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Noesam@voila.fr

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  • : Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
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Israèl est contre TORAH

*"Les sionistes me dégoûtent autant que les nazis."
(Victor Klemperer, philologue allemand d'origine juive, 1881-1960)

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L’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël constitue une révolte contre la volonté divine, contre la Torah, une révolte qui a engendré une vague interminable de violence et de souffrance. À l’occasion de la fondation de l’État hérétique, les juifs fidèles à la Torah pleurent cette tentative d’extirper les enseignements de la Torah, de transformer les juifs en une « nation laïque » et de réduire le judaïsme au nationalisme.......Nous déplorons les tragédies que la révolution sioniste a provoquées chez les Palestiniens, notamment des déportations, l’oppression et la subjugation..Que nous méritions que cette année toutes les nations, en acceptant la souverainet

é divine, puissent se réjouir dans une Palestine libre et dans une Jérusalem libre! Amen. Offert par Netouré Karta International : www.nkusa.orglink

                                               


   

 


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FATHER OF SIONAZISJACOB HITLER

La prétendue ascendance juive d'Hitler: Une "explication" par la haine de soi
Une publication parue cette semaine a attiré mon attention. Il s’agit ni plus ni moins de la généalogie d’Adolf Hitler qui aurait des ascendants juifs !! Dans son article, Gilles Bonafi présente une fiche des Renseignements généraux que le magazine Sciences et Avenir a publié en mars 2009, et où on peut clairement lire le deuxième prénom d’Hitler : Jacob. Adolf Jacob Hitler serait le petit-fils de Salomon Mayer Rothschild. Cette information a été divulguée par deux sources de très haut niveau : Hansjurgen Koehler officier d’Heydrich, qui était lui-même l’adjoint direct d’Heinrich Himmler et Walter Langer le psychiatre qui a réalisé le profil psychologique d’Hitler pour l’OSS, les services secrets US pendant la Seconde Guerre mondiale.
SOURCE ;alterinfo

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 13:51

Un plan sioniste contre le monde arabe


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Pierre Hillard
Mardi 22 Janvier 2013

Un plan sioniste contre le monde arabe
Dans notre article Printemps arabes : qui tire les ficelles ?, nous avons cité l’influence de différents protagonistes comme Bernard Lewis, Richard Perle ou encore Ralph Peters prônant la dislocation des pays arabes en une multitude d’entités ethniques et religieuses. Nous évoquions le texte d’Oded Yinon, extrait de la revue Confluences méditerranée (n°61, printemps 2007) sous le titre « Une stratégie persévérante de dislocation du monde arabe », acquis lui aussi à un émiettement généralisé de cet ensemble géographique. Pêle-mêle, l’auteur appelle, en 1982, à l’éclatement en trois zones de l’Irak (chiites, sunnites et kurdes) et à une balkanisation complète du Liban, de l’Egypte, du Soudan, de la Libye, de la péninsule arabique etc. Pour certains « naïfs », il est impossible qu’un « simple » journaliste israélien puisse élaborer un tel plan. Cependant, précisons qu’Oded Yinon a été rattaché au ministère des Affaires étrangères de l’Etat hébreu. Est-ce une coïncidence si son programme ressemble étrangement aux événements secouant les pays arabes depuis 2011 ?

    C’est Israel Shahak (1933-2001), professeur de chimie et président de la ligue israélienne des droits de l’homme de 1970 à 1990, qui a levé le lièvre en traduisant en anglais le texte d’origine d’Oded Yinon paru en hébreu dans la revue « Kivunim ». Nous avons la chance de posséder un exemplaire de la traduction anglaise paru dans le cadre de « The Association of arab-american University Graduates » (AAUG) publié en juin 1982. Se présentant sous la forme d’un livret de 26 pages – sans compter une présentation par l’AAUG de la politique sioniste et d’un avant-propos sous la plume d’Israel Shahak -, ce précieux document intitulé « The zionist plan for the Middle East » relate précisément la politique prônée par Oded Yinon dans le cadre de la stratégie sioniste. Ce livret précise les références parues à l’origine en hébreu qui sont : «  This essay originally appeared in hebrew in KIVUNIM (Directions), A journal for Judaism and Zionism ; Issue N°14 – Winter, 5742, February 1982. Editor : Yoram Beck. Editorial Committee : Eli Eyal, Yoram Beck, Amnon Hadari, Yohanan Manor, Elieser Schweid. Published by the Department of Publicity/The World Zionist Organization, Jerusalem”.

    L’intérêt majeur de ce document est de souligner que le projet de balkanisation des Etats arabes est ancien. Israel Shahak, dans son avant-propos, cite le correspondant militaire du journal Ha’aretz, Zeev Schiff, qui dans son édition du 2 juin 1982 affirmait que la meilleure chose qui pourrait arriver à Israël serait de voir la dislocation de l’Etat irakien en trois zones (chiites, sunnites et kurdes). Les événements actuels dans le monde arabe doivent réjouir certains du côté des rives du Jourdain. Cette politique de dislocation prône aussi, comme le souhaitaient les Pères du sionisme, un « grand Israël » comme le montre cette carte issue de ce document présentant les frontières de l’Etat hébreu allant du Nil à l’Euphrate. Une chose est sûre : une telle politique ne peut conduire les dirigeants sionistes et les dirigeants arabes qu’à un chaos complet. N’est-ce pas le prix à payer, pour certains, pour atteindre au-delà de ces événements douloureux un nouveau jardin d’Eden ?

Pierre Hillard



Mardi 22 Janvier 2013



 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 20:03

http://www.bloggen.be/yechouroun/

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20-11-2012
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Le Courrier des Amis:

« Le Sionisme est une malédiction ! » Rabbin Mordekhaï Gifter

 

 

Le Rabbin Mordekhaï Gifter, Rosh Yeshivah de la Yeshivah de Telshe, dans l'état de l'Ohio, Etats-Unis a déclaré le 16 octobre 2011 :

 

« Nous savons la vérité. La vérité est que le Sionisme est une malédiction, et c'est comme ça. Le Sionisme est meurtrier ! Et c'est ce qu'il est réellement, parce que c'est vrai ! Qui jeta à la mer les Juifs qui désiraient voyager en Erets Yisroel [Israëx, ndlr]en 1941 pour échapper aux Nazis ? Qui a fait couler le bateau « Patria » qui contenait près de 1000 Juifs à son bord ? QUI ? Les Nazis ? NON, les Sionistes l'ont fait ! Oui, les Sionistes ! Comment appelez-vous cela ? N'est-ce pas un meurtre ? Ce sont des meurtriers !!!

 

Donc pour défendre les intérêts du Sionisme (laisser les Juifs mourir en Europe pour avoir un état), il est permis de tuer d'autres Juifs ? Ces Sionistes n'ont-ils pas dit publiquement que les Juifs d'Europe sont les « Korbanot » (sacrifices) que nous devons apporter sur l'autel afin d'avoir un état « Juif » en Erets Yisroel, 'Hass V'Shalom ? L'ont-ils dit, oui ou non ? N'ont-ils pas imprimé cela, noir sur blanc, afin que tous puissent le lire ? Cet homme appelé « Yits'hok Greenbaum » (du Congrès Sioniste International) n'a-t-il pas déclaré à Varsovie que tous les Juifs religieux devaient être jetés dans l'océan ? Et tout cela à cause du Sionisme ! Et il n'eut même pas honte de ses paroles !

 

Je vous pose la question suivante : Est-ce que c'est cela la justice ? Est-ce que c'est cela être bon ? Est-ce que c'est cela être généreux ? C'est du MEURTRE ! Sans aucune excuse, c'est du meurtre ! Dieu vient et nous punit, et Il nous a dit que si nous amenions de tel « Esav » au milieu de nous, c'est à dire des gens opposés à la Torah, à la religion, à tout ce qui est Juif, alors nous tendons la perche aux nations qui, à cause de ces Juifs hérétiques au milieu de nous, commenceront à nous appeler « Racistes », « Assassins », « Terroristes » ! Nous sommes appelés « assassins » par les nations, car ils [les Sionistes] tuent des femmes et des enfants. Les non-Juifs disent cela et cela a un impact sur nous, et à cause de cela, nous pleurons amèrement. C'est TERRIBLE ! Comment les non-Juifs peuvent-ils parler ainsi du peuple Juif ? (Tout cela est de la faute de ces hérétiques. »

 

Source : sionismevsjudaisme.over-blog.com 

 

URL : www.partiantisioniste.com/articles/1285

20-11-2012 om 00:00 geschreven door Naphtali HIRSCH  

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 19:58

http://www.alterinfo.net/La-lutte-contre-l-imperialisme-et-le-sionisme-une-necessite-de-notre-temps_a84851.html

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La lutte contre l’impérialisme et le sionisme : une nécessité de notre temps


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Mercredi 19 Décembre 2012 - 10:12 Calendrier Palestine Libre 2013 "Falestine arabia"

Dimanche 16 Décembre 2012 - 18:15 Un enfant est mort...


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Résistance
Mercredi 19 Décembre 2012

La lutte contre l’impérialisme et le sionisme : une nécessité de notre temps
La dangerosité de l’État d’Israël apparaît comme une évidence. Les exactions commises soit directement par lui, soit par des alliés ou des mercenaires nous le rappellent quotidiennement. La presse du régime, dans une vaste entreprise de diversion, ne cesse de mettre en avant le programme nucléaire iranien, sans dire que Téhéran a toujours manifesté son intention de ne pas détenir l’arme atomique… mais sans dire non plus que l’État sioniste détient, lui, quelque quatre-vingts têtes nucléaires (rapport 2009 du SIPRI) et que sa capacité de production de matières fissiles ne cesse d’être développée.
 
En l’état actuel des connaissances militaires, on estime à 2.000 km la portée des missiles (classiques) que détient la République islamique, alors que celle des missiles d’Israël est estimée à 4.500 km. Toute l’Europe (excepté l’Islande), l’Afrique jusqu’à l’Angola et le Mozambique, et une grande partie de la Russie, de la Chine et des pays de l’Extrême-Orient se trouvent ainsi directement à portée des missiles de Tsahal. Paris, Londres, Rome, Berlin, Moscou, Delhi et même Bangkok pourraient ainsi être potentiellement détruits. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle de nombreux États (et pas forcément ceux dont la presse occidentale fait ses choux gras) entament des recherches sur l’atome. Avoir l’arme atomique ne signifie pas bien évidemment l’utiliser, mais donne par rapport à celui qui en est privé un indéniable instrument de chantage. Pour le moment, seuls le continent américain et l’Australie semblent être hors de portée des missiles atomiques. Mais on peut légitimement se demander jusqu’à quand les États-Unis vont tolérer que leur allié sioniste, connu de surcroît comme étant très capricieux vis-à-vis de Washington, accroisse encore et encore la puissance et le rayon d’action de ses armes nucléaires. Inutile en revanche d’atteindre une quelconque réaction de la part des bourgeoisies européennes : elles sont bien trop lâches pour le faire.
 
Les liens qui unissent les États-Unis à l’État d’Israël sont étroits. Il est vrai que la présence dans le monde bancaire et la finance d’un grand nombre de juifs très puissants assure à Israël de nombreux avantages, bien que la haute finance n’ait traditionnellement pas de patrie.
 
Israël est un pays trop petit pour être économiquement viable. Il doit donc étendre son territoire au détriment des autres, d’où son impérialisme particulièrement virulent. Il a besoin, en outre, d’un continuel apport extérieur. Des problèmes ne tarderaient pas à surgir par exemple si les États-Unis étaient contraints, du fait de la crise, de réduire le montant des aides.
 
Israël n’est pas vraiment le cœur du système capitaliste. C’est un laboratoire où on expérimente des solutions politiques et militaires extrêmes, où on fait le sale travail que les États-Unis et les autres puissances occidentales préfèrent déléguer. L’État hébreu a aussi le « devoir » d’expérimenter de nouvelles armes sur le dos des Palestiniens ou des Libanais, sans que d’ailleurs l’indignation et le discrédit ne s’abattent sur les fabricants de mort. Les États-Unis, mais aussi la France, la Grande-Bretagne et l’Italie ne manquent décidément pas d’air.   
 
Dans le passé, Israël avait pour mission d’empêcher l’unification des pays arabes qui pouvait se réaliser autour de l’Égypte de Nasser et de rendre impossible la consolidation des régimes laïcs et nationalistes, favorisant concomitamment la montée des courants confessionnels et portant à leur paroxysme les conflits religieux. L’État juif remplaça opportunément les puissances colonialistes anglaise et française sur le déclin.
 
Ces « fonctions » sont très importantes pour la bourgeoisie mondialiste,  mais ne suffisent pas à faire d’Israël le cœur du capitalisme. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les plus importantes places financières se trouvent à Wall Street et à la City et pas à Tel-Aviv.
 
L’adversaire numéro un du mouvement ouvrier reste l’impérialisme étasunien, parce qu’il est depuis des décennies en mesure d’intervenir militairement et quasiment n’importe où (mais pour combien de temps encore ?) pour mâter tout mouvement révolutionnaire qui ne courberait pas l’échine devant lui. Cette tâche contre-révolutionnaire par excellence était auparavant accomplie au temps de Marx par la Russie tsariste, au temps de Lénine par l’Angleterre et durant les soixante dernières années par les États-Unis.
 
L’impérialisme est un phénomène commun à tous les pays capitalistes qui ont atteint un certain niveau de « maturité financière », et concerne principalement ceux qui réussissent à maintenir une façade démocratique, en premier lieu les États-Unis. C’est d’ailleurs en vertu des valeurs démocratiques que l’impérialisme, étatsunien ou occidental, justifie ses interventions à travers le monde. Nos efforts doivent converger dans la lutte contre ce monstre ; elle ne pourra être réalisée qu’en mobilisant les masses et en s’appuyant sur elles.
 
Cela ne signifie pas qu’on doive sous-estimer l’impérialisme israélien. Et c’est en mettant d’ailleurs en évidence la nature impérialiste de l’État d’Israël et en mettant à mal ses mythes fondateurs qui consistent à substituer au Dieu d’Israël ce même État qu’on démasquera le sionisme. Quand Moshe Dayan écrit le 10 août1967 dans le Jerusalem Post : « si l’on possède la Bible, si on se considère comme le peuple de la Bible, on devrait également posséder les terres bibliques, celles des Juges et des Patriarches, de Jérusalem, d’Hébron, de Jéricho et d’autres lieux encore », il estime que son pays n’existe que comme l’accomplissement d’une promesse faite par Dieu Lui-même. Il serait donc logiquement ridicule de demander des comptes à Israël sur sa légitimité. C’est là le cœur de la théorie sioniste.
 
Là où l’impérialisme étasunien met en avant la déesse démocratie pour asservir, opprimer et anéantir les peuples, l’État hébreu brandit le drapeau du Dieu d’Israël pour voler les terres palestiniennes, pratiquer une politique inique de colonisation et assassiner en toute impunité. Différents dans leur essence, l’impérialisme et le sionisme sont pourtant égaux dans l’ignominie.  Les peuples du monde n’ont besoin ni de l’un, ni de l’autre. L’impérialisme et le sionisme n’ont aucune raison d’être.
 
Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-la-lutte-contre-l-imperialisme-et-le-sionisme-une-necessite-de-notre-temps-113562191.html



Mercredi 19 Décembre 2012
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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 19:32

Haniyeh : Nous n'abandonnerons pas un seul pouce de la terre de la Palestine


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http://www.palestine-info.cc
Vendredi 7 Décembre 2012


Haniyeh : Nous n'abandonnerons pas un seul pouce de la terre de la Palestine

Le Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a reçu une délégation égyptienne présidée par le Cheikh des Moudjahiddins, Hafez Salama, exprimant sa joie profonde d'accueillir une délégation égyptienne sous la direction du Cheikh des Moudjahiddines.

Haniyeh a dit : "Notre Cheikh, Hafez Salama, la preuve contre les gens, qui porte sur ses épaules plus de 80 ans en racontant aux gens la Palestine et le Djihad. Notre Cheikh Hafez a marqué dans chaque lieu d'honneur de cette nation un signe éminent", considérant que la visite du Cheikh Salama est un grand honneur pour la Palestine et ses habitants.

"Egypte aujourd'hui écrit de nouveau l'histoire de la nation arabo-islamique dans son ensemble, l'Egypte est la tête du corps de la nation", a-t-il ajouté en confirmant les principes absolus, dont le fait que la Palestine est de la mer au fleuve et du nord au sud et son site de la nation.

Il a poursuivi : "Nous n'abandonneront pas un seul pouce de la terre de la Palestine, parce qu'elle est une terre des Legs pieux islamiques et la voie de la libération de la Palestine est la résistance, le Djihad et la fermeté, ainsi que le soutien de la Nation qui représente la dimension stratégique".

De son côté, le Cheikh Salama a déclaré : "Nous sommes venus aujourd'hui pour être avec vous et nous avons souhaité être avec vous dans la bataille contre l'ennemi de la nation", soulignant son appel à la nation arabe et islamique lors de l'agression à participer avec les Palestiniens à la dernière bataille.

Le Cheikh Salama a confirmé que la prochaine bataille aura pour issue la libération de la ville occupée de Jérusalem (el-Qods) et les territoires palestiniens occupés en 1948, rappelant le sang des martyrs dans l'histoire du conflit avec l'occupation et que ce sang n'aura pas été versé en vain.
Il a insisté sur l'importance de l'unité de la résistance face à l'occupation et l'unité de la nation pour libérer la Palestine qui est la propriété de la nation dans son ensemble, parce que toute la Palestine est une terre sacrée et qu'il est honteux que la nation renonce à la Palestine.

http://www.palestine-info.cc

http://www.alterinfo.net/Haniyeh-Nous-n-abandonnerons-pas-un-seul-pouce-de-la-terre-de-la-Palestine_a84488.html

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 19:27

http://www.alterinfo.net/Aline-De-Dieguez-Israel-vit-dans-les-vapeurs-d-un-reve-messianique_a84464.htmllink

 

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Aline De Diéguez : «Israël vit dans les vapeurs d'un rêve messianique»


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Mohamed El-Ghazi
Vendredi 7 Décembre 2012

Aline De Diéguez : «Israël vit dans les vapeurs d'un rêve messianique»
Algeriepatriotique : En dépit de la réprobation de la communauté internationale, Israël s'est encore une fois arrogé le droit d'attaquer le peuple palestinien, violant délibérément la résolution 242 du Conseil de sécurité de l'ONU. Pourquoi cette impunité dure-t-elle depuis que l’Etat hébreu existe ?

Aline de Diéguez : Avant de répondre à vos questions, je veux mettre l’ensemble de mes réponses sous le signe du général Sun-Tzu. Dans son Art de la guerre (VIe siècle avant notre ère), le grand stratège chinois avait compris que l’intelligence du chef est la clé du succès : «La règle, c’est que le général qui triomphe est celui qui est le mieux informé.» Car «tout l’art de la guerre est basé sur la duperie.» Mais la connaissance ne doit pas se limiter au terrain : «Connais l’adversaire et surtout connais-toi toi-même et tu seras invincible.» Or, les Palestiniens sont en guerre depuis un siècle contre un ennemi qui a pour objectif de les déposséder de leur territoire, de leur identité et de leur nation ; et depuis un siècle, ils ont perdu toutes les batailles. Ce n’est évidemment pas par hasard. Quelles sont les armes qu’ils n’ont pas eues, celles qu’ils n’ont pas vues et quelles sont celles qu’ils n’ont pas su utiliser ?
Avant de parler des résolutions de l’ONU, je rappelle que l'article 22 du Pacte de la Société des Nations créée par le Traité de Versailles de 1919, et qui reprenait le 14e point que le très sioniste colonel House, représentant du président Wilson, a imposé aux Européens, posait les principes généraux du régime du mandat. Il concernait les peuples des territoires encore incapables «de se diriger eux-mêmes dans les conditions particulièrement difficiles du monde moderne». Cet article paternaliste confiait la tâche d’assurer le bien-être et le développement, tâches constitutives d'une « mission sacrée de civilisation», à des pays tuteurs, c'est-à-dire « des nations développées, qui, en raison de leurs ressources, de leur expérience ou de leur position géographique, sont le mieux à même d'assumer cette responsabilité et consentent à l'accepter». Cet article définissait le périmètre des droits et des devoirs du mandataire et du mandaté, exercés sous le contrôle de la SDN.
Or, le paragraphe 2 de cet article 22 du Pacte de la SDN prévoyait une hiérarchie de la tutelle en fonction du « degré de développement des peuples considérés» et la Palestine figurait dans la catégorie A, aux côtés de la Syrie, du Liban, de l’Iraq et de la Transjordanie, catégorie qui concernait les territoires dont le niveau de développement était tel qu’il était possible de les considérer comme des nations indépendantes sous la seule réserve de l'application du mandat, c'est-à-dire de guide et de conseil dans l’administration. Le mandat n’était pas la colonisation, mais une simple gestion administrative temporaire.
C’est donc depuis 1919 que la Palestine jouit du statut de nation indépendante sous mandat anglais et la fin de la tutelle du mandataire en 1945 lui donnait pleinement droit à l’indépendance totale. Alors que les Israéliens ne cessent d’invoquer la fameuse déclaration Balfour qui date de 1917 et qui n’est qu’une lettre privée, manuscrite, dépourvue de toute valeur en droit international, quels sont les Palestiniens qui aient jamais invoqué l’argument de leur légitimité internationale et de leur statut officiel de nation indépendante depuis 1919 ? Aucun.
J’en viens aux résolutions de l’ONU. Vous invoquez une certaine résolution de l’ONU parmi les dizaines d’autres qu’Israël n’a pas respectées. Or, près de quatre-vingts – je dis bien quatre-vingts - résolutions de l'ONU condamnent expressément l’Etat hébreu et trente-neuf autres, tout aussi sévères, stigmatisent des comportements violents, illégaux et même sauvages, des violations patentes du droit et des conventions internationales, injustement et arbitrairement bloquées par un veto des USA dont on ne sait s'ils sont la tête ou la queue du binôme monstrueux qu'ils forment avec Israël. Vous trouverez la liste en note.
Alors qu’une seule résolution a suffi à provoquer le bombardement de la Libye et l’élimination de son dirigeant, pas une seule des cent vingt résolutions condamnant Israël n’a trouvé le plus petit commencement d’application. L’Etat sioniste poursuit donc tranquillement son travail de harassement d'un autre peuple, viole les lois et les conventions internationales, légalise la torture, y compris celle des enfants, n'hésite pas à prendre en otage des familles entières sous prétexte qu'un de ses membres est soupçonné du méfait de résistance ou d’appartenance au Hamas, pratique ouvertement des assassinats collectifs, des arrestations arbitraires et des exécutions extra-judiciaires.
Comme il n'y a pas eu de réaction internationale sérieuse après les nettoyages ethniques de masse de 1948 ou de 1967, cette politique se poursuit inexorablement depuis soixante ans et progresse d'année en année en intensité et en monstruosité. Il faut avoir entendu l'ambassadeur Israël à Paris de l'époque, Elie Barnavi, balayer d'un revers de la main et sur un ton méprisant l'une des condamnations en la qualifiant de «rituelle» pour mesurer leur effet sur les politiciens de cet Etat qui poursuit tranquillement les vols de terre et la colonisation.
Cette obstination dans la violence possède sa propre motivation interne. Les Palestiniens n’ont pas compris que le cerveau de leurs bourreaux fonctionne sur un autre mode que celui du reste de la planète et que l’Etat qu’ils essaient d’imposer est une mythologie qui a cru pouvoir se réincarner dans l'Histoire. Face à cette réalité mythique, les arguments de politique rationnelle sont de peu de poids. Les autres Etats de la planète non plus n’ont pas intégré cette réalité anthropologique.
Ayant vécu dans les vapeurs d'un rêve messianique durant des siècles, cet Etat projette sur le monde qui l'entoure la géographie mentale qu'il porte dans sa cervelle depuis deux mille ans, et il prétend non seulement substituer sa réalité mythologique au monde dans lequel il a débarqué, armé jusqu'aux dents et fort du soutien militaire et financier des banquiers anglo-saxons, mais imposer ses phantasmes théologiques à la planète entière.
C'est ainsi qu'aujourd'hui même, dans les pseudo-négociations auxquelles se prête rituellement le gouvernement israélien afin de gagner du temps, il affirme tranquillement que «le droit international n'a rien à voir» avec la guerre qu'il mène contre le peuple palestinien, parce qu'il possède «un titre de propriété sur Eretz Israël» (la terre d'Israël). Il ne s'agit donc pas pour lui de «rendre des territoires», mais de consentir généreusement à «en donner».
Seuls les ignorants de la psychologie messianique des dirigeants et de la masse de la population israélienne peuvent s’étonner de la réponse méprisante de Benjamin Netanyahou à la suite de la menace de la France et de l’Angleterre de convoquer les ambassadeurs israéliens après la décision de l’Etat hébreu de construire une nouvelle colonie en Cisjordanie forte de trois mille logements, suite à la démarche de la Palestine à l’ONU.
Il en résulte que les Palestiniens sont aujourd'hui les victimes collatérales de la rédaction d'un vieux code de théologie et de morale rédigé il y a plus de vingt-cinq siècles par les prêtres héréditaires d'une petite tribu de nomades du sud de l'actuelle Palestine. Or, le droit international ne connaît pas d'Etat dont la définition se fonderait sur la religion ou la race. Le droit international public s'appelle également le «droit des gens» – le jus gentium, au sens latin de gens, la nation, le peuple. La Palestine étant une nation reconnue depuis 1919, aucun organisme ne possédait le pouvoir de la priver du droit universel des peuples à disposer d’eux-mêmes et ce droit est inaliénable. Ni la résolution 181, ni la reconnaissance d'Israël en tant qu'Etat à laquelle Yasser Arafat s'est résigné en 1988 n’ont de fondement en droit international public, car aucun peuple ne dispose du pouvoir absurde de parapher son propre auto-anéantissement. C'est ainsi que la Déclaration de 1988 est simplement «nulle et non avenue».
Certes, une guerre et un traité de paix peuvent se conclure par le rapt d'une portion du sol d'un Etat à son propriétaire ; mais ce coup de force n'est jamais légitimable en droit pur et demeure toujours récusable. C’est ainsi que la France a reconquis l'Alsace et la Lorraine par la force des armes en 1918. De même, une grande partie de la Palestine a été conquise par des colons, mais les territoires perdus peuvent être reconquis et revenir à leurs légitimes propriétaires.

Le gouvernement israélien accuse le Hamas d'être le principal coupable dans cette guerre, tandis que les Occidentaux l’assimilent – à demi-mot – à une organisation terroriste. Que représente le Hamas pour vous qui militez aux côtés des Palestiniens ?

La politique ne connaît qu'un certain type de force, celui que les physiciens appellent la «force résistante». L'expansion impériale ne s'arrête que lorsqu'elle rencontre un mur, c'est-à-dire une résistance, ou qu'elle déraille, c'est-à-dire qu'elle s'autodétruit. La première et la plus classique de ces forces est la résistance des peuples envahis ou conquis, mais ce n'est pas la seule. Ainsi, grâce à ses petites roquettes artisanales qui ne font pas de gros dégâts, mais créent la panique dans les localités frontalières, Ghaza la vaillante et la résistante tient tête à un occupant monstrueusement armé. Lors de la dernière ruée de l’armée des occupants, Ghaza a même réussi à envoyer une bonne partie de la population israélienne, y compris le gouvernement tout entier, se terrer dans des abris ou des canalisations. Malgré les tentatives de l'occupant de l'affamer, de l'empoisonner ou de la terroriser, de la bombarder cruellement d’une manière répétitive, les mouvements de résistance à Ghaza viennent de réussir à imposer un cessez-le-feu, plus ou moins à leurs conditions, ce qui, dans ce type de rapport de force, constitue une victoire. Les dirigeants de Ghaza ont été très légitimement élus. Il se trouve que le Hamas est arrivé en tête. C’est ainsi. Faut-il ne respecter le résultat d’un vote démocratique, donc de la volonté du peuple, que s’ils répondent aux vœux de tel ou tel Etat étranger ? Mais le Hamas n’est pas le seul mouvement de la résistance palestinienne et ce n’est pas militairement le plus actif. La loi internationale reconnaît à un peuple occupé le droit de se défendre par tous les moyens, y compris par la force. La résistance palestinienne est donc parfaitement légitime. Les déclarations de l’occupant sont sans valeur aucune. Les colons européens ont bafoué tous les traités qu'ils ont signés avec les Indiens d'Amérique du Nord et du Sud et ont fini par exterminer l’immense majorité des autochtones amérindiens, puis à parquer les survivants dans des enclos appelés «réserves». Voilà un bel exploit de la «civilisation» occidentale. Israël s’inspire du même modèle et il croit que ses mesures coercitives, de plus en plus violentes, finiront pas dompter la résistance de ses indigènes.


Dexia, une banque qui finance les colonies juives en Palestine. D. R.
Dexia, une banque qui finance les colonies juives en Palestine. D. R.
Aline De Diéguez : «Le sionisme puise sa puissance des banques anglo-saxonnes» (II)

Comment qualifieriez-vous la réaction des pays arabes, et de la Ligue qui les regroupe, face aux agressions d’Israël contre le peuple palestinien ?

Blablabla. Réunionite à effet nul.

Les Israéliens s'apprêtent à voter le 22 janvier prochain, dans le cadre des législatives anticipées décidées par le Likoud. Ce parti présidé par Netanyahou est donné favori par les sondages locaux. Pensez-vous que l'agression contre Ghaza entre dans ce contexte électoral ou visait-elle plutôt à saboter le projet de résolution qui conférerait à la Palestine le statut d'Etat observateur à l'ONU ?

Oui, certainement. Benjamin Netanyahou espérait un surcroît de popularité en vue des élections à venir. Il comptait offrir à ses électeurs un plat, dont ils sont friands, de destructions spectaculaires, de ruines fumantes, de cadavres et d’enfants ensanglantés. En dessert, il se serait vanté d’assassinats «ciblés» de redoutables «terroristes». Apparemment, les images sanguinolentes d’enfants massacrés ont jusqu’à présent représenté un efficace dopant électoral. Il avait peut-être prévu que la «communauté internationale» clamerait comme d’habitude que sa réaction est disproportionnée et qu’on en resterait là, comme d’habitude.
Or, dans un régime qui se dit «démocratique», la ligne d'un gouvernement est, globalement, le reflet du sentiment général des électeurs. La violence de l'armée, acceptée et soutenue par la société israélienne tout entière, n'est donc que le reflet de la violence des sentiments des Israéliens eux-mêmes.
En effet, non seulement, et à une immense majorité, la société israélienne applaudit les bombardements de civils, mais elle en redemande, comme le montraient les signatures et les mots doux des fillettes israéliennes sur les missiles qui allaient pulvériser des fillettes libanaises en 2006. Les emprisonnements arbitraires, les tortures que subissent des milliers de détenus qui croupissent dans leurs geôles – y compris des femmes et des enfants –, les humiliations, les spoliations, les assassinats, loin de provoquer une indignation, ou au moins une empathie naturelle envers des victimes carbonisées par des bombes au phosphore, étaient accueillis par des hourrah et des danses…
Benjamin Netanyahou était donc fondé à tabler sur un gain électoral. De plus, il semble que le héros de «Plomb durci» venait de se débarrasser des accusations de magouilles financières qui ont glissé sur lui sans laisser de traces. Il s’agissait donc de prendre de vitesse un rival qui avait fait ses preuves en matière de barbarie. Un troisième argument était d’obliger un Barack Obama, dont l’animosité à l’égard de Benjamin Netanyahou est notoire, à proclamer publiquement son soutien indéfectible à l’Etat sioniste et à accuser le Hamas et «toutes les organisations terroriste » d’exercer une «violence injustifiable» contre «le peuple d’Israël», ce que son porte-parole s’est empressé de clamer. Sauf que les nouveaux missiles à plus longue portée de la résistance ont changé la donne. De plus, cette fois, les images de ce nouveau massacre et des destructions, alors que la reconstruction n’était pas achevée après les dévastations de «Plomb durci» en 2008, ont soulevé une indignation mondiale qu’Israël n’avait pas prévue, si bien que des Etats hésitants – la France, l’Espagne, la Belgique, entre autres – n’ont pas osé aller contre les sentiments de la majorité de leurs populations. Leur vote positif a provoqué la colère des groupes de pression sionistes habituels.

Les Etats-Unis soutiennent l'Etat sioniste et le protègent envers et contre tous. Comment expliquez-vous ce soutien acharné ? Est-ce seulement une affaire de lobby sioniste ou y a-t-il des raisons inconnues ?

J’ai traité ce sujet en détail dans mon dernier texte. Les lobbies sionistes sont certes nombreux et puissants aux Etats-Unis et il existe également un courant plus nombreux encore, même s’ils sont moins fortunés, de protestants fondamentalistes, plus virulents et plus fanatiques que les juifs et qui soutiennent l’Etat sioniste pour des motifs théologiques. Ils sont appelés «chrétiens sionistes». Ils professent que la judaïsation de toute la Palestine est une étape nécessaire avant le retour du Messie, lequel triomphera définitivement du mal sur la terre et convertira les juifs au christianisme. On devine que cette dernière perspective est loin de plaire aux Israéliens mais, en attendant, ce soutien bruyant est précieux.
Mais il s’agit là de la partie émergée de l’iceberg. C’est dans les grandes banques anglo-saxonnes et les puissantes multinationales d’outre-Atlantique qu'il faut chercher la source jaillissante de ce qui devint le puissant fleuve sioniste. C'est grâce à une manne financière, quasiment sans limites, que cette idéologie messianico-colonialiste a trouvé la force de concrétiser son rêve. Des hommes comme le rabbin Stephen S. Wise, premier président du congrès juif américain, puis mondial ou le colonel House, évoqué ci-dessus et éminence grise farouchement pro-sioniste du président Woodrow Wilson, ont joué un rôle déterminant dans la concrétisation de ce fantasme à partir du début du XXe siècle, puis durant les préparatifs des deux guerres mondiales. D'ailleurs, dans son gros ouvrage intitulé Les Juifs, le monde et l'argent, Jacques Attali se glorifie de la puissance que les institutions bancaires ont donnée et continuent de donner à ses coreligionnaires.
Certes, le rêve sioniste d'inspiration proprement biblique a germé dans les plaines de Russie, d'Ukraine et de Pologne et y a été préparé de longue main. Cependant, c'est grâce à la fabuleuse manne financière de groupes puissamment organisés et agissant dans les coulisses des pouvoirs politiques, et qui sont parvenus à tordre, dès l'origine, la politique de l'Angleterre et des Etats-Unis dans le sens des intérêts sionistes, que cette idéologie a pu se concrétiser. Les intérêts de l'idéologie sioniste et ceux de l'empire américain naissant ont donc, dans les débuts, semblé coïncider parfaitement.
Les groupes financiers, économiques et médiatiques qui venaient de se constituer outre-Atlantique grâce à des méthodes qu’on peut qualifier de maffieuses – leurs richissimes propriétaires sont désormais désignés sous le nom de «barons voleurs» – étaient, pour un très grand nombre d'entre eux, entre les mains de mouvements favorables à l'idéologie sioniste quand ils n'en étaient pas des membres agissants. Ils ont accompagné et favorisé la montée en force du nouvel empire qui allait, comme tous les empires qui l'avaient précédé, s'emparer progressivement des rênes du pouvoir mondial, faire main basse sur les richesses de la planète et devenir ouvertement, et le plus naturellement du monde, le protecteur et le financier de l'idéologie sioniste, source principale du chaos mondial depuis le début du XXe siècle.
La réussite du colonialisme politico-religieux sioniste est incompréhensible si l'on ne voit pas qu'il est l'enfant et la projection au Moyen-Orient du colonialisme économique souterrain des puissances financières anglo-saxonnes sur la planète entière, une sorte de pseudopode géographiquement délocalisé de l'Occident colonisateur, une tête de pont placée dès l'origine sous la protection de la City et de Wall Street – et notamment du très efficace banquier états-unien Bernard Baruch ainsi que de la Maison Rothschild anglaise et de ses filiales
Sans la domination financière de la City sur la planète jusqu'à la Seconde Guerre mondiale et la création de sa monnaie privée le 23 décembre 1913, le dollar, par les soins de ses filiales dans le Nouveau Monde, le sionisme serait resté une excroissance nationaliste hérétique, et demeurée localisée en Europe de l'Est, d'un judaïsme principalement pharisaïque et d'influence talmudique.
Sans cette domination-là, l'Etat d' Israël n'aurait pas pu voir le jour et les fidèles du dieu Jahvé auraient continué à vivre entre eux dans les multiples Etats dont ils étaient devenus nominalement les citoyens, selon les préceptes ségrégationnistes d'Esdras pour la majorité d'entre eux, ou se seraient convertis à un judaïsme spirituel qui, sautant à pieds joints par-dessus les principes du Talmud, trouve sa source chez ses grands prophètes bibliques. Il survit aujourd'hui dans le petit groupe des Naturei Karta, mais leur nombre est devenu infime.
La Seconde Guerre mondiale a rebattu les cartes et le centre du pouvoir s'est déplacé de la City de Londres à Wall Street. De plus, les persécutions dont les juifs furent victimes de la part de l'Allemagne nazie et dans une grande partie de l'Europe ont fourni des arguments nouveaux au mouvement sioniste. Ils ont permis, dans la foulée, son officialisation au mépris du principe fondateur de toute légalité internationale, à savoir le droit des peuples à disposer d'eux- mêmes.

Qu’est-ce qui fait que les puissances mondiales se sentent obligées de courber l'échine devant l'arrogance d'un Etat aussi petit qu'Israël ?
Les «puissances mondiales», comme vous dites, sont reliées à leurs moyens de communication par un cordon ombilical invisible, mais omnipuissant. Politique et communication se superposent.
Or, dans un monde qui papillonne d'une image à l'autre, d'une interview à l'autre, et où la vérité et la réalité ont peu de poids face à des bouffées émotives, à une savante mise en scène, aux raisonnements astucieusement agencés, aux manipulations émanant de groupes de pression et à la complicité de tous les médias occidentaux, des années-lumière d'habileté, d'efficacité et de professionnalisme séparent les Palestiniens et les Israéliens.
Outre le handicap de se trouver face à une puissante cohorte de lobbyistes affichés ou masqués d'Israël, il existe des raisons culturelles, linguistiques, politiques et psychologiques propres aux Palestiniens eux-mêmes et qui expliquent leur sidérale faiblesse face aux médias du monde entier. Un locuteur qui s'exprime dans un anglais élémentaire ou un français hésitant ne fait, hélas, pas le poids dans le théâtre médiatique.
Ainsi, depuis que Mme Leila Shahid n’est plus à Paris, la Palestine a pratiquement disparu des médias français.
Il est urgent que les Palestiniens envoient dans toutes les grandes capitales du monde des représentants qui soient de grands intellectuels familiers du style d'argumentation des médias occidentaux et capables de s’exprimer dans la langue du pays.
Constamment aux aguets, ils devraient exiger des droits de réponse face à l'omniprésence et à la variété des représentants de la thèse israélienne. Ceux-ci sont innombrables, tous parfaitement francophones. Et la liste s'allonge avec les partisans déclarés ou crypto-sympathisants, à laquelle s'ajoute toute une brochette de journalistes qui présentent volontairement ou par ignorance une information tellement biaisée qu'elle s'apparente à un lavage de cerveau.
A la faiblesse des Palestiniens sur le terrain médiatique s’ajoute la paralysie de l’Allemagne et de tous les pays européens qui ont été peu ou prou occupés par les troupes nazies et qui ont participé à la persécution de leur population juive durant la dernière guerre. Des armées de vigilantes vigies veillent, l’épée de l’antisémitisme sortie du fourreau et prête à s’abattre sur tous les commentateurs et géopoliticiens audacieux qui s’écarteraient de la doxa officielle. Souvenez-vous de la violence de la réaction des sionistes européens et israéliens à la suite de la publication par Günter Grass de son poème sur la Palestine, Ce qui doit être dit, dans un quotidien allemand.




Les enfants, cible privilégiée d'Israël. D. R.
Les enfants, cible privilégiée d'Israël. D. R.
Aline De Diéguez : «Le boom démographique palestinien affole les Israéliens» (III)

Dans votre analyse intitulée «La légende dorée du sionisme», vous avez prédit la chute de l'Etat sioniste, comme toute idéologie politique ou religieuse à travers le monde. Quelles sont les indicateurs qui confirmeraient le déclin de cette entité aujourd’hui hégémonique ?

L'Histoire enseigne que seul l'échec de son entreprise bloque l'expansion impérialiste naturelle des peuples. Louis XIV a fini par perdre les provinces conquises en Helvétie et en Wallonie, Napoléon a terminé sa vie sur l'îlot de Sainte-Hélène, la révolte de son armée a mis fin à l'extraordinaire épopée d'Alexandre en Asie, l’empire ottoman n’existe plus, le royaume chrétien de Jérusalem n’est plus qu’un souvenir dans les livres d’histoire, il ne reste rien de l'empire de Charles Quint, le IIIe Reich est mort, le marxisme s'est écroulé comme un château de cartes. Après l'échec de la guerre du Vietnam, l'Amérique est en passe de devoir admettre qu'elle subit le même type de déroute en Irak et en Afghanistan et que son rêve de «remodeler le Grand Moyen-Orient» est à ranger dans le magasin des accessoires. Le rêve d’un empire sioniste rejoindra le grand cimetière des éléphants politiques. Le mythe est le destin de l'actuel Etat d'Israël et sa carapace mentale, mais il est également son talon d'Achille. La véritable arme de destruction massive, la plus sophistiquée et la plus meurtrière d’une colonie de peuplement qui se veut en expansion, est l'arme des pauvres, l'arme qu'aucune bombe n'arrêtera, l'arme qui explosera dans les statistiques et dans les rues : la multiplication des bébés. C’est la botte secrète des Palestiniens. A Ghaza, la moitié de la population a moins de 18 ans. La démographie a toujours été la clé de la survie d’une nation et la condition de son développement. Le boom démographique palestinien affole Israël. Il s'amplifie malgré ses tentatives les plus sadiques de nuire à la santé des mères, de les empêcher de se soigner et même d'accoucher dignement en les bloquant volontairement à des barrages barbares. Le ventre des femmes, voilà l’ennemi, l’usine à fabriquer des terroristes. Les appels à l’immigration ne sont plus entendus. Les derniers missiles du Hamas seront encore plus dissuasifs sur les candidats potentiels. Israël ne sait pas comment désamorcer la bombe démographique palestinienne. C'est pourquoi l'apparente phase ascendante de l'expansion impériale d'Israël est trompeuse. Comme la locomotive de la Bête humaine, le train du grand rêve sioniste est lancé dans une fuite en avant désespérée.

Verrons-nous un jour les deux peuples palestinien et israélien vivre côte à côte, en paix et en toute sécurité ?

Comment croire que l'Etat-bourreau met la corde au cou à tout un peuple, l'affame, l'assoiffe, le pilonne, l'empêche de se soigner, de se déplacer, martyrise et terrorise ses enfants et les empêche d'étudier, l'emmure, vole l'argent de ses impôts, le soumet à l'arbitraire de colons féroces, armés et casqués comme des martiens et de policiers brutaux et sadiques aux check-points, blesse, humilie et assassine, l'Etat qui bombarde la seule centrale électrique de la région, qui déracine les merveilleux oliviers centenaires pour édifier sa muraille, l'Etat qui dévaste les vergers et les cultures d'un peuple colonisé et emprisonné, qui vole ses terres, son eau, ses ressources, qui poursuit la colonisation, écrase les maisons au bulldozer, empêche les agriculteurs de travailler, défonce les routes, détruit les infrastructures, les récoltes, ravage le port, l'aéroport, les terrains de sport et les aires de jeu, bombarde la plage, les bateaux de pêche, pilonne même les hôpitaux, les écoles et les ambulances, laisse le champ libre à ses snipers assassins, empoisonne la population de Cisjordanie à petit feu en se débarrassant de ses déchets toxiques dans les territoires palestiniens au mépris de la protection de l'environnement et des nappes phréatiques, invente chaque jour de nouvelles brimades et de nouvelles humiliations, que cet Etat-là, qui qualifie la résistance héroïque de «terrorisme», puisse un jour se métamorphoser en un voisin normal capable d’accepter gentiment à ses côtés un Etat qu’il déteste et méprise, et une population qu’il rêve de voir s’évaporer ou disparaître sous terre et dont la seule existence constitue un obstacle infranchissable à son rêve de conquête d’un empire sioniste incluant la totalité de la Palestine, le Liban, l’Irak, une partie de l’Egypte et même plus. Israël a donc tenté – et partiellement réussi pendant un certain temps – à occulter les circonstances de son installation et les massacres qui l’ont accompagnée : Deir Yassine, Haïfa, Jaffa, Acre, Oum Al-Fahem, Al-Ramla, Al-Daouayma, Abou Shousha, Jénine, Ghaza et tant d’autres ont crié dans le désert. Alors qu'Israël se proclame menacé par des forces obscures et féroces qui voudraient «rejeter sa population à la mer», comme il dit, on voit jour après jour se produire exactement le contraire : à savoir le bulldozer israélien comprimer la population palestinienne dans un espace de plus en plus resserré et multiplier les colonies selon un plan longtemps mûri à l’avance. Les plans des trois mille logements dont Benjamin Netanyahou annonce la construction en représailles à la récente attribution par l’ONU du statut d’un Etat observateur non membre à la Palestine ne sont évidemment pas sortis d’un tiroir durant la nuit. D’autres projets de ce genre existent évidemment déjà et n’attendent que l’occasion d’être annoncés.
Les Palestiniens sont le miroir dans lequel Israël voit son péché. La laideur de l'image que le miroir lui renvoie révolte la «belle âme» victimaire israélienne, et la pousse, tel le Dorian Gray d'Oscar Wilde, à vouloir briser ce miroir. Jamais Israël ne pardonnera aux Palestiniens les meurtres qu’il commet sur eux et tous ceux qu’il rêve de commettre. Mais comment réussir à tuer discrètement quatre millions d'individus sans susciter un scandale international et passer du stade officiel de victime à celui de bourreau alors que le statut de victime est si confortable et si rentable ? Les gouvernements israéliens successifs sont taraudés par une seule obsession : comment se débarrasser des Palestiniens. Dans l’immédiat, ils rêvent non pas de vivre à côté d’eux ou de partager un même Etat, mais de les exporter tous en Jordanie avec l’aide du grand «démocratiseur» du Moyen-Orient dont les pieds ne touchent plus terre : l’omniprésent cheikh du Qatar qui vient de démontrer ses qualités de démocrate et de connaisseur littéraire en faisant condamner à la prison à vie un poète dont il n’aime pas les vers.
Tant qu’Israël sera relié au cordon ombilical nourricier des dollars qui coulent à flot des banques dorées américaines, son obstination et son arrogance continueront comme devant et ce ne sont pas les couinements de Paris, de Londres, de l'Union européenne et même de Washington qui bouleverseront les projets d’un Benjamin Netanyahou qui proclame fièrement que la décision de l’ONU est une «attaque contre le sionisme et contre l'Etat d'Israël qui doit nous conduire à augmenter et accélérer la mise en œuvre des plans de construction dans toutes les zones où le gouvernement a décidé de bâtir».

Les conséquences du vote du 29 novembre…

Il est toujours bon d’emmagasiner un avantage. Cependant, l’importance majeure de ce vote réside dans la défaite diplomatique d’Israël, qui a entraîné à sa suite celle des Etats-Unis. Un seul petit Etat européen a rejoint le camp américano-sioniste. Les microscopiques îlots du Pacifique financés par l’oncle Sam ne sont là que pour donner automatiquement cinq voix assurées à la position des Etats-Unis. Malgré un forcing acharné des ambassadeurs en poste dans toutes les capitales, le vote des Etats européens a stupéfié et déçu les pro-israéliens. «Nous avons perdu l’Europe», se lamentait le Crif français.
«C’est toujours bon à prendre, mais ce n’est pas ça qui mettra fin à l’occupation», tel était le sentiment général des Palestiniens, échaudés par les dizaines de textes sortis des imprimeries de l’ONU et demeurés sans le moindre effet sur le terrain. Ce nouveau statut ouvre des droits nouveaux pour les Palestiniens, encore faut-il les revendiquer. La seule arme sérieuse des Palestiniens serait de ratifier le Statut de Rome et d’accéder ainsi au droit de porter plainte contre les Israéliens devant la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre commis à Ghaza, pour la construction illégale de colonies en Cisjordanie occupée ou pour le mur monstrueux édifié sur leurs terres. Mais Mahmoud Abbas a déjà annoncé qu’il n’utiliserait cette arme que pour les crimes à venir et François Hollande essaie d’atténuer le vote positif de la France en demandant aux Palestiniens de retourner à la fameuse «table» des négociations sans conditions.
C’est donc une victoire symbolique pour la Palestine – mais les symboles sont importants. Elle remet Mahmoud Abbas en selle alors qu’il était au fond du gouffre après ses déclarations sur le non-retour des réfugiés à la télévision israélienne. On peut espérer sans trop y croire qu’il saura utiliser ce succès pour aider à rompre le criminel blocus de Ghaza et parvenir enfin à une unification de tous les mouvements palestiniens. Espérons qu’il dissoudra enfin sa milice au service de l’occupant qui traque, maltraite et emprisonne les résistants de Cisjordanie. Espérons également qu’un nouveau cycle de vingt ans de vaines «négociations» n’est pas au bout de la route.
Si telle était l’intention de M. Abbas, les résistants de Ghaza qui viennent de payer un lourd tribut à la barbarie de l’Etat israélien, et pour la deuxième fois en quatre ans, sauront d’autant mieux faire entendre leur voix. D’ailleurs, Mme Leïla Shahid, déléguée générale de l'Autorité palestinienne auprès de l'Union européenne, et devenue ambassadrice de Palestine depuis le 29 novembre, a déclaré, lors d’un entretien à la RTBF, que «la stratégie de la négociation avec Israël est un échec». «Nous avons commencé à négocier à Madrid en 1990, (...) on a arrêté la lutte armée, (...) et Israël nous a donné une claque», constate-t-elle. «Dites-moi à quoi ont servi les négociations pendant vingt ans ?» Si une partie d’un Fatah de Cisjordanie jusqu’alors amorphe et collaborationniste se joint aux résistants de Ghaza, l’espoir renaîtra en Palestine. Je termine ce dialogue comme je l’ai commencé avec un conseil du grand stratège chinois Sun-Tzu : «La prudence et la fermeté d’un petit nombre de gens peuvent venir à bout et dompter même une nombreuse armée.»


Interview réalisée par Mohamed El-Ghazi

http://www.algeriepatriotique.com/article/aline-de-dieguez-israel-vit-dans-les-vapeurs-dun-reve-messianique
http://www.algeriepatriotique.com/article/aline-de-dieguez-le-sionisme-puise-sa-puissance-des-banques-anglo-saxonnes-ii

http://www.algeriepatriotique.com/article/aline-de-dieguez-le-boom-demographique-palestinien-affole-les-israeliens-iii http://www.algeriepatriotique.com/article/aline-de-dieguez-le-boom-demographique-palestinien-affole-les-israeliens-iii


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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 22:03

Du terrorisme juif des années 1940 au terrorisme d’Etat

Document est une émission d’investigation de BBC radio. Le 24 juillet 2006, l’émission était consacrée au terrorisme juif qui sévissait en Palestine avant, pendant et après la seconde guerre mondiale (et qui sévit aujourd’hui sous la forme d’un terrorisme d’Etat).

L’émission avait justement évoqué le complot dont je vous parlais dans mon post précédent, la BBC précisant que le projet de bombardement visait rien moins que le parlement britannique !

Une confirmation de plus, si besoin était, que les sionistes sont les inventeurs du terrorisme moderne à la fois sans foi, ni loi et impitoyable.

Pensez donc, ces terroristes juifs s’en prenaient à une des puissances qui avaient joué un rôle décisif dans la défaite d’un nazisme qui s’était fixé pour tâche, nous disent ces mêmes terroristes, l’extermination des Juifs.

Cherchez l’erreur.

On parle beaucoup aujourd’hui d’internationale terroriste djihadiste ou islamiste. Je me demande si, ce faisant, les commentateurs ne se contentent pas de plaquer simplement le schéma de l’internationale terroriste juive telle que conçue, par exemple, par le groupe Stern.

Il existe un musée du groupe Stern à Tel Aviv (on rappellera qu’il s’agissait d’une organisation fascisante qui a lutté militairement contre l’Angleterre pendant la seconde guerre mondiale).

Musée du groupe Stern à Tel Aviv (plus instructif que Yad Vashem)

Et, entre autres choses, on peut y trouver ce panneau qui recense les activités du groupe Stern à l’international.

Organisation internationale du terrorisme juif selon le Stern Museum

Dommage que l’image soit coupée. Mais vous voyez que l’organisation était active en Syrie et au Liban (renseignement), en Italie (achat d’armes, entrainement de groupes de combat clandestins), en Egypte (cellules clandestines, collecte de fonds, achat d’armes etc.) et en France qui était semble-t-il la principale base européenne du terrorisme juif. La France accueillait en effet l’infrastructure pour les actions en Europe, la confection des lettres piégées et leur expédition à des personnalités en Angleterre, la préparation des actions de sabotage contre des objectifs britanniques et la propagande.

Le Manuel Valls de l’époque avait de quoi faire même si ces gens bénéficiaient de complicités d’un autre calibre que les terroristes qu’on nous désigne aujourd’hui comme des menaces pour la « république »  (je ne veux pas dire par là que le risque est nul et que la police ne doit pas agir).

Compte tenu de ce que nous savons, il est assez piquant de voir aujourd’hui William Hague, le chef de la diplomatie britannique, apporter son soutien aux tueurs sionistes à l’oeuvre à Gaza. Des tueurs pourtant dans la même lignée idéologique et d’action que l’organisation terroriste juive qui projetait d’assassiner un de ses prédécesseurs au Foreign Office, Earnest Bevin.

T’es sympa toi William! Docile juste ce qu’il faut.. Je te ferai pas buter par le Mossad.

Une indication supplémentaire de l’état d’abaissement de la classe politique européenne.

Document

Un rendez-vous avec Bevin

BBC, 24 juillet 2006 traduit de l’anglais par Djazaïri

Mike Thomson enquête sur l’insurrection juive en Palestine après la deuxième guerre mondiale et sur un complot en vue d’assassiner le ministre britannique des affaires étrangères, Earnest Bevin. Suivez ce lien pour une série d’images prises par Document pendant la réalisation de ce programme.

En 1946, peu de temps après sa victoire dans la seconde guerre mondiale, la Grande-Bretagne était à nouveau sous la menace. Les insurgés juifs, qui menaient depuis longtemps une guerre insurrectionnelle sanglante contre les troupes britanniques en Palestine, étaient sur ​​le point de porter leur guerre à Londres.

Des documents auparavant top secrets révèlent que équipes de tueurs avaient été envoyés dans la capitale avec liste de cibles à abattre. Il y avait dessus les noms de plusieurs hauts responsables du gouvernement, dont notamment celui du ministre britannique des affaires étrangères, Earnest Bevin.

Des organisations extrémistes comme le groupe Stern (ou Lehi) et l’Irgoun étaient déterminés à mettre un terme au mandat britannique sur la Palestine pour lui substituer un foyer national juif. Des centaines de leurs combattants, ainsi que de nombreux soldats britanniques, furent tués ou blessés dans un affrontement qui connut une escalade après la fin de la guerre [mondiale].

Prêts à tout pour réaliser une percée après l’arrestation ou la mort de beaucoup de leurs membres, les deux organisations avaient créé des cellules clandestines en Grande Bretagne. Il ne fallut pas longtemps aux services de sécurité britanniques pour avoir vent de ce qui se tramait et début 1946, ils lançaient une alerte interne top secrète :

«Des membres du groupe Stern sont en cours d’organisation et sont à l’entraînement. On s’attend à ce qu’ils soient envoyés au Royaume Uni pour assassiner des membres importants du gouvernement de sa majesté, M. Bevin en particulier.»

Dans les mois qui suivirent, un certain nombre de bombes explosèrent à Londres et il y eut une tentative pour larguer une bombe depuis un avion de location sur la Chambre des Communes. Ce dernier projet fut stoppé seulement quand la police française découvrit que des membres du groupe Stern s’apprêtaient à traverser la Manche dans un avion transportant une bombe de forte puissance.

Mike Thomson et l’équipe de Document sont allés à la recherché de l’assassin envoyé pour tuer Earnest Bevin et de l’homme qui lui avait fourni les explosifs dans ce but.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 19:25

"Le judaïsme est une pancarte pour soutenir l'entité sioniste"


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Lundi 3 Décembre 2012 - 09:19 Israelis on the path to Nazism?

Lundi 3 Décembre 2012 - 09:11 Elections catalanes et indépendantisme.


Pierre Dortiguier : «Le judaïsme est une pancarte pour soutenir l'entité sioniste»

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Rafik Mahmoudi
Mardi 4 Décembre 2012

"Le judaïsme est une pancarte pour soutenir l'entité sioniste"
Algeriepatriotique : Vous intervenez fréquemment pour commenter l’actualité dans la région du Moyen-Orient, et, globalement, dans le monde musulman. Que pensez-vous de ces «révolutions» qui secouent cette région depuis deux ans ? Sont-elles porteuses d’un vrai changement, positif pour ses populations ?

Pierre Dortiguier : A répondre d'une manière synthétique, je vous dis ma certitude que ces révolutions qui ont reçu médiatiquement la dénomination de «printemps arabe» sont un engrenage dans lequel on a fait entrer des forces politiques nationales, pour les broyer et affaiblir durablement la force des institutions étatiques qui leur servait de fondement, de cadre, de forme comme nous disons en philosophie. Ce fut le cas de la Tunisie qui avait naturellement des aspects négatifs – qui n'en a pas dans notre monde ? –, mais avait, depuis Bourguiba, considérablement augmenté sa puissance, avec des injustices, corrigeables par le développement. Je suis depuis des années dans un secteur particulier, le développement de l'enseignement des mathématiques, à Monastir, et j'y ai vu des générations, féminines en particulier, atteindre un niveau d'instruction remarquable dans cette matière ; dans d'autres domaines, il y avait une indépendance, bien sûr sous dépendance occidentale, mais partagée avec la Russie, la Chine, le Japon… Aujourd'hui, le pays est colonisé par le Qatar qui prend toutes les offres. L'immobilier a augmenté de 50%. Sous prétexte de lutter contre la famille du général Ben Ali, l'on a saisi des biens, comme ceux de Kadhafi à l'étranger, et ce sont des investissements dont le manque a précipité le chômage, ruiné une classe moyenne. Je donne un exemple sensible, constatable. Le but de ces révolutions a été clairement expliqué par le journaliste germano-américain William Engdahl : répandre une idéologie faussement musulmane, un islam artificiel qui s'attache aux formes extérieures, mais abandonne la gestion et l'initiative géopolitique aux USA, en réalité au lobby sioniste qui veut détruire les Etats qui ont la main sur leur finance, contrôlent leur système bancaire, etc., bref, qui ne sont pas englués dans l'endettement. La Tunisie sortait de cet endettement, la Libye était indépendante du FMI, la Syrie aussi. C'est contre ces pays et aussi contre l'Algérie indépendante que sont dirigés ces mouvements, dans la suite des révolutions colorées de George Soros, le financier apatride qui ruina la livre sterling et l'Asie orientale ; tous ces gens subvertissent la jeunesse pour la dresser contre l'autorité de l'Etat. Pour moi, l'islamisme de ces révolutions du «printemps arabe», c'est un nouveau bolchevisme, un nihilisme pour affaiblir les Etats arabes, ruiner le «nassérisme».

Le discours sur la crise économico-financière qui frappe les pays développés ne cache-t-il pas, à votre avis, une crise plutôt structurelle, voire de civilisation ?

Oui, je vous donne raison. Pour mon ami Salim Laibi, de Marseille, j'ai préfacé sa Faillite du monde moderne où je mets en question, comme de nombreux Français et Européens depuis longtemps, la manière de s'endetter, de vivre au-dessus de ses moyens, de dissiper par l'abondance d'un argent factice toutes les réalités naturelles, les normes sociales et morales (dont cette adoption des enfants par les homosexuels est le dernier crime. Même Platon dans l'Antiquité et Aristote ont blâmé cette façon de faire.). La crise économique est un élément matériel, un symptôme de cette chute de la moralité du travail, de la bonne économie. L'Allemagne s'est mieux conduite, relativement, car la religion est, chez elle, une science morale, et elle souffre moins parce qu'elle a gardé le sens du travail. Je le constate en visitant mes collègues de philosophie et les écoles, en Autriche, en Bavière, etc., en Hollande même. Voltaire a dit avec raison que le travail éloigne de nous trois grand maux : l'ennui le vice et le besoin.
La crise mondiale est une conséquence de cette diminution de l'idée de civilisation, de moralité, et cela jusque dans l'art. Cette crise forme un tout. C'est ce que l'on appelle une crise de civilisation, dont de nombreux esprits avaient parlé. Je le savais, jeune étudiant, mais c'est depuis 1968, après la chute de de Gaulle, favorisée, vous le savez, par les sionistes de chez nous qui sont puissants, qui voulaient se venger de l'attitude du général en 1967, que le pays s'est mis à perdre sa puissance et à s'endetter. Avec Mitterrand, la facilité l'a emporté. Aujourd'hui, nous attendons la crise et de nombreuses personnes, avec raison, investissent dans les métaux précieux.

D’aucuns estiment aujourd’hui, en Occident, que l’islam peut constituer une menace pour la démocratie et la modernité, mais tout en encourageant une certaine forme d’islamisme dans les pays du Sud. Cela reflète-t-il, à votre avis, l’opinion de la majorité en Europe ?

La majorité en Europe n'est pas contre l'islam comme religion, car la religion a perdu de son influence au profit du matérialisme, et ce qu'on appelle le judaïsme, c’est une pancarte pour soutenir l'entité sioniste ; l'islam est bien sûr en train de gagner une partie de la jeunesse européenne, non immigrée, surtout dans les couches cultivées, car l'islam est une culture, ce n'est pas une secte, mais une idée plus stricte de Dieu. L'islamisme dont vous parlez est une caricature, comme le fameux voile porté par à peine 2 000 femmes en France, je veux dire la burqa. On en fait un épouvantail pour favoriser une atmosphère de guerre civile, le jour de la crise économique ouverte, et surtout pour désorienter la jeunesse musulmane issue de l'immigration qui est délaissée par les anciens pieds-noirs encore aux postes de commande et le lobby sioniste très enragé contre les Arabes. C'est pourquoi le Qatar, avec son argent, est bien vu, il monte les jeunes musulmans en France... contre la Syrie et l'Iran, on veut former une «légion étrangère» au service des Etats-Unis ; c'est ce que dit notre collègue américain Alex Jones et il a raison. Qu'il y ait de l'islamophobie en Europe, non. L'islam est respecté et respectable. On dit même que nous avons des jeunes gens engagés en Syrie contre le gouvernement légal de Bachar Al-Assad.

Le débat sur l’islam en France semble réduit à quelques stéréotypes, voire à des thèmes polémiques (l’affaire Merah par exemple). Il est devenu l’apanage d’un cercle connu dans les médias. Pensez-vous, franchement, que le lobby «pro-sioniste» empêche, comme on le laisse entendre, l’existence d’une pluralité d’opinion sur ce type de questions ?

Oui, nous l'avons vu ici. Pendant des années, certains Français se demandaient avec inquiétude si l'on pourrait donner du travail et si l'on instruisait bien toute la jeune génération, surtout algérienne et marocaine, née sur le sol français. Moi-même qui ai, tout adolescent et jeune homme, lutté contre le mensonge de l'«Algérie française» et surtout les socialistes, comme chez vous Lacoste «ministre de l'Algérie», qui refusaient toute identité algérienne, je voyais cette nouvelle jeunesse déculturée, méprisée dans les écoles par des cadres laïques qui ont persécuté les filles avec l'interdiction du voile. Nous étions alors traités de réactionnaires, et aujourd'hui, ce sont ces mêmes enfants et adultes de l'immigration qui sont caractérisés par les hommes politiques et les médias «maçonnisés» comme des ennemis potentiels, un danger islamiste. Les anciens prétendus amis du peuple de l'immigration comme Harlem Désir et Julien Dray – par ailleurs amis d'Israël – deviennent les ennemis de ce peuple. Vous avez raison de parler de stéréotypes. Netanyahou est venu à Toulouse là où Merah aurait tué les enfants (car rien n'a été prouvé puisqu'il a été tué), ce fut une manifestation de solidarité avec l'Etat d'Israël, et l'on confond antisionisme et antisémitisme. Nous sommes, nous Français, dans un orchestre dont le chef est israélien ou maçonnique. Exactement ce que vos parents ont connu en Algérie. C’était ça le cadre de la colonisation.
Il y a une «police de la pensée». On n'en ose pas parler ouvertement. Mais ceci aura une fin. Dieu ne permet pas à l'injustice de durer, il ne la laisse que pour découvrir les âmes mauvaises.

Directement ou indirectement, l’Algérie revient toujours dans ce genre de débats en France. On parle d’une «incommunicabilité» entretenue entre les deux pays, à cause du contentieux historique. Qui devrait, à votre avis, faire plus de concessions à l’autre ?

Oui, cette question algérienne – comme d'une certaine façon un certain contentieux franco-allemand – subsiste. Cette incommunicabilité est entretenue d'abord par les nombreux Français qui ont dû quitter l'Algérie, ils sont venus avec leur ressentiment, transmis d'une génération à l'autre. Je crois – c'est une opinion philosophique – que la demande de réparation, ou les grands mots sur la reconnaissance des fautes commises, est inutile, même si je comprends l'attitude des hommes politiques algériens, parce que c'est soulever une polémique sans fin. Ici, en France, très peu de gens connaissent l'histoire de la colonisation algérienne, très peu je vous l'assure. Ce qu'il faut, c'est un effort de la part de l'Algérie pour tourner la page, et fixer l'attention des Français sur leurs responsabilités présentes, et surtout de se développer, pour convaincre par l'exemple. Le débat est faussé, parce que ce ne sont pas de vrais Français qui sont à la tête du pays – nous ne sommes plus à l'époque de de Gaulle ou de Couve de Murville, ni de Pompidou ou Giscard. La France est, en période de crise, xénophobe, elle croit que le mal vient de l'extérieur, et non d'elle-même. Elle doit faire un effort de conscience, l'Algérie aussi, mais ce sera lent et il ne faut pas brusquer un pays qui se porte moins bien qu'avant, comme l'a fait remarquer l'ancien excellent chancelier allemand Schroeder, et surtout mettre en garde les jeunes issus de l'immigration contre le piège grossier du wahhabisme nouveau qui sert toujours les mêmes intérêts, hier britanniques contre l'Empire ottoman qu'on voulait affaiblir, aujourd'hui américano-sionistes contre les héritiers du nationalisme arabe nassérien, etc. Je crois que de Gaulle – dont le père enseignait la philosophie (c'est la seule chose brève qu'il m'ait dite en 1969 par téléphone) – eût approuvé mon sentiment. Vive l'amitié franco-algérienne !

http://www.algeriepatriotique.com/article/pierre-dortiguier-le-judaisme-est-une-pancarte-pour-soutenir-lentite-sioniste http://www.algeriepatriotique.com/article/pierre-dortiguier-le-judaisme-est-une-pancarte-pour-soutenir-lentite-sioniste

 

http://www.alterinfo.net/Le-judaisme-est-une-pancarte-pour-soutenir-l-entite-sioniste_a84370.html

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 21:09

Le sionisme et l’impérialisme allemand, un texte majeur de Klaus Polkehn inédit en français


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Klaus Polkehn
Lundi 3 Décembre 2012

Le sionisme et l’impérialisme allemand, un texte majeur de Klaus Polkehn inédit en français

Je vous propose un article important qui est le fruit d’un travail d’historien réalisé par Klaus Polkehn, un journaliste de l’ex République Démocratique Allemande.

Dans cet article très documenté et doté d’un appareil de notes conséquent comme il se doit dans ce genre de travail, Klaus Polkehn décrit les relations entretenues dès ses débuts par le mouvement sioniste avec l’impérialisme britannique mais surtout, on l’évoque moins souvent, allemand.

Cette proximité touchera à sa fin dans des conditions qui ont à voir avec la défaite finale de l’Allemagne pendant la première guerre mondiale. Le mouvement sioniste avait en effet fait le choix de l’Angleterre qui s’était fendue de la fameuse Déclaration Balfour par laquelle le gouvernement britannique promettait aux sionistes un territoire qui ne dépendait pas de lui mais de l’empire Ottoman qui faisait précisément partie des forces de l’Axe.

L’empereur Guillaume II aurait aimé faire une telle promesse mais il ne tenait pas à s’aliéner son fidèle allié. La défaite allemande donnera de toute façon raison aux sionistes qui avaient fait le choix de Londres contre Berlin (on sait comment par la suite, après s’être servis des Britanniques, ils se retourneront contre eux).

Une défaite de l’Allemagne que Guillaume II imputera aux Juifs, jetant ainsi les bases de l’antisémitisme (au sens de haine des Juifs) d’Etat :

 «Qu’aucun Allemand ne soit au repos tant que ces parasites ne seront pas éliminés du sol allemand et exterminés», écrit-il en 1919. Son cher baron Max von Oppenheim, exempté des lois de Nuremberg, se fera l’entremetteur entre le mufti de Jérusalem et Hitler.

Mais avant de tenir ces propos haineux, Guillaume II filait une relation plus que cordiale avec les sionistes qui misaient sur le poids politique et militaire de l’Allemagne pour arriver à leurs fins.

A la lecture de l’article de Klaus Polkehn, je n’ai pu m’empêcher de me dire que les sionistes avaient un fonctionnement assez voisin de celui qu’on observe aujourd’hui dans les entreprises capitalistes, avec des services dédiés à un objectif commun mais qui sont à la fois en synergie et en concurrence entre eux, une concurrence exacerbée par la définition d’objectifs assignés pour chacun d’entre eux et leur conception comme prestataires et clients les uns des autres.

Enfin, ce n’est pas, comme on le voit dans l’article, le président du Conseil d’Administration qui exerce la réalité du pouvoir  mais bien plutôt celui ou ceux qui ont l’oreille de la puissance impérialiste et parviennent à exercer une influence significative sur elle.

A ma connaissance, cet article n’a jamais été traduit intégralement en langue française. C’est chose faite.

Le sionisme et l’Empereur Guillaume

Par Klaus Polkehn, Journal of Palestine Studies, Vol.4 N°2 (1975) traduit de l’anglais par Djazaïri

Dès l’époque de la publication de l’Etat Juif par Theodor Herzl en 1896, le mouvement sioniste a été conscient du fait que ses buts ne pourraient être atteints qu’avec l’aide d’une ou de plusieurs puissances impérialistes. C’est pourquoi l’histoire du sionisme des débuts – c’est-à-dire de l’année 1896 à 1917 – est marqué par des efforts inlassables pour s’attirer les faveurs des puissances impérialistes. De ce fait, les différences entre puissances impérialistes se reflétaient inévitablement dans les discussions à l’intérieur du mouvement sioniste et dans les contacts noués par les sionistes avec les nations de l’époque. Ainsi, la rivalité entre l’Allemagne et la Grande Bretagne qui devenait de plus en plus aigüe avant 1914 avait son pendant dans les altercations entre factions pro-allemandes et pro-britanniques au sein du mouvement sioniste.

Theodor Herzl avait approché le Sultan Ottoman pour obtenir son soutien – il fit de même avec von Plehven le ministre russe de l’intérieur dont la politique antisémite était tristement célèbre. Il avait aussi fait des efforts particulièrement vigoureux pour obtenir la faveur de l’impérialisme allemand. Mais comme ses efforts étaient restés infructueux, il se tourna vers la Grande Bretagne en 1900, créant dans la foulée, si on peut s’exprimer ainsi, la faction pro-britannique qui sera bientôt emmenée par Chaim Weizmann.

Les fondateurs du sionisme avaient la conviction de proposer aux puissances dont ils cherchaient à s’assurer le soutien, une contrepartie alléchante pour leurs visées sur la Palestine, en l’espèce un soutien à un mouvement sioniste en phase d’élaboration. Déjà en 1896, Herzl écrivait avec franchise dans l’Etat Juif :

«Si Sa majesté le Sultan nous donnait la Palestine, nous pourrions en retour prendre en charge l’ensemble des finances de la Turquie. Nous formerions là-bas un mur de défense pour l’Europe en Asie, un poste avancé de la civilisation contre la barbarie.» Herzl offrait ainsi sans détours le sionisme comme agent d’une politique coloniale-impériale. Il fit encore plus clair pendant le deuxième congrès sioniste – tenu à Bâle en 1898 – quand il déclara : «L’Asie est le problème diplomatique des prochaines décennies… nous pourrions en toute modestie rappeler que nous sionistes dont les gens aiment à discuter le caractère pratique de leurs vues, nous avons reconnu et annoncé comme l’évolution en cours des rivalités européennes [i.e., la lutte impérialiste pour le partage du monde] plusieurs années avant les autres.»

L’impérialisme allemand avait participé tardivement au partage colonial du monde. Des puissances comme l’Angleterre, la France et même la Belgique et le Portugal s’étaient adjugées depuis longtemps les meilleures parties de l’Afrique et de l’Asie. L’appétit [colonial] de l’Allemagne était alors particulièrement vorace. Parmi les régions qui avaient jusque là échappé au partage colonial se trouvaient les territoires d’un empire ottoman en déclin ; ces territoires comprenaient la Syrie, la Palestine et l’Irak. En 1888 déjà, la puissante Deutsche Bank avait obtenu une concession pour une voie ferrée en Turquie, et en 1880 le premier traité de commerce et d’amitié entre l’Empire Allemand et la Sublime Porte était signé, initiant un processus qui culminera en décembre 1899 avec la conclusion du fameux accord pour la construction du chemin de fer pour Bagdad. Cette poussée de l’impérialisme allemand au Proche Orient, les sionistes la voyaient comme une occasion à ne pas manquer.

Avant la première guerre mondiale, il y avait cependant une autre raison, certes moins importante, pour laquelle le mouvement sioniste était enclin à être pro-allemand. Theodor Herzl, qui travaillait à Vienne comme journaliste, appartenait au monde germanophone et c’est en Allemagne et en Autriche qu’il fit ses premiers émules. Vers la fin du 19ème siècle, environ 600 000 citoyens de confession juive vivaient en Allemagne. En comparaison des Juifs d’Europe orientale, les Juifs Allemands étaient plus fortement assimilés, mieux éduqués et occupaient souvent de plus hautes positions sociales. Ils n’étaient pas non plus sans être influencés par l’ambiance chauvine de leur environnement qui voyait l’Allemagne comme étant la plus grande puissance européenne. Ce chauvinisme affectait la façon dont ils concevaient leur propre rôle en tant que Juifs puisque les Juifs Allemands se sentaient investis pour être les leaders naturels des communautés juives. Kurt Blumenfeld, un des plus importants dirigeants sionistes à l’époque, a écrit à ce sujet dans ses mémoires :

« … avec l’oppression qu’ils [les Juifs] subissaient en Europe orientale – tout ce qui se trouvait au-delà de la frontière russe avait pour eux le parfum de la liberté.» A la même époque, les Juifs des classes sociales élevées aux Etats Unis étaient aussi originaires d’Allemagne et lui restaient attachés culturellement, de sorte que «les masses juives se sentaient alliées de l’Allemagne au moment du déclenchement de la première guerre mondiale.»

L’élan colonialiste allemand au Moyen orient s’exprima dans le premier voyage en Orient entrepris par l’Empereur Guillaume II. Du 13 octobre au 24 novembre 1898 (juste après le deuxième congrès sioniste), l’Empereur visita d’abord Constantinople avant de se rendre en Palestine et en Syrie. Aux yeux des sionistes, ce voyage dût apparaître comme une opportunité pour s’assurer le soutien de l’impérialisme allemand.

En 1914, l'empire Ottoman englobe le Hedjaz, l'Irak, la Syrie et la Palestine

En 1914, l’empire Ottoman englobe le Hedjaz, l’Irak, la Syrie et la Palestine

Theodor Herzl attachait beaucoup d’importance aux contacts directs avec aussi bien le Sultan Abdul Hamid II que l’Empereur Guillaume II. D’s avril 1897, pendant la guerre turco-grecque, les sionistes allemands collectaient des dons au profit du Croissant Rouge turc afin d’éveiller un intérêt chez les Turcs [pour le sionisme, NdT]. Le Dr M.I. Bodenheimer, le responsable sioniste [chargé de la collecte] confirmera ultérieurement dans ses mémoires que la collecte avait été avant tout organisée «afin de montrer au Sultan les précieux services que nous pouvions lui rendre.» Herzl avait institué une commission spéciale pour la collecte, et cette commission avait lancé un appel de circonstance aux clubs sionistes. Grâce aux dons, un groupe de médecins a pu être équipé de manière adaptée et envoyé dans la zone de guerre.

En août de la même année (1897), le premier congrès sioniste se tenait à Bâle. Immédiatement après la conclusion du congrès, Herzl réussit à obtenir une invitation du Grand Duc Friedrich von Baden, en son château de Schloss Mainau. Le Grand Duc, un membre de la parenté de l’Empereur, était avant tout intéressé pour en savoir plus sur le sionisme. Pendant la rencontre, Herzl dit avoir réussi à susciter l’enthousiasme du Grand Duc pour la cause sioniste.  En tout cas, le Grand Duc parla des idées sionistes à l’Empereur Guillaume II en octobre 1898, juste avant le voyage de ce dernier en Orient. David Wolffsohn, un banquier de Cologne (qui sera plus tard élu pour succéder à Theodor Herzl à la mort de ce dernier en 1904) a rapporté ainsi la conversation entre le Grand Duc et le Kaiser :

«Le kaiser a même dit qu’il était prêt à assumer des pouvoirs de protection [protectorat] sur le nouvel Etat. On a rapporté qu’il a exprimé le souhait de recevoir une délégation de représentants sionistes à Jérusalem de sorte à ce qu’il puisse les en informer.»

L'empereur Guillaume II

L’empereur Guillaume II

Ces échanges mirent les dirigeants sionistes d’excellente humeur. Ils voyaient l’objectif de leurs espoirs se rapprocher, et ils décidèrent que Herzl, Bodenheimer (en tant que représentant des sionistes allemands) et Wolfssohn devaient aller au Proche Orient. Herzl était empli d’enthousiasme.  A Berlin, il avait déjà négocié avec le chancelier Allemand, le prince Hohenlohe, et avec Bernard von Bülow, de sous-secrétaire du ministère des affaires étrangères, et il avait la conviction qu’un Etat juif en Palestine était à portée de main. Bodenheimer écrivait :

L’ambassadeur d’Allemagne en Turquie, le maréchal von Bieberstein est… en grande estime auprès du Sultan. Il semble que la difficulté consiste à trouver une modalité pour l’Etat [juif] qui puisse garantir l’autorité suprême du Sultan… Dans une communication adressée au comte Euleburg, l’ambassadeur d’Allemagne à Vienne, Herzl avait compilé tous les points de vue de sorte à inciter le Kaiser à prendre l’affaire en main… Le retour des Juifs en Palestine apporterait culture et ordre  dans ce coin délaissé de l’Orient. Au moyen du protectorat allemand, nous parviendrions à une situation gérée de manière méthodique. Dans sa lettre, le Grand Duc a, d’après nos informations, informé Herzl que le kaiser était plein d’enthousiasme pour la cause.

L’enthousiasme de Herzl était partagé par le mouvement sioniste. On croyait qu’un Etat juif en Palestine allié avec l’Empire Allemand était à portée. Le journal sioniste Die Welt écrivait le 28 octobre 1898 son enthousiasme pour «l’Allemagne d’Orient qui apporterait le renouveau du peuple de l’ancienne Palestine.»

Le séjour à Constantinople de la délégation sioniste avait cependant quelque peu sapé ce moral élevé. Herzl fut reçu à Constantinople par Guillaume II pour une audience qui dura une heure et demie. Herzl saisit cette occasion pour faire avancer ses idées mais il ne reçut qu’une réponse évasive selon laquelle le Kaiser informerait le Sultan du point de vue sioniste.

De Constantinople, la délégation sioniste prit la mer pour l’Egypte. D’Egypte, elle partit pour la Palestine afin d’y tenir la rencontre prévue avec le Kaiser. Pendant le voyage, Herzl chargea Bodenheimer de travailler à une exposition qui serait présentée au Kaiser. Bodenheimer s’exprimera plus tard ainsi à ce sujet :

Notre imagination était invitée à se donner libre cours pour cet évènement extraordinaire. Alors, selon la parole de Dieu dans la Bible, j’exigeais le territoire situé entre le fleuve d’Egypte le Nil, bien sûr] et l’Euphrate comme étant lé région pour la colonisation juive. Dans la phase de transition, le territoire serait divisé en districts qui passeraient sous administration juive dès qu’une majorité juive serait atteinte.

Cette présentation franche du concept de Grand Israël (qui reste aujourd’hui au programme de cercles d’extrême droite en Israël) n’avait pas, pour des raisons tactiques, obtenu l’approbation de Herzl. Ce dernier avait dit à Bodenheimer le « moment n’était pas encore venu pour mes [celles de Bodenheimer] grandes idées :

Il serait plus approprié pour le moment de créer une cellule germinale à partir de laquelle un Etat pourrait se développer de façon organique. Il avait à l’esprit une société foncière dans laquelle les droits souverains et les prérogatives royales seraient, dans une certaine mesure, préservés. Nous espérions que quand le Kaiser assumerait le pouvoir sur le protectorat, ces droits de montreraient en eux-mêmes si intéressants qu’une compagnie sous charte à l’exemple de celle de Rhodésie pourrait se fonder sur eux.

L'empereur Guillaume II à Jérusalem en 1898

L’empereur Guillaume II à Jérusalem en 1898

Après les amabilités de Guillaume II pour Herzl près de la colonie de Petah Tikva au cours d’une excursion touristique, l’Empereur, alors qu’il se trouvait à jaffa, reçut la délégation sioniste le 2 novembre 1898. Là encore, Herzl s’est exprimé, concluant ainsi son propos :

«Nous prévoyons la création d’une société foncière en Syrie et en Palestine, et nous considérons notre cause comme si bonne, et si bonne la participation de ceux qui sont les plus nobles, que nous sollicitons  de votre Majesté votre aide bienveillante pour cette œuvre.»

Mais la réponse de l’Empereur dût faire l’effet d’une douche froide : les sionistes pouvaient continuer leur travail parce qu’il y avait assez de place sur ce territoire pour tout le monde. A cette époque, la réalisation du projet sioniste ne  cadrait sans doute pas avec la problématique de l’impérialisme allemand. Le ministère allemand des affaires étrangères n’était pas intéressé par l’idée de provoquer ses alliés turcs en le mettant en difficulté par le soutien à l’établissement d’un Etat juif en Palestine. Aux yeux de la diplomatie allemande, les inconvénients étaient nettement supérieurs aux avantages d’une alliance ouverte avec les sionistes.

Le résultat infructueux de son voyage en Palestine amena Herzl à se poser la question de la direction que le mouvement sioniste devait désormais emprunter. Bodenheimer a écrit :

Malgré l’échec à Jérusalem, Herzl ne voulait pas abandonner l’idée d’un protectorat allemand. A l’époque déjà, Herzl formulait l’idée que pour nous la seule question était de savoir si nous serions sous un protectorat allemand ou sous protection britannique. Si le Kaiser avait penché pour notre cause, le mouvement aurait eu une orientation allemande. La question demandait une décision dans l’avenir proche.

Herzl lui-même arriva rapidement à une décision. En 1900, il déclara au 4ème congrès sioniste réuni à Londres, «La puissante Angleterre, la libre Angleterre, nous comprendra et comprendra nos aspirations. Avec l’Angleterre, comme point de départ, nous pouvons être certains que l’idée sioniste va grandir plus forte et s’élever plus haut que jamais auparavant.» mais les leaders sionistes Allemands n’avaient, quant à eux, pas abandonné leurs efforts pour devenir des alliés de l’impérialisme allemand. C’est aussi pour cette raison qu’ils s’étaient violemment opposés au dit «Plan Ouganda ». Le gouvernement britannique, sous l’effet de la propagande sioniste et en considération de l’utilité d’une alliance avec les sionistes, avait proposé qu’une région d’Afrique (la région du Kenya actuel) soit mise à la disposition de mouvement sioniste pour la colonisation. Tandis que Herzl plaidait pour l’acceptation de cette offre, de nombreux dirigeants sionistes y étaient opposés, notamment dans la faction «allemande» pour qui l’acceptation de l’offre anglaise sonnait le glas de sa relation avec l’impérialisme allemand.

C’est ainsi que, parmi les opposants les plus déterminés au projet ougandais lors du congrès sioniste de 1903, figurait le leader sioniste Allemand, le Dr Nossig. Le projet fut finalement abandonné.

Les dirigeants sionistes Allemand n’avaient pas relâché leurs efforts dans le but d’obtenir soutien et assurances de la part du gouvernement impérial allemand. Ainsi, Bodenheimer put rencontrer Freiherr von Richtoffen, sous-secrétaire au ministère allemand des affaires étrangères, et lui dit que « il était à coup sûr dans l’intérêt de l’Allemagne de faire des Juifs d’Europe orientale ses obligés. L’ouverture de l’Orient [le Proche Orient] pour les Juifs serait un moyen par lequel  un élément capable de parler allemand pourrait être siphonné hors de Russie et de Pologne dans cette direction.

(Ce faisant, Bodenheimer se servait d’un argument qui sera plus tard adopté avec enthousiasme par les tenants d’une politique allemande d’annexion au Proche orient.) Dans sa réponse, Freiherr von Richtoffen avait recommandé, quoique de manière évasive, que les sionistes se tournent vers la Norddeutesche Zeitung (qui était considéré comme l’organe officieux du ministère des affaires étrangères) pour faire connaître leur point de vue à l’opinion.

En 1902, Bodenheimer soumit une nouvelle fois un mémorandum au ministère des affaires étrangères. Il a écrit à ce sujet : «Je faisais allusion, entre autres choses, à l’avantage économique que retirerait l’Empire Allemand des colonies sionistes. La proximité de la langue parlée par les Juifs de l’Est [ i.e. d’Europe orientale qui parlaient le Yiddish, la langue allemande de l’époque médiévale avec un apport de vocabulaire hébraïque et polonais] faciliterait l’établissement de relations commerciales et culturelles. En outre, l’influence morale [qui en résultera pour l’Allemagne] sur la communauté juive et le poids des Juifs dans le monde de la finance ne devraient pas être sous-estimés.

Fait assez intéressant, on retrouvera la même idée dans un rapport du vice-consulat d’Allemagne à Jaffa daté du 29 février 1912. On peut lire :

Dans la mesure où la langue allemande est connue des Juifs, même si beaucoup d’entre eux ne la parlent que dans une forme corrompue, il existe entre eux et l’Allemagne des liens qui sont susceptibles de se renforcer encore… il y a aujourd’hui environ 100 000 Juifs dans ce pays, dont 70 000 Askenazis [= Allemands], c’est-à-dire qui appartiennent au monde germanophone. Il y a là quelque chose d’intéressant, pas seulement pour ces colons Allemands en Palestine, mais aussi pour les milieux de l’industrie et du commerce en Allemagne.

Ce courant de pensée se renforça avec le déclenchement de la première guerre mondiale. Les idéologues de la politique impérialiste allemande au Moyen Orient saluèrent cette option avec enthousiasme. Hans Rohde, un des avocats de la stratégie du chemin de fer jusqu’à Bagdad, écrivit au sujet de l’immigration sioniste « que l’idée fondamentale – la création d’un nouvel Israël en Terre Sainte – avait trouvé une concrétisation extraordinaire…

Nous, Allemands, avons toutes les raisons d’être fiers de cet accomplissement. Non seulement a-t-il été créé par des moyens et des forces allemands pour l’essentiel, mais c’est par-dessus tout la culture et la langue allemandes qui sont actuellement représentées et cultivées dans de vaste cercles en Orient.» Rohde reliait ce fait à l’exigence que «en échange, nous, qui avons jusqu’à présent extrêmement mal jugé l’errance des Juifs d’Europe orientale, lui accordant peu d’attention, devrions les aider à trouver une nouvelle patrie là-bas. De la sorte, nous pourrions marquer trois points d’un seul coup : nous rendrions service en même temps aux intérêts allemands, turcs et juifs.»

De cette manière, les intérêts de l’impérialisme allemand et ceux des dirigeants sionistes coïncidaient à nouveau car à l’époque, les sionistes Allemands étaient de loyaux sujets Allemands de l’Empereur. Cet aspect avait bien été mis en évidence en 1913 quand il y eu des disputes à l’intérieur du mouvement sioniste autour de la langue d’enseignement pour les élèves de l’école technique juive de Haïfa. «Hilfsverein der deutschen Juden, » qui subventionnait l’école plaidait pour l’allemand. La raison en était peut-être, selon Chaim Weizmann qui exigeait l’usage de l’hébreu, « en partie le renforcement de l’influence allemande au Moyen Orient ».

Très en colère, Weizmann écrivait :

«les Allemands se sont servis de Hilfsverein der deutschen Juden avec son réseau d’écoles comme instrument de leurs intrigues au Proche Orient… l’Angleterre restait nettement en arrière dans l’ensemble de la compétition.» (Un compromis sera trouvé quand les deux langues seront reconnues à égalité).

Le soutien inconditionnel que les sionistes Allemands apportaient à la politique impérialiste allemande avait été aussi mis en relief en mai 1914, quand les délégués à la conférence de «l’Union Sioniste pour l’Allemagne, » réunis à Leipzig avaient rendu hommage à l’Empereur Guillaume II.»

Le déclenchement de la première guerre mondiale vit donc les sionistes Allemands se tenir majoritairement aux côtés du chauvinisme allemand, tandis que l’Union des Citoyens Allemands de Confession Juive (non sioniste) déclarait : »Chaque Juif doit aujourd’hui faire son devoir.» La situation dans les cercles sionistes se présentait de la manière suivante en août 1914 :

«Saisis par la fièvre guerrière générale, les Juifs de l’Empire allemand (ainsi que leurs dirigeants sionistes) passaient par une sorte d’euphorie.» La participation des dirigeants sionistes à la déferlante générale du chauvinisme allemand ne signifiait cependant absolument pas qu’ils avaient mis de côté leurs objectifs propres. Au contraire, ils étaient tout aussi euphoriques pour leurs projets sionistes. Le Dr Arthur Hantke, le responsable sioniste, déclarait quelques jours après le début de la guerre, lors d’une réunion tenue à Berlin en présence des dirigeants sionistes : «L’action sioniste doit de poursuivre comme si rien ne s’était passé.»

Mais quelque chose s’était passé ; une guerre impérialiste avait éclaté et les sionistes, quel que soit le camp pour lequel ils voulaient prendre parti, y voyaient une chance d’échanger leur soutien contre une promesse sur la Palestine. Pour les sionistes Allemand, le déclenchement des hostilités entre les empires russe et allemand présentait des aspects particulièrement intéressants. L’importante population juive des régions d’Europe orientale pour lesquelles on se battait – des régions que l’impérialisme allemand voulait annexer –n’éprouvait guère de sympathie pour l’Empire Russe et sa politique de pogroms. Bodenheimer écrivait :

«En conséquence, je pensais que la révolution imminente à l’est de l’Europe pouvait être utilisée en faveur d’une nouvelle orientation politique pour les Juifs Polonais et Russes.»

Bodenheimer et les autres dirigeants sionistes étaient d’opinion que l’organisation sioniste devrait se fixer la tâche d’obtenir des Juifs Polonais et Russes qu’ils coopèrent avec les troupes allemandes  dans leur progression. En échange, le gouvernement allemand soutiendrait les plans concernant la Palestine. Cette attitude correspondait par ailleurs à l’idée très répandue chez eux que les sionistes Allemands étaient appelés à assumer la direction des Juifs d’Europe orientale. Le responsable sioniste Blumenfeld écrivait à ce propos : « Les Juifs Russes et Polonais doivent être dirigés par nous. »  Puis, il ajoutait : «Le mouvement sioniste n’est une organisation démocratique qu’au sens statutaire.

En réalité, la minorité qui est constituée de sionistes Occidentaux devrait imprimer sa marque sur le mouvement.» Cette attitude était une variante sioniste du fameux slogan chauvin allemand : «Le monde sera organisé par le génie allemand.»

Les dirigeants sionistes, Bodenheimer, Friedmann et Motzkin s’étaient eux-mêmes réunis depuis le déclenchement de la guerre mondiale dans le but de concrétiser la collaboration sioniste-impérialiste. Suite à des contacts pris avec le ministère allemand des affaires étrangères, ce dernier avait créé un département appelé «Abteilung für Jüdische Fragen» (Division des Affaires Juives).

D’origine russe, Nahum Goldmann, qui deviendra plus tard président du Congrès Juif Mondial, vivait alors en Allemagne, et il rejoignit le service ministériel de la propagande à l’instigation du Dr Ernst Jaeckh.  Ce service deviendra un département permanent du ministère des affaires étrangères sous la direction du professeur Moritz Soberheim. Goldmann était, de par sa fonction officielle dans ce département, en contact constant avec les dirigeants sionistes, le Dr Arthur Hantke et Kurt Blumenfeld puisque, écrit-il dans ses mémoires, «J’essayais, dans le cadre de mon activité, de m’occuper moi-même de la question de Palestine.»

Dans le même temps, la direction sioniste berlinoise avait déjà noué des contacts avec un comité formé par le grand patron Mannesmann (qui avait acquis une importance particulière du fait de ses intérêts en Afrique du Nord et dans le monde arabe). Mannesman avait travaillé sur un projet d’appel en direction des Juifs Polonais. Bodenheimer, Friedemann et Motzkin avaient cependant recommandé aux sionistes de rompre les contacts avec le comité Mannesman de sorte à concentrer tous les efforts sur les personnes qui leur semblaient en position d’autorité.

Ils travaillèrent sur leur propre projet [d’appel] que Motzkin traduisit ensuite en yiddish avant de le soumettre à Herr von Bergen, conseiller aux questions polonaises au ministère des affaires étrangères. Ce projet deviendra par la suite la base d’un appel qui sera publié par l’état-major allemand.

A ce moment, les plus importants responsables sionistes avaient établi un Comité pour la Libération des Juifs Russes dont le président était le directeur de banque Franz Oppenheimer et dont l’adjoint était Bodenheimer. Le Dr Arthur Hantke avait été désigné pour assurer la liaison entre le comité et l’exécutif sioniste. Le comité s’était lui-même installé à Behrenstrasse à Berlin où il se mit rapidement au travail. A côté du soutien apporté aux plans d’annexion en Europe orientale de l’impérialisme allemand, et des démarches pour obtenir l’approbation du projet pour la Palestine ; les relations avec l’Organisation Sioniste Mondiale devaient être maintenues malgré la situation de guerre. Le siège de la direction sioniste était établi à Berlin depuis 1911.

Mais pour la durée de la première guerre mondiale, un bureau de liaison sioniste avait été installé à Copenhague, la capitale du Danemark, un pays neutre, afin de maintenir le contact entre les sionistes des deux côtés du front. Les autorités allemandes avaient rapidement reconnu l’intérêt d’utiliser les connexions internationales du mouvement sioniste. Bodenheimer écrivait : «Les relations avec le ministère des affaires étrangères avait permis d’obtenir certains avantages pour les sionistes. J’avais ainsi pu fournir des passeports pour Copenhague à certains responsables du bureau central sioniste… Ca m’avait aussi donné la possibilité de faire rentrer en Palestine le Dr Mossinsohn, directeur de l’école secondaire hébraïque de Tel Aviv.

 Les personnages importants de l’Empire Allemand accordaient ce genre de faveurs aux sionistes parce qu’ils pensaient avoir la possibilité d’en retirer des gains politiques à l’international. De nombreux Juifs avaient émigré aux Etats Unis et il y avait l’espoir qu’ils puissent avoir une influence considérable sur la politique américaine. Déjà, au début de la guerre, l’état-major impérial avait envisagé d’envoyer une ‘Mission d’Erudits Juifs’ aux Etats Unis avec l’intention d’informer les Juifs Américains sur l’Allemagne.» Mais comme ce projet ne s’était pas matérialisé, la Marine Impériale l’avait repris en main. Bodenheimer rapporte :

qu’à l’instigation de von Meyrowitz, qui était un agent de Nord-Deutsch Lloyd, la marine Impériale voulait envoyer un homme digne de confiance en Amérique du Nord pour faire en sorte que les Juifs qui vivent là-bas soient bien disposés à l’égard des puissances de l’Axe. Dans la mesure où cela correspondait à nos intentions, nous avions immédiatement contacté le Dr Jaeckh de la Marine Impériale pour nous arranger avec lui pour l’envoi deux de nos hommes de confiance en Amérique du Nord. Les dépenses de cette délégation étaient assumées par la marine Impériale…

Cette entreprise sioniste, mais avant tout  de pure propagande pro-allemande avait coûté à la marine Impériale pas moins de 20 000 marks or.

Une partie de la direction sioniste allemande se sentit cependant appelée à restreindre ses activités pro-allemandes, après la prise de position du « Comité Supérieur d’Action » des sionistes à Copenhague contre le travail des sionistes dans le Comité pour la Libération des Juifs Russes. Le Comité Supérieur d’Action avait exigé une stricte neutralité, du fait en particulier que le décision en faveur soit de l’Allemagne, soit de l’Angleterre qu’avait exigée Herzl n’avait pas encore été prise à ce stade. Un rappel semblable à rester neutre avait aussi été adressé à des dirigeants sionistes actifs en Angleterre (Chaim Weizmann et Jabotinsky). Dans cet ordre d’idées, il faut mentionner un débat de même nature entre dirigeants sionistes qui se tint été 1913 à Paris, et qui fut aussi sans conséquences. Max Nordau, l’ami de Herzl et un des leaders du sionisme, avait recommandé de se tourner vers l’Angleterre, tandis que Bodenheimer avait plaidé une politique pro-allemande. Finalement, Nordau avait conclu que l’Angleterre «ne permettrait jamais à l’Empire Allemand de mettre un pied en Asie mineure car ce serait une menace pour la route vers l’Inde.»

Beaucoup de sionistes militants ne se sentaient cependant pas liés par la pétition de neutralité de Copenhague. En Angleterre, Chaim Weizmann travaillait étroitement avec le gouvernement britannique et rendait de bons services dans la production d’armement dans l’espoir de recevoir une promesse pour la Palestine.

En Egypte, pendant l’hiver 1915, Josef Trumpeldor organisait le premier contingent militaire juif de l’armée britannique – le « Zion Mule Corps» qui servira pendant l’offensive britannique sur les Dardanelles. En 1916, Vladimir Jabotinsky entamait des démarches à Londres pour mettre en place une Légion Juive, tandis qu’en Palestine même, les dirigeants du mouvement sioniste étaient parvenus, au début de la première guerre mondiale, à « un accord avec le gouvernement turc pour lever une Légion Juive afin de protéger le pays. Deux représentants de ces cercles – Yitzhal Ben-Zviqui sera plus tard président d’Israël] et David Ben Gourion [qui sera par la suite premier ministre pendant de longues années] avaient proposé en novembre 1914 au commandant en chef turc la mise en place d’une légion de volontaires Juifs avec une clause stipulant que cette légion resterait dans le pays [en Palestine] pendant la durée de la guerre, et serait réservée à la défense de sa population en cas d’attaque. La proposition avait été acceptée par le conseil militaire.»

Le paragraphe parlant de «défense en cas d’attaque» ne pouvait concerner que la marche de troupes britanniques en Palestine. Cependant, comme les autorités turques annulèrent par la suite leur consentement et prirent des mesures contre les fondateurs de la légion alors qu’elle s’était déjà déployée sur des positions, Ben-Zvi et Ben Gourion s’enfuirent en Amérique où ils plaidèrent à nouveau pour la formation d’une Légion Juive, mais cette fois pour combattre avec l’Angleterre contre les Turcs !

Jamal Pacha

Jamal Pacha (à droite sur la banquette arrière) et le général allemand Erich von Falkenheyn en Palestine en 1917

En réponse à la formation de la Légion Juive en Angleterre, Jamal pacha, le commandant en chef Turc pour la Syrie et Palestine, édicta un ordre d’évacuation des colons Juifs établis en Palestine. Un développement qui amena une fois de plus les sionistes Allemands à se mobiliser pour protéger les colonies sionistes en Palestine.

«Le seul moyen d’empêcher une catastrophe,” écrivait Nahum Goldmann, «consistait en une intervention forte de l’Allemagne.» Les tentatives officieuses faites par les cercles allemands de Constantinople restaient sans suite… «jusqu’à ce que finalement l’empereur Guillaume lui-même fut persuadé d’essayer d’obtenir l’annulation de l’ordre [de Jamal Pacha]. Ce qui fut d’un grand secours.»

Beaucoup de dirigeants sionistes Allemands ne se sentaient pas tenus à la neutralité. Cependant, la hiérarchie militaire allemande était maintenant beaucoup moins intéressée par la Palestine que par le front russe. Bodenheimer et plusieurs autres sionistes se rendirent sur le front oriental où ils furent reçus au quartier général du front est par le général Ludendorff et aussi ensuite par le maréchal von Hindenburg. Evoquant cette rencontre, Bodenheimer écrivait que Ludendorff

…avait montré un vif intérêt pour notre entreprise. Il avait salué notre intention d’informer la population juive de la situation politique et de la perspective d’une amélioration de leur condition en cas de victoire des puissances de l’Axe. Nous lui avions proposé d’envoyer nos hommes de confiance dans les territoires occupés afin de faciliter la compréhension entre l’armée et les Juifs [et, faut-il souligner, de diffuser la propagande sioniste auprès des Juifs d’Europe orientale.]

Cette collaboration entre les dirigeants sionistes et Ludendorff avait quand même un élément piquant. A la fin de l’automne 1914, Ludendorff avait déjà, en qualité commandant des armées impériales en Europe orientale, émis un appel en langue yiddish «à mes chers Juifs en Pologne.» Dans cet appel, il promettait que les armées allemandes leur apporteraient la liberté.

Ludendorff avait froidement calculé les effets de cette proclamation. En premier lieu, il cherchait à introduire la division dans la population des territoires occupés, notamment en relevant le statut des Juifs, de sorte à faciliter l’imposition de la politique d’oppression des autorités militaires allemandes. En outre, il entretenait l’espoir que la langue yiddish serait au service de la politique allemande d’occupation.

Pourtant Ludendorff, ce partenaire des sionistes Allemands (selon la volonté de l’aumônier Juif de l’armée allemande, le rabbin Rosensack, son nom avait été donné à une cantine juive populaire deKowno), était également un des antisémites Allemands les plus notoires. Il avait été des premiers amis et émules d’Adolf Hitler et il avait participé activement au putsch d’Hitler à Munich en novembre 1923. Ludendorff, dont les pseudo-théories antisémites feront partie intégrante du fascisme allemand, écrivait quatre ans après la fin de la première guerre mondiale des absurdités de ce genre : «Les hauts dirigeants du peuple juif ont travaillé main dans la main avec la France et l’Angleterre. Ils voyaient la guerre à venir [celle de 14-18] comme l moyen qui leur permettrait d’atteindre leurs objectifs politiques et économiques… à cette fin, le peuple juif avait besoin de la défaite de l’Allemagne.»

Les échecs des troupes allemandes sur le front de l’est, n’avaient cependant pas permis aux assistants sionistes de Ludendorff d’obtenir des succès dignes de ce nom. Entre temps, le gouvernement allemand avait refusé de s’engager avec les sionistes sur la Palestine.

Par contraste, les sionistes qui activaient en Angleterre avaient eu plus de réussite. Le 1er novembre 1917, la déclaration Balfour était publiée et l’orientation du mouvement sioniste était dorénavant décidée. L’homme derrière la déclaration était Chaim Weizmann qui avait fondé ses choix pro-britanniques avec des arguments semblables aux propositions que Herzl avait faites à Guillaume II et aux sionistes Allemands.

Nous pouvons raisonnablement dire que si la Palestine passait dans la sphère d’influence britannique, et si la Grande Bretagne encourageait la colonisation juive là-bas, nous pourrions avoir d’ici vingt à trente ans un million de Juifs sur place ; ils développeraient le pays, le ramèneraient à la civilisation et seraient un poste de garde très efficace pour le canal de Suez.

La déclaration Balfour embarrassait les sionistes Allemands aussi bien que le gouvernement allemand. Weizmann déclarera plus tard :

D’un autre côté, le gouvernement allemand était profondément affecté par le parti que pouvait en retirer le gouvernement britannique. Il interpella tous nos représentants en Allemagne pour essayer de leur explique que le gouvernement allemand aurait fini par faire la même chose, mais qu’il n’avait pu [encore] le faire à cause de son alliance avec la Turquie qui l’obligeait à avancer lentement sur ce dossier.

Le 5 janvier 1918, le ministère allemand des affaires étrangères transmettait au professeur Otto Warburg et au Dr Arthur Hantke, des membres de la direction sioniste qui siégeaient à Berlin, une note explicative où on lisait :

«En ce qui concerne l’entreprise de la communauté juive et des sionistes en particulier, nous saluons… particulièrement l’intention du gouvernement impérial ottoman de promouvoir le développement d’une colonie juive en Palestine par la garantie de la liberté d’émigration et de colonisation dans la limite des capacités d’absorption du pays. Le gouvernement impérial ottoman, qui a toujours fait preuve d’une attitude amicale à l’égard des Juifs, leur accorde une autonomie régionale et le libre développement de leur culture en accord avec les lois du pays.»

Cette déclaration n’était qu’une manière d’essayer de se tirer d’embarras et restait bien en deçà de la Déclaration Balfour. Sur le front de Gaza, les troupes turques et les contingents allemands battaient en retraite et le rêve allemand d’exercer une emprise impériale en Orient disparaissait. Il n’y eut pas de réaction visible de la part des sionistes allemands à la déclaration du ministère allemand des affaires étrangères. Il était loin le temps où les sionistes faisaient des déclarations de ce genre : «Je comprends le sionisme comme étant avant tout in des grands mouvements européens d’expansion… Nous voyons l’avenir de l’empire turc comme allant avec le destin futur de l’Allemagne.»

Une des conséquences de la défaite de l’impérialisme allemand dans le première guerre mondiale fut la perte d’influence de la faction pro-allemande du mouvement sioniste au profit des éléments pro-britanniques. En 1920,le rassemblement qui s’était tenu après la conférence sioniste annuelle à Londres avec les interventions de Lord Balfour, de Weizmann, de Lord Rothschild et de Max Nordau, avait été une cause de dépit pour Bodenheimer qui écrivait : «Même en cette occasion, les sionistes Allemands avaient été exclus. Sinon, il aurait été de bon ton de donner la parole au professeur Warburg qui était le président de l’Organisation Sioniste Mondiale.» Bdenheimer ajoutait ces quelques mots :

«Nordau avait souligné dans son discours l’importance politique et militaire de l’Etat juif pour la sécurité du canal de Suez.»

http://mounadil.wordpress.com/
http://www.alterinfo.net/Le-sionisme-et-l-imperialisme-allemand-un-texte-majeur-de-Klaus-Polkehn-inedit-en-francais_a84313.html
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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 21:03

Israelis on the path to Nazism?


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Alan Hart
Lundi 3 Décembre 2012

Israelis on the path to Nazism?

Are Israel’s Jews – some of them – on their way to becoming Nazis?

By Alan Hart
Some and perhaps many will regard my headline question as offensive but I make no apology for asking it; and I take comfort from the fact that my decision to pose it is fully supported by one of my very dear Jewish friends, Nazi holocaust survivor Dr Hajo Meyer.
Before I ran my proposed headline past him, I was well aware that he believes, and has said in public, that Zionism is seeking to dehumanize the Palestinians in the same way the Nazis sought to dehumanize him in the Auschwitz concentration camp.
“Zionism is to modern enlightened Judaism what Nazism was to Germany’s traditional ethical values.” (Dr Hajo Meyer, holocaust survivor)
When I asked him if he thought my proposed headline question should be asked, he said “Yes, absolutely”. He added: “Zionism is to modern enlightened Judaism what Nazism was to Germany’s traditional ethical values.” (One of Hajo’s most important books is titled An Ethical Tradition Betrayed: The End of Judaism).
The headline was provoked in my mind at the end of October by the announcement that, with the approach of next January’s election, Israel’s ruling Likud party, led by Prime Minister Binyamin Netanyahu, is joining forces with Yisrael Beiteinu, the ultra-nationalist group led by Avigdor Lieberman, the extreme-right foreign minister in the present coalition government.
As noted by Larry Derfner (who was fired from The Jerusalem Post for telling some truths on his website), “Lieberman has a thoroughly deserved international reputation as an Arab-hating, war-loving, neo-fascist”. (Derfner also noted that the label “neo-fascist” was pinned on Lieberman by Martin Peretz, “the stridently pro-Israel, ex-publisher of The New Republic.”)

Symptoms of fascism

Fascism is one of those concept words with meaning that depends to some extent on what is happening at a particular moment in history. Germany under Hitler, Italy under Mussolini and Spain under Franco were fascist states. The hallmarks of this fascism were governments dominated by dictators with magnetic personalities, who rallied their followers with messages which appealed to strident nationalism and promoted suspicion or hatred of both foreigners and “impure” people within their own nations (mainly Jews in Hitler’s case).
Today the term fascist is generally used to describe governments or individual leaders (as well as military dictatorships) which practice racism even if they do not preach it, and act in an arbitrary, self-righteous way in defiance of international law.
In October 2010, Uri Avnery wrote a warning piece with the headline “Weimar In Jerusalem: the rise of fascism in Israel”. He concluded that Israel was not yet the “goose-stepping” Germany of Hitler’s days but could become something very like it unless Israeli society mobilized the democratic forces within itself. He added: “But for that to happen, it must awake from the coma, understand what is happening and where it is leading to, protest and struggle by all available means – as long as that is still possible – in order to arrest the fascist wave that is threatening to engulf us.”
Two years on Netanyahu’s deal with Lieberman is surely an indication that the wave is gathering strength.
One of the most chilling reactions to their decision to make common cause for election purposes was that of Azriel Livnat. Who is he? A former senior member of Lehi, the Zionist terrorist organization also known as the Stern Gang (which offered to join forces with Hitler’s Nazis), and the father of Likud’s Limor Livnat, the current minister of culture and sport. In an interview on 30 October with Israel’s Channel 7, the settlers’ main media outlet, Azriel Livnat said this: “Maybe now the Likud will return to its roots. I hope that the two unified parties will guard the settlements and the entire Land of Israel, and that the vision of a Jewish state on both banks of the Jordan River will be fulfilled.”
Under the sub-heading of “Israel’s place in the international club of fascists”, Avnery offered an observation which I think is spot on.
This [the wave of fascism] is not a uniquely Israeli phenomenon. All over Europe and America, overt fascists are raising their heads. The purveyors of hate, who until now have been spreading their poison at the margins of the political system, are now arriving at the centre. In almost every country there are demagogues who build their careers on incitement against the weak and helpless, who advocate the expulsion of “foreigners” and the persecution of minorities. In the past they were easy to dismiss, as was Hitler at the beginning of his career. Now they must be taken seriously.
In Netanyahu’s case there is scope for wondering how seriously we should take him. Yes, he is most definitely committed to a Greater Israel and denying the Palestinians a state on any terms (land and other) they can accept; but on other matters is he the master of bluff? Does he really believe, for example, that an Iran armed with a few nuclear bombs could and would pose an existential threat to the Zionist state (if he does, he’s mad); or did he decide to play the Iran threat card to get Palestine off the agenda, in order to allow Israel to continue its colonization and slow ethnic cleansing of the occupied West Bank without fear of sanction by the major powers?

Ze’ev Jabotinsky’s Iron Wall “was to Zionism what Mein Kampf was to Nazism”

There is, however, every reason to take Lieberman seriously, and the key to understanding why is in his party’s description of itself as “a national movement with the clear vision to follow in the brave path of Ze’ev Jabotinsky”.
In the first and still existing Western draft of the history of the making of the conflict in and over Palestine that became Israel, Jabotinsky is described as being not only the founding father of the Haganah and thus the Israeli army but also the founder of “Revisionist Zionism”.
As I explain at length in my book Zionism: The Real Enemy of the Jews, “Revisionist Zionism” is actually honest Zionism. Those who in 1897 proclaimed the coming into existence of Zionism (sometimes described as “practical Zionism” and/or “socialist Labour Zionism”) were dishonest.
They agreed not to go public with their real goal – a Jewish state in all of Arab Palestine. Instead they talked and wrote for public consumption about the need for Jewish settlement, by obvious implication something far short of statehood; and they pretended they could come to an agreeable accommodation with the Arabs. Simply stated, they didn’t want the world and their fellow Jews especially to even think about the probability that the creation of a Jewish state would require some and perhaps many Palestinians to be dispossessed of their land, their homes and their rights.
It was to anaesthetize the Jewish conscience that Zionism’s pre-Jabotinsky leaders came up with the monstrous, wicked propaganda lie that Palestine was “a land without people for a people without land”.
Enter Jabotinsky. His book The Iron Wall: We and the Arabs was published in 1923. Its main thrust was that Zionism had to take Palestine from its Arab owners by force or not at all. (Two years later Adolf Hitler published Volume One of Mein Kampf.)
Jabotinsky’s book became the main inspirational text for most Jewish nationalists who became Israelis. (In my view The Iron Wall was to Zionism what Mein Kampf was to Nazism).
To understand Jabotinsky’s mindset is to understand how and why Israel became the arrogant, aggressive, oppressive, fascist state it is today and, also, why Lieberman is what he is. For that reason I am now going to quote (as I do in my book) nine paragraphs from The Iron Wall.
There can be no discussion of voluntary reconciliation between the Arabs, not now and not in the foreseeable future. All well-meaning people, with the exception of those blind from birth, understood long ago the complete impossibility of arriving at a voluntary agreement with the Arabs of Palestine for the transformation of Palestine from an Arab country to a country with a Jewish majority.
Any native people view their country as their national home, of which they will be the complete masters. They will never voluntarily allow a new master. So it is for the Arabs. Compromisers among us try to convince us that the Arabs are some kind of fools who can be tricked with hidden formulations of our basic goals. I flatly refuse to accept this view of the Palestinian Arabs.
They have the precise psychology that we have. They look upon Palestine with the same instinctive love and true fervour that any Aztec looked upon his Mexico or any Sioux upon his prairie. Each people will struggle against colonizers until the last spark of hope that they can avoid the dangers of colonization and conquest is extinguished. The Palestinians will struggle in this way until there is hardly a spark of hope.
It matters not what kind of words we use to explain our colonization. Colonization has its own integral and inescapable meaning understood by every Jew and every Arab. Colonization has only one goal. This is in the nature of things. To change that nature is impossible. It has been necessary to carry on colonization against the will of the Palestinian Arabs and the same condition exists now.
Even an agreement with non-Palestinians (other Arabs) represents the same kind of fantasy. In order for Arab nationalists of Baghdad and Mecca and Damascus to agree to pay so serious a price they would have to refuse to maintain the Arab character of Palestine.
We cannot give any compensation for Palestine, neither to the Palestinians nor to other Arabs. Therefore, a voluntary agreement is inconceivable. All colonization, even the most restricted, must continue in defiance of the will of the native population. Therefore, it can continue and develop only under the shield of force which comprises an Iron Wall which the local population can never break through. This is our Arab policy. To formulate it any other way would be hypocrisy.
Whether through the Balfour Declaration or the Mandate, external force is a necessity for establishing in the country conditions of rule and defence through which the local population, regardless of what it wishes, will be deprived of the possibility of impeding our colonization, administratively or physically. Force must play its role – with strength and without indulgence. In this, there are no meaningful differences between our militarists and our vegetarians. One prefers an Iron Wall of Jewish bayonets; the other an Iron Wall of English bayonets.
If you wish to colonize a land in which people are already living, you must provide a garrison for that land, or find some rich man or benefactor who will provide a garrison on your behalf. Or else? Or else, give up your colonization, for without an armed force which will render physically impossible any attempt to destroy or prevent this colonization, colonization is impossible – not difficult, not dangerous but IMPOSSIBLE! Zionism is a colonizing adventure and therefore it stands or it falls by the question of armed force. It is important to speak Hebrew but, unfortunately, it is even more important to be able to shoot – or else I am through with playing at colonization.
To the hackneyed reproach that this point of view is unethical, I answer -absolutely untrue. This is our ethic. There is no other ethic. As long as there is the faintest spark of hope for the Arabs to impede us, they will not sell these hopes – not for any sweet words nor for any tasty morsel, because this [the Palestinians] is not a rabble but a people, a living people. And no people makes such enormous concessions on such fateful questions, except when there is no hope left, until we have removed every opening visible in the Iron Wall. 
That, a decade before the Nazis came to power in Germany, was the ideology of what was called Revisionist Zionism. Its big idea was the application of brute force in order to give the Arabs, when they had been dispossessed of their land, no hope of getting it back. There was to be no consideration of what was morally or legally right or wrong. Compromise was entirely ruled out. It was a “them or us” strategy.
With that attitude prevailing as Israel heads further and faster down the road to Nazi-like fascism, there can be no hope for an initiative from within for peace on any terms the Palestinians could accept.
…there will at some point be a final Zionist ethnic cleansing of Palestine, and that might well convert the rising, global tide of anti-Israelism into classical anti-Semitism, bringing on Holocaust II, shorthand for another great turning against Jews, starting quite possibly in America.
Does that mean there’s no hope at all?
If the answer is “No”, I think the future is predictable. As I have indicated in previous articles, there will at some point be a final Zionist ethnic cleansing of Palestine, and that might well convert the rising, global tide of anti-Israelism into classical anti-Semitism, bringing on Holocaust II, shorthand for another great turning against Jews, starting quite possibly in America.
My friend Hajo thinks that is what Zionism wants because it believes that it’s only a matter of when not if the monster of anti-Semitism goes on the rampage again, and that when it does very many American and European Jews will flee to Israel for refuge and permanent settlement.
If that is really what Zionism’s in-Israel leaders want, I said to Hajo, they might be disappointed because there’s another possible scenario. To best protect themselves by playing their necessary part in preventing anti-Israelism being transformed into classical anti-Semitism, American and European Jews might distance themselves from the Zionist monster, say goodbye to it. This they would hope, as I do, would demonstrate that they are not complicit in the Zionist state’s crimes. Hajo agreed this was a possibility.
Larry Derfner refuses to give up on hope. Under the headline “The Bibi-Lieberman deal: A wake-up call to the would about Israel ”, he wrote that by unifying himself and the country’s ruling party with “an internationally despised neo-fascist”, Netanyahu has brought Israel “a sizeable step closer to the limits of Western tolerance.”. And he, Derfner, expanded that thought with these words:
Ultimately that’s good news. The only way Israel is ever going to give up the occupation and its habit of military aggression is by going too far – by becoming such a Goliath that the Western world finally tells it to clean up its act or find some new allies.
In my view there is merit in Derfner’s argument to the extent that it’s not impossible the limits of Western tolerance of Israel’s defiance of international law and constant sabotaging of efforts for peace will be reached and passed, and that a day could come, possibly in the last year of President Obama’s second term, when Israel will be told “Enough is enough”, and that it will be totally isolated and subjected to the full range of sanctions if it does not comply with international law. But…
Even if that were to happen, it’s by no means impossible that Israel’s nuclear-armed leaders would tell the whole non-Jewish world to go to hell.
In my book I wonder aloud if future historians will conclude that catastrophe for all was inevitable from the moment Britain gave Zionism a spurious degree of legitimacy with the Balfour Declaration.

http://www.redressonline.com/


http://www.alterinfo.net/Israelis-on-the-path-to-Nazism_a84302.html

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 13:04

Jacob COHEN : Les Sionistes maîtres du monde incontestablement, mais pour combien de temps ?


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Jacob COHEN
Jeudi 29 Novembre 2012


Jacob COHEN : Les Sionistes maîtres du monde incontestablement, mais pour combien de temps ?
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