Selon l'avocate Sylvie Cohen-Solal, habituée aux affaires de divorce dans son cabinet parisien, « L'adultère reste la
faute la plus invoquée, explique-t-elle. Et ce sont les femmes, à 88%, qui demandent le divorce. Il y a deux sortes d'infidélité: l'accident de parcours et la liaison installée. Ce sont
plutôt des hommes, âgés de 40 à 50 ans, qui mènent cette double vie. C'est la résidence alternée: la semaine chez la femme, le week-end chez la maîtresse ! » A 30 ans, Isabelle était abonnée
au week-end. C'était elle, la clandestine. Elle a vécu sept ans en pointillé avec un homme marié dont la femme vivait en province. Le jour où elle a voulu un enfant, il a hurlé. Elle l'a
quitté. « J'ai eu droit aux promesses, aux insultes, aux menaces, dit-elle. Il a tout tenté pour me récupérer. »
Les mâles seraient-ils par nature polygames ? Voilà une idée répandue par certains biologistes et éthnologues, en particulier anglo-saxons, appliquée à l'homme: les mâles seraient coureurs;
les femmes, monogames et sélectives. D'après le docteur Marc Ganem « Plusieurs études ont montré que l'infidélité de l'homme pourrait être constitutionnelle voire chromosomique, ce qui n'est
pas une invitation de ma part au passage à l'acte. L'infidélité des femmes était plutôt une infidélité arrivant dans deux circonstances - un épuisement total du couple ou l'arrivée brutale
d'une passion ou d'un amour », des circonstances plutôt d'ordre social. Selon une enquête récente, 32 % des hommes se disent infidèles ou tentés de l'être. En approfondissant un peu plus les
chiffres, on se rend compte que ce sont majoritairement les hommes situés dans la tranche d'âge 40/55 ans qui possèdent véritablement une double vie. Les autres préfèrent les amourettes de
passage.
Pas étonnant donc qu'un nouveau (?) phénomène se développe aujourd'hui : le polyamour. Selon Wikipédia : « Le polyamour (en anglais polyamory) est un néologisme qui traduit l'idée d'« amours
multiples ». Il a été créé indépendamment par plusieurs personnes, parmi lesquelles Morning Glory Zell Ravenheart, qui introduit le terme de « relations polyamoureuses » dans son article A
Bouquet of Lovers, de 1990. Jennifer Wesp démarra le newsgroup Usenet [alt.polyamory] en 1992. Néanmoins, des occurrences de ce terme ont été repérées depuis les années 1960.
L'idéal du polyamour est une relation sentimentale honnête, franche et assumée avec plusieurs partenaires simultanément. Cet idéal implique de chercher à être en accord avec soi-même sans
tabous et de considérer caduque la monogamie traditionnelle. Les personnes impliquées dans ces relations se disent polyamoureuses, ou plus simplement poly. Le terme est importé des pays
anglophones où la prise de conscience est plus vive, les francophones parlant plus volontiers d'amour libre ou non-exclusivité, termes qui représentent imparfaitement la philosophie
polyamour, qui ajoute des notions de responsabilité et de croissance personnelle et l'idée d'aimer plus, sans se limiter à n'aimer physiquement qu'une seule personne.
La plupart des monogames définissent la fidélité comme l'engagement envers un partenaire unique (à la fois), à l'exclusion de tout autre partenaire sexuel pendant la relation. La plupart des
polyamoureux définissent la fidélité par la franchise et la prévenance envers leurs partenaires, et par la fidélité aux engagements pris envers ces partenaires.
La plupart des polyamoureux mettent l'accent sur le respect dû à tous les partenaires. C'est une autre conception des rapports humains qui prévaut, une conception où la richesse affective et
relationnelle l'emporte sur la retenue. On estime qu'entre 1 % et 4 % des couples y ont déjà participé, mais il est difficile de donner des chiffres précis car le sujet est souvent tabou. Les
raisons profondes propres aux personnes attirées par cette pratique sexuelle ne sont pas transparentes. La perspective sociologique avance qu'il s'agirait d'une forme moderne de polygamie. »
Voilà le mot est dit !
« Les polyamoureux se distinguent des échangistes en cherchant des relations à long terme en amour au lieu de chercher uniquement du sexe ou du divertissement social tout simple. On vise à
établir des « ménage à trois » ou « ménage à quatre » quasi-permanents ; leurs buts peuvent alors être souvent très incompatibles avec ceux des échangistes. » « l'échangisme va des frontières
(chevauchées) du travail sexuel aux rêves conjugaux d'une sexualité “autre” et libertine. Une fois facilement prouvé que l'échangisme se fait sous contrôle et domination masculine, une des
questions qui se pose est le sens de cette polygamie masculine. Notamment comment s'inscrit-elle dans l'évolution des rapports hommes/femmes ? Le terme « échangisme » est utilisé dans son
sens commun et générique. En réalité, c'est le terme bannière, le mot valise, derrière lequel se cache autant l'échange des conjointes, que des pratiques “triolistes” d'hommes seuls rêvant,
derrière un journal de petites annonces ou sur le seuil d'un club «ouvert à tous et à toutes», à des rencontres sexuelles moins onéreuses que celles proposées dans la prostitution classique.
»
Ces intégristes de la perversion ne semblent déranger personne. Pourtant, lorsqu'un homme souhaite rendre heureuse 2 femmes en même temps par les liens sacrés du mariage, s'engageant à les
aimer, les chérir et les préserver ainsi que leurs enfants, on crie à l'ignominie, à l'injustice. Au nom de la liberté et des libertés sexuelles, on autorise et tolère toute forme de
perversion ; jusqu'en mars 2004, aucune loi française ne punissait la zoophilie (sauf dans le cas où l'animal subissait des sévices.), mais on reconnaît la polygamie comme un délit ! A moins
que vous ne vous appeliez Hugues Hefner, que vous soyez le fondateur du magazine Playboy et des playmates et que vous viviez dans un manoir « bourré » de blondes, alors là, vous êtes un
génie. Paradoxal ? Non, occidental...