Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
Néanmoins, quelques « grains de sable » enrayent la machine infernale : désormais il y aura toujours des non-Juifs en Israël - à moins que la « folie » se donne libre cours et que l'abdication de l'ONU se perpétue, ce qui n'est nullement exclu - tandis que l'utopie sioniste dévoile progressivement sa malignité foncière à un nombre croissant de personnes et que le malaise et le doute rongent nombre de ses supporters.
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13 - SIONISME ET ANTISIONISME CHEZ LES JUIFS<o:p></o:p>
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Entre 1900 et 1947 qui voit la création de l'État d'Israël, les partisans du sionisme sont très minoritaires<o:p></o:p>
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À cette époque, les Juifs pour une proportion fort importante d'entre eux, sont parfaitement assimilés dans les nombreux pays où ils vivent, pays d'Europe notamment tels la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni... Ils sont d'abord Français, Allemands, Anglais avant d'être juifs : leur patrie est celle qui les a vus naître, grandir, accomplir leur service militaire, exercer leur profession, faire la guerre avec ferveur patriotique comme soldats ou officiers. La culture, l'histoire de ces pays est leur culture et leur histoire. Ce sont des Français juifs, des Allemands juifs, des Anglais juifs comme il y a des Français catholiques, des Allemands protestants, des Anglais agnostiques. En exceptant l'agriculture il y a des Juifs - on disait plutôt des Israélites - dans toutes les professions, y compris dans l'armée.
C'est dire, à ce propos, qu'il était absolument inconcevable pour les Juifs allemands, particulièrement bien intégrés, de penser que les nazis étaient susceptibles de les exterminer et que tant d’entre eux paieraient de leur vie leur attachement à la patrie allemande.
Quant à Marc Bloch, historien torturé et fusillé par la Gestapo en 1944, il pouvait crier son amour de la France et écrire dans L'étrange défaite : « La France, dont certains conspirent à m'expulser aujourd'hui et peut-être (qui sait ?) y réussiront, demeurera, quoi qu'il arrive, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J'y suis né, j'ai bu aux sources de sa culture, j'ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé à mon tour de la défendre de mon mieux »[89]. <o:p></o:p>
Chez un grand nombre de Juifs éloignés de leur religion, la règle de transmission de la judéité par l’hérédité s'est elle-même estompée au point d'être totalement négligée.
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S'appuyant sur la dimension spirituelle du Judaïsme présente dans la Torah et dans divers autres textes, l'opposition juive au sionisme - née d'abord chez les croyants - s'est manifestée dès l'apparition de l'entreprise sioniste et n'a jamais cessé jusqu'à la guerre de 1939-1945. La plupart de ces juifs refusèrent l'émigration en Palestine. De multiples données historiques, de multiples textes émanant de religieux, de laïcs ou d'historiens juifs en font foi.
Citons par exemple :
- la motion votée, sur la proposition du rabbin Isaac Meyer Wise, lors de la Conférence des Rabbins américains à Montréal en 1897 : « Nous désapprouvons totalement toute initiative visant à la création d'un État juif. Des tentatives de ce genre mettent en évidence une conception erronée de la mission d'Israël que les prophètes juifs furent les premiers à proclamer. Nous affirmons que l'objectif du judaïsme n'est ni politique, ni national, mais spirituel. Il vise une époque messianique où tous les hommes reconnaîtront appartenir à une seule grande communauté pour l'établissement du Royaume de Dieu sur la terre ». (Conférence centrale des Rabbins américains, Yearbook VII, 1897, p.12)<o:p></o:p>
- les propos du Baron de Rothschild à qui Théodor Herzl était venu demander son soutien : « Un état juif serait un ghetto et subirait les mêmes préjugés. L'état des Juifs, lui, serait mesquin, petit, intolérant, non libéral et orthodoxe. Il exclurait les non-Juifs et les Chrétiens ».<o:p></o:p>
- l'opposition violente à l'entreprise sioniste naissante du Bund. Cette organisation socio-démocrate créée à la fin du XIXe siècle et rassemblant des ouvriers juifs socialistes de Russie, de Pologne et de Lituanie prône une assimilation d'ordre universaliste.
- la déclaration de Simon Wolf, le dirigeant du N'nai Brith (organisation juive structurée comme les ordres maçonniques) : « les États-Unis sont notre maison, notre Palestine » et il ajoutait en 1888 : « nous n'avons d'ambition que celle de prospérer sur cette terre d'adoption, dont nous avons contribué à la croissance matérielle, sociale et intellectuelle ». Pour lui, c'est la religion qui définit le Juif.
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De nombreux rabbins considéraient en effet la doctrine politique du sionisme comme « une insulte pour le judaïsme ». La terre de Palestine n'est qu'une terre virtuelle et symbolique : c'est la Torah qui représente le véritable monde du Juif religieux. Voyant dans le projet colonial des sionistes une dangereuse hérésie le directeur de l'Alliance israélite écrivait : «Chez nous, nous n'avons pas changé d'opinion sur les dangers du sionisme. Nous restons convaincu que ce mouvement aboutira à un insuccès final, et peut être même à une catastrophe » Quant au grand rabbin Yaakon Kappel Rottblum il disait dans une de ses lettres[90] : « Le danger du sionisme c'est qu'il fait accomplir au peuple juif des péchés, des choses mauvaises en lui faisant croire qu'ainsi il accomplit la loi divine. C'est en cela que consistait le péché des habitants de Sodome : ils n'avaient pas conscience de faire le mal ; ils pensaient au contraire qu'ils s'acquittaient de leur devoir de citoyens, qu'ils accomplissaient la loi de leur pays. Tels sont les sionistes. » Rappelons aussi que le premier congrès sioniste n'avait pu se tenir en Allemagne par suite de la protestation des rabbins allemands. Cette idée de la création d'un État laïque leur paraissait absolument sacrilège.
Citons encore :
- la déclaration présentée au président Wilson, pour la Conférence de la paix de 1919, par deux organisations juives américaines dirigées par des rabbins : l'UAHC (Union of American Hebrew Congregation) et le CCAR (Central Conference of American Rabbis). Après avoir dénoncé l'entreprise sioniste visant à sectoriser les Juifs en tant qu'unité politique et rappelé le principe d'égalité pour tous les citoyens de tous les États, la pétition mettait en garde contre le conflit entre Juifs et non-Juifs qu'entraînerait inexorablement la création d'un État juif en Palestine. Elle se terminait ainsi : « En ce qui concerne le futur de la Palestine, notre espoir fervent est que ce qui fut un jour la "Terre promise" pour les Juifs devienne une "Terre de promesse" pour toutes les races et croyances, sauvegardée par la Société des Nations qui sera, comme il est prévu, le fruit de la Conférence de la paix, attendue avec tant d'anxiété et d'espoir. Nous demandons que la Palestine soit constituée en État libre et indépendant gouverné sous une forme démocratique, par un gouvernement reconnu, indépendamment de toute appartenance religieuse et ethnique, et avec un pouvoir adéquat pour protéger le pays contre toute oppression quelle qu'elle soit. Nous ne souhaitons pas voir la Palestine, maintenant ni jamais dans le futur, organisée comme un État juif ».<o:p></o:p>
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- l’avis de Sigmund Freud en 1930. En réponse à un appel de Chaim Koffler membre viennois du Keren Hajesod, la Fondation pour l’installation des Juifs en Palestine qui lui demande de soutenir la cause sioniste il écrit : « Je ne crois pas que la Palestine puisse devenir un jour un État juif ni que le monde chrétien comme le monde islamique puissent un jour être prêts à confier leurs lieux saints à la garde des Juifs. Il m’aurait semblé plus avisé de fonder une patrie juive sur un sol historiquement moins chargé […] Je ne peux éprouver la moindre sympathie pour une piété mal interprétée qui fait d’un morceau du mur d’Hérode une relique nationale et, à cause d’elle, défie les sentiments des habitants du pays. »[91].<o:p></o:p>
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- la déclaration d'Albert Einstein en 1938 : « La conscience que j'ai de la nature essentielle du judaïsme se heurte à l'idée d'un État juif doté de frontières, d'une armée, et d'un projet de pouvoir temporel, aussi modeste soit-il. Je crains les dommages internes que le judaïsme subira en raison du développement dans nos rangs, d'un nationalisme étroit dans nos propres rangs […] Devenir une nation, au sens politique du mot, équivaudrait à se détourner de la spiritualité de notre communauté que nous devons au génie de nos prophètes.<o:p></o:p>
Tandis qu’il refuse la présidence de l’État d’Israël que lui proposent les sionistes, probablement pour le corrompre, Einstein avec Hannah Arendt et 26 autres Juifs éminents dans une lettre au New York Times du 4 décembre 1948 : « condamnent le parti du Likoud de Menachem Begin et de Yitzhak Shamir comme un parti fasciste composé d'un mélange d'ultra nationalisme, de mysticisme religieux et de supériorité raciale. »<o:p></o:p>
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Stefan Zweig fustige, lui aussi, le sionisme promu par Theodor Herzl. Pour lui, la grandeur du peuple juif réside dans le fait qu'il n'a ni territoire, ni armée et qu'il n'existe que par sa référence à la Torah. « Je tiens, écrit-il, les idées nationales pour dangereuses comme toutes les limitations et je vois dans le projet de réalisation du judaïsme un recul et un renoncement à sa mission la plus haute ».
Judah Magnes, président à l'Université hébraïque de Jérusalem, lors de son allocution d'ouverture à la rentrée de 1946 prend de même résolument parti contre l'idéologie sioniste de plus en plus pressante : « Nous ne pouvons pactiser avec une société où le nationalisme est devenu un credo imposé. À la lumière de notre conception universaliste de l'histoire du destin juif, et aussi parce que nous sommes préoccupés par la situation et la sécurité des juifs dans les autres parties du monde, nous ne pouvons souscrire à l'orientation politique qui domine le programme sioniste actuel, et nous ne la soutenons pas. Nous pensons que le nationalisme juif tend à créer la confusion chez nos compagnons sur leur place et leur fonction dans la société, et détourne leur attention de leur rôle historique : vivre en communauté religieuse partout où ils sont… La nouvelle voix juive parle par la bouche des fusils…Telle est la nouvelle Thora de la terre d’Israël. Le monde a été enchaîné à la folie de la force physique. Le ciel nous garde d’enchaîner maintenant le judaïsme et le peuple d’Israël à cette folie. C’est un judaïsme païen qui a conquis une grande partie de la puissante diaspora. Nous avions pensé, au temps du sionisme romantique, que Sion devait être racheté par la droiture. Tous les juifs d’Amérique portent la responsabilité de cette faute, de cette mutation… même ceux qui ne sont pas d’accord avec les agissements de la direction païenne, mais qui restent assis, les bras croisés. L’anesthésie du sens moral conduit à son atrophie. » (in Norman Bentwich. For Sion sake. Biographie de Judas Magnes. Jewish Publication society of America, 1954, p. 352). <o:p></o:p>
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Parallèlement, de nombreuses organisations juives, notamment d'Allemagne (l'Association des rabbins, l’Association centrale des Juifs d’Allemagne), de France (l'Alliance israélite universelle), d'Autriche (l'Israelitische Allianz), l'Association de la communauté juive de Londres montrent la même opposition déterminée au sionisme qui « ronge et corrompt la pensée juive », une opposition formelle toujours basée sur la vocation essentiellement spirituelle de la Torah et du judaïsme.
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Par ailleurs, les Juifs religieux et les rabbins avaient des raisons supplémentaires de s'opposer à l'entreprise sioniste : d'une part, ils constataient que la grande majorité des sionistes étaient des incroyants ne respectant pas le shabbat, d'autre part ils refusaient, au nom de la Torah et de multiples textes à l'appui, qu'une terre soit gagnée et par l'argent, et par la violence préconisée par les sionistes. Dans une tradition fondamentale du judaïsme n'est-il pas dit que « la violence commence là où finit la parole » ? Ainsi beaucoup s'opposèrent de toutes leurs forces à l'entreprise sioniste sur le point de triompher en 1947 : « Les sionistes impies veulent substituer le nationalisme à la Torah » dit l'un, tandis qu'un autre, Yoël Teitelbaum, écrit : « En tentant de précipiter la Rédemption d'Israël, Israël a commis la pire des transgressions envers la Torah. Les nazis ne sont qu'un instrument de la colère divine, le sionisme qui l'a provoquée est le véritable responsable d'Auschwitz. Son succès n'est qu'un piège de Satan »[92]. Pour nombre de dirigeants orthodoxes, en effet, l'entreprise sioniste n'est autre que l'œuvre anti-messianique de Satan lui-même. Les deux événements intimement liés que sont l’extermination des Juifs par les nazis et la naissance de l'État d'Israël participent d'un seul et même processus malin : c'est l'irruption des forces du Mal.
Pour les socialistes comme Gustave Kahn : « La Jérusalem nouvelle, ce sera toute la terre, toute la terre socialiste ». Quant au parti communiste, fondé en 1922, il pourfend le sionisme au nom de la libération de tous les Palestiniens, Juifs et Arabes.
Par ailleurs, pour nombre de penseurs, en correspondance avec le message spirituel des prophètes, la « Terre promise » représente, non un morceau de terre, mais le monde moral tel qu'il se développe au cours de l'Histoire...! D'autres, plus pragmatiques, tout en étant favorables à un centre spirituel en Palestine, rejettent formellement l'idée d'un État juif en raison de considérations pratiques et en premier lieu du fait de la présence arabe. Car, contrairement à ce que laissent croire les sionistes, le pays n’est pas un désert. Après s’être rendu en Palestine pour la première fois en 1891, un Juif russe, Asher Ginzberg, honoré partout en Israël sous le nom d’Ahad Ha’am nous dit Alain Gresh[93], écrit ceci dans un article prémonitoire intitulé Vérité sur la terre d’Israël : « Nous avons l’habitude de croire que la terre d’Israël est aujourd’hui presque entièrement désertique, aride et inculte, et que quelconque veut y acheter des terres peut le faire sans entrave. Mais la vérité est tout autre. Dans tout le pays, il est dur de trouver des champs cultivables qui ne soient pas cultivés […] Nous avons l’habitude de croire, hors d’Israël, que les Arabes sont tous des sauvages du désert, un peuple qui ressemble aux ânes, qu’ils ne voient ni ne comprennent ce qui se fait autour d’eux. C’est là une grande erreur[…] S’il advient un jour que la vie de notre peuple dans le pays d’Israël se développe au point de repousser, ne fut-ce qu’un tout petit peu, le peuple du pays, ce dernier n’abandonnera pas sa place facilement »<o:p></o:p>
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Bref, considérer la communauté juive comme une entité culturelle et spirituelle en refusant tous les éléments nationaux - toute territorialisation étant vue comme une lamentable régression - telle fut la pensée largement dominante chez les Juifs, religieux ou non, jusqu'à la création de l'État d'Israël.
Ainsi que l'écrit par ailleurs l'écrivain israélien Abraham B. Yehoshua il est manifeste que : « L'État d'Israël a été construit sans l'accord du peuple juif ».
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Avec la création de l'État d'Israël, un revirement spectaculaire a lieu dans les communautés juives : l'idéologie sioniste triomphe tandis que s'effondre l'opposition antisioniste.<o:p></o:p>
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C'est à un changement radical, chez les non-croyants comme chez les croyants, que l'on assiste après la guerre de 1939-45. Avec la vision des camps de la mort et le judéocide hitlérien organisé, les masses juives de par le monde appuient cette création qui a aussi la sympathie de l'opinion mondiale. De plus, la guerre judéo-arabe de 1947-48 avec la peur d'un anéantissement de la communauté juive de Palestine, suivie de la victoire triomphale de son armée, accentue cette adhésion et entraîne un véritable enthousiasme mobilisateur d'énergies. C'est le temps des Kibboutzim et des pionniers jeunes et ardents. Une nouvelle nation est née qui devient pour beaucoup de Juifs la vraie patrie de cœur et d'esprit comme le fut l'URSS, pendant longtemps, pour nombre de communistes occidentaux sincères. Fait caractéristique : l'armée française se vide d'officiers juifs et les jeunes Juifs français - à la faveur d'une disposition légale instituée par un gouvernement favorable au nouvel État (convention du 30 juin 1959) - font volontiers leur service militaire en Israël.
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Bref, un revirement brutal et spectaculaire s'opère : l'opposition antisioniste s'effondre chez les Juifs et ce sont désormais les religieux dans leur ensemble (à l'exception des ultra-orthodoxes) qui, après avoir été à la période précédente les plus opposés à l'entreprise sioniste, deviennent les partisans les plus résolus de cette entreprise visant à la colonisation juive de toute l'ancienne Palestine. Ils sont partout en tête du combat sioniste en faisant appel à tous les textes nationalistes, voire xénophobes de leur religion. Ce sont eux qui manifestent le plus d'agressivité envers les Arabes dont le nombre croissant est susceptible, un jour, de menacer la spécificité d'Israël si des « transferts » massifs ne sont pas effectués. Ne parlons pas de leur mépris ancestral envers les chrétiens qui se sont servis d'un juif, Jésus, pour imaginer avec la Trinité divine - suprême scandale à leurs yeux - une nouvelle forme de polythéisme et d'idolâtrie. Si les Juifs d’aujourd’hui sont le plus souvent extrêmement discrets en paroles sur leurs sentiments à l’égard du christianisme - discrétion à la mesure de la profondeur de leur mépris -Y. Leibowitz[94], quant à lui, n'hésite pas à parler de sa « très, très, profonde haine du christianisme » car « le christianisme est une abomination ». <o:p></o:p>
Ainsi, depuis la création de l’État d’Israël, alors qu’agnostiques et religieux se détestent - les premiers cultivant notamment leurs intérêts électoraux, les autres cultivant leurs intérêts financiers - une étrange collusion entre eux aura permis au sionisme de se développer de façon extraordinaire.
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La position des dirigeants sionistes occidentaux et notamment des rabbins
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Depuis le début du sionisme, mais plus particulièrement depuis la création d'Israël, les Juifs du monde entier, ceux de France notamment, sont constamment sollicités par de nombreux rabbins et dirigeants d'organisations juives, d'aller vivre en Israël pour contribuer à peupler le pays ou, à défaut, d'aider l'État d'Israël en lui apportant une contribution quelconque dans tous les domaines possibles : politique, défense, diplomatie, finances, technologie, information, renseignement...
Théodor Herzl avait d'ailleurs bien précisé sa pensée dès le début de son entreprise : « Un homme doit choisir entre Sion et la France. Les Français israélites - s'il en est - ne sont pas des juifs à nos yeux et notre cause n'a rien à voir avec leurs affaires ».<o:p></o:p>
Par la suite, au 23e Congrès de l'Organisation sioniste mondiale, Ben Gourion ne manquait pas de rappeler les devoirs de tous les juifs sionistes : « l'obligation collective de toutes les organisations sionistes des diverses nations d'aider l'État juif en toute circonstance doit être inconditionnelle, même si une telle attitude entre en contradiction avec les autorités de leurs nations respectives ».<o:p></o:p>
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