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Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.

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1. Le capital et l'antisémitisme

What made it difficult for many people to grasp the very nature of the Nazi economic system was the fact that the Nazis did not expropriate the entrepreneurs and capitalists openly and that they did not adopt the principle of income equality which the Bolshevists espoused in the first years of Soviet rule and discarded only later. Yet the Nazis removed the bourgeois completely from control. Those entrepreneurs who were neither Jewish nor suspect of liberal and pacifist leanings retained their positions in the economic structure. But they were virtually merely salaried civil servants bound to comply unconditionally with the orders of their superiors, the bureaucrats of the Reich and the Nazi party. The capitalists got their (sharply reduced) dividends. But like other citizens they were not free to spend more of their incomes than the Party deemed as adequate to their status and rank in the hierarchy of graduated leadership. The surplus had to be invested in exact compliance with the orders of the Ministry of Economic Affairs.


Trois livres sont écrits à ce sujet par l'historien anglais Anthony Sutton : Wall Street and FDR, Wall Street and the bolshevik revolution et Wall Street and the rise of Hitler. Il y montre que certains financiers américains sont à l'origine de ces politiques étatiques, permettant un bien meilleur controle de l'économie.


This is the third and final volume of a trilogy describing the role of the American corporate socialists, otherwise known as the Wall Street financial elite or the Eastern Liberal Establishment, in three significant twentieth-century historical events: the 1917 Lenin-Trotsky Revolution in Russia, the 1933 election of Franklin D. Roosevelt in the United States, and the 1933 seizure of power by Adolf Hitler in Germany.

Each of these events introduced some variant of socialism into a major country — i.e., Bolshevik socialism in Russia, New Deal socialism in the United States, and National socialism in Germany.

Contemporary academic histories, with perhaps the sole exception of Carroll Quigley's Tragedy And Hope, ignore this evidence. On the other hand, it is understandable that universities and research organizations, dependent on financial aid from foundations that are controlled by this same New York financial elite, would hardly want to support and to publish research on these aspects of international politics. The bravest of trustees is unlikely to bite the hand that feeds his organization.


Cependant ce contrôle de l'économie par l'état n'est jamais un contrôle par le peuple lui-même, mais par l'intermédiare de gouvernements "aux ordres" du grand capital, Annie Lacroix-Riz évoque ce problème en France dans cette conférence. A. Sutton explique ce problème dans "The Federal Reserve Conspiracy".

This is a short history of money and finance in America. Professor Sutton carefully documents the secret plans of a small group of wealthy bankers to gain control of the financial and political power of the United States using government documentation to validate his charges.

On se retrouve dans la même problématique que celle décrite par Jacques Ellul dans l'article Victoire d'Hitler ?, écrit en 1945. J. Ellul raconte que la que la guerre totale menée contre Hitler nous amena à nous lancer de manière irreversible sur la même voie que lui :

Bien sûr !  on ne pouvait pas faire autrement. Mais il est assez remarquable de constater que là encore nous avons dû suivre les traces d'Hitler. Pour réaliser la mobilisation totale de la nation, tout l'Etat doit avoir en mains tous les ressorts financiers économiques, vitaux, et placer à la tête de tout des techniciens qui deviennent les premiers dans la nation. Suppression de la liberté, suppression de l'égalité, suppression de la disposition des biens, suppression de la culture pour elle même, suppression des choses, et bientôt suppression des gens inutiles à la défense nationale. L'Etat prend tout, l'Etat utilise tout par le moyen des techniciens. Qu'est ce donc sinon la dictature ? C'est pourtant ce que l'Angleterre aussi bien que les Etats-Unis ont mis sur pied ... et ne parlons pas de la Russie. Absolutisme de l'Etat. Primauté des techniciens. Sans doute nous ignorons le mythe anti-juif, mais ignorons nous le mythe anti-nazi ou anti-communiste ? Sans doute ignorons nous le mythe de la race, mais ignorons nous le mythe de la liberté ? Car on peut parler de mythe lorsque dans tout les discours il n'est question que de liberté alors qu'elle est pratiquement supprimée partout.

Le tour de passe-passe visant à transferer la critique de la finance vers le peuple juif est donc d'autant plus fort que l'on a la preuve qu'Hitler fut financé par les banques américaines. Il poursuit la même politique economique que F. D. Roosevelt et l'URSS, parce qu'il est au service des mêmes financiers de Wall Street.


1.4 Le rapport avec l'antisémitisme

Observons bien ces trois pays à l'époque. L'antisémitisme d'Hitler est évident.


1.4.1 L'antisémtisme en URSS
En URSS il est attesté, évoqué d'ailleurs par L. Trotsky. Cet antisémitisme est d'ailleurs de façon plus affirmée contre le judaïsme, il n'avait pas besoin lui de séduire les chrétiens pour s'imposer !

La prise du pouvoir par les Bolcheviques en 1917 a donné lieu à de grandes campagnes en faveur de l'athéisme dans les années 20 : l'hébreu, considéré comme langue "contre-révolutionnaire", est mis hors-la-loi, les synagogues fermées, les mouvements politiques juifs interdits et la culture juive étouffée.
En s'éloignant de leurs origines, plusieurs Juifs arrivent tout de même à intégrer l'appareil du Parti communiste (Trotsky, Zinoviev,…). De 1930 à 1939, c'est un Juif qui est en charge de la politique étrangère soviétique, avant d'être relevé de ses fonctions à la signature du pacte germano-soviétique de non-agression.

En 1947, les autorités empêchent la sortie du Livre noir, un recueil de témoignages sur les atrocités perpétrées par les nazis contre les Juifs, rédigé à la demande du comité antifasciste juif d'Union soviétique. Les membres de ce comité seront accusés de "cosmopolitisme" et emprisonnés en 1948.

Puis suite à la guerre des six-jours :

La guerre des Six Jours, qui voit la défaite des armées arabes équipées par l'URSS, donne lieu à une campagne officielle contre les Juifs : le judaïsme est présenté comme une religion criminelle, raciste et haineuse, et les Juifs comme des comploteurs cherchant à dominer le monde.

1.4.2 L'antisémitsme aux USA et le fordisme
Aux USA, l'inaction contre les camps d'extermination est déja un signe important de l'attitude de F.D. Roosevelt.

For President Roosevelt, America was a "Protestant" nation,8) and Jews were here on suffrance. F.D.R.¸s feelings about Jews (and Catholics) are clear from a private conversation with Leo Crowley, the Catholic economist and wartime Alien Property Custodian. One day in January 1942, Roosevelt proclaimed to a shocked Crowley: Leo, you know this is a Protestant country, and the Catholics and the Jews are here on sufferance. It is up to both of you [Crowley and Henry Morganthau, a Jew and Secretary of the Treasury] to go along with anything that I want at this time.
FDR'S ANTISEMITISM
Mais c'est l'attitude de l'élite qui permet de cerner le problème. Nous avons déja vu sur ce blog dans les rapports d'IBM avec l'holocauste, le cas d'une entreprise américaine de renom qui participa directement à l'extermination des juifs.

Il se trouve que Henri Ford, qui participa avec Exxon à l'armement des nazis pendant toute la guerre (cf. Le mythe de la bonne guerre, et Profits über alles) à écrit un livre fortement antisémite, où l'on lit entre autre :


Un des leitmotive du livre, qui sera abondamment repris par le nazisme, est la complicité entre le judéo-bolchevisme et la finance capitaliste juive, dans une conspiration pour imposer à la planète un gouvernement juif mondial ; par exemple, le gouvernement soviétique recevrait de l’argent des hommes d’affaires juifs d’Europe et d’Amérique. Le même raisonnement vaut pour les mouvements sociaux dans les pays occidentaux, la Grande-Bretagne ou l’Amérique. Certes, tous ces arguments n’ont pas été inventés par Ford et ses scribes, mais son livre rassemble, dans une puissante synthèse, les discours antisémites qui circulaient, au début des années 1920, un peu partout dans le monde.
Henry Ford, inspirateur d’Adolf Hitler 

Avec Henry Ford pourtant l'antisémitisme veut se parer d'une aura "scientifique" (comme chez certains allemands), s'inscrivant ainsi dans la tradition rationelle du racisme au 19e siècle. Le juif dérange toujours, mais ce ne serait plus pour sa religion mais pour une infamie "intrinsèque", héréditaire. Comme s'il était l'expression d'un mal imanant, on retrouve la logique païenne de l'être qui porte en lui son essence, manichéenne, toute noire ou toute blanche.

Notons que le fordisme fût à la base de l'orginastion sociale en occident jusqu'à aujourd'hui, où l'on parle de post-fordisme.

Le pourquoi de ces financements de Wall Street se trouve probablement dans America's Secret Establishment, écrit également par A. Sutton. Outre une explication du fonctionnement de l'élite américaine, on y lit un lien fort entre le paganisme des élites américaines et celui des nationaux-socialistes, que l'on pourrait aujourd'hui étendre en France à l'extrême droite "celtique".

1.5 Conclusion de la première partie
Cette manie de reporter sur le peuple juif le complot de la finance semble être un leitmotiv de l'antisémitisme. On la retrouve aussi bien en Allemagne nationale-socialiste, qu'en URSS et chez Henry Ford aux USA.

Elle s'accompagne d'une domination fortement marquée par :
- la puissance de l'état, des doctrines d'organisation sociales pour mettre au pas les populations (Arbeit macht frei),
- des liens étroits avec la finance,
- une spiritualité païenne, très marquée chez les national-socialistes, elle avance masquée mais très puissante dans l'élite américaine. En URSS elle est occultée, c'est à dire qu'elle agit en toile de fond mais n'est visible que dans la symbolique : , le marteau et compas sur le drapeau de la RDA sont des symboles maçonniques, l'étoile rouge, la même idéologie de l'homme nouveau.

Ces quatres liens sont quatre raisons d'opposition avec le judaisme qui prone la liberté dans l'autonomie de peuples nomades (le peuple d'Israël d'avant l'exil) et sans patrie (le peuple d'Israël après l'exil, la diaspora), interdit l'usure (l'interêt sur lequel repose la finance) et adore un seul dieu transcendant, opposé aux visages multiforme du paganisme et son culte d'une nature immanente (qu'il oeuvre pourtant à détruire ou mettre au pas).

Le façonnement d'un "homme nouveau" et mystique par les "nouvelles spiritualités", parfois occultée derrière des pédagogies d'avant-garde, est l'objectif de ces trois grandes puissances, et la SS en était l'avant garde. Cet objectif avait un obstacle principal, des millions de juifs dont la religion et la culture était aux antipodes  des objectifs annoncés. (Voir Le Progrès, évolution ou construction ? )

Une question se pose pourtant, criante aujourd'hui dans les souffrances d'un autre peuple.  Elle est l'objet de la deuxième partie de cette étude : Comment comprendre aujourd'hui le lien fort entre les états-unis et Israel. Pourquoi l'élite occidentale fortement antisémite est-elle maintenant prête à tout pour soutenir l'état d'Israël ?


Source : "Les enjeux de l'antisémitisme" :

1. Partie I : Le nazisme et le capital - Wottan et Mammon
2. Partie II : Israël et le sionisme - le nationalisme contre la religion
3. Partie III : L'Islam, l'islamophobie et l'antisémitisme
4. Partie IV : le New Age et la fin de la laïcité
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