Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.

Publicité

Le débat stratégique palestinien suite2

Les principaux problèmes à résoudre

Dès 1948, le mouvement national palestinien a été confronté :

-  à une réalité qui s’est imposée à lui, contre lui et la population palestinienne : l’État d’Israël, un fait accompli sur son propre territoire ;
-  à la dispersion et la fragmentation de la population et donc du mouvement lui-même, aggravées par l’évolution de l’occupation israélienne ;
-  et à la lutte contre un occupant qui s’installe « chez nous » et « nous expulse ». Or c’est un cas très rare dans l’histoire mondiale (différent des cas algérien ou vietnamien, car l’occupant avait dans ces deux conflits une métropole de repli et l’occupé vivait sur son propre territoire alors qu’une bonne partie de la population palestinienne a dû s’exiler).

Cette situation pose des problèmes spécifiques :

-  quel territoire revendiquer pour un État palestinien ?
-  quel type d’État ?
-  que faire de l’occupant et des colons juifs ? La lutte d’indépendance de l’Algérie aurait pu servir de référence puisqu’il y avait également une colonie de peuplement française, mais avec des différences majeures notables : en Israël, la communauté nationale juive israélienne dispose d’une certaine autonomie économique, politique et militaire.

Au début, pour les Palestiniens en exil ou réfugiés, la question se posait en termes simples : l’occupant qui nous a expulsés doit être chassé à son tour de notre territoire pour que nous puissions faire prévaloir notre droit au retour. Le mouvement national palestinien, difficilement ancré dans une population dispersée et politiquement divisée a dû passer du refus total de « l’entité sioniste » et de l’appel à la destruction de l’État hébreu, à l’idée d’un État palestinien sur seulement une partie du territoire d’origine avec l’instauration d’une démocratie où coexisteraient musulmans, juifs et chrétiens, à l’acceptation de facto de l’État d’Israël. Ce fut une longue marche douloureuse.

Entre 1968 et 1970, l’OLP est confrontée à un débat idéologique interne sur le type d’État à créer. Ce débat sur l’instauration d’un État démocratique est théorique, sans portée pratique.

Puis ce fut le débat sur le devenir des colons juifs. Les Palestiniens avaient une perception très différente de la réalité israélienne, selon qu’ils étaient réfugiés au Liban, dans les pays du Golfe ou en Jordanie, vivant en Cisjordanie ou à Gaza ou encore en territoire israélien.

Le rapport entre la lutte de libération de la Palestine et la lutte arabe fut aussi difficile que confus.

Après 1973, l’OLP participe, dans les coulisses jusqu’en 1991, aux discussions internationales. Le débat au sein du mouvement devient alors plus précis et concret, mais entre temps, la réalité a bougé avec l’incrustation d’Israël sur les territoires palestiniens occupés et son processus d’expansion-annexion.

Quelle stratégie possible ?

Le Fatah de Yasser Arafat se prononce pour un État palestinien, indépendamment du préalable de la constitution de la nation arabe, dès 1968 et l’inscrit dans sa charte (modifiée par rapport à l’option panarabe de la charte d’origine de 1964). C’est un des grands mérites de Yasser Arafat et du Fatah d’avoir fait prévaloir la ligne de l’autodétermination.

Ce débat entre nationalisme arabe et nationalisme palestinien n’était pas évident à trancher, car au départ, la tactique adoptée a été de faire cause et lutte communes avec la Syrie contre l’immigration sioniste. Dans un passé encore proche, le roi Fayçal, installé en Irak, essayait de mener une stratégie de lutte arabe contre les occupants britannique et français et contre la colonisation juive de la Palestine. Les Palestiniens, dans leur combat contre l’occupant britannique et contre la colonisation sioniste, étaient forcément alliés au mouvement arabe dans lequel ils étaient insérés. Cette lutte et cette pression du mouvement arabe, avec les Palestiniens en première ligne, auraient pu porter leurs fruits sans la survenue de la Seconde Guerre mondiale et le génocide des Juifs.

De 1920 à 1940 la question palestinienne a donc été principalement une question arabe. Et la direction politique du mouvement national palestinien, qui commençait à avoir une dynamique autonome, a été décapitée par la répression britannique au cours de la révolte de 1935 à 1939.

Abou Iyad, grand stratège palestinien et ami de Yasser Arafat avec lequel fut créé le Fatah, s’est interrogé : pourquoi n’a-t-on pas accepté un État palestinien provisoire sur le territoire laissé aux Palestiniens par le plan de partage de 1947 ? Mais, à cette époque, la tête du mouvement national palestinien étant décapitée depuis 1939, seules émergent les rivalités inter-arabes. Le Haut Comité arabe est totalement incapable de définir une ligne de conduite. Alors le mouvement national palestinien va bientôt manifester une adhésion enthousiaste au « nationalisme révolutionnaire arabe anti-impérialiste ».

Suivant la Syrie déjà engagée dans la « révolution arabe antiimpérialiste », en Irak, le général Kassem en 1960, successeur de la monarchie renversée, s’engage dans un grand mouvement pour la création d’une union arabe révolutionnaire anti-impérialiste. Il monte une « armée de libération de la Palestine » (ALP) avec les réfugiés palestiniens volontaires. Il imagine une autonomie politique en Cisjordanie et à Gaza et la constitution d’un gouvernement palestinien. Mais tout ceci, non pas par amour pour la Palestine et les Palestiniens, mais pour contrer Nasser. Pour les Palestiniens, il s’agit alors de se servir des contradictions entre les dirigeants arabes pour tenter de mener à bien leur propre projet de libération.

En 1963, les velléités des dirigeants arabes sont mises en échec avec la chute de Kassem en Irak et avec la Syrie qui ne peut empêcher le détournement des eaux du Jourdain par Israël. Ces échecs successifs, depuis 1949, pèsent beaucoup sur l’évolution de la stratégie du mouvement national palestinien.

Le 11 janvier 1964, Nasser crée son propre mouvement de libération de la Palestine : l’OLP, avec à sa tête un ami, Ahmed Choukeiri. Cela donne la Charte de l’OLP de 1964 qui ne parle pas de souveraineté du peuple palestinien et qui met en avant la grande nation arabe.

De son côté, inspiré par l’expérience du mouvement de libération nationale de l’Algérie, à l’opposé du panarabisme et du projet nassérien, le Fatah considère que la question palestinienne est avant tout un problème palestinien et non pas une affaire des États arabes. Il mène sa première opération armée début 1965. Le Fatah va ainsi s’autonomiser par rapport au mouvement national arabe, mais non sans difficultés. Car la Cisjordanie et Gaza sont alors sous contrôle des États arabes (Jordanie et Égypte).

Le Fatah est exclusivement composé de Palestiniens. Au sein de l’OLP, beaucoup de Palestiniens sont plutôt issus de la bourgeoisie sunnite qui a fait ses études en Égypte et qui se sont retrouvés dans la Gups, Union générale des étudiants palestiniens. Les affrontements entre commandos égypto-palestiniens et l’armée d’Israël mais aussi la répression nassérienne exercée sur le mouvement va conduire cette partie du mouvement national palestinien à chercher à prendre de la distance puis à se trouver en conflit avec le mouvement nassérien. Certains se retrouvent en prison en Égypte ou en exil. Yasser Arafat est parti au Koweït. Il ne faut donc pas confondre le Fatah avec l’OLP ni avec le mouvement national palestinien dans son ensemble. La Fatah a progressivement investi l’OLP et le mouvement national palestinien.

Un tiers des dirigeants du Mouvement national arabe (MNA) de Georges Habache ne sont pas des Palestiniens. Une vision très différente de la stratégie à mener est portée par cette partie pro-nassérienne du MNA (comme Hawatmeh). Tous issus de la même couche sociale (bourgeoisie urbaine), ils veulent l’unité du monde arabe, la grande nation arabe souhaitée par Nasser, et considèrent que les régimes syrien, libanais, irakien et jordanien sont des obstacles à ce projet porteur de la libération de la Palestine. Il s’agit d’une vision idéologique de la nation arabe.

Après la guerre des Six-Jours de 1967, on assistera au recul du nationalisme panarabe au profit du nationalisme palestinien, pour l’indépendance et l’autonomie de décision du peuple palestinien.

Alors se pose une série d’autres questions à résoudre par le mouvement national palestinien : la patrie palestinienne d’accord, mais quelle patrie ? Avec quel type d’État ? Avec quelles étapes ? Par quels moyens y parvenir ? Avec quels rapports avec le « fait israélien » ?

Le mouvement national palestinien commence à répondre en 1968 dans sa charte modifiée et ajustera progressivement sa stratégie.

Une construction progressive

PREMIER ACQUIS : l’option d’un État indépendant et non inféodé aux États arabes en place implique l’option de la lutte armée menée par le seul peuple palestinien, garantie de son droit à l’autodétermination et de sa souveraineté future.

Dans la foulée se pose immédiatement la question : un État d’accord, mais d’abord sur une partie du territoire ou faut-il attendre d’avoir libéré tout le territoire ?

Farouk Khaddoumi, un dirigeant fondateur du Fatah, avance l’idée d’un État même sur une partie seulement du territoire libéré (Cisjordanie-Gaza) en référence au cas du Vietnam (Vietnam Nord puis Vietnam Sud) mais les esprits ne sont pas mûrs et surtout personne ne veut s’affronter avec le régime hachémite sur le devenir de la Cisjordanie.

DEUXIÈME ACQUIS : un État, oui, mais le Fatah prône un État démocratique palestinien.

Qualifier l’État de « démocratique » au lieu « d’arabe » est mal perçu par les dirigeants des États arabes. Cette idée heurte les partisans du nationalisme panarabe, comme les tenants du Baas syrien ou irakien ou encore les pronassériens.

Le Fatah et le FDPLP sont donc dans une ligne de conduite de rupture avec le nationalisme panarabe, pour des motifs différents. Ils se retrouvent pour soutenir la thèse d’un État démocratique, qui pose autant de problèmes qu’elle prétend en résoudre mais a au moins le mérite de mettre au point une théorie nationale propre et surtout distincte de celle du panarabisme.

L’OLP se prononce donc massivement pour :

-  l’autodétermination du peuple palestinien ;
-  une organisation propre de la lutte de libération dirigée par les Palestiniens eux-mêmes ;
-  une autonomie par rapport au projet de grande nation arabe, mais pas totale du fait des sensibilités et contradictions internes au mouvement national palestinien.

Les massacres de Septembre noir en 1970 vont affaiblir et mettre le courant panarabe durablement minoritaire au sein de l’OLP. L’idée de la création d’un État palestinien démocratique révolutionnaire est désormais mise ouvertement en débat. Le mot « révolutionnaire » est dans l’air du temps de nombre de mouvements de libération nationale.

TROISIÈME ACQUIS : l’acceptation de la présence juive en Palestine, vers une perspective internationaliste ?

Sur le devenir des Juifs en Palestine, le mouvement national palestinien est passé successivement par trois phases :

-  les Juifs à la mer (« phase chauvine ») ;
-  leur intégration dans un État démocratique multiconfessionnel ;
-  un État palestinien indépendant avec acceptation de la présence juive et de son rôle avec les mêmes droits et devoirs, d’où la nécessité du dialogue avec les socialistes israéliens et le Rakakh. Parler d’État démocratique conduit donc à admettre la coexistence de confessions multiples (musulmane, juive, chrétienne). Mais alors que faire si une majorité de Juifs refusent leur intégration dans ce futur État démocratique palestinien et revendiquent l’autodétermination ?

Grâce aussi à l’apport du FDPLP, le Fatah va réussir à promouvoir l’acceptation de la présence juive dans la construction de la Palestine future.

Le FDPLP est partisan de la coexistence des religions mais préfère parler du problème à résoudre entre les Arabes et les Juifs en tant que peuples empreints de leur culture respective et donc des Juifs comme identité culturelle et non pas religieuse.

Le FDPLP se réfère aux droits nationaux et culturels du peuple palestinien. Il reconnaît des droits nationaux et culturels au peuple juif d’Israël. D’où la reconnaissance de deux peuples, de deux nationalismes vivant sur un même territoire mais sans droit des juifs à se constituer en État distinct. Telle est la contradiction inhérente à cette reconnaissance du fait juif israélien. Si on reconnaît aux Juifs israéliens le droit de rester en Palestine, d’y disposer des mêmes droits et devoirs que le reste de la population, comment peut-on dans le même temps décider sans eux la structure étatique ? N’y a-t-il pas acceptation alors de l’idée de l’autodétermination des Juifs israéliens ? Le FDPLP inscrit sa réflexion dans le courant léniniste : or, pour Lénine, reconnaître l’existence d’une nation, c’est reconnaître le droit à l’autodétermination, à se constituer en État distinct et indépendant. Pour sortir de cette contradiction, d’autant plus difficile à admettre par des Palestiniens qui ne conçoivent les Juifs que comme appartenant à une religion et non pas à un peuple, le FDPLP entend promouvoir un autre mythe, celui de l’unité socialiste arabe car, pour eux, seul le socialisme permet, par le principe de l’égalité des citoyens de résoudre la question juive  [1]. D’où un dialogue amorcé avec le Matzpen, mouvement socialiste israélien antisioniste d’inspiration trotskiste et avec le Rakakh, parti communiste israélien, puis avec des « sionistes de gauche » de référence socialiste.

En 1969, le Parti communiste jordanien accepte le plan de partage de la Palestine de 1947. Vers 1969-1970, le Parti communiste israélien se rallie à l’application de ce Plan et à la résolution 242 de l’ONU et il se prononce pour la coexistence des deux peuples palestinien et israélien.

Se pose alors la question suivante : peut-on envisager l’instauration d’un pouvoir politique palestinien, comme embryon d’État, sur seulement une partie du territoire d’origine, la partie libérée ? Que faire pour le reste ? N’est-ce pas renoncer au projet initial de libérer toute la Palestine ?

Jusqu’en 1973, le mouvement national palestinien, toutes tendances confondues, s’est refusé à envisager une telle hypothèse. Le mouvement est alors soumis à un ensemble de pressions :

-  pression diplomatique américaine du plan Rogers poussant à une résolution politique du conflit ;
-  pression militaire jordanienne de Septembre noir qui affaiblit considérablement la résistance armée de l’OLP ;
-  initiative des désespérés de Septembre noir qui se lancent dans le terrorisme en vue d’internationaliser le conflit avec les attentats de Munich (aux Jeux olympiques de 1972), les détournements d’avions. Or, ceci aboutit au contraire à l’isolement du mouvement national palestinien de la communauté internationale. D’où la nécessité d’un retour à la politique ;
-  organisation politique de la résistance à l’intérieur des territoires occupés en Cisjordanie ;
-  tentative d’alliance des Palestiniens réfugiés au Liban avec les forces progressistes libanaises.

1973-1974 : le grand tournant

Une autorité nationale sur la partie libérée du territoire palestinien

L’OLP, dont l’état-major s’est replié sur le Liban, finit par admettre la création d’une autorité nationale sur une partie seulement du territoire libéré, mais comme étape intermédiaire de la lutte pour la libération du pays. Le mouvement national palestinien parle alors d’« autorité nationale » pour évier le terme d’État qui signifierait l’acceptation claire et nette du partage de la Palestine rejeté en 1947.

Le FPLP projetait le renversement du régime royal hachémite en Jordanie. La prise de pouvoir aurait permis d’avoir la Jordanie et la Cisjordanie comme base de reconquête de la Palestine. Du fait de l’échec militaire de Septembre 1970, cette perspective n’existe plus. Il faut donc envisager de mettre en place ce pouvoir politique seulement en Cisjordanie et à Gaza, et donc avoir désormais pour premier objectif de libérer les territoires occupés depuis 1967. Outre la force des événements en Jordanie, le FDPLP est le principal artisan de l’évolution des idées à l’intérieur du mouvement national palestinien. Il différencie la réponse à apporter à l’occupation de 1948, qui a provoqué l’expulsion de la société palestinienne et sa dispersion, et celle qu’il faut apporter à l’occupation par Israël des territoires, comme la Cisjordanie en 1967 où la population palestinienne de ces territoires est en grande majorité restée sur place sous un régime d’occupation.

Il convient donc de combattre d’abord là où est regroupée la plus forte population palestinienne, c’est-à-dire en Cisjordanie et à Gaza. C’est une nouvelle rupture dans la stratégie du mouvement national palestinien qui, précédemment, dans ses textes officiels, ne parlait pas de la Cisjordanie ni de Gaza mais des « territoires libérés ou évacués ». Seul le PC palestinien évoquait la Cisjordanie et Gaza comme axe stratégique de reconquête.

L’OLP revendique désormais l’instauration d’une « autorité » nationale sur la partie des territoires occupés qui sera libérée. Il s’inspire de l’expérience de la résistance vietnamienne à l’occupant américain, qui s’est appuyée sur le Vietnam du nord. Mais on ne parle toujours pas d’État.

La voie diplomatique à l’extérieur et la voie politique à l’intérieur

En pleine guerre israélo-arabe de 1973, Yasser Arafat envoie un message à Henry Kissinger (secrétaire d’État = ministre des Affaires étrangères des États-Unis) pour lui exprimer l’accord de l’OLP de participer à des négociations. L’OLP adopte ainsi ouvertement la voie de la diplomatie internationale pour résoudre le conflit. Mais l’option de l’État démocratique palestinien incluant même de manière implicite la disparition de l’État d’Israël n’offre pas suffisamment d’ouverture à une négociation. Il faut donc envisager une étape transitoire ; c’est le programme politique de l’OLP défini lors du douzième Conseil national de juin 1974. Par contre, le mouvement national palestinien est opposé à la logique des négociations qui se déroulent sans lui à la conférence de Genève, mais avec des nuances et hésitations...

Une autre question est soulevée : la montée en puissance du mouvement populaire dans les territoires occupés, en Cisjordanie. Or, le régime jordanien a toujours des visées sur la Cisjordanie dont il entend garder la maîtrise. Alors, faut-il laisser la Cisjordanie sous la coupe de la Jordanie dans l’attente de la libération totale de la Palestine, ou la résistance palestinienne doit-elle en prendre la maîtrise elle-même ? Le Front national palestinien (FNP) veut la souveraineté palestinienne sur la Cisjordanie contre le régime hachémite, si possible par des moyens politiques et diplomatiques, ce qui implique de se rendre à Genève pour obtenir le pouvoir (ce qui ne signifie pas État) sur la Cisjordanie et sur Gaza, et surtout pour obliger Israël à définir ses frontières. Cette position du FDPLP est soutenue par le Fatah et par la Saïka prosyrienne. Cette position doit aussi beaucoup à la prise de position antérieure de Saïd Hammami, représentant de l’OLP à Londres et proche de Yasser Arafat, qui s’est prononcé pour la coexistence des deux peuples et leur reconnaissance mutuelle (article dans le Times à Londres en 1973).

En 1973, Nayef Hawatmeh, le leader du FDPLP, dans une interview à Yediot Aharonoth, le grand quotidien israélien, déclare renoncer à faire de la disparition de l’État d’Israël un préalable à une négociation et il opère une distinction entre gouvernement et peuple israélien et entre sionisme de droite et sionisme de gauche. Sous la pression des critiques internes au mouvement national palestinien, il dira par la suite que ses propos ont été déformés et remettra en question la démarcation entre ceux qui acceptent le droit des Palestiniens à un État et ceux qui le refusent en reprenant la vieille distinction entre sionistes et non-sionistes.

La reconnaissance du fait israélien

Comment s’opère le passage de la reconnaissance théorique du fait israélien à sa reconnaissance pratique ? Comment se développe le dialogue (ne pas confondre avec négociation) entre Palestiniens et Israéliens ?

De 1967 à 1973, le dialogue entre forces politiques s’opère essentiellement d’une part entre les partis communistes israélien, palestinien et jordanien et d’autre part entre le FDPLP et le Matzpen.

Le 11 mai 1973, se tient à Bologne une conférence pour la paix et la justice au Proche-Orient. La délégation du PC palestinien reste bloquée au Liban. La délégation du côté israélien comprend le délégué du PC israélien et un petit groupe sioniste avec Uri Avnery et des personnalités comme Nathan Yalin Mor, un ancien du groupe Stern. Cette conférence débouche sur l’expression de la volonté de dialoguer avec les forces démocratiques en Israël. Or ceci implique la reconnaissance d’une réalité nationale et de dégager des principes d’entente pour aller vers une réalité binationale en Palestine.

En 1974, ,

imrimer cet article Impression
type=text/JavaScript>
L’Orient le Jour | 18 avril 2008

Saleh Al Naami | 18 avril 2008

PCF | 18 avril 2008

Brahim Senouci | 18 avril 2008

17 avril 2008

Jean-Claude Lefort | 17 avril 2008

Mohammed Omer | 17 avril 2008

Adel Zaanoun | 17 avril 2008

17 avril 2008

Reuters, Afp et BBC | 17 avril 2008


L'AFPS
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article