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Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.

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Le parti palestinien créé par Yasser Arafat souffre d'un fort déclin de ses soutiens

Par Patrick Cockburn  

Le mouvement islamique Hamas est en train de prendre la succession du Fatah, le parti créé par Yasser Arafat, comme la plus grande organisation nationale palestinienne en résultat de la guerre à Gaza, dit un leader du Fatah. « Nous sommes entrés dans l'ère du Hamas qui est maintenant plus fort qu'il n'a jamais été, » dit Husam Kadr, un vieux leader du Fatah dans la ville de Naplouse en Cisjordanie, récemment libéré après cinq ans et demi dans les prisons israéliennes.


« Cette ère a débuté quand Israël a attaqué Gaza le 27 décembre. »

Le fort déclin des soutiens du Fatah et le discrédit de Mahmoud Abbas, Président de l'Autorité Palestinienne, à cause de son inertie pendant les 22 jours de la guerre de Gaza, rendront très difficile pour les USA et l'UE de prétendre que le Fatah est le véritable représentant de la communauté palestinienne. Il est probable que la communauté internationale trouvera impossible de marginaliser le Hamas dans la reconstruction de Gaza.

« Hamas a parfaitement réussi à se dépeindre lui-même comme un parti de la résistance, et le Fatah et Mahmoud Abbas comme les opposants à la résistance à une période [où] le public veut résister, » dit Ghassan Khatib, un ancien ministre palestinien du planning. Il ajoute que Mr Abbas a gravement terni sa réputation aux yeux des Palestiniens quand il a reproché au Hamas les attaques israéliennes sur Gaza dans les deux premiers jours du conflit.

Mr Kadr, qui dit avoir été torturé par les interrogateurs israéliens pendant sa détention, ne fait pas bon accueil au triomphe du Hamas. Mais il est convaincu que, de la même manière que le long règne du Fatah a commencé par la bataille de Karamah en mars 1968, quand les combattants du Fatah aidés par l'armée jordanienne, ont repoussé une attaque israélienne sur leur QG dans la vallée du Jourdain, de même le Hamas tire parti de la guerre de Gaza. « L'ère du Hamas arrive 40 ans après que Karamah ait marqué le début de la période du Fatah, » dit-il.

Le Hamas est conscient de son succès politique même s'il n'a pas pu faire grand-chose contre l'armée israélienne. Mr Khatib, dans son bureau de Ramallah, la capitale palestinienne de la Cisjordanie, dit que la première priorité doit être la formation d'un gouvernement unitaire entre le Hamas et le Fatah. Mais il ajoute mélancoliquement que « les chances que cela arrive sont minces » parce que la guerre de Gaza a exacerbé la haine entre les deux côtés alors que les supporters du Fatah ont été traqués et parfois exécutés à Gaza.

En dehors de Gaza, il y a une autre raison pour laquelle le Président Abbas et le Fatah sont faibles. De longues années de négociations avec Israël n'ont abouti à rien alors que les colonies israéliennes aux toits rouges ont bourgeonné sur chaque colline de la Cisjordanie. Quand on va dans Naplouse, une cité de 250 000 habitants qui était autrefois le cœur très actif de la Cisjordanie, les rues sont vides et rue après rue les boutiques sont fermées.

« Nous avons eu huit années de fermeture complète alors que les gens ne pouvaient ni entrer ni sortir de Naplouse en dehors des 3% qui avaient des permis, » se plaint le maire de la ville, Adly Yaish. « Beaucoup d'usines ont fermé et 60% des gens vivent en dessous du seuil de pauvreté. » La fermeture s'est un peu desserrée il y a trois mois, mais hier il y avait de longues files de véhicules aux checkpoints israéliens autour de la ville.

Pour les Palestiniens ordinaires, l'ascension du Hamas et la disparition du Fatah s'expliquent davantage par l'échec du Président Abbas de parvenir à quoi que ce soit dans les négociations. « Nous au Fatah n’avons pas réussi à faire lever un seul checkpoint israélien, » admet Mr Kadr. « Cela m'a pris aussi longtemps pour rejoindre Ramallah à 50 kilomètres que si j'avais fait le vol de Jordanie à Ankara. »

Il pense que la guerre de Gaza a répandu les germes d’un autre soulèvement palestinien. « Le soulèvement à venir sera très dur à la fois pour les Palestiniens et pour les Israéliens,» prévient-il, cependant il ne prévoit pas quand cela va arriver. Il pointe une télévision dans son bureau qui montre une jeune fille palestinienne appelée Dalal en train de faire le tri dans les ruines de sa maison à Gaza où toute sa famille est morte et seulement son chat a survécu. « Pouvez-vous imaginer ce que ressentent les Palestiniens quand ils voient ça ? » demande-t-il.
  Traduction : MM pour ISM  
   
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