Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
32. Cf. par exemple sabri abdallah, op. cit., (cf. note 26).
33. Ainsi zurayq, op. cit., (cf. note 15) : « Les raisons de la victoire israélienne consistent dans le fait que le sionisme s’enracine dans la vie occidentale tandis que nous autres, pour la plupart, nous restons éloignés de cette vie ou hostile à elle », et tout aussi bien azm, Autocritique, op. cit. (cf. note 27), sur la défaite de juin comme manifestation d’un immense sous-développement culturel, à la différence d’Israël.
34. Cf. l’expression, en France, de ces groupes, par le livre du hussein (Mahmoud). La lutte des classes en Egypte. Paris, Maspero, 1969, et par la récente revue en langue arabe, distribuée chez Maspero, Al-Masîra - revue cataloguée en Egypte parmi les périodiques sionistes ! Les communistes syriens eux aussi, sont depuis 1966 inquiets de cette vague maoïste. Cf. bakdash (Khâlid), Harakat al-taharrur al-watanî wa-al-nidâl fî sabil-al-ishtirâkiyya (Le mouvement de libération patriotique et le combat pour le socialisme), Beyrouth, 1971 : pp. 138 sq. (sur le rôle nul de Mao pendant la guerre des six jours).
35. Voir dans abdel-malek (A.), La pensée politique arabe contemporaine, Paris, Seuil, 1970, p. 271, l’article du communiste égyptien Fu’âd Mursî, en 1966, qui terminait la controverse en question. Mursî fut ministre de l’Approvisionnement en 1971-1972.
36. Nous présentons ici, comme synthèse représentative, l’ouvrage de sayf AL-dawla (’Ismat), Al-tarîq lia al-ishtirâkiyya al-’arabiyya, Le Caire, 1968 (La voie vers le socialisme arabe) ; il y a d’autres ouvrages aussi représentatifs, bien sûr.
37. C’est I. Sayf al-Dawla qui, en 1969-1970, donnait en Jordanie une série de conférences ayant pour objet l’intégration du « socialisme particulariste » palestinien dans le « socialisme arabe » unique.
38. Op. cit., p. 45 ; puis p. 79.
39. ’ummara (Muhammad), Al-Mâddiyya wa-al-mithâliyya fi falsafat Ibn Rushd (Matérialisme et idéalisme dans la philosophie d’Averroés [1126-1198]), Le Caire, 1971. L’auteur, profitant d’une conférence de Garaudy au Caire sur « Socialisme et Islam », estime que le grand philosophe de Marrakech montre la voie en étant, comme il faut l’être aujourd’hui, « à la fois matérialiste... et croyant » (p. 13).
40. Cf. notamment gardet (Louis), La cité musulmane, Paris, Vrin, 1954 ; 2e édition augmentée, 1969. laoust (Henri), « Le réformisme orthodoxe des salafiyya ». R.E.I. 1932 : 176-224 (sur les suites du mouvement réformiste musulman). gibb (H.A.R.), Modem Trends of Islam, Chicago, University Press, 1947. smith (Canrwell), L’islam dans le monde moderne. Paris, Payot, 1962. Nous ne pouvons pas, dans le cadre de cet article, indiquer dans quelle mesure le discours-type dont nous parlons est redevable à ces orientalistes, ni dans quelle mesure il interprète différemment plusieurs thèmes traditionnels de la pensée politique musulmane telle que la présentent les islamologues occidentaux.
41.Sur l’usage que font volontiers les communistes arabes des idées socio-politiques islamiques actuellement en cours, cf. rodinson (Maxime), Marxisme et monde musulman. Paris, Seuil, 1972, pp. 172-174.
42.bahiy (Muhammad), Al-fikr al-islâmî wa-al-mujtama’al-mu’âsir (La pensée islamique et la société moderne), 2 vol., Le Caire, 1970 : tome II, p. 26. L’auteur est à la fois théologien de l’université de l’Azhar et philosophe formé en Allemagne. Rallié au régime nassérien, il fut l’artisan de la réforme de l’Azhar en 1960-1961, avant de prendre le ministère des Waqf et des affaires islamiques en 1961-1964. Personnalité musulmane assez représentative du courant hérité des Frères musulmans.
43.Op. cit., tome II, p. 35.
44.Op. cit., tome II, p. 94.
45.Op. cit., tome II, p. 95.
46.Op. cit., tome II, p. 98.
47.aqqad (Abbâs Mahmûd), Al-shuyû’iyya wa-al-insâniyya fî sharï’at al-islâm (Communisme et humanisme selon la Loi de l’islam), Beyrouth, 1971 (2e édition), p. 366, puis p. 301.
48.Idée nettement enseignée aux jeunes Egyptiens depuis 1960, dans les dix manuels scolaires d’instruction musulmane. Par exemple, dans le manuel de la classe de cinquième primaire, pp. 60-62 : « ...O Dieu, mène-nous à l’unité ! Rassemble les Arabes en une unique nation ! » Dans la même optique que celle des auteurs de ces manuels, cf. Actes de la Première Conférence du Conseil de la recherche islamique (Majma’ al-buhûth al-islâmiyya), Le Caire, 1964, dont le thème est le socialisme « islamique et arabe ».
49.Cf. ghazali (Muhammad). Al-islâm al-muftarâ ’alayhi bayn al-shuyû’iyyîn waal-ra’smâliyyîn (L’Islam à la croisée des chemins entre les communistes et les capitalistes), Beyrouth, 1968 [Le Caire 1950], p. 10. L’auteur est aujourd’hui directeur au Ministère des affaires islamiques. Les ouvrages des autres Frères notoires, Qutb et ’Awda, que nous citerons, ont été réimprimés ces dernières années à Beyrouth ou à Tripoli de Libye, après de nombreuses rééditions entre 1950 et 1960. Cf. aussi le célèbre : siba’i (Mustafà), Ishtirâkiyyat al-islâm (Le socialisme de l’Islam), Le Caire, s.d. ; Damas 1959 ; et réimpressions à Beyrouth.
50.D’autres cercles musulmans, en Arabie séoudite notamment, militent par la plume contre le communisme, mais aussi contre toute espèce de socialisme. Cf. haqqi (Ihsân). Al-islâm aw al-shuyû’iyya ? Jeddah, 1970, qui est la présentation, la critique, et la traduction intégrale d’un ouvrage soviétique paru en 1956, à Moscou : L’islam, ses bases et sa mentalité sociale, par L.A. Klimovitch, cité dans rodinson (M.), Marxisme et monde musulman, op. cit., p. 166, note 17.
51.Cf. qutb (Sayyid), Ma’rakat al-islâm wa-al-ra’smâliyya (La lutte entre l’Islam et le capitalisme). Beyrouth 1968 [Le Caire 1950] : p. 109 ; ghazali, op. cit. (cf. note 44), p. 10 : L’auteur déclare que les autorités égyptiennes, en 1946, l’accusaient d’être un communiste !
52.Cf. aqqad, op. cit., pp. 323-324 et 334.
53.Op. cit., p. 357. Idée héritée en droite ligne de qutb, op. cit. (cf. note 46) : pp. 25, 36, etc.
54.haqqi, op. cit. (cf. note 45), p. 9.
55.Cf. bahiy, op. cit. (cf. note 37), p. 102. Cf. nabhan (Muhammad F.), Al-ittijàh al-jamâ’î fi al-tashrï al-iqtisâdi at-islâmî, (L’orientation sociale de la législation économique islamique), Beyrouth, 1970 (thèse de doctorat d’un Syrien d’Alep, soutenue à PAzhar, au Caire), pp. 117-120. Thème déjà développé chez qutb (Sayyid), Tafsîr âyât al-ribâ (L’interprétation des versets coraniques sur l’usure), Beyrouth, s.d., p. 9.
56.’awda (’Abd-al-Qâdir), Al-mâl wa-al-hukm fî al-islâm (La richesse et le pouvoir politique en islam), Beyrouth, 4e édition 1971 [Le Caire, 1951], p. 41.
57.nabhan, op. cit. (cf. note 50), p. 121, et sur la zakàt, pp. 187-190.
58.Cf. bahiy, op. cit. (cf. note 37), p. 103.
59.Op. cit., p. 396 ; et nabhan, op. cit., p. 123.
60.Cf. qutb, Ma’rakat ... op. cit. (cf. note 46) pp. 38 à 44. Notamment p. 43 : « L’Etat a le droit de disposer des propriétés individuelles sans autre limite que celle des besoins sociaux et de l’intérêt commun. »
61.Ainsi aqqad, op. cit. (cf. note 42), p. 352, et de conclure : « Aucune législation moderne ne permet plus ce que l’islam interdisait déjà à l’encontre des usuriers. »
62.qutb, Tafsir ... op. cit. (cf. note 50) pp. 8 et 42 principalement et aussi p. 49 où il récuse l’opinion selon laquelle un intérêt modéré, de 4 à 10 % par exemple, ne serait pas du ribâ.
63.Cf. notamment nabhan, op. cit. (cf note 50), pp. 360-369, 380-384. Il s’inspire de qutb, Ma’rakat ... op. cit. (cf. note 46), pp. 43-44 ; et de ’âwda, op. cit. (cf. note 51), pp. 22-24 (sur les deux « lieutenances »). Quant à la conception classique du rôle de Etat dans empire musulman cf par exemple GOITEIN S.D. Minority selfrule and government control in islam Studia islamica XXXI/1970 pp 101-116 et dans empire ottoman cf notamment CHEVALLIER D.) op cit. pp 31 et sq 64 Ibn KHALDUN la fin du xive siècle estimait au contraire que le pouvoir dans les pays musulmans était exercé dans intérêt du gouvernant et non pas dans celui de la communauté Cf Discours sur histoire universelle trad Monteli Beyrouth Commission internationale pour la traduction des chefs-d uvre 1969 616 65 Cf UTAYFI Jamal) Al wa-al-dustûr im La Loi islamique et la Constitution définitive) Al-ahrâm 14 juillet 1971 66 Cf AWDA op cit cf note 51) pp 102 113
64.Ibn khaldun, à la fin du xrve siècle, estimait au contraire que le pouvoir, dans les pays musulmans, était exercé dans l’intérêt du gouvernant et non pas dans celui de la communauté. Cf. Discours sur l’histoire universelle, trad. V. Monteil, Beyrouth, Commission internationale pour la traduction des chefs-d’œuvre, 1969, p. 616.
65.Cf. ’utayfi (Jamâl), « Al sharî’a wa-al-dustûr al-dâ’im » (La Loi islamique et la Constitution définitive), Al-ahrâm, 14 juillet 1971.
66.Cf. ’AwoA, op. cit. (cf. note 51), pp. 102 à 113.
67.Cf. wafi (’Alî A.W.), Al-musâwâ fî al-islâm (L’égalité dans l’islam), Le Caire, 1966, et Al-hurriyya fî al-islâm (La liberté dans l’islam), Le Caire, 1968. Notamment, dans ce dernier ouvrage, pp. 91-108. L’auteur est, rappelons-le, l’éditeur et commentateur d’Ibn Khaldûn (édition du Caire, qui fait autorité).
68.’utayfi, art. cit. (cf. note 59). C’est cette phrase qui passa finalement dans le texte de la Constitution de la République arabe d’Egypte du 11 septembre 1971, article premier. Cf. O’KANE (Joseph) « Islam in thé new Egyptian Constitution. Some discussions in Al-Ahrâm », The Middle East Journal, vol. 26, n° 2, pp. 137-148.
69.Cf. wafi, Al-hurriyya ... op. cit., pp. 68 à 74.
70.Cf. ’AwDA, op. cit., (cf. note 60) et wafi, op. cit. (cf. note 61) pour tout ce paragraphe.
71.Ainsi est récusée la formule de L. Massignon : « Théocratie laïque égalitaire », reprise par L. gardet, op. cit., p. 31 sq. et 109 sq. Nous ne pouvons ici approfondir les différences d’interprétation entre islamologues modernes et penseurs musulmans arabes actuels.
72.Cf. ’AwDA, op. cit., pp. 79-88. Et qutb, Ma’rakat... op. cit. (cf. note 46), pp. 56 sq.
73.qutb, op. cit., p. 57.
74.C’est la question que posait rodinson (M.), Islam et capitalisme, Paris, Seuil, 1966, pp. 230
75.Cf. berque (J.), L’Egypte : impérialisme et révolution, Paris, Gallimard, 1967, pp. 705-709.
76.’AzM (S.J.), Nadq al-fikr... op. cit. (cf. note 27), p. 17, et passim.
77.’AzM, op. cit. Dans le même sens, sur ce point-là seulement, SA’AB (Hasan), Tahdîth al-’aql al-’arabî. Dirâsât hawla al-thawra al-thaqâfiyya al-lâzima li-al-taqaddum al-’arabl fî al-’asr al-hadîth (Modernisation de la raison arabe. Etudes sur la révolution culturelle indispensable au développement arabe à l’époque moderne), Beyrouth, 1969, p. 162.
78.sa’ab, op. cit.
79.Op. cit., p. 101.
80.Op. cit., p. 15.
81.Op. cit., p. 20.
82.Op. cit., p. 184.
83.nassar (Nâsîf). Nahwa mujtama’ jadîd. Muqaddimât asâsiyya fî naqd almujtama’ al-tâ’îfî (Pour une nouvelle société. Introduction à la critique fondamentale de la société communautariste), Beyrouth, 1970.
84.Op. cit., p. 103.
85.Op. cit., p. 143.
86.Op. cit., p. 162.
87.wardi (Alî). Lamahàt ijtimâ’iyya min târikh al-’Irâq al-hadlth (Regards sociologiques sur l’histoire moderne de l’Irak), 2 vol., Bagdad, 1969, 1971.
88.Op. cit., tome I, p. 21.
89.Op. cit., tome I, p. 22.
90.Op. cit., tome I, p. 14.
91.Op. cit., tome I, p. 324.
92.Op. cit., tome I, p. 310.
93.Op. cit., tome I, p. 314.
94.Op. cit., tome I, p. 299.
95.Op. cit., tome I, p. 305.
96.Op. cit., tome II, p. 323.
97.Il est intéressant de remarquer une analyse semblable sur la société musulmane comme « société idéologique » chez rodinson (Maxime), Islam et capitalisme, Paris, Seuil, 1966, pp. 85 sq. Quant au thème de l’ambivalence, c’est une des idées chères à J. Berque. Cf. berque (J.), charnay (J.-P.) et al., L’ambivalence dans la culture arabe, Paris, Anthropos, 1968. Sur l’antinomie entre la culture proche-orientale et l’islam, cf. no tamment berger (Morroe), Islam in Egypt today, Cambridge, University Press, 1970, p. 130.
98.Op. cit., tome I, p. 317.
99.khash (Sulaymân), maqdisi [Makdissi] (Antûn), Al-marksiyya. ’Arad watahlîl (Le marxisme. Présentation et analyse), Damas (ronéotypé), Bureau culturel du Parti Ba’ath, 1968 Khash alors ministre de Education nationale écrit dans ce gros cahier que quelques pages sans intérêt.
100.Op. cit., p. 182. .
101.Op. cit., p. 182.
102.OP. cit., p. 235.
103.Op. cit., pp. 235, 240 et 238. Makdissi reconnaît à ce propos sa dette envers Massignon, Berque, Gardet et Paul Ricœur. Comp. Wardî, supra : Makdissi estime que la raison arabe, loin d’être pré-logique et non scientifique, a une logique concrète, expérimentale, pratique. 04.Op. cit., pp. 398 sq. Comparaison de Wardî, supra, sur l’individualisme et le communau’tarisme ; pour Makdissi, les deux traits vont ensemble.
105.Op. cit., passim, pour tout le paragraphe qui vient.
106.Op. cit., p. 166.
107.Op. cit., pp. 382 et 383.
108.Op. cit., p. 387.
109.Op. cit., p. 372.
110. De là l’intérêt du récent livre de Hasan sa’ab, ’Ilm al-siyàsa (La science politique). Beyrouth, 1968. Il consacre en effet plusieurs chapitres aux sources arabes de la science politique, depuis Farâbî jusqu’à Ibn Khaldûn. Mais on est loin encore, avec ce manuel de 770 pages, d’une sociologie politique arabe, c’est-à-dire adéquate à la réalité arabe et à l’histoire de la pensée arabe. Plus ambitieuse est l’entreprise de van nieuwen-huijze (C.A.O.), Sociology of thé Middle East. A stocktaking and interprétation, Leiden, E.J. Brill, 1971 (une « sociologie non occidentale » du Proche-Orient, et en particulier du Proche-Orient arabe ; une « spécificité proche-orientale » qui doit sécréter des concepts sociologiques propres et même des méthodes d’enquête et d’interprétation autres que les nôtres. Cf. pp. 15, 20, 26, etc...).
http://www.aloufok.net/spip.php?article35