Le sens de la victoire
Qui a gagné, qui a perdu, telle est la question qui préoccupe actuellement l'ensemble des analystes politique de par le monde.
Dans un conflit mettant en présence des forces armées régulières, la réponse à cette question fondamentale pour la suite des évènements, serait apparue clairement : Une des armées est battue,
mise en déroute avec ou sans pertes importantes et contrainte à une reddition sans conditions. L'autre armée est considérée par conséquent comme victorieuse et le pouvoir politique du pays dont
elle dépend, impose ses conditions au gouvernement défait. Cela se conclue généralement par la signature d'un traité de paix assorti d'un "prix à payer" par le vaincu au vainqueur et d'autres
contraintes visant à limiter, voire annihiler les capacités militaire de l'ennemi de manière à lui ôter toute volonté d'agression future.
Concernant le conflit israélo-palestinien, les paramètres de l'affrontement classique, les données stratégiques de la guerre et les objectifs poursuivis n'obéissent à aucune règle pouvant être
élaborée avec précision par les Gouvernements et les Etats Majors. En effet, si dans une guerre classique il faut défaire l'armée ennemie avant d'entamer les démarches politiques pour
concrétiser la victoire, dans un conflit de résistance à un occupant, l'action politique est concomitante et le "résistant" s'en sert comme d'une arme en essayant en plus d'en priver la partie
adverse.
Le résistant ne se fixe pas comme objectif prioritaire de vaincre militairement l'armée d'occupation car il sait qu'il ne peut pas y parvenir. Moins armé, souvent inférieur en nombre et sans
moyens logistiques efficaces, il cherchera surtout à exister, à durer et à être reconnu nationalement et internationalement par la justesse de la cause dont il porte l'étendard.
Par des actions furtives et souvent très efficaces, il harcèle l'ennemi semant le doute parmi les soldats et les civils si ces derniers soutiennent l'occupation. Il se fond parmi la population
dont il tire l'essentiel de sa subsistance et il "pousse" l'adversaire à commettre l'irréparable de manière à le discréditer aux yeux de l'opinion publique, tant nationale que mondiale.
L'histoire lui enseigne enfin qu'aucun peuple n'a jamais réussi à se libérer du joug de la colonisation sans le recours à une violence parfois extrême. Elle lui enseigne aussi que l'ennemi
finit toujours par se lasser, incapable qu'il est d'anéantir la résistance tant dans les esprits que sur le terrain. Cette résistance se régénère continuellement et gagne en importance
proportionnellement aux exactions de des armées d'occupation.
Ainsi, sans avoir infligé une défaite militaire à l'ennemi, le résistant peut se déclarer vainqueur car ses objectifs sont atteints à savoir la libération du pays et le recouvrement de la
dignité du peuple.
L'occupant ne peut être considéré que comme défait car ses propres objectifs ne sont pas réalisés à savoir la destruction physique de la résistance et la poursuite de l'occupation, redue
impossible.
Dans le drame de Gaza, malgré les effroyables massacres commis par les sionistes, on peut affirmer, de manière objective que le Peuple Palestinien et le Hamas sont sortis vainqueurs. La volonté
de résister à l'occupant n'est pas altérée, bien au contraire, et Hamas est toujours opérationnel !
Penchons nous maintenant sur les objectifs d'Israël pour sa honteuse campagne. Ils sont au nombre de quatre :
Deux militaires :
1 - Faire cesser les tirs de roquettes,
2 - Abattre le Hamas.
Deux politiques :
1 - Faire renoncer les Palestiniens à toute volonté de résistance,
2 - Provoquer un soulèvement, une révolte contre le Hamas.
Nous pouvons même y ajouter un bonus, celui de libérer un mercenaire franco-israélien que je ne nommerai pas pour des raisons de décence.
le Premier Ministre de l'entité sioniste déclare être parvenu à ses fins et même au delà. Seulement voila, il oublie de nous préciser ce que cette campagne lui a procuré de plus et omet de
parler du séisme diplomatique qu'il vient de faire subir à son gouvernement de criminels.
Olmert est l'homme du crime et de l'échec et il doit endosser, lui-même comme ses complices et alliés arabes et occidentaux la responsabilité de cet innommable bain de sang totalement
gratuit... à moins que ce ne soit le seul objectif qu'Israël voulait concrétiser.
claudio