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Noesam@voila.fr

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  • : Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
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Israèl est contre TORAH

*"Les sionistes me dégoûtent autant que les nazis."
(Victor Klemperer, philologue allemand d'origine juive, 1881-1960)

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L’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël constitue une révolte contre la volonté divine, contre la Torah, une révolte qui a engendré une vague interminable de violence et de souffrance. À l’occasion de la fondation de l’État hérétique, les juifs fidèles à la Torah pleurent cette tentative d’extirper les enseignements de la Torah, de transformer les juifs en une « nation laïque » et de réduire le judaïsme au nationalisme.......Nous déplorons les tragédies que la révolution sioniste a provoquées chez les Palestiniens, notamment des déportations, l’oppression et la subjugation..Que nous méritions que cette année toutes les nations, en acceptant la souverainet

é divine, puissent se réjouir dans une Palestine libre et dans une Jérusalem libre! Amen. Offert par Netouré Karta International : www.nkusa.orglink

                                               


   

 


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FATHER OF SIONAZISJACOB HITLER

La prétendue ascendance juive d'Hitler: Une "explication" par la haine de soi
Une publication parue cette semaine a attiré mon attention. Il s’agit ni plus ni moins de la généalogie d’Adolf Hitler qui aurait des ascendants juifs !! Dans son article, Gilles Bonafi présente une fiche des Renseignements généraux que le magazine Sciences et Avenir a publié en mars 2009, et où on peut clairement lire le deuxième prénom d’Hitler : Jacob. Adolf Jacob Hitler serait le petit-fils de Salomon Mayer Rothschild. Cette information a été divulguée par deux sources de très haut niveau : Hansjurgen Koehler officier d’Heydrich, qui était lui-même l’adjoint direct d’Heinrich Himmler et Walter Langer le psychiatre qui a réalisé le profil psychologique d’Hitler pour l’OSS, les services secrets US pendant la Seconde Guerre mondiale.
SOURCE ;alterinfo

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 19:36
Crimes De Guerre D'Israël/Sanctions/Justice

Gaza : Israel A Commis INTENTIONNELLEMENT Des Crimes De Guerre, Explications

L'opération " Plomb Durci" contre Gaza a été menée par l'armée israélienne suivant le concept d'utilisation d'une force disproportionnée désormais adopté comme doctrine militaire par l'armée israélienne en violation flagrante du Droit International. Non seulement Israël est coupable de crimes de guerre selon les multiples témoignages rassemblés sur place par plusieurs ONG, mais de plus ils ont été prémédités et commis intentionnellement.



Gaza : Israel A Commis INTENTIONNELLEMENT Des Crimes De Guerre, Explications
Note éditoriale

Ce texte, dont la traduction est présentée ci dessous, publié trois mois avant l' Opération " Plomb Durci" contre Gaza, sur le site d'un think tank ( boîte à penser) israélien, the Institute for National Security Studies, Insight N° 74 2 Octobre 2008, et dont l'auteur est le colonel de réserve, Gabriel Siboni (voir bio en fin d'article), définit la nouvelle doctrine militaire israélienne mise au point après la guerre du Liban II de l'été 2007, et appliquée lors de cette Opération. Il permet de comprendre les vrais objectifs des dirigeants israéliens et des militaires, et renforce l'arguement que les crimes de guerre étaient prémédités et ont été commis intentionnellement pour faire un maximum de victimes et de dommages. Les deux mots clés de ce texte : "disproportionné" et "punition", deux termes qui renvoie à une violation systématique et intentionnelle du Droit International par Israël.


Force disproportionnée : Suite à la seconde guerre du Liban, le concept israélien de Réponse.

Il y a peu de temps, le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah, a été cité disant : " les Sionistes réfléchiront des dizaines de milliers de fois avant d'attaquer le Liban". La remarque de Nasrallah semble être une référence à la déclaration du premier ministre, Ehud Olmert, faite alors qu'il visitait le commandement central des IDF, que l'IDF aurait moins de limites lors de futures confrontations. Effectivement, la pression sur Nasrallah semble efficace. Le dirigeant du Hezbollah commence à internaliser ce qu'il comprend être un changement fondamental dans l'approche d'Israël pour répondre à une menace venant du Liban.

Effectivement, un concept de sécurité israélien mis à jour concernant la réponse aux menaces des roquettes et missiles de Syrie, du Liban et de la Bande de Gaza, est en train d'évoluer graduellement. Actuellement, plus de deux ans après la Deuxième Guerre du Liban, il semble que la réponse immédiate d'Israël à l'attaque et au kidnapping de Juillet 2006 a renforcé de manière significative sa capacité de dissuader le Hezbollah et la Syrie d'agir contre Israël.

La situation difficile à laquelle est actuellement confronté Israël inclut deux défis majeurs. Le premier c'est comment empêcher d'être entraîné dans une dynamique en cours d'attrition sur la frontière Nord identique à celle qui s'est développée ces dernières années le long de la frontière avec la Bande de Gaza. Le second, c'est de déterminer la réponse de l'IDF à un conflit de grande envergure à la fois au Nord et dans la Bande de Gaza. Ces deux défis peuvent être surmontés en adoptant le principe de frappe disproportionnée contre les points faibles de l'ennemi comme effort de guerre principal, et des opérations pour rendre inopérantes les capacités de lancement de missiles de l'ennemi comme effort de guerre secondaire.

Lors d'ouverture d'hostilités, les IDF devront agir immédiatement, de façon décisive, et avec une force qui est disproportionnée par rapport aux actions de l'ennemi et la menace qu'il pose. Une telle réponse a pour but d'infliger des dommages et infliger une punition au point que cela nécessitera des processus de reconstruction longs et coûteux. La frappe doit être menée aussi vite que possible et doit faire passer en priorité les dommages aux biens plutôt que d'aller chercher les lance roquettes les uns après les autres. La punition doit visé les preneurs de décision et l'élite au pouvoir. En Syrie, la punition devrait évidemment visé l'armée syrienne, le régime syrien, et les structures de l'état syrien. Au Liban, les attaques devraient viser à la fois les capacités militaires du Hezbollah et cibler des objectifs d'intérêts économiques et les centres de la vie civile qui soutiennent l'organisation. De plus, plus la relation entre le Hezbollah et le gouvernement libanais sera proche, plus les éléments des infrastructures étatiques du Liban devraient être ciblés. Une telle réponse créera un souvenir durable parmi les preneurs de décision Syriens et Libanais, renforçant ainsi la dissuasion israélienne et réduisant la possibilité d'hostilités contre Israël pendant une longue période. En même temps, cela obligera la Syrie, le Hezbollah, et le Liban a s'engager dans des programmes intensifs de reconstruction longs et coûteux.

Une récente discussion sur la "victoire" et la "défaite" dans une guerre future contre le Hezbollah a montré une approche largement simpliste. Le public israélien doit comprendre que le succés en général ne peut être mesuré par le niveau de tir longue distance contre Israël atteint à la fin de la confrontation. L'IDF fera le plus possible d' effort pour réduire les attaques de roquettes et de missiles, mais le principal effort sera concentré sur la réduction de la période de combat en portant un sérieux coup aux biens de l'ennemi.

Israël n'a pas besoin d'être entraîné dans une guerre d'attrition avec le Hezbollah. Israël sera testé à l'aune de l'intensité et de la qualité de ses réponses à des incidents à la frontière libanaise ou à des attaques terroristes impliquant le Hezbollah ou le Hamas dans le Sud. Dans de tels cas, Israël ne pourra limiter ses réponses à des actions dont la sévérité est de proportionnalité identique à l'incident isolé. Il devra plutôt répondre de façon disproportionnée pour faire comprendre trés clairement que l'Etat d'Israël n'acceptera pas de tentative pour troubler le calme qui prévaut actuellement le long de ses frontières. Israël doit être prêt à une détérioration et une escalade, de même qu'à une totale confrontation. Une telle préparation est obligatoire pour empêcher une guerre d'attrition à long terme. Le front intérieur israélien doit être préparé à subir des tirs, éventuellement d'être sous un feu intensif pendant une longue période, sur la base d'un raisonnement que l'IDF agit pour réduire au minimum cette période de combat et pour créer un équilibre efficace de dissuasion.

Cette approche est également applicable à la Bande de Gaza. Là, l'IDF devra frapper durement le Hamas et éviter de jouer au chat et à la souris en cherchant les lanceurs de roquettes Qassam. On ne doit pas s'attendre de la part de l'IDF qu'elles stoppent les tirs de roquettes et missiles contre le front intérieur israélien en menant des attaques sur les lanceurs eux-mêmes, mais qu'elles imposent un cessez le feu à l'ennemi en employant certains moyens.

En instillant parmi la population civile les nécessaires attentes d'une réponse de l'IDF, Israël sera capable d'améliorer son niveau de préparation et la résistance de ses citoyens. Néanmoins, le but principal de l'IDF doit être d'obtenir un cessez le feu dans des conditions qui augmenteront la dissuasion à long terme d'Israël, empêcher une guerre d'attrition, et laisser l'ennemi se débattre dans des processus de reconstruction à long terme coûteux.

Article en anglais

Bio Colonel(de réserve) Daniel Siboni, traduction du site de l'INSS

Actuellement Chercheur et directeur du Programme sur la Structure de la Force de l'IDF.

Champs de recherche :

Israël : processus de prise de décision

Israël : relations Civil -armée

Israël: IDF

Révolution dans les affaires militaires (RMA)

Nucléaire ( processus de production, traités, accords.

Site : www.g-bina.com
email : nauass@gmail.com
tel: 03-640-0400 ext 488
portable : 050-838-8961

Gabriel Siboni a rejoint l'équipe de recherche de l'Institute for National Security Studies début 2006, en complément de ses larges activités dans les domaines de la sécurité, l'armée, et l'activité de consultant opérationnel. A l'INSS il est directeur du Programme sur la Structure de la Force de l'IDF.

Au cours de sa carrière étendue au sein de l'IDF, le colonel (res) Siboni a servi comme combattant et commandant dans la Brigade Golani et terminé son service comme commandant de l'unité de reconnaissance de la Brigade. Dans le cadre de ses activités de réserviste, il a servi comme haut officier du personnel de la Brigade Golani, vice commandant de l'unité de logistique, et chef d'état major d'une division blindée dans le Nord.

En plus de son travail à l'INSS, le Dr Siboni est co éditeur de la revue militaire " The Wisdom of Action" et vice dirigeant et chef en méthodologie du Research Center for Force Utilization and Buildup – Experimentation Laboratory. Il est également consultant dans une grand variété de domaines dont les systèmes opérationnels et la technologie militaire, gestion des risques, systèmes d'information, et ingénierie de l'eau de l'énergie et de l'environnement. Il a un B.A et un M.A en ingénierie mécanique de l'Université de Tel Aviv, et un doctorat en systèmes d'information géographique (GIS) de l'Université Ben Gourion du Negev.

Information complémentaire

Ce concept militaire de "force disproportionnée" a été appliqué à Gaza et risque de nouveau de l'être puisque c'est devenu la doctrine de guerre d'Israël comme le prouve les déclarations récentes du premier ministre sortant israélien, Ehud Olmert. Lors d'une réunion du cabinet ministériel israélien du dimanche 1er février 2009, interrogé sur la réponse à donner à de nouveaux tirs de roquettes qui avaient touchés le Sud du Negev plus tôt dans la matinée, Ehud Olmert a alors répondu : " nous agirons selon les nouvelles règles qui garantiront que nous ne sommes pas entraînés dans une guerre incessante d'un prêté pour un rendu ne permettant pas une vie normale dans le Sud du pays....Nous avons dit que s'il y avait des tirs de roquettes contre le Sud du pays il y aurait une réponse israélienne sévère et disproportionnée". (Source www.presstv.ir 01/02/09)

De même, sur la réponse disproportionnée, le Monde avec AFP reprenait également cette terminologie d'Olmert en écrivant dans un article intitulé "les menaces d'israël face aux tirs de roquettes depuis Gaza " du 01/02/09 : " le premier ministre israélien Ehoud Olmert a prévenu, dimanche 1er février, au début du conseil des ministres hebdomadaire qu'Israël allait réagir de "façon disproportionnée" aux tirs de roquettes palestiniennes depuis Gaza en dépit d'un cessez-le-feu entré en vigueur le 18 janvier...."

Le colonel de réserve Gabriel Siboni, qui a conceptualisé et proposé cette doctrine de "force disproportionnée" qui est devenue la stratégie militaire de l'armée israélienne appliquée dans la Bande de Gaza lors d' l'Opération "Plomb Durci", à sa part de responsabilité dans les crimes de guerre commis par l'armée israélienne à Gaza, et par conséquent est à placer sur la liste des israéliens recherchés pour crimes de guerre.








Dimanche 15 Février 2009
Introduction Traduction Synthèse Mireille Delamarre
http://www.planetenonviolence.org/Gaza-Israel-A-Commis-INTENTIONNELLEMENT-Des-Crimes-De-Guerre,-Explications_a1824.html
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 19:34

le Combat Iranien Contre L'Hegemonie (US/Sionisme) A Trente Ans.

Trente ans après sa révolution islamique - un évènement historique socio politique crucial pour l'Iran et la région - l'Iran fait partie d'un réseau de pays du Tiers Monde combattant l'hégémonie colonialiste occidentale à la tête de laquelle on trouve les AméricanoSionistes.



le Combat Iranien Contre L'Hegemonie (US/Sionisme) A Trente Ans.

Mardi l'Iran a célébré le trentième anniversaire de la révolution islamique qui a chassé du pouvoir la monarchie solidement établie et soutenue par les US. Avec le sang, l'honneur, le courage et la détermination de toute une nation, la souveraineté de l'Iran a été restaurée, mettant fin à des décennies d'humiliation nationale suite au coup d'état de 1953 organisé par les services secrets US et britanniques.

"La révolution se perpétue" a déclaré le Président Mahmoud Ahmadinejad la semaine dernière, rappelant aux experts occidentaux qui avaient sonné la mort de la révolution islamique, que c'était prématuré.

D'un autre côté, parmi les historiens, le débat sur la signification de l'évènement et sa place dans les annales des révolutions du monde moderne fait toujours rage. Certains, tel le sociologue américain et expert en science politique, Theda Skocpol, l'ont comparé aux révolutions française et russe comme représentant un évènement historique crucial ayant marqué la transformation socio politique de l'Iran tout en redessinant le paysage géopolitique de la region.

Par son immense popularité, sa direction charismatique et une aspiration intérieure à étendre son horizon au delà des frontières de l'Iran par le biais de son idéologie islamiste de libération du Tiers Monde, la révolution a été à l'origine de changements significatifs. Cela ne s'est pas simplement reflété en Iran, mais aussi dans l'attitude de la puissance américaine, le patron d'un grand nombre d'états clients dans le Golfe Persique, confrontés à la perspective d'un Iran exportant sa révolution.

La multitude d' évènements tumultueux de la révolution, tel que la crise des otages américains, a poussé à un nouvel interventionnisme militaire américain au Moyen Orient avec la Doctrine Carter qui a remplacé la Doctrine précédente de Nixon qui s'appuyait sur les états clients locaux, principalement celui d' Iran et d'Arabie Saoudite, pour maintenir la stabilité régionale.

Coïncidant avec l'invasion soviétique de l'Afghanistan en 1979, la logique anti hégémonique de la révolution iranienne a déclenché l'américanisation directe des affaires moyen-orientales culminant avec l'invasion de l'Irak en 2003 après une tentative avortée en 1980 utilisant l'Irak pour écraser la révolution par une blitzkrieg de Saddam Hussein à l'intérieur de l'Iran.

La demande d'Ahmadinejad la semaine dernière à l'Administration de Barak Obama de s'excuser auprès de l'Iran - pour le coup de 1953, le soutien à Saddam pendant les huit ans de guerre sanglante, pour l'avion de ligne commerciale abattu etc... a provoqué des froncements de sourcils dans les médias US. Certains experts ont récusé directement la demande, d'autres ont fait remarqué que l' Administration Clinton s'était déjà excusée pour le coup.

C'est vrai que Madeleine Albright, la secrétaire d'état de Clinton, a exprimé une fois ses regrets pour le rôle joué par les US dans le renversement du gouvernement démocratiquement élu de l'Iran en 1953 et pour avoir imposé la dictature brutale d'un homme au peuple iranien qui a duré un quart de siècle.

Mais Albright a omis de mentionner le soutien des US à l'invasion brutale de l'Iran par l'Irak qui a rencontré une indifférence inexcusable au Conseil de Sécurité des Nations Unies, grâce aux diplomates des US et de la Grande Bretagne qui ont empêché que soit votée une résolution appelant à un cessez le feu immédiat.

C'est seulement quand c'est devenu évident en 1981 que l'invasion de Saddam avait l'effet inverse et que l'Iran avait commencé à poursuivre l'ennemi dans son territoire, que les US et leurs alliés occidentaux ont donné leur consentement, sans enthousiasme, à une initiative de l'ONU. Mais même à ce moment là, ces faibles efforts ont été contrecarrés par l'objectif sinistre d'enfermer les "deux états voyous" d'Iran et d'Irak dans une empoignade mortelle " deux scorpions dans une bouteille" pour paraphraser l'ancien secrétaire d'état US, Henry Kissinger.

Conséquence, l'Occident, suivant un raisonnement douteux selon lequel l'Irak contiendrait l'influence de la révolution islamique sur le point de s'étendre à la région pétrolière qui finançait la guerre de Saddam, n'a pas hésité à fournir au régime Baathiste de Saddam des armes chimiques, qui ont aussi été utilisées pour le nettoyage ethnique.

Rétrospectivement, c'est évident que l'agonie de ces huit années de guerre, l'héroïsme, la souffrance et la douleur, ont donné à la révolution une certaine grandeur, justifiant sa classification au côté d'autres grandes révolutions.

Effectivement, le père de la révolution, l'Ayatollah Ruhollah Khomeini, mérite une place aux côtés d'autres dirigeants révolutionnaires modernes tels le russe Vladimir Lenine, le chinois Mao Tzetoung, Ho Chi Mnh au Vietnam, Mahatam Gandhi en Inde et Fidel Castro à Cuba. Que serait la révolution islamique sans le riche héritage de la guerre qui a finalement renforcé l'Iran, bien qu'à un prix exorbitant pour une génération entière d' Iraniens dont les sacrifices ont assuré l'intégrité territoriale de la nation ?

"L' Iran aujourd'hui est une nation bien plus forte que par le passé, parce que le peuple iranien n'a plus peur du sang" a dit à l'auteur de cet article, Ferydoun Hoveida, le dernier représentant de l'Iran à l'ONU avant la Révolution. Il a ajouté " comparez cela avec la précédente guerre de l'Iran pendant la seconde guerre mondiale, quand l'armée entière a cessé de se battre au bout de cinq jours".

Qualifiant la révolution de "cadeau divin" non seulement pour l'Iran mais pour la totalité du monde islamique, il a dit que Khomeini et d'autres dirigeants de la République Islamique ont constamment alimenté l'identité transnationale de la révolution connue comme étant "populiste".

Ainsi, ce n'est pas surprenant que l'Iran se retrouve actuellement allié avec d'autres pays du Tiers Monde tels que Cuba, le Venezuela, le Nicaragua, et la Bolivie, représentant un réseau politique anti hégémonique dans les affaires du monde. Ce petit rassemblement de nations, ensemble avec un certain nombre d'autres pays tel que l'Afrique du Sud, représente l'avant garde du Mouvement des Non alignés (NAM) qui est passé de 77 nations à quelque 118 états actuellement.

Sans aucun doute, le futur du NAM dépend, d'une certaine manière, de sa capacité à articuler une stratégie mondiale anti hégémonique valable, fournissant sa propre version du " smart power". (pouvoir habile) Ou, encore mieux, d'un contre pouvoir "smart" (habile) qui introduit des nouveaux ajustements en temps utile aux actions des puissances hégémoniques, tels que le recours par Washington à un politicien populiste afro-américain pour satisfaire les intérêts mondiaux américains par un mélange plus habile de pouvoir dur et doux.

Le nouveau visage de l'hégémonie américaine contient en elle -même certains éléments d'une approche post hégémonique des affaires mondiales. Le président US Barak Obama doit faire face à un défi consistant celui de démontrer au monde que l'exercice du pouvoir américain peut être pour "le bien collectif" de la communauté internationale, c'est à dire un "bon pouvoir" et pas simplement un pouvoir impérialiste.

Malheureusement, ce n'est pas vraiment le cas, et au lieu de cela, on a de forte chance d'être les témoins d'un recyclage de la projection (néo) réaliste du trop familier pouvoir américain qui vise à maintenir la période "unipolaire" post guerre froide, malgré la nouvelle rhétorique officielle du multilatéralisme.

En ce qui concerne l'Iran, l'Administration Obama ne perd pas de temps en rappelant à Téhéran que toutes les options restent sur la table - incluse celle d'une option militaire contre le programme nucléaire iranien. Le dialogue diplomatique est déjà submergé par la "menace nucléaire" phobique, si habilement exploitée par la direction d'Israël , qui reste, lui-même résolu à maintenir son propre sous impérialisme de Pax Israelica.

En tant qu' extension de la puissance américaine, l'Iran affronte Israël avec la même logique anti hégémonique qui a animé la nation depuis 30 ans, la prise de contrôle du consulat d'Israël à Téhéran ayant précédé celle de l'Ambassade US en 1979. Conséquence, tout changement de politique US au Moyen Orient qui n'est pas accompagné par un changement notable dans la politique expansionniste israélienne et sa projection croissante de puissance bien au delà de ses frontières, ne pourra être perçu par Téhéran et ses alliés dans la région que comme inadéquat.

Tout indique en fait - dont l'attaque massive israélienne contre Gaza le mois dernier - que le seul changement réaliste auquel on peut s'attendre de la part d'Israël, c'est sa focalisation post -guerre de Gaza sur l'Iran comme prochaine cible.

Effectivement c'est tellement évident dans les propos incendiaires anti Iran tenus par des dirigeants israéliens tels Benjamin Netanyahu, dont le parti Likoud est au coude à coude pour gagner les élections de cette semaine. Ce que les politiciens israéliens et les experts qui essaient constamment d'attirer les dirigeants arabes modérés dans une alliance régionale anti Iran n'ont pas compris, c'est que beaucoup au Moyen Orient considère l'Iran comme une force de dissuasion crédible face à l'hégémonie d'Israël.

Actuellement au Moyen Orient, tout affaiblissement de la puissance iranienne bénéficie simplement à l'expansionnisme d'Israël et à la domination américaine des affaires du Golfe Persique, c'est à dire, un recul géant pour les intérêts brûlants de cette région agitée. La prochaine guerre au Moyen Orient, entre Israël et l'Iran, a peut être déjà été amorcée à Gaza. Mais, considérant l'entrelacement iranien entre guerre et révolution mentionné ci dessus, ce sera très probablement une nouvelle tentative illusoire de refroidir la fournaise de la révolution islamique, ajoutant se faisant des bûches pour l'alimenter.

Kaveh L. Afrasiabi 12/02/09 www.atimes.com

Kaveh L Afrasiabi, PhD, is l'auteur de " After Khomeini: New Directions in Iran's Foreign Policy (Westview Press) . Son dernier livre " Reading In Iran Foreign Policy After September 11 (BookSurge Publishing , October 23, 2008)" est désdormais disponible.


Samedi 14 Février 2009
Introduction traduction Mireille Delamarre
http://www.planetenonviolence.org/le-Combat-Iranien-Contre-L-Hegemonie-US-Sionisme-A-Trente-Ans_a1823.html
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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 22:47


Écrivez à la Cour pénale internationale !
¡Escribid a la Corte Penal Internacional! Écrivez à la Cour pénale internationale !  Write to the International Criminal Court! Schreibt an den Internationalen Strafgerichtshof! Scrivete alla Corte penale internazionale!
الكتابة إلى المحكمة الجنائية الدوليةНапишите Международному уголовному суду!
13/2/2009

      

“Gaza: A la violencia debe responder la justicia”

Tras la carta del abogado Gilles Devers a las ONG, Tlaxcala lanza una campaña civil mundial de envío de cartas à la Corte Penal Internacional para que Israel sea juzgado por “crímenes de guerra” 

El 19 de enero de 2009, Tlaxcala, la red de traductores por la diversidad lingüística, tuvo el placer de servir de mensajero multilingüe en una iniciativa mundial de ONG y asociaciones que habían tomado la iniciativa de solicitar a la Corte Penal Internacional (CPI) que juzgue a los responsables israelíes por los crímenes de guerra que cometieron en Gaza entre el 27 de diciembre de 2008 y el 18 de enero de 2009.

Muchas cosas impensables hasta hace poco tiempo han sucedido desde entonces: dos Estados, Bolivia y Venezuela, han roto relaciones diplomáticas con Israel; de ellos, Bolivia demanda oficialmente a Israel por crímenes de guerra ante la CPI; el primer ministro turco, Recep Tayyib Erdogan, se enfrentó públicamente a Shimon Peres en el Foro Económico Mundial de Davos y le dijo en plena cara que su país es una máquina de matar; dos tribunales han aceptado investigar a Israel por crímenes de guerra (la Audiencia Nacional en España y un tribunal en Turquía); la propia CPI ha iniciado un análisis premilitar del caso; la iniciativa coordinada por el abogado francés Gilles Devers ha recibido hasta la fecha el apoyo de casi 400 ONG y asociaciones de todo el mundo y, por último, la campaña de firmas vehiculada por Tlaxcala cuenta ya con más de 33 000 adhesiones personales de ciudadanos de todo el planeta, deseosos de que la justicia ponga fin de una vez por todas a la histórica impunidad y violencia de los aparatos institucionales del Estado de Israel y a su lento genocidio del pueblo palestino.

Hace unos días, las ONG y asociaciones participantes en la iniciativa recibieron una carta personal de Gilles Devers en nombre de los abogados que se encargan de los aspectos legales del caso.

Tlaxcala, que forma parte de dichas asociaciones, ha decidido traducir y difundir dicha carta.

 Tomamos la iniciativa de solicitar a los ciudadanos que ya firmaron por internet –y a todas las personas de buena voluntad– que envíen una carta por correo postal a la Corte Penal Internacional reafirmándose en su deseo de que ésta ponga fin a los crímenes de guerra del Estado de Israel.

Comité ejecutivo de Tlaxcala

He aquí la carta de Gilles Devers y el modelo de carta que propone para enviar a la CPI:

Querid@s amig@s,

Desde la presentación de la denuncia el pasado 22 de enero de 2009, el procedimiento judicial ha avanzado considerablemente. El horror de la agresión contra Gaza apela a una relectura del Derecho. Tras la denuncia de las 350 ONG y asociaciones, la Autoridad Palestina otorgó competencia a la Corte Penal Internacional. Los primeros testimonios llegados de Gaza confirman que, más allá de los objetivos militares, existió voluntad de asesinar y destruir. A partir de ahora, el escepticismo que a veces rodeaba al procedimiento judicial debe transformarse en sensación de victoria. La justicia debe prevalecer.

Cuarenta abogados trabajan en estrecha colaboración. La semana próxima inauguraremos un sitio web que permitirá hacer circular la información y reforzar los contactos. Vamos a empezar a presentar las primeras denuncias individuales.

Una prueba de hasta qué punto el caso avanza la tenemos en las declaraciones del fiscal Ocampo al Times el pasado 2 de febrero. Nada está ganado de antemano, pero apreciemos el camino que ya hemos recorrido:

«El fiscal de la Corte Penal Internacional busca la manera de juzgar a mandos militares de Israel bajo la acusación de crímenes de guerra

La Corte Penal Internacional (CPI) está buscando la manera de procesar a mandos israelíes bajo los cargos de crímenes de guerra en Gaza.

Cuando grupos palestinos acudieron a la CPI en enero, el fiscal dijo que no podía aceptar el caso porque carecía de jurisdicción en Israel, que no reconoce la CPI. Ahora, sin embargo, Luis Moreno Ocampo, el fiscal, ha confesado a The Times que está estudiando la posibilidad de una jurisdicción palestina sobre los supuestos crímenes cometidos en Gaza.

Los grupos palestinos han presentado un alegato según el cual la Autoridad Palestina es el Estado de facto en el territorio donde los crímenes supuestamente se cometieron.

“Quien debe dirigirse a la corte es el Estado territorial. Están desarrollando el argumento de que la Autoridad Palestina es, en realidad, dicho Estado”, afirmó Moreno Ocampo durante el Foro Económico Mundial en Davos.

Parte de la argumentación palestina se basa en la insistencia israelí de que no es responsable en Gaza según el Derecho internacional, puesto que se retiró del territorio en 2006. “Están citando jurisprudencia”. Dijo Moreno Ocampo. “Es muy complicado. El tipo de análisis que yo hago es diferente. Puede que tome tiempo, pero mi decisión será acorde a Derecho.”

Moreno Ocampo dijo que su enfoque del caso no refleja necesariamente la necesidad de que los crímenes de guerra tengan que haberse cometido en Gaza. Determinar la jurisdicción fue el primer paso, dijo, y sólo después se ha decidido que se podría iniciar una investigación.»

En nombre de las víctimas de Gaza tenemos la obligación de movilizarnos de forma ejemplar.

Nada está ganado de antemano, pero hemos hecho enormes progresos. Ahora hace falta convencer. Un apoyo vigoroso a esta acción es elemento decisivo para la Corte Penal Internacional.

Apelamos, pues, a todas las ONG y asociaciones firmantes para que movilicen a sus afiliados y amigos con vistas a una campaña ciudadana de envío de cartas postales individuales al fiscal de la Corte Penal Internacional dando testimonio de las esperanzas que ponemos en la justicia internacional.

A continuación os muestro un ejemplo de carta, pero cada uno puede redactarla a su manera. Las cartas pueden ser individuales o reagrupadas por las ONG y asociaciones, que se encargarían de enviarlas en un solo sobre. Deberán dirigirse por vía postal a:

(fecha)

Señor Fiscal
Corte Penal Internacional
Apartado de Correos 19519
2500 CM, La Haya, Países Bajos

Señor fiscal,

La agresión de Israel contra el pueblo palestino entre el 27 de diciembre de 2008 y el 18 de enero de 2009 permanecerá en la historia como una de las peores atrocidades del mundo moderno. Ese pueblo sin defensa, sin protección y sin posibilidad de huida ha sido víctima del furor de un ejército todopoderoso y todo demuestra que ese ejército eligió deliberadamente atacar a la población civil.

¿Quién podría comprender que un crimen así permaneciese impune? No castigar a Israel sería el retorno de la barbarie. Nuestras miradas se vuelven naturalmente hacia la justicia internacional, encarnada por la Corte Penal Internacional.

En nombre del Derecho humano y en recuerdo de los que han muerto por la única razón de ser palestinos me dirijo a usted para rogarle que inicie una investigación en defensa de la memoria de las víctimas y del Derecho, que es la marca de la civilización.

En esa región del mundo la violencia ha dicho demasiadas veces la última palabra. Pero la paz sólo puede basarse en el respeto de los derechos de las personas.

Reciba mis saludos de ciudadano/a del mundo,

(firma)

*        *        *

La movilización de los militantes es la base de nuestro éxito y de nuestra independencia.
Muy pronto nuestro sitio web permitirá consolidar nuestra acción común. Os doy las gracias a todos por vuestra ayuda.
Recibid un saludo solidario.

   

« Gaza : À la violence doit répondre la justice »

Après la lettre que l’avocat Gilles Devers a adressé aux ONG, Tlaxcala encourage à une campagne civile mondiale d’envoi de lettres à la Cour Pénale Internationale afin qu’Israël soit jugé pour « crimes de guerre »

Le 19 janvier 2009, Tlaxcala , le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique, a eu le plaisir de se faire le messager multilingue d’une coalition mondiale d’ONG et d’associations, qui ont pris l’initiative de demander à la Cour Pénale Internationale de poursuivre les responsables israéliens des crimes de guerre commis à Gaza du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009.

Depuis lors, beaucoup de choses impensables il ya encore peu de temps se sont passées : deux États, la Bolivie et le Venezuela, ont rompu les relations diplomatiques avec Israël ; la Bolivie porte plainte contre Israël devant la CPI ; le Premier ministre turc, Recep Tayyib Erdogan, s’est heurté publiquement à Shimon Peres au Forum Économique Mondial de Davos et lui a dit en face que son pays est une machine à tuer ; deux tribunaux ont accepté d’enquêter sur les crimes de guerre israéliens (l’Audiencia nationale espagnole et un tribunal turc) ; la CPI elle-même a ouvert une analyse préliminaire du cas ; l’initiative coordonnée par l’avocat français Gilles Devers a reçu à ce jour l’appui de presque 400 ONG et associations du monde entier et enfin, la campagne de signatures individuelles de soutien à cette initiative, véhiculée par Tlaxcala, a reçu plus de 33 000 signatures de citoyens du monde entier, qui expriment ainsi leur souhait que la justice mette fin une bonne fois pour toutes à l’impunité historique et à la violence des appareils institutionnels de l’État d’Israël et à leur lent génocide du peuple palestinien.

Ces jours-ci, les ONG et associations ayant mandaté les avocats pour déposer la requête à la CPI ont reçu une lettre personnelle de Me Gilles Devers, au nom du collectif d’avocats.

Tlaxcala, qui fait partie de ces associations mandataires, a décidé de traduire et de diffuser cette lettre.

Nous prenons l’initiative de demander aux signataires de la Pétition universelle et aux citoyens de bonne volonté d’envoyer une lettre par courrier postal à la CPI pour réaffirmer leur souhait que celle-ci mette un terme aux crimes de guerres de l’État d’Israël.

Comité éxecutif de Tlaxcala

 

Voici la lettre de Me Devers et le courrier-type qu’il est proposé d’envoyer à la CPI :

Chères amies, chers amis,

Depuis le dépôt de la plainte, le 22 janvier 2009, la procédure a considérablement avancé. L’horreur de l’agression sur Gaza appelle une relecture des grilles du droit. Après la plainte des 350 ONG et associations, l’Autorité Palestinienne a donné compétence à la Cour Pénale Internationale. Les premiers témoignages venus de Gaza confirment une volonté de tuer et de détruire, loin des objectifs militaires. Désormais, le scepticisme qui parfois entourait la procédure doit laisser la place au goût de la conquête. La justice doit l’emporter

Une quarantaine d’avocats travaillent en étroite collaboration. Un site sera ouvert la semaine prochaine et permettra de faire circuler l’information et de renforcer les contacts. Nous allons procéder aux premiers dépôts de plaintes individuelles.

Signe de l’avancée du dossier, ces déclarations du Procureur Ocampo au Times, ce 2 février. Rien n’est acquis, mais mesurons le chemin parcouru :

« Le procureur de la CPI étudie les moyens de juger les officiers israéliens pour crimes de guerre à Gaza

La Cour Pénale Internationale étudie les moyens de poursuivre en justice des commandants israéliens pour crimes de guerre à Gaza.

Quand des groupes palestiniens ont présenté une requête à la CPI ce mois-ci, son procureur a déclaré qu'elle se trouvait dans l'impossibilité de saisir l'affaire car elle n'avait aucun pouvoir de juridiction sur Israël, qui n'est pas signataire du Statut de Rome. Cependant, Luis Moreno-Ocampo, le procureur de la CPI, a indiqué au Times qu'il était, maintenant, en train d'examiner si la juridiction palestinienne pouvait s’exercer sur des crimes présumés, perpétrés à Gaza.

Des groupes palestiniens ont présenté des arguments affirmant que l'Autorité palestinienne est l'État de fait dans le territoire où les crimes présumés ont été commis.

“ C'est l'État territorial qui doit en déférer à la cour. Le débat est de savoir si l'Autorité palestinienne est en réalité, cet État ”, a indiqué M. Moreno-Ocampo au Times lors du Forum économique mondial de Davos.

Une partie de l'argument palestinien repose sur l'insistance d'Israël à proclamer qu'elle n'a aucune responsabilité à Gaza au regard de la législation internationale car elle s'est retirée du territoire en 2006. “ Ils citent la jurisprudence, ” a déclaré M. Moreno-Ocampo. “ C’est très compliqué. Je suis en train d’examiner une analyse différente de la situation. Ça peut prendre du temps mais je prendrai une décision conformément à la loi ”.

M. Moreno-Ocampo a indiqué que son examen de l’affaire ne reflétait pas forcément une conviction de sa part que des crimes de guerre avaient été perpétrés à Gaza. La première étape était d’établir une juridiction, a t-il déclaré, et c’est seulement après cela qu’il pourra décider de lancer une enquête. »

Au nom des victimes de Gaza, nous devons une mobilisation exemplaire.

Rien n’est acquis, mais des progrès considérables ont été accomplis. Il faut encore convaincre. Le soutien effectif apporté à cette action est un élément décisif pour la CPI.

Nous appelons donc toutes le ONG signataires à mobiliser leurs adhérents et amis pour une campagne citoyenne, par l’envoi de courriers individuels au Procureur près la CPI, pour témoigner de l’attente envers la justice internationale.

Voici un courrier type, mais chacun peut rédiger à sa manière. Les courriers peuvent être adressés individuellement ou regroupés par les ONG, qui assureront des envois groupés, doivent être adressés par voie postale.

(date)

Monsieur le Procureur
Cour pénale Internationale
Boîte Postale 19519
2500 CM, La Haye Pays-Bas

Monsieur le Procureur,

L’agression d’Israël sur le peuple palestinien, entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, restera l’une des pires atrocités du monde moderne. Ce peuple sans défense, sans protection, et sans possibilité de fuir, a été victime de la fureur d’une armée surpuissante et tout démontre que cette armée a délibérément fait le choix d’atteindre les populations civiles.

Qui comprendrait que ce crime reste impuni ? Ne pas sanctionner Israël, c’est permettre le retour de la barbarie. Nos regards se tournent naturellement vers le justice internationale, qu’incarne la Cour Pénale Internationale.

Au nom du droit humain, et en souvenir de ceux qui sont morts pour la seule raison qu’ils étaient des palestiniens, je m’adresse à vous en demandant qu’une enquête soit ouverte, pour défendre la mémoire des victimes et le droit, marque de la civilisation.

Dans cette région du monde, c’est trop souvent la violence qui a eu le dernier mot. Or, la paix ne peut reposer que sur le respect des droits des personnes.

Avec mes salutations de citoyen(ne) du monde,

(signature)

*        *        *

La mobilisation des militants est la condition de notre succès et celle de notre indépendance.
Bientôt notre site permettra de conforter notre action commune. Merci de votre concours à tous.
Salutations solidaires.

   

“Gaza: The Response to Violence is Justice”

After the letter from lawyer Gilles Devers to the NGOs, Tlaxcala launches a world civil campaign of letters to be mailed to the International Criminal Court asking it to prosecute Israel for “war crimes”

On January 19th, 2009, Tlaxcala, the Translators’ Network for Linguistic Diversity, had the pleasure of serving as multilingual messenger in a global initiative of NGOs and associations appealing to the International Criminal Court (ICC) for the prosecution of Israeli representatives on the charges of the war crimes they committed in Gaza between December 27th, 2008 and January 18th, 2009.

Many things which were unthinkable just a few weeks ago have happened since then: two States, Bolivia and Venezuela, have broken diplomatic relations with Israel; of them, Bolivia officially accuses Israel of war crimes before the ICC; the Turkish Prime Minister Recep Erdogan publicly confronted Shimon Peres at the Davos World Economic Forum and told him that his country is a killing machine; two courts have accepted to investigate Israel for war crimes (the Spanish National Audience and a Turkish court; the ICC has started a preliminary analysis of this case; the initiative coordinated by the French lawyer Gilles Devers so far has received the support of more than 300 NGOs and associations from all over the world and, lastly, the campaign of signatures spread by Tlaxcala already has received more than 33,000 personal adhesions by citizens of the entire planet, desirous that justice puts an end once and for all to the historical impunity and violence of the institutional apparatuses of the State of Israel and to its slow genocide of the Palestinian people.

A few days ago, both the NGOs and associations participating in the initiative received a personal letter from Gilles Devers on behalf of the lawyers in charge of the legal aspects of this case.

As part of these associations, Tlaxcala has decided to translate and diffuse that letter.

We request the individual citizens who already signed through Internet – and also any other human being of good will – that they mail a letter to the International Criminal Court reaffirming their desire that it puts an end to the war crimes of the State of Israel.

Tlaxcala Executive Committee

 

Below you will find both Mr. Devers’ letter and an example of the letter he proposes to mail to the ICC:

Dear friends,

Since January 22nd, 2009, when we filed the petition to launch an investigation, the legal procedures have considerably advanced. The horror of Gaza’s aggression demands a fresh new reading of Law. After the petition by 350 NGO and associations, the Palestinian Authority has formally empowered the International Criminal Court. The first testimonies from Gaza confirm a deliberate will to both kill and destroy that go beyond military objectives. Henceforth, the skepticism that sometimes surrounded our procedure must leave space the taste of victory. Justice must prevail.

About forty lawyers are working in close collaboration. A website will be launched next week that will permit us to circulate information and reinforce contacts. We are going to file the first individual actions.

Proof of the progress of the action is CPI prosecutor Ocampo’s statement to the Times on February 2nd. Nothing is won yet, but let’s measure our advance:

«Prosecutor looks at ways to put Israeli officers on trial for Gaza ‘war crimes’

The International Criminal Court is exploring ways to prosecute Israeli commanders over alleged war crimes in Gaza.

When Palestinian groups petitioned the ICC this month, its prosecutor said that it was unable to take the case because it had no jurisdiction over Israel, a nonsignatory to the court. Now, however, Luis Moreno-Ocampo, the ICC prosecutor, has told The Times that he is examining the case for Palestinian jurisdiction over alleged crimes committed in Gaza.

Palestinian groups have submitted arguments asserting that the Palestinian Authority is the de facto state in the territory where the crimes were allegedly committed.

“It is the territorial state that has to make a reference to the court. They are making an argument that the Palestinian Authority is, in reality, that state,” Mr Moreno-Ocampo told The Times at the World Economic Forum in Davos.

Part of the Palestinian argument rests on the Israeli insistence that it has no responsibility for Gaza under international law since it withdrew from the territory in 2006. “They are quoting jurisprudence,” Mr Moreno-Ocampo said. “It’s very complicated. It’s a different kind of analysis I am doing. It may take a long time but I will make a decision according to law.”

Mr Moreno-Ocampo said that his examination of the case did not necessarily reflect a belief that war crimes had been committed in Gaza. Determining jurisdiction was a first step, he said, and only after it had been decided could he launch an investigation.»

On behalf of the victims in Gaza we owe an exemplary mobilization.

Nothing is won yet but we have made considerable progress. Now we have to persuade. Efficient support brought to this action is a decisive element for the CPI.

So we call all signatory NGOs and associations to mobilize their members and friends for a campaign by citizens through individual letters mailed to the CPI prosecutor in order to give testimony of our hope in international justice.

Below you have a model of the letter, although you can write your own. Letters can be individually mailed or else be regrouped and sent by NGOs or organizations, and must be addressed to:

(date)

Mr. Prosecutor
International Criminal Court
PO BOX 19519
2500 CM, The Hague, Netherlands

Mr. Prosecutor,

Israel’s aggression against the Palestinian people between December 27, 2008 and January 18, 2009, will remain in History as one of the worst atrocities of the modern world. This defenceless and unprotected people denied any possibility of escape was a victim of the fury of an ultra-powerful army and everything points to the certainty that this army deliberately attacked civilians.

Who would understand if this crime remained unpunished? An unpunished Israel would permit the return of barbarism. Our gazes naturally turn toward international justice embodied by the ICC.

On behalf of human rights and in loving memory of those who died for the only reason that they were Palestinians, I ask you to launch an investigation to defend both the memory of the victims and Law, which is the sign of civilization.

Violence has had too often the last word in that region of the world. But peace must only rest on the respect of people’s rights.

Warm greetings from a citizen of the world,

(signature)

*        *        *

The mobilization of militants is the precondition of both our success and our independence.

Soon our website will permit the reinforcement of our common action. I thank you all for your help.

Yours in solidarity.

   

“Gaza: Die Reaktion auf Gewalt ist die Rechtssprechung”

 Nach dem Brief des Anwalts Gilles Devers an die NGOs beginnt Tlaxcala nun eine weltweite Briefkampagne, durch die der Internationale Strafgerichtshof dazu aufgefordert werden soll, Israel wegen "Kriegsverbrechen" anzuklagen.

Am 19. Januar 2009 hatte Tlaxcala, das Übersetzernetzwerk für sprachliche Vielfalt, das Vergnügen, als mehrsprachiger Botschafter in einer globalen Initiative von NGOs und Vereinigungen dienen zu dürfen. Mit dieser Initiative soll der Internationale Strafgerichtshof (IStGH) ersucht werden, die Vertreter des Staates Israel, denen die in Gaza zwischen dem 27. Dezember 2008 und dem 18. Januar 2009 verübten Kriegsverbrechen zu Last gelegt werden, anzuklagen.

Vieles, das vor wenigen Wochen noch undenkbar war, ist seither passiert: zwei Staaten, Bolivien und Venezuela, haben diplomatische Beziehungen mit Israel abgebrochen, wobei Bolivien Israel am IStGH offiziell wegen Kriegsverbrechen anklagt; der türkische Premierminister Recep Erdogan konfrontierte Schimon Peres öffentlich auf dem Weltwirtschaftsforum in Davos und sagte ihm, sein Land sei eine Tötungsmaschine; der IStGH hat eine vorläufige Analyse dieses Falles begonnen; die von dem französischen Anwalt Gilles Devers koordinierte Initiative hat bisher die Unterstützung von über 300 NGOs und Vereinigungen aus der ganzen Welt erhalten und schließlich hat die von Tlaxcala verbreitete Unterschriftenkampagne über 30.000 persönliche Unterschriften von Bürgern aus aller Welt erhalten, sie wünschen, dass der historischen Straffreiheit und der Gewalt des institutionellen Apparats des Staates Israel und seinem langsamen Mord am palästinensischen Volk durch Gerechtigkeit für immer ein Ende gesetzt wird.

Vor einigen Tagen erhielten die in dieser Initiative teilnehmenden NGOs und Vereinigungen einen persönlichen Brief von Gilles Devers im Auftrag der Anwälte, die für die rechtlichen Aspekte in diesem Fall verantwortlich sind.

Da Tlaxcala zu diesen Vereinigungen gehört, hat es sich entschieden, diesen Brief zu übersetzen und zu verbreiten.

Wir fordern die einzelnen Bürger, die bereits Online unterschrieben haben - und auch alle anderen Menschen mit Wohlwollen - auf, einen Brief an den Internationalen Strafgerichtshof zu schreiben, in dem sie ihren Wunsch, er möge den Kriegsverbrechen des Staates Israel ein Ende setzen, nochmals bekräftigen.

Der Vorstand von Tlaxcala

Nachfolgend ist der Brief von Herrn Devers sowie ein Vorschlag für den Brief, der an den IStGH geschickt werden soll:

Liebe Freunde,

Seit wir am 22. Januar 2009 die Petition für die Einleitung einer Untersuchung eingereicht haben, sind beim Rechtsverfahren beträchtliche Fortschritte gemacht worden. Der Horror des Angriffs auf Gaza erfordert eine neue Interpretation des Gesetzes. Nach der Petition von 350 NGOs und Vereinigungen hat die palästiniensische Behörde den Internationalen Strafgerichtshof formal ermächtigt. Die ersten Zeugenaussagen aus Gaza bestätigen einen bewussten Vorsatz des Tötens und Zerstörens, das über militärische Ziele hinausgeht. Von nun an muß die unsere Verfahrensweise manchmal umgebende Skepsis für den Sinn auf Sieg Raum machen. Die Gerechtigkeit muß siegen.

Etwa vierzig Anwälte arbeiten eng zusammen. Nächste Woche wird eine Webseite vorgestellt, die es uns ermöglicht, Informationen zu verbreiten und Kontakte zu stärken. Wir werden die ersten Einzelklagen einreichen.

Ein Beweis für den Fortschritt des Verfahrens ist die Aussage des Chefanklägers am IStGH, Ocampo, in der Times am 2. Februar. Zwar haben wir noch keinen Sieg errungen, doch haben wir einige Fortschritte gemacht.

«Ankläger sucht nach einem Weg, um israelische Offiziere wegen 'Kriegsverbrechen' im Zusammenhang mit Gaza vor Gericht zu stellen.

Der Internationale Strafgerichtshof (IStGH) erkundet Wege, um israelische Befehlshaber wegen angeblicher Kriegsverbrechen in Gaza anzuklagen.

Als palästinensische Gruppen diesen Monat am IStGH eine Eingabe machten, sagten seine Ankläger, das Strafgericht könne den Fall nicht annehmen, denn es habe keine Rechtssprechung über Israel, denn das Land hat das Statut des IStGH nicht ratifiziert.

Nun jedoch hat Luis Moreno-Ocampo, der Ankläger des IStGH, der Times mitgeteilt, er werde die Argumente für eine palästinensische Rechtssprechung im Hinblick auf angebliche Verbrechen, die in Gaza begangen wurden, untersuchen.

Palästinensische Gruppierungen erklärten in ihrer eingereichten Argumentation, die palästinensische Behörde sei der De Facto-Staat des Gebiets, in dem die Taten angeblich verübt wurden.

“Es ist der Territorialstaat, der am IStGH eine Eingabe machen muß.

Sie argumentieren, dass die palästinensische Behörde in Wirklichkeit dieser Staat ist,” sagte Herr Moreno-Ocampo der Times auf dem Weltwirtschaftsforum in Davos.

Die Argumente der Palästinenser stützen sich zum Teil auf das Beharren Israels, unter internationalem Recht trage es seit seinem Rückzug von diesem Gebiet im Jahr 2006 keine Verantwortung für Gaza.

“Sie zitieren die Gesetzgebung,” sagte Herr Moreno-Ocampo.

“Es ist sehr kompliziert. Es ist eine andere Art von Analyse, die ich durchführe. Es könnte lange dauern, aber ich werde eine dem Gesetz entsprechende Entscheidung fällen.”

Herr Moreno-Ocampo sagte, seine Untersuchung des Falles spiegele nicht unbedingt eine Überzeugung wider, dass in Gaza Kriegsverbrechen begangen worden waren.

Die gültige Gesetzgebung zu bestimmen, sei der erste Schritt, sagte er und erst, wenn dies entschieden sei, könne er eine Untersuchung beginnen.»

Im Namen der Opfer in Gaza müssen wir eine beispielhafte Mobilisierung erreichen.

Bisher haben wir noch keinen Sieg errungen, aber wir machen gute Fortschritte. Nun müssen wir überzeugen. Eine effiziente Unterstützung dieser Klage ist ein entscheidender Faktor für den IStGH.

Deshalb rufen wir alle mitmachenden NGOs und Vereinigungen dazu auf, ihre Mitglieder und Freunde für eine Bürgerkampagne der persönlichen Briefe an den Chefankläger des IStGH zu mobilisieren, um unsere Hoffnung auf internationale Gerechtigkeit zu bekunden.

Nachfolgend ist ein Vorschlag für diesen Brief, doch Sie können auch Ihren eigenen Brief schreiben. Die Briefe können einzeln abgesandt oder gebündelt und von NGOs oder Organisationen verschickt werden, und zwar an folgende Adresse:

 

(Datum)

Herr Chefankläger
International Criminal Court
PO BOX 19519
2500 CM, Den Haag, Niederlande

Sehr geehrter Herr Chefankläger,

Der israelische Angriff auf das palästinensische Volk zwischen dem 27. Dezember 2008 und dem 18. Januar 2009 wird in die Geschichte als eine der schlimmsten Gräueltaten in der modernen Welt eingehen. Dieses schutz- und wehrlose Volk, dem jede Möglichkeit zur Flucht verweigert wurde, war ein Opfer des Zorns einer extrem mächtigen Armee und alles deutet auf die Gewissheit, dass diese Armee absichtlich Zivilisten angegriffen hat.

Wer würde es verstehen, wenn dieses Verbrechen ungesühnt bliebe? Ein unbestraftes Israel würde die Rückkehr in die Barbarei ermöglichen. Selbstredend richten wir unseren Blick nun auf die vom IStGH verkörperte internationale Gerechtigkeit.

Im Namen der Menschenrechte und in liebender Erinnerung an diejenigen, die gestorben sind, nur weil sie Palästinenser waren, fordere ich Sie dazu auf, eine Ermittlung in Gang zu setzen, um die Erinnerung an diese Opfer und das Gesetz, das Zeichen von Zivilisation, zu verteidigen.

In jener Weltregion hatte Gewalt zu oft das letzte Wort. Doch Frieden muß nur auf der Achtung der Menschenrechte ruhen.

Herzliche Grüße von einem/einer WeltbürgerIn,

(Unterschrift)

Die Mobilisierung von Mitkämpfern ist die Voraussetzung für unseren Erfolg und unsere Unabhängigkeit.

Bald werden wir mit unserer Webseite unserere gemeinsamen Aktion verstärken können. Ich danke Ihnen alle für Ihre Unterstützung.

Mit solidarischen Grüßen.

   

« Gaza: alla violenza deve rispondere la giustizia»

Dopo la lettera che l’avvocato Gilles Devers ha indirizzato alle ONG, Tlaxcala promuove una campagna civile mondiale di invio di lettere alla Corte Penale Internazionale per ottenere che Israele sia giudicato per «crimini di guerra» 

Il 19 gennaio 2009 Tlaxcala, la rete di traduttori per la diversità linguistica, ha avuto il piacere di fare da tramite multilingue  a una coalizione mondiale di ONG e di associazioni che hanno preso l’iniziativa di domandare alla Corte Penale Internazionale di perseguire gli israeliani responsabili dei crimini di guerra commessi a Gaza dal 27 dicembre 2008 al 18 gennaio 2009.

Da allora sono successe in poco tempo molte cose impensabili: due Stati, la Bolivia e il Venezuela, hanno rotto le relazioni diplomatiche con Israele ; la Bolivia denuncia Israele davanti alla CPI per crimini di guerra; il primo ministro turco, Recep Tayyib Erdogan, si è scontrato pubblicamente con Shimon Peres al Forum Economico Mondiale di Davos e gli ha detto in faccia che il suo paese è una macchina omicida; due tribunali hanno accettato di indagare sui crimini di guerra israeliani (l’Audiencia Nacional spagnola e un tribunale turco); la CPI stessa ha avviato un’analisi preliminare del caso; l’iniziativa coordinata dall’avvocato francese Gilles Devers ha ricevuto a oggi l’appoggio di quasi 400 ONG e associazioni del mondo intero e infine la campagna di firme individuali a sostegno di questa iniziativa, veicolata da Tlaxcala, ha ricevuto più di 33.000 firme da cittadini di tutto il mondo, che hanno così espresso il loro auspicio che la giustizia metta fine una volta per tutte alla storica impunità e alla violenza degli apparati istituzionali dello Stato di Israele e al loro lento genocidio del popolo palestinese.

In questi giorni le ONG e le associazioni che avevano incaricato gli avvocati di presentare la richiesta alla CPI hanno ricevuto una lettera personale dell’avvocato Gilles Devers a nome del collettivo di avvocati.

Tlaxcala, che fa parte di queste associazioni, ha deciso di tradurre e diffondere questa lettera.

Prendiamo l’iniziativa di chiedere ai firmatari della Petizione universale e ai cittadini di buona volontà di inviare per posta una lettera alla CPI per riaffermare l’auspicio che essa ponga fine ai crimini di guerra dello Stato di Israele.

Comitato esecutivo di Tlaxcala


Ecco la lettera dell’avvocato Gilles Devers e il modello di lettera che proponiamo di inviare alla CPI

«Israele deve essere giudicato dalla Corte Penale Internazionale – Petizione universale»

Lettera aperta dell'avvocato Gilles Devers e del collettivo di avvocati alle ONG, alle organizzazioni e ai firmatari della petizione universale 

Care amiche, cari amici

Dopo la presentazione della denuncia, il 22 gennaio 2009, il procedimento ha fatto notevoli progressi.  L'orrore dell'aggressione contro Gaza impone una rilettura del Diritto. Dopo la denuncia presentata da 350 ONG e associazioni, l'Autorità Palestinese ha dato competenza alla Corte Penale Internazionale. Le prime testimonianze da Gaza confermano una volontà di uccidere e distruggere ben al di là degli obiettivi militari. Ormai lo scetticismo che talvolta circondava l'azione legale deve cedere il passo al gusto della vittoria. La giustizia deve vincere.

Una quarantina di avvocati è al lavoro in un clima di stretta collaborazione. La prossima settimana sarà aperto un sito internet che permetterà di far circolare le informazioni e di rafforzare i contatti. Procederemo inoltre alla presentazione delle denunce individuali.

Queste dichiarazioni del Procuratore Ocampo al Times, lo scorso 2 febbraio, testimoniano dei progressi fatti. Non diamo nulla per scontato, ma misuriamo il cammino compiuto:


«Il Procuratore della CPI valuta gli strumenti per perseguire gli ufficiali israeliani per 'crimini di guerra'

Quando questo mese dei gruppi palestinesi si sono appellati alla Corte Penale Internazionale, il suo Procuratore Generale ha affermato di non poter prendere in considerazione il caso perché la Corte non ha giurisdizione su Israele, che non ha firmato lo Statuto di Roma. Adesso però il Procuratore Generale Luis Moreno-Ocampo ha indicato al Times che sta valutando la possibilità di una giurisdizione palestinese sui presunti crimini commessi a Gaza.

I gruppi palestinesi hanno presentato argomentazioni che sostengono che l’Autorità Palestinese rappresenta lo Stato di fatto sul cui territorio questi crimini sono presumibilmente stati perpetrati.

“È lo Stato territoriale che deve rivolgersi alla Corte. Si tratta di verificare se l'Autorità Palestinese sia effettivamente quello Stato”, ha dichiarato il sig. Moreno-Ocampo a The Times al Forum Economico Mondiale di Davos.

Parte delle argomentazioni addotte dai palestinesi si basa sulla reiterata affermazione israeliana secondo cui Israele non è giuridicamente responsabile per Gaza, visto che si è ritirato dalla Striscia nel 2006. “Citano fattispecie giuridiche – ha detto Ocampo – e il caso è molto complesso. Io sto facendo un tipo di analisi differente. Potrebbe richiedere del tempo ma prenderò una decisione conforme alla legge”.

Moreno-Ocampo ha detto che la sua disamina del caso non riflette necessariamente la convinzione secondo cui a Gaza sarebbero stati commessi dei crimini di guerra. Il primo passo è quello di determinare il campo giuridico, ha detto, e solo dopo questa fase sarà possibile decidere di avviare un'indagine»


Dobbiamo alle vittime di Gaza una mobilitazione esemplare

Niente va dato per scontato, ma sono stati fatti progressi importanti. Bisogna ancora convincere. Il sostegno effettivo a questa azione è un elemento decisivo per la CPI.

Facciamo dunque appello a tutte le ONG firmatarie perché mobilitino i loro membri e amici per una campagna civile con l'invio di lettere individuali al Procuratore della Corte Penale Internazionale che attestino le speranze riposte nella giustizia internazionale.

Ecco un modello di lettera, ma ciascuno può formularla come desidera. Le lettere possono essere spedite singolarmente o raccolte dalle ONG che assicureranno invii di gruppo, e devono essere inviate per posta.

(data)

Signor Procuratore
Corte Penale Internazionale
Casella Postale 19519
2500 CM, L'Aia, Paesi Bassi

Signor Procuratore,

L'aggressione di Israele contro il popolo palestinese, tra il 27 dicembre 2008 e il 18 gennaio 2009, resterà una delle peggiori atrocità del mondo moderno. Questa popolazione indifesa, senza protezione e senza possibilità di fuga è stata vittima della furia di un esercito strapotente, e tutto indica che sia stata fatta la scelta deliberata di attaccare la popolazione civile.

Chi potrebbe capire, se questo crimine restasse impunito? Non punire Israele significherebbe permettere il ritorno della barbarie. Guardiamo dunque alla giustizia internazionale, incarnata dalla Corte Penale Internazionale.

In nome del diritto umano e in ricordo di coloro che sono morti per la semplice ragione di essere palestinesi, mi rivolgo a lei chiedendole di aprire un'indagine per difendere la memoria delle vittime e il diritto, segno distintivo della civiltà.

In questa regione del mondo è troppo spesso la violenza ad avere l'ultima parola. Ma la pace non può basarsi che sul rispetto dei diritti delle persone.

Con i miei saluti di cittadino/a del mondo,

(firma)

*          *          *

La mobilitazione dei militanti è la condizione essenziale del nostro successo e della nostra indipendenza.

Presto il nostro sito ci permetterà di consolidare la nostra azione comune.

Grazie a tutti per il vostro aiuto,

Saluti solidali.

   

 "غزة: الحل للعنف هو العدالة"

بعد أن راسل المحامي جيل دفر المنظمات غير الحكومية، قامت تلاكسكالا بالاستهلال بحملة عالمية من الرسائل لإرسالها للمحكمة الجنائية الدولية تطالب بمحاكمة اسرائيل "لجرائم الحرب".

 كان لتلاكسكالا، شبكة المترجمين للتنويع اللغوي، شرف القيام بدور مراسل متعدد اللغات في مبادرة دولية من المنظمات غير الحكومية و المؤسسات التي ناشدت المحكمة الجنائية الدولية (م.ج.د.) بمحاكمة ممثلي اسرائيل بتهمة جرائم الحرب التي ارتكبتها في غزة بين ٢٧ ديسمبر ٢٠٠٨ و ١٨ يناير ٢٠٠٩.

وقع منذ وقتها عدد من الأحداث التي لم تكن لتخطر على البال قبل أسابيع قليلة. فقد قامت دولتا بوليفيا و فنزويلا بقطع العلاقات الدبلوماسية مع اسرائيل. و تتهم بوليفيا اسرائيل رسميا بجرائم الحرب عند م.ج.د. كما جابه رئيس الوزراء التركي رجب اردوغان شيمون بريز بشكل علني في المنتدى الاقتصادي العالمي في دافوس و قال له أن بلده آلة قتل. و وافقت محكمتان على استقصاء إذا ما قامت اسرائيل بجرائم حرب (الجمهور الاسباني القومي و محكمة تركية). كما قامت م.ج.د.  بدراسة أولية للقضية. استلم المحامي الفرنسي جيل دفر الدعم من أكثر من ٣٠٠ منظمة غير حكومية و مؤسسة من جميع أرجاء العالم للمبادرة التي نسّقها. كما استلمت تلاكسكالا أكثر من ٣٣،٠٠٠ عريضة من مواطنين في جميع أنحاء العالم يطالبون بالعدل الشامل و إنهاء إفلات اسرائيلي التاريخي من العقوبات و إنهاء عنف الأجهزة الرسمية لدولة اسرائيل و إبادتها البطيئة للشعب الفلسطيني.

قبل أيام قليلة قامت المنظمات غير الحكومية و المؤسسات المشاركة في هذه المبادرة باستلام رسالة شخصية من جيل دفر بالنيابة عن المحامين المسؤولين عن النواحي القانونية لهذه القضية.

قررت تلاكسكالا ترجمة و نشر هذه الرسالة بصفتها إحدى هذه المؤسسات.

نطلب من المواطنين الذين وقعوا العريضة على الانترنت، كما نطلب من كل صاحب ضمير، أن يبعث برسالة إلى المحكمة الجنائية الدولية للتأكيد على رغبتهم لإنهاء جرائم الحرب التي ترتكبها دولة اسرائيل.

لجنة تلاكسكالا الإدارية

تجدون أدناه رسالة السيد دفر و نموذج للرسالة التي يقترح إرسالها للمحكمة الجنائية الدولية:

أصدقائنا الأعزاء،

لقد تطورت الاجراءات القانونية منذ أن شرعنا باستقصاء يوم ٢٢ يناير، ٢٠٠٩. يتطلب العدوان على غزة المروع تفهماً جديداً للقانون. بعد تقديم عريضة من قبل ٣٥٠ منظمة غير حكومية و مؤسسة فقد فوضت السلطة الفلسطينية المحكمة الجنائية الدولية. تؤكد أول الأدلة من غزة على وجود سبق إصرار و ترصد لقتل و تدمير يتعدى الأهداف العسكرية. إذن يجب أن يتغلب الشعور بالنصر على الشك الذي يراودنا تجاه هذه الاجراءات أحيانا. ستنتصر العدالة حتماً.

يتعاون نحو أربعين محامي في هذا الصدد. سيُطلق موقع الكتروني ليساعدنا في نشر المزيد من المعلومات و الاتصال بالمشتركين. سنقوم أولاً بتقديم الدعوى الشخصية.

يمكننا قياس تقدم الدعوى عن طريق بيان المدعي العام التابع لCPI  اوكامبو التي صرح بها للTimes في  فبراير. لم ننجز النصر بعد ولكن يمكن أن نقيس تقدمنا:

"يبحث المدعي العام عن وسائل لمحاكمة المسؤولين الاسرائيليين لارتكابهم 'جرائم حرب' ضد غزة.

تدرس المحكمة الجنائية الدولية وسائل محاكمة الضباط الاسرائيليين لارتكابهم جرائم حرب مزعومة في غزة.

عندما التمست المنظمات الفلسطينية من المحكمة الجنائية الدولية هذا الشهر قال المدعي لصحيفة The Times  أنه يدرس قضية سلطة القضاء الفلسطينية للجرائم المزعومة التي ارتُكبت في غزة.

قدّمت المنظمات الفلسطينية مرافعة تؤكد أن السلطة الفلسطينية هي الدولة الفعلية في المناطق التي ارتُكبت بها الجرائم المزعومة.

"يتعين على الدولة المحلية أن تقدم توصية للمحكمة. تقول المنظمات الفلسطينية أن السلطة الفلسطينية هي في الواقع تلك الدولة المنشودة.

تترتب الحجة الفلسطينية على الإصرار الاسرائيلي على عدم وجود مسؤولية لغزة تحت القانون الدولي منذ انسحابها من المنطقة في ٢٠٠٦. قال السيد مورينو-اوكامبو: "إنهم يستندون على فلسفة التشريع. إنها مسألة معقدة جداً و تختلف عن الدراسة التي أقوم بها. قد تستغرق الكثير من الوقت ولكني سأقرر وفقاً للقانون."

قال السيد مورينو-اوكامبو أن تحليله للقضية لم يجزم بالضرورة أن جرائم حرب ارتُكبت في غزة. قال أنه يستطيع تقرير سلطة القضاء بعد أن يتضح إذا ما تمكن من القيام باستقصاء."

ندين لضحايا غزة بتنظيم مثالي.

لم نربح شيئاً بعد ولكننا حقننا تقدماً جديراً بالاعتبار. يتعين علينا الآن أن نقوم بالإقناع. سيكون الدعم الفعّال عاملا مهماً في هذا الصدد.

نناشد جميع المنظمات غير الحكومية و المؤسسات المشاركة أن تنظم أعضائها وعوائلها للقيام بحملة مكونة من المواطنين عن طريق إرسال رسائل شخصية للمدعي العام من أجل الإدلال على أملنا في تحقيق العدالة الدولية.

تجد أدناه نموذجا للرسالة، كما يمكنك كتابة رسالة بتعبيرك. يمكن بعث الرسائل إما بشكل فردي أو إعادة تنظيمها و إرسالها عن طريق المنظمات غير الحكومية أو المؤسسات و يجب عنونتها للعنوان التالي:

(التاريخ)

(التاريخ)

السيد المدعي العام

المحكمة الجنائية الدولية

صندوق البريد ١٩٥١٩

٢٥٠٠ ج.م. هيغ، هولندا

Mr. Prosecutor

International Criminal Court

Postal box 19519

2500 CM, The Hague, Netherlands

السيد المدعي العام، 

سيُذكر العدوان الاسرائيلي ضد الشعب الفلسطيني بين ٢٧ ديسمبر ٢٠٠٨ و ١٨ يناير ٢٠٠٩ بأنه أحد أبشع الأعمال الوحشية في العصر الحالي. مُنع هذا الشعب المحروم من الدفاع و الحماية و فرص الهروب و كان ضحية لضراوة جيش في بالغ القوة. تشير كل الدلائل إلى أن هذا الجيش هاجم المدنيين بشكل متعمد.  

من الذي سيتفهم إذا لم تُعاقب هذه الجريمة؟ إن عدم معاقبة اسرائيل ستسمح بعودة الهمجية. تتجه أنظارنا بطبيعة الحال إلى العدل الدولي الذي تجسمه المحكمة الجنائية الدولية.

بالنيابة عن حقوق الإنسان و تكريماً لذكرى الذين قُتلوا لمجرد أنهم فلسطينيون، أطلب منكم القيام باستقصاء للدفاع عن ذكرى الضحايا و عن القانون الذي يُعتبر بدوره دليلاً على الحضارة.

غالباً ما يسود العنف في تلك المنطقة. ولكن يجب أن يقوم السلام على أساس احترام حقوق الإنسان.

مع أطيب تحيات مواطن دولي،

(التوقيع)

*        *        *

إن تنظيم المناضلين شرط لتحقيق النجاح و الاستقلال.

سيسمح موقعنا على الانترنت بمؤازرة عملنا المشترك. أشكركم جميعاً على مساعدتكم.

بالتضامن معكم.

   

«Газа: на насилие должно ответить правосудие»

После письма адвоката Жиля Девера,  обращенного к НПО, «Тлакскала» призвала развернуть всемирную гражданскую кампанию, посылая письма в Международный уголовный суд, с тем чтобы судить Израиль за военные преступления

19 января 2009 года «Тлакскала» - сеть переводчиков за лингвистическое разнообразие – с удовольствием выступила в роли многоязычного курьера в рамках всемирной инициативы НПО и ассоциаций, решивших обратиться в Международный уголовный суд (МУС) с ходатайством возбудить процесс против израильских ответственных лиц по обвинению в военных преступлениях, совершенных в Газе с 27 декабря 2008 года по 18 января 2009 года.

С тех пор произошло много такого, о чем до недавнего времени нельзя было и помыслить: два государства – Боливия и Венесуэла – порвали дипломатические отношения с Израилем; одно из них, Боливия, официально представила в МУС иск Израилю за военные преступления; турецкий премьер-министр Ресеп Тайиб Эрдоган публично выступил протии Шимона Переса на Всемирном экономическом форуме в Давосе и прямо сказал ему в лицо, что его страна – это убойная машина; два суда согласились начать следствие против Израиля за военные преступления (Национальный суд в Испании и один суд в Турции); сам МУС начал предварительный анализ дела; инициатива, координатором которой стал французский адвокат Жиль Девер, получила до настоящего времени поддержку почти 400 НПО и ассоциаций всего мира, и наконец, в ходе кампании по сбору подписей, идущей при посредстве «Тлакскалы», получены личные подписи уже более 33 000 граждан всей планеты, желающих, чтобы правосудие раз и навсегда положила конец традиционной безнаказанности и насилию, проводимому институционными аппаратами государства Израиль, и его медленному геноциду палестинского народа.     

            Несколько дней назад НПО и ассоциации, участвующие в этой инициативе, получили личное письмо Жиля Девера от имени адвокатов, занимающихся правовыми аспектами этого дела.

            «Тлакскала» как часть этих ассоциаций решила перевести и распространить данное письмо.

Мы взяли на себя инициативу попросить граждан, уже приславших свои подписи по Интернету, - и всех людей доброй воли – направить письмо обычной почтой в Международный уголовный суд, подтверждая свою волю положить конец военным преступлениям государства Израиль.

Исполнительный комитет «Тлакскалы»

 

Вот письмо Жиля Девера и форма письма, которое предлагается направить в МУС:

 Дорогие друзья!

            После представления петиции 22 января 2009 года судебная процедура значительно продвинулась вперед. Ужас агрессии против Газы призывает к пересмотру права. После петиции со стороны 350 НПО и ассоциаций Палестинская национальная администрация наделила компетенцией Международный уголовный суд. Первые свидетельства, поступившие из Газы, подтверждают, что помимо военных задач существовало желание убивать и разрушать. С этого момента скептицизм, порой окружавший судебные процедуры, должен превратиться в ощущение победы. Справедливость должна восторжествовать. 

            Сорок адвокатов работают в тесном сотрудничестве. На следующей  неделе мы откроем вебсайт, который позволит распространять информацию и укреплять контакты. Мы начнем представлять первые индивидуальные свидетельства. 

            Подтверждением того, насколько дело продвинулось вперед, являются заявления прокурора Окампо газете «Таймс» от 2 февраля. Ничто не выигрывается заранее, но давайте оценим уже пройденный нами путь.

 «Прокурор Международного уголовного суда ищет способа отдать под суд военное командование Израиля по обвинению в совершении военных преступлений

Международный уголовный суд (МУС) ищет способа отдать под суд командование Израиля по обвинению в совершении военных преступлений в Газе.

                Когда палестинские группы обратились в январе в МУС, прокурор сказал, что не может принять дело на рассмотрение, потому что его юрисдикция не распространяется на Израиль, который не признает МУС. Однако теперь прокурор Луис Морено Окампо сказал «Таймс», что изучает возможность палестинской юрисдикции на предположительные преступления, совершенные в Газе.

                Палестинские группы представили иск, согласно которому Палестинская национальная администрация является государством де-факто на территории, где преступления были предположительно совершены.

                «В суд должно обращаться территориальное государство. Они аргументируют, что Палестинская национальная администрация являются  в действительности данным государством», - заявил Морено Окампо на Всемирном экономическом форуме в Давосе.

                «Часть палестинской аргументации основана на том, что Израиля утверждает, что по международному праву он не является ответственным в Газе, поскольку ушел с этой территории в 2006 году. «Они цитируют юриспруденцию, - сказал Морено Окампо. – Это очень сложно. Тип анализа, который делаю я, иной. Может быть, это потребует времени, но мое решение будет отвечать правовым нормам».

                Морено Окампо сказал, что его подход к делу не обязательно должен отражать необходимость того, что военные преступления должны были совершаться в Газе. Определение юрисдикции было первым шагом, сказал он, и только затем было решено, что можно начать расследование».

От имени жертв Газы мы обязаны мобилизоваться как можно активнее.

Ничего не выигрывается заранее, но мы сделали огромный прогресс. Теперь требуется убедить. Мощная поддержка этой акции является решающим элементом для Международного уголовного суда.

            Таким образом, мы обращаемся ко всем подписантам - НПО и ассоциациям, чтобы они мобилизовали своих членов и друзей с целью организации гражданской кампании в виде направления индивидуальных писем по почте прокурору Международного уголовного суда – свидетельство надежд, которые мы возлагаем на международное правосудие.   

            Ниже привожу вам образец письма, но каждый может написать его на свой лад. Письма могут быть индивидуальными или собранными в рамках НПО и ассоциаций, которые возьмут на себя обязанность послать их в общем конверте. Они должны направляться по почте на следующий адрес: 

(дата)

Г-ну прокурору
Международного уголовного суда
Почтовый ящик 19519
2500 CM, Гаага, Нидерланды

(date)

Mr. Prosecutor
International Criminal Court
Postal box 19519
2500 CM, The Hague, Netherlands

 Господин прокурор!

                Агрессия Израиля против палестинского народа в период с 27 декабря 2008 года по 18 января 2009 года останется в истории как одно из самых страшных зверств современного мира. Этот беззащитный, никем не охраняемый народ, не имевший возможности убежать, стал жертвой ярости всемогущественной армии, и все показывает, что эта армия умышленно решила атаковать гражданское население.   

                Кто мог бы понять, если бы подобное преступление осталось безнаказанным? Не наказать Израиль означало бы вернуться к варварству. Естественно, что наши взгляды обращаются к международному правосудию в лице Международного уголовного суда.  

                От имени гуманитарного права и памятуя о тех, кто погиб единственно из-за того, что они палестинцы, я обращаюсь к вам с просьбой начать расследование в защиту памяти жертв и права, которое является признаком цивилизации.

                В этом регионе мира насилие слишком много раз произносило последнее слово. Но мир может быть основан только на уважении к правам людей.

                Примите мой привет как гражданина/ки мира.

(подпись)   

*        *        *

Мобилизация активистов является основой нашего успеха и нашей независимости. Очень скоро наш вебсайт позволит упрочить наши общие действия. Благодарю вас всех за вашу помощь.  С солидарным приветом.

   

 

All translations made by TLAXCALA, The Translators’ Network for Linguistic Diversity

URL : http://www.tlaxcala.es/detail_artistes.asp?lg=es&reference=290



Samedi 14 Février 2009
http://www.alterinfo.net/Ecrivez-a-la-Cour-penale-internationale-!_a29794.html?PHPSESSID=38a1ac403a487e6b8b3a6095f57675da
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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 22:43

dimanche 15 février 2009 - 15h:29

Xinhua

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Un important responsable du Hamas a révélé que le soldat israélien Gilad Shalit détenu par le mouvement palestinien depuis 2006 "aurait été tué" dans le dernier raid israélien sur la bande de Gaza, a rapporté dimanche le journal Saudi Arabia Daily, basé à Londres.

"Nous n’avons pas suffisamment de détail... il (Gilad Shalit) aurait été tué avec des enfants durant la guerre. Je ne sais vraiment pas", a déclaré Mousa Abu Marzook, l’adjoint du chef du bureau politique du mouvement, Khaled Mechaal, réfugié en Syrie.

Durant l’été 2006, les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ainsi que deux autres mouvements mineurs de militants, ont capturé le soldat israélien Shalit lors d’une attaque contre la base de l’armée israélienne dans la banlieue sud-est de la bande de Gaza.

Le 27 décembre dernier, Israël a lancé une massive offensive de 22 jours sur Gaza, baptisée "Plomb durci", tuant plus de 1 300 Palestiniens et en blessant 5 500, pour la moitié des femmes et des enfants.

Le Hamas insiste pour que tous les pourparlers de trêve avec Israël soient séparés des négociations sur la libération du soldat Shalit, tandis qu’Israël n’est d’accord que sur la réouverture des points de passage et sur la levée du blocus de Gaza quand Shalit sera libéré.

Selon de précédents reportages, une percée aurait été trouvée dans les pourparlers parrainés par Le Caire, sur une accalmie de 18 mois et le relâchement de 1 000 prisonniers contre la liberté de Shalit.

Le Hamas, qui s’est emparé de la bande de Gaza en juin 2007 en mettant en déroute les forces de sécurité fidèles au président palestinien, Mahmoud Abbas, figure encore sur la liste terroriste de l’Occident.

15 février 2009 - 18h53 heure locale - Xinhua

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6126

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 22:41

dimanche 15 février 2009 - 07h:31

Ramzy Baroud

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L’appel de Mashaal à une refonte de l’OLP a soulevé dans la vieille garde du Fatah plus de réprobation que les crimes commis par Israël dans Gaza... explique Ramzy Baroud.
(JPG)
Dirigeants de la résistance palestinienne, lors d’une récente réunion à Damas. Khaled Mashaal du Hamas est à droite sur la photo à côté d’Ahmed Jibril du PFLP.

Lorsque le 28 janvier Khaled Mashaal, le responsable a avoué devant une foule enthousiaste à Doha, au Qatar, le besoin d’une nouvelle direction, ses mots ont provoqué la panique parmi des dirigeants de l’autorité palestinienne (AP) basée en Cisjordanie aussi bien que parmi les élites palestiniennes traditionnelles basées dans diverses capitales arabes.

La réaction à l’appel de Mashaal montrait plus de colère que la plupart des communiqués publiés par l’autorité palestinienne et ses affidés durant l’assaut israélien de 23 jours contre la bande de Gaza qui a tué et blessé des milliers de Gazans innocents.

Mashaal, qui s’exprimait triomphalement au Qatar a défendu l’idée que l’AP « dans son état actuel n’est en rien une autorité. » « Elle exprime impuissance, et abus et [elle est un] outil pour approfondir les divisions, » at-il insisté. Il a réclamé la création d’une nouvelle représentation qui inclurait tous les Palestiniens.

Mashaal est resté ambigu intentionnellement concernant la nature de cette nouvelle structure, peut-être pour étudier les réactions à son appel avant d’avancer un projet concret.

Comme on pouvait s’y attendre, la vieille garde qui était en grande partie restée silencieuse pendant l’assaut contre Gaza, a réagi avec colère à ce qu’ils ont interprété comme une tentative du Hamas de déconsidérer l’OLP [Organisation de Libération de la Palestine], qui pour eux représente un enjeu de pouvoir et de statut personnels. Mais il y a eu quelques éléments éloignés de l’appareil de la vieille garde de l’AP qui a rejeté toute idée d’une alternative à l’OLP en raison de ce que l’organisation a longtemps représenté, c’est-à-dire une plate-forme qui a guidé et sauvegardé les revendications nationales palestiniennes pendant de nombreuses années.

Mais pourquoi une alternative à l’OLP, et pourquoi une telle fureur suite à un appel pour une nouvelle structure de direction ?

Les deux principales organisations palestiniennes, le Hamas et Fatah ont accepté au Caire en 2005 de réformer l’OLP, de façon à permettre au Hamas et à d’autres organisations, qui militent en dehors de ses structures politiques, de s’y joindre. Mais l’accord n’a été jamais activé. Chaque côté a accusé l’autre de retarder cette réforme tellement nécessaire. Puis le désaccord est apparu politique et organisationnel, plutôt que sur le fond et les questions de base.

Mais la guerre israélienne contre Gaza a créé une réalité politique qui n’est pas être considérée comme une question de factions. En effet les effets de la période qui suit la guerre contre Gaza peuvent être ressentis dans l’ensemble du Moyen-Orient, et même au-delà, et il faudra un certain temps avant que ne soit estimé le plein impact politique et non-politique de la guerre. Cependant, en ce qui concerne la politique intérieure palestinienne, la guerre contre Gaza a distinctement mis en évidence deux différents groupes, un qui est de plus en plus désigné sous le nom de « organisations de la résistance » (le mouvement Hamas, le Jihad islamique et d’autres groupes socialistes et nationalistes) et l’autre de groupe d’Oslo (principalement le Fatah, mais avec quelques autres groupes moins connus), nommé ainsi parce qu’il a intégré la culture du « processus de paix » d’Oslo dans la société palestinienne. Le Fatah domine l’OLP, qui inclut également des groupes qui sont solidaires du Hamas dans Gaza et à Damas.

Après la signature des accords d’Oslo en septembre 2003, l’AP, avec une juridiction limitée, si tant est qu’elle en ait eue, a été mise en place aux dépens de l’OLP qui était considérée par le passé comme l’organisation représentant les Palestiniens où qu’ils soient. Cette dernière autorité [l’OLP], dont le statut international et la pertinence politique ont disparu avec le temps, s’est transformé en une institution qui ne fait que représenter ses membres ou au mieux une faction spécifique, le Fatah. L’OLP refait surface de temps à autre pour servir de tampon en caoutchouc aux politiques adoptées par l’AP, et a depuis longtemps cessé de représenter tous les Palestiniens ou de jouer un quelconque rôle politique important face aux réalités politiques en Palestine occupée ou n’importe où ailleurs.

L’état d’apathie de l’OLP est un phénomène relativement récent. L’OLP a été créée en 1964 à la demande de Jamal Abdul-Nasser, le président égyptien. Elle jouait alors un rôle d’appoint, mais elle s’est ensuite développé indépendamment de l’Egypte mais pas totalement de la politique arabe ou de l’hégémonie de dirigeants et d’organisations spécifiques. Néanmoins l’OLP a joué un rôle important au cours des années car elle intégrait diverses institutions palestiniennes tels que le Conseil National de la Palestine (CNP), l’Armée de Libération de la Palestine (ALP), les fonds nationaux de la Palestine (PNF) et d’autres.

Mais Oslo a exigé un nouvel accord politique qui supposait qu’un corps non-démocratique représente les Palestiniens, pour des raisons évidentes. Ainsi, l’OLP s’est trouvée presque entièrement marginalisée. Les Palestiniens dans la Diaspora, en particulier ceux qui languissent dans des camps de réfugié au Liban, en Jordanie et ailleurs, se sont sentis trahis parce que l’AP ne les a en rien représentés et l’OLP n’était plus cette organisation formidable qui agissait de tant de manières si efficaces.

L’OLP a cependant continué à exister dans les esprits de quelques-uns comme le symbole d’un organisme d’unification qui exprimait les aspirations politiques d’une nation. Pour d’autres, c’était un outil utile que l’on convoque pour approuver le programme politique de l’AP lorsque c’est nécessaire. Par exemple, sous la pression des Etats-unis et d’Arafat, les membres du PNC se sont réunis pour annuler les clauses de la constitution palestinienne qui niaient le « droit d’exister » d’Israël, puis à nouveau en 1998 sous la pression israélienne et en présence de l’ancien Président des États-Unis Bill Clinton ils ont été sommés à nouveau de confirmer ce droit d’Israël à exister.

Le PNC n’a plus jamais été convoqué depuis.

L’émergence du Hamas comme puissance politique en 2006 a été perçue comme une grande menace pour la vieille garde, parce que la prise en compte du Hamas risquait de rendre caduques toutes les « réalisations » mises en avant par l’AP depuis Oslo. D’où le retard à mettre en application l’accord du Caire.

La guerre contre Gaza qui était censée écraser le Hamas a plutôt encouragé et fait monter en puissance le mouvement et ses partisans, lesquels insistent maintenant sur le fait que n’importe quelle unité nationale devra s’adapter aux réalités de l’après-Gaza. En d’autres termes, la « résistance » devra être affirmée comme « choix stratégique. » De plus, une OLP remise à niveau sur la base de compromis qui satisferaient les deux camps pourrait également signifier la fin des privilèges et de la domination de la branche de Ramallah sur les affaires palestiniennes. D’où le tohu-bohu déclenché par la déclaration de Mashaal.

Beaucoup de Palestiniens espèrent toujours que l’OLP puisse être réformée sans besoin de plus de division. Mais depuis que ni l’OLP d’aujourd’hui ni l’AP ne sont véritablement des corps indépendants, il faut se demander si l’unité nationale dans les circonstances présentes est finalement quelque chose de réalisable.

(JPG)

* Ramzy Baroud est écrivain et rédacteur en chef de « PalestineChronicle.com ». Ses écrits ont été publiés dans de nombreux journaux, magazines et anthologies dans le monde entier.
Son dernier livre est « The Second Palestinian Intifada : A Chronicle of a People’s Struggle » (Pluto Press, London).

Site Internet : www.ramzybaroud.net

Du même auteur :

-  Pour les Palestiniens, le message d’Obama est limpide - 10 février 2009
-  Briser la volonté de Gaza ? Un fantasme israélien... - 29 janvier 2009
-  Un nouveau Moyen-Orient en effet - 23 janvier 2008
-  Gaza et le reste du monde : mais rien ne changera donc jamais ? - 2 janvier 2009
-  Gaza : un salut qui viendra d’un bulletin d’informations ? - 13 décembre 2008

9 février 2009 - Communiqué par l’auteur
Traduction de l’anglais : Claude Zurbach

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6119

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Rompre l’impasse palestinienne

samedi 14 février 2009 - 06h:55

Arjan El Fassed - The Electronic Intifada

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Des élections au Conseil National Palestinien (CNP) devraient constituer une toute première priorité pour toutes les parties palestiniennes en vue de sortir de l’impasse politique.
(JPG)
Mahmoud Abbas, dont le mandat de président de l’AP expirait le 9 janvier dernier, tente à présent de se cramponner au pouvoir en tant que Secrétaire général et chef de l’OLP - Photo : Thaer Ganaim/MaanImages

Naguère organe central de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), ses vestiges manquent de toute légitimité.

Récemment le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Meshal, a suscité des protestations en déclarant que, dans sa forme actuelle, l’OLP n’est plus un point de référence pour les Palestiniens. Mahmoud Abbas, dont le mandat de Président de l’Autorité Palestinienne basée à Ramallah expirait le 9 janvier dernier, a réagi avec fureur. Ayant lui-même perdu toute légitimité légale et politique, Abbas a déclaré devant une foule, au Caire, « qu’il n’y aurait pas de dialogue avec ceux qui rejettent l’OLP ».

Bien sûr, Meshal ne rejetait pas l‘OLP, mais il a affirmé que l’OLP est devenue « un centre de division pour le foyer palestinien ». S’adressant à Al-Jazeera ce 30 janvier, Osama Hamdan, porte-parole du Hamas, clarifiait : « l’OLP représente un bon cadre pouvant servir à résoudre beaucoup de nos problèmes et querelles ». Hamdan ajoutait que l’institution « est la seule organisation qui soit capable de poursuivre les négociations et de signer des accords politiques avec des factions internes tout autant qu’avec des parties externes ». Fawzi Barhoum, autre porte-parole du Hamas, déclarait à des journalistes que lorsque le Hamas suggérait de créer « une nouvelle représentation », il ne s’agissait pas de créer une alternative à l’OLP. « Nous souhaitons ajouter des factions de l’opposition à l’OLP, factions qui ne sont toujours pas intégrées dans l’institution ».

Mais la réaction même d’Abbas à ce défi de réactivation et de démocratisation de l’OLP a montré pourquoi cette organisation, naguère si représentative symboliquement, a perdu autant de crédibilité. Tentant d’étayer les apparences de la légitimité, Abbas a convoqué les membres non-élus survivants du CNP à une réunion d’urgence à Ramallah. Seules quelques reliques opportunistes sont apparues. Salim Zanoun, président du CNP, a sommé le Hamas de retirer ses déclarations. Salih Rafat, secrétaire-général de Fida, groupuscule pro-Oslo dissident du Front Démocratique pour la Libération de la Palestine, a suggéré que l’OLP tienne des élections “internes” - quoi qu’il ait voulu dire - et s’étende de manière à inclure toutes les parties palestiniennes. En effet, l’accord du Caire de 2005 entre la faction du Fatah d’Abbas, qui a longtemps dominé l’OLP, et les autres groupes, notamment le Hamas, réclamait réformes et démocratisation. Mais pendant quatre ans, le Fatah s’est servi de sa prédominance au sein de l’OLP pour résister farouchement à toute réforme. Ce genre de tactique non démocratique ne date pas d’hier.

Avant que l’OLP n’entame des négociations secrètes avec Israël à Oslo en 1992, l’ancien leadership du Fatah avait refusé de mobiliser les différentes bases dispersées, « pour attirer les meilleurs talents de son peuple » selon les termes de feu Edward Said. Dès 1993, Edward Said écrivait : « Au coeur de la pensée de l’opposition, il y a le besoin désespéré de réforme interne au sein de l’OLP, qui doit savoir maintenant que les bruyants appels à « l’unité nationale » ne peuvent plus désormais servir d’excuse à l’incompétence, à la corruption, à l’autocratie ». Il ajoutait qu’ « une telle opposition ne peut pas, sauf selon une logique grotesque et sournoise, être ramenée à de la trahison ou de la traîtrise » ("The lost liberation," The Guardian, 9 Septembre 1993). Said avait des mots très durs pour Yasser Arafat, le prédécesseur d’Abbas.

« En signant un accord avec Israël afin d’être le collaborateur d’Israël dans l’occupation » écrivait Said, « [Arafat] a laissé l’OLP - institution qui a un jour représenté les aspirations palestiniennes et qui était vue dans tout le tiers-monde comme une organisation de libération particulièrement assiégée mais néanmoins authentique, reconnue par Nelson Mandela lui-même - se flétrir à l’étranger ». (Edward Said, Peace and its discontents (London : Vintage), p.167).

Pendant les récents massacres israéliens à Gaza, les Palestiniens de Cisjordanie qui essayaient de manifester leur solidarité avec leurs frères et sœurs assiégés ont sévèrement été réprimés par les forces de sécurité d’Abbas. L’utilisation scandaleuse de forces de police à des fins de bénéfice politique partisan et pour écraser l’opposition a déclenché colère et ressentiment chez les Palestiniens, tout en démontrant clairement que le Fatah critiqué par Said n’avait fait que changer en pire. Les milices armées d’Abbas sont financées et entraînées par des gouvernements occidentaux, aidées et encouragées par Israël pour jouer le rôle d’exécuteurs autochtones de l’occupation. Alors que la grande majorité des Palestiniens, peu soucieux de scandale, voulaient exprimer leur solidarité avec Gaza, le régime de Ramallah n’était obsédé que par le maintien de bonnes relations avec ses donateurs étrangers, ce qui signifiait : réprimer son propre peuple. Israël tient Abbas pour responsable du maintien de la sécurité en Cisjordanie en vue d’une occupation et d’une colonisation militaire prolongée, réduisant Abbas aux yeux de son peuple à un Buthelezi palestinien (le chef zoulou qui s’allia au gouvernement d’apartheid en Afrique du Sud).

Dans ce processus d’asservissement à Israël, Abbas a perdu toute légitimité et tout soutien parmi les Palestiniens - sauf ceux dont la loyauté a été achetée par des salaires financés par l’Union Européenne. Au lieu de fournir tous les efforts possibles pour une réconciliation nationale et une réforme de l’OLP, Abbas visite Strasbourg, Londres, Paris et Rome et fait des discours aux parlementaires et responsables européens, dont il reçoit davantage de soutien qu’il n’en reçoit à Gaza, Naplouse ou tout autre lieu où habitent des Palestiniens.

Son mandat à la présidence de l’AP ayant expiré, Abbas se sert à présent de son titre de chef de l’OLP comme d’un moyen pour s’accrocher au pouvoir. Mais la seule manière de s’y maintenir est de s’assurer qu’il n’y ait ni démocratie ni responsabilité. Et tandis qu’il bloque toute réforme, il continue de souligner que le mastodonte rouillé qu’est l’OLP qu’il dirige est « l’unique représentant légitime » du peuple palestinien. Il n’y a aucune raison de ne pas tenir d’élections au CNP, sinon le maintien en place d’Abbas et de son entourage. Seule une OLP regagnant sa légitimité grâce à un CNP élu peut représenter tous les Palestiniens - y compris ceux qui vivent en exil et ceux qui sont sous l’occupation en Palestine - et peut formuler et appuyer une stratégie commune de libération.

* Arjan El Fassed est cofondateur de The Electronic Intifada et auteur de ”Niet iedereen kan stenen gooien” [« Tout le monde ne peut pas lancer des pierres »] (éditions Uitgeverij Nieuwland, 2008).

9 février 2009 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction de l’anglais : Marie Meert

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6103


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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 22:39

Eva Bartlett - The Electronic Intifada

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Il existe de nombreuses histoires. Chaque compte-rendu est important : personne assassinée ou blessée, maison explosée et démolie, fenêtre brisée, cuisine saccagée, vêtements éparpillés, chambre sans dessus-dessous, impact de balle et trous d’obus dans les murs, graffitis injurieux de l’armée israélienne...

Lisez la première partie ici

Chez Samir Abed Rabu, la visite commence de la même façon que chez les autres : tout est cassé et sans dessus dessous, il y a les déchets des soldats israéliens (nourriture, jeux de cartes, excréments) et des graffitis : « Rejoignez l’armée israélienne aujourd’hui ! » et d’autres slogans des forces d’occupation et d’invasion.

(JPG)
Ce qu’il reste de la maison Samir Abed Rabu

La maison a plus de trous que de murs, causés par les multiples tirs automatique d’obus tirés par les chars. Voir autant de maisons détruites, intentionnellement et en tant que moyen détourné, banalise l’idée des dégats. Mais étrangement certaines choses ressortent de manière étrange ou notable parmi l’étendue de la destruction. Entrailles des plafonds et poutres de soutènement pendent comme à un fil. Un fauteuil est éventré.

Et toujours les trous des tireurs isolés. Je regarde au travers du trou qui s’ouvre sur la rue Salah al-Din, au croisement des rues Dawwar et Zimmo, et je me rends compte que c’est exactemnte à partir de l’un de ces trous que l’urgentiste médical Hassan a été visé, heureusement pas tué (contrairement aux 13 autres secouristes médicaux). Heureusement, nous non plus n’avons pas été abattus. Ces trous des tireurs massacrent les murs de toutes les maisons de Jabaliya, al-Tatra, al-Zeitou - partout dans la bande de Gaza.

La chambre du bébé n’a pas été épargnée par les attaques. Un mur plein de joyeux dessins animés et d’affiches de mignons bébés contraste avec la laideur des plaies béantes des bombardements, un rappel que rien n’est sacré pour une armée qui tire sur les enfants à bout portant.

La charogne de l’âne explique l’odeur, une odeur légèrement différente de celle habituellement laissée par les soldats [israéliens].

Quittant les ruines de la maison de Samir Abed Rabu, je vois une nouvelle famille de sans-abri en train de faire du thé sur un feu, derrière les décombres de leur ancien domicile.

Saed Azzat Abed Rabu se tient sous le trou laissé par un missile dans le plafond de sa chambre ; il explique que le premier jour de l’offensive terrestre, lui et sa famille se trouvaient dans la maison quand un missile a frappé. Ils ont évacué dans la panique vers une école et ont appris l’occupation de leur maison seulement au retour après le départ des soldats israéliens.

Elle est comme les autres : ravagée, envahie par les déchets des soldats et les bouteilles de vin — étiquette écrite en Hébreu (de toute façon le vin n’est pas disponible ici, aussi la question de qui a bu du vin ne se pose même pas) — le réservoir d’eau sur le toit a explosé, et la terrasse du toit permet d’encore mieux voir les destructions qui affectent le voisinage et les plans de citronniers plantés jadis près de la maison de Saed Abed Rabu.

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Yousef Shrater et ses enfants

J’ai quitté Abed Rabu ce jour-là, me faufilant entre taxis, motos, camions et charrettes remplies d’affaires et de gens qui n’ont plus de domicile, qui viennent seulement pour récupérer ce qu’ils peuvent de leur ancienne vie. J’ai vu plus que ce que je sentais pouvoir assimiler ou transmettre aux autres, mais je savais que je reviendrais pour d’autres récits parce qu’il y en avaient d’autres.

Plus que ce je suis en mesure d’entendre ou de retransmettre.

Le viol d’une maison

Bizarrement, l’escalier de la maison bombardée et brûlée de Yousef Shrater est encore intact, de même qu’ont survécu les 14 personnes qui composent les trois familles qui vivaient là. Shrater, un père de quatre enfants, marche sur les blocs de ciment, les croisements de tiges de soutènement brisées, sur les marches d’escalier encombrées de débris et de déchets abandonnés par les soldats israéliens, et sur d’autres décombres de la maison bombardée puis occupée.

Dans la pièce face à la rue au deuxième étage, la fenêtre est percée de trous béants visibles aussi sur le mur touchés par les obus des tanks qui ont pris pour cible sa maison. « Ils étaient là-bas, » indique Shrater, montrant à quelques centaines de mètres Jabal Kashef, le sommet dominant le secteur au nord d’Ezbet Abed Rabu.

Dans la pièce adjacente, Shrater indique plus loin à l’est par où plus de tanks étaient venus et étaient restés postés. « Mon épouse, mes enfants et moi-même étions dans cette chambre quand ils ont commencé à tirer. Nous avons couru à la pièce de derrière pour être plus en sécurité, espérant que cela donnerait une certaine protection. »

La pièce arrière est une autre tas de gravats et de débris d’explosions. Les tanks avaient entouré la zone entière d’Abed Rabu et à peine la famille a-t-elle voulu s’abriter dans la pièce arrière qu’un nouvel obus a frappé la maison, tiré par un tank depuis le côté sud. « Il a frappé à peine à un mètre de la fenêtre, » précise Shrater, se penchant par la fenêtre et montrant le trou laissé par l’obus tiré par le tank juste un mètre au-dessus. « S’il avait touché cette pièce, nous serions morts. »

Shrater explique comment les soldats israéliens ont forcé l’entrée de sa maison et ont ordonné à toute la famille de sortir, séparant des hommes et les femmes et les enfermant à clef dans une maison voisine avec d’autres habitants du quartier. Son père et sa mère qui vivent dans une toute petite maison juste à côté devaient bientôt les rejoindre. Les soldats israéliens ont alors occupé la maison pour la durée de l’offensive terrestre, comme ils l’ont fait dans toute la région d’Abed Rabu, et comme ils l’ont fait dans toute la bande de Gaza. Et comme les habitants des maisons dans tous les secteurs occupés, ils ont trouvé à chaque fois lorsqu’ils sont revenus chez eux un désastre de déchets, de vandalisme, de destruction, des déchets humains et beaucoup d’objets de valeur volés dont des téléphones portables, des bijoux en or, des dollars américains et des dinars jordaniens (JD), et dans certains cas même des meubles et des téléviseurs utilisés puis emportés dans les camps de soldats israéliens à l’extérieur des secteurs occupés. Shrater raconte que les soldats lui ont volé pour 1000 dolllars américains de colliers en or et d’autres colliers pour une valeur de 2000 dinars jordaniens (approximativement 830 dollars US).

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Le père de Youssef, qui souffre d’asthme

En arrière dans la pièce faisant le coin à l’est de la maison, Shrater s’approche d’un trou dans le plancher d’un mètre cinquante sur un mètre cinquante, percé pour ramener le sable qui se trouve dans les fondations. « Ils ont fait des sacs de sable pour employer les fenêtres comme positions de tireurs isolés [snipers]. » Les sacs sont toujours là, bourrés de vêtements et de sable. « Ils ont utilisé les vêtements de mes enfants pour leurs sacs, » déplore Shrater. « Les vêtements qu’ils n’ont pas mis dans des sacs de sable ils les ont jetés dans les toilettes, » ajoute-t-il.

Toute la maison a servi de position de tireurs isolés. Les trous percés dans les murs à cet effet se voient dans chacune des deux salles donnant à l’ouest sur les carrefours de Dawwar Zimmo, où des corps de gens abattus ont plus tard été trouvés et sans qu’ils soient accessibles pour les membres de leurs familles ou les équipes médicales de secours (dont les médecins du Croissant Rouge qui ont été pris pour cible, l’un d’entre eux étant touché à la cuisse le 7 janvier, alors qu’il essayait d’atteindre un corps étendu).

Du toit nous voyons plus clairement les abords où des tanks étaient positionnés, les innombrables maisons et les bâtiments démolis ou endommagés, et quelques éclats shrapnel d’obus tirés par les blindés. Le père de Shrater, âgé de 70 ans, est sur le toit et il commence à raconter le moment où il a été expulsé de sa maison et enfermé avec son épouse et d’autres personnes durant quatre jours. « Ils sont venus ici dans notre maison, » indiquant la petite maison [cabane] où il vit avec son épouse, et où se trouvent ses moutons et ses chèvres. « Les soldats israéliens sont venus à notre porte, hurlant que nous devions sortir, et ils ont tiré autour de nos pieds. Mon épouse était terrifiée. Ils ont pris tout notre argent puis nous ont menottés. Avant qu’ils nous aient bandés les yeux, ils ont laissé sortir nos chèvres et moutons de leur enclos puis les ont abattus. Ils en ont tué huit devant nous. »

Le père de Shrater, qui souffre d’asthme, et son épouse Miriam ont eu alors leurs yeux bandés et ont été poussés vers une autre maison où durant les quatre jours qui ont suivi les soldats israéliens lui ont refusé son inhalateur et à son épouse ses médicaments pour le diabète. La nourriture et l’eau étaient hors de question, et le père de Yousef Shrater raconte que leurs demandes entraînaient comme réponse de la part des soldats : « non, aucune nourriture. Donnez-nous le Hamas, et vous aurez de la nourriture. »

Le vieux monsieur nous amène en bas à l’arrière de la maison de Yousef Shrater, vers sa petite maison où une Miriam encore terrifiée se repose, observant toujours au loin avec inquiétude. « Nous avons vu des choses terribles, des choses terribles. J’ai vu des cadavres sur la rue, » dit-elle, penchant son corps en avant et en arrière dans son angoisse. Hadj Shrater confirme : « En 63 ans, je n’ai jamais rien vu de pareil. « L’insuline et les seringues qui avaient ét réfusées gisent sur le sol près de leur porte, avec divers comprimés. Vingt mètres plus loin, ont voit les restes du hangar pour l’alimentation des animaux rasé pendant l’invasion, mélange de roches et de décombres.

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Mariam Shrater, encore terrifiée par ce qu’elle a enduré

La maison placée entre celle de Yousef Shrater et celle de ses parents a été également endommagée. Les morceaux de toiture sont tombés en énormes débris sur les planchers des chambres à coucher et de la cuisine, sauf à quelques endroits où le toit s’accroche encore de façon instable avec des bâches en plastique d’imperméabilisation et les blocs de ciment employés pour peser sur les tuiles. La cuisine est noire avec la suie de ce qui doit avoir été un obus au phosphore blanc, et des obus vides se trouvent dans ce qui avait été un feu. Deux portes en métal de l’usine se trouvant dans la rue de la maison de Shrater et bombardée par un F-16, sont sur le sol près de la cuisine, ayant été de façon évidente soufflées à travers la rue et par-dessus le toit de la maison de Shrater.

Mahmoud Shrater, le frère de Yousef et également un des habitants de la principale maison, est chez lui, dégageant des décombres et faisant le tri. « Nous avons besoin de tentes pour vivre ici maintenant, » dit-il, se tenant debout dans les restes de ce qui avait été leur demeure.

* Eva Bartlett est une avocate canadienne indépendante, militante des droits humains et qui a passé huit mois en 2007 dans des communautés de Cisjordanie et quatre mois au Caire et au point de passage de Rafah. Elle est actuellement basée dans la bande de Gaza après être arrivée avec le troisième bateau de Free Gaza Movement en Novembre. Elle a travaillé avec le Mouvement de Solidarité Internationale [ISM] dans la bande de Gaza, accompagnant les ambulances tout en recueillant des témoignages et se documentant au sujet des frappes aériennes israéliennes en cours et de l’invasion terrestre de la bande de Gaza.

30 janvier 2009 - The Electronic Intifada - L’article original peut être consulté ici :
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Photos : Eva Bartlett
Traduction de l’anglais par : Brigitte Cope




http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6115
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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 22:34

1ère partie : Israël : une démocratie à l’occidentale ?

Le sionisme, de l’antisémitisme inversé ?

Mais, cela ne signifie pas également qu’ils doivent être prêts à accepter d’être les victimes indirectes de cet Holocauste ou d’appuyer ceux qui se cachent derrière lui pour perpétrer un génocide systématique contre un autre peuple, comme le fait actuellement Israël, en conformité avec l’idéologie dont elle se réclame.

Les troupes coloniales qui ont pris part aux massacres du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et autres villes et villages de la région, ne pouvaient ni se prévaloir - ni être innocentés de leurs crimes - de la tragédie d’Auradour Sur Glane (village français dont toute la population, au nombre de 642, a été massacrée le 10 juin 1944 par les troupes SS allemandes qui voulaient récupérer le chef de bataillon Helmut Kämpfe, capturé quelques jours auparavant par les « terroristes français »). Ce massacre, si affreux fut-il, ne donnait pas une sorte de droit divin aux troupes de la puissance coloniale, de mener des opérations de représailles sanguinaires contre une population civile aussi désarmée que les habitants d’Auradour sur Glane.

Mais, il faut remarquer que la violence crée une dialectique de vengeance qui conduit la victime à exercer, à la première occasion, son arbitraire sur une population plus faible qu’elle.

On constate un transfert de « compétences » entre la victime et son bourreau, qui fait que la victime utilise les mêmes justifications et les mêmes armes contre ceux qui lui donnent l’occasion de rétablir l’ordre normal des choses, dans lequel elle estime devoir toujours être la partie dominante, celle qui impose l’ordre du monde et ses règles morales. Pouvoir frapper sans risque de représailles devient un acte de rédemption et de disparition de la servitude passée.

Ainsi, la ressemblance entre les crimes nazis et le comportement d’Israël à l’égard des Palestiniens a été soulignée par un écrivain israélien, Les Levidow, dans un livre intitulé : »Le Retour », et qui note que :

« La paranoïa sioniste a des ressemblances avec l’antisémitisme européen, dans deux sens : les Palestiniens sont presque racialement définis comme anti-juifs, de même que les Juifs allemands persécutés étaient traités "d’anti-allemands". Et leurs attaques anticipées contre les Juifs ont déplacé un sentiment subconscient de culpabilité au sujet des pogroms israéliens contre les Palestiniens ».

Israël innocenté de tous ses crimes, du fait du Génocide ?

Comme l’explique Norman G. Finkelstein dans son livre : L’Industrie de l’Holocauste, Réflexions sur l’Exploitation de la Souffrance des Juifs : (2000, éditions Verso, New York) :

« Le dogme de l’Holocauste fondé sur la haine éternelle des non-Juifs a servi à la fois pour justifier la nécessité d’un Etat juif, et pour rendre compte de l’hostilité à Israël.. Si tout le monde veut la mort des Juifs, ce qui est vraiment extraordinaire, c’est qu’ils sont encore vivants - contrairement à une bonne partie de l’humanité, ils ne meurent pas exactement de faim... Ce dogme a également conféré à Israël le droit de faire n’importe quoi : comme les non-Juifs ont toujours l’intention de tuer les Juifs, les Juifs ont tous les droits de se protéger, de la façon qu’ils jugent appropriée. Quels que soient les stratagèmes auxquels les Juifs pourraient faire appel, même l’agression et la torture, ils constituent de l’auto-défense légitime... Boas Evron remarque : "Tous les peuples ont collaboré avec les Nazis dans la destruction des Juifs, donc, tout est possible pour les Juifs dans leurs relations avec les autres peuples". » (p. 50-51).

Au nom de l’Holocauste, Israël utilise, dans sa répression de la résistance du peuple palestinien, les techniques de punition collective, des plus « bénignes », comme de briser les os des personnes arrêtées, aux plus barbares, comme la torture systématique et le ciblage prémédité des populations civiles dans les opérations militaires, comme les assassinats ciblés qui aboutissent au massacre de familles entières.

Voici ce que dit Jacqueline Rose, dans son ouvrage intitulé : La Question de Sion (2005, Presses universitaires de Princeton) :

« Aujourd’hui, à titre de politique constante, l’armée israélienne brise les os des Palestiniens. Au début de la première Intifadha, Rabin avait donné cet ordre à l’armée : "Brisez-leurs les os". Et les soldats exécutent avec discipline, l’ordre qui leur a été donné : briser, avec la crosse de leurs armes, les bras et les jambes des Palestiniens » (p. 116).

Dans ce même livre, elle donne la liste de toutes les humiliations quotidiennes dont souffrent les Palestiniens et de tous les crimes commis en continu contre eux, et qui en font des parias dans leur propre pays ; elle rapporte également que les soldats et les officiers israéliens exécutent sommairement des enfants palestiniens, et se justifient en proclamant que le souvenir de l’Holocauste les conduit à perpétrer, de manière routinière, ce qui est considéré comme de patents crimes de guerres perpétrés contre des civils ne représentant aucun danger !

Justifiant également la résistance palestinienne, Rose rapporte également ce que Martin Buber, un philosophe sioniste : « Quelle nation se permettrait d’être déchue de la position de majorité à celle de minorité sans se battre ».

Israël en état permanent de crimes de guerre

Que la politique sioniste prônée à l’égard des Palestiniens, dès l’apparition de cette idéologie fondamentaliste vers la fin du 19ème siècle, puisse être qualifiée de génocidaire, ne fait plus l’ombre d’un doute : l’objectif est d’éliminer, par tous les moyens, toute la population non-juive de la terre historique de Palestine, et de donner la majorité démographique et culturelle à la population considérée comme juive par les autorités rabbiniques. Les déclarations les plus récentes des autorités israéliennes, faites pendant la campagne pour les élections législatives, n’ont rien de nouveau ; elles ne font que confirmer la détermination d’Israël à aller jusqu’au bout de cette politique, se sachant couverte par le bouclier de « l’Holocauste », qui sert de prétexte comme d’exemple de politique d’épuration ethnique « réussie ». La récente agression contre le peuple palestinien de Gaza a donné l’occasion à un des dirigeants de l’armée israélienne, de rappeler les objectifs du sionisme et le peu de cas qu’il fait des lois internationales.

Voici un extrait d’une proclamation que le rabbin en chef de l’armée israélienne, le colon et brigadier général Avichai Ronski, a distribué aux soldats qui ont envahi Gaza le 27 décembre 2008 :

« Il est interdit de par la Torah d’abandonner un millimètre de la terre d’Israël aux non-juifs. Ne la laissons pas aux mains d’un autre peuple, pas même un doigt de celle-ci, pas même un bout d’ongle de celle-ci ».

Ce rabbin en chef, qui occupe une fonction précise dans une armée régulière, et dont les écrits ont dû, sans aucun doute, être approuvés par les autorités politiques comme par ses supérieurs hiérarchiques dans l’armée israélienne, - qui se targue d’être l’une des armées les plus modernes et les plus disciplinées dans le monde - proclame et ordonne :

«  Il n’y a pas de population innocente... La morale de la Torah décrète malheur au méchant et malheur à son voisin. Nous appelons à ne pas tenir compte des lois étrangères et ordonnances en tous genres qui entravent le cours logique de la guerre : la destruction de l’ennemi » (cité par Gideon Spiro, traduction de l’hébreu : Michel Ghys).

Cet appel au massacre des population civiles, cette expression du refus des lois internationales de la guerre par un haut gradé d’une armée régulière, ressortissent directement du crime de guerre. On comprend pourquoi le Premier ministre d’Israël a en quelque sorte précédé l’appel et promis de défendre les membres de son armée contre les poursuites internationales ! Si un général, tenant un office religieux dans l’armée d’un Etat sans séparation entre la hiérarchie religieuse et la hiérarchie politico-administrative, ose donner de manière aussi claire des ordres directs de cette nature, quelles variétés de crimes a-t-il autorisé, depuis l’exécution sommaire, en passant par le viol, le vol et le massacre des vieillards, des femmes et des enfants ?

En conclusion

1. Le Nazisme est la forme ultime des idéologies fondées sur la haine raciale ou de classe nées au cours du 20ème siècle dans les pays les plus avancés et les plus « civilisées » ;

2. Cette idéologie visait à créer un Reich de Mille ans, fondé sur la supériorité et la pureté raciale des Aryens, dont les Allemands représenteraient le type parfait ;

3. L’expression de cette idéologie se trouve dans « Mein Kampf », ouvrage rédigé par Hitler, et dans lequel il définit, sans détours, son programme politique d’épuration ethnique et de création d’un nouvel ordre mondial fondé sur la domination du peuple allemand ;

4. les dirigeants nationalistes maghrébins, au risque de leur vie, ont refusé toute collaboration avec les Nazis, sur la base du principe suivant lequel : « l’ennemie de mon ennemi peut être mon pire ennemi » ;

5. l’Holocauste est le massacre organisé, de manière systématique et industrialisé, des représentants des races jugées « inférieures » par les autorités nazies ;

6. Les victimes comme les concepteurs et les exécutants de cet Holocauste venaient de pays où les musulmans n’étaient ni majoritaires, ni en contrôle du système politique ou économique ;

7. Les gouvernements et la population des pays dits avancés se sont compromis dans l’exécution de ce massacre, et continuent à porter l’opprobre de cette complicité ;

8. La réalité historique de l’Holocauste ne saurait être niée, mais sa responsabilité ne saurait être partagée par les pays qui n’y ont pas pris part, et qui, donc, n’ont rien également à gagner à réfuter ce triste épisode de l’histoire des nations avancées ;

9. Les sionistes, aussi paradoxal que cela puisse paraître, ont cultivé l’amitié et l’alliance des Nazis, pour réaliser leur projet de création d’un Etat au Moyen-Orient : les preuves de cette compromission sont aussi nombreuses qu’accablantes ;

10. lsraël exploite, aux dires de chercheurs que l’on ne saurait accuser d’antisémitisme, l’Holocauste pour poursuivre sa politique de génocide du peuple palestinien ;

11. Les appels à l’expulsion et au massacre des Palestiniens, quand l’occasion en est donnée, comme c’est le cas pour l’agression contre la population de Gaza, sont faits par les autorités politiques, religieuses ou militaires israéliennes, sans crainte de poursuites judiciaires internationales, et au mépris des lois de la guerre et des autres conventions internationales, y compris la convention de 1948 sur le génocide ;

12. Le dernier en date de ces appel, si l’on exclut les discours des candidats au poste de Premier ministre israélien, viennent du rabbin en chef de l’armée israélienne, qui incite les troupes à massacrer les civils ;

13. Israël est devenu, paradoxalement au nom de l’Holocauste, comme l’affirme Jacqueline Rose et d’autres, une vaste usine à fabriquer des criminels de guerre, un chantier génocidaire à ciel ouvert fonctionnant au vu et au su de tout un chacun.

14 février 2009 - Le Quotidien d’Oran - Débat   ( Mourad Benachenhou - Le Quotidien d’Oran)

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6116

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Selon Amnesty International, il y a environ 5.000 instructions militaires israéliennes qui réglementent la vie des Palestiniens en territoires occupés.

Dans de nombreux cas, le Palestinien ne peut pas travailler, voyager, étudier, s’occuper de ses récoltes, transporter des marchandises, creuser un puits, créer une entreprise, se faire soigner - ou même visiter famille dans l’agglomération voisine - sans obtenir l’autorisation appropriée des autorités israéliennes. Et, au-delà de cela, sa vie est soumise à un réseau imprévisible de couvre-feux, barrages de contrôle, fermetures de routes, tranchées, enceintes, qui, établis de manière impromptue, maintiennent les Palestiniens en état de confusion constante. Ceci, sans compter l’ensemble formidable d’obstacles physiques, sous la forme de colonies juives en extension, et un réseau routier pour les colons juifs, construit sur de la terre appartenant aux Palestiniens, et dont l’accès leur est interdit. (Saree Makdisi : la Palestine sous toutes les coutures, 2008, Norton, New York p. 6)

Trois thèmes sont répétés ad nauseam, et à toutes les occasions, par les tenants de l’idéologie sioniste, pour justifier la légitimité de l’Etat d’Israël et les actions de nettoyage ethnique qu’il mène de manière systématique et brutale contre la population palestinienne, et dont la dernière est l’agression d’une sauvagerie inqualifiable contre la ville de Gaza et sa banlieue :

-  1. Les Palestiniens ont refusé le partage de la Palestine en 1948, décidé par l’ONU ;

-  2. Les terres occupées par Israël ont été vendues par les Palestiniens à des colons juifs ;

-  3. Israël est la seule démocratie occidentale au Moyen-Orient et pourrait servir de modèle aux autres pays de la région.

L’acceptation du partage de la Palestine par Israël, une simple manœuvre politique

Le premier thème escamote le fait que, non seulement, ce partage s’est effectué sans l’accord des Palestiniens, mais qu’également les Sionistes considéraient son acceptation comme un compromis nécessaire, une étape devant aboutir, à court ou moyen terme, à l’occupation de tout le territoire de la Palestine historique, et à l’expulsion des Palestiniens de ce territoire. Voici comment Ilian Pappe, dans son livre intitulé : Le Nettoyage ethnique de la Palestine (Oxford, 2006) présente la position du leadership sioniste, conduit par Ben Gourion, sur ce partage, sanctionné par une résolution de l’ONU que les pays arabes et, évidemment, les Palestiniens ont rejetée :

Ce fut Ben Gourion qui conduisit ses associés à simultanément accepter et ignorer la résolution de partage par l’ONU, résolution passée le 29 novembre 1947... Pour lui (Ben Gourion) et ses amis au sommet de la hiérarchie sioniste, un Etat juif valide voulait dire un Etat s’étendant sur la plus grande partie du territoire de la Palestine, et ne permettant qu’à une infime minorité de Palestiniens, d’y rester... Ce qui était important était la reconnaissance internationale du droit des Juifs d’avoir leur propre Etat en Palestine.(p. 36)

L’acceptation du partage par les Sionistes n’était ni sincère, ni dépourvue d’arrière-pensées ; il s’agissait d’obtenir la légitimation de l’Etat juif par l’institution internationale, et, ensuite de rétablir, par l’usage de la violence, les frontières « historiques » de l’Israël antique. Que les Arabes aient ou non accepté ce partage n’aurait rien changé à la suite des événements, telle que la concevaient les Sionistes, et ils auraient suivi exactement la même voie, en se couvrant, sans aucun doute, du même prétexte : se défendre contre les menaces posées à leur sécurité par les populations palestiniennes comme par les Etats arabes voisins. L’Histoire, telle qu’elle s’est déroulée depuis 1947, n’aurait pas changé, si, par un coup de folie collective, les Palestiniens, appuyés en cela par les pays arabes indépendants de l’époque, avaient accepté d’être volontairement dépossédés de leurs terres au profit de colonisateurs, porteurs d’une idéologie essentiellement génocidaire, et venus en majorité d’Europe de l’Est et des pays germanophones européens.

La plus grande partie d’Israël est constituée- de terres confisquées par la violence

Le second thème trouve son démenti dans les déclarations officielles des autorités israéliennes qui reconnaissent que seulement 7 pour cent de la superficie occupée par Israël a été soit acquise par des transactions avec les propriétaires palestiniens, ou était déjà la propriété de Juifs qui n’avaient jamais quitté la Palestine. Le reste, soit 93 pour cent, est le résultat de confiscations et d’expulsion des occupants locaux, menées par les Sionistes à partir des premiers jours de décembre 1947.

Différents prétextes ont été donnés à ces opérations, le plus récurrent étant la nécessité d’assurer la sécurité des colons juifs. En fait, il s’agissait de mettre en oeuvre, de manière systématique, une politique d’appropriation des terres palestiniennes, politique constituant le noyau central de l’idéologie sioniste, telle qu’elle avait été conçue par son fondateur, Jablonsky. Une fois légitimée l’existence d’un Etat juif, cette politique fut mise en application avec vigueur, sous le nom de « Plan Dalet », adopté par les leaders sionistes le 10 mars 1948. Voici les instructions données aux exécutants sionistes de ce plan :

Ces opérations (de nettoyage ethnique) peuvent être exécutées de la manière suivante : ou bien par la destruction des villages (en y mettant le feu, en les faisant sauter, en plaçant des mines dans leurs ruines) et plus particulièrement les centres de population qui sont difficiles à contrôler de manière continue ; ou en montant des opérations de ratissage et de contrôle en se guidant avec les directives suivantes : encerclement des villages, conduite de recherches dans leur intérieur. En cas de résistance, les forces armées doivent être détruites et la population expulsée en dehors des frontières de l’Etat. (Pappe, p. 39).

Ce plan n’est pas resté, suivant l’expression populaire, « de l’encre sur du papier. » Il a été mis en oeuvre avec continuité et obstination, sans état d’âme, par des fanatiques décidés à concrétiser leur rêve de reconstituer, à l’identique, un Etat, protectorat établi par les Romains, dirigé par Hérode, un Arabe converti au Judaïsme pour les besoins de la cause, Etat qui avait disparu 20 siècles auparavant.

Ces deux thèmes sont largement démentis, non seulement par les déclarations des dirigeants sionistes, qui n’ont jamais fait secret de leurs ambitions territoriales et de leur volonté de créer un Etat à composante ethnique et religieuse exclusivement juive, mais, également, par leurs actions, qui - au-delà des concours de circonstances que ces dirigeants ont créés pour justifier leurs actions au cours de ces soixante dernières années - se sont méthodiquement conformées à l’idéologie sioniste.

Deux thèmes démentis par l’Histoire du sionisme israélien

Les preuves du caractère absolument faux de ces deux thèmes, qui constituaient, à une certaine période, les leitmotivs de la propagande sioniste, se sont accumulées au cours des années, rendant leur pouvoir de persuasion nul, même aux yeux des partisans les plus fanatiques de cette idéologie qui veut restaurer l’Histoire de l’Antiquité, entre le cinquième siècle avant l’ère chrétienne, et le premier siècle de cette ère, alors que les doctrines « islamistes » les plus fondamentalistes ne veulent que le retour au premier siècle de l’Hégire, correspondant au 7ème siècle de l’ère chrétienne. Donc, ces thèmes n’ont plus le rôle légitimant, justificateur et mobilisateur qu’ils étaient supposés créer dans l’esprit des tenants du sionisme. Peu de gens sont dupes ; et même ceux qui s’accrochent à ces thèmes le font, soit par ignorance, soit - bien informés de la réalité des choses - sans conviction, car, avec le temps, les aspects les plus sanglants, et les plus secrets de la saga sioniste sont tombés dans le domaine public, et il est vain de vouloir continuer à les censurer.

Israël, une démocratie occidentale modèle, un thème vraisemblable ?

Le thème qui proclame le « caractère démocratique de l’Etat d’Israël » face aux « Etats arabes despotiques » semble plus porteur que les deux autres thèmes, et apparaît comme résister à l’usure du temps comme des faits.

Suivant ce thème, répété à l’envie pour justifier aussi bien les assassinats ciblés perpétrés par les autorités israéliennes contre le leadership de la résistance palestinienne, les destructions systématiques des maisons des Palestiniens impliqués dans des actes de résistance, que les attaques musclées contre les Etats voisins, coupables d’abriter des refugiés palestiniens et des organisations de résistance palestinienne, les bombardements de mosquées, de centrales électriques, d’hôpitaux, d’infrastructures routières, d’écoles, d’immeubles abritant la presse, des installations de l’ONU, la confiscation des terres palestiniennes, l’instauration de barrages routiers, la clôture totale des territoires palestiniens sous le moindre prétexte, l’érection de 561 barrages militaires sur 40 kilomètres, la division des territoires occupés en « 3 zones étanches », la construction d’une muraille d’emprisonnement de 8 mètres de haut sur 240 kilomètres, qui ferait de la muraille de fer légendaire une enceinte banale ! Etc., etc.

Par le massacre et la terreur, Israël ferait la preuve qu’il est une démocratie ?

Suivant ce thème, lui aussi répété à toutes occasions, Israël serait le phare de la démocratie dans la région géographique où elle est implantée, et toutes les atrocités, les exactions qu’elle commet contre la population de la région, n’auraient d’autre motif que de lui permettre d’assurer la survie de son système politique démocratique moderne, conforme aux idéaux de l’Occident, face aux menaces qui pèseraient sur son modèle du fait du caractère rétrograde des populations autochtones et de l’hostilité « irrationnelle et inexplicable » des pays environnants, mus par une haine « incompréhensible » à l’égard de « ce phare de l’humanité » et de cet « exemple du progrès de la race humaine », de ce « berceau de l’humanisme le plus tolérant et le plus éclairé » que serait Israël ».

Bref, Israël, par ses massacres perpétrés contre le peuple palestinien et les peuples environnants, ne fait que défendre les « valeurs de l’Occident », fondées sur « le respect de la personne humaine, l’acceptation du caractère sacré de la vie de chaque individu, et de son droit à la poursuite du bonheur et à la propriété privée sur cette terre », contrairement aux Nazis, dont elle a adopté pourtant beaucoup de leurs méthodes, y compris la proclamation de slogans et l’expression de valeurs qui sont en contradiction avec leurs actes (comme, par exemple, la fameuse devise placée à l’entrée des camps de concentration : « le travail donne la liberté »).

Israël, un miroir des valeurs occidentales ?

Israël s’estime justifié à perpétrer ses atrocités, car elle se prétend fondamentalement un pays qui serait guidé par les principes moraux distinguant la civilisation occidentale des autres civilisations. Ce qu’elle commet comme actes jugés répréhensibles aussi bien par les règles de morale individuelle internationalement acceptées, que par les lois internationales de la guerre comme de la paix, elle les commettrait au nom de l’idéal judéo-chrétien de charité, d’humanité, de progrès, face à la barbarie des populations qu’elle tente d’exterminer.

Par définition, et quoiqu’elle fasse, Israël se placerait dans le « camp du bien » face au « camp du mal », représenté par tous ceux qui se défendent contre elle et refusent d’être massacrés. L’Occident, suivant cet Etat, devrait le remercier de tenir si haut ses valeurs et de les défendre avec tant de cruauté ; Israël se présente comme un modèle de ce que devrait être un pays occidental construit sur la glorification des valeurs humanitaires propres à l’Occident, et que ne partageraient aucun des peuples ou des pays qui lui résistent.

L’Occident, élève d’Israël et redevable envers lui ?

Les pays occidentaux ont, selon ce thème, une dette envers Israël ; et cette dette se paye par un soutien inconditionnel à toutes ses atrocités, qui, en comparaison, font du Nazisme une idéologie de grand humanisme. Ainsi, Israël se présente comme l’incarnation de l’Occident, un témoin de l’exceptionnalité historique de cette civilisation et des valeurs morales qui lui sont chères.

Et, effectivement, si l’on considère qu’il est acceptable pour un Etat d’éliminer physiquement et politiquement, toutes les populations qui ne remplissent pas des conditions d’origine ethnique et de croyances religieuses bien définies, Israël peut apparaître comme un Etat authentiquement démocratique. Elle a tout ce qu’il faut pour être qualifiée de telle : la séparation entre les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, un Parlement élu, le droit à la population de créer des partis politiques pour refléter la diversité des opinions et accéder au pouvoir par les urnes, une liberté de la presse totale.

Israël, une démocratie formelle qui rejette les fondements de la démocratie moderne

Sur le plan formel, il n’y a rien à dire : Israël répond à tous les critères définissant la démocratie, sauf les deux plus importants, à savoir la citoyenneté définie comme un ensemble de droits et d’obligations de tous les gouvernés, quelles que soient leurs origines ethniques, et l’égalité de tous devant la loi comme leur droit à la protection de l’Etat.

Dès lors que ces deux critères ne sont pas remplis, l’objectif de la démocratie, qui est d’assurer à tous les citoyens les mêmes chances dans la vie, est absent ; et cette démocratie n’est plus qu’un exercice formel au profit d’une majorité qui impose sa vue du monde à une minorité politiquement, économiquement et socialement maintenue en servage, même si elle constitue la majorité numérique de la population.

Israël ne peut prétendre à tenir hautes les valeurs de la démocratie et à constituer une île de liberté au milieu d’un océan de despotisme, si elle refuse à la population autochtone les droits de la citoyenneté. En fait, Israël est un Etat fondé sur l’exclusion d’une partie de sa population, et de ce fait, ne peut prétendre ni refléter les valeurs démocratiques propres à l’Occident - et tout le monde sait comment ces valeurs se manifestent -, ni donner des leçons de justice et de liberté aux autres pays de la région, si rétrogrades et si arbitraires qu’apparaissent leurs régimes parce qu’ils refuseraient la liberté d’opinion et le partage du pouvoir avec leurs citoyens.

Au-delà du formalisme qui permet à un groupe religieux de jouir de toutes les libertés, y compris celles d’être armé, de confisquer et d’expulser sans autres formes de procès, comme cela se fait de manière routinière sur le territoire reconnu de cet Etat, comme dans les territoires considérés par les lois internationales comme occupés, Israël n’a rien d’une démocratie au sens occidental du terme, bien que les dirigeants de ces pays lui reconnaissent ce caractère.

Et, pourtant, aucun d’entre eux ne fonde ses actions sur la discrimination, en termes de droits et d’obligations, entre les citoyens, sur la base de la couleur de leur peau, de leur origine ethnique, de leurs croyances religieuses, etc.

Il n’y a pas, dans ces pays démocratiques, de quartiers, et même de villes entières, interdites à telle ou telle partie de leur population ; les domiciles des personnes qui commettent des actes jugés répréhensibles ne sont pas systématiquement détruits, si ces personnes ont une origine ethnique déterminée ; et si les citoyens ont le droit de posséder des armes, ce droit leur est appliqué, quelle que soit leur origine, dès lors qu’ils sont des citoyens.

Si l’Etat prévoit des aides aux citoyens, aux municipalités entre lesquelles la population est répartie, la distribution de ces aides obéit à des critères de citoyenneté, non à des critères de religion ou d’ethnicité. Les citoyens ont les mêmes chances d’accéder à tous les postes publics, sans discrimination. La non-discrimination en matière de liberté de circuler, d’habiter et de construire où l’on veut, est non seulement reconnue, mais appliquée à tous de manière identique.

C’est une insulte pour les démocraties occidentales que d’assimiler le régime politique israélien, qualifié d’apartheid par Jimmy Carter, ancien Président des Etats-Unis, aux systèmes politiques qui les caractérisent. Israël est bien loin d’appliquer les valeurs occidentales, et son régime constitue une sorte de Nazisme amélioré au profit des Juifs, au lieu de l’être au profit des Aryens.

Israël, présenté comme modèle démocratique : une insulte pour l’Occident et ses valeurs

En Israël, on ne jette, certes, pas les membres de la « race inférieure » dans des camps de concentration ; et si on ne tente pas de les éliminer massivement, on ne les en empêche pas moins, et par tous les moyens imaginables les plus cruels et les plus vicieux, qui reflètent un despotisme dépassant de loin ce que les régimes de la région font subir à leurs peuples respectifs, de vivre une vie normale, y compris en leur refusant d’accéder aux ressources de base, de commercer, de s’instruire, de se soigner, de circuler, de construire, etc. Et, de temps à autres, lorsqu’ils font preuve d’excès de résistance, on les ramène à de meilleurs sentiments en les massacrant systématiquement et méthodiquement et cyniquement. Rien dans la pratique politique israélienne ne ressortit de la démocratie occidentale, telle que tout un chacun peut l’observer dans les pays occidentaux. Le refus même de définir ce que l’on doit entendre par citoyenneté israélienne, et la constante opposition à l’établissement de cette définition, qui est pourtant la base du système démocratique, renvoient la définition du régime politique israélien aux systèmes politiques de l’Antiquité, dont Israël tient à être une nouvelle incarnation.

La régression historique de l’Occident pour se mettre au niveau d’Israël ?

Si, malgré le gouffre insurmontable qui sépare la démocratie telle que l’Occident la pratique, de la démocratie à « l’israélienne », les Occidentaux considèrent ce pays comme un modèle, il ne leur reste plus qu’à aller jusqu’au bout de cette logique, et en revenir aux bonnes vieilles pratiques de discrimination religieuse et raciale de leur Moyen Age : massacrer, à la manière du sort réservé aux Albigeois au 13ème siècle, tous les dissidents religieux, rétablir l’Inquisition, entourer leurs villes et leurs quartiers de murailles hautes de 8 mètres, etc. La liste est longue de ce que devraient logiquement faire, pour en revenir aux pratiques de siècles révolus, ces pays, et surtout celui qui s’est récemment découvert un rôle de défenseur du droit d’Israël à faire partie d’un ensemble politique qui se targue d’être fondé sur la reconnaissance de l’indéfectibilité des droits de l’Homme, et sur le traitement équitable des individus par l’Etat, quelle que soit leur origine raciale et leurs croyances politiques ou religieuses.

Si Israël ne veut pas aligner son mode de gouvernement et sa philosophie politique sur ceux du reste de ce groupe continental, il ne lui restera plus à ce dernier qu’à adopter les critères démocratiques israéliens ! Le chemin sera long, dur et cruel pour cette régression historique. Mais que ne feraient pas les amis d’Israël pour soutenir et justifier son droit à l’élimination physique du peuple palestinien ?

Et dire que l’on refuse l’accès à ce regroupement régional, à un autre pays, qui certes a un problème de minorité à régler, mais dont le traitement de cette minorité apparaît teint de sainteté et d’humanisme exceptionnel, en comparaison de la façon dont les Palestiniens sont traités par Israël, et ce dès sa fondation, et avant même qu’un seul Palestinien ait tiré un coup de feu contre les nouveaux colonisateurs !

En conclusion :

-  1. Les légendes légitimant Israël, comme le refus des pays arabes et des Palestiniens d’accepter la division de la Palestine historique en deux Etats, et les suites que ce refus a eu sur le sort du peuple palestinien, de même que la « vente de la Palestine aux Juifs par les Palestiniens », cachant le fait que 93 pour cent des terres occupées par Israël ont été confisquées par la violence à leurs propriétaires légitimes, sont tombées en désuétude car elles ne font plus prime ;

-  2. Reste le thème porteur suivant lequel Israël serait un Etat démocratique, « le seul dans la région, » comme se plaisent à le répéter les thuriféraires de cet Etat ;

-  3. L’examen des pratiques formelles dans les domaines politiques et institutionnelles d’Israël pourrait laisser croire qu’effectivement il pourrait mériter le qualificatif d’Etat démocratique à la mode « occidentale » ;

-  4. Suivant ce thème, Israël emploierait la violence extrême contre les Palestiniens et les placerait en état de « hors de la loi », dans le but exclusif de défendre sa nature démocratique, et serait, ainsi, moralement justifié de mener une politique de discrimination raciale et religieuse, en vue de tenir haut les « principes moraux qui sous-tendent la démocratie » ;

-  5. le sionisme, comme doctrine génocidaire, constitue un démenti à cette présentation moralisante, qui donnerait à Israël un statut d’exemplarité dans une région dominée par le despotisme politique ;

-  6. Le problème avec cette présentation des pratiques démocratiques israéliennes est qu’Israël rejette les deux principes fondamentaux de la démocratie : le principe de citoyenneté qu’il s’est toujours refusé délimiter ou à adopter, et le principe d’égalité des droits et des obligations des citoyens, qu’il viole de manière continue contre les Palestiniens, le tout dernier exemple étant l’agression d’une sauvagerie inqualifiable et injustifiée contre les habitants de Gaza et sa banlieue ;

-  7. Sans caricaturer, on peut dire que l’image que les Sionistes voudraient projeter d’eux-mêmes et qu’ils seraient imbus de principes démocratiques, qu’ils seraient, par définition, humains et même « gentils », disposés à massacrer, à confisquer les terres des Palestiniens et à les expulser, en toute humanité ; le problème serait qu’au lieu de se laisser faire, les Palestiniens se défendent, et ils trouvent dans le monde des soutiens à leur résistance ! Qu’on laisse les Israéliens nettoyer la Palestine de ses habitants originaux, et la paix reviendra ! Donc, tout est de la faute des Palestiniens et de leurs soutiens ! CQFD !

-  8. Les pays qui défendent l’accès d’Israël à un regroupement régional, fondé sur l’acceptation de valeurs que ce pays rejette dans sa globalité et en détail, sont mis au défi soit d’exiger d’Israël qu’il définisse la citoyenneté, et donc, se proclame Etat raciste et intolérant sur le plan religieux, et se verrait interdire l’accès à cet ensemble, ou qu’il renonce au sionisme, et donc perdrait le caractère même de restauration historique d’un Etat de l’Antiquité ;

-  9. Et si ces pays continuent à considérer Israël comme une démocratie modèle, leurs principes s’opposant totalement à ceux qu’il suit, ils doivent aller jusqu’au bout de cette logique, rejeter les progrès accomplis au cours de ces six derniers siècles dans le domaine des droits de l’Homme, et prôner le retour au fanatisme religieux du Moyen Age ;

10. Il est quelque peu inconsistant de la part de ces pays de refuser l’adhésion à un pays qui n’emploie pas la violence et ne pratique pas la discrimination systématique contre sa minorité, alors que certains d’entre eux travaillent pour qu’Israël rejoigne ce groupe, bien qu’il soit, suivant les termes d’un ancien Président des USA, un pays pratiquant l’apartheid, en contradiction avec tous les principes politiques et moraux auxquels souscrivent ces pays !

2ème partie : Nazisme, Sionisme et Holocauste

19 janvier 2009 - Le Quotidien d’Oran - Débat

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5924

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 22:38


Haro sur Chavez l'antisémite!
La profanation d'une synagogue de Caracas a suscité des condamnations de par le monde. S'il est légitime de s'indigner quand un lieu de culte est profané, on aimerait cependant que les lieux de culte de toutes les confessions soient logés à la même enseigne.

La profanation de ce lieu de culte à Caracas avait la particularité de toucher un lieu de culte juif. Or, il faut savoir que la moindre profanation d'un lieu de culte juif (ne serait-ce que la présence de quelques graffiti), devient rapidement une information suffisamment importante pour faire le tour du monde, au moins via la presse anglophone. Reconnaissons que l'Anti Defamation League, la LICRA et d'autres organismes de ce genre font un excellent travail. Rien de tel pour l'attaque contre la nonciature apostolique dans la capitale vénézuélienne, mise également sur le dos des partisans de M. Chavez (information qui bénéficie d'une couverture médiatique nettement moins ample que celle concernant la synagogue).

L'autre particularité de cette profanation est d'être intervenue à Caracas, le siège du pouvoir d'Hugo Chavez, un président qui incarne une orientation de gauche en Amérique latine et donc objet de l'hostilité des "démocraties" libérales, Etats-Unis en tête.
Justement, cette profanation a été l'occasion de stigmatiser une fois de plus l'antisémitisme supposé du président Vénézuelien. Après tout n'a-t-il pas expulsé l'ambassadeur de l'entité sioniste à Caracas, donnant ainsi un feu vert à l'antisémitisme?
Qu'importe si ce dernier a condamné cet acte...

Seulement voilà, M. Chavez ne s'est pas contenté de condamner; il a également demandé à ses services de sécurité de faire diligence pour retrouver les coupables.

Et les coupables ont été interpellés comme le signale la presse française.

Sauf que la presse française ne donne aucune indication complète sur leurs pedigrees.

Or, si ce sont bien onze policiers et quatre civils qui onté été interpellés, ces civils ne sont autres que les vigiles chargés de la sécurité de la synagogue. Un seul, selon la BBC, plusieurs selon la presse vénézuelienne qui apporte les précisions suivantes:

Les enquêteurs "ont établi que le détective dont l'implication est présumée avait travaillé à la protection d'un rabbin. Ils assurent que cet agent avait demandé à son protégé l'argent que ce dernier lui devait, en vain. C'est à partir de là qu'il y a eu conflit entre eux, ce qui a motivé l'organisation de l'attaque, avec la complicité supposée des vigiles qui ont été arrêtés".


Il s'agirait donc d'un délit de droit commun (outre les dégradations, il y a eu des vols) maquillé en agression antisémite.
Et ne nous posons pas de questions sur la confession religieuse des vigiles.
http://mounadil.blogspot.com/

Jeudi 12 Février 2009
http://www.alterinfo.net/Haro-sur-Chavez-l-antisemite!_a29740.html
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 22:36


Rapport La haine sioniste sur les murs de Gaza

Les chefs de l’Etat hébreu se vantaient que leur armée était propre et que leur armée gardait une conduite exemplaire, dans leurs guerres menées contre le monde arabe. Mais de jour en jour, les réalités du terrain les démontent.

Le 17 janvier 2009, Ehud Olmert, premier ministre israélien, a donné un discours déclarant un cessez-le-feu unilatéral de sa guerre menée contre la bande de Gaza pendant 23 jours. Dans ce discours, Olmert a dit : « Il se trompe celui qui fait le pari sur la morale de l’armée israélienne ». De sa position, la plus haute de la pyramide politique de cet Etat, il a avoué que son armée s’est très mal conduite pendant sa guerre contre les enfants et les femmes de Gaza.

Une armée discriminatoire !

« Oui à la guerre et non à la paix ! », « Mort aux Arabes ! », « La prochaine fois, la douleur sera encore plus affreuse ». Ce sont des exemples de slogans écrits par les soldats de l’armée israélienne sur les murs de la bande de Gaza pendant leur passage. Ils ont aussi dessiné le Dôme du Rocher avec un drapeau israélien planté dessus.

Ahmed Hassan, étudiant en sciences politiques, dit à notre Centre Palestinien d’Information (CPI) qu’on peut qualifier l’armée israélienne d’armée la plus barbare du monde. Elle n’a aucun sens de l’humanité. Dans sa dernière guerre, elle a pris en cible les mosquées, les écoles, les hôpitaux… Elle a commis des actes auxquels les armées officielles ne s’abaissent jamais pour les faire. Sa dernière guerre a démasqué définitivement cette armée sans morale.

Des centaines d’associations et d’institutions juridiques voudraient poursuivre les officiers de l’armée israélienne pour leurs crimes. C’est une preuve évidente qu’elle a pratiqué des massacres contre des civils, dit l’étudiant Hassan.

Pour Aziz Oda, un autre étudiant universitaire, les graffitis sur les murs ne valent rien devant les actes obscènes des soldats israéliens. Ces derniers jouaient avec les corps de victimes et prenaient des photos avec eux !

De son côté, Nawaf Al-Amer, envoyé de la chaîne satellitaire Al-Quds, affirme que les soldats de l’armée israélienne ont montré une descente en enfer par leur morale, leur conduite inhumaine.

Les mots laissés sur les murs de la bande de Gaza montrent une haine profonde. Leurs esprits sont pleins d’une grande volonté de tuer, d’assassiner, non pas de combattre comme tout soldat qui se respecte. Leurs mots expriment un esprit discriminatoire, raciste. « Si tu peux pénétrer dans leurs maisons, tu dois au moins les tuer. Si tu ne le peux pas, tue au moins leurs chiens et leur ânes ». Ils ont tout simplement appliqué cette instruction qu’ils avaient apprise quelque part, dit Al-Amer.

Ils appliquent également une autre instruction propre à eux : « Si tu ne peux pas tuer un Arabe, pendant la journée, écrase au moins son ombre », ajoute Al-Amer.

Ahmed Tobassi, membre de l’institution de Solidarité internationale, confirme que cette armée israélienne est une armée totalement discriminatoire. On apprend au soldat israélien, dès qu’il met le pied dans l’établissement militaire, à haïr les Arabes et les Palestiniens.


Vendredi 13 Février 2009

http://www.palestine-info.cc http://www.palestine-info.cc

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 22:33



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juifs Francais sur Palestine hallucinant

Vendredi 13 Février 2009
http://www.alterinfo.net/juifs-Francais-sur-Palestine-hallucinant_a29772.html
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