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05/02/2009
L'Egypte a refermé jeudi le point de passage de Rafah avec la bande de Gaza. Elle l'avait ouvert partiellement durant la guerre israélienne, pour l'acheminement des blessés
et de l'aide humanitaire, sous la pression de la rue arabe qui s'était enflammée, accusant le Caire d'être complice avec tel Aviv dans cette offensive meurtrière.
Selon un responsable du terminal de Rafah, seuls les Palestiniens blessés durant l'offensive et actuellement soignés en Egypte seraient autorisés à retourner chez eux et d'autres blessés
à Gaza seraient autorisés à entrer en Egypte.
En revanche, "aucune délégation humanitaire, médicale et aucun média ne seront autorisés à entrer, de même que toute livraison d'aide médicale", a dit le responsable sous
couvert de l'anonymat. Il a cependant précisé que les "délégations étrangères" qui sont entrées dans la bande de Gaza depuis l'Egypte pourraient en sortir.
Cette démarche survient dans le cadre des pressions exercées sur le mouvement de résistance Hamas, et auxquelles participe le Caire de façon bien active. En début de semaine, ses forces
de sécurités avaient assisté les avions de combats israéliens qui bombardaient la région des tunnels, en démolissant ces passages souterrains qui permettent l'acheminement des produits
alimentaires à la population, et soupçonnés de permettre le passage d'armements. Mercredi, Le président égyptien s'en est pris vivement à ce mouvement de résistance, qualifiant son action
d'infructueuse, et réclamant une sanction contre lui. Pourtant le Hamas dispose d'une légitimité populaire incontestable, ayant remporté en 2006 les élections législatives. Aujourd'hui
encore, au lendemain de la guerre, sa côte populaire dépasse celle du Fatah (dirigé par Mahmoud Abbas).
En fermant cette frontière, ce sont tous les Palestiniens de La Bande de Gaza que l'Egypte veut sanctionner.
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