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Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.

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l’exil du peuple juif est un mythe...ou une invention appelée " le peuple juif :2

Pour cautionner la mise à l'écart des porte-parole de la résistance palestinienne dans sa diversité (appel au boycott, lutte armée, soutien au droit au retour, libération des prisonniers, levée du siège de Gaza etc.) et pour les remplacer par des responsables d'ONG qui émargent au budget de l'USAID (le bras humanitaire de la CIA) ?

Faudrait-il faire l'unité avec ceux qui veulent empêcher le développement d'un mouvement international en faveur du droit au retour, dans le but d'accentuer le sentiment d'isolement et d'abandon ressenti dans les camps et pour faire céder les réfugiés aux propositions qui leur seront faites ?

Et c'est aussi probablement au nom de « l'unité » qu'un certain nombre de responsables d'associations et d'organisations font le grand écart, tentant de tenir simultanément des positions tout à fait incompatibles. On pourrait donc dire tout et son contraire : Qualifier de « hold-up » la proclamation de l'Etat d'Israël mais aller applaudir celui qui désigne le même événement par « guerre d'indépendance » [23] ; Dénoncer Annapolis comme « une conférence de guerre » mais aussi initier une action dont la finalité affichée est de « transformer la promesse d'Annapolis en actes » ; Dénoncer la complicité du mouvement colonial sioniste avec l'Occident dans le crime de la Naqba mais aussi applaudir ceux qui expliquent que la racine du problème est liée au fait que « le plan de partage n'a pas été mis en œuvre » ; Ecarter pendant près de trois ans l'appel des organisations palestiniennes au boycott d'Israël, pour certains s'y déclarer aujourd'hui favorable mais dans le même temps soutenir un appel qui, en guise d'action, propose en tout et pour tout d'appeler le gouvernement français à « passer de la parole aux actes » ? C'est ainsi que défiler pour le droit au retour et pour l'autodétermination pourrait « être « complémentaire » avec appeler à soutenir des « défenseurs du peuple palestinien » qui se targuent de soutenir « une astuce » permettant de « convaincre les Palestiniens de ne pas être trop nombreux à demander à revenir en Israël » ! Comment Michel Warshawski peut-il écrire que « l'Autorité palestinienne est devenue une véritable force auxiliaire des Israéliens » [24] tout en partageant la tribune avec deux de ses fonctionnaires, chargées de maintenir le mouvement de solidarité dans l'impasse pendant que leurs copains vendent la Palestine et emprisonnent les résistants ? Qui peut-croire qu'une telle confusion peut permettre de rassembler largement en faveur des droits des Palestiniens et de faire avancer les gens de bonne volonté ? L'existence éventuelle d'une division créée par des clivages sectaires doit être combattue. Mais sommes-nous en présence de « clivages sectaires provoqués par des extrémistes » ou existe-t-il des divergences réelles sur les positions qu'il convient de prendre dans le conflit ?
-   Droit au retour des réfugiés en application stricte de la résolution 194 ou négociation des conditions de son application ?
-   Boycottage réel et rupture des relations et échanges économiques, diplomatiques et culturels avec toutes les institutions israéliennesouboycottage sélectif de quelques produits venant des « colonies illégales » de Cisjordanie ?
-   Soutien à l'ensemble du Peuple palestinien qui résiste au nettoyage ethnique, « qu'il vive sur ses terres - Cisjordanie et Bande de Gaza -, sur celles de 1948, qu'il soit réfugié ou dans la diaspora » ou intérêt humanitaire sélectif, -en réalité quasi exclusif-, envers la situation misérable des Palestiniens des « territoires occupés » ?
-   Soutien inconditionnel à la résistance du Peuple palestinien, dans toutes les formes qui lui paraissent nécessaires compte tenu de la situation qui lui est imposée ou soutien exclusif à une certaine vision de « la résistance non violente » ?

Tout militant honnête peut comprendre qu'on est évidemment en présence de réelles divergences, qui ont des conséquences pratiques sur l'action de solidarité, celle qu'on mène ici et celle qu'on peut mener là-bas aux côtés des Palestiniens.

Comment, par exemple, ne pas voir dans l'existence de ces divergences les raisons pour lesquellesl'appel palestinien au boycott n'a pas suscité en France de réponse de la part des « grandes associations » et des différents réseaux qui affirment leur solidarité avec les droits des Palestiniens ? Sinon, pourquoi cet appel à l'action qui a inspiré des organisations syndicales en Grande Bretagne, au Canada et en Afrique du sud, des Eglises de diverses obédiences en Grande Bretagneet aux Etats-Unis, qui a suscité de vifs débats dans des Universités…n'a-t-il rien provoqué de tel ici ?

Autre exemple : y a-t-il accord au sein du mouvement de solidarité pour suivre l'évolution préconisée par Michel Warshawski dès fin 2005 ? Appelant le mouvement de solidarité à faire preuve « d'une grande responsabilité » il déclarait notamment : « Il vaut mieux adapter les objectifs des mobilisations au niveau du possible » Enumérant divers facteurs qui « nous obligent peut-être de réviser à la baisse certaines de nos revendications » il concluait : « Il faut comprendre que ce qui était audible il y a deux ans n'est plus audible aujourd'hui, et cela nous oblige à revoir nos objectifs » [25]

Devons-nous « revoir nos objectifs » au point de rallier le mouvement de solidarité aux « paramètres de Clinton », à commencer par l'abandon de l'exigence du droit au retour des réfugiés ?

Est-ce l'objectif de la « stratégie de paix » dont parle Bernard Ravenel ?

Les bases et la nature du mouvement de soutien sont liées à l'analyse des racines du conflit.

« Hélas, le plan de partage adopté par l'assemblée Générale des Nations Unies…ne sera pas mis en œuvre…Ainsi ont été créées les conditions d'un interminable conflit » [26]

C'est la thèse mainte fois exprimée par Alain Gresh et Dominique Vidal [27] qui exercent tous deux une grande influence au sein du mouvement de solidarité en France.

Il s'agit là de la clef de voûte de l'analyse qui fonde la politique de la direction de l'actuel mouvement de solidarité : Le conflit prendrait racine non dans la colonisation sioniste de la Palestine mais dans la non-application de la décision de partage.

Cette analyse permet de gommer une question clef pour la compréhension des vraies racines du conflit : la nature coloniale de l'Etat d'Israël.

Réduire le vote de l'ONU en 47 à une injustice, c'est faire fi des dizaines d'années de colonisation sioniste qui précèdent la décision de partage : Une colonisation marquée du sceau du nationalisme ethnique réactionnaire du Sionisme et identifiée comme un projet d'expulsion de ses terres du peuple indigène présent.

Le vote de l'ONU est le signe donné aux dirigeants sionistes pour aller de l'avant dans leur projet colonial d'expulsion et de dépossession des Palestiniens, lesquelles sont inhérentes au Sionisme et à son projet de création d'un « Etat juif »

Dans la mise en oeuvre de la décision de partage, le problème n'est pas l'absence d'un Etat palestinien. Le problème c'est la création d'un état colonial, appelé à se développer, à poursuivre son objectif d'expulsion et de destruction du peuple palestinien.

Le problème, c'est le partage lui-même.

La Naqba ne fut pas la conséquence malheureuse d'une « guerre d'indépendance du peuple juif. »

Elle fut une étape décisive de la colonisation sioniste de la Palestine, condition nécessaire à la proclamation de l'Etat juif qui prit le nom d'Israël.

Cette étape n'était pas la dernière.

La Guerre de 1967 en fut une autre et ce à quoi nous assistons aujourd'hui est la poursuite logique d'une occupation coloniale commencée il y a plus d'un siècle. L'Etat d'Israël est inexorablement lié au projet colonial sioniste, celui-ci est toujours actif et poursuit son objectif de conquête de toute la Palestine.

C'est pourquoi il est absurde de vouloir déconnecter la question d'Israël de celle du Sionisme, voire d'imaginer un Etat d'Israël s'émancipant du Sionisme. [28]

L'émancipation de tous les peuples de la région passe par la défaite du Sionisme et par le démantèlement de l'Etat d'Israël qui en est la réalisation.

Ceux qui pensent que la question politique du Sionisme est devenue obsolète et que la seule chose qui compte, puisque « l'existence d'Israël est devenue un fait accompli incontestable », c'est la politique des gouvernements israéliens, se trompent lourdement.

L'affirmation que l'Etat d'Israël est fait pour durer est un des deux piliers de la politique impérialiste à l'égard du conflit arabo-sioniste, l'autre étant la liquidation du retour des réfugiés.

L'objectif de la reconnaissance d'Israël par les Arabes et notamment de la reconnaissance de son droit à une existence souveraine est le but et le triomphe idéologique du Sionisme. Cette incompréhension des racines et de la nature du conflit mène inévitablement à la thèse du "consensus international existant sur la seule solution possible : la création d'un Etat palestinien » [29]

Analysant les négociations de Camp David en juillet 2000, les critères de Clinton de décembre 2000 et le relevé des conclusions des négociations de Taba en janvier 2001, les partisans de cette thèse en déduisent que « ces textes montrent qu'un accord est possible » [30] Mais leur enthousiasme pour ces bouts de papier n'a d'égal que leur aveuglement face à la réalité des faits qui démentent chaque jour un peu plus la possibilité d'un quelconque compromis avec l'idéologie sioniste et avec l'Etat d'Israël qui est aussi devenu un chien de garde de l'Impérialisme.

C'est la leçon du passé et c'est aussi ce qui sera à nouveau démontré dans un proche avenir avec le rôle d'Israël dans l'embrasement annoncé de toute la région.

Un soutien à la résistance palestinienne sans complexes et sans réserves.

On lit et on entend parfois qu'une raison essentielle des difficultés rencontrées dans l'expression de la solidarité serait que "la question du conflit israélo-palestinien est complexe ".

A une « question complexe » il ne saurait exister de réponse simple…

Il serait notamment nécessaire d'introduire des paramètres tels que le génocide des Juifs, l'antisémitisme et la question du terrorisme. Ces éléments incontournables auraient pour conséquence d'interdire les positionnements trop partisans et nécessiteraient des approches qui évitent tout radicalisme. [31]

La lutte menée par le Peuple palestinien est une lutte contre une occupation coloniale commencée il y a plus d'un siècle et favorisée par les principales puissances impérialistes qui ont tour à tour dominé la région du Moyen Orient.

Le peuple palestinien n'a aucune responsabilité dans le génocide des Juifs d'Europe, il est totalement étranger aux manifestations d'antisémitisme qui ont nourri le développement du nationalisme sioniste de même qu'à l'éventuelle résurgence d'actes antisémites en France ou ailleurs dans le monde.

Par ailleurs, le fait qu'il résiste à une occupation coloniale l'exonère par avance de tout soupçon de « terrorisme » : il s'agit de résistance de la part d'un peuple qui n'a pas le choix des armes, du fait de son isolement (notamment à cause de la débilité de notre "solidarité")

Une force anticoloniale ne se détermine ni à partir des sentiments de culpabilité fabriqués et entretenus au sein des opinions publiques des Etats occidentaux qui ont permis le génocide, ni à partir des réflexes de peur qui peuvent effectivement exister au sein de la population de l'Etat colonial.

Un mouvement anticolonial soutient la lutte de libération menée par le peuple opprimé pour mettre fin à l'occupation et pour pouvoir user de son droit à disposer de lui-même. Ce n'est pas une « question complexe »

C'est une position anti-impérialiste élémentaire. La question nous est posée : allons nous construire un mouvement anticolonial de soutien à une lutte de libération ? En répondant oui, nous aiderons le peuple palestinien en contribuant à l'isolement de l'Etat d'Israël. Nous aiderons aussi le renouveau et le développement des forces de la résistance palestinienne.

Au moment où la politique impérialiste de la canonnière menace une nouvelle fois de mettre à feu et à sang toute la région du Moyen-Orient, le traitement réservé à la question des droits des réfugiés palestiniens devient plus que jamais un critère absolu d'appartenance à l'un ou l'autre des camps en présence : avec les peuples qui luttent pour leur émancipation ou avec l'impérialisme qui mène la guerre aux peuples pour maintenir sa domination.

Les dirigeants sionistes en ont toujours été conscients : le retour de millions de réfugiés signifie le démantèlement de l'Etat bâti sur l'expulsion initiale et dont l'objectif demeure le nettoyage ethnique de toute la population arabe palestinienne.

Le retour des réfugiés marquerait la fin de l'Etat exclusivement juif voulu par ses fondateurs.

Pour l'Impérialisme, ce serait la disparition de son principal instrument de maintien de l'ordre capitaliste par le contrôle des peuples arabes et des richesses de la région. Dès le début de la mise en oeuvre de leur projet, les dirigeants sionistes ont compris la nécessité de bénéficier du soutien d'un impérialisme puissant pour protéger l'Etat juif de l'inéluctable refus arabe de cet état colonial. Dès lors, le sort d'Israël était inévitablement lié à celui de l'impérialisme : les dirigeants sionistes savent que la survie de l'Etat juif est entièrement dépendante du maintien de la domination impérialiste dans la région.

Pour cette raison et comme les faits l'ont encore démontré en 2006 lors de l'agression contre le peuple libanais, l'Etat d'Israël est et restera toujours une menace et un agresseur potentiel contre les peuples arabes du Moyen Orient.

Ceux qui protègent aujourd'hui l'Etat d'Israël du retour des réfugiés se retrouveront demain à ses côtés, embarqués comme tous les autres supplétifs au sein de la coalition impérialiste qui veut poursuivre et amplifier la guerre contre les peuples.

Sur la question des réfugiés palestiniens, comme demain lors des agressions annoncées contre les peuples du Liban, de Syrie et d'Iran, l'heure de vérité approche.

NOTES :

[1] www.ism-france.org/news/article.php...

[2] Voir notamment les textes : Vers la fondation d'une stratégie de défragmentation ; Déclaration de principes des droits nationaux ; La Palestine pour laquelle nous nous battons ; Rapport de synthèse de la 1ère conférence palestinienne pour le boycott. Disponibles sur www.ism-France.org

[3] La question des réfugiés et le droit au retour voir http://www.france-palestine.org/art...

[4] Les bases juridiques de l'accord de Genève voir http://www.monde-diplomatique.fr/20...

[5] Voir http://www.france-palestine.org/art...

[6] Rouge n° 1904

[7] News from within, mai 2004

[8] Rouge n° 1904

[9] http://www.un.org/News/fr-press/doc...

[10] http://www.monde-diplomatique.fr/do...

[11] http://electronicintifada.net/bytop...

[12] http://stopthewall.org/analysisandf...

[13] http://www.stopthewall.org/

[14] http://www.pacbi.org/

[15] http://www.pngo.net/english/default.asp

[16] 1ère conférence palestinienne pour le Boycott d'Israël (BDS) voir http://ism-suisse.org/news/article....

[17] http://stopthewall.org/analysisandf...

[18] Sylviane de Wangen http://www.franc...

[19] Leila Shahid, présentation d'une publication MRAP-SICO, septembre 2004

[20] Dominique Vidal, politique de la force, force de la politique Manière de voir, Monde diplomatique, Histoires d'Israël.

[21] http://www.protection-palestine.org...

[22] http://www.ism-france.org/news/arti...

[23] ->Dominique Vidal, politique de la force, force de la politique Manière de voir, Monde diplomatique, Histoires d'Israël

[24] Michel Warshawski, Programmer le désastre, Editions La Fabrique

[25] Solidarités, 20/12/2005, consultable http://www.legrandsoir.info/spip.ph...

[26] Aux origines de l'Etat » ; Dominique Vidal, dans Histoires d'Israël, Manière de voir, le Monde diplomatique avril mai 2008

[27] Voir leur préface « la fin d'un rêve » à la nouvelle édition de leur livre « Un partage avorté »

[28] C'est, avec quelques variantes, la thèse commune de tous les « post-sionistes » Lire, entre autres, les récentes contributions de Avnery, Burg etc.

[29] Voir Alain Gresh « Palestine les bases de la solidarité » dossier publié par l'AFPS et notamment le document antérieurement publié au sein d'ATTAC, « Tentative de définition des bases d'une solidarité »

[30] Voir Alain Gresh « Palestine les bases de la solidarité » dossier publié par l'AFPS et notamment le document antérieurement publié au sein d'ATTAC, « Tentative de définition des bases d'une solidarité »

[31] Cf. Alain Gresh, texte cité.

 
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