Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
Suite de l’interview d’Avraham Burg. Il ne manquait plus qu’il se déclare être un OGRES. Dieudonné bientôt en Israël ? LIBERATION :Votre livre devait s’appeler « Hitler a vaincu » et non « Vaincre Hitler ». Pourquoi avoir finalement changé le titre ? AVRAHAM BURG : A cause de ma mère. C’était un titre délibérément provocateur pour secouer les esprits. il y a deux hémisphères dans le cerveau juif, l’un très extraverti et l’autre très introverti ; l’un universaliste et l’autre particulariste. Depuis soixante ans, le particularisme a pris le dessus avec les thématiques liées à l’État et à la terre avec l’idée que le monde entier est contre nous et que nous sommes entourés d’ennemis, une identité qui repose sur deux piliers : Dieu d’un côté, la Shoah et la paranoïa de l’autre. Il est temps maintenant que cette part universaliste du judaïsme reprenne le dessus. J’en vois les signes dans la pensée juive libérale en Europe ou aux États-Unis mais aussi en Israël même. Un tournant se dessine au moins vers un point d’équilibre entre ces deux composantes. Dans les jeunes générations ou parmi les écrivains, de plus en plus de gens changent, quittent le traumatisme pour évoluer vers la confiance. Plus les gens sont désespérés,plus ils sont à la recherche de raisons de reprendre confiance et ce sont ces pistes que je tente d’explorer avec mon livre. Je suis un utopiste optimiste l’État a été fondé sur la loi du retour qui définit le juif comme tout individu né d’une mère juive ou converti au judaïsme, et ne pratiquant pas une autre religion. C’est la définition du juif par le nazisme, les lois de Nuremberg. Il y a un monopole des rabbins sur l’identité civile. Je pense au contraire qu’Israël devrait devenir le pays de tous ces juifs et de tous ces citoyens dont la majorité définira le caractère. Tant que le lien entre la nationalité israélienne et les lois de Nuremberg ne sera pas rompu, Hitler continuera indirectement de définir qui est juif. Hitler aura gagné. « Utopiste optimiste », comment voyez-vous donc l’avenir ? Ce qui m’inquiète, c’est que le conflit nous dépasse. Tant que c’est entre nous et les Palestiniens, tout est possible mais si cela entre dans le clash mondial des civilisations, cela devient impossible. Pour moi, le monde n’est pas divisé entre chrétiens et musulmans, mais entre citoyens de civilisations démocratiques et civilisations théocratiques. On peut dialoguer avec certains d’entres eux. Et ils sont au pouvoir, en Palestine, en Égypte, en Jordanie et peut-être même en Arabie Saoudite. Il y a des opportunités qui n’étaient pas là il y a cinquante ou soixante ans, nous avons changé : aujourd’hui, une majorité d’Israéliens est prête à abandonner les colonies. Ce sera difficile mais le temps est venu. Beaucoup de gens disent : dans l’ADN juif, il y a très peu d’années de souveraineté, d’indépendance et beaucoup d’années d’exil. Peut-être qu’on est pas fait pour avoir un État, qu’on ne sait pas...Moi je trouve que c’est un chance formidable d’avoir cet État d’Israël : le terrain d’expérimentation d’un rêve de deux mile ans. Et nos rêves concernent le monde. Pouvez-vous imaginer un monde sans les juifs ? Sans Jésus Christ et la naissance de la chrétienté, sans Spinoza, le XXe siècle sans Freud et Einstein, etc. Pendant deux mille ans, en tant qu’individus, ou en tant que culture, nous avons contribué à la civilisation universelle. Maintenant, le défi est de contribuer à la création d’un État palestinien. En Israël, depuis quelques années, les gens adorent l’idée qu’Israël est un « État juif démocratique ». Et je leur dis : les gars, écoutez, c’est une définition très problématique. Je comprends pourquoi vous l’aimez parce que vous défendez les juifs et vous défendez la démocratie. Pas de problème. Mais disons qu’un jour, on décide d’arrêter de se battre. Vous aurez un conflit entre l’élément « juif » - principalement religieux, qui voit dans Dieu l’origine des choses- et l’élément « démocratique » - qui voit des causes humaines. Qui décide ? L’Église ou l’État ? Les rabbins ou les élus ? Un État juif démocratique est une pure contradiction, qui n’a pas encore explosé à cause de la guerre. Mais, dès qu’il y aura la paix, ça va craquer : Si on dit qu’Israël est un État automatiquement juif, quand nous aurons une majorité arabe à cause de la démographie, on sera obligé d’appliquer le caractère juif par la force. Nous, la majorité des gens habitant ici, devrons définir ce que sera cet État. Avec les Palestiniens ? Au moment des accords d’Oslo (sept.1993, ndlr), soudain, sans qu’on s’y attende, 80% des Palestiniens et 80% des Israéliens étaient pour cette paix. Et tout s’est évaporé. Il y a quelque chose qui ne marchait pas dans Oslo, c’était du troc immobilier : tu prends cette maison, moi je prends cette rivière. Mais les Israéliens sont restés insensibles aux traumatismes Palestiniens. Les dirigeants israéliens n’ont jamais accepté notre responsabilité dans la situation des réfugiés palestiniens. Nous devons reconnaître leur grand traumatisme de 1948, leur exil, et ils doivent reconnaître notre traumatisme de l’Holocauste. Avez-vous été surpris par le tollé provoqué par votre livre ? Je savais qu’avec ce livre je touchais au noyau même de l’identité israélienne d’aujourd’hui. Et je savais qu’il susciterait une violente polémique parce que je représente une sorte d’icône de l’establishment israélien-bien que je sois retiré de la vie politique : j’ai été conseiller de Shimon Pérès alors Premier ministre, j’ai été député, président de la commission éducation de la Knesset, président de l’Agence juive, puis président de la Knesset...Et j’ose mettre sur la table des questions que beaucoup d’Israéliens se posent mais gardent enterrés au fond d’eux-mêmes. Il n’y a rien d’étonnant donc au caractère vibrant de la polémique, d’autant qu’en Israël la liberté d’expression est totale.Je me souviens d’un passant qui m’a abordé et s’est écrié, indigné : « Vous avez écrit contre la Shoah ! ». Je lui ai répondu : « Et vous, vous écrivez pour la Shoah ? » Les Israéliens de plus de 50 ans, pour simplifier disons « les vieux travaillistes », ceux qui ont construit l’État, m’ont reproché de poser ce genre de questions. Alors que les plus jeunes disent au contraire que je pose de bonnes questions, même s’ils ne sont pas d’accord avec mes réponses. Recuilli par Annette Lévy-Willard et Marc Semo. Lire la première partie de l’interview, ICI. Contact LesOgresAFRIQUE/ afrika.afrika1@gmail.com |
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"LES JUIFS SONT INSENSIBLES A LA SOUFFRANCE DES AUTRES." Partie 2
dimanche 6 avril 2008 , par lesOgresAFRIQUE |
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