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Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.

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La question des réfugiés et le droit au retour

sommaire :

Présentation par Bernard Ravenel

Quelques rappels

Une question existentielle

Une peur permanente

Le début des négociations et les termes de référence

Les batailles préalables à des négociations et l’arrêt de celles-ci

Les propositions palestiniennes

Débat

Présentation

Dans notre cycle qui entend présenter les différentes dimensions du problème palestinien, il n’était pas pensable de ne pas aborder au fond le problème des réfugiés qui constituent la majorité de ce peuple. Et nous tenions à ce que ce thème soit présenté par la personne qui, en France, connaît le mieux le dossier, à savoir Elias Sanbar, qui a été responsable de la délégation palestinienne sur ce sujet dans le cadre des négociations multilatérales issues de la Conférence de Madrid en 1991. Je le remercie au nom de l’AFPS d’être parmi nous ce soir.

En préalable, je voudrais faire une remarque d’ordre sémantique :

« Droit au retour » ou « question des réfugiés », la différence dans la dénomination n’est pas innocente. Elle désigne le lieu d’où l’on parle et les perspectives dans lesquelles on entend s’inscrire. Ici - les réfugiés - ce sont des considérations humanitaires liées aux conditions de vie dans les camps qui prennent le pas ; là - le retour - c’est en termes de droit que l’on entend raisonner, un droit de chaque individu, mais aussi un droit à l’échelle d’un peuple : comment parler du droit à l’autodétermination dès lors que la majorité de ce peuple est en exil forcé. Par ailleurs, et ce n’est pas le moindre des paradoxes, le terme même de « retour » évoque inévitablement un élément-clé des relations qu’entretient l’État d’Israël avec la diaspora juive. La loi israélienne du même nom fait de chaque juif dans le monde un citoyen israélien pour peu qu’il en manifeste le désir.

Pour les Palestiniens, cette question est au coeur de l’injustice qui leur a été faite. Pour Israël, elle est directement liée au caractère juif de l’État proclamé en 1948. Les modalités de sa résolution seront probablement, aussi bien du côté israélien que du côté palestinien, le critère principal d’adhésion ou non aux accords finaux.

Pendant quarante-cinq ans (jusqu’au processus de paix lancé à Madrid en 1991), la question des réfugiés est restée peu débattue. Tant que la question palestinienne était posée comme un tout indissociable, elle paraissait insoluble. Parler de la nécessité d’une solution globale pour les 5 millions et quelque de Palestiniens, c’était accepter l’idée que le compromis n’était pas envisageable. Mais avec l’évolution stratégique de l’OLP, il est devenu possible d’isoler la question des territoires occupés pour la traiter dans un cadre spécifique tout en traitant parallèlement la question des réfugiés dans le cadre de négociations multilatérales.

Elias Sanbar était donc au centre de cette négociation. C’est pour cela que la présentation de ce thème, parfois instrumentalisé, en particulier par les adversaires de toute solution, par Elias Sanbar, nous paraît particulièrement nécessaire et opportune. Bernard Ravenel

Le texte qui suit a été établi à partir de la retranscription de la c

http://www.france-palestine.org/article1877.html

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