Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
Aujourd’hui, il n’existe plus d’opposition fondamentale des religieux orthodoxes au projet sioniste hormis quelques courants marginaux tel le courant « Neturei Karta ». Il existe en effet aux États-Unis un courant juif antisioniste [23] mais très minoritaire, représenté d'une part par des organisations juives orthodoxes qui contestent le sionisme au nom des valeurs fondamentales du judaïsme (Neturai karta, True Torah Jews, …), et d'autre part des mouvements juifs progressistes opposés à la colonisation de la Palestine.
De nombreuses parmi les plus importantes autorités éthiques du XXe siècle ont contribué au débat sur le sionisme, avec, pour certaines d'entre elle, comme le Mahatma Gandhi[24], l'expression d'une opposition au mouvement sioniste.
Lors de la Conférence de Durban en 2001, plusieurs mouvements engagés dans le soutien aux Palestiniens ont attribué au sionisme un caractère raciste[25].
L'universitaire palestinien Edward Saïd, prenant personnellement des positions antisionistes par son souhait d'État unique sur l'ensemble de la Palestine géographique, puis à la fin de sa vie pour une étape de deux États côte à côte, a fortement critiqué ce qu'il juge comme une vague d'antisémitisme entraînée par l'antisionisme[26], en dénonçant les intellectuels arabes fascinés par Roger Garaudy.
Selon Yakov Rabkin, Israël contribue aussi à générer l'antisémitisme dans le monde. En effet, Israël parlant officiellement au nom du peuple juif (alors que seule la Torah devrait unir ce peuple), inclut volontairement ou non, tous les juifs du monde par leurs actions - militaires entre autres, générant ainsi un amalgame entre les juifs et les sionistes [réf. nécessaire].
En France, l'éditorialiste du journal Le Point, Claude Imbert, écrit en 2004[27] : « L'antisémitisme n'est en rien une passion nationale. Mais le fait est que, dans sa variante islamiste, un anti-judaïsme très minoritaire, d'ailleurs condamné par les institutions musulmanes françaises, sévit bel et bien dans quelques friches de la nation. Plus insolite, il se profile même, derrière un antisionisme venimeux, chez un quarteron de clercs de la gauche française […] L'évocation d'un complot international où l'État juif, "Petit Satan", donne la main au "Grand Satan" américain rappelle crûment la propagande antisémite du nazisme ».
Certains historiens et analystes comme Anne Grynberg, G. Bensoussan ou le professeur de sciences politiques israélien Ilan Greilsammer[28], [29] estiment que l'antisionisme n'admet pas que le seul peuple qui n'ait pas droit à une organisation politique, et une existence politique, soit le peuple juif, ce qui relève selon eux de l'antisémitisme. G. Bensoussan [30] rappelle que loin de mettre fin à la diaspora, le mouvement national juif a au contraire contribué à la renforcer en concevant une identité juive laïcisée.
Ou encore Antoine Spire, de la direction nationale de la Ligue des droits de l'homme : « Aujourd'hui, l'antisionisme, même s'il ne se veut pas antisémite, vise non seulement la politique oppressive d'Israël contre les Palestiniens, mais aussi Israël et son lien avec ses soutiens en diaspora qu'on accuse sans toujours aller y voir d'inconditionnalité ; il en vient à récuser l'existence même d'un État juif. C'est là que peut se nouer le lien entre antisionisme et antisémitisme : de l'antisionisme au vœu de disparition de l'État hébreu, il n'y a qu'un fil, et de la disparition de l'État hébreu à la haine de ceux qui militent pour le droit à l'existence de l'État d'Israël, il n'y a qu'un pas »[31].
Selon le sociologue français Pierre-André Taguieff, l'accusation de racisme à l'égard du sionisme est infondée [32].
Le rapport Ruffin, remis au premier ministre français juge qu'il émerge une forme d'antisémitisme par procuration que constitue l'antisionisme radical […] fortement représenté au sein d'une mouvance d’extrême gauche altermondialiste et verte[33].
Le justice française distingue ce qui relève d'une critique permise du sionisme même si elle est outrancière[34] de ce qui relève de l'antisémitisme (interdit par la loi française) mais les limites n'ont pas été clairement fixées par la cour de cassation.
En 2005, l'Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes (EUMC), qui fait partie du Conseil de l'Europe, définit une relation entre anti-sionisme et antisémitisme. Il précise quelles sont selon lui les manières d'attaquer Israël ou le sionisme qui sont susceptibles de relever de l'antisémitisme[35].
Le sentiment antisioniste à l'échelle internationale, de même que l'antisionisme au sein des États, suit principalement les événements du Moyen-Orient. Ainsi, l'invasion américaine de l'Irak en 2003 ravive l'antisionisme dans certains pays.
En 2008, le premier ministre Belge Yves Leterme déclare à la commémoration de la Nuit de Cristal que le nouvel anti-sionisme cache l'antisémitisme. [36]
Le sionisme fut condamné le 10 novembre 1975 par l'Assemblée générale des Nations unies dans la résolution 3379[37] qui dans ses préambules proclame le sionisme une « idéologie raciste et impérialiste » et énonce dans sa conclusion que « le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale ». La conclusion de cette résolution est annulée le 10 novembre 1991 par l'Assemblée générale[38]. Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, désapprouvera publiquement la résolution de 1975 en la qualifiant de « manifestation lamentable d'antisémitisme » [12].
Section à développer
Georges Bensoussan rapporte[39] que la première forme d'antisionisme est contemporaine de la naissance du sionisme et du premier Congrès sioniste organisé par Theodor Herzl :
Le thème du « complot sioniste » est hérité de l'histoire de la contre-révolution, prend forme au moment du premier congrès sioniste (à Bâle, 1897), et lorsqu'en France commence l'Affaire Dreyfus.
La « théorie du complot » voit dans le complot la clé de l'Histoire. Une de ses formes majeures fut le thème développé dès le XIXe siècle d'une « conspiration juive mondiale ».
Les Jésuites préparent ainsi le terrain pour les Protocoles des Sages de Sion, célèbre faux composé par la police secrète du tsar. Ensuite la « conspiration » sioniste sera assimilée à une révolution juive, identifiée à la révolution bolchévique, dans le cadre de la propagande anticommuniste qui use à la fois des « Protocoles » et recourt à la vision conspirationniste de l'histoire.