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Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.

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La foi juive s'appuie sur quelques principes de foi

La foi juive s'appuie sur quelques principes de foi qui furent formulés par les autorités rabbiniques médiévales. Ces principes furent mis en avant comme soutènements fondamentaux inhérents à l'acceptation et la pratique du judaïsme.

Cependant, contrairement à la plupart des mouvances chrétiennes, aucune communauté juive n'a développé ni fixé de "catéchisme", bien que toutes ces formulations présentent un fond idéologique commun.

Un certain nombre de formulations de croyances Juives est apparu, bien qu'il y ait divergence quant à leur nombre et leur contenu. Le Rav Joseph Albo, par exemple, en compte trois dans son Sefer HaIkkarim, alors que Hasdaï Crescas en compte six, Maïmonide treize, etc. Toutefois, les Sages ultérieurs ont tenté de réconcilier les différends apparents, en essayant de montrer que les principes de Maïmonide sont compris dans la liste d'Albo.

Le judaïsme est basé sur un monothéisme strictement unitaire, la croyance non seulement en un Dieu, mais en le Dieu Un...

Dieu est conçu comme éternel, créateur de l'univers et source de la moralité. Il a le pouvoir absolu et intervient dans le monde à Sa guise. Le terme Dieu correspond donc à une véritable réalité ontologique, et non une projection de la psyché humaine.

Maïmonide décrit Dieu en ces termes : "il y a un Être, parfait en tout point possible, qui Est la cause ultime de toute existence. Toute existence dépend de Dieu et dérive de Dieu" (mais Lui ne dépend de rien).

En règle générale, la Bible hébraïque et la littérature rabbinique classique affirment leur foi dans le théisme et rejettent le déisme. Toutefois, dans les œuvres de certains philosophes Juifs médiévaux, peut-être influencés par une philosophie non-aristotélicienne, on trouve ce qu'on pourrait qualifier de limitations à Son omniscience (voir Salomon ibn Gabirol et Gersonide)....

D'après la cosmogonie biblique, le monde fut créé par Dieu en six jours. Si la plupart des Juifs Haredim prennent le texte au pied de la lettre, les autorités des autres courants théologiques, y compris les Juifs orthodoxes "modernes" (Modern Orthodox dans la dénomination anglo-saxonne), pensent que ces "jours" devraient être interprétés comme des "étapes" dans la création du monde, de l'univers et de la Terre, et que le judaïsme n'est pas en contradiction avec le modèle scientifique estimant que l'Univers est vieux de treize milliards d'années.

De plus, comme la Torah n'explicite pas vraiment comment Dieu créa la vie, certains estiment qu'on ne peut déduire des Textes si l'évolution fait ou non partie du processus de création de la vie. Le créationnisme juif est une forme de créationnisme évolutionnaire visant à intégrer le récit de la Création et la théorie de l'évolution.
Beaucoup de Juifs orthodoxes rejettent toutefois l'évolution comme un facteur dans la création, et les Juifs Haredim tiennent le plus souvent ces idées pour hérétiques....

L'idée de Dieu comme dualité ou trinité est hérétique, et considérée comme apparentée au polythéisme.

"[Dieu], la Cause de tout, est Un. Non pas un comme l'un d'une paire, ni un comme une espèce (comportant beaucoup d'individus), ni un comme un objet composé, de beaucoup d'éléments, ni comme un seul objet simple qui est divisible à l'infini. Dieu est une Unité comme il n'en existe pas d'autres. Il est fait allusion à ceci dans la Torah (Deutéronome 6:4): "Écoute, Israël, l'Éternel est notre Dieu, l'Éternel est Un."
Maïmonide, les 13 principes de foi (second principe)

Cependant, alors qu'ils trouvent ce genre de conceptions incorrectes, les Juifs pensent généralement que les non-Juifs qui adhèrent à ces croyances ne peuvent être tenus pour coupables.

Toute croyance qu'un intermédiaire entre l'homme et Dieu pourrait intercéder auprès de Lui en sa faveur, que cet intermédiaire soit considéré comme nécessaire ou optionnel, a traditionnellement été considéré comme hérétique, car cela reflétait l'opinion de Maïmonide. Celui-ci écrivit :

"Dieu est le Seul qu'on puisse servir et louer […]Nous ne pouvons agir de la sorte avec toute chose en dessous de Dieu, qu'il s'agisse d'un ange, d'une étoile ou de l'un des éléments[…]
Il n'y a pas d'intermédiaires entre nous et Dieu. Toutes nos prières doivent être dirigées vers Lui; il n'y rien d'autre qui devrait être ne fût-ce que considéré."

Ces déclarations vont entièrement dans le sens d'un récit talmudique (Avoda Zara 17 b - traduction extraite de cheela.org):

On dit de Rabbi Eléazar ben Dordaya qu'il n'y avait pas au monde une prostituée avec laquelle il n'avait pas couché.
Il entendit un jour qu'il y avait une prostituée dans un pays lointain qui prenait pour sa peine un sac plein de dinars.
Il prit un sac de dinars et traversa pour elle sept fleuves.
Au moment critique, elle eut des gaz.
Elle dit : de même que ces gaz ne retourneront pas à leur source, de même le repentir de Eléazar ben Dordaya ne sera pas agréé.
Il s'en alla entre deux montagnes et dit: montagnes et collines, priez pour moi.
Elles lui répondirent : plutôt que de prier pour toi, c'est pour nous que nous allons prier.
Il dit : soleil et lune, priez pour moi.
Ils lui répondirent : plutôt que de prier pour toi, c'est pour nous que nous allons prier. Il dit : étoiles et astres, priez pour moi.
Elles lui répondirent: plutôt que de prier pour toi, c'est pour nous que nous allons prier.
Il dit : tout ne dépend donc que de moi.
Il mit sa tête entre les genoux, et pria jusqu'à ce qu'il rendit l'âme.
Une voix venue du ciel prononça les paroles suivantes : Rabbi Eléazar ben Dordaya est convié au monde futur.
Rabbi pleura et dit certains accèdent au monde futur en plusieurs années (de labeur), et d'autres y accèdent en une heure!
Et il ajouta: non seulement les repentis sont bien accueillis, mais encore les appelle-t-on Rabbi.

Toutefois, d'autres autorités rabbiniques ont marqué leur désaccord, au moins sur un point. Nahmanide, par exemple, estimait qu'il est permis de demander aux anges d'intercéder auprès de Dieu en notre faveur; c'était selon lui le cas dans un passage des Seli'hot (supplications lues aux aurores,pendant un mois avant le grand pardon pour trouver grâce devant Dieu), intitulé Makhnisseï Ra'hamim, qui est toujours inclue dans les éditions modernes du Siddour. Par ailleurs, les Juifs orthodoxes Hassidiques, membres d'un courant apparu dans les années 1800, ont quelquefois enseigné que leurs dirigeants spirituels, les rebbes (Yiddish pour Rabbi), peuvent jouer ce rôle d'intermédiaire entre l'homme et Dieu.

Par ailleurs, le Rav Shneur Zalman de Liadi, fondateur de la dynastie Loubavitch, s'insurgeait contre cette quasi-divinisation des tzaddikim (hommes saints pourvus de pouvoirs spirituels), alors que l'un de ses descendants, Menachem Mendel Schneerson, fut vénéré, à son corps défendant, comme étant le Mashiach par ses fidèles..

La Torah et le Talmud enseignent que Dieu sortit les descendants d'Israël d'Égypte et leur parla au mont Sinaï. C'est en ce lieu que Dieu révéla la Torah à Moïse, que les Juifs appellent Notre maître (Moshe Rabbenou). La tradition juive estime que les lois y consignées sont mandatoires pour tout Israël.

Les Juifs orthodoxes et traditionnalistes tiennent la prophétie de Moïse pour vraie. Cette croyance est exprimée par Maïmonide :

"Moïse fut supérieur à tous les prophètes, qu'ils l'aient précédé ou soient apparus après lui. Moïse a atteint le plus haut degré humain possible. Il a perçu Dieu à un degré surpassant tout humain ayant jamais existé.[…]Dieu parla à tous les autres prophètes par un intermédiaire -- fût-ce le rêve --. Moïse seul n'eut pas besoin de cela; c'est cela que la Torah signifie lorsque Dieu dit 'Bouche à bouche, Je lui parlerai'"

Ceci ne signifie pas non plus que le texte de la Torah soit à comprendre à la lettre, à la manière du karaïsme. La tradition rabbinique maintient que Dieu a communiqué non seulement les mots de la Torah, mais sa signification. Dieu a donné des règles sur la manière de comprendre et d'appliquer les lois; ces règles furent transmises par tradition orale. Cette loi orale fut finalement, du fait des circonstances, couchée sur papier presque 2000 ans après avoir été donnée, dans la Mishna et les deux Talmuds.

Les fondateurs du judaïsme réformé remplacèrent ce principe par la théorie de la révélation progressive : pour eux, la prophétie de Moïse ne fut pas le plus haut degré en la matière, mais plutôt le premier d'une longue chaîne de révélations progressives au cours lesquelles l'humanité commença graduellement à comprendre de mieux en mieux la volonté de Dieu. C'est pourquoi ils estiment que les lois mosaïques ne sont plus obligatoires, et c'est à la génération de l'époque d'établir ce que Dieu attend d'eux (voir les écrits des rabbins réformés Gunther Plaut ou Eugene Borowitz).

Ce principe est également rejeté par la plupart des Juifs reconstructionnistes, mais pour une autre raison : comme ils estiment que Dieu n'est pas un être avec une volonté, il n'est pas possible qu'une volonté ait été révélée.

La Torah est composée de cinq livres appelés (selon la terminologie grecque, et non pas hébraïque) Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, et Deutéronome. Ils relatent l'histoire des débuts de l'humanité avant de se concentrer sur l'histoire des Hébreux, et d'un groupe parmi eux, les Israélites, qui reçurent les commandements que les Juifs sont tenus d'observer.

Le judaïsme rabbinique affirme que la Torah existant de nos jours est la même que celle que Moïse reçut de Dieu. Maïmonide explique :

"Nous ne savons pas exactement comment la Torah fut transmise à Moïse. Cependant, lorsqu'elle fut transmise, Moïse la transcrivit comme un secrétaire sous la dictée.[…][C'est pourquoi] chaque verset de la Torah est également saint, puisqu'ils proviennent tous de Dieu, et sont tous une part de la Torah de Dieu, qui est parfaite, sainte et vraie."

Si les Juifs Haredim prennent généralement ce principe à la lettre et n'envisagent que des erreurs mineures, beaucoup de Juifs orthodoxes suggèrent que des petites fautes se sont introduites dans le texte au cours des millénaires. Le but de la Bible Massorétique (rédigée entre le VIIe et le Xe siècle) fut précisément de comparer toutes les variations de la Torah afin d'établir un texte définitif. Certains orthodoxes modernes, constatant qu'il existe un certain nombre de "trous" en divers endroits de la Torah, envisagent que certaines parties de l'histoire puissent s'être perdus. Cependant, ceci est somme toute théorique, et tous les orthodoxes et haredim estiment que tant la Loi Écrite que la Loi Orale sont les mêmes que celles que Moïse a enseigné, pour les aspects pratiques.

La plupart des Juifs non-orthodoxes, acceptant les hypothèses de la critique biblique basées sur des découvertes (ou non-découvertes) archéologiques et linguistiques, rejettent ce principe. Ils admettent que le "cœur" des Lois écrite et orale puisse provenir de Moïse, mais affirment que la Torah actuelle fut compilée à partir de plusieurs documents.

Si les Juifs massortiim tendent à croire que la plupart de la Loi Orale est d'inspiration divine, les tenants du judaïsme réformé et du judaïsme reconstructionniste estiment que l'œuvre, bien qu'admirable, est une construction toute entièrement humaine.

Traditionnellement, le mouvement Reformé avance que les Juifs sont obligés de suivre les commandements éthiques des Écritures, mais non les prescriptions rituelles. Toutefois, beaucoup de Juifs réformés tendent à revenir de nos jours à des pratiques rituelles plus traditionnelles.

Les humains naissent moralement purs, et il n'y pas dans le judaïsme de concept analogue au péché originel. Le judaïsme affirme que les gens naissent avec un yetzer haTov (יצר הטוב), une tendance à faire le bien, et un yetzer haRa (יצר הרע), un penchant au mal. Chacun jouit donc du libre arbitre, y compris en matière de mener sa vie.

Les rabbins reconnaissent même un aspect positif au yetzer hara : sans mauvais penchant, pas de besoin de se dépasser, d'épater l'autre, d'en vouloir plus, et donc pas de maison, pas d'agriculture, pas de civilisation.

En conséquence, le yetzer hatov et le yetzer hara sont compris au mieux, non pas dans un contexte de catégories morales de bien et de mal, mais comme le conflit inhérent à l'homme entre ses tendances altruistes, ou d'abnégation, et celles plus égoïstes..................

Une œuvre rabbinique classique, le Avot deRabbi Natan, enseigne :

"Un jour, alors que Rabban Yohanan ben Zakkaï marchait dans Jérusalem en compagnie de Rabbi Yehoshoua, ils arrivèrent à l'endroit où se tenait le Temple de Jérusalem, à présent en ruines.
'Malheur à nous," se lamenta Rabbi Yehoshoua, car cette maison où se faisait l'expiation pour les fautes d'Israël gît à présent en ruines!'
Rabban Yohanan répondit, 'Nous avons une autre source, aussi importante, d'expiation, la pratique de la Gmilout Hassadim (octroi de bonté), ainsi qu'il est dit: "Car Je désire la
gmilout hassadim traduit par piété dans la version Louis Segond 1910, non les sacrifices" (Osée 6:6).

Le Talmud de Babylone enseigne également :

"Rabbi Yohanan et Rabbi Eléazar expliquent tous deux que tant que le Temple était debout, l'autel expiait pour Israël, mais à présent c'est la table de chacun qui expie [lorsque le pauvre est invité, de façon désintéressée, comme hôte]" (Traité Berakhot 55a).

De même, la liturgie des Jours Redoutables situés entre Rosh Hashana et Yom Kippour ( les jours redoutables sont 10 jours de dévotion, situés entre le jour de l'an juif appelé « rosh hachana » et le jeune du grand pardon appelé « yom kippour » ) énonce que la tefila, la teshouva et la tzedaka permettent l'expiation des péchés. Explication: La tefila= la Prière, la techouvah=le Retour ( retour vers les valeurs morales après s'en être éloigné), la tzedaka=la Charité.

Parmi les raisons pour lesquelles il n'y a pas de "judéchisme", la plus importante est sans doute l'absence d'autorité centrale dans le judaïsme. Moïse lui-même, dont le rôle dans le judaïsme est pourtant central, fut contesté sa vie durant, comme en atteste la Torah (épisode de l'ouverture de la mer, du veau d'or, de la manne, des dix explorateurs, de Koré, etc.). Aucun texte ne pourrait donc être universellement accepté, puisque Saadia Gaon, le génie des uns, est le perfide pourfendeur des autres, Maïmonide est critiqué par les kabbalistes, Isaac Louria par les rationalistes, etc.

Bien que certaines formules de foi aient été intégrées dans la liturgie et utilisées à des fins pédagogiques, elles ne pèsent jamais que ce que pesa leur auteur en termes d'érudition et de renommée. Or aucune, malgré le nombre et le rang des rabbins et des philosophes qui s'y attelèrent, n'a jamais atteint le degré d'importance que l'Église accorde aux trois grandes formules (les symboles des Apôtres, de Nicée et d'Athanase), ou celui réservé au Kalimat As-Shahadat dans l'Islam.

Les principes de foi n'étaient absolument pas nécessaires aux Juifs au temps de l'émergence du judaïsme, qui fut d'abord la religion d'une nation : il était aux Judéens ce que le culte d'Athéna Pallas était aux Athéniens, il se vivait sans devoir se penser, sinon dans la façon d'appliquer pratiquement les préceptes de sa Loi. On était juif de naissance, ou pas. Devenir Juif par conversion, c'était décider d'entrer de plain pied dans le peuple, et prendre part à son devenir national.

La question naquit avec l'apparition de dissensions internes (le christianisme naissant), et surtout d'attaques externes (le christianisme constitué et l'islam).

Les religions missionnaires que sont le christianisme et l'islam furent contraintes, afin de convaincre les foules, d'arrêter une formulation définitive de leurs enseignements, de présenter ce qui tenait du religieux comme ressortant de la logique universelle.

L'admission des néophytes dépendait de la profession et de l'acceptation de ces principes de croyance. Il ne pouvait donc demeurer d'incertitude sur ce qui était essentiel et ce qui ne l'était pas, tâche qu'il revenait aux autorités de remplir, en formulant des dogmes d'une manière facile à mémoriser et assimiler.

Ces articles de foi avaient également pour tâche de distinguer le licite de l'illicite, afin de distinguer le "croyant" de l'"hérétique".

Ces motivations à définir un credo étaient moins intenses dans le judaïsme.

D'une part, la plus grande dissension qui toucha le judaïsme en dehors du christianisme, et qui vit une partie des Juifs rejeter l'autorité de la tradition orale pour ne se fier qu'à la Miqra (d'où leur nom de karaïtes) -miqra, terme désignant la lecture en hébreu (lecture de la torah écrite)-, ne remit pas en cause les questions de fond, et leurs formulations sont assez similaires.

D'autre part, le judaïsme ne fut jamais fort porté à l'évangélisation. Les conversions de masse avaient été réalisées dans le but de garantir la sécurité dans l'intérieur des frontières, non de les étendre à d'autres territoires et peuplades.
Par ailleurs, les Juifs reconnaissaient aux nations leurs mérites et ne prétendaient pas avoir le monopole en matière de justice ni de justesse.

Tout homme cherchant à amener la réconciliation et la paix était considéré comme faisant partie de la maison d'Abraham. Était juste et avait une part au monde à venir tout Gentil qui se conformait aux sept lois noahides ( les 7 lois de Noé (noakh en hébreu), le rescapé du Déluge ), décrétant:

  1. l'interdiction du meurtre,
  2. l'interdiction de l'idolâtrie,
  3. l'interdiction du blasphème,
  4. l'interdiction du vol,
  5. l'interdiction des relations sexuelles avec des proches parentes,
  6. l'interdiction de l'arrachage et de la consommation d'un membre à un animal toujours vivant,
  7. le devoir d'installer un système légal en vue de faire respecter ces lois.


Une telle attitude décourage les attitudes missionnaires. De plus, les rites d'acceptation des prosélytes faisaient, et font encore, la part belle au rituel et à la pratique, ne demandant pas d'autre foi que celle dans le Dieu Un (avec toutes ses implications) :

Le Rav Juda Halevi formule magistralement la chose dans son Kuzari (1:115), lequel relate précisément l'histoire d'une conversion :

Nous ne plaçons pas sur le même pied que nous une personne entrée dans notre religion par la seule confession. Nous lui demandons des actes, ce qui inclut des limitations auto-imposées, la pureté, l'étude de la Torah, la circoncision et la réalisation d'autres devoirs demandés dans la Torah.

Ce faisant, le rabbin prend le contrepied de son interlocuteur, qui attend de lui des arguments. Dans tout ce livre, Juda Halevi s'évertuera à démontrer le caractère non spéculatif du judaïsme, dont la science sous-tend les actes, mais dont les actes sont au fond plus importants que la science.

Les seuls principes de foi demandés au candidat à la conversion étaient donc ceux que sous-tendait l'obéissance à la Halakha, c'est-à-dire l'existence de Dieu et la sainteté (c'est-à-dire la spécificité) d'Israël en tant que peuple de l'Alliance contractée avec Dieu.

Déclarations de principes des courants actuels du judaïsme
Judaïsme orthodoxe]

Il s'agit, plutôt que d'un courant, d'un ensemble de mouvements ayant résisté aux idées d'assimilation prônées par les Lumières juives. Il ne peut donc, en l'absence d'un corps unifié, y avoir de formule officielle : chaque groupe se dit héritier de la tradition de la théologie juive, mais tous reconnaissent de façon générale une acceptation plus ou moins littérale des principes de Maïmonide. Certains pensent que ces principes ne sont qu'une possibilité parmi d'autres.

Judaïsme "traditionnaliste" [
Le judaïsme traditionnaliste (ou conservative, car son but est principalement de conserver les traditions) est un mouvement développé en Europe et aux États Unis vers le début du vingtième siècle, il rejetait, comme les orthodoxes dont il ne se départait pas originellement, la Réforme et ce qu'ils jugeaient ses excès. Il se démarqua néanmoins de l'orthodoxie, prônant une méthode de critique historique "positive", selon laquelle la Loi juive s'était de tout temps constituée avec son époque, et ne devait pas attendre le rétablissement du Sanhédrin pour continuer à évoluer.
Le mouvement Massorti regroupait en réalité une coalition de courants se jugeant médians, rejetant les idées de "gauche" (la réforme) comme de "droite" (l'orthodoxie) avec des sympathies variables selon les membres. C'est pourquoi il s'abstint originellement de publier un set de principes, encourageant le pluralisme dans les croyances.

Cette attitude devint néanmoins caduque lorsque l'"aile gauche" du mouvement fit sécession pour former le judaïsme reconstructionniste (cf. infra) en 1968, suivie de l'"aile droite" en 1985 qui forma l'Union pour le Judaïsme Traditionnel.

En 1988, une formulation fut rendue publique, "Emet Ve-Emunah: Statement of Principles of Conservative Judaism" (Vérité et foi: déclaration des principes du judaïsme conservative).
Elle comprend:

  • la croyance en Dieu et le révélation de Sa Torah aux Juifs (mais elle est souple quant à la croyance, admettant que la Torah ne puisse pas être toute entière d'origine divine)
  • le rejet de l'athéisme, le trinitarisme et le polythéisme.
  • Le relativisme, le littéralisme et le fondamentalisme sont rejetés de même.
  • La halakha est toujours valide et indispensable, MAIS des cas d'exception sont acceptables. La halakha doit s'adapter à l'époque.

Emet Ve-Emunah insiste sur le fait que les Juifs, s'ils doivent avoir un certain nombre de croyances, ne doivent pas en faire un "judéchisme".

Le judaïsme réformé est un courant franchement progressiste, souvent au mépris de la tradition et des ordonnances rabbiniques, principalement représenté aux États Unis.

Le judaïsme reconstructionniste est un courant quasi-exclusivement américain basé sur une variante théologique du naturalisme de John Dewey. Elle combine des croyances athées avec une terminologie religieuse de façon à construire une philosophie satisfaisante d'un point de vue religieux pour ceux qui ont perdu foi dans la religion traditionnelle.

 

 

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