Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
AUTEUR : Gilad ATZMON جيلاد أتزمون Selon Hegel, la réalisation de "conscience de soi » est un processus qui implique nécessairement l’autre. Comment dois-je prendre conscience de moi-même en général ? Tout simplement par le désir ou la colère, par exemple. À la différence des animaux qui satisfont leurs besoins biologiques en détruisant une autre entité organique, le désir humain est un désir de reconnaissance. En termes hégéliens, la reconnaissance s’accomplit en se dirigeant soi-même vers un non-être, c’est-à-dire vers un autre désir, un autre vide, un autre « je ». C’est quelque chose qui ne peut jamais être pleinement réalisé. "L’homme qui désire humainement une chose n’agit pas tant pour posséder la chose que pour amener un autre à reconnaître son droit (à la posséder). C’est seulement le désir de cette reconnaissance, c’est seulement l’action qui découle de ce désir, qui crée et réalise un ‘je’ non biologique. "(A. Kojève, Introduction to the Reading of Hegel, 1947, 1947, Cornell Univ. Press, 1993, p. 40). Dans la foulée de cette ligne de pensée hégélienne, nous pouvons en déduire que, pour développer une conscience de soi, il faut faire face à l’ autre. Alors que l’ entité biologique lutte pour sa continuité biologique, un être humain lutte pour la reconnaissance. Afin de comprendre les implications pratiques de cette idée, examinons la « dialectique maître-esclave ». Le maître est appelé le maître parce qu’il s’efforce de prouver sa supériorité sur la nature et sur l’esclave qui est forcé de le reconnaître comme maître. À première vue, il semble que le maître a atteint le sommet de l’existence humaine, mais comme nous allons le voir, ce n’est pas le cas. Comme cela vient d’être dit, c’est pour la reconnaissance que les humains se battent. Le maître est reconnu par l’esclave comme un maître mais la reconnaissance de l’esclave a peu de valeur. Le maître veut être reconnu par un autre homme, mais un esclave n’est pas un homme. Le maître veut la reconnaissance par un maître, mais un autre maître ne peut permettre à un autre être humain supérieur d’être dans son monde. "En résumé, le maître n’a jamais réussi à atteindre son but, le but pour lequel il risque sa vie même." Ainsi, le maître fait face à une impasse. Mais qu’en est-il de l’esclave ? L’esclave est en train de se transformer lui-même puisque, contrairement au maître qui ne peut pas aller plus loin, l’esclave a tout à gagner par ses apirations. L’esclave est à l’avant-garde de la transformation des conditions sociales dans lesquelles il vit. L’esclave est l’incarnation de l’histoire. Il est l’essence du progrès. Une leçon de domination Nous allons maintenant essayer d’appliquer la dialectique hégélienne du maître et de l’esclave à la notion juive de "peuple élu" et d’exclusivité. Tandis que le maître hégélien risque son existence biologique à devenir un maître, le nouveau-né juif risque son prépuce. Le nourrisson élu est né dans le royaume de la domination et de l’excellence sans (encore) exceller en quoi que ce soit. Les autres décernent au bébé élu son statut prestigieux sans qu’il soit nécessaire à celui-ci de faire face à un quelconque processus de reconnaissance. Et de fait, le titre d’« élu » est le titre donné par les juifs eux-mêmes (prétendument Dieu) plutôt que par d’autres. Si, par exemple, nous essayons d’analyser le conflit israélo-palestinien à travers le mécanisme hégélien de la reconnaissance, nous nous rendons compte de l’impossibilité de tout dialogue entre les deux parties. S’il est plus que clair que le peuple palestinien lutte pour la reconnaissance, ce qu’ils déclarent à chaque occasion possible, les Israéliens évitent complètement la question de la reconnaissance. Ils sont convaincus qu’ils sont déjà pleinement reconnus en premier lieu. Ils savent qui ils sont - ils sont nés maîtres et se trouvent vivre sur leur « terre promise ». Les Israéliens refusent de participer au jeu dialectique de la « transformation du sens » et au lieu de cela consacrent l’ensemble de leurs efforts intellectuels, politiques et militaires à démolir tout sentiment de reconnaissance palestinien. La société israélienne bataille pour supprimer tout symbole ou désir palestinien, qu’il soit matériel, spirituel ou culturel. Curieusement, les Palestiniens gèrent assez bien leur lutte pour la reconnaissance. De plus en plus de gens commencent maintenant à comprendre la justesse de la cause palestinienne et l’inhumanité impliquée par le sionisme et la politique juive en général. De plus en plus de gens s’identifient facilement avec le peuple palestinien et ses porte-parole. Même le Hamas qui a été méprisé par la plupart des institutions politiques occidentales arrive maintenant à faire passer son message. Les Israéliens, d’autre part, sont à la traîne dans ces manoeuvres. Le citoyen lambda occidental trouve presque impossible de sympathiser avec eux. Alors qu’un Palestinien vous appellera à partager sa douleur et la misère, en parlant directement à votre cœur, le porte-parole israélien va exiger que vous acceptiez son point de vue. Il insistera pour vous vendre un récit historique fantastique prêt à l’emploi, une histoire répétitive qui commence quelque part du côté de l’Abraham biblique, se poursuit avec une série d’holocaustes et conduit finalement à l’effusion de sang actuelle. Il semble que les Israéliens, les maîtres, présentent toujours la même histoire sans visage. Abraham et l’Holocauste peuvent-ils justifier le comportement inhumain d’Israël à Gaza ? Pas vraiment, et la raison en est simple. Abraham et l’Holocauste et les récits historiques en général ne suscitent pas d’authentiques émotions. Et de fait, le monde politique juif est tellement désespéré de maintenir son texte explicatif que le dernier Holocauste a maintenant été transformé en un récit juridique. Le message est le suivant : "Attention, si vous en doutez de mon récit, vous allez vous retrouver derrière les barreaux." C’est évidemment un acte de désespoir. D’après Hegel, nous apprenons que la reconnaissance est un processus dynamique, c’est un type de compréhension qui se développe en vous. Alors que les Palestiniens utiliseront toutes leurs ressources disponible, quoique limitées, afin que vous les regardiez en face, dans les yeux, pour vous entraîner dans un processus dynamique de reconnaissance mutuelle, les Israéliens attendront de vous que vous acceptiez aveuglément leur récit. Ils s’attendent à ce que vous fermiez les yeux sur le fait clair que, en ce qui concerne le Moyen-Orient, Israël est un agresseur à nul autre pareil. Israël est une super-puissance régionale occupante, un minuscule État doté d’arsenaux nucléaires, biologiques et chimiques. C’est un État d’apartheid à orientation raciale qui maltraite et violente ses minorités chaque jour. Oui, les Israéliens et les lobbys juifs qui les soutiennent de par le monde veulent vous amener à ignorer ces faits. Ils insistent pour être les victimes, ils veulent que vous approuviez leur politique inhumaine se référant aux souffrances interminables des Juifs.
Comment se fait-il que la politique juive soit devenue d’une agressivité sans pareille ? C’est tout simplement du au fait que, d’un point de vue politique juif, « l’autre » n’existe pas. Le soi-disant autre n’est rien d’autre pour eux qu’un véhicule plutôt qu’un sujet humain égal. Les affaires étrangères israéliennes et l’activité politique juive devraient être comprises à la lumière d’une grave absence d’un « mécanisme de reconnaissance ». La politique israélienne et juive, de gauche, de droite et du centre, est fondée sur un verrouillage et une fixation de sens. Ils refusent de considérer l’histoire comme un flux, un processus dynamique, comme un voyage vers « soi-même » ou la réalisation de soi. Israël et les Israéliens se considèrent eux-mêmes comme extérieurs à l’histoire. Ils ne progressent pas vers la réalisation de soi, car ils ont une identité donnée, fixe à maintenir. Une fois qu’ils rencontrent une situation complexe dans le monde qui les entoure, ils créent un modèle qui adapte le monde extérieur à leur système de valeurs chauvin et narcissique. C’est l’essence du néo-conservatisme ; c’est l’essence du discours judéo-chrétien qui a récemment émergé, fait de fantasmes répugnants. Aussi triste que cela puisse paraître, des gens qui ne sont pas formés pour reconnaître l’autre sont incapables de se faire reconnaître par lui. La mentalité tribale juive - de gauche, du centre et de droite -, met les Juifs à part de l’humanité. Elle n’équipe pas ses adeptes du mécanisme mental nécessaire pour reconnaître l’autre. Pourquoi devraient-ils le faire ? Ils s’en sont si bien sortis depuis de nombreuses années sans avoir à le faire. L’absence de notion de l’ autre va en effet bien au-delà de toute forme reconnue de véritable pensée humaniste. Elle entraîne bien au-delà de la réflexion éthique ou la conscience morale. Au lieu de morale, tout débat est réduit à une simple lutte politique pour des objectifs matériels et des réalisations concrètes. Hegel peut nous aider à éclairer encore mieux toute cette saga. Si en effet on devient conscient de soi par l’autre, le « sujet élu » est auto-conscient pour commencer. Il est né maître. En conséquence, les Israéliens ne pratiquent aucune forme de dialogue avec leur environnement humain puisqu’ils sont nés maîtres. Afin d’être équitable avec les Israéliens, je dois admettre que leur manque d’un mécanisme de reconnaissance n’a rien à voir avec leurs sentiments anti-palestiniens. En fait, ils ne peuvent même pas se reconnaître les uns les autres - Israël et les Israéliens ont une longue histoire de discrimination contre leur propre peuple (les Juifs d’origine non-européenne comme les sépharades font l’objet de discriminations par les élites juives originaires d’Occident). Mais les Juifs progressistes sont-ils différents ? Pas vraiment. Comme les Israéliens et comme toute autre forme d’idéologie chauvine tribale, ils ne cessent de se replier sur un discours auto-centré et ségrégué qui a très peu d’intérêt pour d’autres que pour eux-mêmes. En conséquence, comme les Israéliens eux-mêmes qui s’entourent de murs, les cellules progressistes juives se sont déjà enfermées elles-mêmes dans des cyber-ghettos qui sont en train de devenir de plus en plus hostiles au reste de l’humanité et à ceux qui sont censés être leurs camarades. Matérialisme historique Si l’on ne peut pas établir de relations avec son voisin sur la base de la reconnaissance de l’autre, il doit y avoir un autre moyen d’établir un dialogue. Si on ne peut pas établir un dialogue fondé sur l’empathie avec l’autre et ses droits, il faut rechercher un autre mode de communication. Il semble que la méthode de dialogue alternative du peuple « élu » réduise toute forme de communication à un langage matérialiste. Quasiment toute forme d’activité humaine, y compris l’amour et le plaisir esthétique, peut ainsi être réduite à une valeur matérielle. Les militants politiques ’élus’ sont experts dans l’usage de cette méthode de communication.
Récemment, l’auteur israélien ultra-sioniste AB Yehoshua a réussi à mettre en colère de nombreux dirigeants ethniques juifs à la conférence de l’American Jewish Committee en déclarant : "Vous [les Juifs de la diaspora] êtes en train de changer de veste... vous changez de pays comme on change de vestes." Et de fait, Yehoshua a subi force pressions suite à sa remarque et il a vite fait de regretter sa déclaration. Toutefois, l’intuition de Yehoshua, loin d’être originale, reflète plutôt douloureusement la réalité. Il est tout à fait évident que certains juifs de diaspora politiquement orientés sont engagés dans un dialogue très fructueux avec tout centre d’hégémonie possible. la critique de Yehoshoua visait juste. Selon Yehoshua, il est clair qu’une fois qu’un nouveau pays est en train de devenir une super-puissance mondiale, on verra une vague de Juifs libérés et assimilés essayer de s’infiltrer dans son élite dirigeante. "Si la Chine devenait la première super-puissance mondiale », a-t-il averti, "des Juifs usaméricains y émigreraient pour s’y assimiler plutôt qu’aux USA." Il y a une décennie, au plus fort de la bataille juridique entre les principales institutions juives et la Swiss Bank, Norman Finkelstein a dit qu’il restait très peu de l’Holocauste juif en dehors de diverses formes industrielles de négociation d’indemnisations financières. Selon Finkelstein, il ne s’agissait que de réaliser des profits. Sans vouloir aucunement critiquer les compensations financières, je dois toutefois remarquer que certains sont prompts à convertir leur douleur en or. (Il est important de mentionner que la douleur peut, aussi bien qu’être transformée en or, se transformer en d’autres valeurs, morales ou esthétiques). Toutefois, la possibilité de transformer la douleur et le sang en espèces sonnantes et trébuchantes est au coeur du faux rêve israélien : que le conflit israélo-palestinien, en particulier le problème des réfugiés, peut être résolu. Maintenant, nous savons d’où vient cette supposition. Les Israéliens, ainsi que les principales institutions juives, sont totalement convaincus que, s’ils avaient le bonheur de parvenir à un règlement financier avec les Allemands (ou les Suisses en l’occurrence), les Palestiniens seraient tout aussi heureux de vendre leurs terres et de la dignité. Comment les Israéliens en arrivent-ils à une conviction aussi étrange ? Parce qu’ils doivent savoir mieux que les Palestiniens ce que les Palestiniens veulent vraiment. Comment ? Parce que les Israéliens sont brillants, ils sont le Peuple Élu. En outre, le sujet élu n’essaye même pas de dialoguer avec l’homme qui est dans l’autre. Soixante ans après la Nakba, l’expulsion de masse des Palestiniens autochtones, la grande majorité des Israéliens et des Juifs du monde n’a même pas commencé à reconnaître la cause palestinienne, et encore moins à montrer une quelconque forme d’empathie.
Lorsque vous parlez à des Israéliens du conflit, un de leurs principaux arguments fréquemment utilisés est le suivant : "Lorsque nous (les Juifs) sommes venus ici |
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Être à la fois David et Goliath : Anatomie d’une schizop |