Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
"Quand vous serez en présence de vos ennemis comportez-vous en vrais musulmans, et montrez-vous de dignes descendants d'Ismaël... ne tournez jamais le dos à l'ennemi, rappelez-vous que vous combattez pour la cause d'Allah... Si Allah vous donne la victoire n'en abusez pas. Ne teignez pas votre épée dans le sang des prisonniers, d'enfants, de femmes, de vieux et des infirmes... Ne troublez jamais le repos des moines et des solitaires, et ne détruisez pas leurs demeures..."Le Prophète avait bien choisi son successeur. Dire que son appel ait été entendu de tous et en toute circonstance ce serait croire au Père Noël. Le fait est que ce sont des hommes comme Abou Bakr qui furent les fondateurs de l'Islam. À Abou Bakr succéda Omar Ibn al-Khattab, le grand Khalife Omar I, celui qui prit Jérusalem en 636 en donnant une leçon de modestie aux vaniteux officiers supérieurs byzantins qui l'attendaient tout chamarrés des pieds à la tête pour lui remettre les clefs de la ville. Quelle surprise de voir arriver Omar sur une mule en burnous déchiqueté. C'est que le deuxième Khalife de l'Islam, qui se nourrissait en accompagnant en général son pain de dattes, voulait être un modèle de modestie et de tempérance pour ses coreligionnaires. On était encore loin des temps somptueux des Khalifes de Bagdad... Les premiers fondateurs de l'Islam étaient comme les premiers chrétiens, comme les premiers... républicains aussi, ils croyaient. Ils n'étaient pas de présomptueux conquérants ; une fois une terre conquise par le glaive, ils le mettaient dans son fourreau pour commencer les conversions. A l'exemple de son homonyme, Omar II, auprès duquel ses administrateurs des finances se plaignaient un jour que par l'affluence des convertis les caisses du Trésor ne se remplissaient pas , leur répondit rondement : "Allah m'a chargé de convertir les infidèles, pas de me transformer en collecteur d'impôts". Tels étaient les premiers Khalifes.
Clairandrée Cauchy
Édition du samedi 11 et du dimanche 12 mars 2006
Mots clés : Québec (province), Femme, Religion, hijab, musulman
L'islam est devenu, lors du dernier recensement, la religion la plus pratiquée au Québec après les cultes chrétiens, devançant la religion juive. Quelque 108 000 personnes, dont 49 000 femmes, pratiquent la religion musulmane, pour la plupart à Montréal. Plusieurs s'interrogent sur le statut de la femme musulmane. Le Devoir a tenté de poser un regard de l'intérieur sur ces femmes musulmanes aux croyances et aux parcours divers. On peut lire ces textes aujourd'hui et lundi.
«Soumise», «asservie», «arriérée» : ces qualificatifs se lisent dans le regard de plusieurs passants, et à plus forte raison de passantes, qui croisent une femme voilée. «C'est votre mari
qui vous oblige à le porter ?», voilà la question qui surgit fréquemment lorsqu'une discussion s'entame.
Ce jugement agresse les musulmanes. Elles en ont assez d'être perçues comme un bloc monolithique, comme la «nation Islam incarnée dans un foulard», comme les victimes d'une religion
oppressante.
Certaines d'entre elles souscrivent à l'interprétation voulant que le port du voile soit une obligation divine. D'autres y voient un choix motivé par une quête spirituelle, la revendication d'une
identité musulmane ou la volonté de se soustraire aux rapports de séduction. Une autre catégorie de femmes musulmanes considèrent que le voile est une tradition culturelle, n'entrant tout
simplement pas dans l'équation de leur pratique religieuse. Cependant, toutes craignent que l'incompréhension, voire le mépris et la discrimination, n'accentue l'isolement des musulmanes.
Pour Nadia Jakubowska, une jeune femme d'origine marocaine qui travaille en marketing à Montréal, la décision de porter le voile est venue sur le tard, au milieu de la vingtaine. «Pour moi, c'est
un jalon dans mon cheminement spirituel. Est arrivé un moment où je me sentais gênée de sortir sans mon voile», confie la femme de 31 ans.
Loin de représenter une soumission, le voile lui confère un certain pouvoir sur son image. «Le voile sert à dire que mon être est plus important que mon paraître. Je gère mon corps comme je
l'entends. Mon corps m'appartient», fait valoir Nadia, dont la garde-robe est composée de foulards aux couleurs pastel.
De toute évidence, ceux qui la regardent ne donnent pas à son hijab la même signification. Elle voit dans le regard de plusieurs femmes qu'elle rencontre de la colère, du dégoût et de la pitié.
Les réactions épidermiques à l'égard du voile sont, selon plusieurs musulmanes, beaucoup plus fréquentes au Québec qu'en terre anglo-saxonne. «C'est peut-être à cause de ce que les femmes ont
vécu ici avec l'Église. On représente un retour du religieux pour des femmes qui se sont battues contre la religion pour se libérer», expose Nadia, «achalée» de voir les jugements s'abattre sur
elle.
Si le voile relève pour elle d'un cheminement spirituel, son amie Sarah Elgazzar y ajoute une dimension identitaire. La psychoéducatrice de 27 ans a décidé de le porter en octobre 2001, un mois
après les attentats contre les tours jumelles de New York. «C'était irréaliste, la manière dont on parlait des musulmans. Pour mes amis, j'étais l'exception. "Toi, tu es différente", me
répétaient-ils. Je me suis dit : non, ce n'est pas juste. Ce sont eux [les terroristes] qui sont l'exception, nous sommes la réalité. Je suis fière d'être musulmane, d'être ce que vous
pensez être l'exception», raconte Mme Elgazzar, qui agit aujourd'hui à titre de porte-parole francophone pour le Canadian Council on American-Islamic Relations (CAIR-Can), en marge de son travail
dans un centre jeunesse.
À des lieues de l'archétype de la musulmane soumise, Sarah est gardienne de but au hockey. Rieuse et enjouée, elle ose défier avec humour ceux qui la traitent en pauvre victime. Cela ne l'empêche
pas de s'insurger devant l'attitude condescendante de plusieurs femmes : «On ne réalise pas que les femmes qui portent le voile font un choix. On a un féminisme impérialiste qui nous
dit : non, tu ne peux pas choisir, on va te dire ce qui est bon pour toi, et c'est d'enlever ton voile.»
Les interprétations du Coran varient au sujet du voile. Est-ce une suggestion ou une injonction «divine» ? Vise-t-on seulement les femmes du Prophète ou toutes les musulmanes ?
Plusieurs y voient une tradition, érigée depuis en exigence de l'islam. Une chose est certaine, les mouvements islamistes en émergence depuis les années 1970 préconisent une interprétation
littérale qui consacre l'obligation de porter le voile et les inégalités entre hommes et femmes.
Lorsqu'on lui demande si elle porte l'habit politique imposé par les fondamentalistes, Nadia Yakubowska se rebelle. Elle rejette l'interprétation rigoriste qui impose le voile aux
croyantes : «Je n'accepterais pas plus qu'on m'oblige à porter le voile que je ne voudrais me soumettre aux diktats de la mode et de la marchandisation du corps.»
Elle remet en perspective le verset coranique traitant du voile. La «révélation» qui aurait été faite par Dieu au prophète Mahomet sur le voile ne serait survenue que 14 ans après la première
révélation. «Dieu avait beaucoup de choses à dire avant cela ! [...] Des femmes ne ressentent pas le besoin de porter le voile et elles sont tout aussi croyantes», affirme Nadia.
Professeur de théologie spécialiste de l'islam, Patrice Brodeur invite à ne pas juger trop rapidement les femmes portant le hijab. «Une bonne partie d'entre elles le font par choix et non par
choix idéologisé. C'est un choix, au terme d'un processus où il y avait liberté dans la décision. Il faut être conséquent avec soi-même. Si on est pour la liberté d'expression, de choix, dans la
façon dont on s'habille, dont on développe ses croyances et ses comportements, il faut respecter ces choix», fait valoir le professeur de l'Université de Montréal, soulignant que des féministes
musulmanes portent le voile.
Ras le bol d'être stigmatisée
Le voile cristallise les tensions vécues par plusieurs musulmanes. Celles qui le portent essuient le jugement de la société majoritaire; celles qui ne le revêtent pas subissent les pressions de
certains membres de leur propre communauté. Étudiante à la maîtrise en droit, Noreen Majeed a goûté aux deux médecines. Elle a décidé de délaisser le voile récemment après l'avoir porté pendant
une dizaine d'années. La femme de 32 ans n'en pouvait plus d'attirer les regards suspicieux. «Il y en a qui pensent que plus tu souffres, plus tu fais de sacrifices, mieux c'est. Moi, je ne suis
pas d'accord avec cela.» L'Indo-Pakistanaise, bardée de diplômes en sciences de la santé et en droit, a choisi de l'enlever pour «gagner son pain» et cesser d'être stigmatisée.
Lorsqu'elle avait adopté le voile, sa famille et son entourage avaient vivement critiqué son choix. Entre-temps, elle est devenue un exemple et a fait des émules. La réprobation n'en a été que
plus importante quand elle a fait volte-face et remisé son foulard. «Je suis tombée en disgrâce. Il y a toujours un jugement. [...] Je suis coincée entre une société laïque devant qui je dois me
défendre chaque jour et ma communauté où on me dit que deux ou trois cheveux dépassent», explique la femme, visiblement écorchée.
Alors qu'elle espérait se soustraire aux regards trop insistants des hommes en adoptant le voile, elle a constaté que les musulmans lui lançaient des oeillades. «Cela ne m'a pas protégée. C'était
une expérience similaire, dans un autre monde», confie Mme Majeed.
Son amie Siham Barakat l'écoute en berçant son bambin de dix mois. Elle se désole de voir le hijab alimenter ainsi les clivages. La Marocaine d'origine qui vit au Québec depuis 15 ans s'habille
selon des «critères de modestie» en se couvrant jusqu'aux poignets, mais sans pour autant cacher sa chevelure ondulée. «C'est malheureux que le voile prenne autant de place. Dans la communauté
musulmane, on le voit comme une panacée. Dans la société majoritaire, t'es moins qu'un être humain parce que tu le portes.» Elle constate que les pratiquantes non voilées peinent à s'engager dans
leur communauté parce qu'elles «n'entrent pas dans le moule». De l'autre côté, des femmes très actives portant le hijab se voient fermer les portes dans la société québécoise à cause des
préjugés.
Elle considère le voile comme «archi-secondaire» dans l'islam, un élément qui relève plutôt des traditions culturelles que de la religion en tant que telle.
«Une obligation»
Pour Dalenda Ben-Saïd, une Tunisienne de 36 ans, le voile n'est absolument pas optionnel. Ses petites filles de cinq et six ans le portent aussi, afin qu'elles n'aient pas l'ombre d'un doute sur
la nécessité de le porter lorsqu'elles arriveront à l'adolescence.
Cette mère de trois enfants, qui vit au Québec depuis six ans, assure qu'il ne s'agit pas de «sexualiser» ses fillettes. «Lorsqu'elles arriveront à la puberté, qu'elles auront leurs menstruations
et que leurs seins se développeront, elles seront obligées de le porter. Je veux qu'elles soient habituées, qu'elles ne trouvent pas ça difficile», fait valoir la mère de famille, convaincue que
les musulmanes non voilées ne connaissent pas suffisamment les textes religieux.
Pourtant, Dalenda se promenait elle-même tête nue il n'y a pas si longtemps. C'est l'écoute d'un prêche sur cassette qui l'a convaincue de porter le hijab. «Parfois, on lit le Coran, mais on ne
comprend pas le vrai sens du mot. Sur la cassette, on expliquait très bien», explique la femme, en ponctuant ses phrases de remerciements à Dieu.
Pour elle, le voile a deux fonctions : la protéger du regard des hommes, mais aussi «protéger» les hommes qui pourraient être troublés à sa vue. «Si les hommes regardent les femmes, ils vont
commettre des pêchés. Comme cela, les hommes ne peuvent faire des choses qui vont fâcher Dieu», croit Dalenda.
Cette façon de rendre les femmes responsables, voire coupables, du désir des hommes contribue probablement au grand malaise des Québécoises à la vue du voile. La pomme et le péché originel commis
par Ève ne sont peut-être pas si loin dans l'imaginaire collectif. L'éventail des motifs qu'invoquent certaines musulmanes pour porter le voile est néanmoins beaucoup plus large.
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