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Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.

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COLONIE JUIVE EN CISJORDANIE

COLONIE JUIVE EN CISJORDANIE

Lorsque vous parlez à des Israéliens du conflit, un de leurs principaux arguments fréquemment utilisés est le suivant : "Lorsque nous (les Juifs) sommes venus ici (en Palestine), ils (les Arabes) n’avaient rien. Maintenant, ils ont l’électricité, le travail, les voitures, les services de santé, etc." C’est de toute évidence un échec à reconnaître l’autre. Il est typique du colonialiste chauvin d’imposer son propre système de valeurs à l’autre. En d’autres termes, les Israéliens attendent des Palestiniens qu’ils partagent l’importance accordée à l’acquisition de richesses matérielles. "Pourquoi les autres doivent-ils partagent mes valeurs ? Parce que je sais ce qui est bon. Pourquoi dois-je savoir ce qui est bon ? Parce que je suis le meilleur." Cette approche arrogante et totalement matérialiste est évidemment au cœur de la vision israélienne de la paix. L’armée israélienne appelle cela « le bâton et la carotte ». Apparemment, lorsque ils se réfèrent aux Palestiniens, ils pensent à des lapins. Mais, aussi bizarre, voire tragique que cela puisse paraître, le mouvement gauchiste né en Israël, le Matzpen n’a pas été catégoriquement différent. Ils avaient évidemment des rêves révolutionnaires de sécularisation pour le monde arabe. Ils savaient évidemment ce qui était bon pour les Arabes. Pourquoi le savaient-ils ? Je vous laisse deviner ! Parce qu’ils étaient exclusivement et chauvinistiquement malins. Ils étaient des marxistes du type élu. Par conséquent, je n’ai pas été surpris outre mesure qu’au fil du temps, le légendaire Mazpen "révolutionnaire" et les néo-conservateurs méprisés se retrouvent effectivement unis en un seul message catastrophiques : « Nous savons mieux que vous-mêmes ce qui est bon pour vous."

Aussi bien les sionistes que les gauchistes juifs font le " rêve d’un nouveau Moyen-Orient". Dans la vieille fantaisie de Shimon Peres, la région se transforme en un paradis financier dont Israël serait le centre. Les Palestiniens (ainsi que d’autres États arabes) fourniraient les industries israéliennes (représentant l’Occident) en main d’œuvre nécessaire à bas prix. En retour, eux, les Arabes, gagneraient de l’argent, qu’ils dépenseraient en achetant des produits israéliens (occidentaux). Dans le rêve judéo-progressiste, les Arabes abandonnent l’islam, ils deviennent des progressistes marxistes cosmopolite (des Juifs d’Europe de l’Est) et se joignent à la marche vers la révolution mondiale. Autant le rêve de Peres est triste, autant la version judéo-marxiste est presque comique. À ce qu’il semble, dans le rêve sioniste, Israël mettrait en place un coexistence duale dans la région où le peuple palestinien serait l’éternel esclave et les Israéliens ses maîtres. Dans le rêve cosmopolite judéo-progressiste, la Palestine rouge établirait un coexistence duale dans la région où le peuple palestinien serait l’éternel esclave d’une lointaine idéologie euro-centrée. S’il y a une grande différence catégorique entre ces deux idéologies judéo-centrées, elle m’échappe.

Toutefois, selon Hegel, c’est l’esclave qui fait avancer l’histoire. C’est l’esclave qui combat pour sa liberté. C’est l’esclave qui se transforme et c’est le maître qui finalement disparaît. Suivant Hegel, nous avons de bonnes raisons de croire que l’avenir de la région appartient aux Palestiniens, aux Irakiens et à la nation de l’islam en général. Une manière d’expliquer pourquoi Israël ne tient pas compte de cette compréhension de l’histoire tient à la dissociation mentale associée à la mentalité exclusive des « élus ».

Bienvenue chez les Barjots

AU PAYS DES BARGEOTS - 35.6 ko
AU PAYS DES BARGEOTS
 
Le Dr. Mustafa Barghouti, un médecin palestinien qui vit et travaille en Cisjordanie occupée, a dit qu’Israël "essaye d’être David et Goliath en même temps" (M. Barghouti dans un débat à la Chambre des communes, le 22 Novembre 2000). Selon le Dr Barghouti, cela est impossible. Il a également affirmé qu’ « Israël est probablement le seul État qui bombarde un territoire qu’il occupe." Il a trouvé cela très étrange et même grotesque. Est-il vraiment étrange d’être David et Goliath en même temps ? Est-il vraiment étrange de détruire votre propre propriété ? Non, pas si vous êtes fou. L’absence de miroir (encore une fois, se voir soi-même par les autres) peut conduire les hommes, ainsi que les nations, dans d’étranges coins sombres. L’absence d’un cadre qui vous permette de discerner votre propre image à travers les autres, l’absence d’un mécanisme correcteur, semble être un très dangereux état de choses.

La première génération de dirigeants israéliens (Ben-Gourion, Eshkol, Meir, Peres, Begin) a grandi dans la diaspora, principalement en Europe de l’Est. Être un Juif vivant dans un environnement non-juif force à développer une connaissance de soi aiguisée et impose un certain type de regard en miroir. En outre, le sionisme des pionniers est légèrement plus développés que d’autres formes de politique tribale juive pour la simple raison que le sionisme est là pour transformer les Juifs en "peuple comme les autres ». Une telle réalisation implique une certaine quantité nécessaire de regard en miroir. Toutefois, cela n’a pas suffi à empêcher les actes d’agression israéliens (par exemple, Deir-Yassin,la Nakba, Kafer Kasem, la guerre de 67 etc.) mais c’était plus que suffisant pour leur donner une leçon de diplomatie. Depuis 1996, les jeunes dirigeants qui y sont nés ont fait d’Israël l’État du « peuple élu » (Rabin, Netanyahou, Sharon, Barak, Olmert). Alors que dans leurs jeunes années, ils étaient imprégnés par une intense anxiété traditionnelle juive, celle-ci a été balayée par l’héritage du « miracle »de 1967, un événement qui a transformé quelques-unes des idéologies « élues » en grandes messes messianiques. Cette fixation sur un pouvoir absolu exacerbée par l’anxiété juive et associée à l’ignorance de « l’autre » conduit à la schizophrénie collective épidémique, à la fois de l’humeur et de l’action, une grave perte de contact avec la réalité qui ouvre la voie à un usage excessif de la force. La récente « Deuxième Guerre du Liban » est un exemple évident de ce constat. Israël exerce des représailles avec des mitrailleuses en réponse à des enfants jetant des pierres, avec de l’artillerie et des missiles contre des cibles civiles la suite d’un soulèvement sporadique, et avec une guerre totale à un incident frontalier mineur. Ce comportement ne doit pas être expliqué à l’aide d’outils d’analyse politique, matérialiste ou sociologique. On peut comprendre le conflit beaucoup mieux en le situant dans un cadre philosophique, qui permet une meilleure compréhension des origines de la paranoïa et de la schizophrénie.

Le Premier Ministre israélien, représentant à la fois « David et Goliath », peut dans un même souffle parler de la vulnérabilité d’Israël, de la douleur juive et de la misère juive et du lancement d’une offensive militaire massive contre l’ensemble de la région. Un tel comportement ne peut s’expliquer que si on le voit comme une forme de maladie mentale.

Ce n’est pas Olmert à droite sur la photo, Olmert est assez connu comme clown pour ne plus avoir à se déguiser - 142.3 ko
Ce n’est pas Olmert à droite sur la photo, Olmert est assez connu comme clown pour ne plus avoir à se déguiser

L’aspect drôle / triste de cela est que la plupart des Israéliens ne réalisent même pas que quelque chose va terriblement mal. Être né maître conduit à l’absence d’un « mécanisme de reconnaissance ». Cela conduit inévitablement à la cécité. Ce manque d’un mécanisme de reconnaissance résulte en un dédoublement psychique, le fait d’être à la fois « David et Goliath ». Il semble que ni Israël ni les Israéliens ne puissent plus être des partenaires dans un quelconque dialogue sérieux.


Source première : ICI

Sur l’auteur

Traduction Fausto Giudice qui est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d’en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur et la source.

Source : ICI

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