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22/01/2009 Le négociateur israélien, Amos Gilad, est arrivé dans la matinée, allant retrouver le patron des
services de renseignements égyptiens, Omar Souleimane, déjà négociateur de la précédente trêve de six mois. Selon une source proche des négociations, Gilad, centrera cet entretien
de quelques heures sur les arrangements concrets contre la contrebande d'armes à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza. Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires
étrangères, Hossam Zaki, a indiqué que la délégation du mouvement islamiste palestinien se rendrait dimanche au Caire. Le premier ministre égyptien, Ahmad Nazif, a affirmé que le but
était de "consolider" la trêve tout en tentant de "réconcilier" le Hamas et le mouvement Fatah du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. N'ayant pas réussi à
négocier le cessez-le-feu, l'Egypte a apparemment repris sa médiation entre l’entité sioniste et le Hamas. Par ailleurs, la chef de la diplomatie israélienne, Tzipi Livni, a prévenu
qu' « Israël se réservait le droit de frapper de nouveau ces tunnels creusés sous les 14 km de la "ligne de Philadelphie" qui marque cette frontière. Cela dit, le retour de
l'Autorité palestinienne, évincée de la bande de Gaza et ne contrôlant plus que la Cisjordanie, présuppose une "réconciliation" palestinienne. Un conseiller de Abbas, Nabil Chaath, a
indiqué attendre que l'Egypte prenne l'initiative des pourparlers de réconciliation, si le Hamas en accepte les termes. Les Egyptiens, a-t-il dit, "pensent qu'il leur faut une semaine de
négociations avec le Hamas avant de nous inviter, puis nous réunir", a-t-il dit. L'Egypte avait échoué dans une telle tentative en novembre dernier. Un autre volet des discussions
portera, selon des sources israéliennes, sur la libération du soldat israélien Gilad Shalit, capturé en juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza. Selon la radio militaire israélienne,
plusieurs ministres et responsables acceptent désormais la libération de la plupart des détenus dont le Hamas exige l'élargissement en échange du soldat. Elle a précisé que la ministre
des affaires étrangères israéliennes et le président du système de sécurité israélien, Youfal Deskin, sont d’accord sur cette proposition. Toujours selon la même source, les responsables
israéliens estiment que le Hamas est sorti de cette guerre affaibli, il veut la libération des détenus membres au Hamas, pour renforcer ses rangs. Pour sa part, le premier ministre
israélien Ehud Olmert a déclaré à la presse « que l’opération militaire a permis de lancer une nouvelle dynamique pour accélérer le processus de libération du soldat
Shalit ». Des sources proches d’Olmert, ont souligné que la préoccupation majeur du premier ministre israélien avant de partir c’est de résoudre le dossier du détenu israélien.
Levni, a quand à elle, déclaré à la radio israélienne que « tout le monde est responsable de son retour » allusion à Shalit, assurant qu’ « Israël n’ouvrira pas
les terminaux avec la bande de Gaza tant que la question de Shalit n’a pas été résolu ». Le quotidien israélien Yediot Ahronot a affirmé que Deskin pense qu’il faut poser comme
condition la libération de détenus à l’extérieur de Gaza, car selon lui, l’expérience a prouvé que la plupart rejoignent les rangs de la résistance.
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