Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
UN ARTICLE QUI NOUS FAIT COMPRENDRE BIEN DES CHOSES AUTEUR : Gilad ATZMON جيلاد أتزمون Le droit à l’autodétermination est une approche luxueuse de la conservation du pouvoir réservée aux riches, aux forts et aux privilégiés. Vu que les sionistes tiennent les rênes du pouvoir politique international, en raison de leur influence dans des positions de pouvoir importantes, ainsi que la puissance militaire leur permettant de défendre leur droit à l’autodétermination, tout débat politique, actuellement, sur la légitimité de ce concept, ne peut qu’inévitablement conduire à un déni de ce que nous en sommes venus à reconnaître comme le droit palestinien à l’autodétermination. Pourtant, au lieu d’exiger ce droit, actuellement impraticable, nous devrions lutter pour défendre le droit des Palestiniens et des Arabes à se rebeller contre l’État juif et contre l’impérialisme sioniste mondial. Au lieu de perdre notre temps dans des fantasmagories rhétoriques, nous ferions bien mieux de dénoncer la politique et la pratique tribales juives pour ce qu’elles sont.Soutenir la Palestine, c’est avoir le courage de dire ce que nous pensons et d’admettre ce que nous voyons.
Un citoyen du monde, cosmopolite et athée L’année dernière, dans une petite église d’Aspen, dans le Colorado, lors du débat faisant suite à ma conférence, une personne dans le public, d’âge moyen, se leva au fond de la salle, et se présenta ainsi : « Je suis un citoyens du monde, je suis cosmopolite et athée. Je voudrais vous poser une question, M. Atzmon... » Je l’ai interrompu : « Un moment - ne soyez pas vexé par ma question, mais, ne seriez-vous pas juif, par hasard ? » L’homme s’est figé une seconde ; il n’a pu s’empêcher de rougir, tout le monde, dans le public, s’étant tourné vers lui. Peut-être étaient-ils curieux de voir à quoi ressemblait un cosmopolite fier de l’être au XXIème siècle ? Personnellement, je me sentais un peu coupable, dans toute cette affaire, n’ayant pas la moindre intention de mettre l’homme dans l’embarras. Toutefois, il lui fallut un temps certain pour retrouver ses esprits... « Oui, Gilad, je suis juif. Mais comment l’avez-vous deviné ? » « Je n’en savais rien, en fait », ai-je répondu, « je n’ai fait que deviner. « C’est que, voyez-vous, quand je me trouve face à des gens qui se proclament « cosmopolites », « athées » et « citoyens du monde », il s’avère que ce sont tous, en général, des « juifs » de la catégorie assimilée soi-disant « progressiste ». Je ne puis que supposer que les « non-juifs » ont tendance à vivre en paix avec ce leur identité donnée. S’ils sont nés catholiques et qu’ils décident, à un certain stade de leur vie, de changer, ils se contentent de laisser tomber leur église. S’ils n’aiment plus leur pays autant que les autres, sans doute prennent-ils leurs cliques et leurs claques et choisissent-ils un autre pays pour aller y vivre... D’une certaine manière, les « non-juifs » - c’est loin d’être une règle scientifique - n’ont nul besoin de se dissimuler derrière quelque vagues bannières universelles ni quelque système artificiel de valeurs vertueuses. Mais c’était quoi votre question, au juste ? » Il n’y eut pas de question. Notre « citoyen du monde cosmopolite et athée » ne se souvenait plus de sa question ! Je suppose que, suivant la tradition des juifs d’après l’émancipation, il n’était là que pour célébrer en public son droit à l’autodétermination... L’homme se servait du débat pour dire à ses voisins et à ses amis d’Aspen à quel point il était un être humain grandiose. Contrairement à eux, des croyants patriotes locaux, Américains et fiers de l’être, lui, il était un humaniste avancé, un homme au-delà de la nationalité, un sujet sans patrie et sans dieu. Il était le nec plus ultra du produit rationnel « autodéterminé » des Lumières. Il était l’enfant de Voltaire et de la Révolution française !... L’autodétermination est une maladie épidémique juive, moderne, politique et sociale. La disparition du ghetto et de ses qualités maternantes a conduit à une crise d’identité au sein d’une société juive largement assimilée. Apparemment, toutes les écoles de pensée juives d’après l’émancipation, qu’elles soient politiques, spirituelles ou sociales, de gauche, de droite ou du centre, étaient intrinsèquement préoccupées par des questionnements autour du « droit à l’autodétermination ». Les sionistes allaient revendiquer le droit à l’autodétermination nationale sur la terre de Sion. Le Bund, quant à lui, allait exiger l’autodétermination nationale et culturelle, mais dans le cadre du discours prolétarien d’Europe de l’Est. Le Matzpen et les ultragauchistes israéliens allaient exiger le droit à l’autodétermination de la « nation juive israélienne » dans « l’ Orient arabe libéré », et les juifs antisionistes allaient insister sur le droit à se livrer à un discours juif ésotérique au sein du mouvement de solidarité avec la Palestine. Mais qu’est-ce donc que ce droit à l’autodétermination, au fait ? Comment se fait-il que toute pensée politique juive moderne soit fondée sur ce droit ? Pour quelle raison certains juifs « progressistes » assimilés ressentent-ils le besoin de devenir des citoyens du monde, plutôt que de se considérer comme de simples citoyens britanniques, français ou russes ? Le simulacre de l’authenticité Il faut dire que, bien que la recherche d’identité et d’autodétermination ne servent en réalité qu’à véhiculer le simulacre d’une marche finale vers une authentique rédemption, le résultat direct des politiques de l’identité et des affaires d’autodétermination est à l’exact opposé. Ceux qui doivent autodéterminer qui ils sont ceux-là mêmes qui sont, pour commencer, extrêmement éloignés de toute réalisation authentique. Ceux qui sont déterminés à être perçus comme des « humanistes cosmopolites et laïcs » sont précisément ceux qui ne comprennent pas que la fraternité humaine n’a besoin ni d’une introduction ni d’une déclaration. Tout ce que la fraternité humaine requiert, c’est un amour authentique du prochain. Ceux qui lancent et signent des manifestes humanistes sont ceux-là mêmes qui insistent à être perçus comme des humanistes, tout en répandant autour d’eux des vilenies tribales sionistes ! Manifestement, les cosmopolites authentiques n’ont pas besoin de déclarer leur engagement abstrait envers l’humanisme. De même, les vrais citoyens du monde vivent, tout simplement, dans un monde ouvert, sans barrières ni frontières. Moi-même, par exemple, je suis entouré de musiciens de jazz de toutes les couleurs et de toutes origines ethniques. De gens qui vivent sur la route, qui dorment chaque nuit dans un continent différent, des gens qui ont fait de leur amour de la beauté leur gagne-pain. Pourtant, je n’ai jamais rencontré d’artiste de jazz qui se qualifie de citoyen du monde, de cosmopolite, ou même de marchand de beauté. Je n’ai jamais rencontré d’artiste de jazz qui aurait adopté un air d’importance égalitaire. Je n’ai jamais rencontré un musicien de jazz qui célèbre son droit à l’autodétermination. La raison en est simple : les être authentiques n’ont nul besoin d’autodéterminer qui ils sont, ils se contentent juste d’être et de laisser être. Le droit à l’autodétermination Le droit à l’autodétermination est souvent cité comme la reconnaissance du fait que « tous les peuples ont le droit de déterminer librement leur statut politique et de poursuivre librement leur développement économique, social et culturel ». Ce principe même est souvent perçu comme un droit moral et légal. Il est aussi très implicite dans la philosophie des Nations Unies. Le terme d’autodétermination se trouve dans la Charte des Nations Unies et il a été défini dans diverses déclarations et conventions. Bien que nous ayons tous tendance à croire que tout être humain est fondé à célébrer ses symptômes, le droit à l’autodétermination ne prend tout son sens que dans le cadre du discours libéral occidental qui admet un tel droit avec le présupposé de la notion d’individualisme éclairé. De plus, le droit à l’autodétermination ne peut être célébré que par des privilégiés à même de mobiliser suffisamment de pouvoir politique ou de force militaire pour faire de ce droit une réalité concrète. Toutefois, il convient de mentionner qu’y compris au sein du discours libéral occidental, les juifs sont les seuls à fonder leur puissance politique sur leur revendication du droit à être comme les autres. La raison en est simple : même si les juifs libérés insistent tellement à être comme les autres, il est plutôt évident que les autres préfèrent, de fait, être « comme eux-mêmes ». Cela signifie, à l’évidence, que l’exigence formulée par les juifs - d’être comme les autres - est vaine et condamnée à l’échec.
Ainsi, alors que le droit à l’autodétermination veut se faire passer pour une valeur universelle de libération politique, il est utilisé, dans bien des cas, comme un mécanisme de division, qui aboutit à des abus directs contre les autres. Comme nous sommes bien obligés de le savoir, la revendication juive contemporaine du droit à l’autodétermination est bien trop souvent célébrée aux dépens d’autres que les juifs, qu’il s’agisse des Palestiniens, de leaders arabes, du prolétariat russe ou de soldats britanniques et américains combattant la dernière poche des ennemis d’Israël au Moyen-Orient. Autant le droit à l’autodétermination est présenté occasionnellement comme une valeur universelle, autant l’examen de l’utilisation sinistrement pragmatique de ce même droit dans le cadre du discours politique juif met en évidence qu’en termes concrets, ce droit à l’autodétermination n’a d’autre fonction que de servir les intérêts tribaux juifs, tout en déniant et même en rejetant les droits élémentaires d’autres peuples. Le Bund et la critique de Lénine Il serait correct de dire que le Bund et les sionistes furent les premiers à insister, avec éloquence, sur le droit des juifs à l’autodétermination. Le Bund était l’Union Générale des Travailleurs Juifs d’Europe orientale. Comme le mouvement sioniste, il fut officiellement fondé en 1897. Il affirmait que les juifs vivant en Russie méritaient le droit à une autodétermination culturelle et nationale, à l’intérieur de la future révolution soviétique. Le premier, probablement, à avoir développé un argumentaire sur l’absurdité de l’exigence juive d’autodétermination fut Lénine, dans sa célèbre diatribe contre le Bund, lors du Deuxième Congrès du Parti Social-Démocrate Russe des Travailleurs (en 1903). « Marchez avec nous ! », avait répliqué Lénine au Bund, rejetant l’exigence, par les bundistes, d’un statut ethnique autonome spécial parmi les travailleurs russes. Lénine, à l’évidence, avait repéré l’agenda tribal atomisant au cœur de la philosophie bundiste. « Nous rejetons », avait dit Lénine, « toute partition forcée qui ne servirait qu’à nous diviser ». Autant Lénine soutenait le « droit des nations à l’autodétermination », autant il rejetait clairement un tel droit pour les juifs, qu’il avait identifié à juste titre comme diviseur et réactionnaire. Lénine défendait le droit des nations opprimées à édifier leurs propres entités nationales, toutefois, il résistait à tout état d’esprit nationaliste doctrinaire et étroit. Lénine opposa trois objections fondamentales au Bund et à sa revendication d’autodétermination culturelle : 1°- Lancer le slogan de l’autonomie nationale et culturelle, cela amène à diviser les nations, et par conséquent à détruire l’unité du prolétariat au sein de ces nations ; 2° - Lénine pensait que l’inter-mélange entre nations et leur amalgamation étaient des phases progressives, tandis qu’aller dans le sens opposé à cette tendance revenait à régresser. Il critiquait ceux qui « élèvent leurs cris au ciel contre l’assimilation » ; 3° - Lénine ne considérait ni avantageuse, ni pragmatique, ni faisable, l’indépendance culturelle déterritorialisée que prônaient le Bund et d’autres partis politiques juifs. L’approche que Lénine avait du Bund est très significative, et elle est à méditer. Usant de son bon sens politique acéré, Lénine doutait des fondements éthiques et politiques d’un droit des juifs à l’autodétermination, d’autant que le Bund revendiquait pour les juifs un traitement comme nation dotée de son identité propre, comme tous les autres nationaux. La réponse de Lénine fut d’une stricte simplicité : « Désolé, les gars, mais vous ne l’êtes pas. Vous n’êtes pas une minorité nationale, pour la simple raison que vous n’êtes rattachés à aucun territoire géographique !... » Le Matzpen et Wolfowitz « La solution des problèmes nationaux et sociaux de cette région ne peut provenir que d’une révolution socialiste dans cette région, qui renversera tous les régimes en place, et y substituera une union politique régionale, gouvernée par les travailleurs. Dans cet Orient arabe uni et libéré, la reconnaissance sera assurée aux droits à l’autodétermination (y compris au droit à un Etat séparé) de chacune des nationalités non-arabes vivant dans la région, y compris la nation israélienne-juive » (Principes du parti Matzpen) Apparemment, la critique formulée par Lénine n’a jamais été correctement intériorisée par les idéologues juifs soi-disant « progressistes ». L’abus des autres, et le rejet de leurs droits élémentaires sont devenus partie inhérente de la pensée politique « progressiste » juive. La lecture du document fondateur du Matzpen, ce légendaire groupe gauchiste israélien, ne peut que laisser perplexe. Les matzpénistes juifs déjà en 1962 avaient un plan pour « libérer » le monde arabe ! D’après les principes du Matzpen, il suffit de renverser tous les régimes (arabes) existants, afin que soit garanti le droit à l’autodétermination de chacune des nationalités non-arabes vivant dans la région, y compris (bien sûr)) la nation juive israélienne... Nul besoin d’être un génie pour comprendre qu’au moins au niveau des catégories, les principes du Matzpen ne diffèrent en rien du mantra néocon de Wolfowitz et consorts. Le Matzpen avait un plan pour renverser tous les régimes arabes, au nom du socialisme, afin que les juifs pussent autodéterminer qui ils étaient, au juste. Wolfowitz voudrait faire exactement la même chose, au nom de la démocratie. Si vous prenez le texte fondateur judéo-centrique progressiste du Matzpen et que vous y remplacez le mot socialiste par le mot démocratique, vous vous retrouverez avec un texte néocon dévastateur : « La solution des problèmes nationaux et sociaux de cette région ne peut provenir que d’une révolution démocratique dans cette région, qui renversera tous les régimes en place, et y substituera une union politique régionale. La reconnaissance y sera assurée aux droits à l’autodétermination de chacune des nationalités non-arabes vivant dans la région, y compris la nation israélienne-juive ». Apparemment, tant le « légendaire » Matzpen progressiste que les lamentables néocons réactionnaires recourent à un même concept abstrait, non sans prétendre à l’universalité, pour justifier rationnellement le droit juif à l’autodétermination et la destruction de tout pouvoir régional édifié par les Arabes. Apparemment, tant les néocons que le Matzpen savent exactement ce que peut signifier la libération pour les Arabes. Pour les matzpénistes, libérer les Arabes, c’est en faire des bolcheviks. Le néocon, est, lui, plus modeste : tout ce qu’il veut, c’est que les Arabes boivent du Coca-Cola dans une société démocratique occidentalisée. L’une comme l’autre, ces deux philosophies judéo-centriques sont condamnées à l’échec, car la notion d’autodétermination est à 150 % euro-centrique. L’une comme l’autre, ces deux philosophies sont fondées sur une notion de rationalité issue des Lumières. Elles n’ont pratiquement rien à offrir aux opprimés, elles ne servent au contraire qu’à rationaliser et à fournir au colonialisme une fausse légitimité « universaliste ». Clairement, le Matzpen n’a jamais eu un quelconque pouvoir politique ; il n’a jamais eu la moindre importance politique, étant donné qu’il n’a jamais eu la moindre proximité avec des Arabes, pour ne pas parler des masses arabes. Par conséquent, le Matzpen n’a jamais pu en quoi que ce soit affecter la vie des peuples arabes, ni détruire leurs régimes politiques. Mais le Matzpen est considéré, par les gauchistes juifs du monde entier, comme un chapitre significatif dans l’histoire de la gauche israélienne. Ce mouvement est considéré comme un moment singulier dans le réveil moral israélien. Aussi est-il, en vérité, embarrassant, pour ne pas dire dévastateur, de découvrir que le moment le plus éclairé et le plus raffiné du réveil moral de la gauche israélienne a produit une vision politique qui ne diffère en rien, dans ses catégories, de l’infâme tentative de libération du peuple irakien par George Bush ! Il devrait être éclatant que les ultragauchistes juifs (à la Matzpen) et l’interventionnisme anglo-américain sionisé (à la néocon) sont, de fait, les deux faces de la même médaille, ou, si vous préférez, du seul et même shekel. Ils sont extrêmement proches sur les plans théorique, idéologique et pragmatique. La pensée politique des uns et des autres est judéo-centrique jusqu’à la moelle, mais cela ne les empêche nullement de prétendre se fonder sur l’universalisme et tendre vers la libération et la liberté. Mais, en définitive, leur raison d’être n’est rien d’autre que l’autodétermination juive, aux dépens de non-juifs. Le droit à être comme les autres - la logique sioniste
Je cite ci-après une collecte d’extraits d’un document soumis à la Commission |
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Le droit à l’autodétermination : un simulacre d’universalisme
mercredi 2 avril 2008 , par Mehr Licht |
Le droit à être comme les autres - la logique sioniste
Je cite ci-après une collecte d’extraits d’un document soumis à la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, en 2005
Ce document avait été rédigé par le Bureau de Coordination des Organisations Juives [Coordinating Board of Jewish Organizations - CBJO] et le B’nai B’rith (organisation maçonnique juive, NdT). Il aide à comprendre de quelle manière les organisations juives instaurent un pouvoir politique autour de la revendication à l’autodétermination.
Le CBJO choisit comme point de départ historique de sa déclaration la fin de l’Holocauste et la création de l’ONU. Ce choix ne doit rien au hasard : le lien est tout à fait clair et intentionnel. Le rôle de l’ONU est présenté comme celui d’une institution qui sauvera les juifs de toute nouvelle tentative de génocide.
« Alors que le monde marque cette année les soixantièmes anniversaires de la fin de l’Holocauste et de la création de l’ONU, nous avons l’opportunité, nous qui appartenons à la communauté des droits de l’homme, de réaffirmer notre engagement vis-à-vis des principes contenus dans la Charte des Nations Unies, dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et dans d’autres documents fondateurs du droit international humanitaire. Un des plus fondamentaux de ces droits, c’est le droit à l’autodétermination. Ce droit garantit d’autres droits humains, comme le droit à la vie, la liberté et la sécurité de la personne, la préservation de son honneur, et l’égalité devant la loi. »
On peut constater qu’à ce stade, le droit à l’autodétermination est exprimé en termes universels. Mais ne vous laissez pas vous y prendre... La tournure siono-centrique ne va pas tarder à se révéler.
« Les événements révélés, voici soixante ans, par l’entrée des armées alliées dans les camps de concentration nazis et leur libération, auraient pu être évités, si seulement le droit du peuple juif à l’autodétermination avait été protégé et encouragé. Comme le démontre l’histoire du peuple juif au vingtième siècle, en l’absence d’un État qui lui appartînt en propre, permettant d’exercer son droit à l’autodétermination, le peuple juif était à la merci de la discrimination, de l’isolement et, en définitive, de l’extermination. »
Lentement, mais sûrement, nous pouvons observer, maintenant, le glissement de l’approche éthique universaliste vers une argumentation judéo-centrique et auto-centrée nombriliste. Toutefois, il est crucial de rappeler qu’avant la Grande guerre, les juifs occidentaux et américains étaient émancipés, et qu’ils jouissaient de droits à l’autodétermination, et que très rares étaient parmi eux ceux qui pensaient qu’un tel droit devait être célébré en Palestine, sur le dos du peuple palestinien. De plus, penser en termes rétrospectifs rend plus clair le fait que le droit des juifs à l’autodétermination a entraîné un Holocauste pour le peuple palestinien. Autrement dit, l’impact positif pour l’humanité et la réalité humaine du droit juif à l’autodétermination est extrêmement limité. C’est là quelque chose dont la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU ferait mieux de tenir compte.
« Tandis que nous réfléchissons à ce passé, nous devons noter la résurgence de l’antisémitisme, et sa nouvelle manifestation : l’antisionisme. Dans divers milieux intellectuels, sur les campus universitaires et dans les médias, le droit fondamental à l’autodétermination du peuple juif est érodé, quotidiennement, par des déformations et des fausses équations. Ces antisionistes présentent l’autodétermination du peuple juif comme exclusive de l’autodétermination des Palestiniens. D’aucuns voudraient faire tourner à l’envers les aiguilles de l’horloge de l’Histoire en prônant une « solution à un seul État du conflit israélo-palestinien », une proposition qui fut rejetée par l’Assemblée Générale en 1947, précisément parce qu’elle aurait équivalu au déni du droit du peuple juif à l’autodétermination. L’antisionisme est une impasse dangereuse, car il prône la destruction de l’État juif. En tant que tel, il contrevient à la Charte des Nations Unies et à la Convention sur les Droits économiques, sociaux et culturels... »
De manière très intéressante, les petits futés du CBJO ont bien conscience que, tôt ou tard, quelqu’un va finir par remettre en cause la validité morale du « droit juif à l’autodétermination ». De fait, c’est exactement ce que j’ai l’intention de faire, d’ici une ou deux pages... Les sionistes sont assez malins pour saisir que la carte blanche dont ils disposent pour détruire des millions d’existences au Moyen-Orient, au nom d’un concept universel frelaté, risque éventuellement de venir, un jour ou l’autre, à expiration.
Toutefois, les gens du CBJO aspirent à une résolution optimiste du conflit israélo-palestinien. C’est du moins, ce qu’ils veulent nous faire croire :
DES PIERRES CONTRE DES MONSTRES
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« Aujourd’hui, nous assistons à des progrès remarquables, au Moyen-Orient, entre Israël et les Palestiniens. Le peuple palestinien a élu un gouvernement qui a juré de rejeter le terrorisme en tant qu’arme politique, au profit de la démocratie et de la paix. Cette phase de coexistence prometteuse avec le peuple juif marque un tournant important dans une politique palestinienne faite de violence. Toutes les résolutions adoptées par cet organe (l’ONU, NdT) à ce sujet devraient chercher à affirmer le droit à l’autodétermination du peuple juif, parallèlement à celui d’autres peuples. Ce n’est qu’une fois cela fait que la Commission des Droits de l’Homme pourra être fidèle à ses principes fondateurs. Ce n’est qu’alors qu’elle pourra être partie à la solution, au lieu d’exacerber le problème. Ce n’est qu’alors que cette instance démontrera qu’elle a retenu les leçons qui auraient dû l’être voici, de cela, soixante ans, en soutenant et en défendant le droit fondamental, pour le peuple juif, à l’autodétermination aux côtés d’un État palestinien démocratique. »
Nous le constatons, le CBJO n’a comme but que de dire aux Palestiniens qui ils sont et ce qu’ils devraient être, c’est-à-dire démocratiques et laïcs. En fin de compte, le CBJO de droite ne diffère en rien du légendaire « progressiste » Matzpen, et les implications de cette ressemblance doivent être d’ores et déjà claires. Il n’y a pas de droite, ni de gauche, dans le cadre de la politique juive laïque, mais bien plutôt une orientation tribale auto-centrique qui génère de fausses images de diversité politique, pour des raisons évidentes.
DES ENFANTS CONTRE DES MONSTRES
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Un État, deux États, ou tout simplement Un État de tous ses citoyens
Les intellectuels palestiniens et arabes sont peu nombreux à prendre part au débat sur ‘un ou deux États’. La raison en est tout à fait évidente : les Palestiniens et les Arabes ont parfaitement conscience du fait que les problématiques relatives à l’avenir du Moyen-Orient n’ont pas à être déterminées par des institutions universitaires ou des conférences de solidarité avec les Palestiniens, mais bien plutôt sur le terrain. L’impact d’une seule roquette Qassam frappant une cible dans le Néguev occidental est bien plus important que n’importe quelle forme de discussion intellectuelle péremptoire relative à la « résolution des conflits ». Apparemment, la demande d’un seul État, qu’il soit laïc, démocratique ou islamique, est théorique et rhétorique, et elle n’a aucun impact d’aucune sorte que ce soit sur les Israéliens, qui continuent à détenir le pouvoir politique et la puissance militaire suffisants pour pérenniser l’État des seuls Juifs.
De même que la notion d’autodétermination n’a absolument aucun sens pour le peuple palestinien, il en va de même de l’exigence verbale d’un seul État. En des temps où l’on affame Gaza et où le gouvernement israélien annonce des plans génocidaires, les débats sur l’avenir du Moyen-Orient semblent être un sport de luxe réservé à des privilégiés .
S’il est encore une chose à laquelle le discours autour de la solution à un seul État puisse servir, c’est bien à la pérennisation de l’hégémonie israélienne et juive sur le discours de solidarité avec les Palestiniens. La raison est très simple : tout débat visant à une solution politique prend de manière « naturelle » en compte le « droit des juifs à l’autodétermination ». Il en serait ainsi pour l’éternité si nous n’osions introduire un glissement radical, politique et intellectuel, dans ce discours. Comme Lénine en 1903, nous devons remettre en cause la validité de la notion du droit à l’autodétermination. Mettant nos pas dans ceux de Lénine, en la matière, nous devons oser reconnaître la possibilité que le droit des juifs à l’autodétermination est en réalité un facteur de division, et qu’il risque même fort de s’agir d’une cause fallacieuse. Il n’a d’autre raison d’être que le fait qu’il donne un motif de célébration aux riches, aux colonialistes et aux privilégiés, au détriment des faibles et des opprimés.
Nous devrions nous dresser et demander ouvertement pour quelle raison, exactement, les juifs ou qui que ce soit d’autre mériterait de disposer d’un droit à l’autodétermination. N’est-il pas vrai que le droit à l’autodétermination s’exerce toujours au détriment de quelqu’un d’autre ? Nous devons nous dresser et demander quel droit moral autorise un juif de Brooklyn à s’autodéterminer lui-même en tant que sioniste et futur occupant de la Palestine ? Nous devons demander ouvertement ce qui, au juste, donnerait à un juif né Israélien le droit de vaticiner sur une terre palestinienne au détriment du Palestinien autochtone ? Suis-je fondé à revendiquer pour moi-même le droit à m’autodéterminer en tant qu’astronaute de la NASA, ou bien, pourquoi pas, en tant que chirurgien du coeur ? Me laisseriez-vous bidouiller votre coeur sur la seule base de mon auto-proclamation fallacieuse en tant que chirurgien du cœur ?
Certes, les réponses à ces questions sont loin d’être faciles. Pourtant, nous ne devons pas cesser de les poser. Comme Lénine, j’ai tendance à rejeter la légitimité du droit des juifs à l’autodétermination, car j’y vois une cause fallacieuse et semeuse de division. En revanche, je suggèrerais une approche éthique alternative, que j’emprunte à l’ex-parlementaire à la Knesset Azmi Bishara, cet intellectuel palestinien qui a dû tout quitter, de sa vie en Israël, en dépit de son appartenance au parlement de ce pays. Bishara a dépassé le débat « un État / deux États’, autrement dit, il a dépassé le (pseudo) droit judéo-centrique à l’autodétermination. Il a formulé une brillante notion politique, l’État de tous ses citoyens. Plutôt qu’un État des Juifs, Bishara a suggéré de faire d’Israël le pays de tous ceux qui y vivent.
Azmi Bishara est un intellectuel vigoureux et un critique célèbre d’Israël. Dans de nombreux écrits et conférences, il a maintenu l’idée que l’autodéfinition de l’État israélien en tant que ‘juif et démocratique’ est discriminatoire. Bishara prône un Israël qui soit l’État de tous ses citoyens. Il a ouvertement mis en évidence un conflit direct entre la majorité juive et la minorité palestinienne sur la question de la définition de la nationalité israélienne. Il formule une tendance, dans la minorité arabe palestinienne (d’Israël), qui exprime l’exigence d’une égalité socio-économique et politique non seulement dans la loi formelle, mais dans la citoyenneté et dans la nationalité. On pourrait dire que l’approche de Bishara est un exercice politique du droit des Palestiniens à l’autodétermination. Par conséquent, il n’a toutefois pas fallu très longtemps avant que Bishara soit obligé de prendre la fuite pour sauver sa vie et se réfugier à l’extérieur d’Israël.
Comme nous l’avons vu, le droit à l’autodétermination est une approche luxueuse de la conservation du pouvoir. Il ne sera jamais célébré par aucun autre groupe que ceux qui sont déjà riches, forts et privilégiés. Les sionistes peuvent se vanter de toutes ces qualifications, et même de celle de posséder le pouvoir et la puissance militaire nécessaires pour pérenniser leur ‘droit à l’autodétermination’. Toutefois, étant donné la réalité sur le terrain, au lieu de revendiquer je ne sais quels droits purement rhétoriques, nous devons lutter pour défendre le droit des Palestiniens et des Arabes à se rebeller contre l’État juif et contre l’impérialisme sioniste mondial.
Au lieu de perdre notre temps dans des fantasmagories rhétoriques et des échanges académiques, nous ferions bien mieux de dénoncer la politique et la pratique tribales juives pour ce qu’elles sont. Soutenir la Palestine, c’est avoir le courage de dire ce que nous pensons et d’admettre ce que nous voyons.
Traduit par Fausto Giudice, illustré par Ben Heine
GILAD ATZMON
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Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d’en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.
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