Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
Le Livre d’Esther est un récit biblique qui sert de fondement à la fête de Pourim, laquelle est probablement la plus joyeuse des festivités juives. Ce livre relate une tentative de judéocide, mais il raconte aussi une histoire dans laquelle des juifs réussissent à modifier le sort qui leur est imparti. Dans ce livre, les juifs réussissent non seulement à se sauver, mais même à se venger.
Le récit se situe dans la troisième année du règne du roi Ahasuerus, l’Empereur de Perse étant généralement identifié à Xerxès [Cyrus] Premier. C’est une intrigue de palais, avec un complot, une tentative de massacrer les juifs et une courageuse et très belle reine juive (Esther), qui réussit à sauver le peuple juif in extremis.
Dans cette histoire, le roi Ahasuerus est l’époux de Vashti, qu’il répudie après qu’elle eut refusé son exigence qu’il puisse la ‘visiter’ durant une fête. Esther a été sélectionnée parmi les candidates pour devenir la nouvelle épouse d’Ahasuerus. Tandis que l’histoire se déroule, Haman, le premier ministre d’Ahasuerus, complote afin d’obtenir du roi qu’il massacre tous les juifs, sans savoir qu’Esther est en réalité une juive. Dans l’histoire, Esther, en compagnie de son cousin Mordechaï [Mardochée], sauve la mise à son peuple. Au péril de sa propre vie, Esther avertit en effet Ahasuerus du complot anti-juif ourdi par Haman. Haman et son fils sont pendus à la potence de cinquante places qu’il avait originellement fait ériger à l’intention du cousin d’Esther, Mordechaï. Et, comme de juste, voilà notre Mordechaï qui prend la place d’Haman et devient le nouveau premier ministre… L’édit proclamé par Ahasuerus décrétant l’élimination des juifs ne peut être invalidé ; aussi Mordechaï édicte-t-il un autre décret, permettant aux juifs de s’armer et de tuer leurs ennemis –, ce dont ils s’acquittent avec joie et entrain.
La morale de cette histoire est très claire : si les juifs veulent survivre, ils ont intérêt à se trouver des infiltrés dans les arcanes du pouvoir. Dès lors qu’on a Esther, Mordechaï et Pourim présents à l’esprit, l’Aipac et la notion de « pouvoir juif » semblent bien être l’incarnation d’une profonde idéologie culturelle et biblique.
Toutefois, c’est ici que se produit un renversement intéressant. Bien que cette histoire soit présentée comme un récit historique, la véridicité historique du Livre d’Esther est très largement remise en cause par la plupart des biblistes contemporains. C’est dans une très large mesure l’absence de corroboration claire de l’un quelconque des détails de l’histoire relatée dans le Livre d’Esther par ce que l’on connaît de l’Histoire de <PERSONNAME w:st="on" productid="la Perse">la Perse</PERSONNAME> à partir des sources classiques qui a conduit beaucoup de spécialistes à la conclusion que ce récit est en très grande partie (sinon totalement) fictionnel.
Autrement dit ; bien que la morale soit claire, le génocide prétendument envisagé est fictif. Apparemment, le Livre d’Esther installe ses adeptes dans un Syndrome de Stress Pré-Traumatique collectif ; d’une destruction imaginaire, il fait une idéologie de la survie. Et, de fait, d’aucuns voient dans cette histoire une allégorie de juifs parfaitement assimilés, qui découvrent qu’ils sont en butte à l’antisémitisme, mais qui sont aussi en position de sauver leur peau, ainsi que celle de leurs coreligionnaires juifs.
Il peut être éclairant de conserver Bowman à l’esprit, en l’occurrence. Le Livre d’Esther a pour finalité de former l’identité exilique. Il sert à implanter le stress existentiel ; il introduit la religion de l’Holocauste ; il réunit les conditions qui feront de l’Holocauste une réalité.
De manière très intéressante, le Livre d’Esther (dans sa version hébraïque) est un des deux seuls livres de <PERSONNAME w:st="on" productid="la Bible">la Bible</PERSONNAME> qui ne mentionnent jamais Dieu directement (l’autre étant le Cantique des Cantiques). Dans le Livre d’Esther, ce sont les juifs qui croient en eux-mêmes, en leur propre pouvoir, en leur caractère unique, en leur sophistication, en leur propre aptitude à conspirer, à leur habileté à prendre le contrôle de royaumes entiers, à leur capacité à sauver leur peau par eux-mêmes. Dans le Livre d’Esther, mis à part ces juifs qui croient en leur propre puissance, il n’est question que d’une seule chose : la prise du pouvoir.
Dans un article intitulé : « Une leçon (à tirer) de Pourim : Du lobbying, contre le génocide. Alors et maintenant » [10][A Purim Lesson : Lobbying Against Genocide, Then and Now], le Dr. Rafael Medoff partage avec ses lecteurs ce qu’il considère être la leçon transmise aux juifs en héritage par le Livre d’Esther. Pour être plus précis, c’est l’art du lobbying qu’Esther et Mordechaï sont chargés de nous enseigner. « La fête de Pourim », écrit Medoff, « célèbre l’effort couronné de succès de juifs éminents, dans la capitale de <PERSONNAME w:st="on" productid="la Perse">la Perse</PERSONNAME> antique, afin d’empêcher un génocide contre le peuple juif. » Mais Medoff ne s’en tient pas là. Cet exercice de ce que d’aucuns appellent « le pouvoir juif » a été repris et mené à bien par des juifs émancipés contemporains : « Ce qui est peu connu, c’est qu’un effort de lobbying [cet terme anglo-saxon pourrait se traduire par « entrisme », ndt] comparable a eu lieu, à l’époque moderne – à Washington, District of Columbia. Et, ce, au plus fort de l’Holocauste ».
Dans cet article, Medoff explore les similarités entre le lobbying déployé par Esther en Perse et le lobbying de ses frères contemporains à l’intérieur de l’administration de FDR [Franklin Delano Roosevelt], au plus fort de <PERSONNAME w:st="on" productid="la Seconde">la Seconde</PERSONNAME> guerre mondiale. « L’Esther du Washington des années 1940 était Henry Morgenthau Junior », dit Medoff, « un riche juif assimilé d’ascendance allemande, qui (comme l’a plus tard raconté son propre fils) était particulièrement anxieux d’être bien considéré comme « Américain à 100 % ». Cachant sa judéité, Morghenthau s’éleva, progressivement, passant d’ami et conseiller de F.D. Roosevelt à Secrétaire d’Etat au Trésor public. »
Manifestement, Medoff repéra tout aussi bien un moderne Mordechaï, « un jeune émissaire sioniste venu de Jérusalem, Peter Bergson (répondant au nom réel de Hillel Kook), lequel prit la tête d’une série de campagnes de protestation visant à pousser les Etats-Unis à sauver des juifs fuyant l’Allemagne hitlérienne. Les placards publiés de l’association de Bergson, publiés dans les journaux, ainsi que des manifestations publiques, suscitèrent la prise de conscience de l’Holocauste dans l’opinion publique – en particulier après qu’eut été organisée une marche de protestation de plus de quatre cents rabbins jusqu’au portail de <PERSONNAME w:st="on" productid="la Maison Blanche">la Maison Blanche</PERSONNAME>, juste avant le Yom Kippour de 1943. »
La lecture que Medoff fait du Livre d’Esther nous permet de former une idée très claire du code interne de la dynamique de survie du peuple juif, dans laquelle l’assimilée (Esther) et le juif observant (Mordechaï) assemblent leurs forces, en ayant à l’esprit des intérêts manifestement judéo-centrés.
Selon Medoff, les similarités sont particulièrement frappantes : « La pression de Mordechaï finit par convaincre Esther d’aller auprès du roi ; la pression qu’exercèrent sur Morgenthau ses assistants finirent par le convaincre d’aller trouver le président, armé d’un rapport explosif de dix-huit pages, qu’ils avaient délicatement intitulé : « Rapport au Secrétariat (de la présidence) concernant l’assentiment de l’actuel gouvernement (américain) au massacre des juifs ».
Le Dr. Medoff est désormais prêt à tirer ses conclusions historiques : « Le lobbying d’Esther a été couronné de succès. Ahasuerus a annulé le décret de génocide (des juifs), et il a exécuté Haman et ses sbires. Le lobbying de Morgenthau a, lui aussi, réussi. Une résolution du Congrès (à l’initiative de Bergson), appelant à une action de secours a promptement passé l’épreuve de <PERSONNAME w:st="on" productid="la Commission">la Commission</PERSONNAME> sénatoriale des Affaires étrangères – permettant à Morgenthau de dire à F. D. Roosevelt : « Vous avez intérêt à vous manier le train, sinon le Congrès des Etats-Unis le fera à votre place ! ». Dix mois avant le jour des élections, Roosevelt fit ce que voulait la résolution du Congrès : il publia un ordre exécutif créant le Bureau des Réfugiés de Guerre, une agence gouvernementale des Etats-Unis dont la finalité était de sauver des réfugiés ayant fui Hitler. »
Il est absolument clair que Medoff voit dans le Livre d’Esther un guide général en vue d’un avenir juif florissant. Medoff conclut son article ainsi : « L’affirmation que rien n’eût été possible afin d’aider les juifs européens avait été démolie par des juifs s’étant débarrassés de leurs peurs et ayant pris la parole pour leur peuple – tant dans <PERSONNAME w:st="on" productid="la Perse">la Perse</PERSONNAME> antique que dans <PERSONNAME w:st="on" productid="la Washington">la Washington</PERSONNAME> contemporaine. » Autrement dit, les juifs sont capables de se démerder par eux-mêmes ; ils en sont capables, et ils doivent le faire. C’est là, de fait, la morale du Livre d’Esther, et aussi celle de la religion de l’Holocauste.
Mais la question de savoir ce que les juifs sont censés faire par eux-mêmes, demeure, de fait, sans réponse. Les Néocons sont partisans d’entraîner l’Amérique et l’ensemble de l’Occident dans une guerre sans fin contre l’Islam. Emmanuel Levinas, au contraire, pense que les juifs devraient se placer à l’avant-garde du combat contre l’oppression et l’injustice. De fait, la conquête du pouvoir par les juifs n’est qu’une réponse, parmi bien d’autres réponses possibles. Pourtant, c’est là une réponse très radicale, pour ne pas dire dangereuse. Cette réponse est particulièrement dangereuse, dès lors que le Comité juif américain [AJC – American Jewish Committee] se comporte en Mordechaï des temps modernes et s’engage publiquement dans un effort généralisé de lobbying en vue d’une guerre contre l’Iran.
En analysant l’action et l’influence de l’Aipac au sein du monde politique américain, c’est le Livre d’Esther que nous devrions avoir présent à l’esprit. L’Aipac est plus qu’un simple lobby politique. L’Aipac et l’AJC sont les Mordechaï des temps modernes. Tant l’Aipac que l’AJC se situent de manière inhérente dans la lignée de l’école de pensée biblique hébraïque. Toutefois, alors que les Mordechaïs sont de nos jours plutôt faciles à repérer, il est un peu plus difficile de pister les Esthers des temps modernes, qui agissent certes dans l’intérêt d’Israël, mais dans les coulisses.
Je pense que dès lors que nous serons parvenus à examiner le lobbying israélien en fonction des paramètres décrits par le Livre d’Esther (par la religion holocaustique), nous serons à même de voir dans Ahmadinejad la figure de l’Haman / Hitler actuelle. L’AJC est Mordechaï ; Bush est, de toute évidence Ahasuerus. Mais Esther, quant à elle, peut être n’importe qui, depuis le plus obscur des néocons jusqu’à Dick Cheney, et au-delà.
L’historien marxiste américain Lenni Brenner est fasciné par la collaboration entre les sionistes et le nazisme. Dans son livre Zionism in the Age of Dictators [Le sionisme à l’ère des dictatures], il cite un extrait d’un ouvrage publié par le rabbin Joachim Prinz en 1937, après son départ d’Allemagne et son installation aux Etats-Unis.
« En Allemagne, tout le monde savait que, seuls, les sionistes pouvaient représenter en toute responsabilité les juifs, tout en traitant avec le gouvernement nazi. Nous étions tous persuadés qu’un jour le gouvernement [nazi] organiserait une table ronde avec les juifs, au cours de laquelle – une fois les émeutes et les atrocités de la révolution calmées – le nouveau statut de la juiverie allemande pourrait être pris en considération. Le gouvernement [nazi] fit savoir très solennellement qu’il n’y avait au monde aucun autre pays où l’on tentât d’apporter une solution à la question juive aussi sérieusement qu’en Allemagne. La solution de la question juive ? Mais c’était précisément là notre rêve sioniste !… Dans une déclaration remarquable en raison de sa fierté et de sa dignité, nous appelâmes donc de nos vœux l’organisation d’une [telle] conférence. » [11]
Brenner cite ensuite des extraits d’un Mémorandum envoyé au parti nazi par l’organisation sioniste allemande ZVfD, le 21 juin 1933 :
« Le sionisme n’entretient nulle illusion quant à la difficulté inhérente à la condition juive, consistant avant tout en un profil des professions anormal et dans la faille que représente une posture intellectuelle et morale non-enracinée dans la tradition [nationale]… Avec l’institution du nouvel Etat [nazi, ndt], qui a établi le principe racial, nous souhaitons voir notre communauté s’insérer dans la structure d’ensemble de manière à ce que nous puissions, nous aussi, dans la sphère qui nous est impartie, apporter une contribution aussi fructueuse que possible à <PERSONNAME w:st="on" productid="la Patrie">la Patrie</PERSONNAME>[allemande]… Notre reconnaissance d’une nationalité juive est garante d’une relation claire et sincère avec le peuple allemand et avec ses réalités nationales et raciales. C’est précisément parce que nous souhaitons ne falsifier en rien ces fondamentaux, parce que nous sommes, nous aussi, opposés aux mariages mixtes et favorables au maintien de la pureté du groupe [ethnique] juif… que nous croyons en la possibilité d’une relation honnête, faite de loyauté, entre une juiverie consciente d’elle-même et le Reich… » [12]
Brenner n’approuve ni l’approche de Prinz, ni l’initiative sioniste. Plein de reproche, il écrit : « Ce document, qui est une trahison des juifs d’Allemagne, a été écrit en clichés sionistes standard : ‘profil des professions anormal’, ‘intellectuels sans racines, ayant grand besoin d’une régénération morale’, etc. Les sionistes allemands y offrent une collaboration calculée entre le sionisme et le nazisme, ceinte du halo d’un Etat juif : nous ne te livrerons aucune guerre, nous ne ferons la guerre qu’à ceux qui oseraient te résister. »
Mais Brenner se refuse à admettre l’évidence : le rabbin Prinz et l’organisation sioniste allemande ZVfD n’étaient nullement des traîtres : c’étaient tout simplement des juifs authentiques. L’un et l’autre suivaient à la lettre leur code culturel, juif de chez juif. Ils suivaient le Livre d’Esther ; ils se contentaient d’endosser le rôle de Mardochée. Ils tentaient de trouver une manière de collaborer avec ce qu’ils avaient identifié, à juste titre, comme un pouvoir émergent prééminent. En 1969, le rabbin Prinz avoua que jamais, « depuis l’assassinat de Rathenau, en 1922, il n’y eut le moindre doute, dans nos esprits, sur le fait que l’Allemagne évoluerait vers un régime totalitaire antisémite. Quand Hitler commença à émerger, et, comme il le disait, à « réveiller » la nation allemande à « la prise de conscience raciste de sa propre supériorité raciale », nous n’avions plus le moindre doute que cet homme deviendrait, tôt ou tard, le chef de <PERSONNAME w:st="on" productid="la Nation">la Nation</PERSONNAME> allemande. » [13]
Que cela plaise (ou non) à Brenner (ou à qui que ce soit d’autre), le rabbin Prinz s’avère un authentique chef juif. Il démontre qu’il possède un mécanisme radar de survie hautement sophistiqué, qui colle parfaitement à l’idéologie exilique. En 1981, Lenni Brenner a interviewé le rabbin Prinz. Voici ce qu’il avait à nous dire, à l’époque, au sujet de ce rabbin kollabo :
« Prinz a terriblement évolué, au cours des quarante-quatre années consécutives à son expulsion d’Allemagne. Il m’a dit, off the record, qu’il n’avait pas tardé à prendre conscience du fait que rien de ce qu’il avait déclaré là-bas [en Allemagne] n’avait le moindre sens, aux Etats-Unis. Il devint un Américain libéral [comprendre : ‘de gôche’, ndt]. Finalement, en sa qualité de chef de l’American Jewish Congress, on lui demanda de défiler au côté de Martin Luther King – ce qu’il fit volontiers. »
Encore une fois, Brenner ne voit pas ce qui est pourtant évident : Prinz n’a absolument pas changé ; Prinz n’a absolument pas évolué, durant ces quarante-quatre années. Il était un authentique juif – un authentique juif extrêmement intelligent – et tel il était resté, à savoir un homme ayant fait sienne l’essence de la philosophie de l’émigré juif : être un Allemand, en Allemagne, mais être un Américain, en Amérique. Etre flexible, s’adapter et adopter une pensée éthique éminemment relativiste. Prinz, en sa qualité d’émule dévoué de Mardochée, a compris que ce qui est bon pour les juifs [quoi que ce soit…], c’est bon, point barre !
J’ai repris, afin de les réécouter, les précieux interviews du rabbin Prinz réalisés par Brenner, qui sont aujourd’hui disponibles on line [14]. J’ai été particulièrement choqué de découvrir qu’en réalité, Prinz présente sa position non sans éloquence. C’est Prinz, plutôt que Brenner, qui nous donne un aperçu de l’idéologie juive et de son interaction avec la réalité ambiante. C’est plutôt Prinz, que Brenner, qui s’avère comprendre le ‘volk’ allemand et ses aspirations. Prinz présente ses prises de position passées en juif fier de l’être. De son point de vue, collaborer avec Hitler, c’était précisément ce qu’il y avait de mieux à faire. Il marchait dans les brisées de Mardochée ; il était probablement à la recherche d’une nouvelle Esther. Ainsi, rien d’autre que de très naturel dans le fait que le rabbin Prinz soit devenu, par la suite, président du Congrès juif américain. Il est devenu un dirigeant américain éminent, en dépit de sa « collaboration avec Hitler ». Pour cette raison, évidente : d’un point de vue idéologique juif, il avait, tout simplement, fait ce qu’il convenait de faire.
Dès lors que nous avons appris à voir dans la judéité une culture exilique, une incarnation de l’ « altérité absolue », nous pouvons comprendre la judéité en tant que continuum collectif
profondément ancré dans un fantasme d’horreur. La judéité, c’est la matérialisation d’une politique de la peur, sous la forme d’un agenda pragmatique. La religion holocaustique n’a nul autre
fondement et, en réalité, elle est aussi vieille que les juifs [c’est dire… ndt]. Le rabbin Prinz fut capable de prévoir l’Holocauste. Tant Prinz que l’organisation sioniste allemande,
<PERSONNAME w:st="on" productid="la ZVfD">la ZVfD</PERSONNAME>, furent en mesure d’anticiper un judéocide. Ainsi, d’un point de vue idéologique juif, ils eurent le comportement qui
convenait. Ils furent fidèles à leur éthique ésotérique, au milieu d’une rhétorique culturelle [nazie, ndt] ésotérique. [Voilà tout…]
Le sionisme était, véritablement, une promesse grandiose ; il avait pour seule fin de convertir les juifs en Israélites. Il allait faire des juifs un peuple semblable à tous les autres peuples. Le sionisme avait pour mission d’identifier <PERSONNAME w:st="on" productid="la Galut">la Galut</PERSONNAME> [ <PERSONNAME w:st="on" productid="la Diaspora">la Diaspora</PERSONNAME>], afin de la combattre, ainsi que les caractéristiques et la culture exiliques du peuple juif. Mais le sionisme était condamné à l’échec. Pour une raison qui tombe sous le sens : au sein d’une culture métaphysiquement fondée sur une idéologie exilique, la dernière chose à quoi on puisse s’attendre, c’est à un « retour à la maison » qui soit couronné de succès. Pour être à la hauteur de ce qu’il promettait, le sionisme aurait dû se libérer de son idéologie juive exilique, il aurait dû s’émanciper de la religion holocaustique. Mais c’est là, précisément, ce dont il est parfaitement incapable. Exilique jusqu’au trognon, le sionisme a dû se convertir à l’antagonisme avec les indigènes palestiniens afin de maintenir son fétiche : son identité juive fantasmée.
Le sionisme ayant échoué à divorcer d’avec l’idéologie de l’émigré juif, il a laissé passer l’opportunité d’évoluer dans le sens d’une quelconque forme de culture locale. Conséquence : la culture et la politique israéliennes sont un étrange amalgame entre indécision, pouvoir colonial et mentalité victimaire de <PERSONNAME w:st="on" productid="la Galut. Le">la Galut. Le</PERSONNAME> sionisme est le produit séculier d’une culture exilique incapable d’évoluer en une perception authentiquement enracinée en un quelconque lieu.
=====
[1] Marc Ellis, Marc Ellis on
Finkelstein
[2] http://www.counterpunch.org/
[3] http://www.ramallahonline.com
[4] Marc H. Ellis, Beyond Innocence & Redemption - Confronting The Holocaust And Israeli Power, Creating a Moral Future for the Jewish People (San Francisco: Harper & Row, 1990).
[5] http://peacepalestine.blogspot.com/
[6] http://www.amin.org/
[7] http://www.imemc.org/article/21744
[8] Glenn Bowman-Migrant Labour: Constructing Homeland in the Exilic Imagination, Antrhropological Theory II:4. December 2002 pp 447-468.
[9] Ibid
[10] http://www.wymaninstitute.org/articles/2004-03-purim.php
[11] http://www.marxists.de/middleast/brenner/ch05.htm
[12] Ibid
[13] http://www.marxists.de/middleast/brenner/ch03.htm
[14] http://cosmos.ucc.ie/cs1064/jabowen/IPSC/php/clip.php?cid=512
[* Gilad Atzmon est né en Israël, et il y a effectué son service militaire. Auteur de deux romans : Le Guide des Egarés et My One and Only Love, Gilad Atzmon est également un des plus brillants saxophonistes de jazz en Europe. Son récent CD, Exile, a été distingué comme meilleur CD de jazz de l’année par <PERSONNAME w:st="on" productid="la BBC. Gilad">la BBC. Gilad</PERSONNAME> vit actuellement à Londres, où vous pouvez le contacter à l’adresse e-mail suivante : atz@onetel.net.uk ]