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20/01/2009
L'entité sioniste estime avoir atteint son objectif, selon Tzipi Livni, mais, selon elle, au vu des pertes civiles, Israël va devoir "gérer les conséquences (…) face au monde".
Mais, poursuit-elle, Israël est "en paix avec lui-même" malgré plus de 1300 martyrs, tués dans des conditions inhumaines.
Oui, « Israël doit se préparer à réfuter diverses accusations de crimes de guerre fusant de l'étranger », déclarait ce mardi, la ministre israélienne des Affaires
étrangères.
La dévastation et la mort semées depuis trois semaines par Tsahal ont provoqué un tollé d'indignation à l'étranger, incitant même des représentants de l'Onu sur place à réclamer
l'ouverture d'enquêtes impartiales pour établir si Israël ne s'était pas rendu coupable de crimes de guerre.
Et, lundi, l’organisation Amnesty International avait qualifié les agissements de l’entité sioniste de « crimes de guerre ».
"Cela arrive que des civils soient atteints"
Tzipi Livni, qui brigue le poste de Premier ministre laissé vacant par Ehud Olmert aux élections législatives prévues dans trois semaines en Israël, s'est dite "en paix" avec l'opération
menée, qui a fait plus de 700 victimes parmi la population civile gazaouie.
Elle a assumé ces pertes civiles au micro de Radio-Israël, les qualifiant de "produit des circonstances". "Nous cherchions les terroristes et cela arrive que des civils soient atteints
dans le combat contre le terrorisme", a déclaré la chef de file du parti centriste Kadima.
"Il fallait que nous menions cette opération. Je suis en paix avec son exécution", a-t-elle assuré tout en ajoutant : "Il ne faut pas que nous prenions ceci à la légère. Ces questions
vont nous compliquer la tâche. Au vu des pertes civiles, il va falloir en gérer les conséquences à la fois chez nous et face au monde".
Usage d'obus de munitions interdites
Certains Etats européens se sont dotés de lois dites de compétence universelle permettant de poursuivre sur leur territoire des crimes de guerre commis à l'étranger, après plainte de
victimes concernées.
Aucun procès de ce type n'a encore fait jurisprudence. Mais, à en croire le journal Yedioth Ahronoth, l'armée israélienne aurait mis en garde ses hauts gradés contre le risque d'être
inculpés à la faveur de déplacements en Europe.
Parmi les crimes susceptibles d'être retenus contre Israël, figurent le bombardement d'écoles de l'Onu ou d'hôpitaux bondés de réfugiés civils, l'usage d'obus de munitions interdites en
milieu urbain et la disproportion de la riposte de Tsahal par rapport aux tirs de roquette invoqués pour la justifier.
"Il n'y a pas eu de recours excessif à la puissance de feu", a affirmé lundi le colonel Ilan Malka, lors d'un rare point de presse destiné aux journalistes, qui, tout au long de
l'offensive israélienne à Gaza, se sont vu interdire le libre accès au théâtre des opérations.
Avec l'aide de l'AFP et Nouvel Obs
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