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Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.

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LES CONCLUSIONS DE LA CONFÉRENCE DE L'ONU SUR LES RÉFUGIÉS 29 ET 30 AVRIL

LES CONCLUSIONS DE LA CONFÉRENCE DE L'ONU SUR LES RÉFUGIÉS 29 ET 30 AVRIL
jeudi 8 mai 2008, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,
CONFÉRENCE INTERNATIONALE DES NATIONS UNIES SUR LES RÉFUGIÉS DE PALESTINE
Siège de l'UNESCO, Paris 29 et 30 avril 2008
CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

1. La Conférence internationale des Nations Unies sur les réfugiés de Palestine a été organisée par le Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien et s'est tenue au siège de l'UNESCO, à Paris, les 29 et 30 avril 2008. La Conférence donnait suite aux résolutions 62/80 et 62/81 adoptées par l'Assemblée générale le 10 décembre 2007.

2. La Conférence avait pour objet de faire le point de la situation actuelle des réfugiés de Palestine et de voir ce que peut faire l'Organisation des Nations Unies pour améliorer leur sort. La Conférence a également examiné les efforts déployés pour trouver une solution concertée, juste et équitable au problème des réfugiés en accord avec les résolutions applicables des Nations Unies, en particulier la résolution 194 de 1948, préalable indispensable au règlement de la question de Palestine et à l'instauration d'une paix globale, juste et durable au Moyen-Orient.

3. Les participants ont examiné les progrès accomplis depuis la dernière conférence internationale des Nations Unies sur les réfugiés de Palestine organisée par le Comité, qui s'est tenue en 2000. Ils ont noté avec une vive préoccupation que, 60 ans après le déplacement initial des Palestiniens à la suite du conflit israélo-arabe de 1948, la situation des réfugiés, qui constituent une population particulièrement vulnérable et défavorisée et dont le nombre dépasse 4,5 millions, est plus précaire que jamais et que le problème n'est pas plus près d'être réglé qu'il ne l'était en 2000. Pendant six décennies et plusieurs générations, ces réfugiés ont vécu en exil hors de chez eux, dans des camps surpeuplés aux infrastructures insuffisantes où ils sont confrontés à la pression démographique, à de graves difficultés socioéconomiques et, souvent, à l'insécurité.

4. Les participants se sont particulièrement inquiétés de la situation dans la bande de Gaza, où la population, composée en majorité de réfugiés, a vu ses moyens de subsistance déjà maigres se détériorer encore en raison d'un blocus israélien ruineux et d'opérations militaires incessantes. Les participants ont appelé à la levée immédiate et sans condition des sanctions imposées par Israël à la bande de Gaza. Ils ont en outre tenu Israël pour pleinement responsable du bien-être et de la protection des réfugiés dans le territoire palestinien qu'il continue d'occuper, y compris la bande de Gaza.

5. Les participants ont aussi exprimé leur soutien à la reconstruction du camp de réfugiés de Nahr al-Bared détruit pendant l'été 2007.

6. Analysant les différentes approches pratiques possibles pour régler la question, les participants ont insisté sur le fait qu'une solution durable du problème des réfugiés de Palestine et, de manière plus générale, du conflit israélo-palestinien dans son ensemble, ne pourrait être trouvée que dans le respect du droit inaliénable des réfugiés de regagner leurs foyers et de récupérer leurs biens. Les participants ont souligné la pertinence constante à cet égard des dispositions de la résolution 194 (III) de l'Assemblée générale et des résolutions ultérieures des Nations Unies sur la question de Palestine qui consacrent ce principe, ainsi que l'importance de l'Initiative de paix arabe.

7. Les participants ont noté que le droit des réfugiés au retour, qui est un principe fondamental et largement reconnu tant sur le plan humanitaire que sur celui des droits de l'homme, ne diminue pas avec le temps et qu'il s'applique tout autant aux Palestiniens déplacés à la suite des hostilités de 1967 qu'aux réfugiés de Palestine de 1948. Les différents dispositifs de réinstallation et d'indemnisation des réfugiés proposés au fil des ans ne font que compléter ce droit inaliénable des réfugiés de Palestine et ne s'y substituent nullement.

8. Les participants ont examiné le contexte politique plus large dans lequel s'inscrit le problème des réfugiés. Ils ont exprimé leur soutien sans réserve au processus politique israélo-palestinien relancé fin 2007 à Annapolis, où les parties se sont engagées à mener de véritables négociations en vue de conclure un accord avant la fin de 2008. Ils ont en outre affirmé que tout accord de paix définitif entre Israéliens et Palestiniens devrait comporter une solution juste et équitable de la question des réfugiés de Palestine.

9. Les participants ont dit considérer que l'ONU doit continuer à assumer sa responsabilité permanente de garante de la légitimité internationale et à défendre les droits des réfugiés de Palestine jusqu'à ce que la question de Palestine soit réglée sous tous ses aspects. Ils ont exprimé au Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien leur sincère reconnaissance pour son utile et important travail de sensibilisation de l'opinion publique internationale à la détresse persistante des réfugiés et pour son rôle de catalyseur des efforts tels que la présente conférence, visant à trouver une solution juste et durable à la question des réfugiés.

10. Les participants ont remercié les États, les organisations intergouvernementales comme la Ligue des États arabes, l'Organisation de la Conférence islamique, le Mouvement des pays non alignés, l'Union africaine et l'Union européenne, et les organisations de la société civile qui ont apporté au fil des ans un soutien sans faille aux droits des réfugiés et qui leur fournissent une aide matérielle afin d'améliorer leurs conditions de vie.

11. Les participants ont souligné que la responsabilité de l'action de secours et de protection des réfugiés de Palestine incombe toujours aux Nations Unies et à ses organismes. Le rôle central joué à cet égard par l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Moyen-Orient (UNRWA) a été particulièrement évoqué et souligné. Les participants ont noté que l'UNRWA doit aujourd'hui faire face à une demande d'assistance et de services croissante, du fait notamment de la crise humanitaire dans la bande de Gaza, et ils ont appelé la communauté des donateurs à redoubler d'efforts et à apporter les concours nécessaires pour satisfaire les besoins immédiats et à plus long terme des réfugiés en matière de développement.

12. Les participants ont également salué les résultats de la Conférence des donateurs qui s'est tenue à Paris et l'aide généreuse que la communauté internationale a promise aux Palestiniens afin de soutenir le processus de paix et de relancer l'économie palestinienne ; ils ont aussi appelé les donateurs à accorder la priorité, dans ce contexte, aux besoins critiques des réfugiés.

13. Les participants ont remercié M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l'UNESCO, de l'aide qu'il a apporté à la préparation de la Conférence et des services de conférence qu'il a mis à leur disposition.

Siège de l'UNESCO, Paris, 30 avril 2008

 

Réponse
Conseiller  Message 3 sur 5 dans la discussion 
De : Surnom MSN7035Dôme Envoyé : 08/05/2008 19:14
Attached Files: communique 60 ans.pdf

Paris, le 8 mai 2008
A l’occasion du 60ème anniversaire de l’Etat d’Israël, l’Union Juive Française pour la Paix condamne toute célébration destinée à « blanchir » l’histoire de la naissance de l’Etat et sa politique actuelle visant à soumettre ou détruire le peuple palestinien. Dans le contexte actuel de guerre coloniale ininterrompue, de l’oppression de tout un peuple qui continue, du siège de Gaza qui se poursuit, la célébration n’est pas de mise, elle est indigne.
La seule célébration possible dans la dignité serait pour nous, celle qui pourrait y associer le peuple palestinien libéré de toute armée et oppression coloniale, dans le contexte d’une paix juste qui reconnaisse les torts causés à la population palestinienne depuis 60 ans et prévoie la reconnaissance de ses droits.
Il y a 60 ans, le 14 mai 1948, l’Etat d’Israël déclare son indépendance. Le bilan de la guerre qui a suivi, c’est l’expulsion de plus de 750000 Palestiniens et leur dépossession! La destruction de près de 500 villages palestiniens dont aujourd’hui il ne reste souvent plus trace. Depuis 60 ans des centaines de milliers de Palestiniens vivent encore dans des camps de réfugiés. Si le 14 mai est la date anniversaire de l’Etat d’Israël, ce jour est aussi la date de commémoration de la « Nakba » (la catastrophe en arabe) pour les Palestiniens.
Aujourd’hui, environ 5 millions de Juifs 5 millions de Palestiniens vivent entre Méditerranée et Jourdain. Les premiers ont un Etat dit «Juif» et occupent 90% de la totalité de cet espace. Les seconds vivent pour des centaines de milliers d’entre eux l’exil la misère et l’oppression des camps de réfugiés, et les mesures discriminatoires s’accentuent contre ceux qui vivent en Israël. Enfin ceux qui vivent dans les Territoires Occupés par cet Etat subissent quotidiennement l’oppression militaire, la destruction de leur société et de leur économie, et la violation permanente de leurs droits les plus élémentaires.
Que signifie une telle célébration dans ces conditions si ce n’est la volonté d’obtenir une reconnaissance internationale des droits du seul Etat d’Israël en même temps que la négation des droits d’un peuple entier qui subit aujourd’hui encore, 60 ans après la création de l’Etat, l’exil et une occupation féroce.
A propos de l’UJFP :
Association de la loi de 1901, l’Union juive française pour la paix (UJFP) milite depuis 1994 pour une paix juste au Proche-Orient, et pour un dialogue judéo-arabe ici en France. Elle est une organisation laïque progressiste et se fait le relais national de l'Union Juive Internationale pour la Paix (UJIP).
Le premier paragraphe de sa charte est :
« Le conflit entre Israéliens et Palestiniens ne peut être résolu qu'en mettant un terme à la domination d'un peuple par un autre, et en mettant en oeuvre le droit à l'autodétermination pour le peuple palestinien, y compris le droit de créer son propre état indépendant. Le retrait d'Israël des territoires occupés depuis 1967 constitue une étape nécessaire à l'accomplissement de l'autodétermination palestinienne. Le droit à l'autodétermination est déjà, bien entendu, clairement établi pour le peuple israélien ».

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Nous ne célébrerons pas l’anniversaire de la naissance d’Israël
publié le vendredi 9 mai 2008

Seymour Alexander, Ruth Appleton, Steve Arloff...
 
Dans une lettre à l’éditeur du Guardian, datée du 30 avril 2008, des membres éminents de la communauté juive britannique font savoir qu’ils ne célébreront pas le soixantième anniversaire d’Israël.

En ce mois de mai, des organisations juives vont célébrer le 60ème anniversaire de la création de l’état d’Israël. On peut le comprendre, si l’on garde à l’esprit les centaines d’années de persécution, dont l’Holocauste fut l’acmé. Pourtant il est des Juifs qui ne s’associeront pas à ces célébrations. Il est temps de reconnaître l’histoire de l’autre, le prix payé par un autre peuple pour l’antisémitisme européen et le génocide hitlérien. Comme le répétait Edward Saïd, ce que l’Holocauste fut pour les Juifs, la Naqba le fut pour les Palestiniens.

En avril 1948, le mois du massacre de Deir Yassin et de l’attaque au mortier du marché de Haïfa, où se trouvaient des civils palestiniens, commença le plan Dalet. Il autorisait la destruction de villages palestiniens et l’expulsion de la population indigène hors des limites de l’état. Nous n’avons pas l’intention de le célébrer.

En Juin1948, à Lydda et Ramleh, pendant les chaleurs du plein été, 70 000 Palestiniens ont été chassés de chez eux sans eau ni nourriture. Des centaines sont morts. Cet épisode est connu comme la Marche à la Mort. Nous n’avons pas l’intention de le célébrer.

Au total, c’est 750 000 Palestiniens qui devinrent des réfugiés. Quelques 400 villages ont été rayés de la carte. Pourtant, ce ne fut pas la fin du nettoyage ethnique. En 1956, des milliers de Palestiniens, citoyens israéliens, furent expulsés de Galilée. Des milliers d’autres quand Israël occupa la Cisjordanie et Gaza. Les réfugiés ont le droit de revenir chez eux ou d’être indemnisés, suivant la loi internationale et la résolution 194 adoptée par l’ONU. Nous n’avons pas l’intention de le célébrer.

Nous ne célébrerons pas la naissance d’un état établi par le terrorisme, les massacre, le vol de la terre d’un autre peuple. Nous ne pouvons célébrer la naissance d’un état qui persiste dans le nettoyage ethnique, qui viole la loi internationale, qui inflige à la population de Gaza la monstruosité d’une punition collective, et qui continue à dénier aux Palestiniens la jouissance des Droits de l’Homme et de leurs aspirations nationales.

Nous ferons la fête lorsque les Arabes et les Juifs vivront en égaux dans un Moyen Orient en Paix.

Seymour Alexander, Ruth Appleton, Steve Arloff, Rica Bird, Jo Bird, Cllr Jonathan Bloch, Ilse Boas, Prof. Haim Bresheeth, Tanya Bronstein, Sheila Colman, Ruth Clark, Sylvia Cohen, Mike Cushman, Angela Dale, Ivor Dembina, Dr. Linda Edmondson, Nancy Elan, Liz Elkind, Pia Feig, Colin Fine, Deborah Fink, Sylvia Finzi, Brian Fisher MBE, Frank Fisher, Bella Freud, Catherine Fried, Uri Fruchtmann, Stephen Fry, David Garfinkel, Carolyn Gelenter, Claire Glasman, Tony Greenstein, Heinz Grunewald, Michael Halpern, Abe Hayeem, Rosamine Hayeem, Anna Hellman, Amy Hordes, Joan Horrocks, Deborah Hyams, Selma James, Riva Joffe, Yael Oren Kahn, Michael Kalmanovitz, Paul Kaufman,, Yehudit Keshet, Prof. Eleonore Kofman, Rene Krayer, Stevie Krayer, Berry Kreel, Leah Levane, Les Levidow, Peter Levin, Louis Levy, Ros Levy, Prof. Yosefa Loshitzky, Catherine Lyons, Deborah Maccoby, Daniel Machover, Prof. Emeritus Moshe Machover, Miriam Margolyes OBE, Mike Marqusee, Laura Miller, Simon Natas, Hilda Meers, Martine Miel, Laura Miller, Arthur Neslen, Diana Neslen, Orna Neumann, Harold Pinter, Roland Rance, Frances Rivkin, Sheila Robin, Dr. Brian Robinson, Neil Rogall, Prof. Steven Rose, Mike Rosen, Prof. Jonathan Rosenhead, Leon Rosselson, Michael Sackin, Sabby Sagall, Ian Saville, Alexei Sayle, Anna Schuman, Sidney Schuman, Monika Schwartz, Amanda Sebestyen, Sam Semoff, Linda Shampan, Sybil Shine, Prof. Frances Stewart, Inbar Tamari, Ruth Tenne, Martin Toch, Tirza Waisel, Stanley Walinets, Martin White, Ruth Williams, Naomi Wimborne-Idrissi, Devra Wiseman, Gerry Wolff, Sherry Yanowitz.

publié par l’UJFP le 6.05.2008

http://www.ujfp.org/modules/news/article.php ?storyid=385

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Nul doute que l’aisance des uns se construit sur le déni des autres
publié le vendredi 9 mai 2008

Daniel Vanhove
 
Un citoyen belge, solidaire du peuple palestinien, dénonce, d’Autriche en Palestine, l’étrange capacité et "l’accablante lâcheté"de ne pas voir ce qui se passe autour de nous. Sauf que pour la Palestine, 60 ans après la Naqba, la catastrophe de 1948, on sait...

Sans doute avez-vous entendu parler ces derniers jours de Josef Fritzl, ce septuagénaire de la ville d’Amstetten en Autriche, dont vous ignoriez probablement l’existence auparavant. Si c’est le cas, sans doute avez-vous été atterré de découvrir que cet individu avait commis sur sa famille, d’épouvantables méfaits que personne dans son entourage n’a semblé avoir remarqués… Aujourd’hui, tant les autorités que les médias se demandent, incrédules, comment de tels événements ont pu se produire sans éveiller la curiosité de certains voisins, quand la maison des Fritzl est située dans une rue animée de la localité. Comment penser qu’une ville moderne, dotée d’infrastructures récentes, parcourue par des services à la population tels la poste, la voirie, la police, et différentes régies, n’ait pas été plus attentive à de tels faits !? Sans doute, vous demandez-vous comment de tels sévices ont pu s’exercer sur des personnes plus faibles et démunies pendant près de 25 ans, dans l’un de ces pays si fiers de leur appartenance à l’Europe contemporaine !?

Sans doute, notre malaise face à ce genre de drame devrait-il nous renvoyer à nous-mêmes et à notre capacité ou non d’exercer notre attention, d’observer et s’il le faut, d’alerter les autorités sur ce qui se déroule autour de nous comme tragédies quotidiennes… au lieu de n’être capables que de ré-actions, toujours à posteriori, toujours trop tard. Il paraît que 200 habitants munis de cierges se sont réunis sur la place centrale pour exprimer leur soutien à la famille, et montrer au monde que la ville est sans le moindre doute une cité où de telles abominations ne peuvent advenir sans que ses habitants ne se mobilisent. Mais hélas, après coup.

Parallèlement, nul doute que nous aurons droit pendant quelques jours encore, aux indigestes manifestations des 60 ans d’existence de l’Etat d’Israël, en mémoire au 14 mai 1948. Nul doute qu’en de multiples endroits, des minutes de silence rivaliseront avec des moments de recueillement et des discours convenus de nos représentants illustres toujours prompts à se remémorer les fautes du passé – et donc des autres – plutôt que de prendre en compte les dérives présentes – dont ils sont directement responsables… C’est tellement plus commode !

Et nul doute que dans la foulée, ceux-là s’empresseront de fêter avec d’autant plus de faste et de bruit l’anniversaire d’un Etat qui pratique pourtant l’apartheid, que le silence se fait lourd et dès lors complice sur une Palestine désormais démembrée. D’aucuns, et non des moindres, afficheront des sourires satisfaits, flûte de champagne à la main et zakouskis plein la bouche, pour fêter l’évènement.

Nul doute que dans le même temps, une population à genoux continuera à se traîner dans ce qui lui reste de lambeaux de territoire ; que des adultes continueront à se priver de tout pour éduquer leurs enfants ; que des vieillards n’auront toujours pas les soins minima qu’ils nécessitent ; que des hommes seront encore punis collectivement pour n’importe quel injuste motif ; que des femmes seront soumises à d’incessantes humiliations ; que des adolescents seront emprisonnés et torturés ; que des enfants seront déstructurés à vie ; que des nourrissons naîtront toujours dans des situations de plus en plus précaires ; que des terres violées en de multiples endroits seront encore et encore pillées et redistribuées à des voleurs sans vergogne. Et même, que des rapports très officiels, établis par de prestigieux organismes reconnus internationalement, continueront à dénoncer les multiples dérives de cet Etat israélien qui bafoue toute règle démocratique dès qu’il s’agit des populations arabes de la région… mais resteront sans lendemain.

Sauf à se rappeler vaguement, que là aussi 60 ans se sont écoulés… mais d’une Naqba qui n’en finit pas ! Et qu’au lieu de champagne y coulent des larmes, et qu’à la place de buffets débordants les rations de produits élémentaires y sont désormais dramatiquement comptée.

L’énorme différence dans le cas présent, c’est qu’il n’y a nul doute que tout ce beau monde sait ce qu’il en est. Tout ce beau monde sait que cet Etat ivre de son impunité perpétue ses crimes et ses mensonges dans une conspiration du silence à laquelle chacun de nos pays si « démocratiques », participe ! Un peu comme si, après avoir découvert les atrocités perpétrées par Josef Fritzl sur sa famille, chacun détournait le regard et poursuivait sa route... Personne ne semble vouloir voir ni reconnaître la tragédie qui se poursuit. Les quelques (trop) rares tentatives de dénonciation d’une telle situation sont désormais étouffées par une mauvaise conscience du passé, singulièrement entretenue par des voix plus fortes et des médias dominants mieux orchestrés. Et donc, nul doute que la fête en question battra son plein, que la musique et les danses feront un temps perdre la tête à beaucoup… ajoutant au délit, la volonté de l’oubli et l’encouragement à continuer d’ignorer ces faits tragiques et incontestables.

Chantez, riez et buvez donc… le jour arrive où cette injustice flagrante, cette dérive mortelle, et cette accablante lâcheté reviendront tel un boomerang à la face de ceux qui auront dansé sur le cimetière palestinien qu’ils auront creusé et entretenu pour la naissance d’un Etat raciste et moribond dans sa définition, qui paiera cher ses crimes et eux cette forfaiture !

Daniel Vanhove – Observateur civil Auteur de La Démocratie Mensonge

08.05.08 Chapô : CL, Afps

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