*"Les sionistes me dégoûtent autant que les nazis."
(Victor Klemperer, philologue allemand d'origine juive, 1881-1960) //////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
L’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël constitue une révolte contre la volonté divine, contre la Torah, une
révolte qui a engendré une vague interminable de violence et de souffrance. À l’occasion de la fondation de l’État hérétique, les juifs fidèles à la Torah pleurent cette tentative d’extirper les
enseignements de la Torah, de transformer les juifs en une « nation laïque » et de réduire le judaïsme au nationalisme.......Nous déplorons les tragédies que la révolution sioniste a provoquées
chez les Palestiniens, notamment des déportations, l’oppression et la subjugation..Que nous méritions que cette année toutes les nations, en acceptant la souverainet
é divine, puissent se réjouir dans une Palestine libre et dans une Jérusalem libre! Amen. Offert par Netouré Karta
International : www.nkusa.orglink
Ecrivez nous au ; noesam@voila.fr visitez http://www.planetenonviolence.org/link http://www.aloufok.net/link http://www.info-palestine.net/link http://www.ism-france.org/news/link http://www.europalestine.com/link http://www.enfantsdepalestine.org/ http://mounadil.blogspot.com/link
Mahmoud Darwish a chanté une douleur qu’il connaissait bien : celle de l’exil. Il était et reste le « poète national palestinien ». Malgré lui. Mais en l’assumant.
Mahmoud Darwich
Le poète a une première patrie : la poésie. La mort d’un poète authentique endeuille tous les amoureux des mots. Mahmoud Darwich s’est éteint, à Houston, au Texas, à la suite d’une
opération du cœur. Il était âgé de 67 ans.
Il a chanté une douleur qu’il connaissait bien : celle de l’exil. Il était et reste le « poète national palestinien ». Malgré lui. Mais en l’assumant.
Parce que le peuple palestinien se reconnaissait et se reconnaît dans ses mots et se sentait porté par ses ailes.
Parce que ses images, son lyrisme, son inspiration, ses hymnes à l’amour, ses vertiges devant le temps qui passe, ses interrogations sur sa propre identité permettaient et permettent toujours à
ceux qui le lisaient ou l’écoutait de trouver consolations et encouragements.
Arraché à sa terre à l’âge de 6 ans, ballotté dans la tourmente politique et la guerre de libération, pris dans les cyclones des violences déchaînées, récupéré par des gens en qui il ne se
reconnaissait pas toujours, il a longtemps transformé les mots en armes pour tenter de sécher bien des larmes. Il refusait à la fois les intégrismes et le « bradage » des terres
palestiniennes occupées. Avec des mots souvent chargés de charges explosives. La guerre n’est pas un conte pour enfants...
Il fut attaqué à la Knesset au moment de la « révolte des pierres » le 28 avril 1988, par le premier ministre d’Israël, Ytzhak Shamir pour un poème mal lu et mal compris.
« Passants parmi des paroles passagères » [1] La même terre pour deux peuples et une guerre qui n’en finit pas entraîne forcément des mots qui font mal. Dans les deux
« camps ».
« Vous qui passez parmi les paroles passagères
portez vos noms et partez
Retirez vos heures de notre temps, partez
Extorquez ce que vous voulez
du bleu du ciel et du sable de la mémoire
Prenez les photos que vous voulez, pour savoir
que vous ne saurez pas
comment les pierres de notre terre
bâtissent le toit du ciel »
Mais ses rêves étaient d’amour et de paix. Ses angoisses venaient surtout de la fuite du temps. Ses vertiges étaient ceux de tous les humains. Et son art était d’abord de peindre ce qu’il
entendait, de mettre en musique ce qu’il voyait, de restituer ce qu’il sentait et ressentait. Le ciel, le soleil, les étoiles, le jour, la nuit, les oliviers, le sable et les rochers... Les
femmes et les hommes, dans leur simplicité et leur complexité.
« Je suis Palestinien, un poète palestinien, mais je n’accepte pas d’être défini uniquement comme le poète de la cause palestinienne, je refuse qu’on ne parle de ma poésie que dans ce
contexte, comme si j’étais l’historien, en vers, de la Palestine.(...) Je n’ai donc nullement cherché à devenir, ou à rester, un symbole de quoi que ce soit. J’aimerais, au contraire, qu’on me
libère de cette charge très lourde.(...) Dans notre vie contemporaine, le sens se meurt et disparaît, c’est pourquoi la poésie cherche à opposer son propos non-sens au non-sens extérieur.
J’ai aujourd’hui plus tendance qu’auparavant à proclamer notre droit à l’absurde et au ludique. C’est peut-être la réponse esthétique la plus adéquate au désordre ambiant, bien plus que la
recherche du non-sens. Donner à la vie un sens absurde est une option philosophique, être nihiliste est un choix qu’on peut respecter ou non, mais là n’est pas la question.
Le sens est-il possible ? La poésie doit faire comme si cette possibilité existait réellement. L’être humain doit y croire, sinon nous sombrons dans un nihilisme absolu. S’il pense que le
sens est impossible, cela signifie ma mort de la volonté, l’anéantissement physique et peut-être métaphysique. » [2]
S’il a été traduit en de nombreuses langues, c’est parce que ses messages avaient (et gardent) une portée universelle.
Lui rendre hommage, c’est le lire, ou le relire. Simplement. En tentant de le comprendre par ses textes et leur contexte.
Les vrais poètes ne meurent jamais.
* Juliette Prétière
Identité
Inscris !
Je suis Arabe
Le numéro de ma carte : cinquante mille
Nombre d’enfants : huit
Et le neuvième... arrivera après l’été !
Et te voilà furieux !
Inscris !
Je suis Arabe
Je travaille à la carrière avec mes compagnons de peine
Et j’ai huit bambins
Leur galette de pain
Les vêtements, leur cahier d’écolier
Je les tire des rochers...
Oh ! je n’irai pas quémander l’aumône à ta porte
Je ne me fais pas tout petit au porche de ton palais
Et te voilà furieux !
Inscris !
Je suis Arabe
Sans nom de famille - je suis mon prénom
« Patient infiniment » dans un pays où tous
Vivent sur les braises de la Colère
Mes racines...
Avant la naissance du temps elles prirent pied
Avant l’effusion de la durée
Avant le cyprès et l’olivier
...avant l’éclosion de l’herbe
Mon père... est d’une famille de laboureurs
N’a rien avec messieurs les notables
Mon grand-père était paysan - être
Sans valeur - ni ascendance.
Ma maison, une hutte de gardien
En troncs et en roseaux
Voilà qui je suis - cela te plaît-il ?
Sans nom de famille, je ne suis que mon prénom.
Inscris !
Je suis Arabe
Mes cheveux... couleur du charbon
Mes yeux... couleur de café
Signes particuliers :
Sur la tête un kefiyyé avec son cordon bien serré
Et ma paume est dure comme une pierre
...elle écorche celui qui la serre
La nourriture que je préfère c’est
L’huile d’olive et le thym
Mon adresse :
Je suis d’un village isolé...
Où les rues n’ont plus de noms
Et tous les hommes... à la carrière comme au champ
Aiment bien le communisme
Inscris !
Je suis Arabe
Et te voilà furieux !
Inscris
Que je suis Arabe
Que tu as rafflé les vignes de mes pères
Et la terre que je cultivais
Moi et mes enfants ensemble
Tu nous as tout pris hormis
Pour la survie de mes petits-fils
Les rochers que voici
Mais votre gouvernement va les saisir aussi
...à ce que l’on dit !
DONC
Inscris !
En tête du premier feuillet
Que je n’ai pas de haine pour les hommes
Que je n’assaille personne mais que
Si j’ai faim
Je mange la chair de mon Usurpateur
Gare ! Gare ! Gare
À ma fureur !
[1] Publié dans « Palestine mon pays », Paris Editions de Minuit, 1988
[2] Extrait de Entretiens sur la poésie (avec Abdo Wazen et Abbas Beydoun) Actes Sud, Collection "Mondes Arabes", octobre 2006
9 août 2008 - Vous pouvez consulter cet article à : http://www.relatio-europe.eu/la-rev.
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"J’ai trouvé que la terre était fragile, et la mer, légère ; j’ai appris que la langue et la métaphore ne suffisent point pour fournir un lieu au lieu. ( ... ) N’ayant pu trouver ma place
sur la terre, j’ai tenté de la trouver dans l’Histoire. Et l’Histoire ne peut se réduire à une compensation de la géographie perdue. C’est également un point d’observation des ombres, de soi et
de l’Autre, saisis dans un cheminement humain plus complexe."
Dans ces entretiens, dont quatre traduits de l’arabe et un de l’hébreu, Mahmoud Darwich retrace son itinéraire poétique, livrant en même temps un témoignage d’une brûlante actualité sur les
multiples facettes de l’identité palestinienne.
Au cours de 4 entretiens, Mahmoud Darwich évoque ses années d’apprentissage, l’expérience de l’exil, et la singularité de sa propre situation dans la vie culturelle arabe, tout en ouvrant au
lecteur les portes de son "art poétique".
A ces éléments autobiographiques, se mêlent ses réflexions sur la culture arabe contemporaine, l’identité palestinienne, Israël et le sionisme, le processus de paix...
Editeur : Actes Sud (9 septembre 2002) Collection : Babel Langue : Français ISBN-10 : 2742739459 ISBN-13 : 978-2742739455
* Traduction de l’arabe par Elias Sanbar et de l’hébreu par Simone Bitton
"Des lecteurs me demandent jusqu’à quand on va titrer -Opération plomb d’acier- ?"
"que leur as-tu répondu ?"
"justement, je ne sais pas... je te le demande"
"ça va pourtant de soi"
"ah bon !?"
"oui... jusqu’à ce qu’elle soit terminée"
"et elle sera terminée quand ?"
"d’après toi ?"
"justement, je ne sais pas... je te le demande aussi"
"ça va aussi de soi"
"ah bon !?"
"oui... jusqu’à ce qu’elle ait atteint ses objectifs"
"logique... mais alors, elle risque de durer longtemps"
"pas nécessairement... elle peut s’arrêter très vite"
"comment ça ?"
"il suffit d’une seule condition"
"ah bon, laquelle !?"
"ça va encore de soi"
"excuse-moi, j’ignore ce qui me prend... mais je ne trouve rien d’évident en ce moment"
"c’est pas grave... ça doit être le surmenage"
"probablement.... et alors ?"
"alors quoi ?"
"quelle est cette unique condition pour que Opération plomb d’acier ne dure pas ?"
"il suffit que ses objectifs soient abandonnées"
"logique... mais attends, laisse-moi un peu réfléchir"
"je t’en prie... prends ton temps... je ne suis pas pressé"
"... !?"
"Bon, voilà... la délégation parlementaire française conduite par Bernard Accoyer est bientôt de retour"
"elle a vite fait, dis-donc !"
"oui... c’était juste une visite de terrain entre samedi et lundi"
"et qu’ont-ils fait en si peu de temps ?"
"ils ont eu une entrevue avec l’israélien Shimon Pérès"
"et que leur a-t-il dit que les français ne savent pas déjà ?"
"euhhhh... pertinente question..."
"en somme, il leur a répété son discours traditionnel"
"lequel ?"
"qu’Israël est victime du terrorisme du Hamas"
"c’est vrai que tous les français le savent puisque c’est ce qu’on leur martèle depuis au moins le 25 janvier 2006"
"excuse-moi... mais que s’est-il passé ce jour-là ?"
"c’est la victoire sans appel du Hamas aux élections législatives Palestiniennes"
"tu veux dire que les électeurs Palestiniens ont donné la majorité parlementaire à des terroristes !?"
"c’est du moins ce que considère le prix Nobel de la paix israélien"
"Accoyer et ses camarades n’ont rencontré que Pérès ?"
"non... ils se sont aussi entretenus avec Fayyad"
"qui est-ce ?"
"le Premier ministre désigné par Mahmoud Abbas"
"ah oui... celui de la photo"
"quelle photo ?"
"celle prise dans une oliveraie"
"lui-même"
"et que leur a-t-il dit ?"
"que l’autorité palestinienne condamne fermement les crimes commis par le Hamas"
"comment ça.... ce sont les israéliens qui ont agressé Gaza ?"
"bien sûr... mais Fayyad a expliqué à Accoyer que c’est à cause du Hamas"
"ça aussi... c’est repris en boucle en France"
"oui"
"en somme... Accoyer et ses camarades ne rapportent rien de nouveau de leur déplacement sur le terrain"
"c’est pour ça qu’ils l’ont situé entre samedi et lundi"
"... !?"
Al Faraby
Lundi, 09 février 2009
Bernard Accoyer a rejeté tout dialogue avec le Hamas. "La France n’aura pas de contacts et d’échanges avec le Hamas tant que celui-ci aura recours à la violence", a-t-il déclaré.
Israël a mené, du 27 décembre au 18 janvier, une agression contre Gaza qui a fait 1.330 morts palestiniens, selon les services de santé palestiniens.
"Alors, résumons-nous..."
"quoi ?"
"les différentes catégories de juifs qui existent"
"je t’écoute"
"il y a ceux qui vivent en Israël et les autres"
"oui"
"il y a ceux qui iront un jour vivre en Israël et les autres"
"oui"
"il y a ceux qui soutiennent Israël sans aller y vivre et les autres"
"oui"
"voilà, c’est tout... t’en vois d’autres ?"
"olalala... bien sûr que oui !"
"ah bon !?"
"il y a ceux qui y ont vécu et qui sont partis sans pour autant être en désaccord"
"oui"
"il y a ceux qui y ont vécu et qui sont partis en désaccord"
"oui"
"il y a ceux qui s’y identifient"
"oui"
"il y a ceux qui refusent de s’y identifier sans soutenir les Palestiniens"
"oui"
"il y a ceux qui refusent de s’y identifier tout en soutenant les Palestiniens"
"oui"
"et puis il y a une nouvelle catégorie, apparue récemment, après les vingt-deux jours d’agression contre la population de Gaza..."
"c’est bizarre, j’ai remarqué que tu n’utilises pas la même formule que les correspondants de presse, les journalistes, les politiques, les diplomates, les intellectuels, les responsables
d’ONG... bref, tous ceux qui pensent pour nous..."
"et que disent tous ces gens ?"
"ils disent, l’agression contre le Hamas"
"oui mais ceux-là ne pensent pas"
"comment ça ?"
"parce que si c’avait été une agression contre le Hamas, les israéliens n’auraient pas fait ce qu’ils ont fait"
"eeuuuhhhh... c’est logique... mais alors, pourquoi ne disent-ils pas la vérité ?"
"pour assurer la sécurité d’Israël menacée, d’après eux, par le Hamas..."
"c’est ridicule !"
"et pourtant ça marche... jusqu’à un certain point"
"tu veux dire qu’il reste des gens qui ne les croient pas ?"
"oui... et justement parmi ces gens-là, est apparue une nouvelle catégorie de juifs dont je parlais"
"et c’est laquelle ?"
"tous ceux qui ont honte d’être juifs"
"même ceux qui ne vivent pas en Israël ?"
"surtout ceux-là"
"pourquoi ?"
"parce qu’Israël se veut être l’Etat des juifs"
"... !?"
"Pourquoi t’as titré, je te cite, les juifs d’Israël ?"
"qu’est-ce qui te choque dans la formule ?"
"j’sais pas... as-tu voulu dire qu’il existe autre chose que des juifs en Israël ?"
"oui, bien sûr... mais pas seulement"
"qu’as-tu voulu dire d’autre ?"
"qu’il y a des juifs qui ne sont pas en Israël"
"oui mais ceux-là, ils ne sont pas dans le coup"
"que veux-tu dire ?"
"ceux qui ne sont pas en Israël ne votent pas"
"t’as raison, mais ils sont dans le coup malgré tout... jusqu’au cou même"
"ouf... à ce point-là !?"
"bien sûr... puisque sans les juifs en-dehors d’Israël il n’y aurait jamais eu tant que ça à l’intérieur"
"eeeuuhhhh... oui... logique, puisque la grande majorité vient de l’extérieur"
"et donc..."
"et donc quoi ?"
"sans ces juifs de l’extérieur, il n’y aurait jamais eu d’Israël... et le problème n’aurait jamais existé"
"quel problème ?"
"celui de la Palestine et du peuple Palestinien"
"logique... mais dis-moi..."
"quoi ?"
"les juifs de l’extérieur qui viennent en Israël, votent-ils ?"
"évidemment qu’ils votent"
"comment se fait-il ?... en France ce ne serait pas possible..."
"simplement parce qu’à leur arrivée en Israël, ils deviennent israéliens"
"c’est pas très démocratique tout ça... et les pays du Quartet n’ont jamais protesté !?"
"ben non... puisqu’ils sont tous d’accord qu’Israël soit un Etat juif... c’est aussi un moyen de se débarrasser de leurs juifs à eux..."
"mais dis-moi... c’est de l’antisémitisme d’Etat !"
"non... c’est du sionisme, puisque ces juifs-là font le choix de devenir israéliens"
"... !?"
"T’as finalement raison"
"de quoi ?"
"Abbas est arrivé au Caire ce dimanche"
"ah ! ... et alors ?"
"il est allé rendre visite à des Palestiniens de Gaza, blessés et évacués dans des hôpitaux d’Égypte"
"normal... il est le Président... tous font ça... ils vont rencontrer et réconforter leurs concitoyens"
"sauf que là... ça se passe au Caire"
"oui... puisqu’il ne peut pas aller à Gaza"
"qui l’en empêche ?"
"eeuuuhhhh..."
"je veux dire qu’il s’entend bien avec Olmert"
"oui pas de problème... c’est son partenaire pour les pourparlers de paix"
"il s’entend bien aussi avec Moubarak"
"pas de problème non plus... ils sont dans le même camp"
"lequel ?"
"celui des arabes modérés"
"t’as raison... en bien voilà"
"voilà quoi ?"
"il peut rentrer à Gaza par où il veut... du nord et du sud... c’est comme il veut"
"je comprends"
"tu comprends quoi ?"
"que ça soit comme il veut... après tout, Gaza c’est encore la Palestine dont il est le Président"
"que veux-tu dire ?"
"quoi, j’ai dit une bêtise ?"
"pas du tout... mais tu me fais penser à quelque chose"
"quoi ?"
"peut-être n’est-il plus si populaire que ça à Gaza... qu’il craint d’y aller"
"pourquoi ?"
"à cause de sa politique"
"laquelle ?"
"celle des pourparlers avec Olmert et de son appartenance au camp de Moubarak... il serait donc devenu Persona non grata à Gaza"
"et que veut dire cette formule ?"
"c’est du latin signifiant littéralement personne n’étant pas la bienvenue"
"carrément"
"attends... c’est juste une hypothèse pour essayer de comprendre"
"comprendre quoi ?"
"pourquoi Abbas ne vient pas à Gaza rencontrer les Palestiniens et les réconforter... comme feraient tous les autres Présidents"
"peut-être se prend-il pour de Gaulle et qu’il attend la libération"
"oui mais de Gaulle n’a jamais négocié un quelconque processus de paix avec l’occupant"
"mais alors, pour qui se prend-il ?"
"peut-être pour le chef de l’OLP"
"tout le monde sait que l’OLP est une coquille vide"
"et qui l’a vidée ?"
"... !?"
Al Faraby
Lundi, 02 février 2009
Mahmoud Abbas a accusé dimanche 1er février au Caire le Hamas d’avoir risqué la vie et la destinée des Palestiniens.
"Ces gens ont risqué ont risqué la vie du peuple, risqué le sang du peuple, risqué la destinée du peuple, risqué le rêve et l’espoir du peuple d’établir un Etat palestinien indépendant", a-t-il
affirmé lors d’une conférence de presse dans la capitale égyptienne, retransmise par la chaîne satellitaire Al-Jazira.
Il a en outre refusé tout dialogue avec "quiconque rejette l’Organisation de libération de la Palestine", faisant allusion au chef du bureau politique du Hamas en exil à Damas, Khaled Mechaal.
Pour citer quelques noms de la poésie palestinienne, les premiers qui me viennent à l’esprit sont Mahmoud Darwich, Samiih El Kacem, Mayi Ziyada, mais la liste est bien
plus longue. Ce n’est pourtant qu’en 1967 que l’on commence à entendre parler de poésie palestinienne, au delà de la tradition orale et de la poésie arabe classique. Cependant, la poésie
palestinienne contemporaine connaît ses origines dans les années 1930.
« Les précurseurs » :
C’est à compter de cette époque, et notamment avec la révolte généralisée de 1936 que le palestinien, et par-là même, le poète a sa propre conscience nationale. Cela ne veut pas dire qu’avant
ces années 1930 la poésie n’existait pas sur ces terres. La tradition de la poésie orale était belle et bien présente mais aussi d’autres genres de poésie telles que la poésie épique,
lyrique, amoureuse, satirique, religieuse ou profane.
Pour reprendre un peu l’histoire, rappelons qu’auparavant nous ne faisions pas la distinction entre la Syrie, le Liban et la Palestine. On parlait seulement de poésie Arabe. Cette région du
monde portait le nom de Ard Ach-Cham. Puis les colonisateurs ont érigé des frontières entre ces pays (la Grand Bretagne l’a notamment occupé pays à partir de 1918), leur donnant ainsi une identité
propre. C’est à ce moment qu’émerge la conscience nationale et par là même la poésie palestinienne qui défend et illustre son identité propre. Une des particularités de la poésie
palestinienne est que contrairement à nos pays occidentaux, où nous connaissons des querelles entre les poètes dit classiques et les modernes, dans ces pays, la résistance culturelle et la lutte
nationale font que ces querelles demeurent loin des préoccupations des poètes.
Les poètes des années 30 sont donc au cœur de l’histoire et c’est pour cette raison qu’ils sont considérés comme ceux qui ont donné l’impulsion à la poésie palestinienne moderne. A cette
époque, le respect des règles de métrique et des formes fixes de la poésie arabe classique était strictement appliqué. Mais les poètes de ces années 30 ont commencé à présenter des textes « plus
libres » sous l’impulsion du combat national et politique. On s’aperçoit aussi que le poète n’hésite pas à parler du « nous » plutôt que du « je », ce qui est un témoignage de cette conscience
nationale.
Poètes des années 1930 : Ibrahim Touquane, Abderrahim Mahmoud et
Abdelkarim al-Karni.
Voici un extrait de Abdelkarim
al-Karni.
Chaque fois que j’ai combattu pour toi
Je t’ai aimée encore plus
Y a-t-il une terre autre que cette terre
Faite de musc et l’ambre ?
Y a-t-il un autre horizon au monde
Parfumé comme cet horizon ?
(…)
« Les années 1948 »,
En 1948, la Palestine est divisée. Pour une société essentiellement rurale, où la terre occupe une grande valeur, non seulement en terme de richesse, de puissance, mais sinon d’appartenance
familiale et nationale, le coup est difficilement acceptable. Les palestiniens s’exilent alors vers les pays voisins ou vers d’autres continents. Les palestiniens s’éparpillent. C’est en effet en
1947 que l’ONU décide le partage de la Palestine entre un Etat juif et un état Arabe, partage rejeté par les arabes. En 1948 l’Etat d’Israël correspondant à la partie occupée par les juifs est
proclamé. Tous ces éléments déstabilisants entraînent un nouveau tournant pour la poésie palestinienne. A partir de cette période nous pouvons distinguer deux catégories de poètes : les
palestiniens dits de l’intérieur et les palestiniens de la « diaspara ». C’est aussi une époque difficile pour la poésie du fait du blocus culturel et de l’entreprise de déculturation menée par
l’autorité occupante qui a d’ailleurs fait assassiner le poète Houmayd en 1950. Ces faits entraînent le développement de la poésie populaire et anonyme.
C’est aussi à cette période que la poésie palestinienne rompt avec la poésie arabe traditionnelle. La poésie évolue davantage vers une poésie dans laquelle peut être perçue le drame personnel et
national. Les principaux thèmes sont le désarroi, les interrogations sans réponses, le déchirement, l’exil, l’injustice, l’humiliation et l’oppression..
Les poètes qui ont marqué cette période sont entre autre : Fadwa Touqane, Yousouf al-Khatib, Tawfiq as-Sayigh, Kamal Nasser, Haroun Hachim
Rachid, Jabra Ibrahim Jabra, SalmaKhadra al-Jayyoussi,
MichelHaddad, Mou’in Bsissou.
La « poésie de la résistance palestinienne » ou « poésie de la terre occupée »
Une autre période importante dans la poésie Palestinienne est la guerre de 1967. En 1967 la Cisjordanie et la bande de Gaza sont occupées par Israël à la suite de la troisième guerre israélo-arabe.
Pour la plupart des palestiniens, le drame de leur pays a commencé à partir du moment où les terres ont été occupées par Israël. C’est aussi en 1967 que la poésie palestinienne atteint un niveau de
maturité des plus élevé. Ceci car ces générations de poètes ont eu le temps de prendre du recul par rapport aux faits marquants l’histoire de leur pays survenus quelques décennies plus tôt et ils
peuvent donc en faire une analyse et en mesurer la dimension politique, sociale, culturelle, psychologique ou humaine. Puis Jérusalem, la Cisjordanie et Gaza sont occupées, c’est alors que
les poètes palestiniens de l’intérieur et de l’extérieur se retrouvent. Et surtout c’est à partir de cette époque que la poésie palestinienne est reconnue.
Cette période est caractérisée par un dépassement des exercices de style, une recherche de forme. La poésie palestinienne ne se contente plus de décrire mais tente de réinventer. Elle s’adresse à
l’humanité toute entière, montre la responsabilité humaine dans la tragédie qu’elle inflige.
La poésie arabe traditionnelle chantait l’amour, la lune, le plaisir. Les évènements qui ont marqué la Palestine ont laissé place à une nouvelle forme de poésie pour exprimer cette prise de
conscience. Ainsi, Mahmoud Darwich dira :
« O poètes de notre glorieuse nation
Je suis l’assassin de la lune
Dont vous étiez esclaves »
Les poètes marquants de cette période sont entre autres :Rachid Housaïn, Salim Jabrane, Tawfiq Zayyad,
Fawwaz’Id, Mohammed al-Qayssi, Mahmoud Darwich, Samih al-Qassim.
« Le faux calme » : en 1993 des accords de paix ont été signés avec Israël. Une période de calme semble émerger mais elle est vite désenchantée par l’assassinat d’Itzahak Rabien en 1995.
Aujourd’hui cette terre est plus meurtrie que jamais. Beaucoup de poètes connaissent l’exil.
Je me suis longtemps demandé :
Quand existera-tu ? Quand apparaîtras-tu ?
Naîtras-tu de l’herbe
Emergeras-tu de l’inconnu
Ou n’es-tu qu’un impossible lendemain ?
...
( Samih al-Qassim)
Le soleil passe les frontières
Sans que les soldats
Lui tirent dessus
...
(Salim Jabrane)
O agneau de Dieu qui portes les péchés du monde
Distille nos larmes comme autant de mots
Sauve-nous de l’exil de l’aphasie
L’exil des désolations, nous sommes les porteurs de la mer
De l’horizon, du ciel
Les porteurs de la mort entre sommeil et sommeil.
...
(Jabra Ibrahim Jabra)
Et nous aimons la vie autant que possible
Nous dansons entre deux martyrs. Entre eux, nous érigeons
Pour les violettes un minaret ou des palmiers
...
(Mahmoud Darwich)
Les champs de mon sang
Sont un verger qui exhale la haine
La vaste et intégrale haine
De ceux qui sont là-bas, sont ici
De ceux que j’ai vus et n’ai pas vus
La haine de Toi, toi
Et de moi
...
(Tawfiq as-Sayigh)
(…) Et maintenant
Que nous n’avons plus de chemin
Je te rends mon bras, mon arme
La compagnie des tranchées
L’étoile du matin
Je me rends à toi
J’ôte la mèche de ma luminosité
Et de mon ombre pâlissante
Il n’y aura plus de genévrier
Après cette soirée blanche… (…)
(…)
J’emporterai les chemins dans ma valise
J’emporterai les palmiers
Je cueillerai le matin et les plaines
J’enfermerai les larmes dans les cahiers du soir
Je fermerai les saisons.
(…)
(May as-Sayigh)
Mes enfants naissent
Les accueillent les larmes de l’amour
Le frisson de la peur
A la porte de la maternité
Les attendent
Les yeux des chiens enragés
Les attendent
Les plans de la liquidation physique
Et de la vision lointaine de la mort
(…)
(Samih al-Qassim)
La pomme de mon cœur
J’ai peur qu’elle ne pourrisse
Car je suis sans patrie
(…)
(Racim al-Madhoun)
(…) O Palestine, regarde ton peuple
Offrant la plus magnifique des images
Au feu de la révolution et de l’éparpillement
Il fait justice au monde
Nulle patrie ne se libère si
Le peuple ne se libère pas
(…)
( Abdelkarim al-Karmi)
(…) O lune niaise, maladroite
Tu nous as trahis
L’ennemi t’a vue, est parti à notre rencontre
Il nous a rejoints alors que nous tenions à la main
Une lune éclatante
( Mourid al-Barghouti)
Avec quelle confiance
Les étoiles
Peuvent-elles briller
Et les arbres nus
Offrir leur ombre ?
(…)
(Mohammed al-As’ad)
Tout est comme avant
Depuis que nous sommes partis à la guerre
Depuis l’enfance
Peut-être que le soleil de ces années a éteint
Le blanc des rideaux
(…)
(Ghassane Zaqtane)
(…) Demain l’azur formera
Presque par mégarde
Un espoir immodéré
Et notre saison contuse
Expulsera le souffle
Pour mieux le contraindre.
(Ibrahim Souss)
recherche et présentation par Cécile Guivarch
pour francopolis, octobre 2004
Né en 1941 à Birwa, près de Saint-Jean-d'Acre, Mahmoud Darwich est considéré comme l'un des plus grands poètes arabes contemporains.
De Damas à Casablanca, sa parole déplace littéralement les foules lors de récitals qui se donnent souvent dans des stades archicombles.
Ce volume est sa première anthologie personnelle, avec de nombreux textes inédits.
Un tel parcours, dans une oeuvre qui prolonge les mythes du Proche Orient ancient mais aussi les grandes odes de l'Arabie anté-islamique, révèle un poète d'exception qui sait spontanément se
situer au croisement de l'expérience individuelle la plus intime et de la mémoire collective.
Mahmoud Darwich est la voix de la Palestine.
Il est celui qui a forgé les chants de l'exil, celui qui a dit le temps suspendu et dessiné les rêves, les regrets, les désirs d'une identité irréductible.
Il est aussi celui qui renouvelle tous les thèmes enracinés dans la langue arabe, usant de ce que l'on peut appeler une modernité harmonieuse, qui ne rompt pas avec la tradition, mais y puise
juste assez d'énergie pour s'octroyer de nouveaux espaces : des espaces libres où la douleur se change en joie, et l'amour codifié en amour inspiré, sensuel, fervent.
La terre nous est étroite
La terre nous est étroite. Elle nous accule dans le dernier défilé et nous nous dévêtons de nos membres pour
passer.
Et la terre nous pressure. Que ne sommes-nous son blé, pour mourir et ressusciter. Que n'est-elle notre mère
Pour compatir avec nous. Que ne sommes-nous les images des rochers que notre rêve portera,
Miroirs. Nous avons vu les visages de ceux que le dernier parmi nous tuera dans la dernière défense de l'âme.
Nous avons pleuré la fête de leurs enfants et nous avons les visages de ceux qui précipiteront nos enfants
Par les fenêtres de cet espace dernier, miroirs polis par notre étoile.
Où irons-nous, après l'ultime frontière? Où partent les oiseaux, après le dernier
Ciel? Où s'endorment les plantes, après le dernier vent? Nous écrirons nos noms avec la vapeur
Carmine, nous trancherons la main au chant afin que notre chair le complète.
Ici, nous mourrons. Ici, dans le dernier défilé. Ici ou ici, et un olivier montera de Notre sang.
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Inscris !
Je suis Arabe
Le numéro de ma carte : cinquante mille
Nombre d'enfants : huit
Et le neuvième... arrivera après l'été !
Et te voilà furieux !
Inscris !
Je suis Arabe
Je travaille à la carrière avec mes compagnons de peine
Et j'ai huit bambins
Leur galette de pain
Les vêtements, leur cahier d'écolier
Je les tire des rochers...
Oh ! je n'irai pas quémander l'aumône à ta porte
Je ne me fais pas tout petit au porche de ton palais
Et te voilà furieux !
Inscris !
Je suis Arabe
Sans nom de famille - je suis mon prénom
« Patient infiniment » dans un pays où tous
Vivent sur les braises de la Colère
Mes racines...
Avant la naissance du temps elles prirent pied
Avant l'effusion de la durée
Avant le cyprès et l'olivier
...avant l'éclosion de l'herbe
Mon père... est d'une famille de laboureurs
N'a rien avec messieurs les notables
Mon grand-père était paysan - être
Sans valeur - ni ascendance.
Ma maison, une hutte de gardien
En troncs et en roseaux
Voilà qui je suis - cela te plaît-il ?
Sans nom de famille, je ne suis que mon prénom.
Inscris !
Je suis Arabe
Mes cheveux... couleur du charbon
Mes yeux... couleur de café
Signes particuliers :
Sur la tête un kefiyyé avec son cordon bien serré
Et ma paume est dure comme une pierre
...elle écorche celui qui la serre
La nourriture que je préfère c'est
L'huile d'olive et le thym
Mon adresse :
Je suis d'un village isolé...
Où les rues n'ont plus de noms
Et tous les hommes... à la carrière comme au champ
Aiment bien le communisme
Inscris !
Je suis Arabe
Et te voilà furieux !
Inscris
Que je suis Arabe
Que tu as rafflé les vignes de mes pères
Et la terre que je cultivais
Moi et mes enfants ensemble
Tu nous as tout pris hormis
Pour la survie de mes petits-fils
Les rochers que voici
Mais votre gouvernement va les saisir aussi
...à ce que l'on dit !
DONC
Inscris !
En tête du premier feuillet
Que je n'ai pas de haine pour les hommes
Que je n'assaille personne mais que
Si j'ai faim
Je mange la chair de mon Usurpateur
Gare ! Gare ! Gare
À ma fureur !
Mahmoud Darwich avait reçu à La Haye le prestigieux prix Prince Claus pour «son oeuvre impressionnante».Crédits photo : AFP
Son oeuvre au grand lyrisme était notamment marquée par les drames de l'exil et de l'occupation vécus par le peuple palestinien.
Le grand poète palestinien Mahmoud Darwich est décédé samedi dans un hôpital du Texas, au sud des États-Unis. Mahmoud Darwich se trouvait dans un état critique à la suite d'une intervention
chirurgicale, avait dit plus tôt un responsable de cet établissement. Selon des proches du célèbre poète palestinien, ce dernier avait subi une opération à coeur ouvert mercredi et se trouvait
sous assistance respiratoire suite à des complications. Il avait déjà subi deux opérations du coeur en 1984 et 1998.
Mahmoud Darwich, 67 ans, était l'un des plus grands poètes de langue arabe contemporains, avec une oeuvre au grand lyrisme marquée par les drames de l'exil et de l'occupation vécus par le peuple
palestinien. Il avait acquis une notoriété internationale, avec près de trente ouvrages traduits en quarante langues. Son célèbre poème de 1964, «Identité» («Sajjel: Ana arabi»), sur le thème
d'un formulaire israélien obligatoire à remplir, deviendra un hymne repris dans tout le monde arabe.
Mahmoud Darwich est né le 13 mars 1941 à Al-Birweh, en Galilée, alors en Palestine sous mandat britannique et aujourd'hui dans le nord d'Israël. Lors de la guerre israélo-arabe de 1948, ce
village est rasé et ses habitants sont forcés à l'exil. La famille Darwich s'enfuit au Liban, où elle restera un an, avant de rentrer clandestinement en Israël. Après ses études (en arabe et
hébreu) dans des écoles arabes israéliennes, Darwich s'installe à Haïfa, le grand port du nord d'Israël, où vit une importante communauté arabe.
Assigné à résidence
En 1960, à l'âge de 19 ans, il publie son premier recueil de poésie «Oiseaux sans ailes». Un an plus tard, il rejoint le Parti communiste d'Israël, une formation judéo-arabe. Il rêve encore de
révolution et d'internationalisme et exprime dans sa poésie une identité palestinienne encore niée à l'époque. Il est assigné à résidence durant de longues périodes. Début des années 1970, il
choisit l'exil. Il part pour Moscou étudier l'économie politique puis se rend au Caire en 1971. À Beyrouth, en 1973, il travaille comme rédacteur en chef au Centre de recherche palestinien de
l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) rejoignant l'organisation alors en guerre avec Israël. Après la guerre israélienne au Liban durant l'été 1982, qui a forcé la direction de l'OLP
à trouver refuge à Tunis, Darwich reprend la route de l'exil: Le Caire, Tunis puis Paris.
En 1993, il démissionne de l'OLP pour protester contre les accords d'Oslo, estimant qu'ils n'apporteront pas une «paix juste» pour les Palestiniens. Le poète se rend en 1995 dans la bande de Gaza
après l'avènement de l'Autorité palestinienne, avant de s'installer à Ramallah, en Cisjordanie. En mai 1996, il est autorisé à fouler le sol d'Israël pour la première fois depuis son exil afin
d'assister aux funérailles de l'écrivain arabe israélien Emile Habibi.
En 2000, le ministre israélien de l'Education propose que deux poèmes de Darwich soient inclus dans les programmes scolaires israéliens. Mais le premier ministre Ehud Barak refuse alors que la
droite rappelle que Darwich a écrit en 1988 un poème appelant les Israéliens à mourir où ils veulent «mais pas chez nous».
«Un poète pas une cause»
En juillet 2007, il retourne en Israël lors d'un récital donné à Haïfa, devant une foule considérable composée notamment de la plupart des députés arabes de la Knesset (parlement israélien). À
cette occasion, il ironise amèrement sur la prise du contrôle du mouvement islamiste Hamas de la bande de Gaza: «Nous avons triomphé. Gaza a gagné son indépendance de la Cisjordanie. Un seul
peuple a désormais deux Etats, deux prisons qui ne se saluent pas. Nous sommes des victimes habillés en bourreaux». Le poète critique également la «mentalité israélienne de ghetto» et la
politique israélienne qui empêche la création d'un Etat palestinien viable.
Plus récemment, au festival des musiques du monde d'Arles en juillet dernier, il a confié préférer les thèmes universels de l'amour, la vie, la mort à ceux purement politiques de ses débuts et
vouloir être lu «comme un poète», «pas comme une cause». Lauréat du prix Lénine de l'ex-URSS, chevalier des Arts et des Lettres (en France), il avait reçu à La Haye le prestigieux prix Prince
Claus pour «son oeuvre impressionnante».
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, va envoyer un avion aux Etats-Unis afin de ramener la dépouille du poète. Une cérémonie aura lieu à Amman puis le corps sera transporté à Ramallah, en
Cisjordanie. Des responsables palestiniens doivent aussi demander aux autorités israéliennes que le défunt puisse être enterré dans sa Galilée natale. L'Autorité palestinienne a décidé un deuil
national de trois jours à la suite du décès du poète.
"Quand ils sont venus chercher les
communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour protester »
:
Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. ....................
Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
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