Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
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Yechouroun Judaïsme contre Sionisme apporte quelques chroniques diplomatiques d’époque, dont voici la troisième, de la diplomatie belge. <O:P></O:P>
En pleine guerre froide, la constellation et les rivalités des grandes puissances ont favorisé la Nakba, l’établissement de l’Etat terroriste sioniste anti-Torah en Palestine. Ces documents d’époque si éloquents doivent être sortis des oubliettes, car ils dévoilent mainte complicité, responsabilité et culpabilité parmi les « grands de ce monde » et sont riches en enseignements pour notre lutte antisioniste. <O:P></O:P>
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3. L’ESPRIT DE L’ESCALIER (30 mars 1948)
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Quand survient quelque accident de travail ou de roulage, ceux qui avaient crié : casse-cou ! à l’ouvrier imprudent ou au conducteur maladroit, obéissent à un réflexe où la charité prend moins de part que l’amour propre. « Nous l’avions bien dit. » Tels sont les premiers mots qui leur échappent. <O:P></O:P>
En assistant aujourd’hui à la brusque débâcle du plan de partage de la Palestine, si imprudemment adopté en novembre dernier par l’Assemblée générale de l’O.N.U., la même remarque nous vient au bout de la plume. En vérité, nous l’avions bien dit lorsque, il y a près d’un an, nous consacrions la première de ces chroniques hebdomadaires à dénoncer le péril auquel la création d’un Etat juif exposerait les Juifs eux-mêmes. Nous opposions à ce projet une double méthode : 1° la substitution d’un « trustee » international au mandat britannique qui doit prendre fin le 15 mai 1948 ; 2° la résorption par les puissances de l’O.N.U. des quelques 250.000 Israélites « déplacés » qui se trouvent encore parqués dans des camps de rassemblement. <O:P></O:P>
Le général MARSHALL, secrétaire d’Etat américain, vient de révéler, dans un discours prononcé à Los Angeles, que c’est lui qui a recommandé au Président Truman de renoncer à la « partition » de la Palestine. L’abandon de cette décision s’impose, a-t-il déclaré, non seulement pour des considérations d’ordre humanitaire, mais aussi en raison de facteurs vitaux pour la sécurité internationale. « En l’absence de tout gouvernement susceptible de maintenir l’ordre à l’expiration du mandat britannique, il appartiendra à l’O.N.U., a-t-il ajouté, de donner une solution pacifique à la question palestinienne et d’établir sans retard là-bas une tutelle qui prendra fin dès que cette solution pacifique aura été trouvée. » C’est ce qui s’appelle proprement : renverser la vapeur. Opération scabreuse… <O:P></O:P>
Voici donc le Conseil de Sécurité invité à convoquer d’urgence une assemblée extraordinaire, puisque l’assemblée ordinaire, qui ne doit se réunir à Paris qu’en septembre, arriverait trop tard pour statuer utilement. Le temps presse. Sur les victimes d’hier (on compte déjà près de deux mille morts depuis la décision de novembre) s’amoncellent, chaque jour, de nouvelles victimes. La Semaine Sainte a été, comme les autres, tout ensanglantée. « A moins de mesures appropriées, une guerre de grande envergure éclatera inévitablement entre les populations du pays » a déclaré, jeudi, le Président TRUMAN. De fait, les groupes sionistes s’équipent pour la bataille. Quant à l’armée arabe, elle organise ouvertement ses forces, avec, dit-on, le concours expérimenté d’un certain nombre d’officiers allemands en disponibilité d’emploi.<O:P></O:P>
Peut-on du moins entrevoir un répit ? Est-il permis d’espérer que l’Angleterre consentira à prolonger au delà du 15 mai le rôle de gendarme qu’elle remplit au Proche Orient… ?… Cette expérience lui a déjà coûté bien cher depuis qu’en 1917, les troupes du général ALLENBY ont conquis la Palestine, jusqu’alors dépendante de l’Empire Ottoman, et que la déclaration Balfour y a inauguré un foyer national juif…Ne comptons pas sur cette prorogation. M. BEVIN a annoncé, mardi, aux Communes, que la proposition américaine tendant à l’ajournement du partage de la Palestine et à la création d’un Conseil de tutelle temporaire ne changerait en rien sa volonté formelle de retirer les troupes britanniques. Celles-ci s’apprêtent déjà à rembarquer. « Je regrette, a-t-il conclu, que d’autres nations, avant de voter allègrement comme elles l’ont fait à Lake Success, n’aient pas compris ce qu’impliquait un recours à la force ». Reconnaissons que ce reproche atteint le gouvernement belge qui, en dépit de l’avis de nos commissions parlementaires et à leur surprise, s’est rallié, à la dernière minute, à la formule du partage.<O:P></O:P>
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Comment sortir de l’impasse ?…Faisant chorus avec les groupes sionistes et avec M. WALLACE, la plupart des journaux du parti républicain stigmatisent cette capitulation. De-ci de-là, s’élèvent des voix gouvernementales<O:P></O:P>
Une opinion qui mérite, à notre avis, de retenir l’attention et qui peut à tout le moins justifier une réouverture des débats, est celle exprimée par Hussein HEYKAL PACHA, qui siégeait à l’Assemblée de l’O.N.U., en qualité de président de la délégation égyptienne.<O:P></O:P>
Commentant la décision prise par cette Assemblée, ce délégué égyptien qui est un juriste d’une autorité reconnue, a développé la thèse que voici : « Une raison qui doit inciter le Conseil de Sécurité à refuser de prendre des dispositions pour l’exécution de la décision, c’est qu’en admettant que l’Assemblée générale ait pris une décision relevant de sa compétence, cette décision n’est pas obligatoire parce qu’elle n’a pas obtenu les deux tiers des voix comme prévu par la Charte. Ceux qui ont exprimé leurs votes à l’Assemblée étaient au nombre de 56 pays : le tiers est 19 et les deux tiers 38. Ceux qui ont approuvé la décision étaient au nombre de 33. Il s’agit donc d’une recommandation n’ayant pas obtenu les deux tiers des voix exigés par la Charte. » Appuyant cette thèse de deux précédents que lui enseigne l’histoire bien jeune encore de l’O.N.U., HEYKAL PACHA ajoute : « Il s’agit d’une recommandation qui ne diffère pas de celle faite en 1946, qui demandait aux Puissances membres de l’O.N.U. de retirer leurs représentants diplomatiques en Espagne. Elle ne fut pas exécutée. De même, l’Union sud-africaine a refusé d’exécuter la recommandation relative au traitement des Indiens. »l<O:P></O:P>
L’U.R.S.S. se tait, Radio-Moscou se borne à expliquer le revirement américain par le souci d’obtenir des concessions pétrolifères dans le Moyen-Orient. Allons nous voir M. MOLOTOV qui, au vote pour le partage, s’est trouvé d’accord avec les Etats-Unis – une fois n’est pas coutume –, se présenter comme le champion de l’O.N.U. en réclamant l’exécution pure et simple de la décision de novembre ? D’aucuns le croient même tout prêt à s’offrir pour faire respecter cette décision. Sous couleur de rétablir l’ordre, et avec le concours de l’un ou l’autre groupe mi-sioniste mi-communiste, le Kremlin pourrait imaginer la transformation du nouvel Etat juif en une « démocratie populaire » tout à sa dévotion. Il est certain, en tous cas, que de nouvelles procédures, de nouvelles commissions d’enquête, de nouveaux appels à la concorde ne suffiront pas à dénouer cet imbroglio. Entre les forces arabe et juive, qui sont déjà aux prises, une troisième force peut, seule, conjurer le grand conflit. Le Conseil de Sécurité envisageait, hier, le recours à une intervention militaire pour faire appliquer le partage. Il devra s’accommoder du même moyen pour en faire respecter l’annulation ou l’ajournement. Certes, un régime de tutelle internationale serait possible. Il ne serait que l’élargissement de celui que l’Assemblée de novembre avait prévu pour la ville de Jérusalem qui devait bénéficier d’un statut spécial, indépendant de celui des deux Etats. Mais cette tutelle internationale devrait être complétée par une armée en bonne et due forme qu’il faudra constituer de toutes pièces. Cette armée sera moins facile à recruter que la petite milice internationale qui assure aujourd’hui la police à Tanger. Et la première tâche de cette armée serait d’opérer le désarmement des terroristes de toutes races et de toutes religions. <O:P></O:P>
Avant même qu’une telle force ne surgisse du sol, pourquoi l’O.N.U. n’organiserait-elle pas, enfin, et sans plus différer, l’immigration des Juifs, aujourd’hui privés d’abri, dans les Etats de ses membres qui disposent de vastes territoires où ces « déplacés » pourraient s’établir et vivre normalement ? La détresse, l’incertitude et la fermentation morale auxquelles demeurent encore abandonnés ces malheureux, qui ont connu les abominables persécutions de l’hitlérisme, entretiennent chez eux la fièvre d’un mysticisme aveugle qui les pousse tous vers une problématique Terre Promise. En leur assurant au Texas, au Transvaal, au Brésil ou en quelque Queensland, un habitat convenable, l’O.N.U. faciliterait singulièrement le règlement général d’une question aussi complexe. Du même coup, s’atténuerait la crainte qu’éprouvent aujourd’hui les Arabes du Proche-Orient de voir une contrée, qu’ils occupent depuis tant de siècles, devenir un pays de peuplement pour tous les Juifs du monde. Si les Puissances responsables de la paix avaient la sagesse de résorber elles-mêmes et sans aucun retard, les 250.000 Juifs « déplacés », elles ne seraient certes pas au bout de leurs difficultés palestiniennes. Mais elles entreraient, sans nul doute, dans « une atmosphère plus respirable », ainsi que disait Dante, au sortir de son Enfer.<O:P></O:P>
(30 mars 1948)<O:P></O:P>