l'étroit territoire qu'il occupait, comme ce fut le cas pour tous les dieux locaux de l'époque, les deux monothéismes qui ont succédé à la religion de Jahvé à partir du bassin de la Méditerranée, ont élargi leur espace religieux, politique, psychique et géographique et se sont ouverts à la totalité du globe terrestre, car leur message concernait dorénavant tous les hommes de bonne volonté. Les adeptes d'une secte ésotérique qui a sévi dans les années 1980, et appelée Ordre du temple solaire (OTS), avaient cru qu'ils pourraient ouvrir davantage encore leur territoire mental, occuper l'espace intersidéral et délocaliser le centre de leur prédication sur Sirius. La tentative a échoué, mais il était logique qu'elle ait été tentée à l'heure où l'astronomie ouvre l'espace interstellaire aux rêves des hommes. Peut-être le temps des dieux extérieurs à la conscience des humains est-il en train de s'achever sous nos yeux.

9 - Les héroïques explorateurs des coulisses du théâtre religieux

Jusqu'à ces deux dernières décennies, tous les commentateurs des écrits fondateurs du judaïsme - mais également du christianisme ou de l'islam, nés du même terreau - étaient polarisés sur le contenu des textes du Pentateuque. Personne ne doutait que les récits relatés étaient véridiques au sens historique du terme, que les personnages avaient existé en chair en os, qu'ils s'étaient manifestés dans les circonstances décrites dans les textes bibliques et que l'histoire de la Judée se confondait avec celle de l'humanité. Bossuet avait la certitude que la Bible était un livre d'histoire et que Dieu avait bien créé le monde il y avait quatre millénaires.

Renan lui-même ne contestait pas la chronologie globale des évènements et l'existence historique des personnages rapportés dans la Bible. mais comme il était un philologue averti et professeur d'hébreu au Collège de France, il avait constaté, par exemple, que la deuxième partie du texte attribué à Isaïe n'était visiblement pas du même auteur que la première et que ces deux textes ne dataient pas de la même époque. Il avait également noté que la syntaxe et la grammaire des textes du Pentateuque ne pouvaient pas dater de l'époque à laquelle on s'imaginait que Moïse avait vécu et que le Livre attribué au prophète Daniel est un apocryphe. Bien que certaines parties de son Histoire du peuple d'Israël soient dépassées, son tome I, dans lequel il étudie les relations entre la géographie, la langue et la naissance progressive du jahvisme, sont irremplaçables. "Les racines sémitiques sont sèches, inorganiques, absolument impropres à donner naissance à une mythologie. [...] Chez les Sémites, ce n'est pas seulement l'expression, c'est la pensée même qui est profondément monothéiste. Les mythologies étrangères se transforment entre les mains des Sémites en récits platement historiques." (T.1, pp. 48-49) On comprend par quel processus linguistique la fiction ressemble à un exposé historique.

Or, une véritable révolution copernicienne est intervenue récemment dans notre compréhension des textes bibliques. Alors que les exégètes anciens se contentaient, soit de paraphraser les textes bibliques, soit de rechercher dans l'histoire évènementielle des éléments de confirmation des récits religieux, la prise à revers contemporaine, si je puis dire, qui a consisté pour les savants européens et anglo-saxons actuels à effectuer un véritable travail de critique des textes et à retrouver les traces qui permettent de les situer dans le contexte historique qui a présidé à leur rédaction, a permis de mettre en évidence les matériaux littéraires qui correspondent à l'époque à laquelle ils ont été rédigés. On peut dorénavant dater cette rédaction avec une quasi certitude.

L'extraordinaire travail d'érudition et de précision de Mario Liverani (La Bible et l'invention de l'Histoire), par exemple, aboutit à une remise en cause drastique de l'histoire antique de la Judée et, par voie de conséquence, conduit à une réécriture implacable de l'histoire de l'Israël moderne telle qu'elle a été imposée par David Ben Gourion depuis la création de cet Etat.

Voir : David Grün, alias Ben Gourion, et la naissance de l'"Etat juif"

Comme c'est sur l'arrière-monde mythologique dans lequel la fiction biblique s'est métamorphosée en religion, puis la religion en histoire, que repose la légitimation de la narration sioniste, il est évident que les analyses des exégètes contemporains ne pouvaient que susciter un rejet féroce de la part du personnel politique et religieux israélien, puisqu'il anéantit l'exceptionnalisme de type théologique qui fonde la légitimité morale de la création de leur Etat. "Si Dieu ne nous a pas donné cette terre, nous sommes des brigands", reconnaissent d'ailleurs les dirigeants israéliens.

Un bouleversement aussi radical de notre compréhension de l'histoire des textes bibliques, donc de l'histoire réelle de la région, rencontre également des oppositions vigoureuses en dehors du judaïsme. Par ricochet, la remise en question de la narration biblique et de certains de ses héros symboliques affecte les deux autres monothéismes qui en ont adopté certains épisodes et certains personnages. C'est ainsi que la traduction française de l'ouvrage du grand exégète et historien italien, Mario Liverani, cité ci-dessus et publié par un éditeur catholique - les éditions Bayard - s'est trouvée flanquée d'une préface prudentissime d'un tenant de l'ancienne école et spécialiste de l'analyse narrative du Pentateuque, le Père Jean-Louis Ska, Professeur d'Ancien Testament à l'Institut biblique de Rome: "Un historien critique peut, écrit-il, douter qu'Abraham ait eu un fils alors qu'il était centenaire. (…) Ce n'est pourtant pas une raison suffisante pour jeter au rancart les récits bibliques de la Genèse comme étant des tissus de mensonges…".

En somme, concède cet éminent ecclédiastique, l'esprit critique n'a le droit de s'exercer que dans les marges. Il se voit assigner des frontières à ne pas franchir: il s'agit de conserver l'essentiel de la narration, de ne rien bouleverser du fond tout en donnant magnanimement le droit d'aménager quelques détails qui sembleraient par trop invraisemblables aux contemporains. On pourrait par exemple rendre un peu plus vraisemblable l'âge auquel le vieux couple du patriarche aurait conçu un fils et excuser le péché véniel du rédacteur biblique qui a porté cet exploit à la centaine pour des deux époux.

En revanche, même si des découvertes archéologiques irréfutables démontrent le contraire, il serait interdit de nier que Salomon vivait dans un palais somptueux, qu'il aurait construit un temple mirifique ou que David régnait sur un immense royaume, car cela mettrait à bas des pans entiers de la fiction biblique et le désastre contaminerait les écrits des évangiles chrétiens qui ont essayé de faire bénéficier le fondateur du christianisme et sa mère du prestige mythique attaché à la mémoire de ce roi et en font des descendants de "la Maison royale de David".

Voir : 1 - La bible et l'invention de l'histoire d'Israël

C'est ainsi qu'en dépit de la "richesse foisonnante de détails" fournis sur les personnages de David et de Salomon, écrivent dans Les rois sacrés de la Bible (p.115), les archéologues juifs américains Finkelstein et Silberman - que personne ne saurait soupçonner d'être hostiles à Israël - la "Maison royale de David" n'a existé que dans l'imagination des scribes de l'exil. Dans La Bible dévoilée, les mêmes auteurs concluent que "l'image que l'on se fait de Jérusalem à l'époque de David, et davantage encore sous le règne de son fils, Salomon, relève, depuis des siècles, du mythe et de l'imaginaire romanesque. "(p.208) "Il s'agit de la peinture d'un passé idéalisé, d'une sorte d'âge d'or nimbé de gloire." (p.201)

Les deux personnages David et Salomon, si importants dans l'imaginaire des Israéliens d'aujourd'hui ont, certes, existé, mais plutôt comme chefs de bande ou chefs de villages, car "à l'évidence, la Jérusalem du Xe siècle était un petit village de montagne qui dominait un arrière-pays à l'habitat dispersé" (La Bible dévoilée, p.118) écrivent nos archéologues. D'ailleurs la totalité de l'Israël de l'époque (environ 1000 ans avant notre ère) ne comptait que quelques milliers de fermiers et d'éleveurs.

Mais pour autant, il ne s'agit nullement de "jeter au rancart les récits bibliques", comme le craint le Révérend Père Ska. Bien, au contraire, il nous faut essayer d'en comprendre la signification historique à un autre niveau et d'affiner l'interprétation anthropologique et psychanalytique de documents particulièrement révélateurs du fonctionnement du cerveau des concepteurs, de celui des fidèles et qui bouleversent de fond en comble notre ap-préhension de l'histoire d'un pays et d'une région dont la fiction biblique constitue la pierre d'angle et une manière fond de commerce politique.

En effet, l'arrière-monde religieux du discours sioniste repose sur une revendication littérale des mythes bibliques. Or, celle-ci induit la colonisation de la totalité de la terre de Palestine… pour commencer. Mais ce n'est là qu'un effet secondaire de la pathologie principale qu'est la croyance en la possession légitime de la terre par décret divin. C'est donc avant tout la déconstruction rationnelle de l'ensemble des mythes bibliques qui dynamitera les mythes sionistes et qui redonnera au peuple palestinien la légitimité historique sur la terre qu'il habite de génération en génération depuis toujours.

Que dire de la cohérence mentale des dirigeants de la classe politique mondiale qui se gargarisent d'idéalités universelles, d'invocations à la Liberté, à la Démocratie, au Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, tous principes applicables à tous les peuples de la terre, sauf aux possesseurs légitimes de la Palestine, priés de déguerpir et d'offrir leurs maisons et leurs propriétés à une foule d'immigrants se réclamant d'une "alliance" conclue en rêve avec un dieu par un personnage de fiction - le patriarche Abraham. Même ceux qui se déclarent athées ne veulent pas renoncer au bénéfice matériel de ce pacte. "Cette terre est à nous, clament-ils à tue-tête, c'est notre dieu qui nous l'a donnée".

C'est cette chimère auquel le sionisme est accroché qu'il cherche aujourd'hui à concrétiser et à mettre en application sur le terrain.

10 - Les frontières du " Grand Israël "

"Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d'Égypte jusqu'au grand fleuve, au fleuve d'Euphrate" , dit le texte. Pourquoi avoir choisi les deux grands fleuves pour limites du territoire offert par le notaire céleste? Les Judéens des VIe et Ve siècles avant notre ère, date à laquelle à été inventée l'"alliance" et le cadeau, entretenaient évidemment des liens commerciaux avec les territoires voisins et notamment le royaume des Pharaons - naturellement, la fuite des esclaves hébreux relatée dans le livre de l'Exode est purement imaginaire et n'a jamais été confirmée par la moindre preuve historique. D'ailleurs les Cananéens, les plus anciens habitants de la région, ont entretenu, durant les nombreux siècles qui précédèrent l'arrivée dans la région des conquérants hébreux, des liens étroits économiques et politiques avec la terre des pharaons et connaissaient parfaitement la géographie de la région. En revanche, les scribes-rédacteurs du temps de l'exil babylonien, même s'ils avaient entendu parler de l'existence d'un "fleuve d'Egypte", mais ils n'ont pas été capables de le nommer.

 

La chimère du "Grand Israël"

En revanche, et par la force des choses, ils savaient qu'ils se trouvaient au bord du "fleuve Euphrate".

On comprend donc que, dans l'esprit des auteurs de la fiction littéraire, le "Grand Israël" correspondait à la totalité du monde qui leur était connu à l'époque et ils se sont mentalement installés entre les deux grands empires d'Egypte et de Babylone. Si Nabuchodonosor avait transplanté les Judéens au bord de la Mer Caspienne, le "Grand Israël" se serait étendu "du fleuve d'Egypte à la mer Caspienne".

C'est donc au nom du récit d'un rêve prêté au héros d'une fiction, dont on connaît la date, les circonstances de sa rédaction et la manière dont il a été porté à la connaissance du peuple par le scribe Esdras lors de son retour de Babylone en -459, que le mouvement politique sioniste poursuit aujourd'hui la chimère secrète de s'approprier l'est de l'Egypte, toute la Palestine, la Jordanie, le Liban, la Syrie, la moitié de l'Irak, le nord de l'Arabie saoudite et le Koweït.

11 - Israël , un Etat-Chimère

L'étymologie du mot chimère renvoie au grec KHIMAIRA et désigne la jeune chèvre d'un an qu'on immolait avant un combat en l'honneur d'Artemis Agrotera, "la déesse de la natutre inviolée, des corps intacts, des coeurs libres de passion". (André Bonnard, Les dieux de la Grèce).

Durant le Moyen-Age, la chimère était le symbole de désirs irréalisables, d'où le sens actuel de l'adjectif "chimérique". De nos jours, le mot chimère est utilisé dans son sens dérivé d'illusion. C'est d'ailleurs en ce sens que je l'ai sous-entendu dans le titre de ce texte. En effet, l'actuel Etat sioniste caresse une illusion, un rêve, un projet chimérique qu'il ne parviendra pas à concrétiser en dépit de tout son attirail nucléaire. Chacune de ses victoires est une victoire à la Pyrrhus. Telles les dents semées par le dragon, chacune donne naissance à des régiments d'ennemis.

Mais le mot "Chimère" - avec sa majuscule - désigne également un animal fantastique particulièrement méchant et imprévisible, de la mythologie grecque, qu'Homère a évoqué dans le Livre VI de l'Illiade. Monté sur le cheval ailé Pégase, le beau Bellérophon a réussi à vaincre ce monstre de Lycie, à corps de chèvre, à double tête de lion et de chèvre et dont la queue portait à son extrémité une tête de serpent - de dragon disent parfois les textes.

Chimère

Quel est le rapport entre ces trois sens du même mot? C'est d'abord la présence de l'image de la chèvre qui a donné son nom à la bête fantastique; mais cette bête est si bizarre qu'elle semble une illusion des sens. Cette irréalité matérielle, mais porteuse de sens, s'appelle un mythe.

Or, ce mythe représenté par l'étrange animal composite appelé Chimère, dont les têtes étaient dirigées en sens contraire - ce qui le rendait redoutable dans toutes les directions - était un monstre terrible qui crachait le feu et dévorait les humains. Il symbolisait la cruauté et le mal. Mais l'astucieux Bellérophon monté sur son cheval ailé, Pégase, a découvert le point faible de la bête: au moment où elle crachait ses flammes, il a jeté dans une de ses gueules grande ouverte un morceau plomb que son propre feu a fait fondre et qui a provoque sa mort en durcissant ses entrailles.

Voilà comment la monstrueuse Chimère de la mythologie grecque donne un rendez-vous symbolique à la dernière expédition meurtrière d'Israël contre les encagés de Gaza. La Chimère sioniste a eu beau cracher ses flammes meurtrières par toutes ses gueules et en tous lieux de Cisjordanie et de Gaza, c'est son propre feu, c'est-à-dire l'arrogance de son orgueilleuse puissance militaire, qui a révélé au monde entier de quelle cruauté et de quelle inhumanité elle était capable. C'est dans les entrailles de la Chimère sioniste que le plomb de son immoralité est en train de durcir.

*

Les nouveaux Bellérophon et les Pégase de l'exégèse scientifique moderne sont les alliés les plus précieux des Palestiniens. Ce sont leurs travaux qui permettront aux esprits éclairés de quitter le marécage mythologique dans lequel barbote la politique internationale - ou dans lequel elle feint de barboter.

Déshabiller l'hypocrisie politique, peler une à une les tuniques de l'oignon afin de révéler qu'en son coeur gît un Etat férocement colonialiste, au service de son idéologie messianico-impérialiste et des intérêts de l'empire américain, tel est le travail urgent à réaliser afin de neutraliser la nouvelle Chimère crachant le feu et dévoreuse d'enfants palestiniens qui s'est installée au coeur du Moyen-Orient. Toujours aussi benêts, les Européens commencent à peine à se rendre compte comment les financiers de la City et de Wall Street tirent les ficelles de la crise dans leur dos et agitent sous leurs yeux le chiffon rouge d'un dragon en carton peint, afin de leur faire oublier la menaçante bien réelle de la Chimère sioniste.

La destruction du camouflage religieux d'une politique devenue froidement impérialiste contraindra, dans la foulée, les serviteurs sincères du dieu Jahvé et leurs ouailles à interpréter leurs textes fondateurs dans un sens véritablement religieux, c'est-à-dire spirituel, et à retrouver la morale universelle qui, au plus profond, est commune à la quasi totalité des religions de la planète.

C'est donc au prix de l'anéantissement du mensonge historique fondateur que commencera enfin à se fissurer, le bouclier derrière lequel se tapit la violence politique sa compagne, qu'évoquait le grand Soljenitsyne dans son discours de remerciement à l'occasion de la remise de son prix Nobel, puisque mensonge et violence vont toujours de compagnie.

 

*

 
Bibliographie

Professor Abdel-Wahab Elmessiri:
The function of outsiders : http://weekly.ahram.org.eg/1999/435/op2.htm
The kindness of strangers: http://weekly.ahram.org.eg/1999/436/op2.htm
A chosen community, an exceptional burden : http://weekly.ahram.org.eg/1999/437/op5.htm
A people like any other : http://weekly.ahram.org.eg/1999/438/op5.htm
Learning about Zionism: http://weekly.ahram.org.eg/2000/476/eg6.htm

Mario Liverani, La Bible et l'invention de l'histoire, 2003, trad. Ed. Bayard 2008

André Bonnard, Les dieux de la Grèce

Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman,La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de l'archéologie, 2001 ,trad. Ed. Bayard 2002

Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, Les rois sacrés de la Bible, trad.Ed.Bayard 2006

Arno J. Mayer, De leurs socs, ils ont forgé des glaives, Histoire critique d'Israël, Fayard 2009

Ernest Renan, Histoire du peuple d'Israël, 5 tomes, Calmann-Lévy 1887

Douglas Reed , La Controverse de Sion

Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, Fayard 2008, coll. Champs Flammarion 2010

Avraham Burg, Vaincre Hitler : Pour un judaïsme plus humaniste et universaliste , Fayard 2008

Ralph Schoenman, L'histoire cachée du sionisme, Selio 1988
Israël Shahak, Le Racisme de l'Etat d'Israël , Guy Authier, 1975

Karl Marx, Sur la question juive

SUN TZU, L'art de la guerre

Claude Klein, La démocratie d'Israël,1997

Jacques Attali: Les Juifs, le monde et l'argent, Histoire économique du peuple juif. Fayard, 2002

Le 18 janvier 2012



Mercredi 18 Janvier 2012
http://www.alterinfo.net/AUX-SOURCES-DU-CHAOS-MONDIAL-ACTUEL-Aux-sources-du-sionisme-X-La-chimere-du-Grand-Israel_a69790.html
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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 20:40

http://www.presstv.ir/detail/221741.htmllink

 

Emir du Qatar Sheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani a rendu une visite secrète en Israël, bien que Doha et Tel Aviv n'entretiennent pas de relations politiques, révèle une vidéo.
La chef du parti israélien Kadima, Tzipi Livni, a accueilli l'Emir et le Premier ministre qatari Sheikh Hamad Bin Jaber Al-Thani pendant la visite.

L'Emir qatari et sa délégation ont également rencontré plusieurs responsables israéliens haut placés.

Parmi les sujets discutés entre Sheikh Hamas et Livni, la signature d'un nouveau contrat d'exportation de gaz et la rédaction de manuels scolaires qatari par des experts israéliens.

Sheikh Hamad aurait souligné l'importance de relations politiques entre les deux côtés.

Livni a informé le Qatar de l'importance de son rôle dans les discussions entre les Arabes et Israël.

Le Qatar et Israël ont une convergence de points de vue au sujet du programme nucléaire de l'Iran. Doha a systématiquement soutenu Tel Aviv contre l'Iran. Le Qatar pourrait également aider Israël dans le cas d'une attaque militaire contre les installations nucléaires iraniennes.

Il est important de noter qu'en avril 2008, Livni, qui était Premier ministre d'Israël, rendait de fréquentes visites au Qatar pour pousser l'Etat arabe à s'opposer au programme nucléaire d'Iran.

AGB/HGH

Voir la vidéo de la rencontre ici.

Source : Press TV

Traduction : MR pour ISM

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 21:02

Hitler était-il juif? Et vit-il aujourd’hui à Jérusalem?

 

Franchement, je n’en sais rien et je m’en bats l’œil. La question est pourtant logique par rapport à ce dont je vais vous parler.
Car ce qui devait arriver est arrivé. A force de galvauder les persécutions subies par les Juifs sous le nazisme, en les affublant du nom incongru de «holocauste», les sionistes commencent à se renvoyer les un sur les autres le qualificatif de nazi ou à décrire en Hitler leurs adversaires dans leurs querelles internes.
On a beaucoup  parlé ces temps ci de ces Juifs ultra-orthodoxes qui ont «choqué»  en se déguisant  en prisonniers des camps de concentration avec des tenues marquées de l’étoile jaune. 

Ou encore en exhibant un gamin levant les mains en signe de reddition  à l’instar de ce  garçon qu’on voit dans une photo bien connue sur la répression de l’insurrection du ghetto de Varsovie

Quoique mon petit doigt me dise que les ultra-orthodoxes se sont en fait plus inspirés d’un rocker bien connu:

Quatre très bonnes interprétations

Simple conjecture…
Pourtant, ce ne sont pas les ultra-orthodoxes qui ont allumé la mèche mais les soi-disant « laïcs » sionistes (c’est-à-dire des fanatiques d’abord de la race et non de la religion) qui ont institué le culte de l’holocauste et sont même allés jusque à désigner comme antisémites les Juifs ou présumés tels qui s’aventurent à critiquer ou, pire, à rejeter le sionisme.
Ces fanatiques de la race ne récoltent donc que ce qu’ils ont semé à force d’abrutissement et à mon avis ce n’est qu’un début.
Tiens, maintenant les ultra dépeignent Niso Shaham, le chef de la «police» de Jérusalem, en Hitler dans une affiche retouchée qu’ils font circuler en ligne.
Comme l’antisémitisme n’est plus l’apanage des non Juifs, il est tout à fait normal que la comparaison avec Hitler ne soit plus réservée à ceux que les sionistes n’aiment pas, que ce soit Sadddam Hussein, le colonel Nasser ou le président Mahmoud Ahmadinedjad.
De quoi Idith Zertal  parlait-elle donc?

http://mounadil.wordpress.com/
Hitler était-il juif? Et vit-il aujourd’hui à Jérusalem?


Mercredi 4 Janvier 2012


 

http://www.alterinfo.net/Hitler-etait-il-juif-Et-vit-il-aujourd-hui-a-Jerusalem_a69089.html

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 21:00

En 2012, les Palestiniens doivent se ressaisir


2011 n'a pas été une année particulièrement mauvaise pour la Palestine. Des centaines de prisonniers politiques et de la résistance palestinienne ont pu retrouver la lumière du jour après avoir été libérés des geôles et des camps de détention israéliens. Il est sûr que beaucoup de ces héros auraient passé le restant de leurs vies dans les prisons sionistes sans l'"accord Shalit" et la capitulation d'Israël aux conditions du Hamas pour la libération du soldat sioniste capturé. Grâce à l'accord, des centaines de familles palestiniennes, qui avaient perdu tout espoir de revoir leurs bien-aimés vivants, ont pu retrouver leurs enfants, frères, maris et filles.

Notez


Khaled Amayreh
Dimanche 1 Janvier 2012


En 2012, les Palestiniens doivent se ressaisir
Israël avait eu recours à tous les moyens imaginables de ses services de renseignement pour localiser le soldat, en vain, et Shalit a été détenu sous le nez d'Israël quelque part dans la Bande de Gaza pendant plus de 60 mois. Ce seul fait devrait nous faire porter un regard d'admiration et de gratitude sur les soldats inconnus et héroïques qui ont gardé ce précieux secret pendant tant de mois et d'années.

2011 nous a apporté le printemps arabe, qui a envoyé aux poubelles de l'histoire plusieurs régimes tyranniques pro-américains. Certains d'entre eux, comme celui de l'ex-président Moubarak en Egypte, étaient un sérieux handicap pour la lutte palestinienne.

En 2008-2009 par exemple, le régime égyptien a conspiré, comploté et collaboré avec l'entité sioniste pour assassiner et torturer la Bande de Gaza, permettant à Israël de mener son attaque néo-nazie sur le territoire côtier pratiquement sans protection, tuant, réduisant en cendres et mutilant des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants palestiniens.

De plus, le régime a cherché à consolider le siège israélien criminel de Gaza en construisant un autre mur de béton, pour que les Gazaouis ne puissent faire entrer la moindre boite de lait depuis le côté égyptien des frontières pour leurs enfants affamés.

En conséquence, le dégagement de ce régime est considéré comme une grande victoire tant pour les peuples égyptien que palestinien, pour les Egyptiens parce que le régime corrompu de Moubarak avait supprimé les droits de l'homme et les libertés civiles pour complaire aux intérêts israéliens et américains, et pour les Palestiniens parce que l'entité sioniste le considérait comme un atout stratégique puisqu'il lui permettait de brutaliser les Palestiniens en échange de l'aide et de la protection des Etats-Unis.

Les élections qui ont eu lieu en Tunisie et en Egypte furent aussi de bon augure pour la cause palestinienne. Le triomphe des partis islamiques et affiliés, en particulier les Frères musulmans, est peut-être une des meilleures nouvelles que la cause et le peuple palestinien aient reçu depuis des décennies.

Nous n'attendons pas, bien sûr, de miracles du printemps arabe. Cependant, il ne fait aucun doute que les changements stratégiques qui ont lieu dans le monde arabe ont brouillé et déstabilisé les calculs stratégiques d'Israël dans la région.

Israël, qui devient un Etat fasciste pur et dur, avait probablement prévu de s'embarquer dans des mesures impensables contre les Palestiniens, comprenant éventuellement des massacres génocidaires, l'émigration forcée et le nettoyage ethnique. Grâce aux printemps arabes, en particulier la révolution égyptienne, Israël y regardera certainement à deux fois avant de poursuivre sa politique de lebensraum contre ses voisins.

La fin de 2011 a également rapproché le peuple palestinien de la réconciliation et de l'unité nationale. Le Hamas a accepté de rejoindre l'OLP et toutes les parties sont convenues de former un gouvernement d'unité nationale, de libérer les prisonniers politiques et de tenir des élections pour l'Autorité palestinienne ainsi que pour le Conseil national palestinien.

 Ce qui est particulièrement important, c'est que le moral du peuple palestinien s'est considérablement amélioré en 2011 malgré les incessantes agressions et les provocations sionistes.

 Néanmoins, il reste beaucoup à faire en 2012. La réconciliation nationale doit se matérialiser sur le terrain et les Palestiniens ordinaires doivent en ressentir les effets tangibles.

 Toutefois, il est peu probable qu'une véritable unité nationale s'instaure entre le Fatah et le Hamas si l'Autorité palestinienne et le régime de Ramallah ne mettent pas fin à l'ignoble coopération et coordination avec l'armée sioniste d'occupation. La coordination sécuritaire a été un triste chapitre de l'histoire palestinienne récente et elle doit cesser le plus vite possible.

 De plus, avec le vol incessant de la terre palestinienne par le régime sioniste, l'AP doit avoir le courage de déclarer la fin du processus de paix mensonger.

Pourtant, démanteler l'infrastructure de l'AP sera plus facile à dire qu'à faire. Mais il est évident que son existence milite contre et entrave l'existence d'un Etat palestinien viable et territorialement contigu ; les dirigeants palestiniens ne doivent pas hésiter à dissoudre l'AP. Après tout, l'établissement d'un Etat palestinien indépendant n'est-il pas la raison d'être de l'AP elle-même, comme Sa'eb Erekat l'a dit à plusieurs reprises.

De toutes façons, les dirigeants palestiniens doivent cesser de jouer avec le sort et le destin de la population et de la cause palestiniennes. Nous nous sommes livrés trop et trop longtemps à des jeux politiques futiles, et l'heure de vérité doit sonner. Ce qui signifie également de reconnaître que la création d'un Etat palestinien viable en Cisjordanie , avec Jérusalem pour capitale, n'est plus une option réaliste étant donné l'expansion phénoménale des colonies juives.
 
Les dirigeants palestiniens, dont le Fatah et le Hamas, doivent se ressaisir en 2012 et s'assurer que ce ne soit pas une nouvelle année d'attente vaine.

ISM


Dimanche 1 Janvier 2012


Furlhttp://www.alterinfo.net/En-2012-les-Palestiniens-doivent-se-ressaisir_a68936.html

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 20:57

  http://www.reflexiondz.net/Israel-reclame-la-restitution-des-biens-des-juifs-en-Algerie_a15202.html

 

Israël réclame la restitution des biens des juifs en Algérie

ISRAËL RECLAME DE L’ARABIE SAOUDITE DES INDEMNITES POUR LES JUIFS DE L’EPOQUE DU PROPHETE (QSSSL) !

 

Les deux journaux, britannique « Middle East Monitor » et égyptien « Rose el Youssef », ont révélé que l’entité sioniste prépare actuellement un projet de loi qui sera soumis au vote devant la Knesset en mars prochain, et qui somme le gouvernement israélien de réclamer des pays arabes de restituer les propriétés des juifs dans ces pays.



 

 

Le projet de loi concerne l’époque datant d’avant la fuite des juifs en Palestine en 1948, et il figurera à la table des négociations internationales en cas de pression sur « Israël » au sujet du droit au retour des Palestiniens !De même source on explique que le projet de loi se divise en deux parties : la première appelle l’Egypte, la Mauritanie, le Maroc, l’Algérie, la Libye, le Soudan, la Tunisie, la Syrie, l’Irak, le Liban, la Jordanie, le Bahreïn à payer des indemnisations de 300 milliards de dollars pour les propriétés de 850.000 juifs. L’agence United Press International  « UPI » a en effet rapporté que la nouvelle structure israélienne s’apprêtait à intenter des actions en justice pour la restitution des biens des juifs dans de nombreux pays arabes dont l&r! squo;Algérie pour exiger de ces pays une indemnisation pour l’atteinte aux biens fonciers et matériels des juifs, et exiger une remise en état des cimetières et lieux de cultes des juifs. Israël demandera également réparation aux pays arabes pour avoir attenté à leurs droits, en leur retirant leur citoyenneté. L’agence rapporte que le quart des juifs qui ont émigré des pays arabes vers Israël, venaient de l’Algérie et du Maroc, en plus de l’Irak (135 mille d’Irak), de Tunisie (103 mille), du Yémen (55 mille), de Syrie (20 mille), et du Liban (5 mille). 120 mille ont par ailleurs émigré d’Iran. Les biens que les Juifs prétendent avoir laissés dans les pays arabes, concernent des maisons, des locaux commerciaux, des comptes bancaires, ainsi que des synagogues et des cimetières.

« ISRAËL » RECLAME DE L’ARABIE SAOUDITE DES INDEMNITES POUR JUIFS DE L’EPOQUE DU PROPHETE QSSSL !
 Dans la deuxième partie de la loi, le ministère israélien des Affaires étrangères réclame de l’Arabie Saoudite de payer plus de 100 milliards de dollars pour « les propriétés de juifs depuis l’époque du prophète Mohammad » !De grands experts sionistes du droit international, d’histoire et de géographie aux universités de Bar Ilan, Beersheva, Tel Aviv, AlQods et Haïfa travaillent sur ce projet de loi, et les autorités leur ont octroyé un budget de 100 millions de dollars américains, prélevé du budget du ministère israélien des Affaires étrangères pour l’an 2012.

 

 

Riad

 

Lundi 2 Janvier 2012

http://WWW.enfantsdepalestine.org
>

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