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Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.

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L'islam/chrétiannisme/judaisme/:5

salut: voilà un article sur le judaisme :
Le judaïsme: est la plus ancienne des religions du Livre (c'est-à-dire de la Bible) et la moins importante en nombre de fidèles.

Le mot "judaïsme" est formé sur Juda (Yehoudah), qui a aussi donné le terme Juif (Yehoudi), qualificatif qui apparaît dans le Livre d'Esther pour désigner Mardochée.
Etymologiquement le Juif est donc un "Judéen", c'est à dire un Hébreu ou un converti, vivant selon les lois, coutumes et croyances du royaume de Judée (dont la capitale était Jérusalem), rapportées dans la Bible hébraïque.

Pendant au moins les deux précédents milliénaires, le judaïsme fut à peu près aussi monolithique que ce qu'en décrit auparavant la Bible : il fut fait de schismes, de divergences, de différences, d'hétérogénéité, et on peut affirmer que depuis le Roi Salomon, il n'y eut plus d'autorité fédératrice, ni parfois de croyance commune.
En dépit de cela, les membres du Judaïsme s'en sont toujours tenus à quelques principes de foi, le plus important étant la croyance en un Dieu Un, Unique, omniscient, omnipotent, juste, charitable, miséricordieux et transcendant, qui a créé le monde, et continue de S'impliquer dans sa destinée.
Selon la pensée juive, le Dieu Créateur du monde, et providentiel Sauveur de Son peuple en Egypte a établi avec celui-ci une Alliance, et lui a révélé ses lois, commandements, sous la forme de la Torah.

Diversités au sein du Judaïsme

Diversité théologique

Le judaïsme n'est pas monolithique ; on y rencontre des courants orthodoxes voire ultra-orthodoxes , des courants médians, tel le mouvement "conservateur" ou Massorti, qui n'a rien de conservateur contrairement à ce que son nom suggère et toutes sortes de courants libéraux tel le judaïsme libéral et le judaïsme reconstructionniste. Voir Libéralisme théologique

Les courants orthodoxes sont bien représentés en Europe mais on y connaît aussi un mouvement libéral. Les Massortis et les reconstructionnistes sont surtout présents aux États-Unis d'Amérique et les Massortis ont une forte présence en Israël.

Les courants ultra-orthodoxes, comme les Haredim ou les Hassidim, sont minoritaires par le nombre d'adhérents. Néanmoins, ce sont eux qui frappent le plus l'imagination populaire, avec les "hommes en noir qui portent du vison, et des tire-bouchons sur les rouflaquettes". Toutefois, s'ils évoquent chez tout le monde Rabbi Jacob, ces mouvements présentent une vraie richesse, tant de culture, que de pensée.

Enfin, aux États-Unis d'Amérique et en Israël (à Ramle) se sont réfugiés les karaïtes, chassés d'Égypte vers les années 1952-1956, dont quelques petits groupes demeurent en Lituanie.

Diversité "ethnique"

En outre, deux courants principaux traversent le judaïsme :

  • les Séfarades historiquement sur le pourtour de la Méditerranée, principalement issue d'Espagne il y eu ensuite de grandes migrations vers l'Afrique du nord notement vers le Maroc ; « Sefarad » pourrait être apparenté au mot Sefer qui signifie Livre. Ce mot a donné son nom à l'Espagne en hébreu.
  • les Ashkénazes en Europe centrale et Russie, particulièrement de langue allemande médiévale (Yiddish). Ashkenaz est l'un des fils de Japhet. Ce n'est que dans le Talmud et les commentaires de Rachi qu'il est explicitement associé (par glissement de sens ?) à "Germamia" ou "Germania", c'est-à-dire l'Allemagne.

La distinction est culturelle, liturgique, linguistique et géographique. Elle trouve ses origines dans les fondements mêmes du judaïsme et son histoire.
En effet, la Torah, sous sa forme écrite, révélée et irréfutable pour un croyant, bien que contenant tout en elle, ainsi que l'enseigne un Sage du Talmud, ne permet pas de connaître la conduite à tenir sur base de sa simple lecture (ceci est le point de vue des Juifs rabbanites, les karaïtes réfutant cette idée) : elle nécessite une tradition orale, ne fût-ce que pour s'assurer que ce qui se transmet a été bien compris.
Les tourments et exils connus par le peuple Juif firent naître la nécessité de compiler la tradition orale (dans la Mishna, la Tossefta, le Talmud et le Midrash) afin d'assurer sa survie, et d'y confronter toutes les opinions.
Toutes les divergences ne furent cependant pas résolues, et lorsque deux pôles se développèrent dans le peuple Juif, tant au niveau géographique que spirituel, les uns adoptèrent tel point de vue, les autres tel autre (il importe de faire remarquer à ce sujet que le Rav Ovadia Yossef, bien que présidant le parti religieux orthodoxe sépharade Shass n'est PAS Sépharade, mais Irakien (Bagdadi), ET NE TRANCHE PAS la Halakha comme les Sépharades).

On pourrait estimer en première approximation que le canevas commun aux Ashkénazes ayant été défini par Rabbenou Guershom, ces différences apparurent avec lui. Cependant, les études des Juifs d'Espagne n'étaient pas inconnues de l'autre côté des Pyrénées, et il existait ,sinon une communauté d'idées, une libre circulation, ainsi que le montrent d'une part Rachi, s'inspirant du Yessod de Moshé HaDarshan et des travaux du grammairien Menahem ibn Sarouk, et de l'autre Ramban, formé par l'un de ses maîtres, Nathan de Trinquetaille, à l'école des Tossafistes.

C'est donc bien lors de la Reconquista espagnole du XVIe siècle, lorsque la radicalisation du catholicisme contraignit à l'exil une très large majorité des Juifs qui s'étaient installés sur la terre de tolérance que représentait l'Espagne musulmane que ces courants furent tout-à-fait séparés et que les différences s'affirmèrent, du fait de terreaux géographiques et culturels fondamentalement diffférents.

Les différences de coutumes, de chants, de nourriture, tiennent en définitive moins de divergences religieuses que d'habitat différent. De même, le sentiment de différence tient plus des mentalités du pays d'asile (ou d'exil, c'est selon).


Ainsi, lorsque Voltaire compose son article dénigrant et diffamatoire sur le Juif dans l'Encyclopédie, un Juif amstellodamois lui répond qu'il ne faut pas confondre les "Ashkénazes", lie de la terre, et les Sépharades, "authentiques" descendants de la noble tribu de Juda.
Il faut savoir que ce Juif est un Juif "portugais", tout imprégné des idées d'hidalgo et de pureté du sang (la limpienza de sangre, qui est, ironiquement, une mesure parmi les plus antisémites qui soient, visant à discriminer les nuevos christianos, impurs, des vieilles familles catholiques espagnoles).


De même, la méfiance et la répulsion qu'inspireront deux siècles plus tard les Juifs Sépharades et Orientaux aux "pionniers" Ashkénazes se nourrira moins de préjugés "naturels" que de considérations "culturelles" d'Européens "civilisés et cultivés", d'une élite intellectuelle voyant débarquer ces gens qui leur apparaîtront avant tout comme des "vilder hayyes" (bêtes sauvages en Yiddish). H.N. Bialik exprimera le plus adéqutement ce sentiment : "je n'aime pas les Arabes, ils me rappellent trop les Sépharades". Cependant, personne n'exprimera mieux la détresse de l'émigrant sépharade qu'un satiriste ashkénaze, Ephraïm Kishon.
De plus, cet état d'esprit ne pouvait que se diluer avec les générations, les mélanges de population et les mariages "mixtes".

En conclusion, les courants séfarades et ashkénazes sont de nos jours plus ou moins mélangés géographiquement, tant en Israël qu'en France et dans le reste du monde, sauf pour les États-Unis où les Ashkénazes sont en très grande majorité.
Ce mélange est surtout dû aux pogroms et aux départs des pays européens.

En France, la répartition est d'environ 70 % de séfarades, 30 % d'ashkénazes, les deux plus grandes synagogues de Paris étant ashkénaze (Victoires) et sépharade (Tournelles).

Autres particularismes géographiques

Certaines régions du monde telles que l'Afghanistan, l'Inde, la Chine, abritent des communautés juives, souvent réduites et isolées du judaïsme contemporain jusqu'à leur redécouverte au gré du hasard.
Par exemple, le premier et piquant témoignage européen de la présence de Juifs en Chine fut donné en 1605 par le Jésuite Matteo Ricci, abordé par un dénommé Ngai, Juif de Kaifeng, qui, ignorant jusqu'à l'existence du christianisme, prit le missionnaire pour un correligionnaire, et une icône de la Vierge à l'enfant pour une représentation de Rebecca et Jacob !

Une fondation pour les tribus perdues s'emploie à les retrouver, comme ce fut le cas pour les Falashas d'Éthiopie.

Au Haut Moyen-Âge, le judaïsme fut la religion officielle de l'empire khazar, qui fondèrent peut-être la ville de Kiev, entre autres. L'existence de cet empire Juif est parfois encore avancé pour expliquer les nombreuses communautés juives du Caucase.

Foi et pratique

Ecoute Israël, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est UN

"Shema Israel, A. Elohénou, A. Echad"

Affirmation de l'Unité divine, le Shema est la prière première et fondamentale du judaisme. Elle est composée des versets 4-9 de Deutéronome 6, puis 13-21 de Deutéronome 11, enfin des versets 37-41 de Nombres 15. Elle institue en particulier les commandements de la Mezouzah, des Tsitsit et des Tefilines.

Chaque juif pieux se doit de la réciter deux fois par jour: Au lever ('Cha'harit), et le soir (Arvit). Selon la tradition, cette prière a été dite par les fils de Jacob à leur père. Au fil des siècles cette prière a été associée aux dernieres paroles que prononçaient les Juifs qui mourraient pour la sanctification du Nom Divin.

Cf Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, adaptation française sous la direction de Sylvie-Anne Goldberg, Bouquins, Cerf/Robert Laffont, 1996.

Ce qu'on trouve dans une bibliothèque juive traditionnelle

Les Juifs ont souvent été appelés le "Peuple du Livre", sur lequel ils ont beaucoup disserté, et ce depuis le début de la révélation, à en croire le Rav Adin Steinsalz.
Voici une liste structurée des livres de base dans les domaines de la pensée et la pratique du Judaïsme :


Le Tanakh est le livre le plus saint pour le peuple Juif: il commence par la création du monde jusqu'à la construction du Second Temple. La Torah est la partie la plus sainte du Tanakh; selon la foi juive, elle a été dictée à Moïse par Dieu, et n'a fait l'objet d'aucune discussion lorsqu'il a été décidé quels livres devraient figurer dans le canon biblique (y figurent ceux qui ont été incontestablement inspirés par Dieu;en sont exclus ceux qui ne proviennent que de la sagesse humaine).
En revanche, les livres des Prophètes, plus encore les Hagiographes, furent soumis à des débats intenses.


Le judaïsme tient grand compte du Talmud, recueil des règles de vie juives, fondé sur l'interprétation exégétique et/ou poétique (c'est-à-dire allégorique) du texte biblique.
Les explications et interprétations des versets contenues dans la Michna et la Guemara ont pour but de déterminer comment appliquer les préceptes positifs et négatifs énoncés dans la Torah, ainsi que l'esprit qui les accompagne (un rabbin contemporain disait que, si le sens littéral d'un verset en est le "coeur", les sens allusifs, allégoriques et secrets en sont l'"âme").
C'est autour de cela que repose l'enseignement dans les instituts talmudiques juifs (Yéchivot).


La Torah comporte 613 préceptes, dont 248 positifs (Mitsvot Asse ex:"tu aimeras ton prochain comme toi-même"), et 315 négatifs (Mitsvot lo Ta'asse ex:"tu n'auras pas d'autre dieu que Moi").
D'autres subdivisions ont été envisagées au Moyen Age (Mitsvot envers Dieu et mitsvot envers les hommes, etc.)

  • Pensée et éthique Juives
    • La philosophie juive
    • Les principes de la foi (Ikkarim) : il s'agit du fruit de réflexions rabbiniques pour distinguer croyance d'apostasie. Ne peut se prétendre croyant celui qui ne souscrirait pas à l'un de ses principes.
    • La Kabbale, et les écrits Hassidiques
    • Ethique juive, en particulier le Moussar
  • Le Siddour et la liturgie juive
  • Piyyutim (Poésie le plus souvent liturgique)

Voir aussi

Principes fondamentaux du Judaïsme

Les plus célèbres sont les 13 principes de foi de Maïmonide ou il y est notamment exprimé la foi dans l'unicité de Dieu, dans Sa non-materialité ainsi que la foi dans la prophétie de Moïse et l'origine divine de celle-ci. S'y trouvent également la foi dans la résurrection des morts, dans le monde futur, et dans la venue du Messie.

Par ailleurs, certains voient dans le Judaïsme une religion qui ne préconiserait qu'un train de vie et énoncerait des lois. Ainsi dès le début de l'ère moderne, certains ont essayés de dissocier la religion de ces "principes de foi".

Noms de Dieu

Un des noms couramment rencontrés dans les textes sacrés pour désigner Dieu est le tétragramme, mot imprononçable formé des quatre lettres hébraïques Youd--Vav- (i.e. YHWH en translitteration approximative), et pouvant provenir de la contraction du verbe être conjugé à l'accompli et à l'inaccompli (il était, il est, il sera); ce nom étant utilisé pour désigner le caractère transcendant du divin. La meilleure traduction en serait l'Éternel si ce mot ne contenait un sens d'immuabilité transmis par la langue grecque. Ce tétragramme est conçu comme trop saint pour être prononcé. Dans le judaïsme contemporain, on entend souvent HA CHEM, c'est-à-dire Le NOM qui est donc une périphrase.

On rencontre aussi dans le texte biblique :

  • ELOHIM (pluriel), EL, ELOAH (féminin), ELYON n'a rien à voir avec les précédents (il s'écrit en hébreu avec un « aïn » et non pas un « aleph » comme les autres - seule cette racine signifie « élevé »), ces 3 derniers mots étant au singulier, construit sur une racine qui signifie haut, élevé. Les noms de Dieu formés sur cette racine (comme Allah qui suit la même racine sémite) peuvent être rendus par le Très-Haut.
  • ADON, ADONAI (Seigneur, mes Seigneurs (interprété comme un pluriel de nombre) ou le très grand Seigneur (interprété comme un augmentatif)

Les pluriels ELOHIM, ADONAÏ ou SHADDAÏ sont le plus souvent expliqués par un pluriel qualificatif, un augmentatif (superlatif), et non comme un pluriel classique. Néanmoins, certains historiens, comme Israël Finkelstein, estiment qu'il pourrait s'agir d'un résidu du polythéisme originel de la religion juive, considérant les passages bibliques où ces termes apparaissent comme les plus anciens.

  • SHADDAÏ Les montagnes
  • EL SHADDAÏ. Dérivé du précédent, il se lit cependant aussi HA-CHEM.
  • TSEVAOT. Traduit par « Dieu des armées ». Il est compris par « Dieu des armées célestes » ou par les cabbalistes « Dieu de l'armée des lettres » (Tseva-ot)
  • YAH Nom dérivé du tétragramme. Formé du yod, masculin, et du hé, féminin, il symbolise la force du couple. Il est présent dans la formule de louange Allélouia/Hallélouyah (rendez louange à Yah)


Conversions au judaïsme

Le judaïsme ne manifeste aucune velléité expansionniste. Il peut accueillir l'individu adulte qui demande à se convertir après avoir longuement examiné ses motivations, mais ne va en aucun cas le solliciter. Les rabbins exigent une forte motivation et une adhésion sincère à la Torah chez ceux qui désirent se convertir. Ainsi la conversion ne peut avoir pour seuls motifs la satisfaction d'un conjoint juif et de sa famille.

Quelques conversions de groupe, plus ou moins spontanées, jalonnent apparemment l'histoire mais elles peuvent correspondre, à l'inverse, à l'assimilation partielle aux populations environnantes de groupes juifs coupés de leurs traditions (légendes des "Dix Tribus" disparues) :

  • la conversion des Jébuséens, sous David,
  • celle de la tribu iduméenne des Hérode, sous les Hasmonéens,
  • après la fin de l'Empire romain, celle d'une partie des Francs ripuaires et des Souabes,
  • celle de Berbères (Djeraouas de l'Aurès et Nefoussas de Tripolitaine)
  • celle des Falashas d'Éthiopie
  • celle de peuples ouralo-altaïques comme les Khazars de Russie.


Voir Fraternité d'Abraham
Lire Emmanuel Lévinas, le philosophe présente sa vision du dialogue judéo-chrétien.

Littérature juive religieuse

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