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Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.

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Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) :Gaza : la dévastation massive requiert un énorme effort humanitaire+ Les armes au phosphore

Gaza : la dévastation massive requiert un énorme effort humanitaire
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, l’étendue des dégâts et la nécessité d’une assistance humanitaire se font plus évidentes que jamais. Des familles entières ont tout perdu et nécessitent une assistance de toute urgence pour faire face à leurs besoins en abris, en nourriture, en eau et en soins de santé, notamment.

« L’ampleur de la destruction est absolument impressionnante », déclare Jérome Giraud, un délégué du CICR. « La plupart des habitants n’ont pas pu retourner chez eux. Après avoir inspecté leurs maisons, beaucoup ont décidé de réintégrer les abris de l’UNRWA. Ils n'avaient pas d'autre choix. »

Les Gazaouis font le bilan des dommages subis par leurs habitations, leurs quartiers ou leurs champs. « On dirait qu’ils se réveillent d’un cauchemar », explique Antoine Grand, chef du bureau du CICR à Gaza. « Ils racontent aux membres de leur famille et aux amis dont ils étaient séparés depuis le début de leur calvaire les épreuves qu’ils ont traversées pour survivre. »

Tal al-Hawa, dans le centre de la ville de Gaza, est parmi les secteurs les plus durement touchés. C’est là que se trouvent l’hôpital Al-Quds et le bureau principal du Croissant-Rouge palestinien, tous deux endommagés par des tirs d'obus le 14 janvier dernier. Plusieurs bâtiments publics ayant été directement visés, des pâtés de maisons entiers ont été transformés en tas de décombres et des centaines de maisons privées détruites.

Dans certaines zones, l’étendue des dégâts infligés aux biens civils reste encore à mesurer. « Nous nous attendons à ce que les besoins des habitants des faubourgs sud et nord de la ville soient encore plus importants, car il s'agit des secteurs qui ont été le plus durement frappés par les bombardements, précise Jérome Giraud. Les gens qui vivent là sont généralement plus démunis. Certains ont absolument tout perdu. »

Au cours des prochaines semaines, le CICR fournira à quelque 80 000 personnes dont les habitations ont été endommagées ou complètement détruites, et qui vivent actuellement dans des abris de l'UNRWA ou bien chez des parents ou des amis, toute une gamme d’articles de première nécessité, à savoir matelas et couvertures, ustensiles de cuisine et assortiments d'articles d'hygiène, mais aussi grosses bâches de plastique pouvant servir de toiture provisoire.

Il est clair qu'il faudra du temps pour que la population de Gaza surmonte cette crise majeure. Les trois dernières semaines de conflit n'ont fait qu'aggraver la situation humanitaire déjà critique qui prévalait avant, pendant les 18 mois précédents.


Activités du CICR

  • Au cours des deux derniers jours, le personnel du CICR a fourni à quelque 3 500 personnes dont les habitations avaient été gravement endommagées, dans le quaratier de Tal al-Hawa de la ville de Gaza, des bâches pour recouvrir les toits ou monter des tentes, des feuilles de plastique pour remplacer les vitres brisées, ainsi que d'autres articles.
  • Le personnel du CICR a accompagné des ingénieurs palestiniens à la station de traitement des eaux usées de Cheikh Ajline, au sud de la ville de Gaza, pour effectuer des réparations.
  • Le CICR a aidé à faire entrer dans Gaza, à travers le point de passage de Kerem Shalom, dix ambulances données au Croissant-Rouge palestinien par la Croix-Rouge suédoise.
  • Des équipes du CICR ont continué d'évaluer les besoins de la population à Beit Lahiya, Jabaliya et Zeitoun, dans le nord de la bande de Gaza, et à Khan Younès et Rafah, dans le sud.

Informations complémentaires :
Dorothea Krimitsas, CICR Genève, tél. : +41 22 730 25 90 ou +41 79 251 93 18
Anne-Sophie Bonefeld, CICR Jérusalem, tél. : +972 2 582 88 45 ou +972 52 601 91 50
Iyad Nasr, CICR Gaza, tél. : +972 59 960 30 15 (arabe)
Yael Segev-Eytan, CICR Tel-Aviv, tél. : +972 3 524 52 86 ou +972 52 275 75 17 (hébreu)
Nadia Dibsy, CICR Jérusalem, tél. : +972 591 79 00 ou +972 52 601 91 48 (arabe)


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Les armes au phosphore – point de vue du CICR
Peter Herby, chef de l’Unité armes au CICR, donne un apercu des règles applicables aux armes au phosphore pour expliquer la position de l’institution sur cette question.

Peter Herby, chef de l’Unité armes
ICRC photo
Peter Herby, chef de l’Unité armes
L’utilisation par Israël d’armes au phosphore blanc au cours du conflit actuel à Gaza a-t-elle été confirmée ?

Oui. Selon des informations fournies par de nombreux médias, et selon des images et des analyses d’experts crédibles, des armes au phosphore ont été utilisées dans ce conflit.
Quelles sont les règles du droit international humanitaire qui sont applicables à l’emploi d’armes au phosphore et qui visent à épargner les civils?

Tout d’abord, j’aimerais souligner qu’il existe des règles fondamentales stipulant que les civils doivent être protégés des effets de toutes les opérations militaires et qu’il est formellement interdit d’attaquer des civils avec quelque arme que ce soit.

L’usage d’armes contenant du phosphore blanc est, comme l’usage de toute autre arme, régi par les règles fondamentales du droit international humanitaire. Celles-ci exigent des parties au conflit qu’elles fassent la distinction entre les objectifs militaires, d’une part, et les civils et les biens de caractère civil, d’autre part. Le droit exige également qu’elles prennent toutes les précautions possibles pour épargner aux civils et aux biens de caractère civil les dangers qui peuvent résulter des opérations militaires. Les attaques qui causent des dommages « disproportionnés » aux civils et aux biens de caractère civil sont prohibées.

L’emploi de phosphore blanc comme arme incendiaire, c’est-à-dire pour mettre le feu à des cibles militaires, est soumis à des restrictions supplémentaires. L’utilisation d’armes au phosphore blanc contre un objectif militaire situé à l’intérieur d’une concentration de civils est interdit à moins que l’objectif militaire ne soit clairement séparé des civils. L’usage d’armes incendiaires lancées par aéronef sur des objectifs militaires situés dans une concentration de civils est tout simplement interdit. On trouve ces interdictions dans le Protocole III de la Convention sur certaines armes classiques.

En outre, le droit international humanitaire coutumier qui est applicable à toutes les parties à un conflit exige qu’un soin particulier soit pris, lors d’une attaque contre une cible militaire au moyen d’armes incendiaires contenant du phosphore blanc, pour éviter d’infliger des pertes et des blessures à la population civile et de causer des dommages aux biens de caractère civil. Lorsque cette substance est utilisée contre des combattants, la partie qui en fait usage est tenue de vérifier si elle peut utiliser une arme moins nocive pour mettre les combattants hors de combat.

Si des munitions contenant du phosphore blanc sont utilisées pour marquer des cibles militaires ou pour créer un rideau de fumée, leur usage est alors régi par les règles fondamentales du droit international humanitaire.

Le fait que le droit international humanitaire n’interdise pas expressément les armes au phosphore ne signifie pas que tout usage spécifique d’armes contenant cette substance est légal. La légalité de chaque utilisation doit être examinée à la lumière de toutes les règles fondamentales que j’ai mentionnées. L’utilisation peut être légale ou non, cela dépend de divers facteurs.

Le CICR estime-t-il que les armes au phosphore blanc telles qu’utilisées à Gaza sont légales en vertu du droit international humanitaire ?

Si des délégués du CICR rassemblaient sur le terrain des preuves crédibles et précises de violations, ou si le personnel médical du CICR corroborait les informations fournies par d’autres, le CICR commencerait par en discuter avec la partie concernée – plutôt que d’en débattre publiquement – conformément à notre pratique habituelle. Nous n’avons fait aucun commentaire public sur la légalité de l’utilisation actuelle d’armes au phosphore par Israël, contrairement à ce que prétendent certaines informations parues récemment dans les médias.

L’usage d’armes contenant du phosphore blanc, en particulier d’armes incendiaires, dans une zone peuplée suscite-t-il des préoccupations spécifiques sur le plan humanitaire ?

Oui. Les armes au phosphore blanc répandent du phosphore enflammé, qui brûle à plus de 800 °C (env. 1 500 ° Fahrenheit), sur une vaste surface pouvant atteindre plusieurs centaines de m2. La combustion va se poursuivre jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de phosphore ou jusqu’à ce que celui-ci ne soit plus exposé à de l’oxygène. Cette arme est susceptible de causer des blessures particulièrement horribles et douloureuses ou une mort lente atroce. Le personnel médical doit être spécialement formé pour traiter de telles blessures et peut subir lui-même des brûlures. Si des armes contenant cette substance sont utilisées contre des cibles militaires situées dans des zones peuplées ou à proximité, elles doivent être utilisées avec une extrême prudence pour éviter des pertes civiles.

Voir aussi Règles coutumières du DIH

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Dans le monde\Moyen-Orient et Afrique du Nord
Dans le monde\Moyen-Orient et Afrique du Nord\Israël
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Dans d'autres sections :
Droit humanitaire\Juridictions pénales internationales
http://icrc.org/web/fre/sitefre0.nsf/html/5QLBMT
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