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Noesam@voila.fr

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  • : Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
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Israèl est contre TORAH

*"Les sionistes me dégoûtent autant que les nazis."
(Victor Klemperer, philologue allemand d'origine juive, 1881-1960)

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L’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël constitue une révolte contre la volonté divine, contre la Torah, une révolte qui a engendré une vague interminable de violence et de souffrance. À l’occasion de la fondation de l’État hérétique, les juifs fidèles à la Torah pleurent cette tentative d’extirper les enseignements de la Torah, de transformer les juifs en une « nation laïque » et de réduire le judaïsme au nationalisme.......Nous déplorons les tragédies que la révolution sioniste a provoquées chez les Palestiniens, notamment des déportations, l’oppression et la subjugation..Que nous méritions que cette année toutes les nations, en acceptant la souverainet

é divine, puissent se réjouir dans une Palestine libre et dans une Jérusalem libre! Amen. Offert par Netouré Karta International : www.nkusa.orglink

                                               


   

 


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FATHER OF SIONAZISJACOB HITLER

La prétendue ascendance juive d'Hitler: Une "explication" par la haine de soi
Une publication parue cette semaine a attiré mon attention. Il s’agit ni plus ni moins de la généalogie d’Adolf Hitler qui aurait des ascendants juifs !! Dans son article, Gilles Bonafi présente une fiche des Renseignements généraux que le magazine Sciences et Avenir a publié en mars 2009, et où on peut clairement lire le deuxième prénom d’Hitler : Jacob. Adolf Jacob Hitler serait le petit-fils de Salomon Mayer Rothschild. Cette information a été divulguée par deux sources de très haut niveau : Hansjurgen Koehler officier d’Heydrich, qui était lui-même l’adjoint direct d’Heinrich Himmler et Walter Langer le psychiatre qui a réalisé le profil psychologique d’Hitler pour l’OSS, les services secrets US pendant la Seconde Guerre mondiale.
SOURCE ;alterinfo

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 14:39

Quand l’évocation de Juifs combattant aux côtés des soldats nazis débouche sur une argumentation islamophobe !


Ce n’est pas un fait abondamment couvert par le presse française, mais d’anciens membres lettons de la Waffen SS viennent dé défiler à Riga comme ils le font chaque année depuis que la Lettonie n’est plus une république membre de l’.

La Légion lettone de la Waffen SS continue de déchaîner les passions, aussi bien dans ce pays balte de 2 millions d’habitants qu’à l’étranger, notamment au sein de la communauté juive. Moscou et la minorité russe de Lettonie y voient une glorification du nazisme, alors que les anciens combattants et leurs partisans affirment que les légionnaires n’étaient pas des nazis, mais qu’ils se battaient pour l’indépendance.

Le ministre letton en charge de l’environnement, Einars Cilinskis , a participé à ce rassemblement, ce qui lui a quand même valu d’étre évincé du gouvernement.

Einars Clinkis, ex ministre de l’environnement de Lettonie

Einars Clinkis, ex ministre de l’environnement de Lettonie

A la différence de l’Ukraine, on note ici que communauté juive et communauté russe sont sur la même longueur d’onde pour stigmatiser cette marche de commémoration.

Une marche qui nous vaut un excellent numéro de pilpoul de la part du Centre Simon Wiesenthal (Marque déposée).

« Dans les pays baltes, beaucoup de ceux qui ont lutté contre le communisme ont aussi assassiné des juifs. De ce point de vue, ils ne méritent pas d’être les héros de la nouvelle et démocratique Lettonie », a déclaré le directeur du centre Simon Wiesenthal à Jérusalem. « Ce qui se passe en Ukraine reste évidemment en rapport avec ce qui se passe ici. Si des gens sont inquiets ici, je comprends parfaitement qu’ils ont raison de l’être. Une marche nazie ici ne peut que nourrir la propagande de Poutine », a-t-il ajouté.

On aimerait connaître la position du Centre Simon Wiesenthal sur le sujet dont je vous entretins dans ce post.

On savait que des soldats « juifs » avaient combattu dans les rangs de l’armée allemande pendant la seconde .

On apprend maintenant que des Juifs avaient aussi servi et combattu dans l’armée finlandaise aux côtés des troupes allemandes. A l’époque l’Union Soviétique était l’ennemi commun de l’Allemagne et de la Finlande.

Cette est relatée dans un long article du Daily Telegraph, un article qui étonne pour certaines raisons.

La première est que justement, l’auteur ne s’étonne pas plus que ça de l’implication de soldats finlandais de confession juive aux côtés de l’armée allemande. En effet, non seulement les Allemands savent (assez souvent apparemment) qu’ils combattent avec des Juifs mais ces derniers étaient aussi informés de la politique antisémite du Reich.

Et comme on le voit dans l’article, la relation entre les uns et les autres est pour le moins cordiale, au point que des soldats allemands assistent par exemple à un office religieux dans une synagogue dressée non loin du théâtre des combats..

Si l’article explique corrrectement les motivations des soldats juifs finlandais, patriotisme et défense du pays, il n’explique pas le comportement des militaires allemands qui apparemment se laissent éjecter sans broncher d’un commerce tenu par un Juif ! Et qui accordent la distinction prestigieuse qu’est la Croix de Fer à trois citoyens finlandais dont ils n’ignorent pas qu’ils sont juifs !

Le deuxième – et principal en réalité – motif d’étonnement est que cet article qui soulève d’importantes questions sur le rapport des Juifs à l’Allemagne et de l’Allemagne aux Juifs à l’époque glisse finalement vers un argumentaire islamophobe et à la gloire des Juifs si ce n’est du judaïsme.

On se demande effectivement par quel chemin tortueux l’auteur de l’article, qui semble ignorer que des centaines de milliers de soldats musulmans ont contribué à la défaite du nazisme, en vient à comparer la position de l’Islam qui chercherait à modifier les lois du pays où ses adeptes sont installés et le judaïsme qui exhorterait ses fidèles à adhérer aux lois du pays et à prouver qu’ils sont parmi les « meilleurs citoyens ».

On aurait aimé que le journaliste nous cite les extraits du Talmud qui invitent les Juifs à s’intégrer, tel est le mot qui convient, dans les sociétés où ils vivent. Eh bien non, puisqu’il choisit ce citer une femme rabbin d’une synagogue libérale, c’est-à-dire un courant du judaïsme minoritaire, sauf peut-être aux Etats Unis et qui jusqu’à la seconde guerre mondiale était défavorable à l’idéologie . Par ailleurs, ce judaïsme libéral (ou réformé) est un courant tout à fait récent et n’est en rien caractéristique essentielle du judaïsme dans le rapport avec la société où il est présent.

Ce qui n’empêche pas l’auteur de conclure que, [excellent] citoyen ou pas, le Juif restera toujours fondamentalement séparé du non juif.

Autant dire qu’il n’y a pas de remède possible à l’ hormis l’émigration en Palestine occupée.

Un article qui, en fin de compte, nous rappelle qu’il serait salutaire de revisiter l’histoire de la seconde guerre mondiale et des événements qui ont abouti à son déclenchement, Et que l’inversion de « l’antisémitisme » délitant « en un « philosémitisme » tout aussi dénué de raison, permet au racisme, contre les Musulmans notamment, de s’exprimer en toute bonne conscience.

 Les Juifs qui combattaient pour Hitler : «’Nous n’aidions pas les Allemands. Nous avions un ennemi commun’

Ils combattaient à leurs côtés , les soignaient et se liaient souvent d’amitié avec eux. Mais quel est aujourd’hui le sentiment des Juifs finlandais sur leur troublante – et rarement mentionnée – alliance avec les Nazis ?

Par Paul Kendall, The Daily Telegraph (UK) 14 mars 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

En Septembre 1941, un médecin a effectué un acte si héroïque, qu’il a été décoré de la Croix de Fer par le haut commandement allemand. Au mépris de sa propre sécurité, et en sous un intense bombardement soviétique, le Major Leo Skurnik, un médecin généraliste qui avait autrefois ambitionné de devenir pianiste de concert, avait organisé l’évacuation d’un hôpital de campagne à la frontière russo-finlandaise, sauvant la vie de plus de 600 hommes, y compris des membres de la SS.

Skurnik était loin d’être le seul soldat à avoir reçu la Croix de Fer au cours de la Seconde Guerre mondiale . Plus de quatre millions de personnes ont reçu cette décoration. Mais Skurnik avait une particularité remarquable: il était juif. Et Skurnik n’était pas le seul Juif à combattre au côté des Allemands. Plus de 300 d’entre eux faisaient équipe avec les Nazis lorsque la Finlande, qui avait un ennemi commun en l’Union soviétique, est entrée à son tour en guerre en Juin 1941.

L’alliance entre Hitler et la race qu’il voulait anéantir – le seul exemple de Juifs combattant pour un allié de l’Allemagne – est un des plus extraordinaires aspects de la seconde guerre mondiale, et pourtant, très peu de gens, y compris en Finlande, en ont une connaissance quelconque.

« J’ai vécu 25 ans ici avant d’en avoir entendu parler, et je suis juif, » déclare John Simon, un Newyorkais qui s’est établi à Helsinki en 1982. « Ce n’est pas une histoire dont on parle beaucoup. »

Les raisons pour lesquelles on en parle rarement racontées touchent au cœur même de ce que signifie être juif et la quête d’acceptation par cette race [juive!] pour être acceptée dans une longue série de pays d’accueil peu enthousiastes. Les anciens combattants juifs – une poignée d’entre eux est encore en vie aujourd’hui – insistent pour dire qu’ils n’ont pas honte de ce qu’ils ont fait. Mais passez une soirée en leur compagnie et parlez à d’autres membres de la communauté qui ont étudié les événements en détail, et vous comprendrez vite que «le compromis », un Choix de Sophie sur le champ de bataille, a laissé de profondes cicatrices psychologiques.

C’est en 1939 qu’Aron Livson connut son baptême du feu. A l’âge de 23 ans, ce fils de chapelier de la ville de Vyborg avait été incorporé dans l’armée quand l’armée soviétique envahit la Finlande. Comme beaucoup de Juifs, il était déterminé à accomplir son devoir au mieux de ses capacités, et à donner sa vie pour son pays si nécessaire.

Presque sans exception, les Juifs de Finlande étaient des descendants de soldats russes qui avaient été affectés dans la région pendant leur service militaire. (Sous la domination russe, les Juifs étaient enrôlés de force dans l’armée dès l’âge de 10 et devaient servir jusqu’à 25 années). Ils étaient considérés avec suspicion par le reste de la Finlande, qui avait elle-même été gouvernée par la Russie jusqu’à son indépendance en 1917, et la guerre qui a éclaté en 1939, connue en Finlande sous le nom de guerre d’hiver, avait été considéré par la petite population juive comme une chance de prouver qu’ils étaient de loyaux citoyens finlandais .

Livson avait combattu dans l’isthme de Carélie et, quoique l’armée finlandaise avait dû finalement battre en retraite devant des forces russes beaucoup plus importantes, il avait combattu si vaillamment, faisant preuve d’une grande compétence et initiative, qu’il avait été promu sergent.

Pendant un certain temps, une paix fragile régna entre la Finlande et l’Union soviétique, mais, quand Hitler lança l’opération Barbarossa , l’invasion surprise de l’État communiste, la Finlande vit une occasion de reprendre le territoire qu’elle avait perdu dans la guerre d’Hiver et elle unit donc ses forces avec Allemagne.

Comme tous les Juifs, Livson avait entendu les diatribes venimeuses de Hitler contre son . Il avait entendu parler de la Nuit de Cristal , des attaques contre les maisons, les entreprises, les écoles et les synagogues des Juifs allemands en Novembre 1938. Mais, quand il reçut l’ordre de rejoindre la lutte contre la Russie, il n’envisagea pas un instant de désobéir.

Livson a 97 ans aujourd’hui et il na plus grand chose du rude soldat difficile qu’i il était à l’époque, mais sa voix reste forte et claire, sa poignée de main ferme et ses opinions inébranlables.

«Je faisais mon devoir, comme tout le monde, » dit-il. «Nous n’étions pas des Juifs qui combattaient dans une armée finlandaise – nous étions des Finlandais, des soldats finlandais, combattant pour notre pays. » Nous nous sommes rencontré dans la cafétéria au sous-sol de la synagogue de Helsinki, en présence de l’épouse de Livson et d’autres membres de l’association des anciens combattants juifs finlandais. L’ambiance était conviviale, joviale même, comme c’est parfois le cas dans les discussionss entre anciens combattants, mais on ne pouvait pas se méprendre sur le sérieux de Livson. Quand il évoque un point important, il martèle le sol avec sa canne pour souligner chaque mot.

 En plus d’avoir fait leur devoir de soldats et d’avoir prouvé leur loyauté envers leur pays, les anciens combattants insistent pour dire qu’ils étaient heureux de se battre pour une autre raison: de leur point de vue, la Finlande et l’Allemagne menaient deux guerres distinctes, disent-ils, la Finlande une guerre d’auto-défense et l’Allemagne une guerre de conquête. «Je n’avais rien à voir avec les Allemands», dit Livson. « Il n’y avait pas d’Allemands là où je servais. Ils étaient 200 km au nord de mon régiment ».

Mais tous les Juifs n’ont pas été aussi chanceux. A la frontière avec la Russie, dans la région de Carélie, les troupes finlandaises et allemandes combattaient côte à côte et les Juifs devaientcomposer avec deux ennemis : un en face d’eux et l’autre dans leurs rangs.

Ils vivaient dans la crainte permanente que leur identité soit révélée, mais, fait incroyable, quand c’était le cas où il était, les soldats allemands ont pris l’affaire plus loin. Les hommes étaient finlandais, ils avaient l’entier soutien de leurs officiers supérieurs, et les Allemands – bien que souvent choqués de se retrouver à combattre aux côtés de Juifs – n’avaient pas le pouvoir de s’en prendre à eux. En fait, quand ils [les Allemands] se retrouvaient face à un officier juif supérieur en grade, ils étaient obligés de saluer.

Il y avait certes eu des soldats allemands en Finlande et un commandement allemand ainsi que la Gestapo à Helsinki, mais la Finlande rejeta les demandes de Hitler d’introduction de lois anti-juives. Lorsque Heinrich Himmler , l’architecte de la solution finale, vint en Finlande en Août 1942 et interrogea le Premier ministre Jukka Rangell sur la «  », Rangell répondit: «Nous n’avons pas de ».

« Il faut savoir», dit John Simon, qui a interviewé pendant plusieurs années des anciens combattants au sujet de la guerre pendant plusieurs années, « que seulement 20 ans avant, la Finlande avait connu une horrible guerre civile qui avait coupé la société en deux. Par la suite, il y avait eu un effort concerté, mené par quelques brillants hommes politiques, pour unir le pays – pour que les Rouges et les Blancs [communistes et non communistes, NdT] vivent ensemble.Les Juifs faisaient partie de cette action de rassemblement de tout le peuple.

«Les responsables politiques étaient déterminées à protéger tous les citoyens, même les anciens communistes. S’ils avaient fait une exception, même pour les Juifs, ils auraient détruit leur propre raisonnement. « 

Un général, Hjalmar Siilasvuo, était ouvertement fier de l’origine juive de ses soldats. Dans les mémoires de Salomon Klass, un autre soldat juif qui a été décoré de la Croix de Fer, Klass, qui avait perdu un oeil dans la guerre d’hiver, raconte une histoire sur le général lui demandant de venir à une une réunion et le présentant aux officiers allemands présents comme « un de mes meilleurs commandants de compagnie « . « Le Général Siilasvuo savait très bien qui j’étais et à quelle partie de la population j’appartenais », écrit Klass. Les Allemands n’avaient rien dit.

Leo Skurnik, (à g.), et Salomon Klass

Leo Skurnik, (à g.), et Salomon Klass

Plus troublants peut-être, étaient ces histoires d’amitiés nouées entre des juifs et de simples soldats de la Wehrmacht, révélées par l’historien finlandais Hannu Rautkallio,

« J’ai entendu une histoire à propos d’un soldat juif qui faisait le chemin de retour au camp [militaire] avec un Allemand de même grade, » dit Simon. «Le Juif a dit à l’allemand,« Quand nous serons de retour au camp, il ne faut pas dire aux gens que je suis juif.  » L’allemand lui a répondu: «Mais rien ne va t’arriver – tu es un soldat finlandais. C’est moi qui aurais des ennuis.  » « 

Les sentiments étaient particulièrement vifs chez les blessés. Un album qui appartenait à Chaje Steinbock, une infirmière juive du principal hôpital de Oulu, à près de 400 kilomètres au nord d’Helsinki, contient plusieurs messages sincères de patients allemands. « Pour ma chérie, ce que vous êtes pour moi, je vous l’ai dit, » commence un d’un soldat qui se fait appeler Rudy. « Ce que je suis pour vous, je ne l’ai jamais demandé. Je ne veux pas le savoir, je ne veux pas pas l’entendre parler, parce que trop savoir peut détruire le bonheur. Je vais vous dire une seule chose: je voudrais vous donner tout ce que votre coeur désire. Vous êtes la femme la femme que j’ai aimée par dessus tout. Jusqu’à présent, je n’avais jamais cru que cela puisse exister. « 

L’album de Chaje Steinbock

L’album de Chaje Steinbock

Une autre femme, Dina Poljakoff, qui travaillait comme aide-soignante, aurait fait une telle impression sur ses patients allemands que, comme Skurnik et Klass, elle a reçu la Croix de fer (la troisième et dernière des Juifs finlandais à avoir été décorée de cette médaille). « Les femmes non-aryennes n’étaient pas supposées soigner des hommes aryens et les Allemands savaient que ma mère était juive, mais en dépit de tout cela, ils l’aimaient, » dit Aviva Nemes-Jalkanen, la fille de Steinbock.

On rapporte même que lesAllemands auraient visité une synagogue de campagne installée à proximité de la ligne de front. «C’était une image incroyable, » disait Rony Smolar, le fils de Isak Smolar, l’homme qui avait fondé la synagogue, lors d’une conférence aux États-Unis en 2008. « Les soldats allemands en uniforme, assis coude à coude avec les hommes juifs priant. Les fidèles juifs avaient même remarqué que certains Allemands témoignaient d’un certain respect pour l’office religieux juif ».

Synagogue de campagne dressée près de la ligne de front finno-soviétique

Synagogue de campagne dressée près de la ligne de front finno-soviétique

Bien sûr, de nombreux détails de l’Holocauste étaient alors encore secrets. Les soldats juifs ne connaissaient pas les et les horreurs d’, de Dachau et Bergen-Belsen. Mais la plupart étaient en contact avec des parents en Pologne et dans d’autres pays d’Europe orientale.

«Ils recevaient des lettres», explique Simo Muir, professeur adjoint d’études juives à l’Université d’Helsinki. «Ils étaient au courant des déportations. »

Leo Skurnik était certainement conscient des dangers. Scientifique de talent dont la carrière avait été bloquée par l’antisémitisme en Finlande, il avait dans sa famille des commis voyageurs qui lui avaient écrit sur les nuages qui s’amoncelaient sur l’Europe. « Il en savait assez pour avoir peur», dit son fils, Samuli. Néanmoins, en tant que médecin en charge de soldats allemands et finlandais, il a refusait de discriminer.”

« Si vous voulez décrire mon père, la seule caractéristique vraiment saillante chez lui était son humanité. Il avait fait le serment d’Hippocrate et c’est pourquoi il ne  seserait jamais détourné d’un homme blessé, quelle que soit sa nationalité « .

Et il y avait beaucoup d’Allemands blessés qui avaient besoin de son aide. Le secteur où Skurnik était stationné a vu certains des combats les plus féroces de la guerre et aussi bien son régiment, le 53e d’infanterie, que la division SS allemande avec laquelle il combattait, avaient subi de lourdes pertes.

«C’était vraiment horrible», dit Samuli. « Il y avait beaucoup de victimes et mon père n’avait pas assez de médicaments. » Mais Skurnik n’a jamais renoncé. A un moment, il s’est même aventuré dans un no man’s land pour sauver des soldats allemands blessés quand aucun autre officier n’osait le faire. Enfin, comme il n’y avait aucun signe d’accalmie dans le bombardement russe, il prit la décision d’évacuer l’hôpital de campagne. Cette opération, à travers près d’une dizaine de kilomètres de tourbières, lui a valu la Croix de fer, mais, comme Klass, qui a remporté sa décoration pour avoir ouvert la voie à un assaut allemand à flanc de colline, et Dina Poljakoff, Skurnik la refusa.

«Quand les Allemands ont décidé qu’ils aimeraient donner cette décoration à mon père, ils l’ont fait savoir au général Siilasvuo. Il l’a alors dit à mon père qui pensait que ce devait être une erreur et avait décidé de voir ce qui se passerait lorsque Berlin aura découvert qu’il était juif. Mais, après un certain temps, le général Siilasvuo revint vers mon père et lui a dit que la décision avait été approuvée. Il a dit au général: «Mon bon ami, pensez-vous que je peux prendre ce genre de décoration? Faites savoir à vos collègues allemands que je me torche le cul avec! Le général leur a répété, mot pour mot, ce que mon père avait dit. « Les Allemands, furieux, ont alors dit à Siilasvuo de leur livrer Skurnik pour qu’il soit puni peine, mais il a refusé.

 Il y eut beaucoup d’autres actes de mini-rébellion pendant la guerre. Un médecin en poste à Oulu, qui avait moins – ou plus, diront certains – de principes que Skurnik, qui avait refusé de soigner les Allemands avait été transféré à un autre secteur. Sissy Wein, une chanteuse juive qui était la réponse de la Finlande à Vera Lynn, refusait de chanter pour les soldats allemands. Et le père et le frère de Aron Livson, stationné dans la ville de Kotka affichaient au quotidien leur dédain pour leurs soi-disant « alliés ». « Mon frère, qui était un sergent dans la défense anti-aérienne, refusait de saluer les Allemands et mon père mettait les Allemands dehors quand ils venaient dans sa boutique», dit Livson. Un tel comportement dans une autre partie de l’Europe aurait signifié une mort certaine.

Néanmoins, après la guerre, quand les horreurs de l’Holocauste se révélèrent, un malaise relatif à leur traitement de faveur se répandit tant parmi les Juifs finlandais eux-mêmes que dans la communauté juive dans son ensemble. Lors d’une réunion d’anciens combattants à Tel Aviv en 1946, les Finlandais avaient presque été rejetés comme des traîtres. Ne leur était-il jamais venu à l’esprit, leur avait-on demandé, qu’en aidant Hitler, ils avaient prolongé la durée de son pouvoir et ainsi permis que plus de Juifs aillent dans les chambres à gaz que s’ils s’étaient comportés autrement?

Ce malaise est encore décelable aujourd’hui. Quand je le répète le passage sur la Finlande « aidant l’Allemagne », je sens la température baisser dans la pièce où nous sommes.

« Nous n’avons pas aidé les Allemands, » jette Kent Nadbornik, le président de la Guilde des anciens combattants finlandais juifs. «Nous avions un ennemi commun qui était les Russes et c’est tout. »

Sémantique mise à part, une autre justification essentielle pour les anciens combattants – que preuve a été faite de leur loyauté envers l’Etat finlandais – a également été l’objet de critiques au cours de ces dernières années. La « ligne officielle » est que la présence des Juifs dans l’armée a non seulement mis à mal l’antisémitisme dans le pays, mais qu’elle a également protégé de l’Holocauste l’ensemble de la population juive de Finlande.

La réalité d’une phrase très importante citée ci-après et qui aurait été, suppose-t-on, dite par le commandant en chef de l’époque de la guerre  Gustav Mannerheim à Himmler – « Alors que des juifs servent dans mon armée, je ne vais pas permettre leur expulsion » – a été mise en doute par les historiens, qui pensent maintenant que Mannerheim ne savait même pas que des Juifs avaient combattu dans l’armée finlandaise avant une visite pour un service commémoratif dans une synagogue d’Helsinki en 1944. «Peut-être que», explique Simo Muir, « dans la période de l’après-guerre, la valeur des juifs [sic] qui ont combattu pour la Finlande a été surestimée. » S’ils étaient coupables de quelque chose, c’est d’avoir fait trop d’efforts pour s’adapter.

Contrairement à l’islam, qui exhorte ses disciples à réformer la loi de leur pays d’accueil afin qu’elle se conforme à la loi musulmane, les textes principaux du judaïsme soulignent l’importance d’adhérer à la loi du pays, même si la société est laïque [secular]. Des centaines d’années de persécution et un désir d’échapper aux ghettos, d’aller à l’université et de jouer un rôle actif dans la politique et la société, ont ajouté au fort désir d’adaptation des Juifs.

« Au long des siècles, les Juifs ont voulu prouver qu’ils étaient parmi les meilleurs citoyens, » affirme Lea Mühlstein, une femme rabbin de la synagogue libérale Northwood and Piner. « Il voulaient montrer qu’il n’y avais pas de conflit entre être un Juif et être un patriote, qu’il n’y avait pas de double loyauté. »

Mais les Juifs finlandais étaient dans une mission impossible.Quoiqu’ils aient pu faire, il y avait toujours une différence incontournable [inescapable] entre eux et leurs compatriotes finlandais : ces derniers se battaient pour leur destin, mais si Hitler avait gagné, les soldats juifs n’auraient eu aucun avenir. Qu’étaient-ils supposés faire ? C’est la question à laquelle personne en peut répondre.

http://mounadil.wordpress.com/2014/03/16/quand-levocation-de-juifs-combattant-aux-cotes-des-soldats-nazis-debouche-sur-une-argumentation-islamophobe

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 21:09

Le sionisme et l’impérialisme allemand, un texte majeur de Klaus Polkehn inédit en français


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Klaus Polkehn
Lundi 3 Décembre 2012

Le sionisme et l’impérialisme allemand, un texte majeur de Klaus Polkehn inédit en français

Je vous propose un article important qui est le fruit d’un travail d’historien réalisé par Klaus Polkehn, un journaliste de l’ex République Démocratique Allemande.

Dans cet article très documenté et doté d’un appareil de notes conséquent comme il se doit dans ce genre de travail, Klaus Polkehn décrit les relations entretenues dès ses débuts par le mouvement sioniste avec l’impérialisme britannique mais surtout, on l’évoque moins souvent, allemand.

Cette proximité touchera à sa fin dans des conditions qui ont à voir avec la défaite finale de l’Allemagne pendant la première guerre mondiale. Le mouvement sioniste avait en effet fait le choix de l’Angleterre qui s’était fendue de la fameuse Déclaration Balfour par laquelle le gouvernement britannique promettait aux sionistes un territoire qui ne dépendait pas de lui mais de l’empire Ottoman qui faisait précisément partie des forces de l’Axe.

L’empereur Guillaume II aurait aimé faire une telle promesse mais il ne tenait pas à s’aliéner son fidèle allié. La défaite allemande donnera de toute façon raison aux sionistes qui avaient fait le choix de Londres contre Berlin (on sait comment par la suite, après s’être servis des Britanniques, ils se retourneront contre eux).

Une défaite de l’Allemagne que Guillaume II imputera aux Juifs, jetant ainsi les bases de l’antisémitisme (au sens de haine des Juifs) d’Etat :

 «Qu’aucun Allemand ne soit au repos tant que ces parasites ne seront pas éliminés du sol allemand et exterminés», écrit-il en 1919. Son cher baron Max von Oppenheim, exempté des lois de Nuremberg, se fera l’entremetteur entre le mufti de Jérusalem et Hitler.

Mais avant de tenir ces propos haineux, Guillaume II filait une relation plus que cordiale avec les sionistes qui misaient sur le poids politique et militaire de l’Allemagne pour arriver à leurs fins.

A la lecture de l’article de Klaus Polkehn, je n’ai pu m’empêcher de me dire que les sionistes avaient un fonctionnement assez voisin de celui qu’on observe aujourd’hui dans les entreprises capitalistes, avec des services dédiés à un objectif commun mais qui sont à la fois en synergie et en concurrence entre eux, une concurrence exacerbée par la définition d’objectifs assignés pour chacun d’entre eux et leur conception comme prestataires et clients les uns des autres.

Enfin, ce n’est pas, comme on le voit dans l’article, le président du Conseil d’Administration qui exerce la réalité du pouvoir  mais bien plutôt celui ou ceux qui ont l’oreille de la puissance impérialiste et parviennent à exercer une influence significative sur elle.

A ma connaissance, cet article n’a jamais été traduit intégralement en langue française. C’est chose faite.

Le sionisme et l’Empereur Guillaume

Par Klaus Polkehn, Journal of Palestine Studies, Vol.4 N°2 (1975) traduit de l’anglais par Djazaïri

Dès l’époque de la publication de l’Etat Juif par Theodor Herzl en 1896, le mouvement sioniste a été conscient du fait que ses buts ne pourraient être atteints qu’avec l’aide d’une ou de plusieurs puissances impérialistes. C’est pourquoi l’histoire du sionisme des débuts – c’est-à-dire de l’année 1896 à 1917 – est marqué par des efforts inlassables pour s’attirer les faveurs des puissances impérialistes. De ce fait, les différences entre puissances impérialistes se reflétaient inévitablement dans les discussions à l’intérieur du mouvement sioniste et dans les contacts noués par les sionistes avec les nations de l’époque. Ainsi, la rivalité entre l’Allemagne et la Grande Bretagne qui devenait de plus en plus aigüe avant 1914 avait son pendant dans les altercations entre factions pro-allemandes et pro-britanniques au sein du mouvement sioniste.

Theodor Herzl avait approché le Sultan Ottoman pour obtenir son soutien – il fit de même avec von Plehven le ministre russe de l’intérieur dont la politique antisémite était tristement célèbre. Il avait aussi fait des efforts particulièrement vigoureux pour obtenir la faveur de l’impérialisme allemand. Mais comme ses efforts étaient restés infructueux, il se tourna vers la Grande Bretagne en 1900, créant dans la foulée, si on peut s’exprimer ainsi, la faction pro-britannique qui sera bientôt emmenée par Chaim Weizmann.

Les fondateurs du sionisme avaient la conviction de proposer aux puissances dont ils cherchaient à s’assurer le soutien, une contrepartie alléchante pour leurs visées sur la Palestine, en l’espèce un soutien à un mouvement sioniste en phase d’élaboration. Déjà en 1896, Herzl écrivait avec franchise dans l’Etat Juif :

«Si Sa majesté le Sultan nous donnait la Palestine, nous pourrions en retour prendre en charge l’ensemble des finances de la Turquie. Nous formerions là-bas un mur de défense pour l’Europe en Asie, un poste avancé de la civilisation contre la barbarie.» Herzl offrait ainsi sans détours le sionisme comme agent d’une politique coloniale-impériale. Il fit encore plus clair pendant le deuxième congrès sioniste – tenu à Bâle en 1898 – quand il déclara : «L’Asie est le problème diplomatique des prochaines décennies… nous pourrions en toute modestie rappeler que nous sionistes dont les gens aiment à discuter le caractère pratique de leurs vues, nous avons reconnu et annoncé comme l’évolution en cours des rivalités européennes [i.e., la lutte impérialiste pour le partage du monde] plusieurs années avant les autres.»

L’impérialisme allemand avait participé tardivement au partage colonial du monde. Des puissances comme l’Angleterre, la France et même la Belgique et le Portugal s’étaient adjugées depuis longtemps les meilleures parties de l’Afrique et de l’Asie. L’appétit [colonial] de l’Allemagne était alors particulièrement vorace. Parmi les régions qui avaient jusque là échappé au partage colonial se trouvaient les territoires d’un empire ottoman en déclin ; ces territoires comprenaient la Syrie, la Palestine et l’Irak. En 1888 déjà, la puissante Deutsche Bank avait obtenu une concession pour une voie ferrée en Turquie, et en 1880 le premier traité de commerce et d’amitié entre l’Empire Allemand et la Sublime Porte était signé, initiant un processus qui culminera en décembre 1899 avec la conclusion du fameux accord pour la construction du chemin de fer pour Bagdad. Cette poussée de l’impérialisme allemand au Proche Orient, les sionistes la voyaient comme une occasion à ne pas manquer.

Avant la première guerre mondiale, il y avait cependant une autre raison, certes moins importante, pour laquelle le mouvement sioniste était enclin à être pro-allemand. Theodor Herzl, qui travaillait à Vienne comme journaliste, appartenait au monde germanophone et c’est en Allemagne et en Autriche qu’il fit ses premiers émules. Vers la fin du 19ème siècle, environ 600 000 citoyens de confession juive vivaient en Allemagne. En comparaison des Juifs d’Europe orientale, les Juifs Allemands étaient plus fortement assimilés, mieux éduqués et occupaient souvent de plus hautes positions sociales. Ils n’étaient pas non plus sans être influencés par l’ambiance chauvine de leur environnement qui voyait l’Allemagne comme étant la plus grande puissance européenne. Ce chauvinisme affectait la façon dont ils concevaient leur propre rôle en tant que Juifs puisque les Juifs Allemands se sentaient investis pour être les leaders naturels des communautés juives. Kurt Blumenfeld, un des plus importants dirigeants sionistes à l’époque, a écrit à ce sujet dans ses mémoires :

« … avec l’oppression qu’ils [les Juifs] subissaient en Europe orientale – tout ce qui se trouvait au-delà de la frontière russe avait pour eux le parfum de la liberté.» A la même époque, les Juifs des classes sociales élevées aux Etats Unis étaient aussi originaires d’Allemagne et lui restaient attachés culturellement, de sorte que «les masses juives se sentaient alliées de l’Allemagne au moment du déclenchement de la première guerre mondiale.»

L’élan colonialiste allemand au Moyen orient s’exprima dans le premier voyage en Orient entrepris par l’Empereur Guillaume II. Du 13 octobre au 24 novembre 1898 (juste après le deuxième congrès sioniste), l’Empereur visita d’abord Constantinople avant de se rendre en Palestine et en Syrie. Aux yeux des sionistes, ce voyage dût apparaître comme une opportunité pour s’assurer le soutien de l’impérialisme allemand.

En 1914, l'empire Ottoman englobe le Hedjaz, l'Irak, la Syrie et la Palestine

En 1914, l’empire Ottoman englobe le Hedjaz, l’Irak, la Syrie et la Palestine

Theodor Herzl attachait beaucoup d’importance aux contacts directs avec aussi bien le Sultan Abdul Hamid II que l’Empereur Guillaume II. D’s avril 1897, pendant la guerre turco-grecque, les sionistes allemands collectaient des dons au profit du Croissant Rouge turc afin d’éveiller un intérêt chez les Turcs [pour le sionisme, NdT]. Le Dr M.I. Bodenheimer, le responsable sioniste [chargé de la collecte] confirmera ultérieurement dans ses mémoires que la collecte avait été avant tout organisée «afin de montrer au Sultan les précieux services que nous pouvions lui rendre.» Herzl avait institué une commission spéciale pour la collecte, et cette commission avait lancé un appel de circonstance aux clubs sionistes. Grâce aux dons, un groupe de médecins a pu être équipé de manière adaptée et envoyé dans la zone de guerre.

En août de la même année (1897), le premier congrès sioniste se tenait à Bâle. Immédiatement après la conclusion du congrès, Herzl réussit à obtenir une invitation du Grand Duc Friedrich von Baden, en son château de Schloss Mainau. Le Grand Duc, un membre de la parenté de l’Empereur, était avant tout intéressé pour en savoir plus sur le sionisme. Pendant la rencontre, Herzl dit avoir réussi à susciter l’enthousiasme du Grand Duc pour la cause sioniste.  En tout cas, le Grand Duc parla des idées sionistes à l’Empereur Guillaume II en octobre 1898, juste avant le voyage de ce dernier en Orient. David Wolffsohn, un banquier de Cologne (qui sera plus tard élu pour succéder à Theodor Herzl à la mort de ce dernier en 1904) a rapporté ainsi la conversation entre le Grand Duc et le Kaiser :

«Le kaiser a même dit qu’il était prêt à assumer des pouvoirs de protection [protectorat] sur le nouvel Etat. On a rapporté qu’il a exprimé le souhait de recevoir une délégation de représentants sionistes à Jérusalem de sorte à ce qu’il puisse les en informer.»

L'empereur Guillaume II

L’empereur Guillaume II

Ces échanges mirent les dirigeants sionistes d’excellente humeur. Ils voyaient l’objectif de leurs espoirs se rapprocher, et ils décidèrent que Herzl, Bodenheimer (en tant que représentant des sionistes allemands) et Wolfssohn devaient aller au Proche Orient. Herzl était empli d’enthousiasme.  A Berlin, il avait déjà négocié avec le chancelier Allemand, le prince Hohenlohe, et avec Bernard von Bülow, de sous-secrétaire du ministère des affaires étrangères, et il avait la conviction qu’un Etat juif en Palestine était à portée de main. Bodenheimer écrivait :

L’ambassadeur d’Allemagne en Turquie, le maréchal von Bieberstein est… en grande estime auprès du Sultan. Il semble que la difficulté consiste à trouver une modalité pour l’Etat [juif] qui puisse garantir l’autorité suprême du Sultan… Dans une communication adressée au comte Euleburg, l’ambassadeur d’Allemagne à Vienne, Herzl avait compilé tous les points de vue de sorte à inciter le Kaiser à prendre l’affaire en main… Le retour des Juifs en Palestine apporterait culture et ordre  dans ce coin délaissé de l’Orient. Au moyen du protectorat allemand, nous parviendrions à une situation gérée de manière méthodique. Dans sa lettre, le Grand Duc a, d’après nos informations, informé Herzl que le kaiser était plein d’enthousiasme pour la cause.

L’enthousiasme de Herzl était partagé par le mouvement sioniste. On croyait qu’un Etat juif en Palestine allié avec l’Empire Allemand était à portée. Le journal sioniste Die Welt écrivait le 28 octobre 1898 son enthousiasme pour «l’Allemagne d’Orient qui apporterait le renouveau du peuple de l’ancienne Palestine.»

Le séjour à Constantinople de la délégation sioniste avait cependant quelque peu sapé ce moral élevé. Herzl fut reçu à Constantinople par Guillaume II pour une audience qui dura une heure et demie. Herzl saisit cette occasion pour faire avancer ses idées mais il ne reçut qu’une réponse évasive selon laquelle le Kaiser informerait le Sultan du point de vue sioniste.

De Constantinople, la délégation sioniste prit la mer pour l’Egypte. D’Egypte, elle partit pour la Palestine afin d’y tenir la rencontre prévue avec le Kaiser. Pendant le voyage, Herzl chargea Bodenheimer de travailler à une exposition qui serait présentée au Kaiser. Bodenheimer s’exprimera plus tard ainsi à ce sujet :

Notre imagination était invitée à se donner libre cours pour cet évènement extraordinaire. Alors, selon la parole de Dieu dans la Bible, j’exigeais le territoire situé entre le fleuve d’Egypte le Nil, bien sûr] et l’Euphrate comme étant lé région pour la colonisation juive. Dans la phase de transition, le territoire serait divisé en districts qui passeraient sous administration juive dès qu’une majorité juive serait atteinte.

Cette présentation franche du concept de Grand Israël (qui reste aujourd’hui au programme de cercles d’extrême droite en Israël) n’avait pas, pour des raisons tactiques, obtenu l’approbation de Herzl. Ce dernier avait dit à Bodenheimer le « moment n’était pas encore venu pour mes [celles de Bodenheimer] grandes idées :

Il serait plus approprié pour le moment de créer une cellule germinale à partir de laquelle un Etat pourrait se développer de façon organique. Il avait à l’esprit une société foncière dans laquelle les droits souverains et les prérogatives royales seraient, dans une certaine mesure, préservés. Nous espérions que quand le Kaiser assumerait le pouvoir sur le protectorat, ces droits de montreraient en eux-mêmes si intéressants qu’une compagnie sous charte à l’exemple de celle de Rhodésie pourrait se fonder sur eux.

L'empereur Guillaume II à Jérusalem en 1898

L’empereur Guillaume II à Jérusalem en 1898

Après les amabilités de Guillaume II pour Herzl près de la colonie de Petah Tikva au cours d’une excursion touristique, l’Empereur, alors qu’il se trouvait à jaffa, reçut la délégation sioniste le 2 novembre 1898. Là encore, Herzl s’est exprimé, concluant ainsi son propos :

«Nous prévoyons la création d’une société foncière en Syrie et en Palestine, et nous considérons notre cause comme si bonne, et si bonne la participation de ceux qui sont les plus nobles, que nous sollicitons  de votre Majesté votre aide bienveillante pour cette œuvre.»

Mais la réponse de l’Empereur dût faire l’effet d’une douche froide : les sionistes pouvaient continuer leur travail parce qu’il y avait assez de place sur ce territoire pour tout le monde. A cette époque, la réalisation du projet sioniste ne  cadrait sans doute pas avec la problématique de l’impérialisme allemand. Le ministère allemand des affaires étrangères n’était pas intéressé par l’idée de provoquer ses alliés turcs en le mettant en difficulté par le soutien à l’établissement d’un Etat juif en Palestine. Aux yeux de la diplomatie allemande, les inconvénients étaient nettement supérieurs aux avantages d’une alliance ouverte avec les sionistes.

Le résultat infructueux de son voyage en Palestine amena Herzl à se poser la question de la direction que le mouvement sioniste devait désormais emprunter. Bodenheimer a écrit :

Malgré l’échec à Jérusalem, Herzl ne voulait pas abandonner l’idée d’un protectorat allemand. A l’époque déjà, Herzl formulait l’idée que pour nous la seule question était de savoir si nous serions sous un protectorat allemand ou sous protection britannique. Si le Kaiser avait penché pour notre cause, le mouvement aurait eu une orientation allemande. La question demandait une décision dans l’avenir proche.

Herzl lui-même arriva rapidement à une décision. En 1900, il déclara au 4ème congrès sioniste réuni à Londres, «La puissante Angleterre, la libre Angleterre, nous comprendra et comprendra nos aspirations. Avec l’Angleterre, comme point de départ, nous pouvons être certains que l’idée sioniste va grandir plus forte et s’élever plus haut que jamais auparavant.» mais les leaders sionistes Allemands n’avaient, quant à eux, pas abandonné leurs efforts pour devenir des alliés de l’impérialisme allemand. C’est aussi pour cette raison qu’ils s’étaient violemment opposés au dit «Plan Ouganda ». Le gouvernement britannique, sous l’effet de la propagande sioniste et en considération de l’utilité d’une alliance avec les sionistes, avait proposé qu’une région d’Afrique (la région du Kenya actuel) soit mise à la disposition de mouvement sioniste pour la colonisation. Tandis que Herzl plaidait pour l’acceptation de cette offre, de nombreux dirigeants sionistes y étaient opposés, notamment dans la faction «allemande» pour qui l’acceptation de l’offre anglaise sonnait le glas de sa relation avec l’impérialisme allemand.

C’est ainsi que, parmi les opposants les plus déterminés au projet ougandais lors du congrès sioniste de 1903, figurait le leader sioniste Allemand, le Dr Nossig. Le projet fut finalement abandonné.

Les dirigeants sionistes Allemand n’avaient pas relâché leurs efforts dans le but d’obtenir soutien et assurances de la part du gouvernement impérial allemand. Ainsi, Bodenheimer put rencontrer Freiherr von Richtoffen, sous-secrétaire au ministère allemand des affaires étrangères, et lui dit que « il était à coup sûr dans l’intérêt de l’Allemagne de faire des Juifs d’Europe orientale ses obligés. L’ouverture de l’Orient [le Proche Orient] pour les Juifs serait un moyen par lequel  un élément capable de parler allemand pourrait être siphonné hors de Russie et de Pologne dans cette direction.

(Ce faisant, Bodenheimer se servait d’un argument qui sera plus tard adopté avec enthousiasme par les tenants d’une politique allemande d’annexion au Proche orient.) Dans sa réponse, Freiherr von Richtoffen avait recommandé, quoique de manière évasive, que les sionistes se tournent vers la Norddeutesche Zeitung (qui était considéré comme l’organe officieux du ministère des affaires étrangères) pour faire connaître leur point de vue à l’opinion.

En 1902, Bodenheimer soumit une nouvelle fois un mémorandum au ministère des affaires étrangères. Il a écrit à ce sujet : «Je faisais allusion, entre autres choses, à l’avantage économique que retirerait l’Empire Allemand des colonies sionistes. La proximité de la langue parlée par les Juifs de l’Est [ i.e. d’Europe orientale qui parlaient le Yiddish, la langue allemande de l’époque médiévale avec un apport de vocabulaire hébraïque et polonais] faciliterait l’établissement de relations commerciales et culturelles. En outre, l’influence morale [qui en résultera pour l’Allemagne] sur la communauté juive et le poids des Juifs dans le monde de la finance ne devraient pas être sous-estimés.

Fait assez intéressant, on retrouvera la même idée dans un rapport du vice-consulat d’Allemagne à Jaffa daté du 29 février 1912. On peut lire :

Dans la mesure où la langue allemande est connue des Juifs, même si beaucoup d’entre eux ne la parlent que dans une forme corrompue, il existe entre eux et l’Allemagne des liens qui sont susceptibles de se renforcer encore… il y a aujourd’hui environ 100 000 Juifs dans ce pays, dont 70 000 Askenazis [= Allemands], c’est-à-dire qui appartiennent au monde germanophone. Il y a là quelque chose d’intéressant, pas seulement pour ces colons Allemands en Palestine, mais aussi pour les milieux de l’industrie et du commerce en Allemagne.

Ce courant de pensée se renforça avec le déclenchement de la première guerre mondiale. Les idéologues de la politique impérialiste allemande au Moyen Orient saluèrent cette option avec enthousiasme. Hans Rohde, un des avocats de la stratégie du chemin de fer jusqu’à Bagdad, écrivit au sujet de l’immigration sioniste « que l’idée fondamentale – la création d’un nouvel Israël en Terre Sainte – avait trouvé une concrétisation extraordinaire…

Nous, Allemands, avons toutes les raisons d’être fiers de cet accomplissement. Non seulement a-t-il été créé par des moyens et des forces allemands pour l’essentiel, mais c’est par-dessus tout la culture et la langue allemandes qui sont actuellement représentées et cultivées dans de vaste cercles en Orient.» Rohde reliait ce fait à l’exigence que «en échange, nous, qui avons jusqu’à présent extrêmement mal jugé l’errance des Juifs d’Europe orientale, lui accordant peu d’attention, devrions les aider à trouver une nouvelle patrie là-bas. De la sorte, nous pourrions marquer trois points d’un seul coup : nous rendrions service en même temps aux intérêts allemands, turcs et juifs.»

De cette manière, les intérêts de l’impérialisme allemand et ceux des dirigeants sionistes coïncidaient à nouveau car à l’époque, les sionistes Allemands étaient de loyaux sujets Allemands de l’Empereur. Cet aspect avait bien été mis en évidence en 1913 quand il y eu des disputes à l’intérieur du mouvement sioniste autour de la langue d’enseignement pour les élèves de l’école technique juive de Haïfa. «Hilfsverein der deutschen Juden, » qui subventionnait l’école plaidait pour l’allemand. La raison en était peut-être, selon Chaim Weizmann qui exigeait l’usage de l’hébreu, « en partie le renforcement de l’influence allemande au Moyen Orient ».

Très en colère, Weizmann écrivait :

«les Allemands se sont servis de Hilfsverein der deutschen Juden avec son réseau d’écoles comme instrument de leurs intrigues au Proche Orient… l’Angleterre restait nettement en arrière dans l’ensemble de la compétition.» (Un compromis sera trouvé quand les deux langues seront reconnues à égalité).

Le soutien inconditionnel que les sionistes Allemands apportaient à la politique impérialiste allemande avait été aussi mis en relief en mai 1914, quand les délégués à la conférence de «l’Union Sioniste pour l’Allemagne, » réunis à Leipzig avaient rendu hommage à l’Empereur Guillaume II.»

Le déclenchement de la première guerre mondiale vit donc les sionistes Allemands se tenir majoritairement aux côtés du chauvinisme allemand, tandis que l’Union des Citoyens Allemands de Confession Juive (non sioniste) déclarait : »Chaque Juif doit aujourd’hui faire son devoir.» La situation dans les cercles sionistes se présentait de la manière suivante en août 1914 :

«Saisis par la fièvre guerrière générale, les Juifs de l’Empire allemand (ainsi que leurs dirigeants sionistes) passaient par une sorte d’euphorie.» La participation des dirigeants sionistes à la déferlante générale du chauvinisme allemand ne signifiait cependant absolument pas qu’ils avaient mis de côté leurs objectifs propres. Au contraire, ils étaient tout aussi euphoriques pour leurs projets sionistes. Le Dr Arthur Hantke, le responsable sioniste, déclarait quelques jours après le début de la guerre, lors d’une réunion tenue à Berlin en présence des dirigeants sionistes : «L’action sioniste doit de poursuivre comme si rien ne s’était passé.»

Mais quelque chose s’était passé ; une guerre impérialiste avait éclaté et les sionistes, quel que soit le camp pour lequel ils voulaient prendre parti, y voyaient une chance d’échanger leur soutien contre une promesse sur la Palestine. Pour les sionistes Allemand, le déclenchement des hostilités entre les empires russe et allemand présentait des aspects particulièrement intéressants. L’importante population juive des régions d’Europe orientale pour lesquelles on se battait – des régions que l’impérialisme allemand voulait annexer –n’éprouvait guère de sympathie pour l’Empire Russe et sa politique de pogroms. Bodenheimer écrivait :

«En conséquence, je pensais que la révolution imminente à l’est de l’Europe pouvait être utilisée en faveur d’une nouvelle orientation politique pour les Juifs Polonais et Russes.»

Bodenheimer et les autres dirigeants sionistes étaient d’opinion que l’organisation sioniste devrait se fixer la tâche d’obtenir des Juifs Polonais et Russes qu’ils coopèrent avec les troupes allemandes  dans leur progression. En échange, le gouvernement allemand soutiendrait les plans concernant la Palestine. Cette attitude correspondait par ailleurs à l’idée très répandue chez eux que les sionistes Allemands étaient appelés à assumer la direction des Juifs d’Europe orientale. Le responsable sioniste Blumenfeld écrivait à ce propos : « Les Juifs Russes et Polonais doivent être dirigés par nous. »  Puis, il ajoutait : «Le mouvement sioniste n’est une organisation démocratique qu’au sens statutaire.

En réalité, la minorité qui est constituée de sionistes Occidentaux devrait imprimer sa marque sur le mouvement.» Cette attitude était une variante sioniste du fameux slogan chauvin allemand : «Le monde sera organisé par le génie allemand.»

Les dirigeants sionistes, Bodenheimer, Friedmann et Motzkin s’étaient eux-mêmes réunis depuis le déclenchement de la guerre mondiale dans le but de concrétiser la collaboration sioniste-impérialiste. Suite à des contacts pris avec le ministère allemand des affaires étrangères, ce dernier avait créé un département appelé «Abteilung für Jüdische Fragen» (Division des Affaires Juives).

D’origine russe, Nahum Goldmann, qui deviendra plus tard président du Congrès Juif Mondial, vivait alors en Allemagne, et il rejoignit le service ministériel de la propagande à l’instigation du Dr Ernst Jaeckh.  Ce service deviendra un département permanent du ministère des affaires étrangères sous la direction du professeur Moritz Soberheim. Goldmann était, de par sa fonction officielle dans ce département, en contact constant avec les dirigeants sionistes, le Dr Arthur Hantke et Kurt Blumenfeld puisque, écrit-il dans ses mémoires, «J’essayais, dans le cadre de mon activité, de m’occuper moi-même de la question de Palestine.»

Dans le même temps, la direction sioniste berlinoise avait déjà noué des contacts avec un comité formé par le grand patron Mannesmann (qui avait acquis une importance particulière du fait de ses intérêts en Afrique du Nord et dans le monde arabe). Mannesman avait travaillé sur un projet d’appel en direction des Juifs Polonais. Bodenheimer, Friedemann et Motzkin avaient cependant recommandé aux sionistes de rompre les contacts avec le comité Mannesman de sorte à concentrer tous les efforts sur les personnes qui leur semblaient en position d’autorité.

Ils travaillèrent sur leur propre projet [d’appel] que Motzkin traduisit ensuite en yiddish avant de le soumettre à Herr von Bergen, conseiller aux questions polonaises au ministère des affaires étrangères. Ce projet deviendra par la suite la base d’un appel qui sera publié par l’état-major allemand.

A ce moment, les plus importants responsables sionistes avaient établi un Comité pour la Libération des Juifs Russes dont le président était le directeur de banque Franz Oppenheimer et dont l’adjoint était Bodenheimer. Le Dr Arthur Hantke avait été désigné pour assurer la liaison entre le comité et l’exécutif sioniste. Le comité s’était lui-même installé à Behrenstrasse à Berlin où il se mit rapidement au travail. A côté du soutien apporté aux plans d’annexion en Europe orientale de l’impérialisme allemand, et des démarches pour obtenir l’approbation du projet pour la Palestine ; les relations avec l’Organisation Sioniste Mondiale devaient être maintenues malgré la situation de guerre. Le siège de la direction sioniste était établi à Berlin depuis 1911.

Mais pour la durée de la première guerre mondiale, un bureau de liaison sioniste avait été installé à Copenhague, la capitale du Danemark, un pays neutre, afin de maintenir le contact entre les sionistes des deux côtés du front. Les autorités allemandes avaient rapidement reconnu l’intérêt d’utiliser les connexions internationales du mouvement sioniste. Bodenheimer écrivait : «Les relations avec le ministère des affaires étrangères avait permis d’obtenir certains avantages pour les sionistes. J’avais ainsi pu fournir des passeports pour Copenhague à certains responsables du bureau central sioniste… Ca m’avait aussi donné la possibilité de faire rentrer en Palestine le Dr Mossinsohn, directeur de l’école secondaire hébraïque de Tel Aviv.

 Les personnages importants de l’Empire Allemand accordaient ce genre de faveurs aux sionistes parce qu’ils pensaient avoir la possibilité d’en retirer des gains politiques à l’international. De nombreux Juifs avaient émigré aux Etats Unis et il y avait l’espoir qu’ils puissent avoir une influence considérable sur la politique américaine. Déjà, au début de la guerre, l’état-major impérial avait envisagé d’envoyer une ‘Mission d’Erudits Juifs’ aux Etats Unis avec l’intention d’informer les Juifs Américains sur l’Allemagne.» Mais comme ce projet ne s’était pas matérialisé, la Marine Impériale l’avait repris en main. Bodenheimer rapporte :

qu’à l’instigation de von Meyrowitz, qui était un agent de Nord-Deutsch Lloyd, la marine Impériale voulait envoyer un homme digne de confiance en Amérique du Nord pour faire en sorte que les Juifs qui vivent là-bas soient bien disposés à l’égard des puissances de l’Axe. Dans la mesure où cela correspondait à nos intentions, nous avions immédiatement contacté le Dr Jaeckh de la Marine Impériale pour nous arranger avec lui pour l’envoi deux de nos hommes de confiance en Amérique du Nord. Les dépenses de cette délégation étaient assumées par la marine Impériale…

Cette entreprise sioniste, mais avant tout  de pure propagande pro-allemande avait coûté à la marine Impériale pas moins de 20 000 marks or.

Une partie de la direction sioniste allemande se sentit cependant appelée à restreindre ses activités pro-allemandes, après la prise de position du « Comité Supérieur d’Action » des sionistes à Copenhague contre le travail des sionistes dans le Comité pour la Libération des Juifs Russes. Le Comité Supérieur d’Action avait exigé une stricte neutralité, du fait en particulier que le décision en faveur soit de l’Allemagne, soit de l’Angleterre qu’avait exigée Herzl n’avait pas encore été prise à ce stade. Un rappel semblable à rester neutre avait aussi été adressé à des dirigeants sionistes actifs en Angleterre (Chaim Weizmann et Jabotinsky). Dans cet ordre d’idées, il faut mentionner un débat de même nature entre dirigeants sionistes qui se tint été 1913 à Paris, et qui fut aussi sans conséquences. Max Nordau, l’ami de Herzl et un des leaders du sionisme, avait recommandé de se tourner vers l’Angleterre, tandis que Bodenheimer avait plaidé une politique pro-allemande. Finalement, Nordau avait conclu que l’Angleterre «ne permettrait jamais à l’Empire Allemand de mettre un pied en Asie mineure car ce serait une menace pour la route vers l’Inde.»

Beaucoup de sionistes militants ne se sentaient cependant pas liés par la pétition de neutralité de Copenhague. En Angleterre, Chaim Weizmann travaillait étroitement avec le gouvernement britannique et rendait de bons services dans la production d’armement dans l’espoir de recevoir une promesse pour la Palestine.

En Egypte, pendant l’hiver 1915, Josef Trumpeldor organisait le premier contingent militaire juif de l’armée britannique – le « Zion Mule Corps» qui servira pendant l’offensive britannique sur les Dardanelles. En 1916, Vladimir Jabotinsky entamait des démarches à Londres pour mettre en place une Légion Juive, tandis qu’en Palestine même, les dirigeants du mouvement sioniste étaient parvenus, au début de la première guerre mondiale, à « un accord avec le gouvernement turc pour lever une Légion Juive afin de protéger le pays. Deux représentants de ces cercles – Yitzhal Ben-Zviqui sera plus tard président d’Israël] et David Ben Gourion [qui sera par la suite premier ministre pendant de longues années] avaient proposé en novembre 1914 au commandant en chef turc la mise en place d’une légion de volontaires Juifs avec une clause stipulant que cette légion resterait dans le pays [en Palestine] pendant la durée de la guerre, et serait réservée à la défense de sa population en cas d’attaque. La proposition avait été acceptée par le conseil militaire.»

Le paragraphe parlant de «défense en cas d’attaque» ne pouvait concerner que la marche de troupes britanniques en Palestine. Cependant, comme les autorités turques annulèrent par la suite leur consentement et prirent des mesures contre les fondateurs de la légion alors qu’elle s’était déjà déployée sur des positions, Ben-Zvi et Ben Gourion s’enfuirent en Amérique où ils plaidèrent à nouveau pour la formation d’une Légion Juive, mais cette fois pour combattre avec l’Angleterre contre les Turcs !

Jamal Pacha

Jamal Pacha (à droite sur la banquette arrière) et le général allemand Erich von Falkenheyn en Palestine en 1917

En réponse à la formation de la Légion Juive en Angleterre, Jamal pacha, le commandant en chef Turc pour la Syrie et Palestine, édicta un ordre d’évacuation des colons Juifs établis en Palestine. Un développement qui amena une fois de plus les sionistes Allemands à se mobiliser pour protéger les colonies sionistes en Palestine.

«Le seul moyen d’empêcher une catastrophe,” écrivait Nahum Goldmann, «consistait en une intervention forte de l’Allemagne.» Les tentatives officieuses faites par les cercles allemands de Constantinople restaient sans suite… «jusqu’à ce que finalement l’empereur Guillaume lui-même fut persuadé d’essayer d’obtenir l’annulation de l’ordre [de Jamal Pacha]. Ce qui fut d’un grand secours.»

Beaucoup de dirigeants sionistes Allemands ne se sentaient pas tenus à la neutralité. Cependant, la hiérarchie militaire allemande était maintenant beaucoup moins intéressée par la Palestine que par le front russe. Bodenheimer et plusieurs autres sionistes se rendirent sur le front oriental où ils furent reçus au quartier général du front est par le général Ludendorff et aussi ensuite par le maréchal von Hindenburg. Evoquant cette rencontre, Bodenheimer écrivait que Ludendorff

…avait montré un vif intérêt pour notre entreprise. Il avait salué notre intention d’informer la population juive de la situation politique et de la perspective d’une amélioration de leur condition en cas de victoire des puissances de l’Axe. Nous lui avions proposé d’envoyer nos hommes de confiance dans les territoires occupés afin de faciliter la compréhension entre l’armée et les Juifs [et, faut-il souligner, de diffuser la propagande sioniste auprès des Juifs d’Europe orientale.]

Cette collaboration entre les dirigeants sionistes et Ludendorff avait quand même un élément piquant. A la fin de l’automne 1914, Ludendorff avait déjà, en qualité commandant des armées impériales en Europe orientale, émis un appel en langue yiddish «à mes chers Juifs en Pologne.» Dans cet appel, il promettait que les armées allemandes leur apporteraient la liberté.

Ludendorff avait froidement calculé les effets de cette proclamation. En premier lieu, il cherchait à introduire la division dans la population des territoires occupés, notamment en relevant le statut des Juifs, de sorte à faciliter l’imposition de la politique d’oppression des autorités militaires allemandes. En outre, il entretenait l’espoir que la langue yiddish serait au service de la politique allemande d’occupation.

Pourtant Ludendorff, ce partenaire des sionistes Allemands (selon la volonté de l’aumônier Juif de l’armée allemande, le rabbin Rosensack, son nom avait été donné à une cantine juive populaire deKowno), était également un des antisémites Allemands les plus notoires. Il avait été des premiers amis et émules d’Adolf Hitler et il avait participé activement au putsch d’Hitler à Munich en novembre 1923. Ludendorff, dont les pseudo-théories antisémites feront partie intégrante du fascisme allemand, écrivait quatre ans après la fin de la première guerre mondiale des absurdités de ce genre : «Les hauts dirigeants du peuple juif ont travaillé main dans la main avec la France et l’Angleterre. Ils voyaient la guerre à venir [celle de 14-18] comme l moyen qui leur permettrait d’atteindre leurs objectifs politiques et économiques… à cette fin, le peuple juif avait besoin de la défaite de l’Allemagne.»

Les échecs des troupes allemandes sur le front de l’est, n’avaient cependant pas permis aux assistants sionistes de Ludendorff d’obtenir des succès dignes de ce nom. Entre temps, le gouvernement allemand avait refusé de s’engager avec les sionistes sur la Palestine.

Par contraste, les sionistes qui activaient en Angleterre avaient eu plus de réussite. Le 1er novembre 1917, la déclaration Balfour était publiée et l’orientation du mouvement sioniste était dorénavant décidée. L’homme derrière la déclaration était Chaim Weizmann qui avait fondé ses choix pro-britanniques avec des arguments semblables aux propositions que Herzl avait faites à Guillaume II et aux sionistes Allemands.

Nous pouvons raisonnablement dire que si la Palestine passait dans la sphère d’influence britannique, et si la Grande Bretagne encourageait la colonisation juive là-bas, nous pourrions avoir d’ici vingt à trente ans un million de Juifs sur place ; ils développeraient le pays, le ramèneraient à la civilisation et seraient un poste de garde très efficace pour le canal de Suez.

La déclaration Balfour embarrassait les sionistes Allemands aussi bien que le gouvernement allemand. Weizmann déclarera plus tard :

D’un autre côté, le gouvernement allemand était profondément affecté par le parti que pouvait en retirer le gouvernement britannique. Il interpella tous nos représentants en Allemagne pour essayer de leur explique que le gouvernement allemand aurait fini par faire la même chose, mais qu’il n’avait pu [encore] le faire à cause de son alliance avec la Turquie qui l’obligeait à avancer lentement sur ce dossier.

Le 5 janvier 1918, le ministère allemand des affaires étrangères transmettait au professeur Otto Warburg et au Dr Arthur Hantke, des membres de la direction sioniste qui siégeaient à Berlin, une note explicative où on lisait :

«En ce qui concerne l’entreprise de la communauté juive et des sionistes en particulier, nous saluons… particulièrement l’intention du gouvernement impérial ottoman de promouvoir le développement d’une colonie juive en Palestine par la garantie de la liberté d’émigration et de colonisation dans la limite des capacités d’absorption du pays. Le gouvernement impérial ottoman, qui a toujours fait preuve d’une attitude amicale à l’égard des Juifs, leur accorde une autonomie régionale et le libre développement de leur culture en accord avec les lois du pays.»

Cette déclaration n’était qu’une manière d’essayer de se tirer d’embarras et restait bien en deçà de la Déclaration Balfour. Sur le front de Gaza, les troupes turques et les contingents allemands battaient en retraite et le rêve allemand d’exercer une emprise impériale en Orient disparaissait. Il n’y eut pas de réaction visible de la part des sionistes allemands à la déclaration du ministère allemand des affaires étrangères. Il était loin le temps où les sionistes faisaient des déclarations de ce genre : «Je comprends le sionisme comme étant avant tout in des grands mouvements européens d’expansion… Nous voyons l’avenir de l’empire turc comme allant avec le destin futur de l’Allemagne.»

Une des conséquences de la défaite de l’impérialisme allemand dans le première guerre mondiale fut la perte d’influence de la faction pro-allemande du mouvement sioniste au profit des éléments pro-britanniques. En 1920,le rassemblement qui s’était tenu après la conférence sioniste annuelle à Londres avec les interventions de Lord Balfour, de Weizmann, de Lord Rothschild et de Max Nordau, avait été une cause de dépit pour Bodenheimer qui écrivait : «Même en cette occasion, les sionistes Allemands avaient été exclus. Sinon, il aurait été de bon ton de donner la parole au professeur Warburg qui était le président de l’Organisation Sioniste Mondiale.» Bdenheimer ajoutait ces quelques mots :

«Nordau avait souligné dans son discours l’importance politique et militaire de l’Etat juif pour la sécurité du canal de Suez.»

http://mounadil.wordpress.com/
http://www.alterinfo.net/Le-sionisme-et-l-imperialisme-allemand-un-texte-majeur-de-Klaus-Polkehn-inedit-en-francais_a84313.html
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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 21:03

Israelis on the path to Nazism?


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Alan Hart
Lundi 3 Décembre 2012

Israelis on the path to Nazism?

Are Israel’s Jews – some of them – on their way to becoming Nazis?

By Alan Hart
Some and perhaps many will regard my headline question as offensive but I make no apology for asking it; and I take comfort from the fact that my decision to pose it is fully supported by one of my very dear Jewish friends, Nazi holocaust survivor Dr Hajo Meyer.
Before I ran my proposed headline past him, I was well aware that he believes, and has said in public, that Zionism is seeking to dehumanize the Palestinians in the same way the Nazis sought to dehumanize him in the Auschwitz concentration camp.
“Zionism is to modern enlightened Judaism what Nazism was to Germany’s traditional ethical values.” (Dr Hajo Meyer, holocaust survivor)
When I asked him if he thought my proposed headline question should be asked, he said “Yes, absolutely”. He added: “Zionism is to modern enlightened Judaism what Nazism was to Germany’s traditional ethical values.” (One of Hajo’s most important books is titled An Ethical Tradition Betrayed: The End of Judaism).
The headline was provoked in my mind at the end of October by the announcement that, with the approach of next January’s election, Israel’s ruling Likud party, led by Prime Minister Binyamin Netanyahu, is joining forces with Yisrael Beiteinu, the ultra-nationalist group led by Avigdor Lieberman, the extreme-right foreign minister in the present coalition government.
As noted by Larry Derfner (who was fired from The Jerusalem Post for telling some truths on his website), “Lieberman has a thoroughly deserved international reputation as an Arab-hating, war-loving, neo-fascist”. (Derfner also noted that the label “neo-fascist” was pinned on Lieberman by Martin Peretz, “the stridently pro-Israel, ex-publisher of The New Republic.”)

Symptoms of fascism

Fascism is one of those concept words with meaning that depends to some extent on what is happening at a particular moment in history. Germany under Hitler, Italy under Mussolini and Spain under Franco were fascist states. The hallmarks of this fascism were governments dominated by dictators with magnetic personalities, who rallied their followers with messages which appealed to strident nationalism and promoted suspicion or hatred of both foreigners and “impure” people within their own nations (mainly Jews in Hitler’s case).
Today the term fascist is generally used to describe governments or individual leaders (as well as military dictatorships) which practice racism even if they do not preach it, and act in an arbitrary, self-righteous way in defiance of international law.
In October 2010, Uri Avnery wrote a warning piece with the headline “Weimar In Jerusalem: the rise of fascism in Israel”. He concluded that Israel was not yet the “goose-stepping” Germany of Hitler’s days but could become something very like it unless Israeli society mobilized the democratic forces within itself. He added: “But for that to happen, it must awake from the coma, understand what is happening and where it is leading to, protest and struggle by all available means – as long as that is still possible – in order to arrest the fascist wave that is threatening to engulf us.”
Two years on Netanyahu’s deal with Lieberman is surely an indication that the wave is gathering strength.
One of the most chilling reactions to their decision to make common cause for election purposes was that of Azriel Livnat. Who is he? A former senior member of Lehi, the Zionist terrorist organization also known as the Stern Gang (which offered to join forces with Hitler’s Nazis), and the father of Likud’s Limor Livnat, the current minister of culture and sport. In an interview on 30 October with Israel’s Channel 7, the settlers’ main media outlet, Azriel Livnat said this: “Maybe now the Likud will return to its roots. I hope that the two unified parties will guard the settlements and the entire Land of Israel, and that the vision of a Jewish state on both banks of the Jordan River will be fulfilled.”
Under the sub-heading of “Israel’s place in the international club of fascists”, Avnery offered an observation which I think is spot on.
This [the wave of fascism] is not a uniquely Israeli phenomenon. All over Europe and America, overt fascists are raising their heads. The purveyors of hate, who until now have been spreading their poison at the margins of the political system, are now arriving at the centre. In almost every country there are demagogues who build their careers on incitement against the weak and helpless, who advocate the expulsion of “foreigners” and the persecution of minorities. In the past they were easy to dismiss, as was Hitler at the beginning of his career. Now they must be taken seriously.
In Netanyahu’s case there is scope for wondering how seriously we should take him. Yes, he is most definitely committed to a Greater Israel and denying the Palestinians a state on any terms (land and other) they can accept; but on other matters is he the master of bluff? Does he really believe, for example, that an Iran armed with a few nuclear bombs could and would pose an existential threat to the Zionist state (if he does, he’s mad); or did he decide to play the Iran threat card to get Palestine off the agenda, in order to allow Israel to continue its colonization and slow ethnic cleansing of the occupied West Bank without fear of sanction by the major powers?

Ze’ev Jabotinsky’s Iron Wall “was to Zionism what Mein Kampf was to Nazism”

There is, however, every reason to take Lieberman seriously, and the key to understanding why is in his party’s description of itself as “a national movement with the clear vision to follow in the brave path of Ze’ev Jabotinsky”.
In the first and still existing Western draft of the history of the making of the conflict in and over Palestine that became Israel, Jabotinsky is described as being not only the founding father of the Haganah and thus the Israeli army but also the founder of “Revisionist Zionism”.
As I explain at length in my book Zionism: The Real Enemy of the Jews, “Revisionist Zionism” is actually honest Zionism. Those who in 1897 proclaimed the coming into existence of Zionism (sometimes described as “practical Zionism” and/or “socialist Labour Zionism”) were dishonest.
They agreed not to go public with their real goal – a Jewish state in all of Arab Palestine. Instead they talked and wrote for public consumption about the need for Jewish settlement, by obvious implication something far short of statehood; and they pretended they could come to an agreeable accommodation with the Arabs. Simply stated, they didn’t want the world and their fellow Jews especially to even think about the probability that the creation of a Jewish state would require some and perhaps many Palestinians to be dispossessed of their land, their homes and their rights.
It was to anaesthetize the Jewish conscience that Zionism’s pre-Jabotinsky leaders came up with the monstrous, wicked propaganda lie that Palestine was “a land without people for a people without land”.
Enter Jabotinsky. His book The Iron Wall: We and the Arabs was published in 1923. Its main thrust was that Zionism had to take Palestine from its Arab owners by force or not at all. (Two years later Adolf Hitler published Volume One of Mein Kampf.)
Jabotinsky’s book became the main inspirational text for most Jewish nationalists who became Israelis. (In my view The Iron Wall was to Zionism what Mein Kampf was to Nazism).
To understand Jabotinsky’s mindset is to understand how and why Israel became the arrogant, aggressive, oppressive, fascist state it is today and, also, why Lieberman is what he is. For that reason I am now going to quote (as I do in my book) nine paragraphs from The Iron Wall.
There can be no discussion of voluntary reconciliation between the Arabs, not now and not in the foreseeable future. All well-meaning people, with the exception of those blind from birth, understood long ago the complete impossibility of arriving at a voluntary agreement with the Arabs of Palestine for the transformation of Palestine from an Arab country to a country with a Jewish majority.
Any native people view their country as their national home, of which they will be the complete masters. They will never voluntarily allow a new master. So it is for the Arabs. Compromisers among us try to convince us that the Arabs are some kind of fools who can be tricked with hidden formulations of our basic goals. I flatly refuse to accept this view of the Palestinian Arabs.
They have the precise psychology that we have. They look upon Palestine with the same instinctive love and true fervour that any Aztec looked upon his Mexico or any Sioux upon his prairie. Each people will struggle against colonizers until the last spark of hope that they can avoid the dangers of colonization and conquest is extinguished. The Palestinians will struggle in this way until there is hardly a spark of hope.
It matters not what kind of words we use to explain our colonization. Colonization has its own integral and inescapable meaning understood by every Jew and every Arab. Colonization has only one goal. This is in the nature of things. To change that nature is impossible. It has been necessary to carry on colonization against the will of the Palestinian Arabs and the same condition exists now.
Even an agreement with non-Palestinians (other Arabs) represents the same kind of fantasy. In order for Arab nationalists of Baghdad and Mecca and Damascus to agree to pay so serious a price they would have to refuse to maintain the Arab character of Palestine.
We cannot give any compensation for Palestine, neither to the Palestinians nor to other Arabs. Therefore, a voluntary agreement is inconceivable. All colonization, even the most restricted, must continue in defiance of the will of the native population. Therefore, it can continue and develop only under the shield of force which comprises an Iron Wall which the local population can never break through. This is our Arab policy. To formulate it any other way would be hypocrisy.
Whether through the Balfour Declaration or the Mandate, external force is a necessity for establishing in the country conditions of rule and defence through which the local population, regardless of what it wishes, will be deprived of the possibility of impeding our colonization, administratively or physically. Force must play its role – with strength and without indulgence. In this, there are no meaningful differences between our militarists and our vegetarians. One prefers an Iron Wall of Jewish bayonets; the other an Iron Wall of English bayonets.
If you wish to colonize a land in which people are already living, you must provide a garrison for that land, or find some rich man or benefactor who will provide a garrison on your behalf. Or else? Or else, give up your colonization, for without an armed force which will render physically impossible any attempt to destroy or prevent this colonization, colonization is impossible – not difficult, not dangerous but IMPOSSIBLE! Zionism is a colonizing adventure and therefore it stands or it falls by the question of armed force. It is important to speak Hebrew but, unfortunately, it is even more important to be able to shoot – or else I am through with playing at colonization.
To the hackneyed reproach that this point of view is unethical, I answer -absolutely untrue. This is our ethic. There is no other ethic. As long as there is the faintest spark of hope for the Arabs to impede us, they will not sell these hopes – not for any sweet words nor for any tasty morsel, because this [the Palestinians] is not a rabble but a people, a living people. And no people makes such enormous concessions on such fateful questions, except when there is no hope left, until we have removed every opening visible in the Iron Wall. 
That, a decade before the Nazis came to power in Germany, was the ideology of what was called Revisionist Zionism. Its big idea was the application of brute force in order to give the Arabs, when they had been dispossessed of their land, no hope of getting it back. There was to be no consideration of what was morally or legally right or wrong. Compromise was entirely ruled out. It was a “them or us” strategy.
With that attitude prevailing as Israel heads further and faster down the road to Nazi-like fascism, there can be no hope for an initiative from within for peace on any terms the Palestinians could accept.
…there will at some point be a final Zionist ethnic cleansing of Palestine, and that might well convert the rising, global tide of anti-Israelism into classical anti-Semitism, bringing on Holocaust II, shorthand for another great turning against Jews, starting quite possibly in America.
Does that mean there’s no hope at all?
If the answer is “No”, I think the future is predictable. As I have indicated in previous articles, there will at some point be a final Zionist ethnic cleansing of Palestine, and that might well convert the rising, global tide of anti-Israelism into classical anti-Semitism, bringing on Holocaust II, shorthand for another great turning against Jews, starting quite possibly in America.
My friend Hajo thinks that is what Zionism wants because it believes that it’s only a matter of when not if the monster of anti-Semitism goes on the rampage again, and that when it does very many American and European Jews will flee to Israel for refuge and permanent settlement.
If that is really what Zionism’s in-Israel leaders want, I said to Hajo, they might be disappointed because there’s another possible scenario. To best protect themselves by playing their necessary part in preventing anti-Israelism being transformed into classical anti-Semitism, American and European Jews might distance themselves from the Zionist monster, say goodbye to it. This they would hope, as I do, would demonstrate that they are not complicit in the Zionist state’s crimes. Hajo agreed this was a possibility.
Larry Derfner refuses to give up on hope. Under the headline “The Bibi-Lieberman deal: A wake-up call to the would about Israel ”, he wrote that by unifying himself and the country’s ruling party with “an internationally despised neo-fascist”, Netanyahu has brought Israel “a sizeable step closer to the limits of Western tolerance.”. And he, Derfner, expanded that thought with these words:
Ultimately that’s good news. The only way Israel is ever going to give up the occupation and its habit of military aggression is by going too far – by becoming such a Goliath that the Western world finally tells it to clean up its act or find some new allies.
In my view there is merit in Derfner’s argument to the extent that it’s not impossible the limits of Western tolerance of Israel’s defiance of international law and constant sabotaging of efforts for peace will be reached and passed, and that a day could come, possibly in the last year of President Obama’s second term, when Israel will be told “Enough is enough”, and that it will be totally isolated and subjected to the full range of sanctions if it does not comply with international law. But…
Even if that were to happen, it’s by no means impossible that Israel’s nuclear-armed leaders would tell the whole non-Jewish world to go to hell.
In my book I wonder aloud if future historians will conclude that catastrophe for all was inevitable from the moment Britain gave Zionism a spurious degree of legitimacy with the Balfour Declaration.

http://www.redressonline.com/


http://www.alterinfo.net/Israelis-on-the-path-to-Nazism_a84302.html

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 02:51

Le mystère élucidé des origines juives et berbères d’Hitler ?

Quelque soit l’homme, blanc, jaune, noir ou rouge, il vient d’Afrique. Même mort, un serpent fait toujours peur, dit le dicton africain. Les jours se suivent et se ressemblent pour le bourreau de la seconde guerre mondiale. Les historiens hier, et aujourd’hui les scientifiques, tentent de percer le mystère Hitler sous toutes les coutures. D’après une étude scientifique, le Führer serait effectivement d’ascendance juive, somalienne et berbère, donc noire. C’est le comble de l’ironie. "J’apprends qu’il y a des noirs, je ferai d’eux le cirage de mes chaussures" est une citation prêtée à Hitler. Est-ce parce qu’il avait du sang noir et juif qu’il détestait tant ces deux groupes humains ? Alors que certains veulent en découdre avec les Roms, ceci est un enseignement car, Hitler n’était pas Aryen, celui de la race pure qu’il chantait...
Les échantillons d’ADN prélevés sur les parents de l’ancien nazi, attestent biologiquement qu’il est lié aux "races inférieures" qu’il a cherché à exterminer.
Le journaliste Jean-Paul Mulders et l’historien Marc Vermeeren ont procédé par l’ADN, pour retrouver 39 membres de la famille du Führer, en ce début année, pour leur étude.
Ces échantillons comprenaient, celui d’un agriculteur autrichien nommé Norbert H., cousin d’Hitler.
Un magazine belge Knack, a indiqué que les échantillons de salive prélevés sur ces personnes suggèrent fortement qu’Hitler avait de forts antécédents génétiques qu’il n’aurait certainement pas pris en compte ou nié.
Un chromosome appelé Haplopgroupe E1b1b (Y-ADN), relevés dans leurs échantillons familiaux du Führer est rare en Allemagne et même en Europe occidentale.
M. Vermeeren a expliqué que : "Il est le plus présent chez les Berbères du Maroc, en Algérie, en Libye ou en Tunisie ainsi que chez les ashkénazes et les séfarades"
Dans le magazine Knack, M. Mulders quant à lui a déclaré qu’ "On peut partir du postulat selon lequel, Hitler était lié génétiquement à des gens qu’il méprisait"
L’allèle dit Haplogroupe E1b1b1, qui représente environ 18 à 20% de la population ashkénaze et de 8,6 à 30% des séfarades en matière de chromosomes Y, semble être l’un des lignages majeurs et fondateurs de la population juive.
Le généticien, Ronny Decorte, professeur à l’Université catholique de Louvain estime que "C’est un résultat surprenant, que n’aurait pas apprécié ou accepté Hitler qui ne savait probablement pas qu’il avait ses racines en Afrique du Nord." Il a ajouté : "Il est difficile de prévoir ce qui va se passer avec cette information, tant pour les détracteurs que les partisans d’Hitler."
Le magazine affirme en outre que l’ADN a été testé dans des conditions de laboratoire les plus rigoureuses qui soient, pour obtenir ces résultats.
Ce n’est pas la première fois que les historiens ont suggéré qu’Hitler avait une ascendance juive. Son père, Alois, serait le fruit d’une liaison illégitime d’une servante du nom de Maria Schickelgruber, avec un jeune homme d’origine juive de 19 ans appelé Frankenberger.
Cela aurait produit plus tard, l’homme qui a inspiré l’Holocauste d’un quartier juif. Des rapports ont suggéré que le neveu d’Hitler, Patrick, a tenté de faire chanter son oncle à propos de sa filiation avec Alois Hitler. Hitler a alors demandé à son avocat, Hans Frank, d’enquêter sur ces allégations et il a annoncé juste avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, qu’ils étaient « sans fondement ».
L’affaire est passionnante si on la compare avec la conception du monde des nazis, dont la race et le sang étaient l’axe central. La préoccupation d’Hitler sur ses origines n’était pas injustifiée. Il n’a apparemment pas été « pure » ou « Ayrien ». L’ADN a également été prélevé sur l’un de ses petits neveu, celui-ci américain de 61 ans, Alexander Stuart-Houston. Ce dernier a utilisé, pendant 7 jours, une serviette que M. Mulders a récupéré et qui lui na permis de retrouver sa cousine en Autriche et d’établir le lien avec les ennemis jurés d’Hitler.
Selon le magazine Knack, dans les archives de Moscou, il reste un os de la mâchoire d’Hitler, et on parle aussi d’un drap taché de sang retrouvé sur le divan de son bunker, le 30 avril 1945. Il se serait suicidé. Knack demande donc au gouvernement russe, l’autorisation d’analyser ces reste-là. Ce serait certainement une façon de mettre un terme aux spéculations qui durent déjà depuis, 65 ans, et la mort du Führer.
Traduction française Allain Jules, sources : DailymailKnack.


Crédits photo Channel 4
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-mystere-elucide-des-origines-80151?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29

 
par Allain Jules (son site) mardi 24 août 2010 - 279 réactions
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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 14:14

La prétendue ascendance juive d'Hitler: Une "explication" par la haine de soi


« La haine qu’on se porte à soi-même est probablement celle entre toutes pour laquelle il n’est pas de pardon. »
Georges Bernanos

La prétendue ascendance juive d'Hitler: Une "explication" par la haine de soi
Une publication parue cette semaine a attiré mon attention. Il s’agit ni plus ni moins de la généalogie d’Adolf Hitler qui aurait des ascendants juifs !! Dans son article, Gilles Bonafi présente une fiche des Renseignements généraux que le magazine Sciences et Avenir a publié en mars 2009, et où on peut clairement lire le deuxième prénom d’Hitler : Jacob. Adolf Jacob Hitler serait le petit-fils de Salomon Mayer Rothschild. Cette information a été divulguée par deux sources de très haut niveau : Hansjurgen Koehler officier d’Heydrich, qui était lui-même l’adjoint direct d’Heinrich Himmler et Walter Langer le psychiatre qui a réalisé le profil psychologique d’Hitler pour l’OSS, les services secrets US pendant la Seconde Guerre mondiale. Le Livre Jaune n°7 (Collectif d’auteurs, Ed. Félix, Fritz Springmeier) s’était déjà penché sur ses origines et avait écrit : « Walter Langer, un psychanalyste, démontre dans son livre "The mind of Hitler", preuves à l’appui, qu’Hitler était le petit-fils du baron de Rothschild de Vienne. La police autrichienne a constitué un dossier secret sur les origines d’Hitler.
Le chancelier Dollfuss avait ordonné cette enquête. On a découvert que sa grand-mère, Maria Anna Schicklgruber, travaillait au service du baron Rothschild, quand elle est tombée enceinte. Quand les Rothschild ont appris la nouvelle, ils l’ont envoyée dans une clinique de la ville dont elle était originaire. »(1)
 
 « C’est là qu’est né en 1837, Aloïs Hitler, le père d’Adolf Hitler.
» En effet, celui qui a diligenté cette enquête, Engelbert Dollfuss, chancelier fédéral de l’Autriche du 20 mai 1932 au 25 juillet 1934, ainsi que dictateur à partir du 4 mars 1933 s’opposait à Hitler. Il avait ainsi tenté de déstabiliser son pire ennemi. Hitler l’a d’ailleurs fait assassiner le 25 juillet 1934 par des nazis déguisés en uniforme militaire.
Hansjurgen Koehler, un officier de haut grade de la Gestapo, qui travaillait pour Reinhard Tristan Eugen Heydrich, adjoint direct de Heinrich Himmler, aurait conservé les documents relatifs à cette enquête, documents qu’il a dévoilés en partie dans son livre « A l’Intérieur de la Gestapo » et dans lequel on retrouve les origines d’Adolf Hitler à la page 143. Mais, la deuxième source fondamentale concernant les origines d’Hitler provient de Walter Langer. Walter Charles Langer (1899-1981) n’était pas n’importe qui.
Il a été professeur à l’université d’Harvard mais surtout, il a été responsable d’un rapport intitulé « A Psychologial Profile of Adolf Hitler His Life and Legend » sur le profil psychologique d’Hitler pour l’« Office of Strategic Services » basé à Washington. Plus étonnant encore, son frère aîné William était le responsable du département d’histoire à l’université d’Harvard et surtout, à la tête de la section analyse et recherche de l’Office américain des Services Stratégiques (OSS). (...) C’est pourquoi « The Mind of Adolf Hitler, The Secret Wartime Report » (qui est en fait la publication du rapport secret commandité par l’OSS : « A Psychologial Profile of Adolf Hitler His Life and Legend ») écrit en 1972 par Walter Charles Langer, qui affirme qu’Hitler était le fils illégitime de Maria Anna Schicklgruber et de Salomon Mayer Rothschild, n’est pas un livre comme les autres et que ses affirmations concernant les origines d’Hitler sont à prendre avec le plus grand sérieux.(1)
 
 C’est aussi Alice Miller, pédopsychiatre polonaise réfugiée en Suisse et morte il y a une dizaine de jours, qui a dit qu’Hitler avait des origines juives. En 1980, dans son ouvrage intitulé C’est pour ton bien, Alice Miller avait notamment fait valoir l’idée que le père d’Adolf Hitler, en frappant son fils et en le persécutant moralement, l’avait poussé à se dévaloriser et à mépriser les Juifs. Elle explique le processus de la folie destructrice.
Elle prétend que le père d’Hitler, Aloïs Hitler fut le fils naturel d’un commerçant juif chez qui sa grand-mère goy était bonne. Le père d’Hitler était très violent. Hitler a d’ailleurs, totalement détruit le village de son père en Autriche. Hitler n’a immigré en Allemagne qu’en 1912, pour fuir son devoir de citoyen austro-hongrois ; il n’a acquis la nationalité allemande qu’en 1932 !
 
 Une autre version qui aboutit à la même conclusion est rapportée dans le journal L’Express par Ron Rosenbaum. « Hitler avait-il des origines juives, comme l’affirmèrent certains à partir des Mémoires de Hans Frank ? La scène primitive de la controverse sur la généalogie de Hitler est le site de Döllersheim, dans le Waldviertel, contrée agricole du nord de l’Autriche, près de la frontière tchèque. Là se trouvait un petit village, totalement rasé dans des circonstances non élucidées - ordre de Hitler ? - pendant la guerre. Il possédait une église qui abritait autrefois le registre paroissial où ont été consignés certains épisodes de l’histoire familiale du Führer
: la naissance illégitime de son père, Aloïs Schiklgruber, l’étrange mariage tardif de la mère de celui-ci avec le grand-père officiel de Hitler, Georg Hiedler, sans que celui-ci devienne pour autant responsable de l’enfant, et enfin le changement de nom. Quarante ans après être né Alois Schiklgruber, le père du futur Führer est en effet devenu Aloïs Hitler. Treize ans avant la naissance d’Adolf. (...) »(2)
 
 Le chantage du neveu
 
 Que trouve-t-on à l’appui de cette théorie ? Essentiellement une source :
le témoignage de Hans Frank, condamné à mort comme criminel de guerre à Nuremberg. Avant d’être pendu, il rédigea dans sa cellule des Mémoires qui ne furent publiées qu’en 1953. L’ancien chef nazi prétendait que, alors jeune avocat au service de Hitler, il fut, en 1930, chargé par celui-ci d’une enquête de confiance. Hitler faisait l’objet d’un chantage de la part d’un jeune demi-neveu, William Patrick Hitler, qui vivait alors avec sa mère à Liverpool : il lui réclamait de l’argent, sous la menace de révéler son secret de famille à la presse anglo-saxonne. Le récit de Hans Frank est en partie vrai : non seulement ce chantage a eu lieu, mais Hitler a payé son neveu. Mais de quel secret de famille s’agissait-il ? Hans Frank dit avoir découvert des « documents de paternité » - une correspondance entre une famille juive et les grands-parents paternels de Hitler. Hans Frank ajoute que, pour repousser l’idée de cette généalogie, Adolf Hitler se persuadait que l’enfant était en réalité de Georg Hiedler, mais que le couple, pauvre, avait monté ce stratagème pour obtenir, par chantage, de l’argent d’une riche famille juive. Selon Hans Frank, Hitler préférait ainsi faire de ses grands-parents de misérables petits escrocs, plutôt que d’accepter l’idée d’un grand-père juif.(..) Le psychologue américain G.M.Gilbert, confident de Hans Frank, s’est dit persuadé que Hans Frank n’avait pas inventé cette histoire de la filiation incertaine et y décelait l’origine de l’antisémitisme du dictateur. Selon le Dr Gilbert, l’obsession de Hitler que cette histoire puisse être vraie « ne pouvait se résoudre dans son cerveau malade qu’en montrant qu’il n’y avait pas de pire antisémite que lui sur la terre ; aussi, comment aurait-il pu être juif ? ».(2)
 
 Si les faits sont avérés, on comprendrait la mécanique du fonctionnement du cerveau de Hitler. Ron Rosembaum écrit : « Certains veulent y voir l’origine de son antisémitisme. Les doutes sur sa filiation et sa propre pureté raciale, la crainte d’avoir hérité du "sang juif" d’un grand-père inconnu, auraient selon eux poussé Hitler à des attitudes et des actes d’un antisémitisme toujours plus virulent pour prouver (à ses propres yeux autant qu’à ceux des autres) qu’il n’avait pas été "infecté", se débarrassant de ses soupçons quant à l’existence d’un juif en lui en éliminant tous les juifs autour de lui. »(2) Gilles Bonafi arrive à la même conclusion : « ...En effet, comment analyser la haine d’Hitler pour les juifs si on connaît ses origines sémites ? Se cacherait-il quelque chose de plus important ? Hitler a-t-il obéi à des puissances supérieures comme cela est écrit sur sa fiche des Renseignements généraux ? » (1) L’imbrication de l’ascendance juive et Hitler ne s’arrête pas là. L’histoire des soldats juifs d’Hitler demeure au rang des pages occultées de la Seconde Guerre occidentale. Cependant un ouvrage, agrémenté par de nombreux documents et divers témoignages inédits, lève le voile et retrace l’histoire de ces nom-breux Allemands d’ascendance juive qui, à des degrés divers, ont rejoint l’armée allemande pour combattre et servir les idéaux et intérêts d’Hitler. Bryan M.Rigg explique comment ces hommes ont délibérément choisi de servir les ennemis de leur peuple dans l’espoir de protéger leur famille mais aussi simplement par patriotisme. On compte parmi eux des Amiraux et des Feld maréchaux qui ont reçu de la main d’Hitler leur « attestation d’aryanité ».(3)
 
 Comment alors expliquer le comportement d’Hitler et de tous ceux d’ascendance juive qui ont voulu effacer leur racine ? Une expression à la mode : la haine de soi, terme d’ailleurs, utilisé dans un autre contexte par un homme politique français pour s’affranchir de la tyrannie de la repentance. Cette expression de haine de soi conceptualisée par Albert Memmi dans « l’étude du colonisé », a été aussi vécue par les beurs.
L’injonction qui leur est faite à l’intégration produit donc une rupture au sein des ex-colonisés, dans la logique des élites indigènes de l’époque coloniale, ayant pour mission de « civiliser » les « masses barbares ». Une partie des individus ayant émergé du mouvement social issu de l’émigration des années 1980 peuvent être identifiés à cette catégorie, comme certaines figures médiatiques de la « beuritude » (Malek Boutih, Fadéla Amara, Rachida Dati). Cette figure de l’héritier se rapproche de la première réponse du colonisé au rapport colonial qu’identifie Memmi : l’amour du colonisateur et la haine de soi.
 
 Il semble que les Juifs n’échappent pas à ce "complexe" de la haine de soi. Pierre Itshak Lurcat explique cette haine de soi en citant plusieurs exemples pour conforter son plaidoyer. Ecoutons-le : « (...) C’est le philosophe juif allemand Theodor Lessing qui créa l’expression ´´Jüdische Selbsthass´´ - haine de soi juive - pour décrire ce phénomène bien particulier, affectant une partie de l’intelligentsia juive européenne au début du siècle dernier. Dans un livre paru en 1930, Lessing décrivait six cas de Juifs atteints de haine de soi caractérisée, sous sa forme la plus aiguë, qui les conduisit presque tous au suicide. Le plus célèbre parmi eux est Otto Weininger, qui se suicida un an après s’être converti au protestantisme. (...) On prête à Adolf Hitler cette boutade sinistre, au sujet de Weininger : "Il n’y avait qu’un seul Juif honnête, et il s’est suicidé." Selon une des explications, Weininger aurait voulu échapper définitivement à sa condition juive, ayant expliqué dans son livre que le christianisme était "la plus haute expression de la foi", tandis que le judaïsme était à ses yeux la "forme extrême de la couardise...". Il attribuait à l’influence juive la décadence de son époque, ce qui explique que les nazis avaient utilisé certains extraits de son oeuvre dans leur propagande ».(4)
 
 « (...) Simone Weil, elle aussi touchée par cette maladie, passe en revue plusieurs Juifs célèbres atteints de haine de soi. Rachel Levine-Varnhagen (1771-1832), femme de lettres juive allemande, avait pour « aspiration centrale de se dépêtrer de son judaïsme », selon sa biographe Hannah Arendt (qui avait elle-même un rapport ambigu au judaïsme et à Israël). Varnhagen ira jusqu’à écrire, à propos de sa judéité : « Jamais, à aucune seconde, je n’oublie cette infamie. Je la bois dans l’eau, je la bois dans le vin, je la bois avec l’air, à chaque respiration. » Elle dira encore que « le Juif doit être exterminé en nous, même au prix de nos vies ». Giniewski compare Varnhagen à Simone Weil, elle aussi atteinte de haine de soi, de manière explicite : « Mon attitude envers moi-même est un mélange de mépris, de haine et de répulsion. »(4)
 
 Une haine florissante
 
 « Shmuel Trigano a consacré un numéro de la revue Controverses au phénomène des « alterjuifs » - néologisme créé par la psychiatre Muriel Darmon -, ces intellectuels juifs, en France et ailleurs, qui épousent systématiquement la cause des ennemis d’Israël. En Israël même, la haine de soi juive est florissante dans tous les secteurs de la vie intellectuelle, artistique et politique(...)... Et c’est aussi cette haine de soi pathologique qui explique le comportement délirant de certains « alterjuifs » en France (et ailleurs), dont nous avons eu plusieurs illustrations récentes, à l’occasion de la guerre contre le Hamas à Ghaza. Quand un auteur de guides touristiques (membre de l’association de Juifs antisémites UJFP) écrit dans les colonnes du Monde qu’il faut « effacer le nom de son grand-père à Yad Vashem », il fait preuve d’une haine de soi qui apparaît bien dans ces lignes : « En conservant au Mémorial de Yad Vashem, au coeur de l’Etat juif, le nom de mes proches, votre Etat retient prisonnière ma mémoire familiale derrière les barbelés du sionisme... »(4)
 
 Curieusement, s’agissant du comportement d’Hitler - si on prête crédit à son ascendance juive - alors que tout l’argumentaire est en faveur d’un « complexe de haine de soi », Pierre Itshak Lurca bifurque vers une autre explication : l’antisémitisme qui imprégnait la société viennoise du début du siècle : Ecoutons-le : « (...) Il faut bien comprendre que le racisme contre les Juifs (l’antisémitisme), est ancien. Ce n’est pas Hitler qui l’a inventé, ni les Allemands ! Le nazisme reprend l’antisémitisme ancien et y ajoute un "racisme biologique". Hitler va donc reprendre cet antisémitisme ancien. Il y ajoute des théories fumeuses, soi-disant "scientifiques" qui prouveraient la supériorité de la soi-disant "race aryenne" (avec au-dessus de tout, les Allemands) sur la "race juive". Il s’appuie sur des théories assez fumeuses émises en particulier par un Français, le comte de Gobineau, au XIXe siècle. Hitler a été au contact de l’antisémitisme (racisme contre les Juifs) qui existait à Vienne quand il était jeune : Hitler, sans métier, sans logement, clochardisé, devra quelque temps loger dans un asile pour SDF. C’est à cette époque qu’il sera au contact de journaux racistes contre les Juifs. Toute sa haine s’exprimera à partir de là contre les Juifs ».(5)
 
 Un fait pourtant inexplicable est l’accord de l’Agence juive pour le transfert des Juifs vers la Palestine. Mais ceci est une autre histoire. C’est dire que les choses ne sont pas aussi simples et la diabolisation du IIIe Reich par les médias occidentaux est tout, sauf impartiale.
 
 1.Gilles Bonafi : Le secret d’Adolf Jacob Hitler alterinfo.netl
 
 2.Rosenbaum Ron : Le secret de famille du Führer. L’Express 01/10/1998
 
 3.Bryan M.Rigg : La tragédie des soldats juifs d’Hitler
 
 4.Itshak Lurçat : La haine de soi juive, du pathologique au politique. Blog de l’auteur. 30.01.2009
 
 5.I. Lurçat : Pourquoi Hitler en voulait-il aux Juifs ?
http://pagesperso-orange.fr/ d-d.natanson/antisemitisme.htm
 
 Pr Chems Eddine CHITOUR
 
 Ecole Polytechnique enp-edu.dz
source;alterinfo
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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 22:34
Le secret d’Adolf Jacob Hitler

Sur cette fiche des Renseignements Généraux que le magazine Sciences et Avenir a publié en mars 2009, on peut clairement lire le deuxième prénom d’Hitler : Jacob.

 

Adolf Jacob Hitler serait le petit-fils de Salomon Mayer Rothschild. Cette information a été divulguée par deux sources de très haut niveau : Hansjurgen Koehler officier d’Heydrich, qui était lui-même l’adjoint direct d’Heinrich Himmler et Walter Langer le psychiatre qui a réalisé le profil psychologique d’Hitler pour l’OSS, les services secrets US pendant la seconde guerre mondiale.

 Hitler est un personnage méconnu à la personnalité complexe et dont l’histoire recèle de nombreux secrets que l’on découvre peu à peu.
Le Livre Jaune n°7 (Collectif d’auteurs, Ed. Félix, Fritz Springmeier) s’était déjà penché sur ses origines et avait écrit : « Walter Langer, un psychanalyste, démontre dans son livre « The mind of Hitler », preuves à l’appui, qu’Hitler était le petit fils du baron de Rothschild de Vienne. La police autrichienne a constitué un dossier secret sur les origines d’Hitler. Le chancelier Dollfuss avait ordonné cette enquête. On a découvert que sa grand mère, Maria Anna Schicklgruber, travaillait au service du baron Rothschild, quand elle est tombée enceinte. Quand les Rothschild ont appris la nouvelle, ils l’ont envoyée dans une clinique de la ville dont elle était originaire. C’est là qu’est né en 1837, Alois Hitler, le père d’Adolf Hitler. »

En effet, celui qui a diligenté cette enquête, Engelbert Dollfuss, chancelier fédéral de l’Autriche du 20 mai 1932 au 25 juillet 1934, ainsi que dictateur à partir du 4 mars 1933 s’opposait à Hitler. Il avait ainsi tenté de déstabiliser son pire ennemi. Hitler l’a d’ailleurs fait assassiner le 25 juillet 1934 par des nazis déguisés en uniforme militaire. Celui-ci prévenu, tente alors de s’enfuir de la chancellerie, mais surpris par ceux-ci, il est grièvement blessé et meurt dans la journée de ses blessures.
Hansjurgen Koehler, un officier de haut grade de la Gestapo, qui travaillait pour Reinhard Tristan Eugen Heydrich, adjoint direct de Heinrich Himmler, aurait conservé les documents relatifs à cette enquête, documents qu’il a dévoilé en partie dans son livre « A l’Intérieur de la Gestapo » et dans lequel on retrouve les origines d’Adolf Hitler à la page 143.

Il faut savoir qu’Heydrich, l’adjoint direct de Himmler, était officier à la section politique des services de renseignements de la marine à Kiel à partir de1930 et travaillait en étroite collaboration avec Wilhelm Canaris, futur amiral et futur chef de l’Abwehr, le service de contre-espionnage militaire allemand.
Certaines mauvaises langues affirment qu’Heydrich aurait été assassiné car il connaissait trop de secrets. N’oublions pas que les trois « résistants » tchèques qui l’ont abattu ont été parachutés de Londres et ont bénéficié de complicités. De plus, le fils d’Heydrich, Klaus, est mort étrangement le 24 octobre 1943 lors d’un « accident de la route ».

Il existe un autre indice étonnant, ainsi, après l’Anschluss, c’est à dire l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie en 1938, Hitler fit raser Döllersheim, le village natal de son père. Etrange de vouloir détruire à ce point les preuves de son origine !

Il existe de plus une autre piste concernant la personnalité de Salomon Mayer Rothschild qui permet de comprendre sous un angle plus trivial ce qui a pu se passer. Hermann Von Goldschmidt, le fils de l’employé principal de Salomon Mayer Rothschild (1774 – 1855), avait écrit un livre, publié en 1917 dans lequel on peut lire :
« Dans les années 1840, il avait développé un enthousiasme téméraire pour les jeunes filles.. » et « Il avait une passion débauchée pour de très jeunes filles, les rumeurs de ses aventures scandaleuses étant étouffées par la police. »
Salomon Mayer, vivait seul dans la Maison à Vienne où la grand-mère d’Hitler (jeune à ce moment là) travaillait. N’oublions pas qu’Alois, le père d’Hitler, naquit en 1837.
Plus étonnant, un des fils de Salomon s’appelait à l’origine Jacob de Rothschild, mais il a changé son prénom pour James.

Mais, la deuxième source fondamentale concernant les origines d’Hitler provient de Walter Langer. Walter Charles Langer (1899-1981) n’était pas n’importe qui. Il a été professeur à l’Université d’Harvard mais surtout, il a été responsable d’un rapport intitulé « A Psychologial Profile of Adolph Hitler His Life and Legend » sur le profil psychologique d’Hitler pour l’« Office of Strategic Services » basé à Washington.

Plus étonnant encore, son frère aîné William était le responsable du département d’histoire à l’Université d’Harvard et surtout, à la tête de la section analyse et recherche de l’Office américain des Services Stratégiques (OSS).
Son frère avait donc accès à tous les documents les plus secrets de l’époque. On peut donc supposer qu’il ait communiqué le dossier de Koehler à son frère qui devait établir pour l’OSS son profil psychologique.

C’est pourquoi « The Mind of Adolf Hitler , The Secret Wartime Report » (qui est en fait la publication du rapport secret commandité par l’OSS : « A Psychologial Profile of Adolph Hitler His Life and Legend ») écrit en 1972 par Walter Charles Langer, qui affirme qu’Hitler était le fils illégitime de Maria Anna Schicklgruber et de Salomon Mayer Rothschild n’est pas un livre comme les autres et que ses affirmations concernant les origines d’Hitler sont à prendre avec le plus grand sérieux.

Encore une fois, il semble qu’on nous cache la vérité, comme dans le mythe de la caverne. Une réalité simple et atroce, cachée afin de masquer l’une des plus grande supercherie de l’histoire. En effet, comment analyser la haine d’Hitler pour les juifs si on connaît ses origines sémites ? Se cacherait-il quelque chose de plus important ? Hitler a-t-il obéi à des puissances supérieures comme cela est écrit sur sa fiche des Renseignements Généraux ?

Nous commençons à comprendre que l’histoire réelle du nazisme ne correspond pas à la réalité.
Le secret des origines d’Hitler est en effet l’arbre qui cache la forêt. On a beaucoup parlé de ses crimes, cependant, on a oublié de préciser ses liens avec les multinationales (IG Farben, Général Motors et IBM entre autres). Les camps de la mort étant avant tout des camps d’extermination d’esclaves exploités par celles-ci car n’oublions pas leur maxime « Arbeit macht frei », le travail rend libre, tout un programme !
Jacques Pauwels, historien et chercheur à l’université de Toronto a d’ailleurs fournit des preuves irréfutables sur cette réalité dans son livre « Le mythe de la bonne guerre ». Une vidéo de sa conférence est visible sur Dailymotion, un document exceptionnel que l’on peut voir sur mon blog :
http://gillesbonafi.skyrock.com/2504758747-Jacques-Pauwels.html


Les débats stupides sur l’existence des chambres à gaz n’ayant qu’un seul objectif, cacher la vérité sur le but réel des camps de la mort et leurs liens avec les multinationales car comme l’affirme Noam Chomsky « Structurellement, l’équivalent politique de l’entreprise est l’Etat totalitaire. »
Benito Mussolini avait lui-même donné sa définition du fascisme : « Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché », ce que résume à merveille le sénateur Homer T. Bone qui déclarait le 4 juin 1943, au comité du sénat américain pour les affaires militaires : « Farben était Hitler et Hitler était Farben. »

http://www.alterinfo.net/Le-secret-d-Adolf-Jacob-Hitler_a45347.html

 

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 15:25

Quand les sionistes négociaient avec Eichmann le sioniste, l'hébraïsant...
LES ANCETRES DES SIONAZIS
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Eichmann avait fait ami-ami avec les sionistes, sa récompense fut le gibet. Leçon à méditer par ceux qui soutiennent ardemment l'entité sioniste.
Fin de la digression.

L'utilisation de la figure de Hadj Amin al-Husseini par les sionistes de France (je n'ose pas écrire Français, ça pourrait les vexer) a été tardive.

C'est que les consignes de la propagande sioniste s'élaborent à Tel Aviv avant d'être peaufinées à New York ou à Washington. Il faut ensuite traduire les ordres et le merdier en français, toutes choses qui prennent du temps.
Ceci dit, on maintiendra ici que Hadj Amin al-Husseini n'était pas ce que les Européens appellent un antisémite. Il en avait certes après les Juifs, mais pas n'importe lesquels: ceux qui venaient squatter la Palestine pour y fonder un Etat et en évincer la population indigène.
Par ailleurs, Hadj Amin al-Husseini n'a pas eu l'importance qu'on lui prête ni dans ses relations avec l'Allemagne, ni dans la lutte contre le sionisme et encore moins dans le monde musulman. Patriote sans doute sincère, c'était aussi un bourgeois dont le dernier souhait était que l'indépendance de la Palestine soit arrachée par un mouvement populaire qui l'aurait probablement marginalisé.
A ceux qui parlent aujourd'hui d'islamo-fascisme voire d'islamo-nazisme, nous rappellerons simplement le rôle des troupes musulmans arabes et africaines notamment dans la victoire contre le nazisme et pour la libération de la France. Curieusement, ce sont en partie les mêmes gens qui nous parlent sans arrêt de "mémoire" qui semblent oublieux de cette réalité. Preuve encore que mémoire et histoire sont deux notions bien différentes même si elles ne sont pas sans rapport.
Je voudrais évoquer maintenant, brièvement, les relations entre les sionistes et les nazis. Vous en aviez déjà eu un petit aperçu sur ce blog et le texte que je vous propose apporte quelques éclairages supplémentaires. On y découvre non seulement certaines tractations des sionistes avec les nazis, mais aussi que ce sont les sionistes qui étaient le plus demandeurs. Demandeurs pour obtenir l'émigration des Juifs mais exclusivement vers la Palestine. Il y a eu d'autres aspects des tractations sionistes avec les Nazis que j'aborderai peut être ultérieurement sans doute à partir de la source citée ci-après.

Le texte que je vous propose est un extrait du livre de Lenni Brenner "Zionism in the Age of the Dictators," qui à ma connaissance n'a jamais été traduit intégralement en français. Il s'agit d'un travail universitaire pourvu d'un important appareil de citations et de notes qui renvoient aux sources utilisées. Vous trouverez les références sur le site d'où est tiré ce texte.

Extrait du chapitre 8 - traduit de l'anglais par Djazaïri
Jusqu'à la révolte arabe [de 1936], le patronage du sionisme par les nazis avait été chaleureux mais avec peu d'engagements comme nous l'avons vu. Cependant, avec la crise politique en Palestine et la nomination de la commission Peel, l'Organisation Sioniste Mondiale [WZO, World Zionist Organisation] vit une chance de persuader les Nazis de s'engager publiquement avec eux en Palestine même. Le 8 Décembre 1936, une délégation conjointe de l'Agence Juive, l'organe suprême de l'Organisation Sioniste Mondiale en Palestine, et le Hitachdouth Olei Germania (Association des immigrants Allemands en Palestine), se rendit au bureau de Jérusalem de Doehle, le Consul général d'Allemagne. L'historien sioniste, David Yisraeli, a relaté cet épisode.
A travers Doehle, ils cherchaient à persuader le gouvernement nazi de faire entendre son représentant à Jérusalem par la commission Peel pour lui déclarer que l'Allemagne était intéressée par une immigration accrue en Palestine en raison de son vif désir de voir les Juifs quitter l'Allemagne. Cependant, le consul avait immédiatement rejeté la proposition. Ses motivations officielles étaient que la perspective d'une plus grande immigration venue d'Allemagne amènerait inévitablement sur la table la question du transfert qui était préjudiciable aux exportations britanniques vers la Palestine.
Fait caractéristique, les Sionistes manifestaient plus d'empressement que les Nazis à développer les relations, mais le rejet de leur requête par Doehle ne les empêcha pas de faire d'autres approches. Le résultat de la mission Peel était considérée comme crucial pour les efforts sionistes et c'est donc la Haganah, à l'époque branche militaire de l'Agence Juive (une milice travailliste de facto), qui obtint la permission de Berlin de négocier directement avec le Sicherheitsdienst (SD), le service de sécurité de la SS. Feivel Polkes, un agent de la Haganah, arriva à Berlin le 26 février 1937 et se vit assigner Adolf Eichmann comme partenaire de négociation. Eichmann avait été un protégé du pro sioniste von Mildensten et, comme son mentor, avait étudié l'hébreu, lu Herzl et il était le spécialiste de sionisme au SD. Les discussions Eichmann-Polkes furent consignées dans un rapport préparé par le supérieur d'Eichmann, Franz-Albert Six, et qui a été découvert dans les archives de la SS saisies par l'armée américaine à la fin de la seconde guerre mondiale.
Polkes est un national-Sioniste. Il est contre tous les Juifs opposés à l'édification d'un Etat juif en Palestine. En tant que membre de la Haganah, il lutte contre le communisme et tout ce qui touche à l'amitié arabo-britannique... Il observait que le but de la Haganah était de parvenir, aussi vite que possible, à une majorité juive en Palestine. Il travailla donc, en fonction des nécessités liées à cet objectif, avec ou contre l'Intelligence Service britannique, la Sûreté Générale française, avec l'Angleterre et l'Italie... Il se déclarait personnellement disponible pour travailler avec l'Allemagne sous la forme d'apport de renseignements tant que ce n'était pas contraire à ses propres objectifs politiques. Entre autres choses, il soutiendrait la politique étrangère allemande au Proche orient. Il essayerait de trouver des ressources pétrolières pour le Reich Allemand sans affecter les sphères d'intérêts britanniques si les régulations monétaires de l'Allemagne étaient assouplies pour les émigrants Juifs vers la Palestine.
Six pensait certainement qu'une alliance opérationnelle avec le Haganah serait dans l'intérêt des Nazis. Ils avaient toujours besoin d'avoir des informations à jour depuis l'intérieur des diverses organisations juives de boycott et sur les complots juifs contre la vie de personnalités nazies. Il était très désireux d'autoriser la SS à aider les Sionistes en retour.
Une pression peut être exercée sur la Reichsvertretung der Deutschen Juden [principale organisation communautaire juive en Allemagne, indépendante jusqu'en 1939, NdT] de sorte que les Juifs qui émigrent d'Allemagne se rendent exclusivement en Palestine et non dans d'autres pays. Une telle mesure va complètement dans le sens de l'intérêt de l'Allemagne et est déjà préparée par des mesures prises par la Gestapo. Les plans de Polkes pour créer une majorité juive en Palestine seraient facilités dans le même temps par ces mesures.


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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 20:01

Mein kampf et le culot sioniste


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Mounadil Djazaïri
Mardi 8 Décembre 2009

Mein kampf et le culot sioniste
Ils sont étonnants ces sionistes, ils veulent absolument que le nazisme inspire ceux qui luttent contre ou désapprouvent leurs agissements en Palestine: le fait que les sionistes aient accaparé une terre qui n'était pas la leur, qu'ils se soient livrés à une épuration ethnique souvent sanglante qui se poursuit sous nos yeux, tout cela ne compte pas.
Les Palestiniens devraient, selon eux, rester les bras ballants, par déférence pour la souffrance des Juifs déportés dans les camps de concentration européens.
Les Palestiniens devraient même s'excuser d'exister sur leur terre ancestrale.
Pourtant, ce ne sont pas les preuves de collusion pratique et/ou idéologique entre le sionisme et le nazisme qui manquent.
Les faits sont connus mais ce qui fait encore défaut, c'est leur diffusion auprès d'un large public.
Si les Juifs doivent obtenir une réparation pour le préjudice subi, c'est à l'Europe de s'y appliquer. La France qui a reconnu par la voix de Jacques Chirac sa responsabilité pourrait par exemple céder au "peuple" juif la Corrèze ou la Lozère, voire même les deux départements. Et mieux encore, France et Allemagne pourraient céder l'Alsace et le pays de Bade.


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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 19:50

Quel était la situation des Juifs tunisiens sous l’occupation nazie ?


Sur un Blog à Internet (http://www.terredisrael.com/wordpress/?p=14944&cpage=1#comment-20968) figure un article du mois en cours sur la situation des Juifs en Tunisie sous l’occupation Nazie. Il s’agit d’un article intéressant plein de témoignages poignants de Juifs tunisiens ayant vécu cette époque ou rapportant ce que leur ont rapporté leurs parents et grands-parents sur la situation indiquée

Quel était la situation des Juifs tunisiens sous l’occupation nazie ?
Par Hatem Karoui
 Ecrivain et Journaliste
  Le sentiment qui prévaut à partie de la lecture de cet article et des commentaires est celui d’une injustice subie par les Juifs à laquelle aucune réparation n’a été donnée à ce jour et on semble se demander si la Tunisie en tant qu’état a une part de responsabilité dans les drames endurés par les Juifs durant cette période.
 
 Avant d’essayer de répondre à cette question Il faut rappeler que Juifs et Musulmans malgré quelques moments de crise ont vécu de tout temps dans un bon climat communautaire. Dans un roman historique que j’ai écrit il y a quelques années,  j’avais d’ailleurs décrit la vie des Juifs en Tunisie (Le destin tragique du Juif Baittou - Simpact 2003) et parlé de ce climat durant la période précoloniale en Tunisie sans nier l’existence d’abus. Ill faut par ailleurs se souvenir que les Juifs au Maghreb étaient pendant la période coloniale bien mieux lotis que les Musulmans après le décret Crémieux en 1870 qui donnait automatiquement la nationalité française aux Juifs d’Algérie (et aussi à ceux du Maroc et de la Tunisie alors protectorats, donc des Juifs d’Afrique du Nord) alors que les Musulmans pour être naturalisés Français devaient d’abord être majeurs et ensuite on pouvait leur refuser la nationalité française. Il en avait résulté les Juifs s’étaient désolidarisés des Musulmans et avaient adopté une stature de colons avec les avantages matériels que cela entraînait par rapport à la population musulmane. Par conséquent en Tunisie la situation ne pouvait pas être différente par rapport à ce statut privilégié. Il est vrai toutefois que la situation différait quelque peu suivant que les Juifs étaient Grana
(Livournais) aisés ou appartenant à la Hara, défavorisés, mais des transvasements avaient eu lieu avec le temps d’une classe à une autre et des alliances s’étaient formées pour permettre l’amélioration de la condition des Juifs de manière générale et leur faire acquérir un statut très favorable qui se rapprochait de celui des Musulmans tunisois de classe aisée (Beaucoup de médecins, d’architectes, d'hommes d'affaires etc.. qui étaient étroitement liés à la famille Beylicale par exemple). Sans compter qu'ils faisaient même parfois partie du gouvernement (Cas de Nessim Chemmama par exemple qui était trésorier du Bey et même dans la Tunisie contemporaine). On se souvient aussi que pendant la période spécifique de la 2ème guerre mondiale, Moncef Bey alors que Hammam-Lif était le lieu de sa résidence et était exclue normalement de la zone de bombardements, avait appelé les Juifs à venir se refugier dans la ville, ce que bon nombre d’entre eux ont fait. Par ailleurs il avait dit à plusieurs reprises aux Allemands que les Juifs étaient autant ses Sujets que les Musulmans et qu’il ne fallait pas y toucher.  
 Pour engager un dialogue plus serein entre Juifs et Musulmans il faudrait donc reconnaître et identifier les éventuelles erreurs faites de par  et d’autre et  appréhender l’Histoire dans sa globalité et non de façon conjoncturelle en retenant ce qui nous arrange…Beaucoup de juifs expriment épisodiquement leur nostalgie d’avoir quitté la Tunisie et ces derniers sont invités à y revenir car le climat qui y prévaut aujourd’hui ne laisse aucun d’un doute sur l’absence de haine raciale , religieuse ou communautaire vis-à-vis de Juifs . Un séminaire a d’ailleurs récemment été organisé à Tunis (à
Gammarth) sur le dialogue des religions et des intervenants d’origine musulmane y avaient même préconisé de faire visiter aux élèves tunisiens les cimetières comme le Borgel pour raviver la mémoire à travers l’identification des personnalités juives qui y reposent. Ce qui est un signe qui ne trompe pas sur la volonté de réconciliation.
 
 Mais les Juifs s’interrogent aussi sur la manière pour eux d’être indemnisés aujourd’hui pour la souffrance qu’ils ont subie. Ma réponse est qu’il faut au préalable à la question de l’indemnisation s’interroger sur l’imputation exacte des responsabilités. La question qui se pose par conséquent en matière de décolonisation était de savoir qui mérite le qualificatif de colon. Si on reprend les dispositions du Décret Crémieux de 1870 proposé en Algérie occupée. On en déduit que le député Crémieux d'origine juive savait qu’il allait du fait de la naturalisation des Juifs permettre ces derniers d’être en position de supériorité par rapport aux indigènes musulmans. Les structures de base de l’économie algérienne comme les chambres de commerce étaient dans les mains des colons (et par extension possible aux mains des nouveaux naturalisés d’origine juive) et les Musulmans n’avaient qu’un accès très limité aux centres de décision politique et économique comme le parlement ou les loges franc-maçonnes. Certains des Juifs tunisiens avaient même changé de nom et de prénom pour être mieux assimilés par l’occupation coloniale.
 
 Quant à la politique de naturalisation en Tunisie il faut rappeler que dans les années 1930, les familles des naturalisés musulmans, n’étaient pas autorisées à enterrer leurs morts dans les cimetières musulmans à côté de leurs coreligionnaires. On affectait aux personnes décédées une parcelle spéciale et il y avait eu à cette époque des escarmouches avec les autorités coloniales qui voulaient les faire enterrer de force dans les cimetières musulmans. Les autorités religieuses avaient sorti une «Fatwa» que ceux qui changeaient de nationalité, devenaient des apostats,  et par conséquent des traitres. Pendant cette période qui a vu la naissance de l’identité nationale et de la lutte pour l’indépendance, on suspectait les offres de naturalisation pour les Musulmans de les entraîner –ce qui était vrai- à abandonner la lutte pour l’indépendance. Les Juifs de l’époque n’avaient par contre pas d’état d’âme et recherchaient principalement à profiter de la situation créée par la naturalisation pour améliorer leur condition sociale, ce qui n’était pas le cas des Musulmans qui avaient l’épée de Damoclès suspendue sur la tête et qui craignaient ( ce qui était le but recherché par les nationalistes) d’être mis au ban de la société et d’être méprisés par leurs coreligionnaires. Ce qui n’empêcha pas à l’époque quelques Musulmans de se naturaliser et on les avait accusé d’être des traitres et quelques uns furent même «exécutés» pour leur traîtrise (Pouvait-on alors considérer  les Juifs tunisiens qui avaient accepté de se naturaliser d’être également des traitres à la cause nationale ? En tout cas la question est posée.
 
 Cette alliance entre les autorités religieuse et le pouvoir politique destourien (Thalbi et Bourguiba) s’était renforcée à l’occasion de la tenue en 1931 du Congrès Eucharistique de Carthage et le Cheikh Mohamed Salah Ben M’rad (Futur Cheikh Islam  sous Moncef ET Lamine Bey et Professeur à La Zitouna)avait stigmatisé cette tentative, à travers la naturalisation, et l’avait pointée du doit comme tendant à faire diffuser une forme de prosélytisme religieux, et ce dans son ouvrage : « Al Hidad Al Imraât El Haddad » (Deuil sur la femme de Haddad). Dans cet ouvrage Le Cheikh Ben M’rad ne s’attaquait pas à Haddad directement mais à l’amalgame qui risquait d’être créé dans cette conjoncture particulière, entre modernisme et défense des idées patriotiques.
 
 Le Cheikh Ben M’rad avait d’ailleurs instruit convenablement ses filles et contribué à la fondation par sa fille aînée B’chira Ben M’rad de l’Union des Femmes Musulmanes de Tunisie (UMFT ancêtre de l'UNFT), militantisme qui cherchait à démontrer que modernisme et Islam n’étaient pas contradictoires.
 
 En ce qui concerne la période spécifique du Nazisme qui avait suivi en Tunisie, il est indubitable que certains des Musulmans tunisiens, notamment les nationalistes ont senti que les Juifs n’avaient pas été solidaires avec eux dans la lutte contre le colonisateur et avaient préféré une alliance avec ce dernier qui servait leurs intérêts. Cela ne justifie pas naturellement les exactions dont les Juifs ont fait l’objet quand les Allemands ont occupé la Tunisie et il est plausible qu’un  ressentiment des Musulmans ait empêché certains d’entre eux de les défendre. Mais il va sans dire que la responsabilité de leur situation en incombe principalement aux Allemands et non aux Musulmans autochtones et s’il y a dédommagement (même symbolique) c’est aux Allemands qu’il faut le demander.
 
 Il faut cependant rappeler que des Juifs tunisiens ont pleinement adhéré à la cause de libération nationale et ont contribué à l’indépendance tels Georges Adda et Gilbert Naccache et bien d’autres.
 
 En fin de compte c’est pour cette raison qu’il n’y a ni Blanc ni Noir dans les relations confessionnelles, mais plutôt une large zone grise, et qu’il faut essayer de panser les blessures et de rechercher à aller de l’avant…  
 
 Hatem Karoui



http://www.alterinfo.net/Quel-etait-la-situation-des-Juifs-tunisiens-sous-l-occupation-nazie_a39812.html
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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 15:40


Passé pornographique VS Présent criminel.

« Pourquoi un écrivain ressenti-il le besoin d’inventer des histoires au sujet de l’Holocauste ? », s’interroge Melissa Katsoulis dans le quotidien britannique consensuel The Independent.

Mme Katsoulis vient de publier un ouvrage consacré à l’histoire des impostures littéraires. Elle s’intéresse, en particulier, dans un genre fictionnel unique en son genre, à savoir les ‘fantasmagories holocaustiques’.

D’un côté, elle avoue qu’un « privilège spécial doit être accordé à ces écrivains de moins en moins nombreux qui ont survécu à la Seconde guerre mondiale en Europe ». Elle est même prête à admettre l’approche particulière qu’Elie Wiesel a de la « vérité et de la fiction » et que « des histoires qui ne sont jamais arrivées peuvent être vraies ».

De l’autre, elle dit que « ces mémorialistes qui pensent pouvoir affirmer qu’ils étaient sur les lieux alors que ce n’est pas le cas devraient se souvenir du fait que le détournement des expériences d’autrui à des fins égoïstes ne peut que se terminer en ignominie.

Katsoulis suggère que « ce que les lecteurs recherchent, peut-être, dans les histoires traumatisantes, s’assimile à ce que les gens recherchent dans la pornographie, à savoir quelque chose de « limite », qu’ils n’ont encore jamais vu, suivi par une résolution spectaculaire ». Tout à fait comme dans le cas de la pornographie, le lectorat conquis d’avance à la douleur juive « veut s’identifier (sans danger) avec ce qu’il est en train de lire, et expérimenter un instant la crise vécue par quelqu’un d’autre, afin de la mesurer à leur propre crise ».

La référence que Katsoulis fait à la « pornographie » est tout à fait intéressante, lorsqu’on garde présent à l’esprit le fait qu’à l’époque du procès Eichmann, à Jérusalem (dans les années 1960), un genre nouveau de pornographie, appelé le style Stalag, émergea en Israël. Stalag était le nom d’un magazine fictionnel à la courte existence, hautement érotisé, dont les illustrations s’inspiraient de l’exploitation des prisonniers des camps par les Nazis.

Toutefois, la référence que fait Katsoulis à la « pornographie » n’est pas sans soulever certaines questions. Alors que la consommation de pornographie peut être conçue comme une tentative de rechercher un plaisir libidinal au travers de l’imagerie d’autres que soi en train de s’adonner à leurs fantaisies, l’on est fondé à se demander quelle sorte de satisfaction peut bien retirer quiconque du rabâchage de la mémoire de l’Holocauste ? Recherchons-nous une satisfaction ? Si oui, quelle sorte de satisfaction recherchons-nous, exactement ? Quels sont les symptômes que célèbrent les conteurs d’histoires, et quels sont-nos symptômes lorsque nous les consommons ?

En lieu et place d’une culture accro à des images recyclées de dégradation et de souffrance, j’attendrais plutôt qu’une leçon morale émerge de la Shoa. J’aurais tendance à espérer une recherche sincère de miséricorde et de compassion. A l’évidence, cela ne s’est à aucun moment produit. Même si nous mettons de côté la barbarie israélienne en Palestine, l’Occident et l’empire anglophone n’ont jamais cessé de déclencher des guerres au nom des fausses valeurs issues de l’Holocauste (la démocratie, le progressisme, les droits « universels » de l’homme, etc.).

Katsoulis souligne que les « embobineurs » ont « eu une enfance difficile, mais que, sentant que leur crédibilité était ignominieusement faible, ils ont eu tendance à avoir recours au grand signifiant de l’Holocauste pour attirer sur eux la compassion à laquelle ils aspiraient ». Je vous invite à lire Katsoulis et, si vous en avez le temps, à parcourir les commentaires, qui sont non moins révélateurs.

Personnellement, j’ai vu récemment deux courtes vidéos qui m’ont laissé comme deux ronds de flan.

La première était une interview télévisée d’Herman Rosenblatt « ce retraité américain aux yeux clignotants, qui a raconté une histoire tellement magique qu’elle a bouleversé jusqu’au dernier cynique de New York », n’était rien d’autre qu’un mensonge compulsif. Rosenblat s’étant vu accuser d’être un faussaire, il dit, s’adressant à la caméra :

« ça n’était pas un mensonge : c’était mon imagination. J’ai cru mon imagination, je me suis cru moi-même, et j’y crois encore aujourd’hui ».

« Mais vous savez que ça n’était pas vrai ! », le contrait le journaliste de la chaîne ABC.
« Oui », qu’il répond. « Mais, dans mon imagination, c’était vrai ! »

J’imagine que personne ne saurait argumenter face à un tel argument postmoderniste.

Dans un autre vidéo-clip, Irene Weisberg Zisblatt, dont le témoignage est repris dans le film documentaire The Last Days de Steven Spielberg, est surprise en train de mentir à la caméra au minimum à deux reprises.

Je ne suis pas en train de juger, ici, la malhonnêteté de Zisblatt, ni sa tendance à l’exagération. Il est plus que vraisemblable que cette femme a connu l’enfer sur Terre. Mais j’en ai après Stephen Spielberg, qui a décidé, pour quelque raison, d’exploiter cette femme dans sa tentative hollywoodienne d’archiver et de décrire ce qu’il appelle la « vérité » de l’holocauste.

La question pendante est celle du pourquoi ? Pourquoi ment-elle ? Pourquoi ment-il ? Pourquoi tout le monde ment ? Et si eux mentent et ont le droit de croire aux fruits de leur imagination, où sommes-nous en mesure d’apprendre la vérité ? Que sommes-nous en mesure d’apprendre au sujet de la vérité ? Qu’est-ce que la vérité ? Y a-t-il une quelconque vérité ? Et si nous pouvons jamais être assez chanceux pour trouver la vérité, voire même seulement « une vérité », pouvons-nous l’annoncer sans encourir le risque de l’exclusion sociale, voire pire, sans perdre notre liberté ?

Katsoulis dénonce une tendance perverse inhérente à notre logos occidental. Il est prouvé au-delà de tout doute que notre liberté de parole, et même de penser, est soumise à une grave agression. Allant plus loin qu’elle, j’aurais tendance à dire que la religion holocaustique est la pire des agressions actuelles contre l’humanité et contre l’humanisme. Primo : elle nous interdit de revisiter et de réviser notre propre mémoire vive ; deuxio : elle nous empêche de retirer une leçon éthique universelle de l’histoire et, enfin, tertio : elle nous conduit à toujours plus de crimes génocidaires.

En lieu et place d’une doctrine déterminée par la revanche, ce dont nous avons le plus grand besoin, c’est de la grâce et de la compassion. Au lieu d’un système de croyance monolithique et unique prônant une notion fallacieuse de la liberté centrée sur la douleur juive, ce dont nous avons réellement besoin, c’est d’un réel pluralisme et d’une vraie tolérance qui soit capable d’accepter plus qu’une unique ‘vérité’ et qui encourage les systèmes de croyance à se respecter mutuellement.

De fait, les juifs auraient dû être les premiers à comprendre tout cela. Comme l’a suggéré Emmanuel Levinas après la Seconde guerre mondiale, les juifs auraient dû se positionner sur le front de la bataille contre le mal et contre le racisme. Bien qu’il y ait une poignée de juifs « haïsseurs d’eux-mêmes » qui se vouent à dénoncer le crime sioniste, cela ne s’est jamais produit. Non seulement cela ne s’est jamais produit, mais l’Etat juif est l’exemple suprême d’un Etat raciste nationaliste et terroriste.

Katsoulis n’a rien d’une négationniste de l’Holocauste. Elle pense que l’Holocauste a eu lieu, mais elle étudie le vol de son souvenir. « Quand un écrivain se présente devant d’autres rescapés et présente pour parole d’Evangile ce qui a été volé aux souvenirs de témoins réels, il peut s’attendre à être reçu fraîchement ». Katsoulis formule une critique de cette « « industrie » de l’Holocauste non-réglementée, dans laquelle le fait d’avoir été victime est récompensé par l’argent et la notoriété ».

Cependant, je souhaiterais élargir la recherche de Katsoulis. Je maintiens qu’en réalité, nous sommes les témoins d’un holocauste en cours en Palestine, en Irak, en Afghanistan et au Pakistan. Nous assistons aussi aux préparatifs d’Israël en vue de nucléariser l’Iran au nom de l’histoire juive et au nom, en particulier, de l’Holocauste. Devant nos yeux est en train d’émerger un danger d’une magnitude colossale, et nous sommes peu ou prou paralysés par un chapitre de l’Histoire qui, comparé aux crimes israéliens contemporains, a de moins en moins de signification et/ou de pertinence.
Au lieu d’être assujettis à une idolâtrie pour un passé intouchable, nous devrions commencer à être concernés par le HIC et NUNC, par les génocides qui sont en train d’être perpétrés en nos noms et sous notre nez par Israël et ses séides dans le monde entier.

 

Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

http://www.gilad.co.uk/writings/pornographic-past-vs-murderous-present-by-gilad-atzmon.html


Samedi 21 Novembre 2009
Gilad Atzmon
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