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Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.

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Les piliers de l'islam et la doctrine musulmane

Les piliers de l'islam et la doctrine musulmane
Pendant les vingt ans qui ont précédé sa mort en 632, le prophète Mahomet a énoncé la parole du Dieu unique (Allah) au fil de nombreuses révélations qui s'exprimaient par une agitation de tout son corps.

Les premiers fidèles ont appris par cœur ces révélations sorties de la bouche du Prophète ou le plus souvent les ont transcrites sur des supports variés : tessons de poterie, morceaux de cuir, omoplates de chameau,... Pour couper court à toute contestation future, le calife
Othman en a confié la compilation à un groupe de travail puis fait détruire les supports d'origine.

La recension du calife Othman est désormais la seule trace physique qui reste de la Révélation divine, appelée Coran (d'après un mot arabe, Qr, qui signifie récitation). Ce texte sacré est devenu le fondement de la religion musulmane.

Le Coran se présente sous la forme de 114 sourates classées par longueur décroissante (à part la première) et divisées en 6226 versets. Les sourates sont exprimées en langue arabe, la langue de la Révélation. Pour les musulmans, il n'est pas de langue plus respectable que celle-là car c'est celle que Dieu a choisi pour parler aux hommes... Il n'empêche qu'aujourd'hui, seule une petite minorité d'érudits maîtrise suffisamment l'arabe du VIIe siècle pour pouvoir comprendre le Coran et en saisir les subtilités.

Les sourates dessinent les contours d'une doctrine simple, accessible au plus grand nombre, plus proche du déisme de Voltaire que des théologies chrétienne ou hébraïque.

Le Coran proclame la restauration d'un monothéisme authentique, dépouillé des influences corruptrices du judaïsme (
*) et du christianisme. Il prescrit à chaque homme de se soumettre ou s'en remettre à Dieu (se soumettre se dit aslama en arabe ; de ce mot dérivent islam, nom de la religion fondée par Mahomet, et musulman, appellation courante des fidèles de Mahomet).

Il organise la religion de façon très simple autour de cinq rituels fondamentaux, les «piliers», qu'il suffit à chaque fidèle de suivre pour accéder à la vie éternelle. Il détaille aussi de façon précise les règles de vie en société, y compris le droit de la guerre, le droit commercial et le droit familial.

Les cinq piliers

Les rituels de la foi musulmane s'organisent autour de cinq «piliers»...

- la profession de foi en un Dieu unique et en son Prophète Mahomet (du mot chahadah qui désigne un témoignage) : «Il n'y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son Envoyé».

- la prière quotidienne (salah) : elle doit être précédée par des ablutions et prononcée en direction de La Mecque, cinq fois par jour, à l'aube, à midi, l'après-midi, au coucher du soleil et le soir. Le vendredi, les musulmans sont invités à la prononcer à la mosquée (masjid), lieu de rassemblement attitré des fidèles. Il revient au muezzin de lancer l'appel à la prière par la formule : «Allah 'akbar» (Dieu est grand) qui, notons-le, ne figure pas dans le Coran.

- le jeûne du mois de Ramadan : les musulmans se doivent de jeûner du lever au coucher du soleil chaque jour du mois de Ramadan, neuvième mois du calendrier lunaire des Arabes, parce que le Prophète aurait reçu ce mois-là la première révélation divine.
Du jeûne sont dispensés les malades, les femmes enceintes, les enfants et les personnes qui accomplissent le jihad.
La fin du jeûne est marquée par la grande fête de l'Id ad-Fitr ou fête de la rupture du jeûne.

- l'impôt islamique (zakat) : il se monte à un dixième environ des revenus et il s'y ajoute l'aumône charitable, au bon vouloir de chacun (çadaqa).

- le pèlerinage à la Mecque (hadj) : il est recommandé à tous les musulmans au moins une fois dans leur vie et se déroule chaque année,du 7 au 13 du dernier mois de l'Hégire.
Comme le calendrier islamique est aligné sur les cycles de la Lune et décalé par rapport au calendrier civil, aligné sur le Soleil, le moment du pèlerinage comme celui du jeûne se déplace d'une année sur l'autre de onze jours.
A l'époque du pèlerinage se déroule la fête du sacrifice ou Grande Fête (Aïd el Kébir). En souvenir du sacrifice d'Abraham, père du monothéisme, chaque famille sacrifie un mouton.

À noter que le jihad ne figure pas parmi les cinq piliers de l'islam.

Le Coran, la foi et la société

Comme la plupart des grands textes religieux ou philosophiques, le Coran est un texte abscons et plein d'apparentes contradictions. Il donne lieu à de multiples interprétations qui tiennent à son élaboration progressive dans le contexte mouvementé de la vie du Prophète (guerres et trêves, alliances et ruptures,...) ainsi qu'à sa rédaction dans la langue arabe du VIIe siècle que seule comprend aujourd'hui une infime minorité d'érudits.

Les musulmans formalistes (aussi appelés intégristes ou islamistes) prétendent que la piété commande une lecture littérale des textes sacrés et en particulier du Coran. Eux-mêmes portent avec ostentation la barbe et une robe blanche comme le prophète tel qu'ils se l'imaginent ! Ils imposent à leurs femmes de se voiler et ressuscitent les traditions les plus barbares de l'Arabie du temps de Mahomet (lapidation,...).

Les musulmans libéraux revendiquent une adaptation des pratiques religieuses à notre époque. Ce n'est pas parce qu'Aïsha partagea le lit du prophète à 9 ans qu'on devrait comme dans certains pays légaliser le mariage des fillettes à cet âge ! Ce n'est pas parce que le Coran légitime l'esclavage qu'on doit le maintenir au XXIe siècle (*) !

- Le Coran et les femmes

À l'égard des femmes, Mahomet a manifesté de la bienveillance au regard des coutumes très archaïques en vigueur chez les Bédouins de son époque : femmes réduites à l'état d'animal domestique, infanticide des fillettes,...

C'est ainsi qu'il offre avec le Coran un statut juridique aux femmes, même si ce statut les maintient dans une infériorité vis-à-vis des mâles et donne à ceux-ci le droit de les battre (*). Elles acquièrent un droit à l'héritage inférieur de moitié à celui des homme et leur témoignage a devant les tribunaux la moitié de la valeur de celui d'un homme (*).

Le Coran permet aux musulmans d'avoir jusqu'à quatre épouses légitimes... à condition d'être capables de traiter les orphelins de façon parfaitement équitable dans le cas où ils viendraient à mourir (*). Des médisants ayant soupçonné d'adultère Aïsha, l'épouse préférée du Prophète, celui-ci eut peu après une vision qui lui dicta de très sévères sanctions pour ceux qui accuseraient une femme d'adultère sans preuves suffisantes (sourate XXIV, 4).

A noter que le Coran n'impose pas formellement aux femmes le port du voile. Il leur recommande seulement la pudeur et «la nécessité de rabattre leur [voile] sur leur poitrine» (sourate II, 31). Encore les érudits ne s'entendent-ils pas sur la définition que le Coran donne du voile... Le voile était pratique courante dans l'Orient ancien, y compris chez les non musulmans (Hindous,...) mais est resté ignoré jusqu'à nos jours des musulmans d'Europe et des Berbères d'Afrique du nord.

- Le paradis des hommes

Le Coran décrit de façon très détaillée le paradis et les plaisirs qui attendent les croyants, du moins les hommes (*). Ainsi chaque bienheureux aura-t-il en récompense 72 «houris / que ni homme ni djinn, / n'a jamais touchées avant eux.» (sourate LV, 74). Les femmes sont également promises au paradis mais le texte sacré ne s'attarde pas à décrire les délices qui les y attendent... Le Coran évoque ar ailleurs «le feu de la Géhenne» destiné aux incrédules (sourate XXXV, 36).

L'islam entre obscurantisme et ouverture

Les obscurités du Coran ont amené au fil des siècles les musulmans à compléter leur instruction en se référant aux faits relatifs à la vie du Prophète : les hadith. Ces hadith, au nombre d'environ 75.000, sont réunis dans un recueil, la suna (tradition). Leur interprétation est à l'origine de nombreux commentaires de la part des imams, les personnes chargées par leur communauté de présider à la prière dans la mosquée.

Jusqu'aux alentours de l'An Mil, les commentaires autour du Coran sont innombrables, en liaison avec une grande effervescence intellectuelle. Une école réformiste propose en particulier de distinguer le Coran incréé, parole de Dieu, restée près de Dieu, dénuée de toute équivoque, et le Coran créé, celui-là même qui est sorti de la bouche de Mahomet et se doit d'être analysé et interprété.

En l'an 1019, le calife abasside de Bagdad, Al Qadir, craignant que la libre discussion ne mène à de nouvelles scissions, fait lire au palais et dans les mosquées une épître dite «épître de Qadir» (Risala al-qâdiriya) par laquelle il interdit toute exégèse nouvelle et ferme la porte à l'effort de recherche personnel des musulmans (l'ijithad).

Cette décision a été d'une importance capitale pour l'islam. Elle a tué l'esprit critique et favorisé l'imitation servile (le taqlid). On en voit les conséquences dans l'attitude des intégristes qui réduisent leur foi au mimétisme le plus stupide qui soit et les blocages des théologiens face à toute approche historico-critique du texte sacré, comme en mènent de leur côté les théologiens chrétiens ou juifs.

Au XXe siècle, toutefois, on a pu rêver d'une réinterprétation libérale des prescriptions coraniques. Habib Bourguiba, leader de l'indépendance de la Tunisie, a ainsi interdit la polygamie dans son pays en arguant du fait qu'aucun homme, sauf le Prophète, ne peut montrer une parfaite équité entre ses femmes et les orphelins éventuels. Il n'a cependant pas été suivi sur ce point par les autres pays à majorité musulmane (Turquie mise à part).

Habib Bourguiba a aussi autorisé ses concitoyens engagés dans le développement du pays à ne pas jeûner pendant le Ramadan, estimant que leur travail était une forme de jihad et justifiair une dispense. Lui-même a donné l'exemple en buvant publiquement un verre d'eau devant les députés en plein Ramadan. Geste courageux qui occasionna un grand scandale.
 

Les symboles de l'islam

Les symboles ordinaires de l'islam rappellent le Coran et les enseignements du prophète :

- L'étoile à cinq branches qui figure sur le drapeau du Maroc évoque les cinq piliers de l'islam,

- La couleur verte habituelle sur de nombreux drapeaux de pays à majorité musulmane évoque le vert du paradis, tel que l'imaginent les croyants,

- Le croissant de lune, que l'on voit sur de nombreux drapeaux comme celui de la Turquie, rappelle que Mahomet a préféré le cycle lunaire au cycle solaire pour la mesure du temps.
 


Bibliographie

Sur le Prophète de l'islam, sa vie, ses actions, ses combats... et sa vie conjugale, les historiens disposent du témoignage de ses nombreux disciples. Les connaissances historiques sont donc bien établies et il n'y a guère de divergence entre les ouvrages sérieux et les grandes encyclopédies.

Il existe en français une célèbre biographie par l'islamologue Maxime Rodinson, Mahomet (Seuil). On peut aussi trouver des synthèses intéressantes dans l'Encyclopedia Universalis ainsi que dans l'Histoire de la civilisation, par Will Durant (éditions Rencontre). Des lecteurs arabisants préfèrent pour leur part les ouvrages de Martin Lings et Roger Caratini.

Sur les malentendus entre l'Occident et l'islam, on peut lire un petit livre de Paul Balta aux éditions Le Cavalier Bleu : L'islam, idées reçues (2001).
 
  



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