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24/01/2009 Le président américain Barack Obama a multiplié vendredi les contacts téléphoniques avec des dirigeants
étrangers, discutant avec les proches alliés britannique, canadien et saoudien ainsi qu'avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
Pour sa troisième journée de travail à la Maison Blanche depuis son investiture mardi, le nouveau président a appelé le Premier ministre britannique Gordon Brown, le roi Abdallah d'Arabie
Saoudite, et le Premier ministre canadien Stephen Harper et a indiqué son porte-parole, Robert Gibbs.
Selon la Maison Blanche, M. Obama a souligné au roi Abdallah "l'importance d'une relation solide entre les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite". Oubliant le blocus israélien étouffant
les Gazaouites, Il lui a surtout demandé de soutenir les efforts destinés à lutter contre la contrebande d'armes à destination de la bande de Gaza.
En outre, la Maison Blanche a précisé que M. Obama avait déclaré à M. Brown qu'il espérait se rendre au sommet des 20 grandes puissances économiques (G20) prévu le 2 avril à Londres pour
lutter contre la crise financière.
Un porte-parole du Premier ministre britannique a indiqué que les deux responsables politiques avaient évoqué les défis économiques et de politique internationale, et notamment le
Proche-Orient, précisant que la conversation avait été "amicale et substantielle".
Selon la BBC, c'est le Premier ministre britannique qui a appelé M. Obama depuis Glasgow (Ecosse) pour une conversation qui a duré quelque 45 minutes.
Et selon le bureau du Premier ministre canadien Stephen Harper, ce dernier a parlé d'économie avec M. Obama et de la visite qu'il s'apprête à effectuer au Canada.
MM. Obama et Harper ont également abordé "l'importance de l'environnement et l'énergie, de même que les dossiers internationaux, dont l'Afghanistan",
selon Ottawa.
Avec Ban Ki-moon, M. Obama a souligné "son attachement à une relation forte entre les Etats-Unis et l'ONU", selon la Maison Blanche.
Dès mercredi matin, M. Obama avait téléphoné au Premier ministre israélien Ehud Olmert, au président égyptien Hosni Moubarak, au roi de Jordanie Abdallah
II et au président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui a assuré avoir reçu le premier appel du nouveau président à un dirigeant étranger.
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Gaza: Frégate française pour lutter contre le trafic d'armes
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24/01/2009 La France a décidé le déploiement "immédiat" d'une de ses frégates dans les eaux internationales au
large de la bande de Gaza pour participer, non pas à la levée du blocus israélien imposéé à Gaza, mais à la lutte contre la contrebande d'armes, et ce, en coopération avec
l'Egypte et "Israël".
La présidence française a annoncé vendredi, dans un communiqué, que ce déploiement, demandé par le président Nicolas Sarkozy à ses ministres
des Affaires étrangères et de la Défense Bernard Kouchner et Hervé Morin, participe "d'actions immédiates pour lutter contre la contrebande des armes
vers Gaza".
La présidence française évoque aussi l'"engagement sans délai d'une coordination étroite avec les Etats-Unis et les partenaires européens pour proposer des actions complémentaires
dans la lutte contre la contrebande des
armes par voie maritime et terrestre".
Ces actions, selon Paris, "doivent s'accompagner d'une réouverture totale et permanente des points de passage vers Gaza".
C'est pourquoi M. Sarkozy "a rappelé son souhait d'une réactivation rapide sous supervision européenne du point de contrôle de Rafah, à laquelle la France prendra toute sa part",
dit encore la présidence.
Le point de passage de Rafah se trouve à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte. Les palestiniens de Gaza refusent toute surveillance étrangère sur la partie
palestinienne de Rafah.
De son coté, L'état-major des armées a précisé que cette frégate porte-hélicoptère, le Germinal, avait été retirée de la mission qu'elle effectuait au large des côtes libanaises
dans le cadre de la composante navale de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). La frégate "rejoint sa nouvelle zone de patrouille qu'elle atteindra dans les
heures qui viennent", a déclaré le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck de l'état-major. Elle agira à la manière d'une "tour de contrôle maritime qui détecte tous les bateaux
à portée de ses radars et permet de suivre leurs mouvements dans un rayon de plusieurs dizaine de kilomètres", a-t-il expliqué.
Quant à son hélicoptère de bord, il permettra de recueillir des informations précises sur l'identité et les caractéristiques des bateaux croisant à distance.
Les termes "actions de surveillance" employés par la présidence française laissent entendre que l'équipage du Germinal verra son rôle limité à la surveillance visuelle à distance
et n'aura pas de mandat d'intervention pour effectuer des visites à bords d'éventuels navires suspects.
Quant à la coopération avec "Israël" et l'Egypte, elle suppose l'échange des renseignements recueillis par le Germinal avec les autorités israéliennes et égyptiennes.
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