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Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.

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La Turquie et Israël :2

Les relations commerciales turco-israéliennes
Durant le mandat britannique, la balance commerciale entre la Palestine et la Turquie était déséquilibrée en faveur de la Turquie. Entre 1946 et 1949, la Palestine était le troisième marché en importance, pour les exportations turques. Durant cette période, la Palestine importa de Turquie des marchandises pour une valeur d'environ 180 millions de dollars (soit environ 45 millions de $ par an, NdT). En 1950, la balance commerciale entre les deux pays se rapprocha de l'équilibre, puis bascula à l'avantage d'Israël, en 1954. En 1990, les exportations turques à destination d'Israël dépassaient les 30 millions de $, ses importations en provenance d'Israël dépassant, quant à elles, les 70 millions de $. (Amikan Nachami, op. cit. pp.19-20).Les exportations de la Turquie vers Israël s'établissent comme suit (en millions de $) :en 1992 : 90,088 ; en 1993 : 114,500 ; en 1994 : 163,113 ; en 1995 : 195,700.Les importations turques en provenance d'Israël s'établissent ainsi (en millions de $) :en 1992 : 97,075 ; en 1993 : 135,100 ; en 1994 : 126,900 ; en 1995 : 128,100.De 30 millions de $ en 1980, les exportations turques passent à 390 millions de $ en 1997, étant ainsi multipliées par x13 !Sur la même période, le volume des échanges commerciaux globaux entre les deux pays, passant de 90 millions à 620 millions de $, connaît une augmentation d'un facteur x7.Israël passera , de treizième partenaire commercial de la Turquie dans la région "Moyen-Orient et Afrique du Nord" qu'il était en 1989, au deuxième rang, en 1997. (Alan Makovsky, "Le nouvel activisme de la politique étrangère de la Turquie" - The New Activism inTurkish Foreign Policy)On escompte que le commerce entre la Turquie et Israël dépassera le milliard de dollars à partir de l'an 2000. Quant au volume des échanges globaux entre la Turquie et Israël, on s'attend à ce qu'il s'élève progressivement.)


L'avenir des relations israélo-turques
Les relations entre la Turquie et Israël, que l'on considérait comme suivant normalement leur cours, ont connu quelques difficultés au cours des derniers mois (fin de l'année 2000, NdT). Ainsi, contrairement aux engagements pris, l'adjudication pour l'élargissement du port israélien d'Ashdod n'a pas échu à la Turquie. Mais l'acte indélicat, de la part d'Israël, qui a le plus irrité son partenaire turc, ce furent les efforts déployés par le ministre israélien Yossi Sarid afin de faire introduire dans les programmes scolaires israéliens une présentation détaillée du génocide arménien.Il est question de certains marchés, énormes, de nature à jouer un certain rôle, à l'avenir, dans les relations turco-israéliennes, dans le secteur de la défense : la modernisation des tanks M60 de l'armée turque, l'achat d'un satellite d'espionnage et d'hélicoptères de combat israéliens par la Turquie. La Turquie a déjà fait appel à Israël, dans le passé, pour la modernisation de six cent tanks M60, ce qui représente un marché d'une valeur de 4 milliards de $. Mais les sociétés américaines d'armement, invoquant la distorsion de concurrence, ont contraint la Turquie, au moyen de pressions diverses, à procéder à un appel d'offres international en bonne et due forme.Dans le cadre des projets de réforme des Forces Armées Turques, ce sont 150 milliards de $ de dépenses qui sont attendus pour les vingt années à venir. Les responsables turcs désirent qu'Israël se mette sur les rangs des soumissionnaires aux marchés publics qui vont être lancés prochainement. Dans le cadre de la coopération en matière d'industries de défense, la Turquie a accordé des marchés à des firmes israéliennes, pour une valeur dépassant le milliard de $, au cours des dernières années. Mais Israël désire remporter des marchés pour des projets plus importants et plus globaux, de la part de la Turquie, tels une adjudication pour des hélicoptères d'assaut, pour une valeur de 4 milliards de $. Toutefois, la Turquie est désireuse de conserver un certain équilibre entre ses divers partenaires : les Etats-Unis, l'Union Européenne et Israël. On s'attend, ainsi, à ce qu'elle accorde l'adjudication pour les hélicoptères d'assaut (4 milliards de $) aux Etats-Unis, mais en accordant, en même temps, l'adjudication pour les tanks, d'une valeur de 7 milliards de $, à l'Allemagne. (Cumhuriyyet, 30.08.2000)Au cours de la visite effectuée en août dernier en Turquie par Ehud Barak, il fut question, bien sûr, du processus de paix, mais aussi de la plus grande ouverture, souhaitée par Israël, des marchés publics turcs en matière de défense aux sociétés israéliennes. En dépits des efforts déployés par Israël, on annonça que la firme française Alcatel avait remporté le marché public pour la production d'un satellite-espion en Turquie, immédiatement après la visite de Barak à Ankara. Pour ce marché, la société des Industries Aéronautiques Israéliennes (IAI) était en concurrence avec Alcatel, mais la firme américaine Lockheed, désireuse de participer à l'appel d'offres, usa de pressions jusqu'à ce que la Turquie relance cet appel d'offres. Mais il est de plus en plus question d'un accord de principe sur la production d'un satellite commun turco-israélien, permettant de surveiller les frontières des deux pays et d'observer les infiltrations terroristes éventuelles. Ce projet est à l'ordre du jour depuis 1997, et l'on pense que la Turquie s'apprête à faire l'acquisition d'un satellite du type Ofsek, de conception et de fabrication israéliennes. Bien que les protestations et objections qui s'élèvent du monde arabe puissent avoir un impact négatif sur l'avenir des relations turco-israéliennes, il est vraisemblable qu'elles connaîtront un renforcement supplémentaire, à l'avenir. Le fait que les pays musulmans du Moyen-Orient perdent progressivement leur importance aux yeux de la Turquie, sur le plan économique ne peut que jouer en faveur de la coopération turco-israélienne. Ainsi, la part de la Turquie dans les importations des pays arabes s'effondre, passant de 45% au début des années quatre-vingt, à 10%, de nos jours. - Nouvelle activité de la politique extérieure turque), tandis qu'au contraire, les échanges commerciaux globaux entre la Turquie et Israël ne faisaient que croître.La coopération turco-israélienne en matière stratégique, qui suit un cours favorable, d'une manière générale, jusqu'à présent, est prometteuse pour l'avenir, tout au moins dans la conjoncture présente. Mais il ne faut surtout pas oublier les réalités régionales, qui sont assez labiles et instables. Moshé Arens, à deux reprises ministre de la défense d'Israël (1983-1984 et 1990-1992) et ministre des Affaires Etrangères, de 1988 à 1990, nous donne un commentaire digne d'attention, sur les alliances au Moyen-Orient :"Le Moyen-Orient demeurera une région instable, au cours de la décennie à venir. L'alliance que l'on peut conclure avec la Syrie n'a pas le poids d'une alliance que l'on concluerait avec la Norvège, par exemple. Nous avions une relation parfaite avec le Shah d'Iran, mais elle a été anéantie du jour au lendemain. Dans cette région, ce ne sont pas les bulletins de vote qui dictent l'avenir des gouvernements, ce sont les balles".




source
Zeynel CEKICI
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...Enric Marco... - 13/05/2005
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