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Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.

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Les femmes palestiniennes dans les prisons israéliennes

Les femmes palestiniennes dans les prisons israéliennes (1)

Publié le 2-10-2008


Magda Mughrabi, qui travaille avec plusieurs associations de défense des prisonniers palestiniens telles que Addameer, Mandela Institute et le Centre de Conseil palestinien, nous envoie des informations très documentées sur la situation des prisionnières palestiniennes dans les geôles israéliennes. Nous vous proposons donc une série d’articles sur ce sujet, dont nous publions aujourd’hui le premier volet.

En guise d’introduction, un cas "banal", celui de Wurud Qasim, 22 ans, détenue actuellement dans la prison de Damon, à Haïfa, arrêtée le 4 octobre 2006, et donc enfermée depuis deux ans. Elle n’a toujours pas été jugée. C’est une palestinienne d’Israël, originaire de Tireh, l’une des villes arabes annexée par Israël en 1948. Raison donnée lors de son arrestation : aide à des personnes recherchées (en l’occurence, ses cousins de Naplouse).

Damon Prison

Daliyat Al-Karmel

P.O. Box 98

Israel

(Photo : Wurud dans la prison, lors d’une visite de ses parents)

Wurud est une de ces 10 000 palestiniennes emprisonnées par Israël depuis 1967. Un nombre relativement faible comparé à celui de 700 000 qui représente l’ensemble des Palestiniens passés par les geôles israéliennes depuis 40 ans, soit 27 % de la population, un taux d’incarcération qui bat tous les records mondiaux.

Actuellement encore, entre 15 et 20 Palestiniens sont arrêtés chaque jour par l’armée d’occupation israélienne et plus de 10.000 sont en ce moment derrière les barreaux, en toute illégalité, puisqu’une puissance occupante n’a pas le droit de déplacer des détenus hors des territoires occupés, selon les Conventions de Genève, signées par Israël, mais jamais respectées par cet Etat voyou.

Tout au long de la lutte pour l’indépendance, les Palestiniennes ont joué un rôle clé en résistant à l’occupation israélienne, principalement aux niveaux politique et social. Depuis le début de l’Intifada 2000, plus de 700 femmes ont été soit emprisonnées dans les prisons israéliennes.

Au moment où nous recevons ce rapport, 73 d’entre elles sont derrière les barreaux, dont 24 sont mères, et dont 2 sont des jeunes filles de 16 et 17 ans.

(Il y a par ailleurs 327 mineurs palestiniens emprisonnés par Israël, ainsi qu’un enfant en bas âge emprisonné avec sa mère)

Sur ces 73 prisonnières, 52 ont été condamnées, dont 5 d’entre elles à perpétuité, 11 pour plus de 10 ans, et 21 femmes attendent toujours leur procès et 6 sont en "détention administrative", concept étranger aux règles internationales, qui permet à israël de les laisser indéfiniment en prison sans jugement.

- Trois prisonnières sont résidentes de Gaza et se sont vu interdire les visites familiales depuis juin 2007. Elles ne sont même pas autorisées à communiquer avec leurs proches par téléphone.

- Les prisonnières sont enfermées dans trois établissements situés à l’extérieur du territoire palestinien occupé en 1967, ce qui contrevient à la Législation Humanitaire Internationale. Selon l’Article 76 de la Quatrième Convention de Genève, "Les personnes protégées inculpées seront détenues dans le pays occupé et si elles sont condamnées, elles devront y purger leur peine."

La violation de cette loi spécifique rend plus difficiles les visites familiales et l’accès à des avocats.

- Bien que le recours à la torture soit interdit tant par la Convention contre la Torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984) que par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966) signés par Israël, diverses formes de torture sont couramment pratiquées lors des interrogatoires, comme l’ont rapporté diverses organisations pour les droits de l’homme.

Des femmes ont relaté avoir été enchaînées pendant neuf heures consécutives durant leur interrogatoire, avoir été menacées, privées de sommeil et, dans certains cas, battues. Au moment de leur arrestation, elles sont rarement informées des charges portées contre elles ou du lieu où elles ont été emmenées. Quelques femmes ont indiqué avoir été battues par les soldats devant leurs enfants.

- Les prisonnières vivent des conditions de détention extrêmes dues au manque et à la pauvre qualité de la nourriture, aux cellules surpeuplées, aux conditions de sommeil inconfortables, au manque de lumière naturelle puisque les fenêtres des cellules sont recouvertes d’une feuille d’acier, au déni des soins de santé nécessaires et aux normes d’hygiène minima, ainsi qu’à l’isolement du monde extérieur.

- L’empêchement et l’obstruction des visites familiales, y compris des enfants des mères, sont une pratique courante. Les femmes, qui n’ont pas droit aux visites de leurs familles, communiquent avec ces dernières par l’intermédiaire de leurs avocats. L’autorité carcérale israélienne et les services de sécurité interdisent aux détenus palestiniens d’utiliser leurs téléphones pour communiquer avec leurs familles, leurs avocats et le monde extérieur. L’utilisation de mails et de courrier est aussi interdite et les lettres ne peuvent être adressées que par l’intermédiaire des délégués du Comité International de la Croix Rouge après avoir été filtrées par des officiers de sécurité.

- Tout au long des années, les femmes enceintes ont également été emprisonnées. Leurs cas sont une préoccupation primordiale, puisque l’incarcération de femmes enceintes fait courir un risque élevé non seulement à la femme, mais aussi pour l’issue de la naissance, la croissance postérieure et le développement du nouveau-né. Les facteurs de risques sont nombreux pendant la grossesse, dont les apports nutritionnels pauvres, les niveaux élevés d’anxiété, de dépression et les soins inadéquats.

- Actuellement, deux femmes sont placées en isolement et tous contacts avec les autres prisonnières leurs sont interdits.

Pour tout complément d’information : info@aseerat.ps

CAPJPO-EuroPalestine

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Femmes palestiniennes dans les prisons israéliennes (2)

Publié le 3-10-2008


Quelques informations sur les prisons pour résistantes palestiniennes à l’occupation dans la "plus grande démocratie" du Moyen-Orient. Nous ne doutons pas qu’elles intéresseront tout particulièrement ceux qui affichent une grande compassion pour les femmes du "monde musulman" (et qui n’hésitent pas à leur envoyer leurs paras et leurs bombes pour les soulager).

Les prisonnières palestiniennes sont détenues dans de vieilles prisons datant de la période du mandat britannique (1922 à 1948), et restent, pour des raisons de "sécurité", confinées dans des cellules vétustes, surpeuplées, sans hygiène, sans intimité, ne "bénéficient" que de 3 heures de "détente" par jour, dans le meilleur des cas

Prison de Telmond à Hasharon

Cette prison où sont actuellement enfermées 35 Palestiniennes est située au nord de Tel Aviv et date de 1953. Ce bâtiment a servi de quartier général à la police montée britannique pendant le mandat britannique en Palestine. Elle comprend une section dédiée aux criminels israéliens, y compris les mineurs, et les « détenus de sécurité » palestiniens (hommes, femmes et enfants).

Les Palestiniennes y sont soit à deux dans des cellules de 4 mètres carrés, soit à 8 sur une surface de 20 m2.

Prison de Damon du Mont Carmel

Située au nord d’Israël, près de Haifa, elle sert de prison depuis 1953, à la demande du ministre israélien de la police, qui a réquisitionné les locaux d’un ancien entrepôt de tabac et d’une écurie. Jamais rénovés, ce sont donc des bâtiments conçus pour conserver l’humidité et accueillir des animaux, pas des êtres humains. Depuis 2001, Damon est un centre d’incarcération de « travailleurs migrants » palestiniens entrés en Israël sans permis.

Le transfert des détenues vers le nord d’Israël complique davantage leur relation avec leur famille, prolonge les temps de trajet de ces dernières, qui doivent se déplacer depuis les territoires palestiniens occupés vers le nord d’Israël pour les visites.

Les détenues de la prison de Damon sont réparties dans 3 cellules, qui comptent respectivement 10, 13 et 14 femmes. Chaque cellule ne comptant que 12 lits, les femmes doivent dormir par terre à tour de rôle, puisque deux cellules ne comptent pas assez de lits pour toutes les détenues. De plus, l’espace pour dormir sert également à entreposer les effets personnels des détenues, étant donné que l’administration de la prison ne leur fournit aucun placard pour ranger leurs vêtements ou les articles achetés à la cantine.

Les détenues sont contraintes d’utiliser les douches communes situées à l’extérieur des cellules et ouvertes uniquement suivant les créneaux définis par l’administration, ce qui constitue une violation du respect de la vie privée des détenues, car les geôliers connaissent les habitudes des détenues, et crée également un problème de coordination, étant donné le nombre important de détenues (37) et le faible nombre de douches (seulement 4).

Centre de détention de Al-Jalameh à Kishon

« Centre de détention haute sécurité », c’est ici que sont d’abord détenues de nombreuses femmes pour y être interrogées, ou bien dans l’attente de leur transfert vers leur centre de détention. Al-Jalameh se trouve au-dessus du centre de détention provisoire de la police de Kishon, dans le district nord, à proximité de Haifa.

Cette prison sert aussi de centre d’isolement. Actuellement, deux femmes y sont confinées dans de miniuscules cellules individuelles.

CONFORT

D’une manière générale, dans ces différentes prisons, les détenues palestiniennes dorment sur des lits avec châssis en fer et des matelas, souvent en décomposition. Elles souffrent très souvent du dos.

Les couvertures ne sont pas fournies, mais "relèvent de la responsabilité des familles", de sorte que les femmes qui n’ont pas le droit de voir leur famille — 14 sont actuellement dans ce cas— dépendent des autres détenues. Seules de fines couvertures et des draps sont autorisés. Les couvertures épaisses (nécessaires en hiver, notamment dans les cellules sans chauffage central) sont interdites.

HYGIENE

Les cellules sont généralement froides et humides en hiver et étouffantes en été. Elles ne comptent qu’une seule fenêtre recouverte d’une tôle de fer, ce qui les rend encore plus froides en hiver, car la lumière naturelle et le soleil ne peuvent y pénétrer. Malgré cela, aucun radiateur électrique ou à gaz n’est autorisé dans les cellules.

Le manque de lumière naturelle et de ventilation adéquate, comme l’humidité ambiante, contribuent à la prolifération des moisissures sur les murs des cellules, entraînant des problèmes d’asthme et des maladies de peau.

Les cafards et autres insectes prolifèrent via les canalisations, tandis que les souris pénètrent dans l’espace de vie des détenues par des trous dans les murs.

Comme les détenues palestiniennes sont généralement incarcérées dans des centres qui négligent la différence des genres et emploient des geôliers masculins, leurs besoins personnels en termes de santé et d’hygiène ne sont pas pris en compte par l’administration.

Chaque femme a droit à 2 rouleaux de papier toilette et 10 serviettes périodiques par mois. Les autres accessoires d’hygiène et de toilette (savon, lessive, dentifrice, shampoing ou ampoules) ne sont pas fournis par l’administration de la prison. Les femmes sont donc obligées de les acheter à la cantine.

A Telmond, les femmes ont généralement le droit de faire leur lessive une fois tous les 15 jours, par le biais de deux de leur représentantes qui doivent récupérer les vêtements sales et sont autorisées à quitter leur cellule pour laver le linge de toute leur section.

ALIMENTATION

En quantité chroniquement insuffisante, la nourriture manque en permanence de fruits, de légumes et de viande. Comme les palestiniennes n’ont pas accès à la cuisine en tant que « détenues de sécurité », les repas sont généralement préparés par les prisonniers israéliens.

A Telmond, un petit déjeuner type comprend une cuillère de yoghourt, une rondelle de tomate, du poivre et du pain. Aucune information précise n’est disponible quant aux quantités alimentaires dont bénéficient les femmes. Cependant, les quantités proposées pour le déjeuner, qui constitue le principal repas de la journée, sont à peine suffisantes pour remplir une petite assiette.

Il n’est pas rare que des cafards et autres insectes élisent domicile dans les pots de nourriture. Beaucoup de détenues souffrent de ce fait d’anorexie, notamment celles qui n’ont pas le moyen de s’acheter les produits de la cantine, qui sont très chers.

VÊTEMENTS

La plupart des femmes souffrent d’un manque de vêtements, leur famille n’étant autorisée à leur apporter des vêtements qu’une fois tous les trois mois, sauf quand des paquets sont refusés par la direction de la prison. Et comme il n’existe aucune norme régissant les articles interdits, les décisions sont souvent des plus arbitraires.

Alors que les pantalons sont généralement autorisés, les jeans par exemple ont été interdits pendant un moment en 2007.

Par ailleurs, l’administration interdit d’apporter des jouets aux enfants.

Les détenues qui n’ont pas le droit de recevoir de visites (à titre de sanction) n’ont donc pas le droit de recevoir de nouveaux vêtements et dépendent des autres détenues. Actuellement trois femmes originaires de Gaza sont interdites de visite depuis juin 2007.

SANCTIONS

Des sanctions sont souvent infligées aux détenues palestiniennes chaque fois qu’elles sont considérées comme étant à l’origine de « problèmes » (grèves et protestations contre leurs conditions de détention). Mais les motifs de sanctions peuvent tout aussi bien être complètement arbitraires.

Les détenues sont ainsi sanctionnées pour la "destruction de la propriété publique" lorsque leurs vieux matelas se décomposent ou que la peinture s’écaille. Elles sont également accusées d’organiser des réunions politiques lorsqu’elles se rassemblent pour discuter et chanter, et sanctionnées collectivement lorsqu’un objet interdit est trouvé dans leur cellule.

Les sanctions individuelles comprennent l’isolement en confinement individuel, la fouille corporelle, la confiscation des effets personnels, l’intimidation, la menace d’interdire les visites de la famille, le blocage et les prélèvements sur le compte de la cantine de la détenue.

Par ailleurs, les détenues doivent subir les fouilles nocturnes inopinées des cellules, qui sont généralement effectuées par des geôliers masculins. Non seulement ces actions violent manifestement le respect à la vie privée des détenues mais entraînent également un stress et un traumatisme plus grand.

Plus d’infos auprès de info@aseerat.ps

et Addameer : http://www.addameer.org/

CAPJPO-EuroPalestine

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