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Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.

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Alan Hart est l'auteur du livre "Zionism : The Real Enemy of the Jews":2

Deuxième mythe : Israël n’aurait pas eu de partenaire palestinien pour faire la paix !

La vérité historique, à ce sujet, c’est que le terrain a été préparé, du côté palestinien, par Yasser Arafat, dès 1979 – soit voici, de cela, plus d’un quart de siècle.

Cette année-là, 1979, Yasser Arafat a convaincu le Conseil National Palestinien, la plus haute instance décisionnaire du côté palestinen, de soutenir son choix de la démarche politique (et non plus militaire, ndt) et – chose inouïe, à l’époque – de compromis avec Israël (impensable, pour les Palestiniens, car accepté un Etat d’Israël dans ses frontières de 1967 requiert d’eux qu’ils renoncent à revendiquer non moins de 78 % de leur territoire national…).

Comme je l’ai indiqué dans mon livre Arafat (c’est le titre de l’édition américaine ; le titre de la version anglaise est Arafat, Terrorist or Peacemaker ?), il a fallu à Arafat six longues années pour persuader ses collègues de la direction du Fatah, puis les autres membres du Conseil National Palestinien d’accepter la réalité de l’existence d’Israël.

Quand ce vote fut finalement acquis, en 1979, sa politique de voie politique, précisément, et de compromis recueillit 296 voix, contre 4. Arafat, qui avait risqué sa vie, ainsi que sa crédibilité afin de retourner totalement son peuple, se trouvait alors à l’apogée de son pouvoir ; dès lors – et cela, le président Carter le savait parfaitement – il aurait pu y avoir des négociations couronnées de succès en vue d’une paix réelle et durable, fondée sur une authentique solution à deux Etats – Israël, étant rentré dans ses frontières d’avant juin 1967, et Jérusalem – de préférence avec un statut de ville ouverte – étant la capitale des deux Etats.

Mais le problème, ça a été qu’Arafat n’avait pas de partenaire avec lequel il pût faire la paix, du côté israélien. Le sionisme, en effet, n’était pas, et n’est toujours pas, aujourd’hui, le moins du monde intéressé par une quelconque paix dans des termes acceptables pour la grande majorité des Palestiniens et pour les autres Arabes et les musulmans vivant ailleurs dans le monde.

Il est vrai qu’en 1993 (grâce, pour partie, aux habiles manœuvres scénographiques et à l’entregent du président Clinton, Arafat avait un "éventuel" partenaire de paix israélien, en la personne d’Yitzhak Rabin. Mais celui-ci, nous le savons, fut assassiné par un sioniste fanatique.
A Rabin ont succédé des dirigeants israéliens dont l’objectif premier était de redémoniser le dirigeant palestinien et même de le détruire. Arafat le terroriste, ils pouvaient s’en satisfaire.

Mais Arafat le faiseur de paix, le négociateur ? Non : ils ne pouvaient le tolérer (Barak n’offrait-il pas, en permanence, « 95 % » des revendications (minimalistes, ndt) d’Arafat ? Oh que non : même ça, Barak ne l’a jamais fait ! C’était, là encore, pure propagande ! Arafat a-t-il été empoisonné ? Probablement.

Son successeur, le président Abbas, est-il réellement une marionnette israélo-américaine ? Sans doute.
En tous les cas, tout l’indique. Mais même si c’est le cas, nous pouvons être certains d’une chose : leadership de carton pâte ou non, le peuple palestinien n’acceptera jamais les miettes tombées de la table du sionisme, sous la forme de trois ou quatre bantoustans qu’on leur demanderait d’appeler "Palestine" !


Dans mon livre, comme lors de mes conférences, je prends aussi bille en tête la question du droit d’Israël à la non-existence

D’après la première version – toujours en circulation – de l’Histoire, Israël s’est vu remettre son certificat de naissance et "donc" sa légitimité par la Résolution de Partage adoptée par l’Onu le 29 novembre 1947. C’est absurde.

Primo, l’Onu, en l’absence de consentement de la majorité du peuple palestinien n’avait aucun droit à décider du partage de la Palestine, ni à assigner une quelconque partie de son territoire à une minorité d’immigrants étrangers afin de leur permettre de créer leur Etat.

Malgré ça, avec une marge on ne peut plus étroite, et seulement après un vote truqué, l’Assemblée générale de l’Onu a, en effet, adopté une résolution visant au partage de la Palestine et à la création de deux Etats, un Etat arabe et un Etat juif, Jérusalem n’appartenant ni à l’un, ni à l’autre.
Mais cette résolution de l’Assemblée générale n’était qu’une proposition – ce qui signifie qu’elle n’était pas exécutoire, qu’elle ne pouvait devenir une décision politique sans avoir été avalisée par le Conseil de Sécurité.

La vérité, c’est que la proposition de partage de l’Assemblée générale n’a jamais été soumise au vote du Conseil de sécurité.

Pourquoi ? Parce que les Etats-Unis savaient très bien qu’au cas où – par malheur – cette proposition aurait été retenue, elle n’aurait pu être imposée dans les faits qu’au moyen de la guerre ; et le Président américain de l’époque, Truman, n’était absolument pas disposé à recourir à la guerre pour imposer la destruction de la Palestine.

Ainsi, ce plan de partage fut invalidé, et la question de savoir ce qu’on pourrait bien faire de la Palestine (après que la Grande-Bretagne se fut ingéniée à y semer le bordel et à se tirer vite fait) fut renvoyée à l’examen de l’Assemblée générale.

L’option retenue, et proposée aux autres pays par les Etats-Unis fut celle d’un mandat temporaire de l’Onu. C’est pendant que l’Assemblée générale était en train de débattre des solutions possibles qu’Israël déclara lui-même sa propre création, unilatéralement, et de but en blanc – en réalité, en défiant la volonté de la communauté internationale organisée, dont notamment l’administration Truman.

La situation réelle, à l’époque, était que l’Etat sioniste, né principalement des menées du terrorisme et de l’épuration ethnique perpétrés par les sionistes, n’avait aucun droit à exister et, plus précisément, n’aurait eu aucun droit à exister si… S’il n’était reconnu et rendu légitime par ceux qui avaient été dépossédés de leur terre et de leur droit précisément au moment de la création de l’Etat sioniste !

En droit international, seuls, les Palestiniens étaient fondés à accorder à Israël la légitimité à laquelle il aspirait. Cette légitimité était même la seule chose que les sionistes ne pussent arracher aux Palestiniens par la force brute. Une compréhension complète de la véritable nature de l’entreprise coloniale sioniste requiert également que l’on connaisse cette donnée de fait.

La plupart des juifs ayant immigré en Palestine, en réponse à l’appel sioniste, n’avaient aucun lien biologique de quelque nature que ce fût avec les Hébreux de l’Antiquité.

Les juifs sionistes nouveaux venus en Palestine étaient essentiellement des étrangers venus de toutes sortes de pays, des descendants de gens devenus juifs en raison de leur conversion au judaïsme, des siècles après la chute de l’ancien royaume juif d’Israël et ce qu’on appelle la "dispersion" de son peuple, une micronisation telle qu’il finit par tomber dans l’oubli.
L’idée selon laquelle il y aurait – ou pire, qu’il y ait, aujourd’hui – deux peuples ayant une égale légitimité à revendiquer un même territoire est tout simplement un contresens historique.

Les juifs relativement peu nombreux dont la récrimination eût pu être recevable n’étaient au nombre que de quelques milliers seulement à l’époque où est apparu le sionisme ; ils se considéraient eux-mêmes palestiniens, et ils étaient catégoriquement opposés à l’entreprise coloniale sioniste – parce qu’ils redoutaient, à juste titre, qu’elle ne fasse d’eux, à l’instar des juifs sionistes étrangers nouvellement arrivés en Palestine, des ennemis désignés des Arabes au milieu desquels ils vivaient en paix et en sécurité depuis des temps immémoriaux (même si rares sont les juifs contemporains à en avoir conscience, le fait est, également, que le retour de juifs sur la terre de l’Israël biblique en raison des entreprises d’un homme – ce qui est une définition possible, mais déplorablement inadéquate du sionisme – était (et reste) strictement proscrite par la religion juive.

La question à laquelle devrait être contraint de répondre le président Bush et tous ceux qui exigent du Hamas qu’il reconnaisse Israël, c’est celle-ci : Quel Israël le Hamas doit-il reconnaître ?
Israël à l’intérieur de ses frontières à la veille de la guerre de juin 1967, et donc conformes à la résolution 242 du Conseil de sécurité, ou un grand Israël qui, quotidiennement, accapare de plus en plus de terres et étend ses colonies en Cisjordanie ?

Il n’y a, de fait, strictement aucun mystère quant à la position réelle du Hamas. Si, demain, Israël disait (sincèrement) qu’il serait prêt à négocier une paix totale et définitive, sur la base d’une authentique solution à deux Etats – une paix qui verrait Israël se retirer à l’intérieur de ses frontières d’avant la guerre de 1967, avec Jérusalem, ville ouverte, comme capitale de deux Etats, le Hamas dirait : "Allons-y ; faisons-le…"

C’est ce que diraient les dirigeants du Hamas – et sincèrement – parce qu’ils ne sont pas stupides ; ils savent qu’ils n’auraient d’autre choix : en effet, une authentique solution à deux Etats est encore ce à quoi aspire une immense majorité de Palestiniens, et qu’ils sont prêts à s’y conformer. Mais ils ne l’obtiendront jamais.

La réalité actuelle, c’est que la solution à deux Etats est déjà morte, à défaut d’être enterrée…, tuée par les faits accomplis d’Israël en matière de colonisation, qu’Israël poursuit encore aujourd’hui en Cisjordanie – en baffouant totalement les résolutions de l’Onu, en défiant le droit international, et même en défiant – une fois n’est pas coutume – du vœu clairement exprimé par l’administartion Bush.

S’il est du moins UN domaine où c’est bel et bien la queue sioniste qui remue le chien américain, c’est bien cette question de la construction des colonies israéliennes illégales.

Dans le dernier chapitre du Volume II de mon livre, Une Résurrection, une Crucifixion et une Feuille de Route vers Nulle part, j’ai affirmé que la stratégie sioniste consistant à repousser indéfiniment plus loin la solution du problème palestinien a fini d’épuiser absolument toutes les configurations possibles : il n’est plus aucune place pour l’imagination.

Les dirigeants sionistes en Israël et leurs lobbyistes en Amérique continuent à croire qu’au moyen de la force brute et en les réduisant à une pauvreté abjecte, ils sont à même de briser la volonté qu’ont les Palestiniens de poursuivre leur combat en vue de recouvrer leurs droits.

L’assomption étant qu’à un certain moment, totalement désespérés, les Palestiniens seront disposés à accepter quelques miettes tombées de la table de festin du sionisme, sous la forme de deux trois bantoustans ou, mieux encore, qu’ils abandonneront leur patrie et rechercheront une nouvelle vie dans d’autres pays, en exil.

A mon avis, la conviction que le sionisme parviendra un jour à briser la volonté des Palestiniens de poursuivre leur combat en vue d’un minimum de justice est le produit d’esprits qui s’auto-illusionnent à un point atteignant la folie clinique (certains affirment qu’Israël est en passe de devenir un pays fasciste. Je pense, personnellement, que la terminologie la plus adéquate pour décrire Israël, c’est : asile de fous dangereux).

Une question à laquelle il est presque trop horrible de réfléchir est, en gros, la suivante : Que feront les sionistes quand il sera devenu évident pour eux qu’ils ne pourront jamais détruire le nationalisme palestinien, ni avec leurs bombes, ni avec leurs balles, ni avec leurs mesures répressives brutales de tous les acabits ?

Personnellement, je pense que les sionistes vont procéder à un round final d’épuration ethnique – afin de chasser tous les Palestiniens de la Cisjordanie, en Jordanie et au-delà. Ce sera, là, je le crains, la solution finale sioniste au problème palestinien…

Si cela se produit, la Cisjordanie sera rouge de sang, essentiellement du sang palestinien. Et les journalistes honnêtes ne pourront pas qualifier ce massacre autrement que d’holocauste sioniste.

Mais cela ne sera pas, néanmoins, la fin de l’histoire de la Palestine. Il pourrait, là encore, y avoir un nouveau commencement.

Il y a bien des années, dans l’Intro à mon
premier bouquin, Arafat, Terrorist or Peacemaker ?, j’ai dit que, d’une manière générale, les juifs constituent l’élite intellectuelle de la civilisation occidentale et que les Palestiniens constituent l’élite intellectuelle du monde arabe.

Ce que ces deux peuples pourraient faire, dans la paix et le partenariat, suggérais-je, c’était le tissu dans lequel sont taillés les rêves devenus réalité. Ils pourraient changer et développer la région et, ce faisant, donner un espoir et une inspiration ô combien nécessaires à l’ensemble du monde.

Je persiste à penser que ce rêve pourrait devenir réalité, mais seulement dans le contexte d’une solution à UN SEUL ETAT au problème palestinien.

Par définition, il s’agirait d’un Etat laïc et démocratique, dont tous les citoyens, Arabes et juifs, jouiraient de droits égaux. Oui ; cela signifierait la désionisation de la Palestine. Mais cela ne signifierait nullement la fin (une quelconque sorte de fin) pour les juifs vivant aujourd’hui en Israël/Palestine. Ceux qui désireraient rester, en tant que citoyens d’une Palestine désionisée, jouiraient, enfin, de la paix, dans une sécurité durable.

L’Epilogue de mon livre, est intitulé "The Jews as the Light Unto Nations" [Des juifs en tant que lumières parmi les Nations] ; il se conclut par les mots suivants – mes mots, à moi – que je suis fier d’avoir placé également sur la jaquette de mon Deuxième Volume :
"Si les juifs du monde entier se montraient capable de rassembler la volonté et le courage nécessaires pour faire cause commune avec les forces de la raison en Israël, avant qu’il ne soit trop tard pour nous tous, une récompense extraordinaire les attendraient.
En apportant la preuve que le droit peut triompher sur la volonté, et qu’il y a une place pour la morale, dans le domaine politique, ils deviendraient la lumère parmi les Nations.
C’est là une récompense à laquelle ne peut aspirer nul autre peuple sur Terre, en raison du caractère unique des souffrances du peuple juif. Sans doute, c’est là, en l’occurrence, la véritable explication de la notion selon laquelle les juifs seraient le peuple élu…
Un peuple choisi pour supporter une souffrance sans aucun précédent ni équivalent et, après l’avoir connue, montrer aux autres hommes que le fait de créer un monde meilleur et plus juste n’est en rien une mission impossible."


Pourquoi est-ce que je suis persuadé qu’il est très important que les Américains connaissent la vérité historique, qui est déterminante dans la genèse et l’entretien du conflit en – et autour de – la Palestine, et qui doit faire quoi, et pourquoi, au service de la paix ?

Ma réponse, en bref : parce que l’influence néfaste du lobby sioniste (comme l’ont documentée les chercheurs Mearsheimer et Walt, et avant eux, l’ancien membre du Congrès Paul Findley), aucun président américain n’aura jamais une volonté politique suffisante pour faire rendre des comptes au sionisme, tant que ce président ou cette présidente ne sera pas contraint (ou contrainte) à le faire, par une opinion publique informée – par une manifestation de démocratie réelle, dans l’action.

Le problème, en Amérique, d’une manière générale, c’est que l’opinion est trop mal informée (ou trop désinformée) pour exercer cette pression – c’est-à-dire pour faire en sorte que la démocratie œuvre à la justice et à la paix.


Pourquoi mon livre, Le Sionisme : Véritable ennemi des juifs ne peut-il pas être publié en Amérique ?

C’est le même problème qu’au Royaume-Uni, en dépit du fait que mon agent littéraire a reçu des lettres et d’autres messages très louangeurs pour mon travail de la part des PDG des principales maisons d’édition.

Une de ces lettres, que je cite dans le premier paragraphe du Premier volume de mon livre, tel que publié en première édition cartonnée, décrit mon manuscript "de terrible… mû par la passion, l’engagment et une étude très approfondie."

Cette lettre ajoutait : "Incontestablement, ce manuscrit mérite d’être publié."
Mais quand les pressions ont commencé à se manifester, j’ai dû créer ma propre maison d’édition. Je n’étais pas censé avoir accès au commerce de détail. Je l’ai fait, mais…

Pour bien être vendus, dans les petites librairies, les livres ont besoin qu’on leur fasse de la publicité. Le premier annonceur en la matière, pour le public général des lecteurs, ce sont les médias, mais cela ne fut pas le cas, en ce qui concerne mon livre.

Aucun journal, aucune revue, aucune radio, aucune chaîne de télévision n’étaient disposés à accorder à mon livre la moindre attention, ni à y consacrer une critique ou un quelconque commentaire. La complicité des médias dans l’occultation de la vérité historique, et la trahison de la démocratie, se sont révélées solides comme le roc.

Telle est la situation, ici, aux Etats-Unis, et en Angleterre (ainsi que dans l’ensemble de l’Europe occidentale), et je sais que c’est pire, encore bien pire, au "Pays des Droits de l’Homme".


Dans ma préface au Deuxième volume de mon livre, j’écris que je ne doute pas un seul instant que les éditeurs et les politiciens qui se rendent complices de l’occultation de la vérité historique croient sincèrement qu’ils servent les intérêts bien compris des juifs, ainsi que leurs propres intérêts égoïstes à courte vue.

Et je poursuis, en leur disant, à tous (maisons d’édition, rédacteurs en chefs de publications et hommes politiques) ce qui suit :
"Vous avez tort. Vous avez terriblement tort. En refusant de vous colleter à la vérité de l’Histoire, et en particulier à la différence entre le judaïsme et le sionisme, et à la raison pour laquelle il est parfaitement possible d’être passionnément antisioniste sans être le moins du monde antisémite, vous contribuez à faire en sorte que tous les juifs soient accusés des crimes d’une poignée de leurs coreligionnaires."


Et je conclus, avec cette observation :

"Il serait aussi éminemment souhaitable que plus qu’une poignée des juifs qui vivent dans les nations gentilles principalement judéo-chrétiennes du monde puissent trouver en eux-mêmes la volonté, et le courage, de mettre fin à leur silence sur la "méconduite" d’Israël (pour reprendre la terminologie d’Harkabi), et en venir aux prises avec le fait que le sionisme est, comme l’affirme le titre de ce livre et comme le démontre sa substance, bel et bien leur pire ennemi : leur véritable ennemi.
Le silence n’est en aucun cas une méthode qui permette de réfuter et de démonter une accusation de complicité avec les crimes du sionisme
."

Le problème que mon bouquin pose au sionisme, c’est son titre. La source première du pouvoir du sionisme – le chantage et les méthodes assimilées -, c’est son art de persuader une Gentilité percluse de culpabilité que le judaïsme et le sionisme seraient une seule et même chose.

Plus les gens ont conscience que tel n’est absolument pas le cas, et qu’il est, partant, parfaitement possible d’être passionnément antisioniste sans être antisémite, et plus le sionisme se retrouvera nu et vulnérable.

Ce n’est qu’alors qu’arrêter le compte à rebours vers la catastrophe deviendra une mission possible pour tout un chacun ; et ce n’est qu’alors que la paix aura une chance – sa toute dernière chance.


Dans la préface à leur ouvrage, Le Lobby israélien et la politique étrangère des Etats-Unis, Mearsheimer et Walt écrivent que les Etats-Unis ne pourront jamais traiter efficacement les problèmes créateurs de frustration du Moyen-Orient "tant que les Américains ne pourront tenir une conversation civilisée au sujet de nos intérêts (réels) dans cette région du monde, et du rôle joué par tous les facteurs déterminant la politique étrangère des Etats-Unis, y compris le lobby israélien. C’est afin d’encourager cette conversation au long cours que nous avons acrit ce livre."

Quant à moi, j’ai écrit le mien afin de permettre à mes concitoyens de participer à un débat informé et honnête, et à jouer le rôle qui doit être le leur afin de faire en sorte que la démocratie fasse effectivement œuvre de justice et de paix au Moyen-Orient.

S’il y a des Américains qui veuillent monter sur le ring et m’aider à transmettre ma version de la vérité historique à leurs concitoyens – alors, la partie pourra commencer. Et ça ne sera pas de la petite bière : nous ne jouerons pas en Ligue "Amateurs"!

  Source : http://www.informationclearinghouse.info/  
  Traduction : Marcel Charbonnier
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