Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations unies prévoyait que la Palestine soit divisée en deux États, l’un juif
et l’autre arabe, Jérusalem étant dotée d’un statut international.
La guerre de 1948 a débouché sur un tout autre partage. Israël a agrandi son territoire d’un tiers, et 800.000 Palestiniens ont subi l’exil (la Naqba). Quant à l’État arabe, mort né, Israël, la
Jordanie et l’Égypte s’en sont partagé les dépouilles.
Après la guerre de juin 1967 la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza sont occupées par Israël.
La négation persistante des droits des Palestiniens a entraîné le Proche-Orient dans une spirale tragique. Plus que jamais, la solution du conflit israélo-palestinien constitue la condition
nécessaire – même si elle n’est pas suffisante – d’une paix durable dans toute la région.
La colonisation accélérée, la construction du mur, la multiplication des check-points, les incursions militaires ont transformé la Cisjordanie en une mosaïque de petites prisons et Gaza reste une
prison à ciel ouvert.
Alors que de nouvelles tentatives de négocier une solution s’inscrivent dans l’agenda diplomatique, il nous semble primordial de rappeler qu’un règlement politique du conflit doit se baser sur les
résolutions des Nations unies de 1947 à nos jours.
Le 17 mai 2008, la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine1, organise un grand rassemblement pour rappeler cette exigence élémentaire de justice, conformément au droit international : un
État palestinien souverain sur l’ensemble des territoires occupés par Israël en 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale ainsi qu’une solution juste du problème des réfugiés, fondée sur la
reconnaissance du tort qu’ils ont subi et des droits qui en découlent. Elle appelle le gouvernement français à passer des paroles aux actes et à mobiliser en ce sens les États membres de l’Union
européenne.
Nous vous invitons à rejoindre cet appel.
Campagne menée par les associations de la Plateforme :
AFPS (Association France Palestine Solidarité), Afran-Saurel, Agir ensemble pour les droits de l'Homme, AITEC, AJPF (Association des villes françaises jumelées avec des camps de réfugiés
palestiniens), Association Pour Jérusalem, CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le développement), Cedetim, CEMEA (Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active), CICUP
(Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les universités palestiniennes), CIMADE, Collectif judéo-arabe et citoyen pour la Paix, Comité Pays de Loire Gaza Jérusalem Méditerranée,
CRID, CVPR-PO (Comité de vigilance pour une paix réelle au Proche-Orient), EMDH (Enfants du Monde - Droits de l'Homme), ERM (Enfants Réfugiés du Monde), Fédération Artisans du Monde, Génération
Palestine, GREF (Groupement des retraités éducateurs sans frontières), Handicap International, LDH (Ligue des droits de l'Homme), MIR (Mouvement International de la Réconciliation), Mouvement de la
Paix, MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), Palestine 33, Ritimo, Secours Catholique-Caritas France, SIDI (Solidarité internationale pour le développement et
l’investissement), Terre des Hommes France, Tiens Voilà Encore Autre Chose !, UJFP (Union Juive Française pour la paix).
Avec le soutien de :
ABP (Association Belgo-Palestinienne), CECP (Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine), CCIPPP (Campagne Civile Internationale Pour la Protection du Peuple
Palestinien), CBSP (Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens), Comité pour une paix juste au Proche-Orient – Luxembourg, Comité Urgence Palestine - Suisse, Femmes en Noir, GUPS (Union
générale des étudiants palestiniens en France), Peuples Solidaires, SUD Rail.
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17 MAI : << PAIX COMME PALESTINE >>, PORTE DE VERSAILLES
Dans la foulée de ce 60ème anniversaire, l'UJFP s'associe aux << 6 heures pour la Palestine >>, une grande journée politico-culturelle organisée à Paris par la Plate-forme des ONG
françaises pour la Palestine. Cette manifestation aura lieu au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Des appels signés par de nombreuses personnalités sont déjà en circulation pour cet
événement, intitulé << Paix comme Palestine - 60 ans après, la paix par le droit >>. Des artistes de renom seront présents, ainsi que des intellectuels, des hommes et des femmes
politiques et d'autres personnalités. Des débats, des concerts et de nombreuses animations sont également au programme. Les militants de l'UJFP tiendront le stand consacré au thème des
anticolonialistes israéliens. Les billets sont en vente pour 15 EURO (10 EURO pour chômeurs et précaires). De 16h30 à 22h30 au Parc des Expositions de la Porte de Versailles (M° Porte de
Versailles). Pour aider à financer cet événement, vous pouvez également souscrire à un bon de soutien, pour lequel vous sera remis un reçu pour vous impôts. Tout don de 50 EURO ou plus donnera
droit à un abattement fiscal de 66%. Vous trouverez un bon de soutien dans le fichier attaché <BON de - 60 ans soutien>.
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SOUTENEZ LA CAMPAGNE « PAIX COMME PALESTINE »
A l’occasion du 60ème anniversaire de 1948, du partage de la Palestine et de la création d'Israël, la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine lance une campagne de sensibilisation pour
renforcer la mobilisation citoyenne en faveur de la justice, de la paix et du dialogue au Proche-Orient. Dans le cadre de cette campagne, une grande initiative publique se tiendra le 17 mai 2008 au
Parc des expositions de la Porte de Versailles : à travers l’engagement de chanteurs et de musiciens, la prise de parole de personnalités et d’acteurs de la solidarité, et des débats historiques et
politiques, nous réaffirmerons notre volonté commune de contribuer à l’établissement d’une paix juste au Proche-Orient sur les bases du droit international.
Nous vous invitons à soutenir notre campagne grâce au bon de soutien ci-dessous :
BON DE SOUTIEN
à retourner à la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine –
14 Passage Dubail- 75010 Paris
Tél. 01 40 36 41 46
courriel : pfpalest@club-internet.fr
www.plateforme-palestine.org
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Les chèques sont à libeller à l’ordre de « Plateforme Palestine » /
Les virements bancaires sont à effectuer sur le compte de
la Plateforme, à la Caisse d’Epargne, agence Château d’eau, n° 04275905193
Une place offerte pour l’évènement du 17 mai 2008 à partir de 50 € de don.
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Aimé Césaire : Le Nègre disparaît pour laisser place au
symbole
lundi 21 avril 2008 , proposé par welobo
Source http://identitenegre.blogspot.com
Toussaint Louverture, Mandela, Luther King, Che Guévara etc. et aujourd’hui Césaire, ont tous un point commun : peu
d’honneurs leur ont été rendu de leur vivant ou pendant leur action. Mais ils sont tous devenus des symboles après avoir été honni, parfois même combattu. Les linguistes disent que le symbole
c’est le signe qui n’a pas de lien motivé avec la réalité qu’il veut désigner. Les hommages politiques et médiatiques ronflants, au père de la négritude qui vient de s’éteindre, viennent de
confirmer une fois de plus que l’érection des symboles, c’est peut être ce que l’Occident en général et la France en particulier a su garder du « mirage grec ». L’écriture est arrivé
tardivement en Grèce, on pourrait y voir là, peut être, une des raisons historiques qui expliquerait les usages contemporains des « symboles », « totalement désacralisés »
dans le monde occidental.
Après avoir été superbement ignoré avant d’être relégué au rang de simple figure locale, le nègre fondamental, est
redécouvert, au lendemain de sa mort, sous un jour nouveau. Presque réhabilité, en tombant dans le domaine public et en recevant les honneurs officiels d’un Etat qui ne l’a pas reconnu de son
vivant. Il n’est plus le rejeton insoumis de la République, mais un symbole pour la France. L’avalanche des témoignages de sympathie de la part d’une classe politique hexagonale est peut être le
signifiant d’une hypocrisie qui entoure souvent les beaux discours sur l’égalité, la fraternité, la liberté et le respect de l’Autre. Que signifie cette aporie ? Ce paradoxe est en tout cas
lourd de sens tant il traduit de manière parfaite ce décalage entre les valeurs prônées et la réalité ?
Le symbole a ceci de particulier qu’il masque la réalité qu’il veut incarner tout en la représentant. De cette manière, il
devient trompeur. Il est juste là, érigé tel un sphinx, pour faire le beau. Sa puissance c’est son apparat. De cette manière, il s’impose tel un label esthétique à travers lequel l’expérience
« sensible » se découvre, se livre aux hommes. Signifiant trompeur, dont le contenu est parfois loin de la réalité. Représentation de l’absent, il se veut le code arbitraire qui n’est
pas ce qu’il désigne, et s’en sépare par la coupure sémiotique. Ainsi, Césaire le nègre, l’ennemi de l’intérieur, le combattant anti-colonialiste devient dans la version symbolique le poète de
l’universel, le combattant de l’humanité, l’homme universel. De la même manière que, le symbole Mandela oblitère vingt sept années de sa vie de lutte contre l’Apartheid, passées en prison dans
l’indifférence quasi générale et avec la complicité des puissances occidentales, le symbole Césaire masque sa révolte contre le colonialisme et sa lutte contre la négation de l’homme noir. Le
symbole Che Guevara couvre d’un voile impudique son assassinat par la CIA et sa révolte contre l’impérialisme. Le symbole de l’Abbé Pierre enterre son combat pour les mal logés, alors que celui
de Martin Luther King efface sa lutte contre le racisme de l’Amérique blanche et l’oppression cruelle du système fédéral envers les Noirs.
C’est que la réalité frappe, le symbole lui reste muet. On admire le symbole mais on refuse de voir la réalité. Le symbole
est inoffensif, il dérange moins, il est loin, éloigné de ce qu’il porte et colporte en significations, c’est en cela qu’on le préfère. Il n’est plus là pour rappeler ce pourquoi ils ne
l’aimaient, le martyrisaient. Le symbole c’est le cache sexe du Roi, le voile de la domination, l’uniforme de la suprématie, le pagne de l’oppression, le « baiser de la mort »,
« le cadeau empoisonné » l’étendard de la bonne conscience. Il est une forme d’esthétisation politique et idéologique de tous ces combats, de toutes ces luttes et résistances ayant
comme fondement la défense de l’humain ou encore la lutte contre les injustices, la négation et l’exploitation de l’Autre, etc. C’est de la récup au nom des conventions, des convenances, du
confort. « Nous n’aimons pas leurs combats, mais nous vouons un culte pharaonique à l’idéal qu’ils expriment, disent-ils ». « Nous n’aimons pas leurs luttes, mais les idées
qu’elles expriment ».
L’érection du symbole est une opération de déconstruction du message, un détournement symbolique de la résistance, un
ensevelissement du message. Le symbole édulcore, euphemise, les vérités crues du message porté par tous ces hommes épris de justice. Le symbole, c’est la complaisance dans la beauté des idéaux et
le refus de la laideur du combat. Le refuge dans la paresse des mots (blabla et blabla), des discours, de la rhétorique républicaine creuse à l’image de cette avalanche puant d’hommages qui
emporte désormais le cadavre du Nègre fondamental dans son voyage au pays natal. Le symbole est le tombeau du résistant, l’épitaphe du combattant. Il ne signifie rien pour ceux qu’ils l’érigent.
Ceux qui chantent aujourd’hui les louanges du chantre de la négritude sont les mêmes qui ont tenté hier de justifier à travers une loi inique l’entreprise criminelle de la colonisation. Quel
curieux paradoxe !
Césaire Nganga.
Source http://identitenegre.blogspot.com