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Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.

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Le Mouvement national palestinien (1950-1988) suite

Donc faiblesse congénitale d’un mouvement qui ne contrôle pas son territoire, qui est dépendant des res- sources territoriales, financières, diplomatiques des États de la région et qui pose des programmes utopiques de reconquête d’une Palestine sur laquelle on n’est pas et sur une fraction de laquelle il y a quelqu’un d’autre : le roi Hussein de Jordanie. Il y a quand même une chose qui est très frappante, l’OLP dirigée par Yasser Arafat après 1969 ne pose pas de revendications explicites sur la Cisjordanie avant les premières années de la décennie soixante-dix (entre 1971 et 1973). La raison fondamentale est que cela aurait signifié entrer en conflit immédiat avec la Jordanie. Le conflit de 1970-1971 justement entre l’OLP et la Jordanie est un double conflit : c’est un conflit de souveraineté (l’État dans l’État là aussi comme au Liban plus tard) mais surtout un conflit autour de la représentation légitime des Palestiniens de Cisjordanie entre Yasser Arafat ou le roi Hussein ? C’est ce débat-là qui se tranche dans le sang dans les rues d’Amman en septembre 1970.

Alors comment passe-t-on du programme de 1969 au programme suivant qui est le grand tournant stratégique de 1974. Le Conseil national palestinien va se doter d’un projet d’installation d’une « autorité nationale combattante » (c’est la traduction la plus littérale qui soit) sur toute partie ou fraction du territoire libérée. C’est un tournant stratégique parce que cela veut dire (sans le dire clairement car la base des militants ne l’accepteraient pas, même dans le Fatah, et a fortiori dans les organisations plus radicales comme le FPLP et les autres) qu’on ne se pose plus comme objectif de libérer toute la Palestine, celle de 1948, mais seulement les territoires occupés depuis 1967. On ne dit pas État mais « Autorité nationale » (aujourd’hui encore on dit Autorité nationale, on emploie exactement les mêmes terminologies) et surtout « combattante » qui veut dire qu’on ne s’en tiendra pas là. S’il y a une première autorité installée en Cisjordanie, ça n’est pas parce qu’on a renoncé à la Palestine de 1948 mais parce qu’on va faire de la Cisjordanie palestinienne un point d’appui pour continuer le combat pour libérer le reste du territoire. Mais entre 1974, date d’adoption par l’instance dirigeante de l’OLP de ce programme, et 1977, on va passer plus ou moins subrepticement à l’acceptation, cette fois, de la création (comme projet toujours) d’un État. Cette fois on est passé d’« Autorité nationale combattante » à « État ». On ne dit pas encore clairement sur la Cisjordanie et Gaza ou sur les territoires occupés, on dit toujours sur une fraction de territoires occupés, mais il est clair pour tout le monde à ce moment-là que l’on parle bien des territoires occupés en 1967 et de ceux là seulement, et de fait très souvent on ne dit plus quel sera le deuxième temps, c’est-à-dire la libération du reste de la Palestine. On reste dans une espèce de silence implicite.

Mais il ne faut pas croire à une histoire linéaire : 1963, 1964, 1969, 1974, parce que chaque évolution et chacun de ces tournants stratégiques provoquent une fracture dans l’OLP. En 1974, les mouvements de l’aile dite radicale refusent le programme et quittent un certain nombre de structures de l’OLP et forment ce qu’on appelle un « front du refus » qui refuse cette évolution.

Alors en deux mots, pourquoi ce tournant stratégique de 1974, qui va se payer du prix d’une première fracture interne à l’OLP (il y en aura beaucoup d’autres par la suite) ? Et bien parce que nous sommes aux lendemains de la guerre d’octobre 1973 qui était une semi-victoire arabe, et égyptienne notamment. La guerre avait été voulue par l’Égypte pour sortir l’Égypte du conflit israéloarabe. La chronologie est claire : guerre de 1973, désengagement israélo-égyptien dans le Sinaï en 1974-75, voyage de Sadate à Jérusalem en 1977, accords de Camp David en 1978, paix israélo-égyptienne en 1979.

La guerre de 1973 est déclenchée par l’Égypte pour en finir avec le conflit israélo-arabe, en disant que les Égyptiens se sont assez fait tuer pour la Palestine d’une certaine manière et que l’Égypte a besoin de ses res- sources pour se développer. C’est fondamental parce qu’il ne pourra plus jamais y avoir de guerre conventionnelle israélo-arabe depuis que l’Égypte s’est retirée. La Syrie est bien trop pragmatique et prudente pour avoir jamais tenté une nouvelle guerre contre Israël directement depuis. Donc le retrait de l’Égypte est fondamental et, d’une manière générale, le chantage qui est fait à l’OLP après 1973 est évident et va conduire au tournant de 1974. Il s’agit en gros de monnayer l’intégration de l’OLP comme acteur normalisé en quelque sorte dans le concert inter-arabe et dans le concert international (1974 coïncide avec le fameux discours de Yasser Arafat à l’ONU avec d’une part le pistolet à la ceinture et d’autre part le rameau d’olivier). 1974 est en effet le début de la normalisation de l’OLP, à la fois régionale et internationale, mais le prix à payer en est le réalisme, le pragmatisme politique, le tournant stratégique de 1974, l’acceptation de centrer le projet sur la construction cette fois territorialisée d’un futur État dans les limites d’une Palestine occupée en 1967.

Je voudrais signaler aussi, sans le développer, que parmi les pressions qui se sont exercées, il ne faudrait pas négliger les pressions palestiniennes venues de l’intérieur, de la Cisjordanie en particulier et notamment d’un organe qui s’appelait le Front national palestinien, FNP, qui était fait de toute une série de personnalités, certaines membres de groupes de l’OLP, venues de l’intérieur des territoires, qui étaient très influencées par le Parti communiste palestinien de l’époque et qui sont des hommes qui ont pressé l’OLP de changer de stratégie et d’entrer dans un processus politique et diplomatique. Ils ont donc pressé l’OLP d’infléchir son programme.

Donc il y a pression internationale, pression arabe et pression venue de l’intérieur des territoires pour cette évolution vers un certain pragmatisme.

Au début des années 1980, la stratégie de lutte armée va tout simplement être totalement obsolète d’une certaine manière parce qu’impossible pratiquement à mettre en oeuvre du fait évidemment d’un autre grand moment qui est 1982, l’invasion israélienne du Liban sui- vie par l’expulsion, au terme de ce terrible siège de Beyrouth à l’été 1982 par l’armée israélienne, de l’étatmajor palestinien de Beyrouth. C’est la dispersion aux quatre coins du monde arabe (Algérie, Yémen, Tunisie). Plus aucune lutte à travers les frontières n’est possible puisqu’on est à des centaines ou à des milliers de kilomètres des frontières israéliennes tout simplement. C’est donc un facteur fondamental qui fait que l’abandon de la lutte armée est consacré de fait par cet exil loin des frontières qui va évidemment être sanctionné par de nouvelles fractures à l’intérieur de l’OLP : éclatement du Fatah en 1983 sur le sol du Liban pour ceux qui y sont restés, éclatement de l’OLP avec la naissance de deux groupes qui vont s’appeler successivement Alliance nationale (cliente de Damas) et Alliance démocratique (l’ancienne mouvance radicale de l’OLP) qui vont fusionner en 1985 dans un Front de salut national palestinien hostile à la direction centrale, hostile aux concessions, hostile à ce qui, pour eux, est une capitulation. Au cours des années 1980, la ligne de fracture continue donc en permanence au sein de l’OLP. Les années 1980, c’est l’éclatement interne, c’est la traversée du désert qu’on oublie souvent.

Qu’est-ce qui va sauver l’OLP et qui va permettre de se recentrer effectivement, et pas seulement symboliquement, sur une territorialité palestinienne ? C’est évidemment l’Intifada, c’est-à-dire quelque chose qui part de l’intérieur et non pas de l’extérieur ( ça ne veut pas dire qui est hors OLP). L’Intifada est lancée en décembre 1987 par des gens du Front démocratique de libération de la Palestine, secondairement des gens du Fatah, mais de l’intérieur. Ils n’ont pas pris leurs mots d’ordre à Tunis dans un tout premier temps. C’est une initiative interne qui va prendre une extension importante qui va passer par une mobilisation civile de masse de la population palestinienne, par toute une série d’expériences innovantes de lutte pacifique (non armée) avec une dégradation finale, au début des années 1990, vers des formes de groupes armés qui vont se substituer à la mobilisation civile. L’Intifada a un projet politique clair : fin de l’occupation du territoire par les Israéliens et autodétermination nationale.

Mais « l’intérieur » continue d’avoir besoin de « l’extérieur » car déclencher le mouvement, c’est une chose, en assurer la survie, c’en est déjà une autre. De plus, seule l’OLP pouvait lui donner une répercussion internationale avec ses structures externes et aussi un projet crédible de construction de l’État.

Au dix-neuvième Conseil national palestinien, réuni à Alger en novembre 1988, va être prise une décision historique, fondamentale : la reconnaissance implicite, semi-implicite, semi-explicite, d’Israël par l’OLP qui va être explicitée un mois et demi plus tard à Genève devant l’Assemblée générale des Nations unies et qui va être assortie bien sûr d’une déclaration symbolique d’indépendance de l’État de Palestine. Tous ces événements-là répondent à quelque chose d’extrêmement précis : fondamentalement ils sont la traduction politique de l’Intifada incontestablement, mais concrètement la cause immédiate est l’annonce, dans le discours du roi Hussein du 30 juillet 1988, de la rupture des liens administratifs et juridiques entre la Transjordanie et la Cisjordanie. Et à partir de ce moment là il y a un énorme danger, c’est le vide politique en Cisjordanie. La Jordanie est ainsi toujours à l’initiative en 1974 et 1988.

Le mouvement national palestinien n’a cessé d’être un mouvement réactif, qui réagit contre, qui se position- ne par rapport à des initiatives qui viennent d’ailleurs, qu’elles soient israéliennes, mais aussi arabes, égyptiennes, jordaniennes, syriennes...

Documents

Charte nationale palestinienne de 1964

Structure de l’OLP

Charte nationale palestinienne de 1968

Déclaration du Comité central du Fath (1er janvier 1969)

Programme politique adopté par le douzième Conseil national palestinien (9 juin 1974)

Déclaration d’indépendance de l’État de Palestine (15 novembre 1988)

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L’Orient le Jour | 18 avril 2008

Saleh Al Naami | 18 avril 2008

PCF | 18 avril 2008

Brahim Senouci | 18 avril 2008

17 avril 2008

Jean-Claude Lefort | 17 avril 2008

Mohammed Omer | 17 avril 2008

Adel Zaanoun | 17 avril 2008

17 avril 2008

Reuters, Afp et BBC | 17 avril 2008


L'AFPS


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