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Israèl est contre TORAH

*"Les sionistes me dégoûtent autant que les nazis."
(Victor Klemperer, philologue allemand d'origine juive, 1881-1960)

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L’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël constitue une révolte contre la volonté divine, contre la Torah, une révolte qui a engendré une vague interminable de violence et de souffrance. À l’occasion de la fondation de l’État hérétique, les juifs fidèles à la Torah pleurent cette tentative d’extirper les enseignements de la Torah, de transformer les juifs en une « nation laïque » et de réduire le judaïsme au nationalisme.......Nous déplorons les tragédies que la révolution sioniste a provoquées chez les Palestiniens, notamment des déportations, l’oppression et la subjugation..Que nous méritions que cette année toutes les nations, en acceptant la souverainet

é divine, puissent se réjouir dans une Palestine libre et dans une Jérusalem libre! Amen. Offert par Netouré Karta International : www.nkusa.orglink

                                               


   

 


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Génocide et crime de guerre

Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 20:47

Gaza un an après / Tous les chemins n’ont pas mené à Gaza puisque la tragédie continue !

En hommage à tous les Palestiniens, les morts et les vivants...

Gaza un an après / Tous les chemins n’ont pas mené à Gaza puisque la tragédie continue !
Le cataclysme corporel de la douleur est puissant... il suffit d’une image, d’une musique, d’un de ces chants écrits pendant Gaza, pour que se remette en action cette incroyable processus mental qu’est la désespérance... C’est le froid qui a enveloppé Paris ces derniers jours qui m’a rappelé à la réalité du temps qui passe… une année s’est écoulée depuis les massacres, une terrible année durant laquelle nous avons été sans cesse habités par ce deuil d’avoir vu en direct nos frères et nos sœurs emportés sauvagement par la barbarie sioniste sans avoir pu les sauver... Le froid est tombé sur Paris et un mal-être indicible m’a envahie ... comme si mon âme s’est instinctivement sentie habitée à nouveau par la tragédie de Gaza. Je suis sûre maintenant, que pour le restant de ma vie le froid, sera associé à l’émotion, à l’indicible douleur ressentie pendant ce Guernica que nous avons vécu en direct ...

Gaza ce fut pour moi, toute la noirceur du monde des ténèbres causée par des faiseurs de morts qui ont définitivement perdu toute leur humanité. Et ce massacre, par sa barbarie, sera écrit en lettres capitales à tout jamais dans la mémoire de l’humanité ... brutal, sauvage, féroce, primitif, indicible...

Parce que Gaza c’est peut être d’abord cela pour moi, des mots qui n’ont pas réussi à traduire la terrifiante réalité, ni les peines, ni les émotions; l’impossibilité de parler et de donner du sens à ce qui nous parvenait en direct des chaînes de télévision arabes qui courageusement montraient aux hommes (du moins à ceux qui avaient l’honnêteté de rechercher la vérité) du monde entier la sauvagerie d’un massacre... Gaza ne fut pas une guerre ! Une guerre a ses règles qui lui sont propres ! Dans une guerre, il y a deux parties qui combattent à armes plus ou moins égales !!! Gaza ne fut rien de cela. Gaza fut un génocide, gaza fut un Holocauste commis sur des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes totalement innocents et dépourvus d’armes de défense! Ce n’était pas un mauvais rêve que nous avons fait... juste l’un des pires cauchemars de l’Histoire que des hommes ont dû affronter ...

Gaza ne fut rien de moins que le déchainement de toutes les forces du mal qui peuvent s’exercer sur des êtres humains qui n’avaient aucun moyen d’échapper à l’enfer qu’ils étaient en train de vivre!

Choc et effroi. Comment parvenir à mettre en paroles ce samedi matin du 27 décembre 2008 et le sentiment d’anéantissement ressenti à nouveau (le même me semble t-il que celui ressenti vingt cinq ans plutôt devant l’indicible spectacle macabre de Sabra et Chatila) à la découverte de tous ces corps d’hommes jonchés sur le sol ? Comment raconter cette envie d’hurler ma colère éprouvée à la vue de ce tableau kafkaïen. Même ma bouche ressent encore le terrible goût du sang. Apre... Envie de crier alors qu’aucun son ne pouvait sortir.

Nous sommes tous devenus pendant trois semaines des observateurs impuissants de la noyade dans les abîmes de la douleur de tant de femmes, d’enfants, d’hommes.

Comment oublier, quelques jours seulement avant la fin des bombardements, le flot de sanglots de larmes d’Izz el-Deen Aboul Aish, qui en direct sur une chaîne de télévision israélienne révélait au monde entier ce que peut-être l’atrocité de la douleur des hommes atteint par la folie d’autres hommes qui enlèvent si sauvagement la vie. Izz el-Deen Aboul Aish a poignardé nos consciences à chaque seconde de cette douleur inqualifiable venue du tréfonds de son âme : ignoble, dévastatrice, inhumaine...

Question récurrente, obsédante qui ne cessait de se poser à moi pendant tous ces jours si noirs ; comment tous ces êtres humains pourraient survivre à autant de douleurs, à autant de peurs ?... Je crois pourtant que depuis le premier jour de mon histoire avec la Palestine j’ai eu la réponse... tellement limpide qu’elle nous brusque tous par son évidence, nous qui sommes encore à la recherche d’une réponse personnelle au sens de notre vie... La vie est en chaque Palestinien ; vive, tenace, indestructible malgré la barbarie agissante à leur encontre. Chaque homme et chaque femme palestiniens qui a accepté de lutter pour la libération de sa terre a en effet donné autant de sens à sa vie qu’à sa mort me semble t-il ... Combien d’entre nous peuvent se prévaloir d’avoir trouvé cette réponse ?!

Comment traduire aussi par des mots cette communion de millions d’hommes et de femmes qui à travers la planète, durant ces trois semaines massacres, dans un même élan de compassion se sont tous sentis des Palestiniens. Au fur et à mesure des largages de bombes à l’uranium appauvri et au phosphore, il nous a semblé assister à un brusque réveil d’un monde endormi jusqu’alors dans le coma profond de l’indifférence. Sursaut qui, pour ceux qui l’ont vécu, nous a fait retrouver la force de l’espoir que plus jamais aucun gouvernement, aucune institutions internationale sur cette terre n’allait permettre que s’exerce l’odieuse oppression sioniste sur le peuple palestinien. Mais que traduisait donc en réalité ce besoin de se retrouver ensemble et de battre les pavés du monde entier ? Un simple moyen de se décharger d’une émotion personnelle trop culpabilisante ou bien d’une compassion sincère et une volonté de venir durablement en aide à ces frères d’humanité ?... La réponse ne fut que trop évidente...cet espoir porté si haut en nous et qui nous avait donné le courage de donner le meilleur de nous a bien vite été ébranlé ...

Ce fut un constat troublant et amer que de voir cette société civile qui s’était mobilisée avec une force si bienfaisante pour l’âme, le temps des bombardements et de tout ce sang qui coulait à flot, voir détourner le regard à nouveau aussitôt la proclamation d’un soi-disant cessez le feu venant des criminels.... Comment pouvait-on croire qu’avec le départ de ces chars de la mort et de cette aviation satanique que Gaza allait être épargnée pour autant ? Un véritable cessez-le-feu dans la bande de Gaza aurait dû être l’ouverture des points de passages aux frontières. Pourquoi tous ces gens ont-il refusé de voir et de comprendre qu’il ne peut y avoir retour à la vie dans la bande de Gaza sans le passage d’un flux d’approvisionnements. Le blocus sur terre, sur mer et dans les airs contre un million et demi d’êtres humains est un acte de guerre, tout autant que les largages de bombes ou les tirs de roquettes. N’est-il pas ? Le blocus de Gaza n’a pas été levé ; la tyrannie du monde entier s’est exercée une année de plus, depuis combien de temps exactement le monde assiste t-il à la lente extermination du peuple palestinien... se souvient t-il même encore du début de l’ignominie?...

D’ailleurs a-t-il jamais été confronté à la vérité vraie ou n’a-t-il plus que pour tout repère que les vils mensonges répétés à l’envi par tous ceux qui ont toujours eu besoin de cacher leur terrifiante culpabilité et surtout par ceux, pour qui cette terre de Palestine représente tel un cadastre divin, la terre promise par Dieu qu’il faut obtenir à n’importe quel prix, même au prix de rivières de sang ! Le rêve à réaliser pouvant servir à justifier pleinement la bestialité de l’action à mettre en œuvre...

Plus de trois ans déjà de total enfermement, d’une asphyxie savamment orchestrée par tous les maîtres à penser de la planète, trois longues et terrifiantes années durant lesquelles un peuple se meurt à petit feu!... Les Occidentaux sont en effet devenus les maîtres dans l’art de la torture de masse et cela fait longtemps que la terre de Palestine est leur terrain de prédilection à tous. Et rien en face pour contenir l’indicible barbarie, si ce n’est le silence, l’odieux silence de l’indifférence et de la complicité des hommes.

Réveil brutal et cruel sur un feu de paille qui s’est consumé à une vitesse fulgurante ; retour rapide d’une masse humaine à son monde anesthésié dans lequel elle a définitivement choisi son camps ; celui des âmes mortes ! Ce blocus qui paralyse totalement la vie dans la bande de Gaza ne les touche pas, cette guerre-là ne les intéresse pas ... elle ne produit pas les rivières de sang de Gaza, elle extermine bien trop lentement, sans faire de bruit... Et puis la regarder en face pour ce qu’elle est précisément signifierait une obligation de fait de s’inscrire dans la durée, d’être capables de produire des sacrifices qui manifestement ne peuvent pas être. Incompatibilité totale du don de soi et de la recherche d’une vie confortable qui est le but suprême à atteindre nous conseille t-on de penser très fortement depuis la plus tendre enfance, nous les filles et les fils de cet Occident égoïste, nous avons renoncé à intégrer dans nos programmes de vie l’extrême douleur des opprimés palestiniens. Il n’y a aucune place dans les programmes d’éducation à la citoyenneté enseignés dans l’école des démocraties pour l’apprentissage au renoncement d’un peu de sa richesse et d’un peu de son temps pour cet autre qui vit la souffrance et dont on est bien devenu incapable de ressentir la profondeur!

Dans cette route souvent solitaire de cette recherche de sens à donner à cette injustice permanente exercée contre le peuple palestinien il y a aujourd’hui l’absolue certitude que la Palestine est devenue le baromètre de l’état politique, judiciaire et moral du monde. Qu’on se le dise, jamais l’état de ce baromètre n’a été aussi désastreux... La Palestine est en effet l’abominable concentré de toutes les défaillances observables dans notre monde contemporain.... une lecture du fonctionnement du monde peut entièrement être faite à partir de ce qui se trame jour après jour en Palestine ; c’est tellement vrai que cela en est parfaitement effrayant... Et la vraie question qui se pose aujourd’hui est : qui sert les intérêts de qui ? S’il pouvait nous sembler il y a encore quelques années que c’était l’Occident qui servait les intérêts d’Israël ; la lecture doit certainement se faire aujourd’hui dans l’autre sens... tant ce que nous avons à constater met un ensemble de données qui ne peuvent s’expliquer que de cette façon-là.

Ce que les Palestiniens doivent en effet supporter, c’est un soutien sans faille des politiques du monde entier (il n’y a d’ailleurs que dans cette conspiration permanente vis-à-vis des Palestiniens que les frontières sont si minces entre cet Occident et cet Orient lamentablement complice) à la politique criminelle sioniste ; c’est une inertie éhontée de la communauté internationale avec un intolérable « double standard » de la part des organisations internationales. L’entité sioniste qui viole depuis soixante et une longues années des centaines de résolutions onusiennes en toute impunité n’a jamais été mise au banc des nations et a toujours pu s’en tirer sans la moindre sanction ! Pouvons-nous continuer ainsi sans lutter de toutes nos forces pour que les organisations internationales parviennent au respect de la loi ; cette loi internationale qui semble totalement inapplicable dès lors qu’il s’agit d’israël! Pouvons-nous poursuivre notre existence sans voir le moindre signal s’allumer que des mesures concrètes vont être prises pour reprendre le contrôle de ce droit international et pour faire en sorte qu’il soit appliqué pleinement pour sauvegarder les droits des Palestiniens mais aussi les droits de l’humanité dans son ensemble ?

A quoi bon l’ONU et tous ces pseudos institutions droit-de-l’hommiste si ce signal ne vient pas? A quoi bon les centaines de rapports qui constatent les viols de la loi mais qui ne contraignent jamais à payer les coupables avérés? Qu’est ce qui permet que depuis 1948, la loi ne peut être agissante pour protéger les Palestiniens ? Cette loi qui dit pourtant tellement de choses ... que les réfugiés doivent pouvoir rentrer en Palestine ; que l’annexion des terres doit cesser ; que les constructions des colonies doivent être définitivement gelées et pas seulement pour durant un moratoire de dix mois qui ne représente risiblement que le temps nécessaire pour finaliser les multiples chantiers déjà mis en construction..., que le mur de la honte doit tomber ; que les arrestations quotidiennes arbitraires de dizaines de Palestiniens et la torture qu’ils subissent dans les geôles sionistes doivent s’arrêter, que Jérusalem fait partie des territoires occupés de 1967 et a vocation à être la future capitale de l’Etat palestinien, que les Palestiniens ont le droit d’exercer pleinement leur autodétermination comme n’importe quel autre peuple du monde? Dois-je continuer ?!

C’est la loi, jamais contraignante vis-à-vis de l’entité sioniste conjuguée à l’amoralité des dirigeants politiques du monde entier, qui nous donne à observer chaque semaine davantage une terre de Palestine littéralement mutilée et défigurée à cause de cette guerre coloniale menée par cet Israël nourri par un racisme viscéral. La Cisjordanie est lacérée de routes stratégiques, gangrenée par plus de 700 checkpoints, métastasée par des centaines de colonies, nettoyée ethniquement parlant à Jérusalem-est comme jamais elle ne l’a été... Les Palestiniens sont parqués dans des camps depuis plus d’un demi-siècle en étant soumis continuellement aux brutalités et aux humiliations, assiégés sur un territoire qui fond chaque jour comme peau de chagrin... Mais ni le monde, ni le droit international ne sont là pour stopper la bête immonde qu’est l’idéologie sioniste raciste jamais repue de terre et de sang...

Et le monde, dans son cynisme absolu, voudrait nous faire croire qu’il y a symétrie entre les occupants et les occupés, les victimes et leurs bourreaux ? Que les hommes se réveillent de la torpeur dans laquelle ils sont plongés et que pour une fois, il se fasse violence et qu’il prenne le temps de réfléchir à cette angoissante interrogation ? Avons-nous renoncé pour nous-mêmes au concept de justice ou bien cet abandon de la loi qui transforme le monde en une jungle des plus sauvages n’est-il supportable à nos yeux que pour les Palestiniens ?

Si nous sommes encore debout, ne serait-ce qu’un peu, nous nous devons de réagir et de nous comporter en hommes et pas en ces monstres que nous sommes en train de devenir! Car, quand la loi est incapable d’être agissante, et que les hommes acceptent que la justice ne soit pas rendue envers les victimes c’est que le monde a signé son acte de décès moral depuis longtemps déjà.

La priorité absolue, et il n’y en a pas de plus urgente, est que cette loi internationale qui condamne le blocus que ces démocraties vacillantes du monde entier ont instauré dans le mépris le plus absolu qu’elles ont des Hommes et dans la fureur de la haine de l’islam qui est la leur mette un terme définitif à cette infamie qui n’a aucun autre équivalent dans le monde. (C’est la que l’on mesure bien qu’il n’y a qu’une seule et même problématique dans le monde aujourd’hui : l’islam. Punir toute une population parce qu’elle a voté Hamas lors d’un scrutin dont tout le monde a dit qu’il était démocratique c’est leur signifier de fait qu’en eux ce sont les croyants pratiquants que l’on emprisonne dans une prison à ciel ouvert, rien de moins ! C’est la foi du résistant que l’on veut ébranler pour le voir plier jusqu’au renoncement.)

Depuis plus de trois ans Gaza est blessée, défigurée, amputée par la barbarie exercée par le monde entier... L’utilisation du terme « blocus » traduit d’ailleurs bien mal ce qui se cache derrière l’odieuse réalité, ce dont on parle c’est d’un siège et donc d’une guerre dans laquelle le démon égyptien vient d’ouvrir un nouveau front avec son mur d’acier construit en collaboration avec les Américains ! Dans son désir abject de mieux plaire à ses maîtres, il vient en outre de faire savoir au monde entier qu’il ne laissera pas passer toutes ces femmes et tous ces hommes courageux qui se dirigent vers Gaza pour briser le siège et le silence. Il n’y a jamais de limites aux trahisons des collaborateurs !

La priorité absolue est de parvenir à redonner de l’espoir à ces hommes et ces femmes qui luttent seuls. L’indifférence parce qu’elle est une complicité active tue chaque jour en terre de Palestine.

C’est un mea culpa individuel qu’il convient en effet de faire ! La passivité qui est la nôtre tue chaque jour les Palestiniens de Gaza; elle a pris la vie de centaines d’innocents l’hiver dernier lors de l’opération sioniste, laissé des milliers d’entre eux gravement handicapés ; des milliers d’autres dans le dénuement le plus absolu et condamné cette année davantage chacun d’entre eux au désespoir de voir les hommes agir avec leur conscience d’hommes. Comment le monde peut-il vivre en sachant cela ; comment l’indignation des hommes peut être aussi sélective ? Nos valeurs morales sont-elles à ce point perdues ou bien est-ce le diktat collectif qui s’exerce depuis soixante ans dans nos sociétés exigeant de chacun d’entre nous, qu’une seule mémoire soit active, qui conduit la majorité des hommes à se faire invisible et silencieux dès lors qu’il s’agit de dénoncer la politique criminelle conduite par nos dirigeants et par Israël.

Quel est donc la force de ce rouleau compresseur qui entame notre dignité d’hommes ?

Nous avons à demander pardon aux Palestiniens ! Eux sont là pour nous alors que nous, nous montrons odieusement absents pour eux ! Nous ne mesurerons en effet jamais assez tout ce qu’ils ont apporté à nos vies à travers leur comportement unique. Chaque jour, nous nous nourrissons de leur courage, de leur patience et de leur détermination à lutter pour la liberté. Que faisons-nous pour les remercier de ne pas nous faire oublier ces valeurs en perdition dans notre monde dit civilisé ?

Comment est-il possible que tous les chemins (politiques, judiciaires, moraux) n’aient pas mené à Gaza durant ces derniers mois ? Telle est en définitive, à quelques jours de la commémoration du premier jour des bombardements sur le camps de concentration de Gaza, l’obsédante question qui ne cesse de se poser...

Nelly Leboucher


PALESTINE 400 PHOTOS


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Par noesam - Publié dans : Génocide et crime de guerre - Communauté : paix et tolérance
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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 20:38
Anti Sionisme

Anti Sionisme

Auschwitz C’est Du Passé C’est Gaza Qu’il Faut Sauver !



Auschwitz C’est Du Passé C’est Gaza Qu’il Faut Sauver !

Place aux Vivants, aux Gazaouites, c’est eux qu’il faut sauver et dont il faut impérativement parler. Que les Morts reposent en paix et qu’on cesse de manipuler leurs cadavres décomposés à des fins politiques sordides pour justifier l’injustifiable : le génocide des Palestiniens par les Sionistes.

Le bullodozer médiatique sioniste de l’Holocauste a encore frappé avec cette stupide histoire de VOL de l’enseigne de l’entrée d’Auschwitz « Le travail rend libre ». Des millions de personnes dans un monde obéissant au dictat de la mondialisation libérale passent tous les jours sous cet invisible enseigne qui les réduit en esclavage, les fait mourir prématurément, eux et leurs enfants. Pourtant personne n’ose étaler dans les médias sa profonde révulsion pour ce génocide quotidien lent, indiscriminé, ou crier au scandale parce que la mémoire de l’humanité toute l’humanité, pas une humanité sélective, s’appuyant sur une base ethno-politico -religieuse, est constamment foulée aux pieds.

Un an, bientôt un an qu’une blitzkrieg sauvage, dévastatrice menée avec pour seul but de tuer massacrer des civils, de punir une population enfermée affamée, de détruire les infrastructures autorisant un semblant de survie, a déferlé sur la Bande de Gaza, sa population palestinienne assiégée.

Mais qui dans les médias « bien pensants » s’est à l’époque insurgé contre ce VOL de vies, Qui ?

Qui dans les médias aujourd’hui s’insurge contre ce blocus qui se poursuit de par la volonté cynique, diabolique des Sionistes qui non contents d’asservir la Palestine agissent pour asservir par agents d’influence interposés (AIPAC, CRIF, écrivains, hommes politiques…) les pays dits influents sur la scène politique internationale ?

Place aux enterrés Vivants, aux Gazaouites ! C’est eux qu’il faut sauver !

Que la Marche des Vivants déferle sur Gaza en cette fin d’année 2009 !

Que le Monde scrute Gaza, qu’il entende Gaza, qu’il célèbre Gaza !

Auschwitz c’est du passé, c’est Gaza qu’il faut sauver !

Légende de l’illustration :

Il était une fois à Rafah

Mon père m’a dit que vous les Arabes vous êtes des animaux diaboliques terroristes !
Mon père ne m’a rien dit ! Il a été assassiné par le tien….


Mardi 22 Décembre 2009
Myriam Abraham
http://www.planetenonviolence.org/Auschwitz-C-est-Du-Passe-C-est-Gaza-Qu-il-Faut-Sauver-!_a2081.html
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Par noesam - Publié dans : Génocide et crime de guerre - Communauté : paix et tolérance
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 19:58

La Résistance de l’Opprimé

La Résistance de l’Opprimé


« L’Indien a été considéré comme moins qu’humain et seulement digne d’être exterminé. Oui, nous avons abattu des hommes, des femmes et des enfants sans défense dans des endroits comme Camp Grant, Sand Creek et Wounded Knee. Oui, nous avons nourri de strychnine des guerriers rouges. Oui, nous avons laissé des villages entiers de gens nus grelotter dans le froid glacial des hivers du Montana. Et oui, nous avons confiné des milliers dans ce qui équivaut à des camps de concentration. » Wellman, Les guerres indiennes de l’Ouest, 1934.

Par Paul Balles
Paul Balles est un professeur américain, retraité de l’université, et écrivain indépendant qui a vécu au Moyen-Orient pendant de nombreuses années. Pour plus d'informations, consultez son blog : “Action follows reflection”.

Le jeudi 26 novembre 2009, les Américains ont célébré Thanksgiving (1), en souvenir des pèlerins et en remerciement pour la récolte. Sur la fête, le professeur Robert Jensen a écrit :

« Les envahisseurs européens ont exterminé la presque totalité de la population indigène pour créer les Etats-Unis. Sans cet holocauste, les Etats-Unis tels que nous les connaissons n’existeraient pas. Les Etats-Unis célèbrent une journée de Thanksgiving dominée non pas par l’expiation pour l’odieux crime contre l’humanité, mais par une histoire falsifiée de la « rencontre » entre les Européens et les Indiens d’Amérique. »

Il y a aujourd’hui environ 310 réserves indiennes américaines (où devrions-nous les qualifier de bantoustans ?) dans les Etats-Unis continentaux. Peut-être devrions-nous appeler « réserves » les enclaves palestiniennes forcées. L’Amérique du Nord, l’Afrique du Sud, la Palestine – toutes envahies et occupées, aux populations indigènes exterminées et emprisonnées.

Leurs terres et leurs maisons ont été prises par des colons protégés par les troupes. Ils ont été parqués dans des camps de réfugiés appelés « réserves » ou bantoustans, et maintenus dans la pauvreté et le désespoir.

Leurs pères leur racontent comment eux ou leurs grands-parents ont résisté aux oppresseurs, et comment leurs flèches ou leurs pierres ne faisaient pas le poids devant les fusils et les canons utilisés par les colons étrangers.

Aujourd’hui, les jeunes membres des tribus lisent des journaux en anglais et regardent la télévision. Certains ont des ordinateurs et l’internet. Ils voient des films sur les pilotes japonais kamikazes pendant la Seconde Guerre mondiale et sur la résistance française. Nous lisons que des Palestiniens se font sauter parce que les colons en Palestine les oppriment.

Si je meurs en tuant vingt de mes ennemis, cela ne sert-il pas mon peuple dans sa guerre contre l’oppression ? N’est-ce pas la justification pour tous les soldats morts dans toutes les guerres ?

N’avons-nous pas envoyé notre jeunesse en Irak parce que nous avons approuvé le suicide certain de tous ceux qui pourraient mourir ? C’est ça qui est tellement attirant dans l’invasion de pays comme l’Afghanistan et l’Irak : nous pouvons à nouveau agir comme des colons oppressifs.

C’est peut-être ça que les Américains aiment, au sujet d’Israël. Les Israéliens agissent comme les premiers colons et garnisons de soldats d’Amérique, assassinant et mutilant des tribus de gens qu’ils considèrent comme des races inférieures.

L’Amérique a oublié ce qui est advenu d’autres conquêtes par des nations et des empires expansionnistes. Elles sont tous tombées ! L’Amérique devrait le savoir, après être tombée devant la résistance au Vietnam. Combien de jeunes vies ont succombé à l’engagement suicidaire de nos dirigeants ?

Mais qu’en est-il de la résistance aux occupations ? La Corée du Sud ne se sent-elle pas occupée ? Qu’en est-il des Philippines ? Le Japon s’est plaint récemment des troupes américaines à Okinawa. Et tous les autres lieux où l’Amérique impose sa présence militaire ?

Que feraient les Etats-Unis si un certain nombre d’hommes des tribus indiennes américaines décidaient qu’ils en ont assez d’être occupés, assez d’être réduits à la pauvreté ? Supposons qu’ils se lèvent contre l’oppression.

Si jamais un soulèvement indien américain éclatait – un mouvement de résistance après des générations de soumission – la seule voie que prendrait l’Amérique pour rester fidèle à elle-même serait-elle d’éliminer les terroristes ? N’est-ce pas ce que fait Israël ?

Détruisez leurs maisons et leurs camps ; poussez-les de l’autre côté des frontières, au Canada et au Mexique, en Jordanie, en Egypte, au Liban et en Syrie. Construisez des murs. Détruisez toutes les sources potentielles d’armes. N’appelez pas ça génocide ! Appelez ça « élimination du terrorisme » ! Appelez ça « autodéfense » !


Résistance de l’Opprimé – Palestine
Introduction du documentaire « Occupation 101 »



Occupation 101 : Voice of the Silenced Majority (La voix de la majorité silencieuse) est un film documentaire américain de 2006 sur le « conflit israélo-palestinien » réalisé par Sufyan Omeish et Abdallah Omeish, et raconté par Alison Weir.

(1) Thanksgiving : la fête nationale américaine qui commémore, le quatrième jeudi de novembre, l’installation des premiers colons en Amérique. (NdT)

Source : Information Clearing House  
  Traduction : MR pour ISM



Par noesam - Publié dans : Génocide et crime de guerre - Communauté : paix et tolérance
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 19:53

Une lettre d'Albert Einstein écrite peu de temps après le massacre de Deir Yacine

Une lettre d'Albert Einstein écrite peu de temps après le massacre de Deir Yacine


Il s'agit d'une lettre originale d'Albert Einstein donnant sa position sur le sionisme quelques heures après avoir appris le massacre commis parles sionistes à Deir Yacine en Palestine.
Einstein y exprime son refus d'être associé à ceux qu'il qualifie de criminels.


Une lettre d'Albert Einstein écrite peu de temps après le massacre de Deir Yacine
10 avril 1948,
à M. Shepard Rifkin, directeur exécutif des amis Américains des combattants pour l'indépendance d'Israël (une émanation du Lehi ou groupe Stern, NdT)
Cher monsieur,
Quand une véritable catastrophe finale s'abattra sur la Palestine, le premier responsable en sera le gouvernement britannique et les seconds responsables seront les organisations terroristes qui émanent de nos rangs.
Je ne veux voir personne associé avec ces gens égarés et criminels.
Sincèrement,
Albert Einstein
Document trouvé via Window into Palestine


http://mounadil.blogspot.com/ http://mounadil.blogspot.com/
Par noesam - Publié dans : Génocide et crime de guerre - Communauté : paix et tolérance
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 21:28
Des rabbins sionistes ont revendiqué haut et fort ce qu'Israël a toujours fait tout bas depuis sa création.
Dans un recueil intitulé "Dogme du roi", inspiré des préceptes de la Thora,   selon les auteurs les deux rabbins Itshak Shapira et Youssi Allistor, et s'apparentant au "Prince" italien de Machiavel, une véritable sentence de mort  est lancée.  
Répondant à la question, quand est-il permis de tuer les "autres", (ou les Goyims selon le terme hébraïque donné aux non juifs), elle en appelle à tuer par anticipation, par prévention et par vengeance tout ceux qui sont contre Israël, que ce soit de par les actes, les paroles, ou  même les sentiments.
Par extension, elle permet de tuer mêmes ceux qui ne sont pas les ennemis d'Israël, mais seulement parce qu'ils se trouvent sr le lieu où se trouve l'ennemi à abattre.
De part et d'autre, le manuscrit vise surtout les civils.
" Partout, là où la présence de ce Goyim pourrait porter atteinte à la vie d'un Israélien, il est permis de le tuer, même s'il aime les autres peuples du monde, et n'est pas coupable de la condition naissante". Et d'expliquer "qu'il faut tuer quelqu'un qui ne veut pas tuer de Juif lorsque ceci permet d'empêcher la mort d'un juif ".
Concernant les civils en temps de guerre, le pamphlet ne prescrit aucune précaution. Bien au contraire, arguant " les nécessités de la guerre", il accorde une certaine légitimité à leur massacre: à l'origine, selon les préceptes de la Thora, tous les Goyims sont censés avoir du sang juif sur les mains.
Lorsqu'il s'agit du peuple de l'ennemi, les règles sont encore plus sanguinaires. Tous sont considérés être des ennemis voire des combattants, du fait "qu'ils aident les combattant, les encouragent ou expriment leur satisfaction quant à leur combat".
En dehors des temps de guerre, ils devraient faire l'objet des mesures de rétorsion, dans le but d'opérer " l'équilibre de terreur". Le texte cite: "Ceux qui appartiennent au peuple de l'ennemi sont l'ennemi, car ils aident les assassins. Raison pour laquelle il faut agir avec eux par vengeance et selon la loi du talion; la vengeance est indispensable avec eux pour rendre vain le mal. Les actes pourraient parfois être féroces mais ils ont pour but de créer un équilibre de terreur efficace".  
    
Mêmes les enfants ne sauraient être épargnés: Qualifiés " d'obstructeurs du chemin", il devient permis de les tuer à bout portant: sont évoqués les fils des commandants des ennemis d'Israël, car le fait de les tuer devrait permettre de faire pression sur leurs pères. Figurent aussi les enfants qui peuvent constituer une menace lorsqu'ils grandiront, ou ceux qui constituent un obstacle dans l'affrontement des méchants ou durant les opérations de sauvetage de Juifs.
 
Une sentence de mort peut même être décrétée à l'encontre de ceux qui critiquent Israël, ou a contrario de ceux qui flattent la résistance contre lui. Faisant partie des "oppresseurs", le paragraphe les concernant permet des explications aléatoires, voire arbitraires.  "…est considéré oppresseur celui qui affaiblit notre royaume de par les paroles".
 
 Selon des observateurs, la publication de ce livre qui dispose déjà du soutien d'un  grand nombre de rabbins influents, à l'instar d'Itshak Guinsbourg, Dov Léor et Jacob Joseph est porteuse de plusieurs significations.  
De point de vue sociologique, il illustre une volonté d'insuffler à son paroxysme l'esprit belliciste à tous les Israéliens, voire à tous les sionistes pour les amener à s'investir totalement, en cas de guerre.
S'attaquant de front à ceux qui sont contre l'entité sioniste, le livre n'en comporte pas moins insidieusement des menaces contre ceux qui sont contre la politique israélienne ou s'aventure à la critiquer. Ils pourraient désormais payer de leur peau leurs positions. Pas seulement en Palestine, mais aussi partout ailleurs dans le monde.
De par la franchise avec laquelle il révèle la dimension frôlant les thèses d'extermination du  dogme qui régit l'action militaire et d'intelligence de l'entité sioniste depuis sa création, il reflète plus que jamais l'arrogance d'impunité chez les Israéliens.
Une arrogance qui ne saurait dissimuler la peur qui l'attise!


Heureusement qu'il y a aussi très peu certes, des rabbins anti sionistes comme Naturei karta pour démontrer la supercherie sioniste et son influence néfaste sur le Judaïsme et le monde

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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 21:24

"" Ce qu'il y a de terrible quand on cherche la vérité, c'est qu'on la trouve."
Rémy de Gourmont


"Nul ne colonise innocemment. (…) Une nation qui colonise, une civilisation qui justifie la colonisation - donc la force - est déjà une civilisation malade, une civilisation moralement atteinte, qui, irrésistiblement, de conséquence en conséquence, de reniement en reniement, appelle son Hitler, je veux dire son châtiment."
Aimé Césaire

 

Les grands écrivains sont des prophètes. Ils voient l'avenir dans les signes du présent, car l'art est réalité et symbole confondus, mais il faut savoir lire les symboles.

J'ai donc mis mes pas dans les pas de Franz Kafka (voir La métamorphose d'un être humain en vermine), puis d' Octave Mirbeau et j'ai lu à livre ouvert l'histoire de la Palestine telle qu'ils l'avaient vue et racontée depuis des dizaines d'années.

Tout avait été dit : la politique d'Israël a été décrite par le menu depuis des lustres. Des voix nombreuses nous avaient prévenus. Meurtres, génocide, crimes de guerre, tout peut recommencer . "C'est arrivé et tout cela peut arriver à nouveau "avait averti Primo Levi dans Les naufragés et les rescapés .

Il avait raison, c'est arrivé de nouveau.

*

Pendant que les Laval et les Pétain palestiniens se vautrent sur de moelleux divans en compagnie des assassins de leur peuple et incitent ces derniers à une manière de "solution finale" censée dégoûter les Gazaouis de soutenir les dirigeants qu'ils ont démocratiquement élus, les bourreaux israéliens ont de nouveau gratifié l'univers du spectacle d'une de ces tueries dont ils ont le secret. S'étant spécialisés dans les massacres de populations civiles et les dévastations d'infrastructures, d'hôpitaux et d'écoles et ayant démontré leur savoir-faire en 2002 à Jénine, puis en 2006 au Liban, le monde entier a pu constater au cours de la dernière bacchanale sanglante à laquelle ils se sont livrés durant l'hiver 2008-2009 à Gaza, à quel point ils viennent d'améliorer leurs performances .

Mais la brutalité n'est pas leur seul registre. S'il existait un festival de Cannes destiné à récompenser le tourmenteur le plus vicieux et le plus imaginatif, il est assuré que l'Etat d'Israël remporterait haut la main la palme d'or du scénario, ainsi que celle de la mise en scène. Ces deux trophées salueraient les inventions les plus cruelles et les plus agressives, certes, mais aussi les plus imprévues, les plus dérisoires, les plus hypocrites et les plus perverses de cet Etat, qui toutes convergent vers un seul but: désécuriser, déstabiliser et créer une atmosphère d'angoisse et de précarité destinées à affoler en permanence les victimes et donc à les fragiliser psychiquement, avant de tenter de les éliminer physiquement. Pour le bourreau, ce préliminaire correspond à la phase dite d'"attendrissement de la viande" .

La capacité de résilience, l'énergie et l'intelligence du peuple palestinien sont si étonnantes qu'en même temps qu'elles soulèvent l'admiration de tous les hommes normaux et dotés de la capacité innée d'empathie envers son semblable souffrant, elles font enrager l'occupant qui, visiblement, ne sait plus à quelle exaction se livrer et auprès de quel démon renouveler son inspiration. La corruption à grande échelle des dirigeants, en vertu de l'adage populaire bien connu , "Le poisson pourrit toujours par la tête" , est l'une de ses dernières trouvailles.

 


Dahlan, l'évincé de Gaza, en compagne de l'ancien chef d'état-major de tsahal, Mofaz (doc.assez ancien, mais révélateur de l'intimité des relations entre ces deux individus)

Sur les pas d'Octave Mirbeau dans le Jardin des supplices de Gaza...

Le sol était jonché de corps déchiquetés, de têtes arrachées, de bras et de jambes orphelins de leur tronc. Des blessés gémissaient, des fantômes de femmes, des ombres d'hommes, hurlaient leur douleur. Je compris en un éclair que je venais de pénétrer dans le jardin des supplices de Gaza.


Tête de toute petite fille au milieu des gravas

Partout ruines, destructions , sang et meurtres … meurtres… meurtres.

Je me souvins de la dédicace de mon guide à son ouvrage sur les tortures et les tortionnaires de l'histoire : " Aux Prêtres, aux Soldats, aux Juges, aux Hommes, qui éduquent, dirigent, gouvernent les Hommes, je dédie ces pages de Meurtre et de Sang " . Octave Mirbeau avait prévu l'enfer de Gaza .

Larguant sciemment bombes incendiaires ou à fragmentation, obus au phosphore blanc et à l'uranium appauvri, missiles meurtriers et bombes à fléchettes sur des milliers de maisons, le parlement, le ministère de la Justice, le ministère de l'Intérieur, les tribunaux, la prison, l'unique moulin à farine, le principal élevage de volailles, l'équipement de traitement des eaux usées, les citernes, les puits, les écoles, les réserves de nourriture, la centrale électrique, les assassins ont amplement prouvé que "le meurtre est bien la plus grande préoccupation humaine".

C'est pourquoi, "l'universelle barbarie" dans laquelle nous sommes plongés permet de massacrer le plus de monde possible en le moins de temps possible. Tels sont les fondements sur lesquels les cités et les nations concentrent leur politique.

Ainsi, les deux Etats les plus belliqueux de la terre - les Etats-Unis et Israël - possèdent à eux seuls un arsenal suffisant pour faire exploser plusieurs fois la planète tout entière: "Avec notre état d'universelle barbarie [...] nous vivons sous la loi de la guerre ... Or en quoi consiste la guerre ? ... Elle consiste à massacrer le plus d'hommes que l'on peut, en le moins de temps possible ... Pour la rendre de plus en plus meurtrière et expéditive il s'agit de trouver des engins de destruction de plus en plus formidables ... et c'est aussi le progrès moderne ...", écrivait Octave Mirbeau, l'un des plus virulents écrivains anti-colonialistes de la fin du XIXe siècle, dans un ouvrage d'un humour grinçant et dérangeant, "plus noir que le noir", pour paraphraser Jonathan Littell, et intitulé Le jardin des supplices . Il y décrivait minutieusement les tortures inventées par un bourreau particulièrement inspiré dans le bagne de Canton. Il s'agissait de symboliser et de stigmatiser d'une manière "swiftienne" les méfaits et les horreurs des Etats colonialistes. Méfaits et horreurs que le dernier Etat ouvertement colonialiste de la planète continue de pratiquer avec une impudence qu'il n'est pas exagéré de qualifier de "chuzpah politique et morale".

Il est 11h30, les enfants sortent de l'école. A cet instant, l'artillerie se déchaîne. Cinquante avions de combat lâchent leurs bombes alors que plus de cinq cents enfants terrorisés et en pleurs grouillent encore dans les rues et que des parents désespérés arrivent en courant. Une promotion entière de plus de deux cents jeunes policiers en train de prêter leur serment d'entrée en fonction est exterminée en un éclair. Les morgues débordent. Trois jeunes enfants d'une même famille gisent entassés l'un sur l'autre. Des bombes partout, de la fumée, de la poussière, du sang, des cris, des pleurs. La peur, la rage, nul refuge, nul secours. Gaza tout entière transformée en un gigantesque jardin des supplices.


Alignement de cadavres d'adultes et d'enfants

Les stocks de l'aide humanitaire brûlés au phosphore blanc. Même les morts sont bombardés et les cimetières ravagés par l'artillerie. Puanteur des cadavres en décomposition exhumés de leurs tombes. Exhalaisons de sang et de mort. Lambeaux de chairs, fragments de membres éparpillés. Les victimes tuées une deuxième fois. Odeur de mort du jardin des supplices de Gaza.

Les bâtiments abritant les médias, pulvérisés. Terroriser les journalistes et les prendre sciemment pour cibles afin de priver les victimes de nouvelles et de conseils et surtout, priver le monde de témoins. La censure perverse dans le jardin des supplices de Gaza.

Massacres de civils fuyant les zones de combat et agitant des drapeaux blancs, civils carbonisés au hasard par le phosphore blanc déversé sur des zones peuplées, fours crématoires portatifs et intentions génocidaires, nul besoin de zyklon, on n'arrête pas le progrès, bombes à l'uranium appauvri larguées sur des écoles, la mort inhalée durant des jours et des jours, utilisation de civils et même d'enfants comme boucliers humains. D'autres enfants foudroyés d'une balle en plein front par d'habiles snipers et visés comme des lapins mécaniques dans une fête foraine. "C'est cool de tuer"! Bonheur de devenir une bête. Soldats visant délibérément des civils désarmés à partir des tanks; des enfants, des nourrissons le front troué d'une balle, tous rebaptisés "terroristes". Ravager les maisons désertées par leurs occupants, voler ce qui peut l'être, détruire les meubles, souiller, déféquer et uriner partout, tel fut l'incroyable cruauté ainsi que l'invraisemblable manque de dignité de l'armée des assassins, tueuse méticuleuse dans le jardin des supplices de Gaza.


Obus au phosphore blanc sur une école de l'UNWRA

Les habitants de Gaza traités comme des animaux et leurs maisons transformées en bauges, pillées et vandalisées lorsqu'elles n'étaient pas rasées, ainsi s'est comportée "l'armée la plus morale du monde" dans le jardin des supplices de Gaza.

Les pauvres animaux du zoo ne sont pas épargnés par les bombes et la folie meurtrière qui s'est abattue sur le camp de concentration hermétiquement clos et livré à une rage destructrice. Les écoles , les hôpitaux, les ambulances sont attaqués et incendiés, les blessés agonisent en se vidant de leur sang. Les oliveraies déracinées dressent vers le ciel leurs racines désespérées, les serres réduites en miettes afin de survienne la famine. Le terrain labouré en profondeur au bulldozer pour que rien ne repousse. Le désert et la désolation. L'horreur et la dévastation dans le jardin des supplices de Gaza.


Pluie d'obus de phosphore blanc arrosant la ville de Gaza

Et les assassins l'avouent : "Tu ne vois pas les Palestiniens comme des être humains, tu les vois comme des animaux. Tu entres dans leur maison, la nuit, tu les réveilles, les femmes d'un côté, les hommes de l'autre, et tu casses tout. C'est le genre de choses que tu ne ferais pas ici, en Israël, mais tu le fais chez eux. Et, pour ce faire, tu refuses la réalité. C'est la seule manière. Tu crées entre toi et la réalité un mur de silence". Tel est le témoignage révélateur de l'un des participants de la si glorieuse équipée de Tsahal dans la souricière de Gaza.

Des supplices d'un raffinement cruel décrits par Octave Mirbeau, que le bourreau fait subir aux détenus du bagne de Canton, aux supplices collectifs et au déchaînement de barbarie mécanisée d'une brutalité inouïe infligés à toute une population piégée comme des rats et harcelée par terre, par mer et par les airs, on retrouve encore et toujours le même instinct de meurtre. S'y ajoute le sentiment jouissif de puissance et la jubilation de pouvoir infliger impunément une souffrance illimitée et gratuite : "Tu les fais avancer, reculer. Tu les rends fous. Tu as dix-huit ans et tu te sens puissant", ainsi s'exprime l'un des jeunes bourreaux repentants.

*

Et depuis lors, le camp de concentration de Gaza demeure toujours aussi hermétiquement bouclé, l'occupant interdisant l'entrée des outils et de tout matériau qui permettraient de reconstruire ou de réparer les infrastructures détruites. Mais la liste des interdictions ne se limite pas aux matériaux de construction. Et c'est là où l'imagination sadique du bourreau donne toute sa mesure et rappelle celle du bourreau chinois d'Octave Mirbeau.

Ne pouvant décemment, comme dans le bagne de Canton, se livrer aux supplices, horribles, certes, mais, somme toutes, artisanaux, de la cloche, de la caresse, ou le fameux supplice du rat qui obsédait un des patients de Freud, ou se spécialiser dans le maniement de la scie, de la tenaille ou du scalpel, le bourreau israélien s'est spécialisé dans des harcèlements physiques et moraux permanents et massifs. Il compte sur les ravages engendrés par la durée de la souffrance. Il espère assister au spectacle jubilatoire de voir les victimes s'entre-dévorer, se retourner contre leurs dirigeants et ramper devant lui, enfin domptées.

En effet, une véritable liste à la Prévert des privations cerne et harcèle les suppliciés dans tous les aspects de leur vie quotidienne.

Ainsi, aujourd'hui encore, sont interdits d'entrée dans le bagne de Gaza : les crayons pour les écoliers, les cahiers et les livres, tous les instruments de musique et les partitions, les bougies et les allumettes, tout matériel électrique - câbles, fils, prises, boîtes de dérivation, ampoules, le verre plat, pour fermer avant l'arrivée de l'hiver les milliers de fenêtres dont les vitres ont volé en éclats.

Sont également interdits d'entrée dans la prison de Gaza les vêtements, les tissus, le fil à coudre, les aiguilles, les chaussures, les matelas, les draps, les couvertures, les couettes, toute la vaisselle - assiettes, tasses, casseroles, couteaux, fourchettes, cuillères- tout produit d'entretien et de lavage - une dérogation partielle vient d'être accordée sur certains produits d'hygiène corporelle, mais le papier hygiénique sous tous ses conditionnements continue d' être considéré comme un produit dangereux. Des Gazaouis ingénieux sont sûrement susceptibles d'accrocher des missiles à des avions en papier hygiénique et de pilonner Sderot!

Sont interdits d'entrée tous les jouets, ainsi que les poupées.



Est évidemment interdite toute importation de réfrigérateurs, de machines à laver et de tout autre appareil électroménager, matériel de toutes manières inutilisable, puisque l'occupant coupe, selon son bon plaisir, le peu d'électricité qu'il laisse fonctionner après avoir détruit la seule centrale électrique du ghetto et empêché sa réparation. De plus, il vole la majeure partie de l'eau des nappes phréatiques et ne laisse aux bagnards de Gaza qu'un mince filet à peine suffisant pour remplir des jerricans .

Est interdite l'importation de véhicules de toute nature - voitures particulières, camions, ambulances et même fauteuils roulants pour les innombrables blessés et infirmes que "l'armée la plus morale du monde" a laissés sur le carreau.

Sont interdits d'entrée tous les animaux - vaches, ânes, chèvres, volailles, etc. , et le remplacement des quelques pauvres animaux du zoo de Gaza - impitoyablement abattus, eux-aussi, pendant le carnage ou morts de faim - est impossible. On n'insistera jamais assez sur les capacités militaires des vaches ou des poules.

Aux dernières nouvelles, l'Organisation Mondiale de la Santé informe le monde que les bourreaux moraux de la "seule démocratie du Moyen-Orient" viennent d'interdire, pour la quatrième fois, l'entrée des appareils et des accessoires médicaux indispensables au fonctionnement des hôpitaux et, pour faire bonne mesure, les gentils "démocrates" préposés au contrôle des marchandises ont pris soin de ravager les appareils et de les rendre inutilisables par ces sous-hommes de Palestiniens - ces "animaux à visage humain", comme les désigne le Talmud - avant de les retourner à l'envoyeur. Et c'est ainsi que Jahvé est grand. Alleluia!

La seule interdiction que la fameuse "communauté internationale" a réussi à lever est celle des coquillettes et des nouilles... dont le danger qu'elles représentaient pour la sécurité de l'occupant n'est plus à démontrer; mais sont toujours interdits d'entrée dans le ghetto de Gaza le thé, le café, toutes les semoules, le lait en grands conditionnements, toutes les patisseries et gâteaux secs, le chocolat, les graines de sésame et les semences, toutes matières qui risquent d'être utilisées par les inventifs démons gazaouis dans la fabrication des roquettes meurtrières qui "terroriseraient" les pauvres habitants de Sdérot. Les Gazaouis réussissent à construire des maisons avec de la boue, alors, pourquoi ne mettraient-ils pas au point des bombes à la semoule!

*

La "loi du meurtre" et "l'école de l'assassinat" illustrées à Gaza par l'Etat qui se proclame une "lumière pour les nations", ne constituent pas une explosion irrationnelle, comme pourraient le laisser croire les interdits sadiques énumérés ci-dessus. De même que celui du bagne de Canton, le bourreau bureaucratique israélien est un véritable artiste qui traite la souffrance comme un des beaux-arts. Un an après la fin du déchaînement génocidaire contre la population civile, les privations continuent d'être mises en œuvre au nez et à la barbe des démocraties "morales", avec la rigueur et la méticulosité propres à toutes les administrations dictatoriales. Elles témoignent de la mise en oeuvre d'un plan particulièrement raffiné, mûrement conçu dans le but de faire souffrir les victimes au maximum tout en essayant de préserver - grâce à une machine de propagande bien huilée et fonctionnant sur toute la planète - un statut de victime éternelle. En réalité il s'agit de rien de moins que d'une application quasi littérale des recommandations biblico-talmudistes acceptées et approuvées par plus de 85% de la population de la nouvelle colonie de peuplement, fondée sur des critères raciaux et implantée sur la terre palestinienne.

Voici quelques citations, parmi des dizaines d'autres, issues, non pas même du Talmud - dont certains passages traduisent un autisme pathologique et un racisme si ingénu et si arrogant que son excès même en devient comique et ne mériterait qu'un haussement d'épaules méprisant ... s'il n'était mis en pratique, ouvertement par les fameux IDF (Israël Defense Forces) et insidieusement par tous les règlements administratifs de l'Etat colonial. Les recommandations de haine, de destruction, de vol et de meurtres figurent dans les textes bibliques majeurs et sont prônés par de nombreux rabbins dans l'armée. C'est pourquoi ce sont les recommandations bibliques qui sont appliquées au pied de la lettre et le coeur léger par la soldatesque - en dépit de l'existence d'un code officiel flatteur, uniquement destiné à leurrer l'étranger candide sur la nature d'un Etat qui se proclame une "démocratie occidentale". Mais il se comporte en réalité avec la brutalité et l'arbitraire propres à toutes les dictatures militaires envers ceux qui ne peuvent exciper de leur "pureté religieuse et raciale", les deux éléments étant indissolulement liés dans cette religion. En effet les recommandations officielles de "l'armée la plus morale du monde"... sur le papier ... sont superbement ignorées non seulement par la base, mais par toute la haute hiérarchie militaire.

"Lorsque Jahvé, ton dieu, t'aura amené dans le pays où tu vas entrer pour en prendre possession et qu'il aura délogé devant toi de nombreuses nations (…) alors, Jahvé ton dieu les aura livrées à ta merci et que tu les livreras à l'anathème (à la destruction) . Tu ne concluras pas d'alliance avec elles, tu n'en auras point pitié ! " (Deutéronome 7:1-2)

"Des villes de ces peuples que Jahvé, ton Dieu, te donne en héritage, tu ne laisseras rien vivre de ce qui a souffle de vie. Détruisez-les jusqu'au derniercomme Jahvé, ton Dieu, vous l'a ordonné… " (Deutéronome 20.16)

"Vous poursuivrez vos ennemis, et ils tomberont devant vous sous votre glaive. Cinq des vôtres en poursuivront cent des leurs, cent d'entre vous en poursuivront dix mille, et vos ennemis tomberont devant vous par le glaive. " (Lévitique, 26, 7-9)

"Ce jour est au Seigneur Jahvé des armées, jour de vengeance, où il se venge de ses adversaires. Le glaive dévore et se rassasie. Il s'abreuve de leur sang." (Jérémie 46.10) (trad. Osty)

Deir Yassine Haïfa, Jaffa, Acre, Oum Al Fahem et AL-Ramla, Al-Daouayma, Abou Shousha, Qazaza, Jaffa à plusieurs reprises, Tannoura, Tireh, Kfar Husseinia, Haïfa encore et encore, Sarafand, Kolonia, Saris, Biddu, Lod, Bayt Surik, Sasa, Balad al-Cheikh, hier Jenine , Gaza hier et aujourd'hui ont expérimenté dans leur chair la mise en pratique des directives vétéro-testamentaires en usage dans l'armée.

Déjà, une première fois, il y deux millénaires environ, une tribu de nomades en voie de sédentarisation rationalisait ses meurtres et ses rapines en les attribuant à la volonté et aux directives de son dieu personnel - un dieu qui aurait eu la chuzpah de priver le peuple autochtone de sa terre et de propulser ses chouchous, se qualifiant d'"élus", sur un territoire qu'ils trouvaient à leur goût. Pour la deuxième fois dans l'histoire, un groupe humain qui se réclame de la même divinité s'installe sans complexes dans des " grandes et belles villes qu'il n'avait pas bâties", habite avec bonne conscience , dans des "maisons pleines de toutes sortes de biens qu'il n'avait pas remplies" et utilise tranquillement des "citernes creusées qu'il n'avait pas creusées". Sans le moindre regard pour la population expropriée et volée, il jouit des récoltes de "vignes et d'oliviers qu'il n'avait pas plantés". (Deutéronome, 6,10, trad. Osty) "Cette terre est à nous, c'est notre Dieu qui nous l'a donnée", hurlent à tue-tête des colons déchaînés, la kalachnikov à portée de main.

Les scribes du VI e siècle ont eu non seulement la candeur d'avouer les spoliations de la population autochtone auxquelles a procédé cette tribu lors de la première invasion, mais de s'en faire un titre de gloire. Or, pas plus à cette époque qu'aujourd'hui, ce territoire n'était "vide" et en attente d'envahisseurs. Un minimum de connaissances historiques permet de balayer les prétentions des hagiographes de cette religion qui rêvent de transformer leurs propres écrits mythologico-théologiques en registres cadastraux ou en actes notariaux.

Les légendes et les récits mythiques datant d'un millénaire pour certains, transmis oralement puis collationnés et mis en forme par des scribes à partir du VIe siècle avant notre ère dans une perspective d'auto-justification politique, puis triturés, ruminés et délayés par des rabbins autoritaires dans les plaines de Russie ou d'Ukraine à partir du Xème siècle - date de la conversion au judaïsme de groupes de populations d'Europe orientale ou de territoires asiatiques - ces récits légendaires, dis-je, ainsi que la glose talmudique qui en découle, nourrissent le terreau sur lequel a prospéré l'arrière-monde psycho-religieux des nombreux immigrants originaires d'Europe de l'Est et de Russie. Ce sont eux qui composent la strate dominante du mille feuilles de la colonie de peuplement en passe de conquérir la Palestine tout entière. Ainsi, sur les quinze premiers ministres de l'actuel Etat Israël, treize sont issus d'Ukraine, de Pologne, de Russie, de Lithuanie, de Bielorussie, de Moldavie et seuls deux sont nés en dans la Palestine sous mandat anglais, sans précision sur la provenance des parents, mais ceux-ci étaient probablement natifs des mêmes régions d'Europe orientale.

Il en résulte des cerveaux bunkerisés par un mélange d'arrogance - liée à une auto-proclamée "élection" divine - et de victimisation professionnelle brandie comme un bouclier à chaque critique de leurs exactions. L'idéologie biblico-victimaire des dirigeants de cet Etat et d'une grande majorité de la population les rend incapables de communiquer avec leurs voisins autrement que par la violence, le mépris et la domination. C'est pourquoi seule une anthropologie critique permet d'ouvrir l'interprétation de la politique des nations à la psychophysiologie des peuples qui les composent. (Voir les nombreuses analyses de théopolitique de Manuel de Diéguez sur ce thème )

 



Le général Gaby Ashkenazi, chef d'état major de la glorieuse "guerre" contre les civils de la bande de Gaza.

 

Primo Lévi semble avoir perdu confiance dans un possible sursaut moral de l'Etat d'Israël. Et pourtant "j'étais un homme", écrivait pudiquement, mais avec un chagrin si insurmontable qu'il l'a conduit au suicide, un rescapé de l'avant-dernier jardin des supplices.

Que dirait aujourd'hui Primo Levi aux suppliciés de Tsahal à Gaza traités comme on n'ose plus traiter les animaux? Peut-être leur lirait-il le Discours sur le colonialisme de notre grand poète martiniquais, Aimé Césaire :

"Nul ne colonise innocemment. (…) Une nation qui colonise, une civilisation qui justifie la colonisation - donc la force - est déjà une civilisation malade, une civilisation moralement atteinte, qui, irrésistiblement, de conséquence en conséquence, de reniement en reniement, appelle son Hitler, je veux dire son châtiment."

le 11 novembre 2009


http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/mariali/palestine/supplices/supplice.htm http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/mariali/palestine/supplices/supplice.htm

 
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 21:10
Nous n’oublions pas : il y a 53 ans, le massacre de Kfar Qâssem

« Nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas », c’est le mot d’ordre scandé et écrit sur les banderoles des participants à la marche commémorative, le 29 octobre 2009. Ils sont venus par milliers, de toute la Palestine occupée en 48 (ce qui est nommé Israël) à Kfar Qassem, des Palestiniens qui ont décidé d’affronter le pouvoir sioniste à chaque moment de leur histoire.

Il y a 53 ans, le 29 octobre en 1956, les sionistes commettent un massacre dans la petite ville tranquille de Kfar Qâssem, située dans le Triangle, région proche de la Cisjordanie. Plus de 50 personnes sont froidement assassinées, la plupart des ouvriers qui rentraient chez eux après leur dure journée de travail. Cet horrible massacre sera justifié par les sionistes de l’époque (les dirigeants travaillistes) par la crainte de l’Egypte, au moment où Israël se lançait avec la France et la Grande-Bretagne dans l’agression tripartite contre ce pays arabe dont le dirigeant nationaliste Abdel Nasser avait décidé de nationaliser le pétrole.


Nous n’oublions pas : il y a 53 ans, le massacre de Kfar Qâssem

« Nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas », car l’Etat sioniste est un Etat colonial construit sur la terreur et les massacres. Bien avant 1956 et le massacre de Kfar Qâssem, il (en tant qu’Etat ou bandes armées) avait commis des dizaines d’autres massacres, aussi horribles, pour expulser le peuple palestinien des zones dont il voulait s’emparer, en procédant à un nettoyage ethnique. Le massacre de Kfar Qâssem, justifié par les colons, moins de dix ans après la création de l’Etat colonial, visait en fait à poursuivre le nettoyage ethnique, non achevé en 1948-49. Profitant de la guerre contre l’Egypte et sous prétexte de sécuriser le front interne (rappelons-nous les guerres de 2006 au Liban et 2008-2009 à Gaza), l’armée sioniste exécute son massacre dans la petite ville tranquille. Le but : semer la panique dans tout le Triangle pour expulser la population palestinienne qui y était restée majoritaire, Kfar Qassem devant jouer le rôle de Deir Yassine en mai 1948, le village martyr où le massacre a semé la panique dans la population palestinienne de la zone d’al-Quds. En commettant le massacre de Kfar Qassem, les sionistes espéraient que la population du Triangle s’enfuierait. Mais elle ne broncha pas d’un pouce, au contraire. Elle avait compris et appris la lecon :

« Plus jamais, plus jamais, nous n’abandonnerons notre terre, même si nous devons être tous ensevelis. Nous le serons dans notre propre pays. »

C’est ce qu’on déclaré récemment plusieurs personnalités palestiniennes de Haïfa, lors d’une interview télévisée qui abordait la question des dernières mesures israéliennes envers les Palestiniens de 48, voulant les étouffer sinon les expulser (télévision al-Quds). Face aux cris de guerre lancés par l’establishment sioniste, civil et militaire, sécuritaire et médiatique, universitaire et populaire, contre les Palestiniens de 48 jugés « infidèles » au credo raciste et colonial, les Palestiniens ont levé la tête et résisté : sûrs de leurs droits sur leur patrie et leurs terres, ils refusent les menaces sionistes et ont décidé de poursuivre leurs luttes.

Parmi les récentes manœuvres militaires sionistes très fréquentes, l’une d’elle consistait précisément à affronter le « front interne », c’est-à-dire les Palestiniens de 48, en temps de guerre. Comment agir envers eux, que faire ? C’est la région du Triangle qui avait été ciblée pour ces manœuvres, et l’un des plans envisagés consistait à bloquer les routes des villes et villages palestiniens et à encercler toute la zone, en vue de faciliter des actions plus importantes de la part de l’armée sioniste. Lors de ces manœuvres, les analystes avaient vu le danger menaçant les Palestiniens de 48 dans cette région, lors d’une prochaine guerre entreprise par les dirigeants israéliens : expulsion massive ? massacres ??? Ce qui signifie, en clair, reproduire en beaucoup plus grand ce qui s’est passé à Kfar Qassem, en 1956. Le mot d’ordre « nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas » reste un mot d’ordre d’actualité. L’ennemi sioniste continue à envisager des crimes de plus en plus monstrueux.

La marche commémorative à Kfar Qassem, ce 29 octobre 2009, porte également une autre signification : face aux tentatives sionistes de délégitimer toute commémoration de l’histoire palestinienne, à commencer par la Nakba, en votant lois sur lois dans leur parlement, et face aux cris de guerre racistes lancés par l’establishment sioniste, les Palestiniens de 48 affirment que non seulement al-Quds, Gaza, la Cisjordanie, le Golan, le Liban, les intéressent et qu’ils sont prêts à soutenir leurs populations contre les massacres israéliens, mais qu’ils continuent à défendre leur existence dans leur propre pays, même colonisé, et qu’ils ne baisseront pas les bras, quelle que soit la puissance de l’ennemi ou la puissance de ses alliés. Ils savent qu’ils sont dans leur droit, le droit des peuples à disposer de leurs terres, de leur air, de leur mer et de leur vie, le droit de résister à toute occupation, par tous les moyens et en tout temps.


Nous n’oublions pas : il y a 53 ans, le massacre de Kfar Qâssem

Extraits de l’hymne aux martyrs de Kfar Qassem (Samih al-Qassem)

« Le jour où ils ont annoncé que des morts et des blessés sont tombés,

Je n’ai pas pleuré, mais je me suis dit « un autre contingent suivra, de maison en maison »,

Le jour où ils ont annoncé que des morts et des blessés sont tombés,

Je me suis réveillé, les yeux brillants de joie, de mille joies.

Moi, ô Kafr Qassem, je ne célèbre pas la mort,

mais les bras qui n’ont cessé de résister,

… Je remplis le monde d’acclamations, non négociables :

Kafr Qassem, Kafr Qassem, Kafr Qassem

Ton sang continue à couler et nous continuons à résister »

alterinfo
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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /2009 10:21
Le nombre de victimes du siège s’élève maintenant à 291
Par Palestine Info
 

Le nombre des victimes du siège israélien s’élève maintenant à 291, après la mort de Hossam Helles, âgé de 30 ans, vivant dans le quartier Shujaiyeh, à l'est de Gaza.


Dans un communiqué de presse reçu par Palestine Info, le ministère de la santé palestinien a déclaré que les HOI avaient refusé qu’Hossam Helles quitte la Bande de Gaza pour un traitement médical, en avertissant que le nombre de décès est de nature à augmenter d'autant plus que des dizaines de patients se trouvent dans les unités de soins intensifs en attente de l'ouverture des passages.

Dans un autre contexte, le journal israélien Yediot Aharonot a rapporté mercredi que six professeurs de droit israéliens ont demandé au procureur général d’Israël, Menachem Mazuz, d'enquêter sur les crimes de guerre commis par les troupes des FOI dans la bande de Gaza afin de bloquer toutes les tentatives d’action en justice contre Israël devant les tribunaux étrangers.

Les professeurs ont déclaré que les informations publiées dans les différents médias constituent une bonne base pour le dépôt des actes d'accusation de violations graves du droit international au cours de la guerre sur la bande de Gaza, en avertissant que la réticence d’Israël à enquêter sur les crimes de guerre pourrait inciter les instances judiciaires dans de nombreux pays au monde à ouvrir des enquêtes sur ces violations.

  Source : http://www.palestine-info.co.uk/  
  Traduction : MG pour ISM  
   
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /2009 21:50

Gaza : les images que vous ne verrez pas à la télévision

Publié le 29-09-2008


Nous évitons généralement, comme vous le savez, de publier des images trop dures sur notre site. Mais l’article et les photos que nous recevons d’un journaliste de Gaza, et qui reflètent une réalité malheureusement très répandue, comme nous le confirme le chirurgien Mohamed Rantissi, doivent être connues.

On parle quelquefois des morts palestiniens, notamment quand l’Armée israélienne se livre à des massacres. Rarement des blessés. Pourtant, il est désormais fréquent de rencontrer dans la bande de Gaza des enfants, des femmes, des hommes, victimes des "dégâts collatéraux" provoqués par les missiles et bombardements israéliens.

Là où la plupart des chaînes de télévision, quand elles se donnent la peine d’être sur place — ce qui est rarement le cas— montre des hommes cagoulés et des foules anonymes lors d’enterrements, Sameh A. Habeeb, journaliste à Gaza, attire notre attention sur les centaines de jeunes palestiniens amputés, gravement handicapés à vie, qui se trouvent dans la grande prison à ciel ouvert de la Bande de Gaza.

Il nous présente l’histoire d’une famille sans histoires, parmi beaucoup d’autres, à tout jamais détruite depuis que Jaber 15 ans a dû être amputé des deux jambes, et que sa jeune tante Maha a perdu son pied gauche et sa cuisse droite, lors du bombardement israélien sur Gaza qui a fait 140 morts le 1er mars 2008.

Jaber est désormais rongé par le désespoir. Maha, qui était enceinte de 7 mois lors du bombardement, doit s’occuper du bébé avec son mari Muhammad, tandis que leur petite fille de 3 ans, Fatima est restée choquée psychologiquement par la scène d’horreur qu’elle a vécu.

Ci-dessous l’article de Sameh A.Habeeb

"Une histoire sans parole : le massacre des innocents à Gaza

Je me suis rendu à Al Shj’aya, dans la partie est de la ville de Gaza le 22 septembre dernier, zone sous le siège imposé par Israël depuis plus d’un an, pour rencontrer des victimes invisibles, nombreuses dans la bande de Gaza, des châtiments collectifs administrés par l’occupant israélien.

"Cejour là, me raconte Maha, le ciel était nuageux et mon coeur battait la chamade tandis que mon bébé de 7 mois faisait des bonds à l’intérieur de mon ventre... jusqu’au moment où j’ai vu voler des jambes, des os et du sang autour de moi, et sur moi dans la pièce".

C’était le premier mars 2008 et les Israéliens nous avaient promis un "holocauste". Nous étions dans notre appartement, au 5ème étage de l’immeuble et j’étais en train d’habiller ma fille de 3 ans, Fatima, quand une arme de destruction s’est abattue sur le balcon, un obus pénétrant dans l’appartemant, détuisant 5 murs et provoquant un incendie dans la cuisine, où se trouvaient des bouteilles de gaz.

J’étais couverte de sang , ainsi que ma petite fille qui hurlait, terrorisée."

Depuis, Maha s’est fait faire un pied en plastique en Turquie. Son neveu Jaber, 15 ans, reste assis sur une chaise en plastique dans le salon et dit "Je ne sers plus à rien maintenant. Je ne peux plus rien faire par moi-même". Et il éclate en sanglots, tandis que je mets moi-même à pleurer.

Tousdeux auraient besoin de bénéficier d’opérations complémentaires.

La petite Fatima fait des cauchemars toutes les nuits, souffre de dépression et est devenue introvertie.

La famille a d’abord été prise en charge à l’hopital de Shifa à Gaza. Maha a été traitée sans anesthésie, en raison de sa grossesse avancée. Puis elle est allée se faire soigner et accoucher en Turquie, où son bébé a reçu un passeport turc. Elle est de retour à Gaza depuis 20 jours.

Si vous avez une idée de l’aide que l’on peut leur apporter, contacte-moi."

Sameh A. Habeeb

Photojournalist & militant pour la paix

Gaza Strip, Palestine

Mob : 00972599306096 / Tel : 0097282802825

E-mail : Sam_hab@hotmail.com

Sameh.habeeb@gmail.com

Skeype : Gazatoday, Facebook Sameh A. habeeb

Web : www.gazatoday.blogspot.com

Daily Photos:http://picasaweb.google.com/sameh.habeeb

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine

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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /2009 21:33
Malgré la conclusion d’une trêve, le mois dernier, Israël continue d’appliquer un embargo sur les marchandises destinées au million et demi d’habitants de la bande de Gaza, avec un raffinement dans l’arbitraire et la cruauté, rapportent les journalistes de Haaretz Mijal Grinberg et Fadi Eyadat.

Officiellement, seules sont frappés d’interdit les objets et marchandises « susceptibles de poser un problème de sécurité ». Une telle définition permet déjà, comme l’ont vérifié les journalistes, de bloquer l’entrée d’une vaste gamme de produits, qu’il s’agisse des engrais ou de tous produits métalliques.

Mais Mijal Grinberg et Fadi Eyadat ont également constaté qu’à quelques jours de la rentrée des classes, il est impossible de trouver à Gaza la moindre fourniture scolaire : cartables, crayons, cahiers, autant de matériels présentant sans doute un « risque de sécurité » aux yeux d’un régime qui voudrait ramener le peuple palestinien à l’âge de pierre.

L’enquête révèle également l’absence de chocolat, de chocolat en poudre, de truelles, de tuiles, de pommades, etc. Et si Israël a officiellement autorisé l’entrée de diverses denrées explicitement listées (viande congelée, boissons sucrées, biscuits, etc.), c’est toujours en quantités insuffisantes, ce qui a pour effet immédiat d’en renchérir le prix à Gaza. Le kilo de riz y atteint actuellement 6 Shekels (NIS), 1,2 € environ, soit le revenu quotidien de plus de la moitié des habitants de l’immense ghetto-prison qu’est aujourd’hui Gaza.

Les commerçants palestiniens sont eux-mêmes pris à la gorge par la machine de l’occupation israélienne : ils doivent payer comptant toutes leurs commandes à leurs fournisseurs israéliens, mais sans garantie que les produits seront livrés, car cela dépend du pouvoir militaire. Et des marchandises dûment payées restent ainsi bloquées depuis des semaines côté israélien, au risque de pourrir quand il s’agit de denrées périssables.

N’allez pas demander à Kouchner, le caniche du caniche d’Israël qu’est Sarkozy, de protester contre ces agissements criminels : il est trop affairé à soutenir la sale guerre contre le peuple afghan avant d’aller faire le guignol avec le dalaï-lama.

CAPJPO-EuroPalestine

Voici, pour ceux qui lisent l’anglais, l’article de Grinberg et Eyadat. "Despite truce, still no sign of school supplies in Gaza

By Mijal Grinberg and Fadi Eyadat

Anwar al-Qazaz, 41, sent his eldest son to the market last weekend to buy school supplies for next year for his younger sisters. "He returned home with his sisters and told me there was nothing. No pens and pencils, no notebooks, and no school uniforms," he told Haaretz yesterday.

"I don’t know what we’ll do now," the unemployed father of 10 added. "Maybe wait for them to bring stuff in from Israel or Egypt. But the products that come from Egypt are expensive."

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Staple foods do reach Gaza, Qazaz said, but prices have skyrocketed because demand outstrips supply. As examples, he cited rice, which now costs NIS 6 per kilogram instead of NIS 2, and tea, which is priced at NIS 5 per kilogram instead of NIS 2.

Under its truce with Hamas, Israel has permitted shipments of frozen meat, soft drinks, cookies, jam, shampoo, clothing and other items. However, the amounts are insufficient for the entire population.

In September 2007 - three months after Hamas took over the Gaza Strip, and after the main cargo crossing, Karni, had been shut down - the Israeli government decided to allow only humanitarian necessities into Gaza. On June 19, 2008, pursuant to the truce, Israel decided to expand the list of goods allowed into the Strip. But since no formal government decision was ever made, there was never any explicit determination of what would be added to the basket of sanctioned goods.

Moreover, the once-busy Karni and Kerem Shalom crossings remain closed to trucks, though Karni operates a conveyor belt system for transferring cement and animal feed. So that leaves the Sufa crossing, where traffic is capped at 90 trucks a day.

United Nations officials say the volume of goods crossing into the Strip today is 46 percent of that in May 2007, on the eve of the Hamas takeover. PalTrade, the Palestinian private-sector trade center, reports similar findings. Since the truce began, for instance, printing paper has entered Gaza (218 tons in the first third of this month), but no other stationary supplies have come through. And the number of trucks entering Gaza is still just over half of what it was before the Hamas takeover in June 2007, when 9,400 cargo trucks a month entered the Strip.

The consequence is that numerous goods do not make it into Gaza despite constituting no apparent security risk - such as chocolate spread. Haaretz has seen purchase records for a shipment of chocolate spread that a Palestinian merchant bought for NIS 70,000 last May ; it has been standing in a warehouse in southern Israel ever since.

A spokesman for the government’s coordinator of activities in the territories, Peter Lerner, said the only reason why goods that pose no security risk do not enter Gaza is the limited number of trucks allowed to cross. The sole restriction on goods, Lerner said, is if they might be used to produce weapons. Thus metal pipes and fertilizers are out.

Not only is the list of permitted goods still uncertain, but there are also major fluctuations in daily traffic volume. For example, last Wednesday, August 13, 3,300 tons of cement and animal feed went through Karni, while 83 trucks carrying meat, fish, textiles, fruits and vegetables, sugar and other staples crossed through Sufa. A few days earlier, only 42 trucks went through Sufa.

Yair Moshe of the Karni transport company does business with more than 70 Gaza merchants, and knows which goods are and are not getting through. "There is still a ban today on products such as blankets, raw materials for industry, construction equipment like trowels and tiles," he said. "You’re not allowed to transfer chocolate and chocolate spread ; ground coconut, most nuts and seeds are out ; and in hygiene products, you can’t bring in creams and gels."

Merchants in Gaza buy the goods and then wait for permits to transfer them. In the meantime, much of the merchandise they paid for remains for months in Israeli warehouses. "

http://www.europalestine.com/spip.php?article3338

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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /2009 21:26

Le massacre de 22 jours et nuits est suspendu dans l’attente de l’arrivée de la nouvelle équipe gouvernementale israélienne.
Les heureux survivants sont toujours punis d’un blocus total. Ils respirent encore du phosphore blanc mélangé à la poudre noire. Ils sont menacés par des tonnes de déchets, des matières toxiques et des munitions non-opérées qui peuvent mettre en péril leur vie à chaque instant.

Par Nabil El-Haggar > Nabil.elhaggar@gmail.com
Nabil El-Haggar, Université de Lille


Notez



Gaza : Permis de tuer (3) - L’Europe est coupable (Première partie)
Photo UNWRA : Une petite fille dans l'école de UNWRA de Beit Lahia à Gaza après son bombardement au phosphore blanc par les avions sionistes qui a fait 2 morts et 11 blessés (voir les autres photos


Ils n’ont pas encore fini de ramasser les corps et ce qu’il en reste, d’un fils ou d’une fille, d’un mari ou d’un cousin recouverts par les décombres.

Ils sont des milliers à devoir survivre sous une tente pour la deuxième fois, soixante ans après avoir étés expulsés par les milices sionistes et avoir étés réduits à la condition de réfugiés à Gaza.

Les survivants de Gaza et tous les Palestiniens du monde cherchent à comprendre pourquoi le monde a laissé le monstre nommé Israël faire ce qu’il voulait d’eux pendant plus de 22 jours. Pourquoi la Civilisation a laissé faire, alors qu’elle a été informée du massacre en préparation par l’exécuteur, lui-même membre prestigieux du club des «civilisés».

Nous savons que le voyou est protégé et considéré comme une exception par ceux qui l’ont fabriqué. Nous savons qu’il n’a pas pour habitude de demander autorisation. Il décide, informe, exécute sa décision et exige la bénédiction de la famille nommée Europe, laquelle a toujours pensé avoir pour obligation de le cautionner.

C’est ainsi que l’Europe se rend complice du monstre depuis soixante ans. L’Europe est deux fois coupable : d’abord par cette complicité, ensuite, ce qui est plus grave, parce qu’elle a trahi ce qu’elle incarnait aux yeux des Palestiniens, le seul espoir qui restait pour eux de voir un monde plus juste ! Un monde qui soit capable d’arrêter le crime qu’ils subissent depuis 60 ans!
L’Europe est définitivement deux fois coupable !


D’abord, afficher le ton

Dès le 29 décembre, Le Monde affiche, à sa une, le ton qui sera celui des médias et des Etats européens : «Israël s’apprête à intervenir militairement dans la bande de Gaza»… «Même l’écrivain Amos Oz, connu pour ses idées pacifistes, estime que les souffrances des civils vivant à la périphérie de la bande de Gaza ne peuvent plus continuer».

Ne doit-on pas comprendre qu’Israël doit se défendre, parce que c’est lui qui est agressé ?

Le Monde ajoute : «une intervention de Tsahel n’est pas sans risque, la population civile risque d’en être la première victime».

Le ton est donné, le massacre aura lieu ! mais il ne devra ni ne sera appelé par son nom.
On dira «Offensive », «intervention», «riposte», «actions anti-terroristes» que l’enfant prodige nommé le Tsahal mènera en notre nom à nous tous !

Quelle est sympathique, cette proximité qu’éprouvent les médias européens, comme la grande majorité de la classe politique européenne, avec cette « chose » qui porte une si jolie appellation : Tsahal !

C’est si mignon de s’appeler Tsahal que l’on en oublie qu’il s’agit de la cinquième puissance militaire du monde, ayant en sa possession 200 têtes nucléaires opérationnelles.

Le lundi 29 décembre, le Quai d’Orsay décline la position officielle de la France en trois points :
1- «La priorité», selon Paris, est « la fin des hostilités et le retour de la trêve».

2- La France estime, ensuite, que «l’urgence est aussi humanitaire» et propose «une aide médicale et alimentaire supplémentaire à la population de Gaza».

3- Enfin, à moyen terme, «dans la perspective d’une trêve renouvelée qui permettrait de réexaminer les modalités du bouclage de Gaza par Israël, la France a fait part de la disponibilité européenne pour reprendre un rôle « dans l’assistance aux points de passage de Gaza qui doivent rester ouverts» .

A la lecture de ce communiqué au nom de la République, on pourrait croire qu’il s’agit d’une crise humanitaire : on parle d’hostilités que l’on ne juge pas. Il y a des victimes que l’on doit aider, sans jamais en désigner les responsables. Pas un mot sur l’occupation, encore moins sur la colonisation, une acceptation du blocus de Gaza que l’on pourrait améliorer…

Mardi 30 décembre, les ministres européens se réunissent à Paris. «En dépit de leurs divergences sur l’opération – jugée légitime par les uns, disproportionnée par les autres – les Européens sont parvenus à une déclaration commune réitérant les appels au cessez-le-feu

Voilà tout ce dont, après une longue discussion, les responsables européens ont été capables pour tenter de sauver les centaines et les milliers de palestiniens dont le sort avait déjà été scellé !

Le premier janvier le président français reçoit la ministre israélienne des affaires étrangères. Il demande un cessez-le-feu qui lui sera refusé ! Depuis le premier janvier, les Européens n’ont fait que des allers retours entre l’Europe et le Moyen-Orient pour l’obtention d’une trêve !

La vérité est que pendant ce temps, ils laissaient sciemment le temps à Israël pour continuer sa sale besogne.

Selon des médecins français, La diplomatie de notre pays a refusé l’autorisation de faire venir en France des jeunes palestiniens atteints des blessures graves !

Pourquoi ce refus, qui semble étonnant, étant donné que la France a beaucoup insisté sur l’humanitaire ? La seule réponse convaincante est que notre diplomatie a cédé aux pressions d’Israël qui ne voulait pas de témoins de sa barbarie sur le territoire français.

Le temps du massacre est passé ! Dernier geste « symbolique » : celui d’envoyer en mission la frégate française "Germinal", qui a procédé pendant deux semaines à des actions de surveillance dans les eaux internationales au large de la Bande de Gaza. Ce bâtiment agissait "en appui aux actions menées par l'Egypte et Israël contre la contrebande d'armes à destination de Gaza", précise la présidence française dans un communiqué.

Le symbole est fort : La France se considère comme militairement alliée à Israël. C’est ainsi que pour la première fois depuis la guerre de Suez de 1956 elle participe à une opération militaire au profit d’Israël. Le symbole est aussi fort car il indique sans ambiguïté une position politique appuyée par une participation armée au côté d’Israël. Ce soutien solennel à Israël fait définitivement tomber les masques !

Selon l’Europe, l’agressé c’est Israël, les agresseurs sont les Palestiniens. Ces agresseurs doivent être traités comme des bandes armées, qu’il faut empêcher de s’équiper. Par là même, l’Europe dénie aux Palestiniens le droit à la résistance.
Quant à Israël, bien sûr, on trouve naturel qu’il continue à développer son impitoyable et meurtrière machine de guerre. L’Europe est coupable !


Deux mondes, deux mesures

Alors que le blocus barbare affamait et tuait les Palestiniens à Gaza et que le mur de l’apartheid comme les centaines de barrages continuent à pourrir quotidiennement la vie à des centaines de milliers de Palestiniens en Cisjordanie, alors qu’Israël continue la colonisation de la Cisjordanie à un rythme effréné, alors que plus de onze mille Palestiniens croupissent dans les prisons israéliennes depuis de longues années sans jugement, sous la torture et souvent pour de raisons de résistance politique, l’Europe sous présidence française a décidé de rehausser ses relations avec Israël. Ce qui est contraire à la charte européenne.
L’Europe est coupable !

Le cas du soldat Gilad Shalit, capturé en juin 2006 par le Hamas est instructif. Le Hamas, rappelons-le n’est pas un Etat mais un groupe armé de résistance.

La capture de Shalit a mobilisé les autorités françaises, alors que celui-ci est caporal dans l’armée israélienne, il s’est fait capturer en uniforme dans une mission de guerre (Israël est en guerre permanente contre « le terrorisme »). Il n’a pas été à Gaza dans une mission politique et encore moins humanitaire ! La famille du soldat a été reçue trois fois par le président de la République !

Le 16 décembre 2008, le Conseil de Paris a décidé d’attribuer le titre de Citoyen d’Honneur de la Ville de Paris à Gilad Shalit, en signe de solidarité de l’ensemble des Parisiens envers ce jeune franco-israélien de 22 ans.

Faut-il en déduire que le Maire de Paris et son conseil considèrent que la guerre que mène Israël contre les Palestiniens est une guerre franco israélienne ? Serait-elle une guerre dont les intérêts sont liées à ceux de la France et des Français?

Dans l’autre monde, Salah Hamouri, un jeune Français citoyen ordinaire de père palestinien, qui aura 24 ans en avril prochain, va entamer sa 5e année d'emprisonnement en Israël. Condamné à 7 ans de prison par un tribunal militaire israélien le 17 avril 2008, il a été jugé et condamné sans preuves ni aveux et sans que sa défense puisse être assurée selon les règles fondamentales du droit de la défense. Ce que les autorités israéliennes appellent « une punition préventive ». Son arrestation, comme sa condamnation et son emprisonnement, sont illégaux au regard du droit international (car réalisés en territoire occupé par une puissance occupante).

Aucune autorité française, ni l’Etat ni « saint Kouchner », ni le Maire de Paris n’ont été émus d’une telle injustice à l’encontre d’un citoyen français qui n’a rien fait de répréhensible.

Plus grave, ils ne semblent pas plus que l’ensemble des autorités européennes, être scandalisés des pratiques israéliennes vieilles de 60 ans telle que «la punition collective», «la punition préventive» et «l’assassinat préventif». Autrement, comment comprendre que les autorités de notre pays n’ont pas cherché à obtenir au moins, les preuves d’accusation fournies par le tribunal d’un Etat très ami ! Pourquoi rien n’a-t-il été fait pour libérer ce jeune homme ?

Les exemples qui attestent une permanente complicité de la France et de l’Europe avec Israël sont trop nombreux pour êtres tous cités. Cette complicité européenne est bien grave pour l’Europe elle- même pour au moins deux raisons :
La première est que le massacre de Gaza engendre naturellement une facture à acquitter dont une part non négligeable devra être acquittée par l’Europe.
La deuxième raison est que cette complicité éthiquement et politiquement scandaleuse donnerait raison à Henry Kissinger qui disait : «Les grandes puissances n’ont pas de principes, elles n’ont que des intérêts».


A suivre :
L’Europe coupable, deuxième partie

Du même auteur :
- "Gaza, Permis de tuer !", 12 janvier 2009

- "Gaza, Permis de tuer ! (2) Quand le Monde regarde les pays arabes", 19 janvier 2009

Source:http://ism-france.org/

Jeudi 26 Février 2009
http://www.alterinfo.net/Gaza-Permis-de-tuer-3-L-Europe-est-coupable-Premiere-partie_a30148.html
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /2009 21:20
La campage européenne : l'attaque de Peres à l'Europe vient pour couvrir les crimes sionistes En appelant l'Europe à entendre tous les cotés palestiniens

La campage européenne : l'attaque de Peres à l'Europe vient pour couvrir les crimes sionistes
La campagne européenne contre le blocus imposé imposé injustement contre Gaza a condamné les tentatives de l'occupation qui visent à cacher aux yeux des dirigeants Européens les crimes de guerre perpétrés par son armée durant les 23 jours très sanglants à Gaza, et qui ont fait plus de 1450 victimes dont un un grand nombre d'enfants et de femmes.

Le chef de cette campagne, Dr. Arafat Mazi a déclaré, hier mercredi, que les allocutions du président israélien, Shimon Peres, lors de sa dernière rencontre avec le chef de l'union européenne, sont une tentative sioniste pour camoufler les crimes très horribles perpétrés par l'occupation contre des enfants et des femmes, en violant, d'une façon sans précédent, les droits de l'homme, ainsi que les lois, chartes et règles internationales.

Peres a tenté d'intervenir directement dans la politique officielle européenne, après que son entité sioniste a exprimé ses fortes craintes des appels qui demandent le jugement des dirigeants israéliens coupables des crimes de guerre et des violations à la loi internationale et humaine", a souligné Dr. Arafat Mazi.

Il est à noter que Peres s'est pris contre le Hamas au côté Européen, en critiquant le soutien de l'union européenne aux palestiniens, en prétendant que le soutien au Hamas empêche la réalisation de la paix au Moyen-Orient.

Le chef de la campagne européenne a invité les leaders européens à entamer des visites officielles à la Bande de Gaza pour s'informer sur le terrain de l'ampleur très désastreuse des attaques sauvages de l'armée occupante israélienne, et travailler pour la levée, immédiate, du blocus sévère et étouffant imposé injustement contre les habitants de la Bande de Gaza.

Jeudi 26 Février 2009

http://www.palestine-info.cc/ http://www.palestine-info.cc/

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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 21:28
Europe - OTAN

Collaboration : "L'Union Européenne Finance Le Blocus De Gaza"

Bruxelles 20 Février 2009- Des fonctionnaires de Bruxelles ont reconnu que l'aide de l'UE a été versée à une Cie pétrolière israélienne (Dor Alon qui appartient à Alon Group dont le CEO est David Weissman, voir photo ci - dessous ndlt) qui a réduit la fourniture de carburant à Gaza dans le cadre d'un blocus économique internationalement reconnu comme illégal.



David Weissman dit Dudi Président du Conseil d'Administration d' Alon Group, Profiteur de Guerre
David Weissman dit Dudi Président du Conseil d'Administration d' Alon Group, Profiteur de Guerre

Presque 97 millions d'Euros (124 millions de dollars) gérés par la Commission Européenne, le bras exécutif de l'UE, ont été directement versé à la Société Dor Alon* entre Février 2008 et Janvier de cette année. Obéissant à des ordres des autorités israéliennes, la Société Dor Alon a rationné les quantités de Diesel industriel entrant dans Gaza pour priver les 1.5 millions d'habitants de Gaza d'électricité. Depuis que le parti militant Hamas a remporté une victoire surprise lors des élections législatives palestiniennes en 2006, les coupures de courant sont devenues un phénomène régulier dans Gaza.

Charles Shamas du Groupe Mattin, une organisation située en Cisjordanie qui contrôle les relations entre l'UE et Israël, a dit que l'UE avait aidé a arranger le blocus économique de Gaza. Ceci malgré le fait que les plus hauts diplomates de l'Union, dont le chef de la diplomatie étrangère, Javier Solana, et la commissaire aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, aient condamné le blocus comme étant une "punition collective" d'une population civile. Toute punition collective constitue un crime de guerre selon les Conventions de Genève de 1949.

Selon Shamas : " l'UE doit fournir une aide de façon légale". "Cela veut dire un effort fait de bonne foi pour ne pas se conformer aux actes délictueux des autres. Dans ce cas, l'UE concrétise des mesures illégales prises par Israël. Vous ne pouvez pas demander à Israël de corriger son comportement si vous ajustez ce que vous faite à ce comportement."

Christiane Hohmann, porte parole des relations extérieures de la Commission européenne, a dit que le Diesel fournit par Dor Alon est utilisé par une centrale électrique qui fournit 30% des besoins d'électricité de Gaza. Les principaux bénéficiaires de l'aide de l'UE sont les écoles et les hôpitaux, a-t-elle ajouté, déclarant que Dor Alon a fourni plus de 96 millions de litres à Gaza suite à l'argent reçu de la Commission ces 12 derniers mois. Dor Alon a aussi bénéficié d'une aide fournie par l'Allemagne et la Belgique, des Etats membres de l'UE.

"Ce n'est pas se soumettre au blocus" a-t-elle dit. " Cela n'en fait pas partie. Ce que nous disons tout le temps aux Israëliens c'est qu'ils doivent ouvrir les points de passage ( dans Gaza). Le Diesel industriel doit y entrer."

L'aide de la Commission est administrée via un mécanisme connu sous le nom de Pegase. Pegase, qui a commencé ses opérations l'année dernière, est conçu pour contourner le Hamas, tout en soutenant les activités de son rival, le Fatah, le parti en charge de l'Autorité Palestinienne en Cisjordanie. Hohmann a cependant fait remarquer que l'aide était directement payée à la Société Dor Alon et " ne circule pas à travers une structure palestinienne".

Un porte parole de Dor Alon a dit que toute réduction dans ses approvisionnement à Gaza est la conséquence des politiques du gouvernement israélien. " Dor Alon est une société privée elle doit faire tout ce que lui demande le ministre de la défense". A-t-il ajouté. " Je ne peux pas vous dire que nous fournissons plus un jour et moins un autre. Cela ne nous concerne pas. Pour cette affaire, nous suivons les ordres".

L'une des plus importantes société d'approvisionnement en carburant d'Israël, Dor Alon est également propriétaire de deux chaînes de magasins de produits de base, Alonit et AM:PM. Outre ses activités dans Gaza, elle possède tout un réseau de stations services et de boutiques dans les colonies israéliennes en Cisjordanie. (dont Alfei Menashe et Elkana ndlt)

Selon Merav Amir, une militante de la Coalition of Women For Peace, une organisation qui étudie comment les sociétés israéliennes peuvent profiter de l'occupation de la Palestine, " Ce qui se passe dans ce cas là c'est que l'économie israélienne contrôle l'accès aux marchés palestiniens pour assurer des profits à certaines sociétés israéliennes".

Amir a fait remarquer que depuis les Accords d'Oslo, toute l'aide internationale destinée à l'Autorité Palestinienne lui est parvenue via Israël.Ces Accords ont été les premiers négociés en face à face entre les deux camps, et signés en 1993 par le Président Shimon Peres, alors ministre des affaires étrangères, et le président palestinien Mahmoud Abbas. Alors que l'intitulé de ces Accords fait référence à l'autonomie d'un gouvernement palestinien, de nombreux observateurs ont fait remarquer qu'Israël a utilisé ceux ci pour renforcer son contrôle sur la Cisjordanie et Gaza.

" Israël détient une grande quantité d'argent qui en fait appartient à l'Autorité Palestinienne" a ajouté Amir. " Avec une partie de cet argent, il paie les fournisseurs de sorte que cela maintient la dépendance de l'économie palestinienne (à Israël). L'Union Européenne est en mesure de faire pression sur Israël pour changer la façon dont tout cela est fait".

Chris Davies, un parlementaire européen du parti libéral britannique, qui s'est rendu récemment à Gaza, a décrit cette semaine comment le blocus de Gaza avait des conséquences dévastatrices dans la région densément peuplée qui lutte pour surmonter les 22 jours de bombardements qu'Israël a lancé fin décembre de l'année dernière.

Alors qu'il faut 500 camions chargés de nourriture et d'autres produits pour approvisionner Gaza, Israël n'autorise l'entrée que de 130 camions par jour qui passent par des points de passage contrôlés par ses troupes. " le papier pour les écoles, les couches pour bébés, les tablettes de purification de l'eau, le ciment pour la reconstruction, tout cela est interdit" a-t-il dit. " La vie normale dans cette grande ville est impossible".

David Cronin IPS News - www.ipsnews.net

Complément d'information

La Coalition Israélienne des Femmes pour la Paix a mis sur pied un projet intitulé "Qui profite de l’occupation israélienne ?" et vient de lancer une banque de données en ligne (www.whoprofits.org) qui liste les entreprises collaborant directement à l’occupation de la Cisjordanie, de la Bande de Gaza et des Hauteurs syriennes du Golan.

Plus d'informations sur Europalestine

* Dor Alon est en situation de monopole concernant l'approvisionnement de carburant dans Gaza. Cette société appartient au Groupe Alon Israël, qui est propriétaire de Dor Gaz qui commercialise le gaz sur le marché industriel et institutionnel en Israël. Il détient également 50% dans le réseau de coffee shops Segafredo, et représente Chevron et Aral Lubricants (stés US) en Israël.

Les principaux actionnaires d'Alon Group sont : Biesol (David Wiessman "Dudi" pour les intimes) et la Famille Biran 39%, Kibboutzim 35%, Africa Israël 26%.

L'Alon Group dont Wiessman est le Président du Conseil d'Administration, est propriétaire de la chaîne de supermarchés " Blue Square" la deuxième plus importantes d'Israël, qui possède 170 magasins dont certains implantés dans les colonies de Cisjordanie, les chaînes de supermarchés , Mega, Mega Center et Blue Center, de même que la chaîne d'alimentation naturelle Eden Nature et la chaîne d'épicerie, Shefa Shuk ciblant la clientèle ultra orthodoxe sioniste.

"Dudi", 56 ans a servi dans l'armée de l'air israélienne. A la tête du Groupe Alon, il pousse celui-ci à diversifier ses activités notamment sur le marché européen. Le Groupe y possède déjà des biens fonciers mais cherche à s'implanter dans le secteur des supermarchés. En 2005, selon Forbes, les revenus annuels de "Dudi" s'élevaient au total à 528, 865.00 $. (Salaire 288,00.00$ + Bonus 240,865.00$).

Depuis, et notamment grâce à l'argent de l'UE ( des contribuables européens), nul doute que les revenus de ce profiteur de guerre et de son Groupe ont prospéré. L'année dernière il a décidé de développer son emprise sur les médias, il est co propriétaire avec Azur (propriétaire du Jpost et distributeur du Wall Street Journal) d'une Radio israélienne, Lelo Hafsaka (103FM) et ils ont un projet conjoint d'acquisition du quotidien gratuit en hébreu Israël Post.

Alon Group détient la franchise pour KFC et Pizza Hut en Israël et détient 49% des parts de Diners Club Israël. Il possède également une branche très florissante aux Etats Unis, Alon USA.

La participation directe du Groupe Alon au blocus de Gaza, ainsi que celle de Weissman sont passibles de poursuites judiciaires pour complicité de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, bien que le Groupe s'en défende. Ils n'ont pas à obéir à des ordres manifestement illégaux en Droit International.

Alon Group et Weissman doivent être ajoutés à la liste de ceux visés par les poursuites.


Dimanche 22 Février 2009
Traduction et complément d'information Mireille Delamarre
http://www.planetenonviolence.org/Collaboration-L-Union-Europeenne-Finance-Le-Blocus-De-Gaza_a1831.html
Par noesam - Publié dans : Génocide et crime de guerre - Communauté : paix et tolérance
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 21:25
Crimes De Guerre D'Israël/Sanctions/Justice

Gaza : Israel A Commis INTENTIONNELLEMENT Des Crimes De Guerre, Explications

L'opération " Plomb Durci" contre Gaza a été menée par l'armée israélienne suivant le concept d'utilisation d'une force disproportionnée désormais adopté comme doctrine militaire par l'armée israélienne en violation flagrante du Droit International. Non seulement Israël est coupable de crimes de guerre selon les multiples témoignages rassemblés sur place par plusieurs ONG, mais de plus ils ont été prémédités et commis intentionnellement.



Gaza : Israel A Commis INTENTIONNELLEMENT Des Crimes De Guerre, Explications
Note éditoriale

Ce texte, dont la traduction est présentée ci dessous, publié trois mois avant l' Opération " Plomb Durci" contre Gaza, sur le site d'un think tank ( boîte à penser) israélien, the Institute for National Security Studies, Insight N° 74 2 Octobre 2008, et dont l'auteur est le colonel de réserve, Gabriel Siboni (voir bio en fin d'article), définit la nouvelle doctrine militaire israélienne mise au point après la guerre du Liban II de l'été 2007, et appliquée lors de cette Opération. Il permet de comprendre les vrais objectifs des dirigeants israéliens et des militaires, et renforce l'arguement que les crimes de guerre étaient prémédités et ont été commis intentionnellement pour faire un maximum de victimes et de dommages. Les deux mots clés de ce texte : "disproportionné" et "punition", deux termes qui renvoie à une violation systématique et intentionnelle du Droit International par Israël.


Force disproportionnée : Suite à la seconde guerre du Liban, le concept israélien de Réponse.

Il y a peu de temps, le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah, a été cité disant : " les Sionistes réfléchiront des dizaines de milliers de fois avant d'attaquer le Liban". La remarque de Nasrallah semble être une référence à la déclaration du premier ministre, Ehud Olmert, faite alors qu'il visitait le commandement central des IDF, que l'IDF aurait moins de limites lors de futures confrontations. Effectivement, la pression sur Nasrallah semble efficace. Le dirigeant du Hezbollah commence à internaliser ce qu'il comprend être un changement fondamental dans l'approche d'Israël pour répondre à une menace venant du Liban.

Effectivement, un concept de sécurité israélien mis à jour concernant la réponse aux menaces des roquettes et missiles de Syrie, du Liban et de la Bande de Gaza, est en train d'évoluer graduellement. Actuellement, plus de deux ans après la Deuxième Guerre du Liban, il semble que la réponse immédiate d'Israël à l'attaque et au kidnapping de Juillet 2006 a renforcé de manière significative sa capacité de dissuader le Hezbollah et la Syrie d'agir contre Israël.

La situation difficile à laquelle est actuellement confronté Israël inclut deux défis majeurs. Le premier c'est comment empêcher d'être entraîné dans une dynamique en cours d'attrition sur la frontière Nord identique à celle qui s'est développée ces dernières années le long de la frontière avec la Bande de Gaza. Le second, c'est de déterminer la réponse de l'IDF à un conflit de grande envergure à la fois au Nord et dans la Bande de Gaza. Ces deux défis peuvent être surmontés en adoptant le principe de frappe disproportionnée contre les points faibles de l'ennemi comme effort de guerre principal, et des opérations pour rendre inopérantes les capacités de lancement de missiles de l'ennemi comme effort de guerre secondaire.

Lors d'ouverture d'hostilités, les IDF devront agir immédiatement, de façon décisive, et avec une force qui est disproportionnée par rapport aux actions de l'ennemi et la menace qu'il pose. Une telle réponse a pour but d'infliger des dommages et infliger une punition au point que cela nécessitera des processus de reconstruction longs et coûteux. La frappe doit être menée aussi vite que possible et doit faire passer en priorité les dommages aux biens plutôt que d'aller chercher les lance roquettes les uns après les autres. La punition doit visé les preneurs de décision et l'élite au pouvoir. En Syrie, la punition devrait évidemment visé l'armée syrienne, le régime syrien, et les structures de l'état syrien. Au Liban, les attaques devraient viser à la fois les capacités militaires du Hezbollah et cibler des objectifs d'intérêts économiques et les centres de la vie civile qui soutiennent l'organisation. De plus, plus la relation entre le Hezbollah et le gouvernement libanais sera proche, plus les éléments des infrastructures étatiques du Liban devraient être ciblés. Une telle réponse créera un souvenir durable parmi les preneurs de décision Syriens et Libanais, renforçant ainsi la dissuasion israélienne et réduisant la possibilité d'hostilités contre Israël pendant une longue période. En même temps, cela obligera la Syrie, le Hezbollah, et le Liban a s'engager dans des programmes intensifs de reconstruction longs et coûteux.

Une récente discussion sur la "victoire" et la "défaite" dans une guerre future contre le Hezbollah a montré une approche largement simpliste. Le public israélien doit comprendre que le succés en général ne peut être mesuré par le niveau de tir longue distance contre Israël atteint à la fin de la confrontation. L'IDF fera le plus possible d' effort pour réduire les attaques de roquettes et de missiles, mais le principal effort sera concentré sur la réduction de la période de combat en portant un sérieux coup aux biens de l'ennemi.

Israël n'a pas besoin d'être entraîné dans une guerre d'attrition avec le Hezbollah. Israël sera testé à l'aune de l'intensité et de la qualité de ses réponses à des incidents à la frontière libanaise ou à des attaques terroristes impliquant le Hezbollah ou le Hamas dans le Sud. Dans de tels cas, Israël ne pourra limiter ses réponses à des actions dont la sévérité est de proportionnalité identique à l'incident isolé. Il devra plutôt répondre de façon disproportionnée pour faire comprendre trés clairement que l'Etat d'Israël n'acceptera pas de tentative pour troubler le calme qui prévaut actuellement le long de ses frontières. Israël doit être prêt à une détérioration et une escalade, de même qu'à une totale confrontation. Une telle préparation est obligatoire pour empêcher une guerre d'attrition à long terme. Le front intérieur israélien doit être préparé à subir des tirs, éventuellement d'être sous un feu intensif pendant une longue période, sur la base d'un raisonnement que l'IDF agit pour réduire au minimum cette période de combat et pour créer un équilibre efficace de dissuasion.

Cette approche est également applicable à la Bande de Gaza. Là, l'IDF devra frapper durement le Hamas et éviter de jouer au chat et à la souris en cherchant les lanceurs de roquettes Qassam. On ne doit pas s'attendre de la part de l'IDF qu'elles stoppent les tirs de roquettes et missiles contre le front intérieur israélien en menant des attaques sur les lanceurs eux-mêmes, mais qu'elles imposent un cessez le feu à l'ennemi en employant certains moyens.

En instillant parmi la population civile les nécessaires attentes d'une réponse de l'IDF, Israël sera capable d'améliorer son niveau de préparation et la résistance de ses citoyens. Néanmoins, le but principal de l'IDF doit être d'obtenir un cessez le feu dans des conditions qui augmenteront la dissuasion à long terme d'Israël, empêcher une guerre d'attrition, et laisser l'ennemi se débattre dans des processus de reconstruction à long terme coûteux.

Article en anglais

Bio Colonel(de réserve) Daniel Siboni, traduction du site de l'INSS

Actuellement Chercheur et directeur du Programme sur la Structure de la Force de l'IDF.

Champs de recherche :

Israël : processus de prise de décision

Israël : relations Civil -armée

Israël: IDF

Révolution dans les affaires militaires (RMA)

Nucléaire ( processus de production, traités, accords.

Site : www.g-bina.com
email : nauass@gmail.com
tel: 03-640-0400 ext 488
portable : 050-838-8961

Gabriel Siboni a rejoint l'équipe de recherche de l'Institute for National Security Studies début 2006, en complément de ses larges activités dans les domaines de la sécurité, l'armée, et l'activité de consultant opérationnel. A l'INSS il est directeur du Programme sur la Structure de la Force de l'IDF.

Au cours de sa carrière étendue au sein de l'IDF, le colonel (res) Siboni a servi comme combattant et commandant dans la Brigade Golani et terminé son service comme commandant de l'unité de reconnaissance de la Brigade. Dans le cadre de ses activités de réserviste, il a servi comme haut officier du personnel de la Brigade Golani, vice commandant de l'unité de logistique, et chef d'état major d'une division blindée dans le Nord.

En plus de son travail à l'INSS, le Dr Siboni est co éditeur de la revue militaire " The Wisdom of Action" et vice dirigeant et chef en méthodologie du Research Center for Force Utilization and Buildup – Experimentation Laboratory. Il est également consultant dans une grand variété de domaines dont les systèmes opérationnels et la technologie militaire, gestion des risques, systèmes d'information, et ingénierie de l'eau de l'énergie et de l'environnement. Il a un B.A et un M.A en ingénierie mécanique de l'Université de Tel Aviv, et un doctorat en systèmes d'information géographique (GIS) de l'Université Ben Gourion du Negev.

Information complémentaire

Ce concept militaire de "force disproportionnée" a été appliqué à Gaza et risque de nouveau de l'être puisque c'est devenu la doctrine de guerre d'Israël comme le prouve les déclarations récentes du premier ministre sortant israélien, Ehud Olmert. Lors d'une réunion du cabinet ministériel israélien du dimanche 1er février 2009, interrogé sur la réponse à donner à de nouveaux tirs de roquettes qui avaient touchés le Sud du Negev plus tôt dans la matinée, Ehud Olmert a alors répondu : " nous agirons selon les nouvelles règles qui garantiront que nous ne sommes pas entraînés dans une guerre incessante d'un prêté pour un rendu ne permettant pas une vie normale dans le Sud du pays....Nous avons dit que s'il y avait des tirs de roquettes contre le Sud du pays il y aurait une réponse israélienne sévère et disproportionnée". (Source www.presstv.ir 01/02/09)

De même, sur la réponse disproportionnée, le Monde avec AFP reprenait également cette terminologie d'Olmert en écrivant dans un article intitulé "les menaces d'israël face aux tirs de roquettes depuis Gaza " du 01/02/09 : " le premier ministre israélien Ehoud Olmert a prévenu, dimanche 1er février, au début du conseil des ministres hebdomadaire qu'Israël allait réagir de "façon disproportionnée" aux tirs de roquettes palestiniennes depuis Gaza en dépit d'un cessez-le-feu entré en vigueur le 18 janvier...."

Le colonel de réserve Gabriel Siboni, qui a conceptualisé et proposé cette doctrine de "force disproportionnée" qui est devenue la stratégie militaire de l'armée israélienne appliquée dans la Bande de Gaza lors d' l'Opération "Plomb Durci", à sa part de responsabilité dans les crimes de guerre commis par l'armée israélienne à Gaza, et par conséquent est à placer sur la liste des israéliens recherchés pour crimes de guerre.








Dimanche 15 Février 2009
Introduction Traduction Synthèse Mireille Delamarre
http://www.planetenonviolence.org/Gaza-Israel-A-Commis-INTENTIONNELLEMENT-Des-Crimes-De-Guerre,-Explications_a1824.html
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /2009 19:36
Crimes De Guerre D'Israël/Sanctions/Justice

Gaza : Israel A Commis INTENTIONNELLEMENT Des Crimes De Guerre, Explications

L'opération " Plomb Durci" contre Gaza a été menée par l'armée israélienne suivant le concept d'utilisation d'une force disproportionnée désormais adopté comme doctrine militaire par l'armée israélienne en violation flagrante du Droit International. Non seulement Israël est coupable de crimes de guerre selon les multiples témoignages rassemblés sur place par plusieurs ONG, mais de plus ils ont été prémédités et commis intentionnellement.



Gaza : Israel A Commis INTENTIONNELLEMENT Des Crimes De Guerre, Explications
Note éditoriale

Ce texte, dont la traduction est présentée ci dessous, publié trois mois avant l' Opération " Plomb Durci" contre Gaza, sur le site d'un think tank ( boîte à penser) israélien, the Institute for National Security Studies, Insight N° 74 2 Octobre 2008, et dont l'auteur est le colonel de réserve, Gabriel Siboni (voir bio en fin d'article), définit la nouvelle doctrine militaire israélienne mise au point après la guerre du Liban II de l'été 2007, et appliquée lors de cette Opération. Il permet de comprendre les vrais objectifs des dirigeants israéliens et des militaires, et renforce l'arguement que les crimes de guerre étaient prémédités et ont été commis intentionnellement pour faire un maximum de victimes et de dommages. Les deux mots clés de ce texte : "disproportionné" et "punition", deux termes qui renvoie à une violation systématique et intentionnelle du Droit International par Israël.


Force disproportionnée : Suite à la seconde guerre du Liban, le concept israélien de Réponse.

Il y a peu de temps, le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah, a été cité disant : " les Sionistes réfléchiront des dizaines de milliers de fois avant d'attaquer le Liban". La remarque de Nasrallah semble être une référence à la déclaration du premier ministre, Ehud Olmert, faite alors qu'il visitait le commandement central des IDF, que l'IDF aurait moins de limites lors de futures confrontations. Effectivement, la pression sur Nasrallah semble efficace. Le dirigeant du Hezbollah commence à internaliser ce qu'il comprend être un changement fondamental dans l'approche d'Israël pour répondre à une menace venant du Liban.

Effectivement, un concept de sécurité israélien mis à jour concernant la réponse aux menaces des roquettes et missiles de Syrie, du Liban et de la Bande de Gaza, est en train d'évoluer graduellement. Actuellement, plus de deux ans après la Deuxième Guerre du Liban, il semble que la réponse immédiate d'Israël à l'attaque et au kidnapping de Juillet 2006 a renforcé de manière significative sa capacité de dissuader le Hezbollah et la Syrie d'agir contre Israël.

La situation difficile à laquelle est actuellement confronté Israël inclut deux défis majeurs. Le premier c'est comment empêcher d'être entraîné dans une dynamique en cours d'attrition sur la frontière Nord identique à celle qui s'est développée ces dernières années le long de la frontière avec la Bande de Gaza. Le second, c'est de déterminer la réponse de l'IDF à un conflit de grande envergure à la fois au Nord et dans la Bande de Gaza. Ces deux défis peuvent être surmontés en adoptant le principe de frappe disproportionnée contre les points faibles de l'ennemi comme effort de guerre principal, et des opérations pour rendre inopérantes les capacités de lancement de missiles de l'ennemi comme effort de guerre secondaire.

Lors d'ouverture d'hostilités, les IDF devront agir immédiatement, de façon décisive, et avec une force qui est disproportionnée par rapport aux actions de l'ennemi et la menace qu'il pose. Une telle réponse a pour but d'infliger des dommages et infliger une punition au point que cela nécessitera des processus de reconstruction longs et coûteux. La frappe doit être menée aussi vite que possible et doit faire passer en priorité les dommages aux biens plutôt que d'aller chercher les lance roquettes les uns après les autres. La punition doit visé les preneurs de décision et l'élite au pouvoir. En Syrie, la punition devrait évidemment visé l'armée syrienne, le régime syrien, et les structures de l'état syrien. Au Liban, les attaques devraient viser à la fois les capacités militaires du Hezbollah et cibler des objectifs d'intérêts économiques et les centres de la vie civile qui soutiennent l'organisation. De plus, plus la relation entre le Hezbollah et le gouvernement libanais sera proche, plus les éléments des infrastructures étatiques du Liban devraient être ciblés. Une telle réponse créera un souvenir durable parmi les preneurs de décision Syriens et Libanais, renforçant ainsi la dissuasion israélienne et réduisant la possibilité d'hostilités contre Israël pendant une longue période. En même temps, cela obligera la Syrie, le Hezbollah, et le Liban a s'engager dans des programmes intensifs de reconstruction longs et coûteux.

Une récente discussion sur la "victoire" et la "défaite" dans une guerre future contre le Hezbollah a montré une approche largement simpliste. Le public israélien doit comprendre que le succés en général ne peut être mesuré par le niveau de tir longue distance contre Israël atteint à la fin de la confrontation. L'IDF fera le plus possible d' effort pour réduire les attaques de roquettes et de missiles, mais le principal effort sera concentré sur la réduction de la période de combat en portant un sérieux coup aux biens de l'ennemi.

Israël n'a pas besoin d'être entraîné dans une guerre d'attrition avec le Hezbollah. Israël sera testé à l'aune de l'intensité et de la qualité de ses réponses à des incidents à la frontière libanaise ou à des attaques terroristes impliquant le Hezbollah ou le Hamas dans le Sud. Dans de tels cas, Israël ne pourra limiter ses réponses à des actions dont la sévérité est de proportionnalité identique à l'incident isolé. Il devra plutôt répondre de façon disproportionnée pour faire comprendre trés clairement que l'Etat d'Israël n'acceptera pas de tentative pour troubler le calme qui prévaut actuellement le long de ses frontières. Israël doit être prêt à une détérioration et une escalade, de même qu'à une totale confrontation. Une telle préparation est obligatoire pour empêcher une guerre d'attrition à long terme. Le front intérieur israélien doit être préparé à subir des tirs, éventuellement d'être sous un feu intensif pendant une longue période, sur la base d'un raisonnement que l'IDF agit pour réduire au minimum cette période de combat et pour créer un équilibre efficace de dissuasion.

Cette approche est également applicable à la Bande de Gaza. Là, l'IDF devra frapper durement le Hamas et éviter de jouer au chat et à la souris en cherchant les lanceurs de roquettes Qassam. On ne doit pas s'attendre de la part de l'IDF qu'elles stoppent les tirs de roquettes et missiles contre le front intérieur israélien en menant des attaques sur les lanceurs eux-mêmes, mais qu'elles imposent un cessez le feu à l'ennemi en employant certains moyens.

En instillant parmi la population civile les nécessaires attentes d'une réponse de l'IDF, Israël sera capable d'améliorer son niveau de préparation et la résistance de ses citoyens. Néanmoins, le but principal de l'IDF doit être d'obtenir un cessez le feu dans des conditions qui augmenteront la dissuasion à long terme d'Israël, empêcher une guerre d'attrition, et laisser l'ennemi se débattre dans des processus de reconstruction à long terme coûteux.

Article en anglais

Bio Colonel(de réserve) Daniel Siboni, traduction du site de l'INSS

Actuellement Chercheur et directeur du Programme sur la Structure de la Force de l'IDF.

Champs de recherche :

Israël : processus de prise de décision

Israël : relations Civil -armée

Israël: IDF

Révolution dans les affaires militaires (RMA)

Nucléaire ( processus de production, traités, accords.

Site : www.g-bina.com
email : nauass@gmail.com
tel: 03-640-0400 ext 488
portable : 050-838-8961

Gabriel Siboni a rejoint l'équipe de recherche de l'Institute for National Security Studies début 2006, en complément de ses larges activités dans les domaines de la sécurité, l'armée, et l'activité de consultant opérationnel. A l'INSS il est directeur du Programme sur la Structure de la Force de l'IDF.

Au cours de sa carrière étendue au sein de l'IDF, le colonel (res) Siboni a servi comme combattant et commandant dans la Brigade Golani et terminé son service comme commandant de l'unité de reconnaissance de la Brigade. Dans le cadre de ses activités de réserviste, il a servi comme haut officier du personnel de la Brigade Golani, vice commandant de l'unité de logistique, et chef d'état major d'une division blindée dans le Nord.

En plus de son travail à l'INSS, le Dr Siboni est co éditeur de la revue militaire " The Wisdom of Action" et vice dirigeant et chef en méthodologie du Research Center for Force Utilization and Buildup – Experimentation Laboratory. Il est également consultant dans une grand variété de domaines dont les systèmes opérationnels et la technologie militaire, gestion des risques, systèmes d'information, et ingénierie de l'eau de l'énergie et de l'environnement. Il a un B.A et un M.A en ingénierie mécanique de l'Université de Tel Aviv, et un doctorat en systèmes d'information géographique (GIS) de l'Université Ben Gourion du Negev.

Information complémentaire

Ce concept militaire de "force disproportionnée" a été appliqué à Gaza et risque de nouveau de l'être puisque c'est devenu la doctrine de guerre d'Israël comme le prouve les déclarations récentes du premier ministre sortant israélien, Ehud Olmert. Lors d'une réunion du cabinet ministériel israélien du dimanche 1er février 2009, interrogé sur la réponse à donner à de nouveaux tirs de roquettes qui avaient touchés le Sud du Negev plus tôt dans la matinée, Ehud Olmert a alors répondu : " nous agirons selon les nouvelles règles qui garantiront que nous ne sommes pas entraînés dans une guerre incessante d'un prêté pour un rendu ne permettant pas une vie normale dans le Sud du pays....Nous avons dit que s'il y avait des tirs de roquettes contre le Sud du pays il y aurait une réponse israélienne sévère et disproportionnée". (Source www.presstv.ir 01/02/09)

De même, sur la réponse disproportionnée, le Monde avec AFP reprenait également cette terminologie d'Olmert en écrivant dans un article intitulé "les menaces d'israël face aux tirs de roquettes depuis Gaza " du 01/02/09 : " le premier ministre israélien Ehoud Olmert a prévenu, dimanche 1er février, au début du conseil des ministres hebdomadaire qu'Israël allait réagir de "façon disproportionnée" aux tirs de roquettes palestiniennes depuis Gaza en dépit d'un cessez-le-feu entré en vigueur le 18 janvier...."

Le colonel de réserve Gabriel Siboni, qui a conceptualisé et proposé cette doctrine de "force disproportionnée" qui est devenue la stratégie militaire de l'armée israélienne appliquée dans la Bande de Gaza lors d' l'Opération "Plomb Durci", à sa part de responsabilité dans les crimes de guerre commis par l'armée israélienne à Gaza, et par conséquent est à placer sur la liste des israéliens recherchés pour crimes de guerre.








Dimanche 15 Février 2009
Introduction Traduction Synthèse Mireille Delamarre
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