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22/01/2009 Après 22 jours de guerre contre la Bande de Gaza, un souci primordial préoccupe Israël: affaiblir le Hamas et
les factions de résistance. Et ce en empêchant la reconstruction des tunnels souterrains avec l'Egypte, soupçonnés d'alimenter le mouvement de résistance Hamas et les autres factions
en armements. Durant la guerre, il a déclaré en avoir détruit plus de 150, tout au long de la ligne Philadelphie, dans des raids aériens intensifs. Il l'a également vidé de ses
habitants, en menant une campagne de terreur contre ses habitants, dsitribuant des tracts qui les appellent à quitter leurs maisons.
Actuellement, l'entité sioniste ne cesse de menacer qu'elle se réserve le droit d'attaquer ces tunnels souterrains: "Pour les tunnels, rien ne sera comme avant, les choses doivent être
claires: Israël se réserve le droit d'agir militairement contre les tunnels, un point c'est tout", a dit la chef de la diplomatie Tzipi Livni.
Et d'ajouter: "s'il faut agir, nous le ferons, nous exercerons notre droit à la légitime défense, nous ne confierons pas notre sort aux Egyptiens, ni aux Européens ou aux
Américains", a-t-elle ajouté, au lendemain d'une menace similaire du ministre de la guerre Ehud Barak.
Cette menace qui sous-entend une suspicion semble être un message adressé à l'Egypte en particulier, soupçonnée par Israël d'avoir fermé les yeux devant le passage d'armement. Dans la
trêve négociée au Caire, le négociateur israélin Amos Gilad a exigé de sa part "plus d'engagements concrets à éradiquer ces tunnels".
Cette mise en garde s'adresse également aux pays européens qui ont proposé (en plus de la Turquie ) l'envoi de policiers pour garantir la surveillance des passages frontaliers.
Une centaine d'observateurs européens de "l'Eubam" sont déjà déployés à Rafah, sans avoir pu empêcher le passage d'armements.
Avant le cessez-le-feu, Israël avait obtenu un engagement de la part de quatre pays européens à conclure avec lui un accord "anti-contrebande" à l'instar de celui conclu
avec les Etats Unis.
Et pour forcer la pression, il maintient fermé les six passages, notamment celui de Rafah le plus utilisé par les Gazaouis, et fait la sourde oreille aux réclamations émanant de
toutes parts pour l'ouvrir et lever le blocus.
La dernière étant venue de la part des Nations Unies, qui a exigé cette ouverture pour faciliter la reconstruction de la Bande de Gaza. et de la part de la France aussi, par
la voix du ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner.
Entre temps, à la frontière avec l'Egypte, des centaines de contrebandiers se sont remis au travail dans les tunnels. Il faut dire que c'est le seul moyen de contourner le
blocus, de faire passer les vivres, et de survivre.
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