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Noesam@voila.fr

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  • : Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
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Israèl est contre TORAH

*"Les sionistes me dégoûtent autant que les nazis."
(Victor Klemperer, philologue allemand d'origine juive, 1881-1960)

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L’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël constitue une révolte contre la volonté divine, contre la Torah, une révolte qui a engendré une vague interminable de violence et de souffrance. À l’occasion de la fondation de l’État hérétique, les juifs fidèles à la Torah pleurent cette tentative d’extirper les enseignements de la Torah, de transformer les juifs en une « nation laïque » et de réduire le judaïsme au nationalisme.......Nous déplorons les tragédies que la révolution sioniste a provoquées chez les Palestiniens, notamment des déportations, l’oppression et la subjugation..Que nous méritions que cette année toutes les nations, en acceptant la souverainet

é divine, puissent se réjouir dans une Palestine libre et dans une Jérusalem libre! Amen. Offert par Netouré Karta International : www.nkusa.orglink

                                               


   

 


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FATHER OF SIONAZISJACOB HITLER

La prétendue ascendance juive d'Hitler: Une "explication" par la haine de soi
Une publication parue cette semaine a attiré mon attention. Il s’agit ni plus ni moins de la généalogie d’Adolf Hitler qui aurait des ascendants juifs !! Dans son article, Gilles Bonafi présente une fiche des Renseignements généraux que le magazine Sciences et Avenir a publié en mars 2009, et où on peut clairement lire le deuxième prénom d’Hitler : Jacob. Adolf Jacob Hitler serait le petit-fils de Salomon Mayer Rothschild. Cette information a été divulguée par deux sources de très haut niveau : Hansjurgen Koehler officier d’Heydrich, qui était lui-même l’adjoint direct d’Heinrich Himmler et Walter Langer le psychiatre qui a réalisé le profil psychologique d’Hitler pour l’OSS, les services secrets US pendant la Seconde Guerre mondiale.
SOURCE ;alterinfo

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 22:38
« Un enfant est mort », de Charles Enderlin : autopsie d’une calomnie

 

« Un enfant est mort », de Charles Enderlin : autopsie d’une calomnie


Il est des livres que l’on écrit pour se défendre contre la diffamation, tenter de rétablir sa vérité et laver son honneur. Tel est l’objet d’Un enfant est mort

C’est peu dire que Charles Enderlin, correspondant permanent de France 2 à Jérusalem depuis 1981, a été meurtri par la campagne de dénigrement qui le poursuit depuis dix ans à propos de l’affaire du petit Mohammed Al-Dura.

Peut-être aurait-il pu choisir le silence, afin de permettre aux passions de s’apaiser, pour que s’éteigne cette polémique vipérine. Y aurait-il gagné en sérénité ? Il ne le croit pas : "Avec ou sans ce livre, cette campagne va continuer, parce que c’est mon travail, mes livres, c’est moi, qu’ils visent."

Rappel des faits : le 30 septembre 2000, au carrefour de Netzarim, au centre de la bande de Gaza, un violent accrochage oppose de jeunes Palestiniens à l’armée israélienne. La seconde Intifada a commencé deux jours plus tôt. La caméra enregistre une scène dramatique : Jamal et son fils âgé de 12 ans, Mohammed, sont pris au piège, au milieu des tirs. Le père, atteint de plusieurs balles, est gravement blessé. Il tente de protéger son fils, en l’entourant de ses bras. Les rafales crépitent, et bientôt l’enfant ne bouge plus.

C’est une mort en direct. Les tirs, commentera Charles Enderlin, "sont venus de la position israélienne". Le 3 octobre, interrogé par la BBC, le général israélien Giora Eiland, chef des opérations de l’armée, dressera un constat similaire, puis il se rétractera. Le cameraman de France 2, Talal Abou Rahmeh, ne sait pas alors que ses images vont faire le tour du monde, exacerber la tension israélo-palestinienne, semer les germes d’une intense controverse, toujours vivace.

Théorie du complot

Pour l’opinion arabe et musulmane, Tsahal, l’armée israélienne, a assassiné un enfant. Mais un puissant lobby pro-israélien s’est mis en branle, visant à délégitimer le journaliste (il n’était pas présent sur les lieux du tournage), et instrumentaliser une théorie du complot : le film serait un "montage", une "mise en scène", une "manipulation" et une "imposture".

La campagne contre Charles Enderlin, en Israël et au sein de la communauté juive de France, va devenir haineuse, insultante, parfois menaçante. Talal Abou Rahmeh est qualifié de militant actif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), ce que les services secrets israéliens, le Shin Beth, démentiront. France 2 renouvellera sa confiance à son correspondant, dont la réputation professionnelle est indéniable, et la profession journalistique lui apportera un très large soutien. Rien n’y fait. La mécanique de la diffamation est en marche, elle ne s’arrêtera plus.

http://www.dailymotion.com/video/xbl5r2_le-reportage-de-charles-enderlin-ob_news#from=embedlink


Le reportage de Charles Enderlin, objet de la controverse

Elle dispose d’avocats déterminés et influents. A sa tête, Philippe Karsenty, pour qui l’affaire Al-Dura est devenue, depuis dix ans, un véritable fonds de commerce. Il est rejoint par l’ancien journaliste Luc Rosenzweig, l’ancien ambassadeur d’Israël à Paris, Elie Barnavi, Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France, l’écrivain Alain Finkielkraut, parmi d’autres.

Le livre de Charles Enderlin n’est pas un règlement de comptes, mais une démonstration : il décrit minutieusement, faits et citations à l’appui, la trame et la progression d’une campagne de calomnies. Si Un enfant est mort est d’abord le récit de l’acharnement contre un journaliste, c’est aussi un livre sur le conflit israélo-palestinien, en ce sens qu’il illustre l’intensité des haines dont celui-ci se nourrit.



Sur le même thème :

-  Charles Enderlin sous les feux croisés - 7 octobre 2010
-  Charles Enderlin et France 2 gagnent leur procès - 22 mai 2007



Vous pouvez consulter cet article à :
http://blog.france2.fr/charles-ende...


Samedi 9 Octobre 2010


http://www.info-palestine.net/ http://www.info-palestine.net/

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 16:19
http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-94/0912249652202010.htm

Le dossier du vol par les Israéliens d’organes de palestiniens tués remis à la Cour pénale internationale de La Haye

Téhéran.Irna.24 Décembre 2009.

International. Palestine.

Les autorités palestiniennes ont annoncé qu’elles iraient remettre à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye le dossier sur le vol par les Israéliens des organes des corps des palestiniens tués.

Le ministre palestinien chargés des prisonniers palestiniens a déclaré mercredi à Ramallah que les examens sur le vol d’organes des Palestiniens par les Israéliens qui ont débuté prochainement seraient remis à la CPI et à l’ONU.


Issa Qaraqa a déclaré que les autorités palestiniennes tenteraient de collecter des preuves afin de traduire en justice les criminels israéliens pour violation des lois internationales dont la 4ème convention de Genève.


En Israël, une ancienne histoire de prélèvement d'organe sans autorisation a été ressuscitée par la deuxième chaîne israélienne.


Dans une entrevue datant de dix ans, le Dr Yehuda Hiss, ancien chef du principal institut médico-légal, a révélé que des organes avaient été prélevés sur des corps, notamment de Palestiniens, au cours des années 1990 sans l'autorisation des familles des défunts.


L'entretien diffusé ce week-end avait été accordé en 2000 à Nancy Scheper-Hugues, une universitaire américaine. Celle-ci a décidé de le rendre public à la suite d'un article d'un journal suédois laissant entendre que des soldats israéliens tuaient des Palestiniens pour faire commerce de leurs organes. Des allégations que le régime israélien avait dans un premier temps vivement démenti.


Le Dr Yehuda Hiss précise que des cornées ont été prélevées sur des cadavres « de manière extrêmement informelle ». « Aucune autorisation n'était demandée à la famille », a-t-il affirmé.


Il raconte également la manière avec laquelle les médecins dissimulaient la disparition de la cornée. « Nous fermions les paupières avec de la colle » et « nous ne prenions pas de cornée quand nous savions que les familles ouvriraient les yeux », a-t-il affirmé.


D'après lui, des chirurgiens militaires avaient utilisé, dès 1987, de la peau prélevée sur des corps pour des greffes de brûlés. Le médecin affirme qu'il pensait à l'époque que les familles avaient donné leur accord. Les prélèvements auraient cessé en 2000.


La chaîne affirme que, dans les années 1990, les spécialistes de la morgue Abou Kabir prélevaient la peau, la cornée, les valves cardiaques et les os des cadavres de soldats et de citoyens israéliens, de Palestiniens et de travailleurs étrangers, généralement sans même l'autorisation de leurs familles.


En réponse à ce reportage, l'armée israélienne a reconnu dans un communiqué l'existence de ces faits. .


Le député arabe Ahmed Al-Taïbi, du Parlement israélien, cité par Al-Jazira, a indiqué avoir évoqué le sujet il y a plusieurs années au Parlement. Il a également affirmé avoir interrogé le ministre israélien de la Santé sur l'identité des personnes qui ont subi des prélèvements d'organes.

 

---> Palestine.Vol.Organes.Régime israélien.CPI.La Haye.

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 15:52
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 20:47

Gaza un an après / Tous les chemins n’ont pas mené à Gaza puisque la tragédie continue !

En hommage à tous les Palestiniens, les morts et les vivants...

Gaza un an après / Tous les chemins n’ont pas mené à Gaza puisque la tragédie continue !
Le cataclysme corporel de la douleur est puissant... il suffit d’une image, d’une musique, d’un de ces chants écrits pendant Gaza, pour que se remette en action cette incroyable processus mental qu’est la désespérance... C’est le froid qui a enveloppé Paris ces derniers jours qui m’a rappelé à la réalité du temps qui passe… une année s’est écoulée depuis les massacres, une terrible année durant laquelle nous avons été sans cesse habités par ce deuil d’avoir vu en direct nos frères et nos sœurs emportés sauvagement par la barbarie sioniste sans avoir pu les sauver... Le froid est tombé sur Paris et un mal-être indicible m’a envahie ... comme si mon âme s’est instinctivement sentie habitée à nouveau par la tragédie de Gaza. Je suis sûre maintenant, que pour le restant de ma vie le froid, sera associé à l’émotion, à l’indicible douleur ressentie pendant ce Guernica que nous avons vécu en direct ...

Gaza ce fut pour moi, toute la noirceur du monde des ténèbres causée par des faiseurs de morts qui ont définitivement perdu toute leur humanité. Et ce massacre, par sa barbarie, sera écrit en lettres capitales à tout jamais dans la mémoire de l’humanité ... brutal, sauvage, féroce, primitif, indicible...

Parce que Gaza c’est peut être d’abord cela pour moi, des mots qui n’ont pas réussi à traduire la terrifiante réalité, ni les peines, ni les émotions; l’impossibilité de parler et de donner du sens à ce qui nous parvenait en direct des chaînes de télévision arabes qui courageusement montraient aux hommes (du moins à ceux qui avaient l’honnêteté de rechercher la vérité) du monde entier la sauvagerie d’un massacre... Gaza ne fut pas une guerre ! Une guerre a ses règles qui lui sont propres ! Dans une guerre, il y a deux parties qui combattent à armes plus ou moins égales !!! Gaza ne fut rien de cela. Gaza fut un génocide, gaza fut un Holocauste commis sur des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes totalement innocents et dépourvus d’armes de défense! Ce n’était pas un mauvais rêve que nous avons fait... juste l’un des pires cauchemars de l’Histoire que des hommes ont dû affronter ...

Gaza ne fut rien de moins que le déchainement de toutes les forces du mal qui peuvent s’exercer sur des êtres humains qui n’avaient aucun moyen d’échapper à l’enfer qu’ils étaient en train de vivre!

Choc et effroi. Comment parvenir à mettre en paroles ce samedi matin du 27 décembre 2008 et le sentiment d’anéantissement ressenti à nouveau (le même me semble t-il que celui ressenti vingt cinq ans plutôt devant l’indicible spectacle macabre de Sabra et Chatila) à la découverte de tous ces corps d’hommes jonchés sur le sol ? Comment raconter cette envie d’hurler ma colère éprouvée à la vue de ce tableau kafkaïen. Même ma bouche ressent encore le terrible goût du sang. Apre... Envie de crier alors qu’aucun son ne pouvait sortir.

Nous sommes tous devenus pendant trois semaines des observateurs impuissants de la noyade dans les abîmes de la douleur de tant de femmes, d’enfants, d’hommes.

Comment oublier, quelques jours seulement avant la fin des bombardements, le flot de sanglots de larmes d’Izz el-Deen Aboul Aish, qui en direct sur une chaîne de télévision israélienne révélait au monde entier ce que peut-être l’atrocité de la douleur des hommes atteint par la folie d’autres hommes qui enlèvent si sauvagement la vie. Izz el-Deen Aboul Aish a poignardé nos consciences à chaque seconde de cette douleur inqualifiable venue du tréfonds de son âme : ignoble, dévastatrice, inhumaine...

Question récurrente, obsédante qui ne cessait de se poser à moi pendant tous ces jours si noirs ; comment tous ces êtres humains pourraient survivre à autant de douleurs, à autant de peurs ?... Je crois pourtant que depuis le premier jour de mon histoire avec la Palestine j’ai eu la réponse... tellement limpide qu’elle nous brusque tous par son évidence, nous qui sommes encore à la recherche d’une réponse personnelle au sens de notre vie... La vie est en chaque Palestinien ; vive, tenace, indestructible malgré la barbarie agissante à leur encontre. Chaque homme et chaque femme palestiniens qui a accepté de lutter pour la libération de sa terre a en effet donné autant de sens à sa vie qu’à sa mort me semble t-il ... Combien d’entre nous peuvent se prévaloir d’avoir trouvé cette réponse ?!

Comment traduire aussi par des mots cette communion de millions d’hommes et de femmes qui à travers la planète, durant ces trois semaines massacres, dans un même élan de compassion se sont tous sentis des Palestiniens. Au fur et à mesure des largages de bombes à l’uranium appauvri et au phosphore, il nous a semblé assister à un brusque réveil d’un monde endormi jusqu’alors dans le coma profond de l’indifférence. Sursaut qui, pour ceux qui l’ont vécu, nous a fait retrouver la force de l’espoir que plus jamais aucun gouvernement, aucune institutions internationale sur cette terre n’allait permettre que s’exerce l’odieuse oppression sioniste sur le peuple palestinien. Mais que traduisait donc en réalité ce besoin de se retrouver ensemble et de battre les pavés du monde entier ? Un simple moyen de se décharger d’une émotion personnelle trop culpabilisante ou bien d’une compassion sincère et une volonté de venir durablement en aide à ces frères d’humanité ?... La réponse ne fut que trop évidente...cet espoir porté si haut en nous et qui nous avait donné le courage de donner le meilleur de nous a bien vite été ébranlé ...

Ce fut un constat troublant et amer que de voir cette société civile qui s’était mobilisée avec une force si bienfaisante pour l’âme, le temps des bombardements et de tout ce sang qui coulait à flot, voir détourner le regard à nouveau aussitôt la proclamation d’un soi-disant cessez le feu venant des criminels.... Comment pouvait-on croire qu’avec le départ de ces chars de la mort et de cette aviation satanique que Gaza allait être épargnée pour autant ? Un véritable cessez-le-feu dans la bande de Gaza aurait dû être l’ouverture des points de passages aux frontières. Pourquoi tous ces gens ont-il refusé de voir et de comprendre qu’il ne peut y avoir retour à la vie dans la bande de Gaza sans le passage d’un flux d’approvisionnements. Le blocus sur terre, sur mer et dans les airs contre un million et demi d’êtres humains est un acte de guerre, tout autant que les largages de bombes ou les tirs de roquettes. N’est-il pas ? Le blocus de Gaza n’a pas été levé ; la tyrannie du monde entier s’est exercée une année de plus, depuis combien de temps exactement le monde assiste t-il à la lente extermination du peuple palestinien... se souvient t-il même encore du début de l’ignominie?...

D’ailleurs a-t-il jamais été confronté à la vérité vraie ou n’a-t-il plus que pour tout repère que les vils mensonges répétés à l’envi par tous ceux qui ont toujours eu besoin de cacher leur terrifiante culpabilité et surtout par ceux, pour qui cette terre de Palestine représente tel un cadastre divin, la terre promise par Dieu qu’il faut obtenir à n’importe quel prix, même au prix de rivières de sang ! Le rêve à réaliser pouvant servir à justifier pleinement la bestialité de l’action à mettre en œuvre...

Plus de trois ans déjà de total enfermement, d’une asphyxie savamment orchestrée par tous les maîtres à penser de la planète, trois longues et terrifiantes années durant lesquelles un peuple se meurt à petit feu!... Les Occidentaux sont en effet devenus les maîtres dans l’art de la torture de masse et cela fait longtemps que la terre de Palestine est leur terrain de prédilection à tous. Et rien en face pour contenir l’indicible barbarie, si ce n’est le silence, l’odieux silence de l’indifférence et de la complicité des hommes.

Réveil brutal et cruel sur un feu de paille qui s’est consumé à une vitesse fulgurante ; retour rapide d’une masse humaine à son monde anesthésié dans lequel elle a définitivement choisi son camps ; celui des âmes mortes ! Ce blocus qui paralyse totalement la vie dans la bande de Gaza ne les touche pas, cette guerre-là ne les intéresse pas ... elle ne produit pas les rivières de sang de Gaza, elle extermine bien trop lentement, sans faire de bruit... Et puis la regarder en face pour ce qu’elle est précisément signifierait une obligation de fait de s’inscrire dans la durée, d’être capables de produire des sacrifices qui manifestement ne peuvent pas être. Incompatibilité totale du don de soi et de la recherche d’une vie confortable qui est le but suprême à atteindre nous conseille t-on de penser très fortement depuis la plus tendre enfance, nous les filles et les fils de cet Occident égoïste, nous avons renoncé à intégrer dans nos programmes de vie l’extrême douleur des opprimés palestiniens. Il n’y a aucune place dans les programmes d’éducation à la citoyenneté enseignés dans l’école des démocraties pour l’apprentissage au renoncement d’un peu de sa richesse et d’un peu de son temps pour cet autre qui vit la souffrance et dont on est bien devenu incapable de ressentir la profondeur!

Dans cette route souvent solitaire de cette recherche de sens à donner à cette injustice permanente exercée contre le peuple palestinien il y a aujourd’hui l’absolue certitude que la Palestine est devenue le baromètre de l’état politique, judiciaire et moral du monde. Qu’on se le dise, jamais l’état de ce baromètre n’a été aussi désastreux... La Palestine est en effet l’abominable concentré de toutes les défaillances observables dans notre monde contemporain.... une lecture du fonctionnement du monde peut entièrement être faite à partir de ce qui se trame jour après jour en Palestine ; c’est tellement vrai que cela en est parfaitement effrayant... Et la vraie question qui se pose aujourd’hui est : qui sert les intérêts de qui ? S’il pouvait nous sembler il y a encore quelques années que c’était l’Occident qui servait les intérêts d’Israël ; la lecture doit certainement se faire aujourd’hui dans l’autre sens... tant ce que nous avons à constater met un ensemble de données qui ne peuvent s’expliquer que de cette façon-là.

Ce que les Palestiniens doivent en effet supporter, c’est un soutien sans faille des politiques du monde entier (il n’y a d’ailleurs que dans cette conspiration permanente vis-à-vis des Palestiniens que les frontières sont si minces entre cet Occident et cet Orient lamentablement complice) à la politique criminelle sioniste ; c’est une inertie éhontée de la communauté internationale avec un intolérable « double standard » de la part des organisations internationales. L’entité sioniste qui viole depuis soixante et une longues années des centaines de résolutions onusiennes en toute impunité n’a jamais été mise au banc des nations et a toujours pu s’en tirer sans la moindre sanction ! Pouvons-nous continuer ainsi sans lutter de toutes nos forces pour que les organisations internationales parviennent au respect de la loi ; cette loi internationale qui semble totalement inapplicable dès lors qu’il s’agit d’israël! Pouvons-nous poursuivre notre existence sans voir le moindre signal s’allumer que des mesures concrètes vont être prises pour reprendre le contrôle de ce droit international et pour faire en sorte qu’il soit appliqué pleinement pour sauvegarder les droits des Palestiniens mais aussi les droits de l’humanité dans son ensemble ?

A quoi bon l’ONU et tous ces pseudos institutions droit-de-l’hommiste si ce signal ne vient pas? A quoi bon les centaines de rapports qui constatent les viols de la loi mais qui ne contraignent jamais à payer les coupables avérés? Qu’est ce qui permet que depuis 1948, la loi ne peut être agissante pour protéger les Palestiniens ? Cette loi qui dit pourtant tellement de choses ... que les réfugiés doivent pouvoir rentrer en Palestine ; que l’annexion des terres doit cesser ; que les constructions des colonies doivent être définitivement gelées et pas seulement pour durant un moratoire de dix mois qui ne représente risiblement que le temps nécessaire pour finaliser les multiples chantiers déjà mis en construction..., que le mur de la honte doit tomber ; que les arrestations quotidiennes arbitraires de dizaines de Palestiniens et la torture qu’ils subissent dans les geôles sionistes doivent s’arrêter, que Jérusalem fait partie des territoires occupés de 1967 et a vocation à être la future capitale de l’Etat palestinien, que les Palestiniens ont le droit d’exercer pleinement leur autodétermination comme n’importe quel autre peuple du monde? Dois-je continuer ?!

C’est la loi, jamais contraignante vis-à-vis de l’entité sioniste conjuguée à l’amoralité des dirigeants politiques du monde entier, qui nous donne à observer chaque semaine davantage une terre de Palestine littéralement mutilée et défigurée à cause de cette guerre coloniale menée par cet Israël nourri par un racisme viscéral. La Cisjordanie est lacérée de routes stratégiques, gangrenée par plus de 700 checkpoints, métastasée par des centaines de colonies, nettoyée ethniquement parlant à Jérusalem-est comme jamais elle ne l’a été... Les Palestiniens sont parqués dans des camps depuis plus d’un demi-siècle en étant soumis continuellement aux brutalités et aux humiliations, assiégés sur un territoire qui fond chaque jour comme peau de chagrin... Mais ni le monde, ni le droit international ne sont là pour stopper la bête immonde qu’est l’idéologie sioniste raciste jamais repue de terre et de sang...

Et le monde, dans son cynisme absolu, voudrait nous faire croire qu’il y a symétrie entre les occupants et les occupés, les victimes et leurs bourreaux ? Que les hommes se réveillent de la torpeur dans laquelle ils sont plongés et que pour une fois, il se fasse violence et qu’il prenne le temps de réfléchir à cette angoissante interrogation ? Avons-nous renoncé pour nous-mêmes au concept de justice ou bien cet abandon de la loi qui transforme le monde en une jungle des plus sauvages n’est-il supportable à nos yeux que pour les Palestiniens ?

Si nous sommes encore debout, ne serait-ce qu’un peu, nous nous devons de réagir et de nous comporter en hommes et pas en ces monstres que nous sommes en train de devenir! Car, quand la loi est incapable d’être agissante, et que les hommes acceptent que la justice ne soit pas rendue envers les victimes c’est que le monde a signé son acte de décès moral depuis longtemps déjà.

La priorité absolue, et il n’y en a pas de plus urgente, est que cette loi internationale qui condamne le blocus que ces démocraties vacillantes du monde entier ont instauré dans le mépris le plus absolu qu’elles ont des Hommes et dans la fureur de la haine de l’islam qui est la leur mette un terme définitif à cette infamie qui n’a aucun autre équivalent dans le monde. (C’est la que l’on mesure bien qu’il n’y a qu’une seule et même problématique dans le monde aujourd’hui : l’islam. Punir toute une population parce qu’elle a voté Hamas lors d’un scrutin dont tout le monde a dit qu’il était démocratique c’est leur signifier de fait qu’en eux ce sont les croyants pratiquants que l’on emprisonne dans une prison à ciel ouvert, rien de moins ! C’est la foi du résistant que l’on veut ébranler pour le voir plier jusqu’au renoncement.)

Depuis plus de trois ans Gaza est blessée, défigurée, amputée par la barbarie exercée par le monde entier... L’utilisation du terme « blocus » traduit d’ailleurs bien mal ce qui se cache derrière l’odieuse réalité, ce dont on parle c’est d’un siège et donc d’une guerre dans laquelle le démon égyptien vient d’ouvrir un nouveau front avec son mur d’acier construit en collaboration avec les Américains ! Dans son désir abject de mieux plaire à ses maîtres, il vient en outre de faire savoir au monde entier qu’il ne laissera pas passer toutes ces femmes et tous ces hommes courageux qui se dirigent vers Gaza pour briser le siège et le silence. Il n’y a jamais de limites aux trahisons des collaborateurs !

La priorité absolue est de parvenir à redonner de l’espoir à ces hommes et ces femmes qui luttent seuls. L’indifférence parce qu’elle est une complicité active tue chaque jour en terre de Palestine.

C’est un mea culpa individuel qu’il convient en effet de faire ! La passivité qui est la nôtre tue chaque jour les Palestiniens de Gaza; elle a pris la vie de centaines d’innocents l’hiver dernier lors de l’opération sioniste, laissé des milliers d’entre eux gravement handicapés ; des milliers d’autres dans le dénuement le plus absolu et condamné cette année davantage chacun d’entre eux au désespoir de voir les hommes agir avec leur conscience d’hommes. Comment le monde peut-il vivre en sachant cela ; comment l’indignation des hommes peut être aussi sélective ? Nos valeurs morales sont-elles à ce point perdues ou bien est-ce le diktat collectif qui s’exerce depuis soixante ans dans nos sociétés exigeant de chacun d’entre nous, qu’une seule mémoire soit active, qui conduit la majorité des hommes à se faire invisible et silencieux dès lors qu’il s’agit de dénoncer la politique criminelle conduite par nos dirigeants et par Israël.

Quel est donc la force de ce rouleau compresseur qui entame notre dignité d’hommes ?

Nous avons à demander pardon aux Palestiniens ! Eux sont là pour nous alors que nous, nous montrons odieusement absents pour eux ! Nous ne mesurerons en effet jamais assez tout ce qu’ils ont apporté à nos vies à travers leur comportement unique. Chaque jour, nous nous nourrissons de leur courage, de leur patience et de leur détermination à lutter pour la liberté. Que faisons-nous pour les remercier de ne pas nous faire oublier ces valeurs en perdition dans notre monde dit civilisé ?

Comment est-il possible que tous les chemins (politiques, judiciaires, moraux) n’aient pas mené à Gaza durant ces derniers mois ? Telle est en définitive, à quelques jours de la commémoration du premier jour des bombardements sur le camps de concentration de Gaza, l’obsédante question qui ne cesse de se poser...

Nelly Leboucher


PALESTINE 400 PHOTOS


http://soutien-palestine.blogspot.com/2009/12/gaza-un-apres-tous-les-chemins-nont-pas.html http://soutien-palestine.blogspot.com/2009/12/gaza-un-apres-tous-les-chemins-nont-pas.html


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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 20:38
Anti Sionisme

Anti Sionisme

Auschwitz C’est Du Passé C’est Gaza Qu’il Faut Sauver !



Auschwitz C’est Du Passé C’est Gaza Qu’il Faut Sauver !

Place aux Vivants, aux Gazaouites, c’est eux qu’il faut sauver et dont il faut impérativement parler. Que les Morts reposent en paix et qu’on cesse de manipuler leurs cadavres décomposés à des fins politiques sordides pour justifier l’injustifiable : le génocide des Palestiniens par les Sionistes.

Le bullodozer médiatique sioniste de l’Holocauste a encore frappé avec cette stupide histoire de VOL de l’enseigne de l’entrée d’Auschwitz « Le travail rend libre ». Des millions de personnes dans un monde obéissant au dictat de la mondialisation libérale passent tous les jours sous cet invisible enseigne qui les réduit en esclavage, les fait mourir prématurément, eux et leurs enfants. Pourtant personne n’ose étaler dans les médias sa profonde révulsion pour ce génocide quotidien lent, indiscriminé, ou crier au scandale parce que la mémoire de l’humanité toute l’humanité, pas une humanité sélective, s’appuyant sur une base ethno-politico -religieuse, est constamment foulée aux pieds.

Un an, bientôt un an qu’une blitzkrieg sauvage, dévastatrice menée avec pour seul but de tuer massacrer des civils, de punir une population enfermée affamée, de détruire les infrastructures autorisant un semblant de survie, a déferlé sur la Bande de Gaza, sa population palestinienne assiégée.

Mais qui dans les médias « bien pensants » s’est à l’époque insurgé contre ce VOL de vies, Qui ?

Qui dans les médias aujourd’hui s’insurge contre ce blocus qui se poursuit de par la volonté cynique, diabolique des Sionistes qui non contents d’asservir la Palestine agissent pour asservir par agents d’influence interposés (AIPAC, CRIF, écrivains, hommes politiques…) les pays dits influents sur la scène politique internationale ?

Place aux enterrés Vivants, aux Gazaouites ! C’est eux qu’il faut sauver !

Que la Marche des Vivants déferle sur Gaza en cette fin d’année 2009 !

Que le Monde scrute Gaza, qu’il entende Gaza, qu’il célèbre Gaza !

Auschwitz c’est du passé, c’est Gaza qu’il faut sauver !

Légende de l’illustration :

Il était une fois à Rafah

Mon père m’a dit que vous les Arabes vous êtes des animaux diaboliques terroristes !
Mon père ne m’a rien dit ! Il a été assassiné par le tien….


Mardi 22 Décembre 2009
Myriam Abraham
http://www.planetenonviolence.org/Auschwitz-C-est-Du-Passe-C-est-Gaza-Qu-il-Faut-Sauver-!_a2081.html
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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 19:58

La Résistance de l’Opprimé

La Résistance de l’Opprimé


« L’Indien a été considéré comme moins qu’humain et seulement digne d’être exterminé. Oui, nous avons abattu des hommes, des femmes et des enfants sans défense dans des endroits comme Camp Grant, Sand Creek et Wounded Knee. Oui, nous avons nourri de strychnine des guerriers rouges. Oui, nous avons laissé des villages entiers de gens nus grelotter dans le froid glacial des hivers du Montana. Et oui, nous avons confiné des milliers dans ce qui équivaut à des camps de concentration. » Wellman, Les guerres indiennes de l’Ouest, 1934.

Par Paul Balles
Paul Balles est un professeur américain, retraité de l’université, et écrivain indépendant qui a vécu au Moyen-Orient pendant de nombreuses années. Pour plus d'informations, consultez son blog : “Action follows reflection”.

Le jeudi 26 novembre 2009, les Américains ont célébré Thanksgiving (1), en souvenir des pèlerins et en remerciement pour la récolte. Sur la fête, le professeur Robert Jensen a écrit :

« Les envahisseurs européens ont exterminé la presque totalité de la population indigène pour créer les Etats-Unis. Sans cet holocauste, les Etats-Unis tels que nous les connaissons n’existeraient pas. Les Etats-Unis célèbrent une journée de Thanksgiving dominée non pas par l’expiation pour l’odieux crime contre l’humanité, mais par une histoire falsifiée de la « rencontre » entre les Européens et les Indiens d’Amérique. »

Il y a aujourd’hui environ 310 réserves indiennes américaines (où devrions-nous les qualifier de bantoustans ?) dans les Etats-Unis continentaux. Peut-être devrions-nous appeler « réserves » les enclaves palestiniennes forcées. L’Amérique du Nord, l’Afrique du Sud, la Palestine – toutes envahies et occupées, aux populations indigènes exterminées et emprisonnées.

Leurs terres et leurs maisons ont été prises par des colons protégés par les troupes. Ils ont été parqués dans des camps de réfugiés appelés « réserves » ou bantoustans, et maintenus dans la pauvreté et le désespoir.

Leurs pères leur racontent comment eux ou leurs grands-parents ont résisté aux oppresseurs, et comment leurs flèches ou leurs pierres ne faisaient pas le poids devant les fusils et les canons utilisés par les colons étrangers.

Aujourd’hui, les jeunes membres des tribus lisent des journaux en anglais et regardent la télévision. Certains ont des ordinateurs et l’internet. Ils voient des films sur les pilotes japonais kamikazes pendant la Seconde Guerre mondiale et sur la résistance française. Nous lisons que des Palestiniens se font sauter parce que les colons en Palestine les oppriment.

Si je meurs en tuant vingt de mes ennemis, cela ne sert-il pas mon peuple dans sa guerre contre l’oppression ? N’est-ce pas la justification pour tous les soldats morts dans toutes les guerres ?

N’avons-nous pas envoyé notre jeunesse en Irak parce que nous avons approuvé le suicide certain de tous ceux qui pourraient mourir ? C’est ça qui est tellement attirant dans l’invasion de pays comme l’Afghanistan et l’Irak : nous pouvons à nouveau agir comme des colons oppressifs.

C’est peut-être ça que les Américains aiment, au sujet d’Israël. Les Israéliens agissent comme les premiers colons et garnisons de soldats d’Amérique, assassinant et mutilant des tribus de gens qu’ils considèrent comme des races inférieures.

L’Amérique a oublié ce qui est advenu d’autres conquêtes par des nations et des empires expansionnistes. Elles sont tous tombées ! L’Amérique devrait le savoir, après être tombée devant la résistance au Vietnam. Combien de jeunes vies ont succombé à l’engagement suicidaire de nos dirigeants ?

Mais qu’en est-il de la résistance aux occupations ? La Corée du Sud ne se sent-elle pas occupée ? Qu’en est-il des Philippines ? Le Japon s’est plaint récemment des troupes américaines à Okinawa. Et tous les autres lieux où l’Amérique impose sa présence militaire ?

Que feraient les Etats-Unis si un certain nombre d’hommes des tribus indiennes américaines décidaient qu’ils en ont assez d’être occupés, assez d’être réduits à la pauvreté ? Supposons qu’ils se lèvent contre l’oppression.

Si jamais un soulèvement indien américain éclatait – un mouvement de résistance après des générations de soumission – la seule voie que prendrait l’Amérique pour rester fidèle à elle-même serait-elle d’éliminer les terroristes ? N’est-ce pas ce que fait Israël ?

Détruisez leurs maisons et leurs camps ; poussez-les de l’autre côté des frontières, au Canada et au Mexique, en Jordanie, en Egypte, au Liban et en Syrie. Construisez des murs. Détruisez toutes les sources potentielles d’armes. N’appelez pas ça génocide ! Appelez ça « élimination du terrorisme » ! Appelez ça « autodéfense » !


Résistance de l’Opprimé – Palestine
Introduction du documentaire « Occupation 101 »



Occupation 101 : Voice of the Silenced Majority (La voix de la majorité silencieuse) est un film documentaire américain de 2006 sur le « conflit israélo-palestinien » réalisé par Sufyan Omeish et Abdallah Omeish, et raconté par Alison Weir.

(1) Thanksgiving : la fête nationale américaine qui commémore, le quatrième jeudi de novembre, l’installation des premiers colons en Amérique. (NdT)

Source : Information Clearing House  
  Traduction : MR pour ISM



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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 19:53

Une lettre d'Albert Einstein écrite peu de temps après le massacre de Deir Yacine

Une lettre d'Albert Einstein écrite peu de temps après le massacre de Deir Yacine


Il s'agit d'une lettre originale d'Albert Einstein donnant sa position sur le sionisme quelques heures après avoir appris le massacre commis parles sionistes à Deir Yacine en Palestine.
Einstein y exprime son refus d'être associé à ceux qu'il qualifie de criminels.


Une lettre d'Albert Einstein écrite peu de temps après le massacre de Deir Yacine
10 avril 1948,
à M. Shepard Rifkin, directeur exécutif des amis Américains des combattants pour l'indépendance d'Israël (une émanation du Lehi ou groupe Stern, NdT)
Cher monsieur,
Quand une véritable catastrophe finale s'abattra sur la Palestine, le premier responsable en sera le gouvernement britannique et les seconds responsables seront les organisations terroristes qui émanent de nos rangs.
Je ne veux voir personne associé avec ces gens égarés et criminels.
Sincèrement,
Albert Einstein
Document trouvé via Window into Palestine


http://mounadil.blogspot.com/ http://mounadil.blogspot.com/
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 21:28
Des rabbins sionistes ont revendiqué haut et fort ce qu'Israël a toujours fait tout bas depuis sa création.
Dans un recueil intitulé "Dogme du roi", inspiré des préceptes de la Thora,   selon les auteurs les deux rabbins Itshak Shapira et Youssi Allistor, et s'apparentant au "Prince" italien de Machiavel, une véritable sentence de mort  est lancée.  
Répondant à la question, quand est-il permis de tuer les "autres", (ou les Goyims selon le terme hébraïque donné aux non juifs), elle en appelle à tuer par anticipation, par prévention et par vengeance tout ceux qui sont contre Israël, que ce soit de par les actes, les paroles, ou  même les sentiments.
Par extension, elle permet de tuer mêmes ceux qui ne sont pas les ennemis d'Israël, mais seulement parce qu'ils se trouvent sr le lieu où se trouve l'ennemi à abattre.
De part et d'autre, le manuscrit vise surtout les civils.
" Partout, là où la présence de ce Goyim pourrait porter atteinte à la vie d'un Israélien, il est permis de le tuer, même s'il aime les autres peuples du monde, et n'est pas coupable de la condition naissante". Et d'expliquer "qu'il faut tuer quelqu'un qui ne veut pas tuer de Juif lorsque ceci permet d'empêcher la mort d'un juif ".
Concernant les civils en temps de guerre, le pamphlet ne prescrit aucune précaution. Bien au contraire, arguant " les nécessités de la guerre", il accorde une certaine légitimité à leur massacre: à l'origine, selon les préceptes de la Thora, tous les Goyims sont censés avoir du sang juif sur les mains.
Lorsqu'il s'agit du peuple de l'ennemi, les règles sont encore plus sanguinaires. Tous sont considérés être des ennemis voire des combattants, du fait "qu'ils aident les combattant, les encouragent ou expriment leur satisfaction quant à leur combat".
En dehors des temps de guerre, ils devraient faire l'objet des mesures de rétorsion, dans le but d'opérer " l'équilibre de terreur". Le texte cite: "Ceux qui appartiennent au peuple de l'ennemi sont l'ennemi, car ils aident les assassins. Raison pour laquelle il faut agir avec eux par vengeance et selon la loi du talion; la vengeance est indispensable avec eux pour rendre vain le mal. Les actes pourraient parfois être féroces mais ils ont pour but de créer un équilibre de terreur efficace".  
    
Mêmes les enfants ne sauraient être épargnés: Qualifiés " d'obstructeurs du chemin", il devient permis de les tuer à bout portant: sont évoqués les fils des commandants des ennemis d'Israël, car le fait de les tuer devrait permettre de faire pression sur leurs pères. Figurent aussi les enfants qui peuvent constituer une menace lorsqu'ils grandiront, ou ceux qui constituent un obstacle dans l'affrontement des méchants ou durant les opérations de sauvetage de Juifs.
 
Une sentence de mort peut même être décrétée à l'encontre de ceux qui critiquent Israël, ou a contrario de ceux qui flattent la résistance contre lui. Faisant partie des "oppresseurs", le paragraphe les concernant permet des explications aléatoires, voire arbitraires.  "…est considéré oppresseur celui qui affaiblit notre royaume de par les paroles".
 
 Selon des observateurs, la publication de ce livre qui dispose déjà du soutien d'un  grand nombre de rabbins influents, à l'instar d'Itshak Guinsbourg, Dov Léor et Jacob Joseph est porteuse de plusieurs significations.  
De point de vue sociologique, il illustre une volonté d'insuffler à son paroxysme l'esprit belliciste à tous les Israéliens, voire à tous les sionistes pour les amener à s'investir totalement, en cas de guerre.
S'attaquant de front à ceux qui sont contre l'entité sioniste, le livre n'en comporte pas moins insidieusement des menaces contre ceux qui sont contre la politique israélienne ou s'aventure à la critiquer. Ils pourraient désormais payer de leur peau leurs positions. Pas seulement en Palestine, mais aussi partout ailleurs dans le monde.
De par la franchise avec laquelle il révèle la dimension frôlant les thèses d'extermination du  dogme qui régit l'action militaire et d'intelligence de l'entité sioniste depuis sa création, il reflète plus que jamais l'arrogance d'impunité chez les Israéliens.
Une arrogance qui ne saurait dissimuler la peur qui l'attise!


Heureusement qu'il y a aussi très peu certes, des rabbins anti sionistes comme Naturei karta pour démontrer la supercherie sioniste et son influence néfaste sur le Judaïsme et le monde

http://www.almanar.com.lb http://www.almanar.com.lb

 
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 21:24

"" Ce qu'il y a de terrible quand on cherche la vérité, c'est qu'on la trouve."
Rémy de Gourmont


"Nul ne colonise innocemment. (…) Une nation qui colonise, une civilisation qui justifie la colonisation - donc la force - est déjà une civilisation malade, une civilisation moralement atteinte, qui, irrésistiblement, de conséquence en conséquence, de reniement en reniement, appelle son Hitler, je veux dire son châtiment."
Aimé Césaire

 

Les grands écrivains sont des prophètes. Ils voient l'avenir dans les signes du présent, car l'art est réalité et symbole confondus, mais il faut savoir lire les symboles.

J'ai donc mis mes pas dans les pas de Franz Kafka (voir La métamorphose d'un être humain en vermine), puis d' Octave Mirbeau et j'ai lu à livre ouvert l'histoire de la Palestine telle qu'ils l'avaient vue et racontée depuis des dizaines d'années.

Tout avait été dit : la politique d'Israël a été décrite par le menu depuis des lustres. Des voix nombreuses nous avaient prévenus. Meurtres, génocide, crimes de guerre, tout peut recommencer . "C'est arrivé et tout cela peut arriver à nouveau "avait averti Primo Levi dans Les naufragés et les rescapés .

Il avait raison, c'est arrivé de nouveau.

*

Pendant que les Laval et les Pétain palestiniens se vautrent sur de moelleux divans en compagnie des assassins de leur peuple et incitent ces derniers à une manière de "solution finale" censée dégoûter les Gazaouis de soutenir les dirigeants qu'ils ont démocratiquement élus, les bourreaux israéliens ont de nouveau gratifié l'univers du spectacle d'une de ces tueries dont ils ont le secret. S'étant spécialisés dans les massacres de populations civiles et les dévastations d'infrastructures, d'hôpitaux et d'écoles et ayant démontré leur savoir-faire en 2002 à Jénine, puis en 2006 au Liban, le monde entier a pu constater au cours de la dernière bacchanale sanglante à laquelle ils se sont livrés durant l'hiver 2008-2009 à Gaza, à quel point ils viennent d'améliorer leurs performances .

Mais la brutalité n'est pas leur seul registre. S'il existait un festival de Cannes destiné à récompenser le tourmenteur le plus vicieux et le plus imaginatif, il est assuré que l'Etat d'Israël remporterait haut la main la palme d'or du scénario, ainsi que celle de la mise en scène. Ces deux trophées salueraient les inventions les plus cruelles et les plus agressives, certes, mais aussi les plus imprévues, les plus dérisoires, les plus hypocrites et les plus perverses de cet Etat, qui toutes convergent vers un seul but: désécuriser, déstabiliser et créer une atmosphère d'angoisse et de précarité destinées à affoler en permanence les victimes et donc à les fragiliser psychiquement, avant de tenter de les éliminer physiquement. Pour le bourreau, ce préliminaire correspond à la phase dite d'"attendrissement de la viande" .

La capacité de résilience, l'énergie et l'intelligence du peuple palestinien sont si étonnantes qu'en même temps qu'elles soulèvent l'admiration de tous les hommes normaux et dotés de la capacité innée d'empathie envers son semblable souffrant, elles font enrager l'occupant qui, visiblement, ne sait plus à quelle exaction se livrer et auprès de quel démon renouveler son inspiration. La corruption à grande échelle des dirigeants, en vertu de l'adage populaire bien connu , "Le poisson pourrit toujours par la tête" , est l'une de ses dernières trouvailles.

 


Dahlan, l'évincé de Gaza, en compagne de l'ancien chef d'état-major de tsahal, Mofaz (doc.assez ancien, mais révélateur de l'intimité des relations entre ces deux individus)

Sur les pas d'Octave Mirbeau dans le Jardin des supplices de Gaza...

Le sol était jonché de corps déchiquetés, de têtes arrachées, de bras et de jambes orphelins de leur tronc. Des blessés gémissaient, des fantômes de femmes, des ombres d'hommes, hurlaient leur douleur. Je compris en un éclair que je venais de pénétrer dans le jardin des supplices de Gaza.


Tête de toute petite fille au milieu des gravas

Partout ruines, destructions , sang et meurtres … meurtres… meurtres.

Je me souvins de la dédicace de mon guide à son ouvrage sur les tortures et les tortionnaires de l'histoire : " Aux Prêtres, aux Soldats, aux Juges, aux Hommes, qui éduquent, dirigent, gouvernent les Hommes, je dédie ces pages de Meurtre et de Sang " . Octave Mirbeau avait prévu l'enfer de Gaza .

Larguant sciemment bombes incendiaires ou à fragmentation, obus au phosphore blanc et à l'uranium appauvri, missiles meurtriers et bombes à fléchettes sur des milliers de maisons, le parlement, le ministère de la Justice, le ministère de l'Intérieur, les tribunaux, la prison, l'unique moulin à farine, le principal élevage de volailles, l'équipement de traitement des eaux usées, les citernes, les puits, les écoles, les réserves de nourriture, la centrale électrique, les assassins ont amplement prouvé que "le meurtre est bien la plus grande préoccupation humaine".

C'est pourquoi, "l'universelle barbarie" dans laquelle nous sommes plongés permet de massacrer le plus de monde possible en le moins de temps possible. Tels sont les fondements sur lesquels les cités et les nations concentrent leur politique.

Ainsi, les deux Etats les plus belliqueux de la terre - les Etats-Unis et Israël - possèdent à eux seuls un arsenal suffisant pour faire exploser plusieurs fois la planète tout entière: "Avec notre état d'universelle barbarie [...] nous vivons sous la loi de la guerre ... Or en quoi consiste la guerre ? ... Elle consiste à massacrer le plus d'hommes que l'on peut, en le moins de temps possible ... Pour la rendre de plus en plus meurtrière et expéditive il s'agit de trouver des engins de destruction de plus en plus formidables ... et c'est aussi le progrès moderne ...", écrivait Octave Mirbeau, l'un des plus virulents écrivains anti-colonialistes de la fin du XIXe siècle, dans un ouvrage d'un humour grinçant et dérangeant, "plus noir que le noir", pour paraphraser Jonathan Littell, et intitulé Le jardin des supplices . Il y décrivait minutieusement les tortures inventées par un bourreau particulièrement inspiré dans le bagne de Canton. Il s'agissait de symboliser et de stigmatiser d'une manière "swiftienne" les méfaits et les horreurs des Etats colonialistes. Méfaits et horreurs que le dernier Etat ouvertement colonialiste de la planète continue de pratiquer avec une impudence qu'il n'est pas exagéré de qualifier de "chuzpah politique et morale".

Il est 11h30, les enfants sortent de l'école. A cet instant, l'artillerie se déchaîne. Cinquante avions de combat lâchent leurs bombes alors que plus de cinq cents enfants terrorisés et en pleurs grouillent encore dans les rues et que des parents désespérés arrivent en courant. Une promotion entière de plus de deux cents jeunes policiers en train de prêter leur serment d'entrée en fonction est exterminée en un éclair. Les morgues débordent. Trois jeunes enfants d'une même famille gisent entassés l'un sur l'autre. Des bombes partout, de la fumée, de la poussière, du sang, des cris, des pleurs. La peur, la rage, nul refuge, nul secours. Gaza tout entière transformée en un gigantesque jardin des supplices.


Alignement de cadavres d'adultes et d'enfants

Les stocks de l'aide humanitaire brûlés au phosphore blanc. Même les morts sont bombardés et les cimetières ravagés par l'artillerie. Puanteur des cadavres en décomposition exhumés de leurs tombes. Exhalaisons de sang et de mort. Lambeaux de chairs, fragments de membres éparpillés. Les victimes tuées une deuxième fois. Odeur de mort du jardin des supplices de Gaza.

Les bâtiments abritant les médias, pulvérisés. Terroriser les journalistes et les prendre sciemment pour cibles afin de priver les victimes de nouvelles et de conseils et surtout, priver le monde de témoins. La censure perverse dans le jardin des supplices de Gaza.

Massacres de civils fuyant les zones de combat et agitant des drapeaux blancs, civils carbonisés au hasard par le phosphore blanc déversé sur des zones peuplées, fours crématoires portatifs et intentions génocidaires, nul besoin de zyklon, on n'arrête pas le progrès, bombes à l'uranium appauvri larguées sur des écoles, la mort inhalée durant des jours et des jours, utilisation de civils et même d'enfants comme boucliers humains. D'autres enfants foudroyés d'une balle en plein front par d'habiles snipers et visés comme des lapins mécaniques dans une fête foraine. "C'est cool de tuer"! Bonheur de devenir une bête. Soldats visant délibérément des civils désarmés à partir des tanks; des enfants, des nourrissons le front troué d'une balle, tous rebaptisés "terroristes". Ravager les maisons désertées par leurs occupants, voler ce qui peut l'être, détruire les meubles, souiller, déféquer et uriner partout, tel fut l'incroyable cruauté ainsi que l'invraisemblable manque de dignité de l'armée des assassins, tueuse méticuleuse dans le jardin des supplices de Gaza.


Obus au phosphore blanc sur une école de l'UNWRA

Les habitants de Gaza traités comme des animaux et leurs maisons transformées en bauges, pillées et vandalisées lorsqu'elles n'étaient pas rasées, ainsi s'est comportée "l'armée la plus morale du monde" dans le jardin des supplices de Gaza.

Les pauvres animaux du zoo ne sont pas épargnés par les bombes et la folie meurtrière qui s'est abattue sur le camp de concentration hermétiquement clos et livré à une rage destructrice. Les écoles , les hôpitaux, les ambulances sont attaqués et incendiés, les blessés agonisent en se vidant de leur sang. Les oliveraies déracinées dressent vers le ciel leurs racines désespérées, les serres réduites en miettes afin de survienne la famine. Le terrain labouré en profondeur au bulldozer pour que rien ne repousse. Le désert et la désolation. L'horreur et la dévastation dans le jardin des supplices de Gaza.


Pluie d'obus de phosphore blanc arrosant la ville de Gaza

Et les assassins l'avouent : "Tu ne vois pas les Palestiniens comme des être humains, tu les vois comme des animaux. Tu entres dans leur maison, la nuit, tu les réveilles, les femmes d'un côté, les hommes de l'autre, et tu casses tout. C'est le genre de choses que tu ne ferais pas ici, en Israël, mais tu le fais chez eux. Et, pour ce faire, tu refuses la réalité. C'est la seule manière. Tu crées entre toi et la réalité un mur de silence". Tel est le témoignage révélateur de l'un des participants de la si glorieuse équipée de Tsahal dans la souricière de Gaza.

Des supplices d'un raffinement cruel décrits par Octave Mirbeau, que le bourreau fait subir aux détenus du bagne de Canton, aux supplices collectifs et au déchaînement de barbarie mécanisée d'une brutalité inouïe infligés à toute une population piégée comme des rats et harcelée par terre, par mer et par les airs, on retrouve encore et toujours le même instinct de meurtre. S'y ajoute le sentiment jouissif de puissance et la jubilation de pouvoir infliger impunément une souffrance illimitée et gratuite : "Tu les fais avancer, reculer. Tu les rends fous. Tu as dix-huit ans et tu te sens puissant", ainsi s'exprime l'un des jeunes bourreaux repentants.

*

Et depuis lors, le camp de concentration de Gaza demeure toujours aussi hermétiquement bouclé, l'occupant interdisant l'entrée des outils et de tout matériau qui permettraient de reconstruire ou de réparer les infrastructures détruites. Mais la liste des interdictions ne se limite pas aux matériaux de construction. Et c'est là où l'imagination sadique du bourreau donne toute sa mesure et rappelle celle du bourreau chinois d'Octave Mirbeau.

Ne pouvant décemment, comme dans le bagne de Canton, se livrer aux supplices, horribles, certes, mais, somme toutes, artisanaux, de la cloche, de la caresse, ou le fameux supplice du rat qui obsédait un des patients de Freud, ou se spécialiser dans le maniement de la scie, de la tenaille ou du scalpel, le bourreau israélien s'est spécialisé dans des harcèlements physiques et moraux permanents et massifs. Il compte sur les ravages engendrés par la durée de la souffrance. Il espère assister au spectacle jubilatoire de voir les victimes s'entre-dévorer, se retourner contre leurs dirigeants et ramper devant lui, enfin domptées.

En effet, une véritable liste à la Prévert des privations cerne et harcèle les suppliciés dans tous les aspects de leur vie quotidienne.

Ainsi, aujourd'hui encore, sont interdits d'entrée dans le bagne de Gaza : les crayons pour les écoliers, les cahiers et les livres, tous les instruments de musique et les partitions, les bougies et les allumettes, tout matériel électrique - câbles, fils, prises, boîtes de dérivation, ampoules, le verre plat, pour fermer avant l'arrivée de l'hiver les milliers de fenêtres dont les vitres ont volé en éclats.

Sont également interdits d'entrée dans la prison de Gaza les vêtements, les tissus, le fil à coudre, les aiguilles, les chaussures, les matelas, les draps, les couvertures, les couettes, toute la vaisselle - assiettes, tasses, casseroles, couteaux, fourchettes, cuillères- tout produit d'entretien et de lavage - une dérogation partielle vient d'être accordée sur certains produits d'hygiène corporelle, mais le papier hygiénique sous tous ses conditionnements continue d' être considéré comme un produit dangereux. Des Gazaouis ingénieux sont sûrement susceptibles d'accrocher des missiles à des avions en papier hygiénique et de pilonner Sderot!

Sont interdits d'entrée tous les jouets, ainsi que les poupées.



Est évidemment interdite toute importation de réfrigérateurs, de machines à laver et de tout autre appareil électroménager, matériel de toutes manières inutilisable, puisque l'occupant coupe, selon son bon plaisir, le peu d'électricité qu'il laisse fonctionner après avoir détruit la seule centrale électrique du ghetto et empêché sa réparation. De plus, il vole la majeure partie de l'eau des nappes phréatiques et ne laisse aux bagnards de Gaza qu'un mince filet à peine suffisant pour remplir des jerricans .

Est interdite l'importation de véhicules de toute nature - voitures particulières, camions, ambulances et même fauteuils roulants pour les innombrables blessés et infirmes que "l'armée la plus morale du monde" a laissés sur le carreau.

Sont interdits d'entrée tous les animaux - vaches, ânes, chèvres, volailles, etc. , et le remplacement des quelques pauvres animaux du zoo de Gaza - impitoyablement abattus, eux-aussi, pendant le carnage ou morts de faim - est impossible. On n'insistera jamais assez sur les capacités militaires des vaches ou des poules.

Aux dernières nouvelles, l'Organisation Mondiale de la Santé informe le monde que les bourreaux moraux de la "seule démocratie du Moyen-Orient" viennent d'interdire, pour la quatrième fois, l'entrée des appareils et des accessoires médicaux indispensables au fonctionnement des hôpitaux et, pour faire bonne mesure, les gentils "démocrates" préposés au contrôle des marchandises ont pris soin de ravager les appareils et de les rendre inutilisables par ces sous-hommes de Palestiniens - ces "animaux à visage humain", comme les désigne le Talmud - avant de les retourner à l'envoyeur. Et c'est ainsi que Jahvé est grand. Alleluia!

La seule interdiction que la fameuse "communauté internationale" a réussi à lever est celle des coquillettes et des nouilles... dont le danger qu'elles représentaient pour la sécurité de l'occupant n'est plus à démontrer; mais sont toujours interdits d'entrée dans le ghetto de Gaza le thé, le café, toutes les semoules, le lait en grands conditionnements, toutes les patisseries et gâteaux secs, le chocolat, les graines de sésame et les semences, toutes matières qui risquent d'être utilisées par les inventifs démons gazaouis dans la fabrication des roquettes meurtrières qui "terroriseraient" les pauvres habitants de Sdérot. Les Gazaouis réussissent à construire des maisons avec de la boue, alors, pourquoi ne mettraient-ils pas au point des bombes à la semoule!

*

La "loi du meurtre" et "l'école de l'assassinat" illustrées à Gaza par l'Etat qui se proclame une "lumière pour les nations", ne constituent pas une explosion irrationnelle, comme pourraient le laisser croire les interdits sadiques énumérés ci-dessus. De même que celui du bagne de Canton, le bourreau bureaucratique israélien est un véritable artiste qui traite la souffrance comme un des beaux-arts. Un an après la fin du déchaînement génocidaire contre la population civile, les privations continuent d'être mises en œuvre au nez et à la barbe des démocraties "morales", avec la rigueur et la méticulosité propres à toutes les administrations dictatoriales. Elles témoignent de la mise en oeuvre d'un plan particulièrement raffiné, mûrement conçu dans le but de faire souffrir les victimes au maximum tout en essayant de préserver - grâce à une machine de propagande bien huilée et fonctionnant sur toute la planète - un statut de victime éternelle. En réalité il s'agit de rien de moins que d'une application quasi littérale des recommandations biblico-talmudistes acceptées et approuvées par plus de 85% de la population de la nouvelle colonie de peuplement, fondée sur des critères raciaux et implantée sur la terre palestinienne.

Voici quelques citations, parmi des dizaines d'autres, issues, non pas même du Talmud - dont certains passages traduisent un autisme pathologique et un racisme si ingénu et si arrogant que son excès même en devient comique et ne mériterait qu'un haussement d'épaules méprisant ... s'il n'était mis en pratique, ouvertement par les fameux IDF (Israël Defense Forces) et insidieusement par tous les règlements administratifs de l'Etat colonial. Les recommandations de haine, de destruction, de vol et de meurtres figurent dans les textes bibliques majeurs et sont prônés par de nombreux rabbins dans l'armée. C'est pourquoi ce sont les recommandations bibliques qui sont appliquées au pied de la lettre et le coeur léger par la soldatesque - en dépit de l'existence d'un code officiel flatteur, uniquement destiné à leurrer l'étranger candide sur la nature d'un Etat qui se proclame une "démocratie occidentale". Mais il se comporte en réalité avec la brutalité et l'arbitraire propres à toutes les dictatures militaires envers ceux qui ne peuvent exciper de leur "pureté religieuse et raciale", les deux éléments étant indissolulement liés dans cette religion. En effet les recommandations officielles de "l'armée la plus morale du monde"... sur le papier ... sont superbement ignorées non seulement par la base, mais par toute la haute hiérarchie militaire.

"Lorsque Jahvé, ton dieu, t'aura amené dans le pays où tu vas entrer pour en prendre possession et qu'il aura délogé devant toi de nombreuses nations (…) alors, Jahvé ton dieu les aura livrées à ta merci et que tu les livreras à l'anathème (à la destruction) . Tu ne concluras pas d'alliance avec elles, tu n'en auras point pitié ! " (Deutéronome 7:1-2)

"Des villes de ces peuples que Jahvé, ton Dieu, te donne en héritage, tu ne laisseras rien vivre de ce qui a souffle de vie. Détruisez-les jusqu'au derniercomme Jahvé, ton Dieu, vous l'a ordonné… " (Deutéronome 20.16)

"Vous poursuivrez vos ennemis, et ils tomberont devant vous sous votre glaive. Cinq des vôtres en poursuivront cent des leurs, cent d'entre vous en poursuivront dix mille, et vos ennemis tomberont devant vous par le glaive. " (Lévitique, 26, 7-9)

"Ce jour est au Seigneur Jahvé des armées, jour de vengeance, où il se venge de ses adversaires. Le glaive dévore et se rassasie. Il s'abreuve de leur sang." (Jérémie 46.10) (trad. Osty)

Deir Yassine Haïfa, Jaffa, Acre, Oum Al Fahem et AL-Ramla, Al-Daouayma, Abou Shousha, Qazaza, Jaffa à plusieurs reprises, Tannoura, Tireh, Kfar Husseinia, Haïfa encore et encore, Sarafand, Kolonia, Saris, Biddu, Lod, Bayt Surik, Sasa, Balad al-Cheikh, hier Jenine , Gaza hier et aujourd'hui ont expérimenté dans leur chair la mise en pratique des directives vétéro-testamentaires en usage dans l'armée.

Déjà, une première fois, il y deux millénaires environ, une tribu de nomades en voie de sédentarisation rationalisait ses meurtres et ses rapines en les attribuant à la volonté et aux directives de son dieu personnel - un dieu qui aurait eu la chuzpah de priver le peuple autochtone de sa terre et de propulser ses chouchous, se qualifiant d'"élus", sur un territoire qu'ils trouvaient à leur goût. Pour la deuxième fois dans l'histoire, un groupe humain qui se réclame de la même divinité s'installe sans complexes dans des " grandes et belles villes qu'il n'avait pas bâties", habite avec bonne conscience , dans des "maisons pleines de toutes sortes de biens qu'il n'avait pas remplies" et utilise tranquillement des "citernes creusées qu'il n'avait pas creusées". Sans le moindre regard pour la population expropriée et volée, il jouit des récoltes de "vignes et d'oliviers qu'il n'avait pas plantés". (Deutéronome, 6,10, trad. Osty) "Cette terre est à nous, c'est notre Dieu qui nous l'a donnée", hurlent à tue-tête des colons déchaînés, la kalachnikov à portée de main.

Les scribes du VI e siècle ont eu non seulement la candeur d'avouer les spoliations de la population autochtone auxquelles a procédé cette tribu lors de la première invasion, mais de s'en faire un titre de gloire. Or, pas plus à cette époque qu'aujourd'hui, ce territoire n'était "vide" et en attente d'envahisseurs. Un minimum de connaissances historiques permet de balayer les prétentions des hagiographes de cette religion qui rêvent de transformer leurs propres écrits mythologico-théologiques en registres cadastraux ou en actes notariaux.

Les légendes et les récits mythiques datant d'un millénaire pour certains, transmis oralement puis collationnés et mis en forme par des scribes à partir du VIe siècle avant notre ère dans une perspective d'auto-justification politique, puis triturés, ruminés et délayés par des rabbins autoritaires dans les plaines de Russie ou d'Ukraine à partir du Xème siècle - date de la conversion au judaïsme de groupes de populations d'Europe orientale ou de territoires asiatiques - ces récits légendaires, dis-je, ainsi que la glose talmudique qui en découle, nourrissent le terreau sur lequel a prospéré l'arrière-monde psycho-religieux des nombreux immigrants originaires d'Europe de l'Est et de Russie. Ce sont eux qui composent la strate dominante du mille feuilles de la colonie de peuplement en passe de conquérir la Palestine tout entière. Ainsi, sur les quinze premiers ministres de l'actuel Etat Israël, treize sont issus d'Ukraine, de Pologne, de Russie, de Lithuanie, de Bielorussie, de Moldavie et seuls deux sont nés en dans la Palestine sous mandat anglais, sans précision sur la provenance des parents, mais ceux-ci étaient probablement natifs des mêmes régions d'Europe orientale.

Il en résulte des cerveaux bunkerisés par un mélange d'arrogance - liée à une auto-proclamée "élection" divine - et de victimisation professionnelle brandie comme un bouclier à chaque critique de leurs exactions. L'idéologie biblico-victimaire des dirigeants de cet Etat et d'une grande majorité de la population les rend incapables de communiquer avec leurs voisins autrement que par la violence, le mépris et la domination. C'est pourquoi seule une anthropologie critique permet d'ouvrir l'interprétation de la politique des nations à la psychophysiologie des peuples qui les composent. (Voir les nombreuses analyses de théopolitique de Manuel de Diéguez sur ce thème )

 



Le général Gaby Ashkenazi, chef d'état major de la glorieuse "guerre" contre les civils de la bande de Gaza.

 

Primo Lévi semble avoir perdu confiance dans un possible sursaut moral de l'Etat d'Israël. Et pourtant "j'étais un homme", écrivait pudiquement, mais avec un chagrin si insurmontable qu'il l'a conduit au suicide, un rescapé de l'avant-dernier jardin des supplices.

Que dirait aujourd'hui Primo Levi aux suppliciés de Tsahal à Gaza traités comme on n'ose plus traiter les animaux? Peut-être leur lirait-il le Discours sur le colonialisme de notre grand poète martiniquais, Aimé Césaire :

"Nul ne colonise innocemment. (…) Une nation qui colonise, une civilisation qui justifie la colonisation - donc la force - est déjà une civilisation malade, une civilisation moralement atteinte, qui, irrésistiblement, de conséquence en conséquence, de reniement en reniement, appelle son Hitler, je veux dire son châtiment."

le 11 novembre 2009


http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/mariali/palestine/supplices/supplice.htm http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/mariali/palestine/supplices/supplice.htm

 
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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 21:10
Nous n’oublions pas : il y a 53 ans, le massacre de Kfar Qâssem

« Nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas », c’est le mot d’ordre scandé et écrit sur les banderoles des participants à la marche commémorative, le 29 octobre 2009. Ils sont venus par milliers, de toute la Palestine occupée en 48 (ce qui est nommé Israël) à Kfar Qassem, des Palestiniens qui ont décidé d’affronter le pouvoir sioniste à chaque moment de leur histoire.

Il y a 53 ans, le 29 octobre en 1956, les sionistes commettent un massacre dans la petite ville tranquille de Kfar Qâssem, située dans le Triangle, région proche de la Cisjordanie. Plus de 50 personnes sont froidement assassinées, la plupart des ouvriers qui rentraient chez eux après leur dure journée de travail. Cet horrible massacre sera justifié par les sionistes de l’époque (les dirigeants travaillistes) par la crainte de l’Egypte, au moment où Israël se lançait avec la France et la Grande-Bretagne dans l’agression tripartite contre ce pays arabe dont le dirigeant nationaliste Abdel Nasser avait décidé de nationaliser le pétrole.


Nous n’oublions pas : il y a 53 ans, le massacre de Kfar Qâssem

« Nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas », car l’Etat sioniste est un Etat colonial construit sur la terreur et les massacres. Bien avant 1956 et le massacre de Kfar Qâssem, il (en tant qu’Etat ou bandes armées) avait commis des dizaines d’autres massacres, aussi horribles, pour expulser le peuple palestinien des zones dont il voulait s’emparer, en procédant à un nettoyage ethnique. Le massacre de Kfar Qâssem, justifié par les colons, moins de dix ans après la création de l’Etat colonial, visait en fait à poursuivre le nettoyage ethnique, non achevé en 1948-49. Profitant de la guerre contre l’Egypte et sous prétexte de sécuriser le front interne (rappelons-nous les guerres de 2006 au Liban et 2008-2009 à Gaza), l’armée sioniste exécute son massacre dans la petite ville tranquille. Le but : semer la panique dans tout le Triangle pour expulser la population palestinienne qui y était restée majoritaire, Kfar Qassem devant jouer le rôle de Deir Yassine en mai 1948, le village martyr où le massacre a semé la panique dans la population palestinienne de la zone d’al-Quds. En commettant le massacre de Kfar Qassem, les sionistes espéraient que la population du Triangle s’enfuierait. Mais elle ne broncha pas d’un pouce, au contraire. Elle avait compris et appris la lecon :

« Plus jamais, plus jamais, nous n’abandonnerons notre terre, même si nous devons être tous ensevelis. Nous le serons dans notre propre pays. »

C’est ce qu’on déclaré récemment plusieurs personnalités palestiniennes de Haïfa, lors d’une interview télévisée qui abordait la question des dernières mesures israéliennes envers les Palestiniens de 48, voulant les étouffer sinon les expulser (télévision al-Quds). Face aux cris de guerre lancés par l’establishment sioniste, civil et militaire, sécuritaire et médiatique, universitaire et populaire, contre les Palestiniens de 48 jugés « infidèles » au credo raciste et colonial, les Palestiniens ont levé la tête et résisté : sûrs de leurs droits sur leur patrie et leurs terres, ils refusent les menaces sionistes et ont décidé de poursuivre leurs luttes.

Parmi les récentes manœuvres militaires sionistes très fréquentes, l’une d’elle consistait précisément à affronter le « front interne », c’est-à-dire les Palestiniens de 48, en temps de guerre. Comment agir envers eux, que faire ? C’est la région du Triangle qui avait été ciblée pour ces manœuvres, et l’un des plans envisagés consistait à bloquer les routes des villes et villages palestiniens et à encercler toute la zone, en vue de faciliter des actions plus importantes de la part de l’armée sioniste. Lors de ces manœuvres, les analystes avaient vu le danger menaçant les Palestiniens de 48 dans cette région, lors d’une prochaine guerre entreprise par les dirigeants israéliens : expulsion massive ? massacres ??? Ce qui signifie, en clair, reproduire en beaucoup plus grand ce qui s’est passé à Kfar Qassem, en 1956. Le mot d’ordre « nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas » reste un mot d’ordre d’actualité. L’ennemi sioniste continue à envisager des crimes de plus en plus monstrueux.

La marche commémorative à Kfar Qassem, ce 29 octobre 2009, porte également une autre signification : face aux tentatives sionistes de délégitimer toute commémoration de l’histoire palestinienne, à commencer par la Nakba, en votant lois sur lois dans leur parlement, et face aux cris de guerre racistes lancés par l’establishment sioniste, les Palestiniens de 48 affirment que non seulement al-Quds, Gaza, la Cisjordanie, le Golan, le Liban, les intéressent et qu’ils sont prêts à soutenir leurs populations contre les massacres israéliens, mais qu’ils continuent à défendre leur existence dans leur propre pays, même colonisé, et qu’ils ne baisseront pas les bras, quelle que soit la puissance de l’ennemi ou la puissance de ses alliés. Ils savent qu’ils sont dans leur droit, le droit des peuples à disposer de leurs terres, de leur air, de leur mer et de leur vie, le droit de résister à toute occupation, par tous les moyens et en tout temps.


Nous n’oublions pas : il y a 53 ans, le massacre de Kfar Qâssem

Extraits de l’hymne aux martyrs de Kfar Qassem (Samih al-Qassem)

« Le jour où ils ont annoncé que des morts et des blessés sont tombés,

Je n’ai pas pleuré, mais je me suis dit « un autre contingent suivra, de maison en maison »,

Le jour où ils ont annoncé que des morts et des blessés sont tombés,

Je me suis réveillé, les yeux brillants de joie, de mille joies.

Moi, ô Kafr Qassem, je ne célèbre pas la mort,

mais les bras qui n’ont cessé de résister,

… Je remplis le monde d’acclamations, non négociables :

Kafr Qassem, Kafr Qassem, Kafr Qassem

Ton sang continue à couler et nous continuons à résister »

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