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Israèl est contre TORAH

*"Les sionistes me dégoûtent autant que les nazis."
(Victor Klemperer, philologue allemand d'origine juive, 1881-1960)

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L’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël constitue une révolte contre la volonté divine, contre la Torah, une révolte qui a engendré une vague interminable de violence et de souffrance. À l’occasion de la fondation de l’État hérétique, les juifs fidèles à la Torah pleurent cette tentative d’extirper les enseignements de la Torah, de transformer les juifs en une « nation laïque » et de réduire le judaïsme au nationalisme.......Nous déplorons les tragédies que la révolution sioniste a provoquées chez les Palestiniens, notamment des déportations, l’oppression et la subjugation..Que nous méritions que cette année toutes les nations, en acceptant la souverainet

é divine, puissent se réjouir dans une Palestine libre et dans une Jérusalem libre! Amen. Offert par Netouré Karta International : www.nkusa.orglink

                                               


   

 


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juifs antisionisme/Jews Against Zionism

Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /2009 09:56

« Que sont mes amis devenus.. »

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7543

vendredi 30 octobre 2009 - 06h:40

Uri Avnery
The Palestine Chronicle

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Un simulaccre d’enquête. De fausses conclusions. Une adhésion feinte au droit international...

Selon un proverbe chinois, si quelqu’un dans la rue vous dit que vous êtes saoul, vous pouvez rire. Si une deuxième personne vous dit que vous êtes saoul, commencez à y réfléchir. Si une troisième vous dit la même chose, rentrez chez vous et allez dormir.

Nos dirigeants politiques et militaires ont déjà rencontré la troisième, la quatrième et la cinquième personne. Toutes ont dit qu’elles devaient enquêter sur ce qui s’est passé dans l’opération « Plomb durci ».

Ils ont trois options :

-  mener une vraie enquête.
-  ignorer la demande et faire comme si de rien n’était
-  mener une enquête bidon.

Il est facile d’écarter la première option : elle n’a pas la moindre chance d’être adoptée. Excepté les suspects habituels (dont moi) qui ont exigé une enquête bien avant que qui que ce soit en Israël ait entendu parler d’un juge nommé Goldstone, personne ne la soutient.

Parmi tous les membres de notre classe dirigeante politique, militaire et médiatique qui suggèrent à présent une « enquête », il n’y en a pas un - je dis bien : pas un seul - qui entende par là une vraie enquête. L’objectif est de tromper les Goyim et de leur clouer le bec.

En réalité, le droit israélien établit des directives claires pour ce genre d’enquêtes. Le gouvernement décide de mettre sur pied une commission d’enquête. Le président de la Cour suprême nomme les membres de la commission. La commission peut contraindre des témoins à témoigner. Quiconque s’estime lésé par ses conclusions doit en être averti et obtenir l’occasion de se défendre. Ses conclusions sont irrévocables.

L’histoire de cette loi est intéressante. Dans les années ’50, David Ben Gourion a exigé l’établissement d’un « comité judiciaire d’enquête » pour décider qui avait donné les ordres de « l’incident sécuritaire » connu sous le nom d’Affaire Lavon (une opération secrète où un réseau d’espionnage composé de juifs locaux avait été activé pour commettre des attentats à la bombe contre des bureaux américains et britanniques en Egypte, afin de provoquer des frictions entre l’Egypte et les puissances occidentales. Les auteurs ont été arrêtés).

La requête de Ben Gourion fut rejetée, sous prétexte qu’il n’y avait pas de loi pour une telle procédure. Furieux, Ben Gourion démissionna du gouvernement et quitta son parti. Au cours d’une des séances orageuses du parti, le Ministre de la Justice Yaakov Shimshon Shapira traita Ben Gourion de « fasciste ». Mais plus tard Shapira, un vieux juif russe, regretta son éclat. Il rédigea une loi spéciale pour nommer des Commission d’investigation dans le futur. Après de longues délibérations à la Knesset (auxquelles je participai activement), la loi fut adoptée et a depuis été appliquée, notamment dans le cas des massacres de Sabra et Shatila.

Aujourd’hui je soutiens sans réserve la mise sur pied d’une Commission d’investigation, conformément à cette loi.

La deuxième option est celle proposée par le Chef d’état-major de l’armée et le Ministre de la Défense. En langue de bois cela s’appelle : manœuvres dilatoires. Autrement dit : qu’elle aille au diable.

Les chefs de l’armée s’opposent à toute enquête ou investigation quelles qu’elles soient. Ils savent sans doute pourquoi. Après tout, ils connaissent les faits. Ils savent qu’une grande ombre enveloppe toute la décision de partir en guerre, la planification de l’opération, les instructions données aux troupes et les dizaines d’actes, petits et grands, commis pendant cette opération.

Selon eux, même si leur refus a de graves répercussions internationales, les conséquences d’une investigation, même bidon, seraient bien plus graves.

Aussi longtemps que le Chef d’état-major reste sur sa position, il n’y aura pas d’investigation hors de l’armée, quelle que soit l’attitude des ministres. Le chef de l’armée, qui assiste à toutes les réunions gouvernementales, est le personnage le plus haut placé dans la pièce. Quand il annonce que ceci ou cela est la « position de l’armée », aucun politicien présent n’oserait émettre la moindre objection.

Dans la « seule démocratie du Moyen-Orient », la loi (proposée en son temps par Menahem Begin) stipule que le gouvernement en tant que tel est commandant en chef des Forces de défense israéliennes. Voilà la théorie. Dans la pratique, jamais aucune divergence de décision avec la « position de l’armée » n’a été adoptée et ne le sera jamais.

L’armée exige d’investiguer par elle-même. Qu’il le veuille ou non, Ehud Barak représente cette position. Le gouvernement a postposé le traitement du problème, et les choses en sont là aujourd’hui.

A cette occasion, les projecteurs devraient se braquer sur la personne la moins visible en Israël : le Chef d’état-major, le général Gabi Ashkenazi, nec plus ultra de l’insaisissable. Tout déperle sur lui. Dans ce débat comme dans tous les autres, il n’est tout simplement pas là.

Chacun sait qu’Ashkenazi est un homme timide et modeste. Il ne parle, n’écrit, ne discourt presque jamais. A la télévision, il se fond à l’arrière-plan.

C’est ainsi qu’il apparaît au public : un honnête soldat, sans ficelles ni subterfuges, qui fait tranquillement son boulot, reçoit ses ordres du gouvernement et les exécute loyalement. Il diffère en cela de tous ses prédécesseurs, qui étaient vantards, fous de publicité et loquaces. Alors que la plupart d’entre eux venaient de fameuses unités d’élite ou des arrogantes Forces aériennes, c’est un homme de la grise infanterie. Le Duc de Wellington, voyant la grande quantité de paperasse dans son armée, s’exclama un jour : « Les soldats doivent se battre, pas écrire ! ». Ashkenazi lui aurait plu.

Mais la réalité n’est pas toujours ce dont elle a l’air. Ashkenazi joue un rôle central dans le processus de prise de décision. Il a été nommé après que son prédécesseur, Dan Haloutz, eut démissionné après les échecs de la guerre du Liban de 2006. Sous la direction d’Ashkenazi, de nouvelles doctrines ont été formulées et mises en œuvre dans l’opération Plomb Durci. Je les définis (sous ma propre responsabilité) par : « zéro perte » et « mieux vaut tuer cent civils ennemis que perdre un seul de nos propres soldats ». Comme la guerre de Gaza n’a entraîné de procès pour aucun simple soldat, Ashkenazi doit porter la responsabilité de tout ce qui s’y est passé.

Si la Cour internationale de La Haye procédait à une mise en accusation, Ashkenazi se verrait probablement attribuer la place d’honneur d’Accusé n°1. Pas étonnant qu’il s’oppose à toute investigation extérieure, comme le fait Barak, lequel occuperait sans doute la place n°2.

Les politiciens qui s’opposent (toujours en sourdine) à la position du Chef d’état-major croient qu’il est impossible de résister totalement à la pression internationale et qu’il faudra bien mener une sorte d’enquête. Comme aucun d’entre eux n’a l’intention de mener une vraie investigation, ils proposent de suivre une méthode israélienne bien rodée et qui a fonctionné magnifiquement des centaines de fois par le passé : la méthode du simulacre.

Un simulacre d’enquête. Des conclusions factices. Une adhésion feinte au droit international. Un faux-semblant de contrôle civil sur les militaires.

Rien de plus simple. Un « comité d’enquête » (mais non une Commission d’investigation conforme à la loi) sera mis sur pied, présidé par le juge patriote qui convient et composé d’honorables citoyens soigneusement choisis dont chacun sera « l’un des nôtres ». Les témoignages seront entendus à huis clos (pour des motifs de sécurité, bien sûr). Des juristes de l’armée prouveront que tout était parfaitement légal, le professeur Asa Kasher, le Monsieur Propre national, louera l’éthique de l‘armée-la-plus-morale-au-monde. Des généraux péroreront sur le droit inaliénable de légitime défense. Enfin, deux ou trois jeunes officiers ou soldats pourront être jugés coupables « d’irrégularités ».

Dans le monde entier, les amis d’Israël entonneront un chœur extatique : quel Etat de droit ! quelle démocratie ! quelle moralité ! Les gouvernements occidentaux déclareront que justice a été rendue et que le dossier est clos. Le veto états-unien pourvoira au reste.

Alors, pourquoi les chefs de l’armée n’acceptent-ils pas cette proposition ? Parce qu’ils ont peur que les choses ne se passent pas aussi en douceur. La communauté internationale exigera qu’une partie au moins des auditions se déroulent en public. Elle exigera la présence d’observateurs internationaux. Et chose plus importante : il n’y aura aucun moyen légitime d’exclure les témoignages des Gazaouis eux-mêmes. Les choses se compliqueront. Le monde n’acceptera pas de conclusions fabriquées. En fin de compte, nous serons exactement dans la même situation. Il vaut mieux ne pas bouger et laisser courageusement les choses se tasser, quel qu’en soit le prix.

Entre-temps, la pression internationale s’accroît. Aujourd’hui déjà, elle a pris des proportions sans précédent.

La Russie et la Chine ont voté en faveur de l’adoption du rapport Goldstone par l’ONU. Le Royaume-Uni et la France « n’ont pas pris part au vote », mais ont exigé qu’Israël mène une vraie investigation. Nous nous sommes brouillés avec la Turquie, qui était jusqu’à présent un allié militaire important. Nous avons des altercations avec la Suède, la Norvège et un certain nombre d’autres pays amis. Le Ministre français de Affaires étrangères s’est vu interdire l’accès à la bande de Gaza et il est furieux. La paix déjà froide avec l’Egypte et la Jordanie s’est encore refroidie de plusieurs degrés. Israël est boycotté dans de nombreux forums. De hauts responsables de l’armée ont peur de voyager à l’étranger par crainte d’être arrêtés.

Cela soulève une fois de plus la question : la pression extérieure peut-elle avoir un impact sur Israël ?

Elle le peut certainement. La question est : quel type de pression, quel type d’impact ?

En effet, la pression a convaincu plusieurs ministres qu’un comité d’enquête pour le rapport Goldstone doit être mis sur pied. Mais personne dans la classe dirigeante israélienne - absolument personne ! - n’a évoqué la vraie question : peut-être le rapport Goldstone a-t-il raison ? Excepté les suspects habituels, personne dans les médias, la Knesset ou le gouvernement n’a demandé : peut-être, en effet, des crimes de guerre ont-ils commis ? La pression extérieure ne les a pas contraints à se poser de telles questions. Il faut qu’elles viennent de l’extérieur, du public lui-même.

Le type de pression doit également être pris en compte. Le rapport Goldstone a un impact sur le monde parce qu’il est précis et ciblé : une opération spécifique, pour laquelle des personnes spécifiques sont responsables. Il soulève une exigence spécifique : une enquête. Il s’attaque à une cible claire et bien définie : des crimes de guerre.

Si nous appliquons cela au débat sur le boycott d’Israël : le rapport Goldstone pourrait se comparer à un boycott ciblé sur les colonies et leurs aides, et non pas à un boycott sans limite de l’Etat d’Israël. Un boycott ciblé peut avoir un impact positif. Un boycott global, illimité aurait, à mon avis, l’effet opposé. Il pousserait davantage encore le public israélien dans les bras de l’extrême droite.

La bataille sur le rapport Goldstone est maintenant à son comble. A Jérusalem, l’énergie grandissante de ses vagues est clairement perceptible. Cela présage-t-il un tsunami ?

(JPG)
Ury Avnery

* Uri Avnery est un écrivain et journaliste israélien militant de Gush Shalom (le Bloc de la Paix).

Du même auteur :

-  Biberman & Co - 7 avril 2009
-  La loi israélienne la plus révoltante ? - 27 mars 2009
-  "Pas vous ! Vous !!!" - 9 avril 2008
-  Je suis venu, j’ai vu, j’ai détruit ! - 22 mars 2008
-  Et quoi de neuf pour l’Iran ? - 8 octobre 2007
-  Un ou deux Etats pour Israël et la Palestine ? - 22 août 2007
-  Sans frontières - 26 mars 2007
-  Face à La Mecque - 25 février 2007

Par noesam - Publié dans : juifs antisionisme/Jews Against Zionism - Communauté : paix et tolérance
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 15:33

Je vais vous faire une confidence : je suis un rescapé de l’Holocauste…



Oui, je suis un rescapé. En effet, j’ai réussi à survivre à toutes ces histoires effrayantes autour de l’Holocauste : l’histoire des savonnettes (1), l’histoire des abat-jours (2), celle des camps, celle des fusillades en masse, celle des gaz (2) et celle autour des marches de la mort (3).


Je ne sais pas comment j’ai fait, mais j’ai réussi à survivre à tout ça…


En dépit de toutes ces histoires suscitant la peur, installées à dessein dans mon psychisme depuis que j’ai ouvert les yeux pour la première fois, je suis devenu un homme valide. Je suis même devenu quelqu’un qui connaît un certain succès. D’une certaine façon, contre toute attente, j’ai survécu à l’horreur ; j’ai même réussi à aimer mon voisin. Malgré tout cet endoctrinement horrifiant et traumatisant, j’ai miraculeusement réussi à maîtriser mon saxophone alto corroboratif, plutôt que les sanglots longs des violons.


De fait, j’ai d’ores et déjà décidé qu’au cas où la Reine (ou un quelconque membre de la Famille royale) envisagerait de m’anoblir, faisant de moi un « Sir » en raison de mes réalisations en matière de be-bop voire pour avoir affronté la barbarie sioniste armé de mon seul stylo, je changerais immédiatement de nom, laissant tomber Atzmon pour adopter celui de Vive, devenant ainsi le premier et unique Sir Vive [ici, jeu de mots sur : Sir Vive, se prononçant, en anglais, comme ‘survive’, c’est-à-dire : ‘survivre’…, ndt].


Par ailleurs, je suis totalement opposé au négationnisme de l’Holocauste : je dénonce très clairement ceux qui dénient les génocides en cours, au nom de l’Holocauste. La Palestine est un exemple, l’Irak en est un autre, et celui que l’on est en train de préparer en Iran est probablement trop horrifiant pour qu’on puisse y penser sans fermer les yeux.


L’holocaustisme est une religion relativement nouvelle (4). Elle est dépourvue de pitié ou de compassion ; en lieu et place, elle promet la revanche, au travers de la rétribution. Pour ses adeptes, c’est là quelque chose, quelque part, de libérateur, car cela leur permet de punir qui il leur chante, dès lors qu’ils en retirent du plaisir. Cela peut expliquer pourquoi les Israéliens ont fini par punir les Palestiniens pour des crimes perpétrés par des… Européens. Il est manifeste que cette nouvelle religion émergente n’est pas basée sur le principe : « un œil pour un œil ». De fait, ce serait plutôt : « pour un œil, des milliers et des milliers d’yeux » !


Il y a, de cela, un mois, le ministre israélien de la Défense, visitant Auschwitz, a laissé un commentaire sur le livre d’or officiel : « Un Israël puissant est à la fois la consolation et la revanche » (5). Nul ne saurait mieux résumer l’aspiration fondamentale de cette religion. La religion holocaustique ne propose aucune rédemption. C’est une manifestation brutale et sanglante de brutalité collective à l’état pur. Elle ne saurait rien résoudre, l’agression ne pouvant conduire qu’à toujours plus d’agression. Dans l’holocaustisme, il n’y a de place ni pour la paix, ni pour la grâce. C’est bien comme l’a écrit Barak : c’est effectivement dans la revanche qu’ils trouvent le réconfort.


Nier le danger que représentent la religion holocaustique et ses adeptes, c’est être complice d'un crime croissant contre l’humanité et contre toute valeur humaine possible.


Je soutiens aussi totalement le Projet National Juif.

D’aucuns pensent qu’après deux mille ans de « diaspora phantasmatique » les juifs de la diaspora seraient fondés à revendiquer un quelconque « foyer national qui leur appartînt en propre ». Les sionistes, apparemment, le pensaient sincèrement. L’Etat juif est désormais suffisamment réaliste pour avoir fait de la totalité du Moyen-Orient une bombe à retardement. Une revue du casier judiciaire israélien, avec sa litanie de crimes contre l’humanité, au cours des six décennies écoulées, ne laisse guère d’espace à la spéculation. Nous avons affaire, ici, à une société sinistrement pathologique. Partant, autant certains d’entre nous peuvent opiner que les juifs devraient jouir d’un droit hypothétique à un territoire qui leur appartienne en propre, autant la planète Terre n’est certainement pas l’endroit idéal où installer ce machin-là.


Partant, j’exhorte la Nasa à nous rejoindre et à déployer un effort spécial afin de trouver une planète alternative convenable pour le foyer national sioniste, dans l’espace intersidéral, voire dans une autre galaxie que la nôtre. Le Projet Sioniste Galactique aurait pour conséquence immédiate le passage de la « terre promise » vers la « planète promise ». Permettez-moi de souligner avec enthousiasme qu’au lieu de rechercher « une terre sans peuple pour un peuple sans terre », ce dont nous avons besoin, en réalité, c’est d’une « lonely planet ». Il peut même s’agir d’une planète « déserte », puisqu’ils prétendent savoir comment faire fleurir les déserts… Sur une planète bien à eux, les sionistes galactiques n’auraient besoin d’opprimer personne ; ils ne nettoieraient personne ethniquement, ils n’auraient pas à enfermer la population indigène dans des camps de concentration, car il n’y aurait aucun peuple indigène dans les parages à maltraiter, à affamer, à massacrer, ni à éradiquer.


Ils n’auraient nul besoin de déverser du phosphore blanc sur leurs voisins, puisqu’il n’y aurait PAS de voisins. Je recommande hautement à la Nasa de rechercher une planète avec une attraction très peu importante, afin de que les gens puissent errer plus légèrement. Après tout, nous voulons que les nouveaux sionistes galactiques jouissent de leur projet futuriste au moins autant que les Palestiniens et bien d’autres avec eux jouiraient de leur absence.


Aussi, me voici : je suis un juif prospère, malgré tout. Je suis un rescapé, je m’oppose au négationnisme de l’Holocauste et  je soutiens l’aspiration nationale juive. Même le grand rabbin de Grande-Bretagne ne saurait en demander davantage.


(1) Le bobard des savonnettes prétendument fabriquées à partir de la graisse des juifs gazés à Auschwitz a été officiellement reconnu comme un ‘mythe’ par le musée israélien de l’Holocauste, Yad Vashem.


(2) Les abat-jours prétendument réalisé avec de la peau de suppliciés des camps de la mort est un ‘fait historique’, protégé par la loi, en Europe.


(3) Les marches de la mort sont un élément de narration historique légèrement confus. Si les nazis avaient été intéressés à annihiler la totalité de la population juive européenne, comme le suggère la narration sioniste holocaustique orthodoxe, la question de savoir ce qui les a amenés à convoyer ce qui restait des juifs européens vers leur patrie nazie en ruines, au moment précis où il était évident qu’ils étaient en train de perdre la guerre, est embarrassante. Les deux narrations, à savoir celle de l’ « anéantissement » et celle des « marches de la mort » semblent se contredire entre elles. Cette question mériterait d’être développée plus au fond. Je suggérerai simplement que les réponses raisonnables que j’ai pu lire çà ou là sont de nature à  nuire gravement à la narration sioniste de l’Holocauste.


(4) Le professeur de philosophie israélien Yeshayahu Leibowitz fut sans probablement le premier à définir l’Holocauste comme « la nouvelle religion juive ».
(5) http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3790707,00.html



Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

Source: http://www.gilad.co.uk/writings/after-all-i-am-a-proper-zionist-jew-by-gilad-atzmon.html
Par noesam - Publié dans : juifs antisionisme/Jews Against Zionism - Communauté : paix et tolérance
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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /2009 13:42

Nous formons un réseau international de Juifs et de Juives qui s'engagent de façon inconditionnelle en faveur de la lutte pour l'émancipation des êtres humains. Nous considérons que la libération du peuple palestinien et de sa terre forme un volet essentiel de cette émancipation. Notre engagement porte sur le démantèlement du régime d'apartheid israélien, le retour des réfugiés palestiniens et la fin de la colonisation israélienne sur la Palestine historique.

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IJAN International Jewish Anti-Zionist Network

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JAN  International Jewish Anti-Zionist Network
 
 
 Qu'ils soient de Pologne ou d'Iraq, d'Argentine ou d'Afrique du Sud, de Brooklyn ou du Mississipi, des Juifs en quête de justice et d'un monde plus juste se sont joints aux mouvements de lutte collective.  Ainsi, des Juifs ont participé de façon notable à la lutte ouvrière pendant la période de la Grande dépression, à la lutte pour les droits civiques aux Etats Unis, à la lutte contre le régime d'apartheid en Afrique du Sud, à la lutte contre le fascisme en Europe, et à bien d'autres mouvements encore en faveur du changement social et politique
 
 Le nettoyage ethnique historique et toujours en cours perpétré par Israël à l'encontre du peuple palestinien sur sa propre terre vient contredire et trahir cette longue histoire de la participation  juive à des mouvements collectifs de libération.
 
 Le sionisme - idéologie fondatrice de l'Etat d'Israël et qui en est le soutien actuel, est issu du colonialisme européen et s'est diffusé à la suite du génocide nazi. Le sionisme s'est nourri des épisodes les plus violents et oppressifs de l'histoire du dix neuvième siècle, marginalisant ainsi l'engagement de nombreux Juifs dans les mouvements de libération. Pour retrouver une place au sein des vibrants mouvements populaires actuels, il faut mettre fin au sionisme sous toutes ses formes
 
 C'est la priorité des priorités, en raison des conséquences du sionisme sur les Palestiniens et les peuples de l'ensemble de la région; en raison aussi du fait que le sionisme porte préjudice à la mémoire de la persécution et du génocide des Juifs d'Europe en l'exploitant pour justifier et perpétuer le racisme européen et le colonialisme. Le sionisme est, par ailleurs, responsable du déplacement massif des Juifs mizrahi (originaires d'Afrique et d'Asie), et du détournement de leurs Histoires, langages, traditions et cultures. L'histoire des Juifs mizrahi remonte  à plus de 2000 ans et le sionisme, en s'implantant, en a dévié le cours au profit d'une ségrégation parmi les Juifs imposée par l'État d'Israël.
 
 En conséquence, le sionisme nous implique dans l'oppression du peuple palestinien et porte préjudice à notre propre héritage, à nos luttes pour la justice et à nos alliances avec nos semblables.
 
 Nous nous engageons à : Nous opposer au sionisme et à l'État d'Israël  Le sionisme est raciste. Il exige l'allégeance à un ordre politique, juridique et économique qui privilégie et valorise les Juifs ainsi que les Européens et leurs cultures par rapport aux peuples autochtones et à leurs cultures. Le sionisme n'est pas seulement raciste, il est aussi antisémite. Il reprend à son compte l'imagerie européenne et antisémite du "Juif de la diaspora" efféminé, cupide et faible, et lui oppose celle d'un "Nouveau Juif", violent, militariste et sexiste, un Juif qui est l'auteur d'une violence raciale plutôt que d'en être une victime.
 
 Par-là, le sionisme fait des Juifs des blancs, en adoptant un racisme de blancs à l'encontre du peuple palestinien. Malgré la nécessité pour Israël d'intégrer les Mizrahi afin de maintenir une majorité juive, ce racisme peut aussi être constaté dans la marginalisation et l'exploitation économique des masses déshéritées des Mizrahi. Cette violence raciale inclut l'exploitation des travailleurs migrants.
 
 Les sionistes diffusent le mythe de la démocratie israélienne. En réalité, Israël a établi et renforcé des politiques et des pratiques qui sont discriminatoires à l'égard des Juifs mizrahi et qui excluent les Palestiniens et restreignent leurs droits. Israël, en coopération avec les États-Unis, sape tout mouvement arabe de libération.
 
 Le sionisme perpétue l'exception juive. Pour justifier ses crimes, le sionisme présente une version de l'histoire juive déconnectée de l'histoire et de l'expérience d'autres peuples. Il promeut un narratif selon lequel l'holocauste nazi est exceptionnel dans l'histoire de l'humanité. Il place les Juifs à part, par rapport aux victimes et aux survivants d'autres génocides, au lieu de nous unir à eux.
 
 Israël fait cause commune avec des Chrétiens fondamentalistes et d'autres qui appellent à la destruction  des Juifs, sur la base d'une islamophobie partagée et d'une volonté de contrôler le Moyen Orient et plus largement l'Asie occidentale. Ensemble, ils appellent à la persécution des Musulmans.
Cette promotion commune de l'islamophobie a pour but de diaboliser la résistance opposée à la domination économique et militaire occidentale. Elle s'inscrit dans une longue histoire de collusion du sionisme avec des régimes répressifs et violents, de l'Allemagne nazie au régime d'apartheid d'Afrique du Sud jusqu'aux dictatures réactionnaires d'Amérique du Sud.
 
 Le sionisme prétend que la sécurité des Juifs repose sur un état juif militarisé. Mais Israël ne met pas les Juifs en sécurité. Sa violence garantit l'instabilité et la peur pour ceux qui sont sous sa sphère d'influence, et met en danger la sécurité de tous, y compris des Juifs, et ce bien au-delà de ses frontières. Le sionisme a volontairement participé à créer les conditions qui ont conduit à la violence à l'encontre des Juifs dans les pays arabes. L'hostilité née de la violence israélienne et de la domination militaire sur les Juifs vivant en Israël et ailleurs est utilisée pour justifier encore plus de violence sioniste.
 
 Nous nous engageons à : Rejeter l'héritage colonial et l'expansion colonialiste en cours.
 Dès l'instant où le mouvement sioniste a décidé de bâtir un état juif en Palestine, il est devenu un mouvement de conquête.  A l'instar de tous les mouvements de conquête et des idéologies colonialistes en Amérique ou en Afrique, le sionisme s'appuie sur la ségrégation entre les peuples ; par la confiscation de la terre, il s'engage dans le nettoyage ethnique qui repose sur une violence militaire implacable.
 
 Les sionistes ont travaillé main dans la main avec l'administration coloniale britannique, contre le peuple indigène de la région et contre son espoir légitime de liberté et d'autodétermination. L'imaginaire sioniste d'une Palestine "vide" et pauvre a justifié la destruction de la vie palestinienne à l'instar du racisme qui a justifié l'extermination des peuples autochtones d'Amérique, la traite atlantique des esclaves et bien d'autres atrocités encore.
 
 Avec l'expansion permanente des colonies et le Mur d'apartheid, l'engagement colonialiste d'Israël l'a amené à détruire l'environnement ainsi que les paysages de la Palestine. Cette politique, qui n'a pas réussi à stopper la résistance palestinienne, conduit l'Etat d'Israël à toujours plus de violence et à des politiques qui, lorsqu'elles sont menées à leur point ultime, finissent en génocide. A Gaza, l'État d'Israël dénie l'accès à la nourriture, à l'eau, à l'électricité, à l'aide humanitaire et aux fournitures médicales, c'est l'arme qu'il utilise contre les fondements même de toute vie humaine.
 
 Israël, qui a été en son temps l'outil favori des Britanniques et des Français contre l'unité arabe et l'indépendance, est devenu le plus jeune associé de l'alliance US pour le contrôle militaire, économique et politique au niveau mondial, qui vise plus particulièrement la domination de la région stratégique du Moyen Orient/Asie du Sud-ouest. Le danger d'une guerre nucléaire représenté par une attaque israélo-américaine sur l'Iran nous rappelle qu'Israël est une bombe atomique qui devrait faire l'objet d'un démantèlement urgent, en vue de sauver les vies de toutes ses victimes actuelles et potentielles.
 
 Nous nous engageons à: Nous opposer aux organisations sionistes.
 Non content de donner forme à l'Etat d'Israël, le sionisme a fondé sa politique internationale de domination militaire et d'hostilité envers ses voisins et a instauré un réseau mondial complexe d'organisations, de lobbys politiques, d'entreprises de relations publiques, de clubs universitaires, et d'écoles pour appuyer et propager les idées sionistes au sein des communautés juives et dans l'opinion publique de façon générale.
 
 Un flot de milliards de dollars américains abreuve Israël année après année, pour soutenir l'occupation et la brutalité de son armée hyper moderne. La machine de guerre qu'ils financent fait partie intégrante de l'industrie mondiale de l'armement qui, à elle seule, draine les ressources dont manque une humanité désespérément privée d'eau, de nourriture, de soins sanitaires, de logement et d'éducation. Pendant ce temps-là, L'Europe, le Canada et les Etats-Unis soutiennent l'infrastructure d'occupation israélienne sous couvert d'aide humanitaire au peuple palestinien. Ensemble, les Etats-Unis et leurs alliés coopèrent au renforcement de la domination de la région et à l'écrasement des mouvements populaires.
 
 Un réseau international d'institutions et d'organisations sionistes appuie l'armée israélienne par des financements directs. De plus, ces organisations fournissent un soutien politique nécessaire à la légitimation et à la promotion de leurs visées politiques et de leurs projets humanitaires. Dans certains pays, ces organisations censurent toute critique envers Israël et ciblent des individus et des organisations qui sont mis sur listes noires et sont victimes de violences, d'emprisonnement, de déportation, de privation d'emploi et d'autres sanctions économiques.
 
 Ces organisations diffusent l'islamophobie. Agitant l'épouvantail de la guerre à l'étranger, elles instaurent une législation répressive dans leurs propres pays. Aux Etats-Unis et au Canada les groupes sionistes ont aidé à faire passer la législation " antiterroriste ", exposant ainsi à des poursuites judiciaires pour aide au terrorisme et trahison, toute activité favorable au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre Israël ainsi que le soutien aux organisations palestiniennes, iraniennes, iraquiennes, libanaises et musulmanes. En Europe et aux Etats-Unis, des groupes soit disant " juifs " sont désormais au premier rang de l'appel à la guerre contre l'Iran.
 
 Mais l'édifice sioniste et celui de la suprématie mondiale des Etats-Unis se fissurent. A la suite de l'extraordinaire résistance de la Palestine et du sud-Liban à l'agression et à l'occupation israélienne et américaine, qui ont tenu en dépit de ressources limitées et de nombreuses trahisons, le mouvement international de solidarité avec les Palestiniens en lutte contre la politique des USA et d'Israël prend de l'élan.
 
 En Israël, cet élan est visible dans une contestation croissante qui ouvre la voie à la revendication d'un double héritage des années 60 : celui du Matzpen, organisation israélo-palestinienne, juive et antisioniste et celui du parti mizrahi des Panthères Noires. Plus largement, le refus de la conscription obligatoire dans l'armée israélienne est croissant dans la jeunesse.
 
 Au sein du gouvernement et dans des discussions publiques aux Etats-Unis et en Europe le coût de l'aide inconditionnelle à Israël est de plus en plus remis en cause. C'est pourquoi Israël et les Etats-Unis sont à la recherche de nouveaux alliés au sud pour qui puissent se joindre à leurs conquêtes économiques et militaires. La relation croissante entre Israël et l'Inde en est un exemple frappant. Partageant l'intérêt occidental pour le contrôle politique et le profit économique de quelques-uns au détriment du plus grand nombre, l'élite indienne aussi bien que celles du Moyen Orient et plus largement de l'Asie occidentale sont de connivence avec le programme économique et militaire de l'Ouest dans la région
 
 La propagande de la guerre occidentale contre le terrorisme sert de caisse de résonance à l'islamophobie de l'élite indienne et fournit aux régimes du Moyen Orient et de l'Asie du Sud-ouest une opportunité pour réprimer sévèrement toute dissidence. Malgré cela, des soulèvements populaires et des chapitres glorieux des luttes anti-coloniales remettent en question cette alliance et devraient lui porter un coup fatal.
 
 Avec nos alliés, notre but est d'aider à élargir ces fissures jusqu'à ce que le mur tombe et qu'Israël soit isolé comme l'a été l'Afrique du sud de l'apartheid. Nous nous engageons à lutter contre ces groupes qui prétendent parler à notre place et à les vaincre.
 
 Nous nous engageons à : Etre solidaires et à travailler pour l'apaisement et la justice.
 Nous sommes engagés aux côtés du peuple palestinien pour sa libération et son autodétermination. De tout notre cœur, notre volonté et notre énergie politique nous soutenons la résistance du peuple palestinien dans toute sa diversité et sa vaillance et nous faisons front à l'injustice dont sont coupables les pays où nous vivons.
 
 Nous soutenons sans équivoque le Droit au Retour des Palestiniens sur leur terre. Nous appelons à l'abrogation du droit au retour raciste israélien qui privilégie le droit de toute personne se déclarant juive de s'installer en Palestine tout en privant les réfugiés palestiniens de ce droit.
 
 Nous sommes de tout cœur avec l'appel de la Palestine au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre Israël.
 
 Nous soutenons la revendication de libération de tous les prisonniers politiques palestiniens et dénonçons la pratique consistant à incarcérer des leaders politiques palestiniens, des jeunes et la population en général, comme méthode de contrôle et de terreur.
 
 Ce n'est pas à nous de prescrire quel chemin doit prendre le peuple palestinien pour définir son avenir. Nous ne prétendons pas nous substituer à ses choix. Nos stratégies et nos actions naîtront de notre relation avec ceux qui sont engagés dans tout l'éventail des luttes de libération en Palestine et dans la région. Nous soutiendrons leur lutte pour survivre, pour garder leur terre et pour faire avancer leur mouvement comme ils l'entendent, selon leurs propres termes.
 
 Nous sommes partenaires des grands mouvements de résistance populaire de notre époque qui défendent et chérissent les vies de tous les peuples et de toute la planète, conduits par ceux qui souffrent le plus de la conquête impériale, de l'occupation, du racisme et de la domination mondiale, de l'exploitation des hommes et des ressources. Nous sommes pour la protection de la nature. Nous défendons les droits des peuples indigènes sur leur sol et pour leur souveraineté. Nous défendons les droits des migrants et des réfugiés pour qu'ils puissent se déplacer librement et en toute sécurité à travers les frontières. Nous défendons le droit des travailleurs - y compris des immigrés en Israël amenés pour prendre la place des Palestiniens et des Mizrahi - à la justice économique et à l'autodétermination. Nous défendons l'égalité raciale et l'expression culturelle. Nous défendons le droit des femmes, des enfants et de toutes les minorités exploitées à se libérer de toute domination. Et nous défendons le droit universel à la terre, à l'eau, à la nourriture, au logement, à l'éducation, aux soins et à être libérés de la violence : c'est le seul moyen pour que la société humaine puisse survivre et s'épanouir.
 
 Nous nous engageons à soutenir la justice pour guérir les blessures infligées par la force et par le droit colonial en Palestine et dans l'ensemble de la région; pour guérir les traumatismes qu'ont subi les Juifs en Europe et dont se sert le projet sioniste, pour guérir les peurs et privations endurées dans des massacres au fil des années ainsi que les manipulations de la culture et des ressources exercées dans le but d'exploiter les Juifs Mizrahi et de les séparer des Palestiniens.
 
 La justice pour laquelle nous travaillons est à construire par ceux, partout en Palestine, y compris en Israël et par les réfugiés palestiniens, dont la lutte pour l'autodétermination leur apportera l'égalité et la liberté ainsi qu'aux autres habitants des alentours.
 
 
 Nous vous appelons à nous rejoindre.
 Ces engagements nécessitent la construction d'un mouvement juif uni à l'échelle internationale, qui s'oppose au sionisme et à sa volonté de vouloir parler au nom de tous les Juifs. Face à un adversaire international il ne suffit pas de travailler au niveau local, ni au niveau national. Nous devons trouver des moyens d'agir ensemble par delà les frontières géographiques, sectorielles et linguistiques. Il y a place pour toutes sortes d'initiatives et d'organisations, existantes ou nouvelles, qui puissent travailler en toute indépendance et conjointement, en soutien mutuel et en collaboration.
 
 Etes-vous contre le racisme sous toutes ses formes ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour mettre fin à l'apartheid israélien.
 
 Soutenez-vous la souveraineté et les droits des peuples indigènes à leur terre ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour la défense des droits souverains à la terre des Palestiniens.
 
 Croyez-vous que nos vies sont dépendantes de la durabilité économique et environnementale ? Etes-vous en colère devant le vol et la destruction des ressources de la planète ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour arrêter le vol de la terre et de l'eau, la destruction de l'agriculture, de la terre palestinienne, des villages et des oliveraies par Israël.
 
 Voulez-vous en finir avec les guerres interminables pour le pétrole et pour la domination militaire des Etats-Unis et de leurs alliés ? Voulez-vous en finir avec les cultures militarisées, avec la conscription des jeunes et le pillage des ressources destinées à financer l'armée plutôt que les besoins vitaux ? Alors, nous vous appelons à nous rejoindre pour démanteler une pièce cruciale de la machine de guerre mondiale.
 
 Voulez-vous vous désolidariser du nettoyage ethnique de la Palestine, de la destruction de son histoire, de sa culture et de son autodétermination ?
Croyez-vous qu'il n'y ait de paix qu'avec la justice ? Etes-vous à la fois triste et en colère contre le fait  que le génocide des Juifs  soit utilisé pour perpétrer d'autres atrocités ?  Alors, nous vous appelons  à nous rejoindre pour en finir avec le colonialisme sioniste.
 
 Pour que sur cette planète on puisse vivre dans la sécurité, la justice et la paix, il faut  mettre fin au projet colonial israélien. C'est avec joie que nous nous lançons dans le travail de sape collective d'un système de conquête et de destruction qui a fait souffrir notre monde pendant trop longtemps.
 
 Traduit de l'anglais : http://www.ijsn.net/about_us/charter/
 ijsn@ijsn.net
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Welcome to IJAN

Statement of Solidarity with the Palestinian General Strike

In the long tradition of Jewish working class involvement in and support for liberation struggles, IJAN-Labor stands in solidarity with the High Follow-up Committee for the Arab Citizens of Israel, the National Committee of Local Authorities, and all parties, movements and institutions of Palestinian civil society in Israel, who have called a general strike for today, October 1, 2009.

This strike marks the ninth anniversary of the Jerusalem and Al Aqsa Day in October 2000 when Israeli authorities massacred 13 Palestinian protesters. The killers have never been brought to justice.

IJAN-Labor also welcomes the Trades Union Congress (U.K.) resolution of 17 September, which endorses the growing movement for Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) against Israeli apartheid, and calls for reconsideration of the TUC's relationship with the Histadrut, the Zionist labor federation whose latest crime was to support Israel's attacks on Gaza.

 

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IJAN’s First Year

Thursday, September 17, 2009   

As we approach the first anniversary of the International Jewish Anti-Zionist Network (IJAN), we remember the anniversary of Sabra and Shatila and over 61 years of Palestinian struggle against ethnic cleansing. We are reminded that the latest siege and blockade of Gaza is part of this ongoing colonization of Palestine. Through our actions over this anniversary we intend to honor the second intifada, which reignited the international solidarity movement from which our network emerged.

The anniversary also falls during the Jewish High Holidays. For some of us, Rosh Hashanah and Yom Kippur are a time for reflection and atonement for the individual and collective injustices we have committed or that happen in our name. Through taking collective responsibility we seek greater justice not only in Palestine, but throughout the world as well.

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Open Letter in Support of Gaza Freedom March

Tuesday, September 08, 2009   

Out of the delegation to Gaza that CODEPINK led in May came the idea to organize a large march through Gaza, with a significant international presence including well-known personalities.  In the spirit of non-violent direct action, the march would challenge the appalling and inhumane siege of Gaza.  The idea, which immediately captured the imagination of many organizers, was the brainchild of Norman Finkelstein. We are truly grateful for Prof. Finkelstein's creative thinking and willingness to put forward big ideas that generate enthusiasm and engagement.

However, after the initial call, the framework of the march was challenged by highly-respected Palestinian activists, Omar Barghouti from Jerusalem, and Haidar Eid from the Gaza. Their criticism, expressed with the utmost respect for the courage and good will of the organizers, challenged the organizers' decision to delay engaging in a wide conversation with Palestinian civil society and activists until after the call was made and the framework formulated. As Barghouti and Eid noted, that also led to a number of problems with the framework and the call. The call failed to provide historical context to the current siege, barely referred to the occupation, and picked and chose from the history of Palestinian non-violent resistance. It also used language that inadvertently reflected Israeli propaganda strategies, isolating Palestinians in Gaza from their counterparts in the West Bank, East Jerusalem, Israel, and the Diaspora.

Ultimately, these criticisms led to a compromise that satisfied both the Palestinian critics and most of the initial organizers. This compromise was reflected in a "context document" that is now part of the call. We welcome the concerns of prominent Palestinian activists who represent significant grassroots organizing. We see in the exchange, negotiation and outcome a model example of how work of solidarity can deepen and improve through giving full attention to honest and constructive criticism from those most impacted by the horrors we are challenging.

We have read the "context document" and express our full support for the march based on the revised call.

 

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Entertaining Apartheid Israel Deserves No Amnesty!

Open Letter to Amnesty International

Thursday, July 30, 2009   

In May, the Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI) called on singer/songwriter Leonard Cohen to heed the Palestinian call for a cultural boycott of Israel and avoid complicity with Israel's violations of international law by cancelling his planned September concert in Israel, particularly in view of Israel's war crimes in Gaza earlier this year. Sadly, according to a July 28 article in the Jerusalem Post, Amnesty International USA has agreed to cooperate with Cohen in dealing with Israel on the basis of business as usual. Amnesty International USA will serve as sponsor of a new fund that will whitewash the money raised at Cohen's concert in Israel by using it to finance programs for "peace."  Being one of the world's strongest proponents of human rights and international law, you shall thus be subverting a non-violent, effective effort by Palestinian and international civil society to end Israel's violations of international law and human rights principles.  We call on you to be true to your values and immediately withdraw support for Leonard Cohen's ill-conceived concert in Israel.  (read more...)

Statement of Solidarity for the Tayyar International Conference

Saturday, June 27, 2009   

The Tayyar International Conference has been organized as part of the founding process of the Progressive National Democratic Movement (PNDM - Tayyar). The Tayyar was initiated as a positive response to the need to reform the Palestinian political system to continue the battle of national liberation and independence, and to effectively defend their legitimate rights and human dignities. Its members are from diverse backgrounds and are working within their parties or as independent activists on community and national levels. The Tayyar sides with the issues of the workers, the peasants and the poor, it struggles with the sons and daughters of our people’s middle class, and it joins forces with all those who fight corruption, which affects the interests of the overwhelming majority of our people. The Tayyar is part of the Arab and international anti-imperialist and anti-Zionist movement for a new global order. More information can be found at http://tayyar-internationalconference.blogspot.com/2009/06/declaration-of-establishment-of.html .

IJAN has submitted to the conference the following statement of support:

The International Jewish anti-Zionist Network (IJAN) is a growing network of Jews whose identities are not based on Zionism but on long histories of Jewish participation in liberation struggles from Eastern Europe and Iraq to Brooklyn. IJAN's solidarity with this conference reflects our commitment to these legacies and to our participation in current struggles against racism, colonization, and imperialism. Central to this commitment is solidarity with Arab liberation struggles against US imperialism and Zionism.

More specifically, we stand in solidarity with Tayyar's commitment to resistance and liberation through "a national progressive democratic project based on pluralism, tolerance, and openness in a society which believes in social justice, equality between men and women as well as respect for human rights and personal and collective democratic freedoms." We support this historic effort to overcome the externally orchestrated divisions of Palestinian society between people living in the West Bank, Gaza, East Jerusalem, inside of Israel and in Diaspora.

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IJAN condemns the attempt to derail the Durban Review process

Monday, April 27, 2009   

 

We are appalled by the concerted effort, led by Israeli officials, Zionist organizations and apologists, to derail the Durban Review Conference. We condemn the use of the memory of the Nazi genocide, as Jewish organizations did during the Durban Review week, in the defense of Israel's systematic domination and ethnic cleansing of Palestinians. We are shocked by the cynical pretense of defending human rights, for example in Darfur and Rwanda, by organizations and groups that are only interested in silencing Palestinian demands for accountability and redress and have no serious commitment to human rights. The brazen exploitation of genocides and racialized violence in Africa for the purpose of protecting and extending colonial domination in Palestine is itself an instance of colonial racism. It is only tolerated due to the strength of racism inside the institutions of global governance.

Racism is one of the legacies of colonialism and a fundamental injustice in societies all over the world. The World Conference Against Racism in Durban 2001 took a belated small step toward recognizing the impact of colonialism and racism on Africa and initiating a global discussion about the crime of slavery and the need for restitution; it also addressed many other instances of racism that must be addressed. It is beyond obvious to us that a conference about racism, and especially a conference that seeks to address the legacy of colonial oppression, must discuss Israel, since Israel is a settler-colonial state that systematically oppresses and denies basic human rights to millions of Palestinians. Israel's attempt to derail this important conference in order to avoid being examined and called to account is an affront against all the victims of racism all over the world, including the six million Jews who perished in the Nazi genocide.

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United Against Apartheid, Colonialism and Occupation - Dignity &  Justice for the Palestinian People

Israel Review Conference

Tuesday, April 07, 2009    Geneva, 18-19 April 2009

Israel Review Conference logo

Visit: http://israelreview.bdsmovement.net

United Against Racism, Dignity & Justice for All - is the slogan of the United Nations' Durban Review Conference to be held in Geneva between 20 and 24 April 2009.

United Against Apartheid, Colonialism and Occupation, Dignity & Justice for the Palestinian People - is the slogan of those who believe that international law can and should become relevant for the people and governments in the Middle East.

 

 

The Israel Review Conference

The Israel Review Conference will take place in Geneva on 18 - 19 April, two days before the United Nations' Durban Review Conference will examine the progress made in implementation of the Durban Declaration and Programme of Action (DDPA) adopted by the World Conference Against Racism (2001) and strengthen its recommendations.

The Israel Review Conference will bring together internationally renowned experts and actors for social and political justice who will:

  • examine how the UN anti-racism instruments apply to Israel's policies and practices regarding the Palestinian people; and,
  • develop practical recommendations on how to make Israel accountable to international law and protect the rights of the Palestinian people.

The second day of the conference will be reserved for self-organized workshops and planning meetings of the global Campaign for Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) against Israel until it complies with international law.

IJAN will be organizing a panel on the Jewish National Fund campaign with Habitat International Coalition, the Scottish Palestine Solidarity Committee and the Palestinian BNC as well as a panel with United Against Racism on building joint struggle across grassroots movements and Palestine liberation in the United States.

The Israel Review Conference is open to the public. It will be held at the Hotel Le Grenil, Avenue Sainte-Clotilde 7, 1205 Geneva.

For more information, updates, and a detailed program of the conference, please visit:
http://israelreview.bdsmovement.net

The Israel-Review Conference is sponsored by the Palestinian Boycott, Divestment and Sanctions National Committee (BNC) in cooperation with the:

  • European Coordinating Committee on Palestine (ECCP)
  • International Jewish Anti-Zionist Network (IJAN)
  • International Coordinating Network on Palestine (ICNP)

To contact the organizers, please write to: info@bdsmovement.net

To register online, visit: http://israelreview.bdsmovement.net/node/29

Note: The Israel Review Conference is open to the general public. The purpose of this registration is to help the organizers in planning for the conference.

To contact the organizers, please write to: outreach@bdsmovement.net

From Warsaw to Gaza: Memory and Responsibility

Monday 20 April 2009, 19:00, Uni Mail Salle MS150

Geneva

Presentations by and discussion with Eric Hazan and Marc Ellis

April 19 is the date commemorating the uprising of the Warsaw ghetto in 1943; on April 20, the World Conference Against Racism begins. In conjunction with these two events, we are organizing this public discussion in order to encourage, with the help of our panelists, a reflection on the exploitation of those Jews who were murdered in the Nazi genocide in service of the continued colonization of Palestine. This discussion will include reflections on our responsibilities towards this memory as well as to Palestinian resistance to the ethnic cleansing that is justified in the name of this memory.

 

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Contributions Needed

Monday, April 06, 2009   

Please support us in sending delegations of anti-racist activists to the World Conference Against Racism. On April 20-24, Geneva will host the Durban Review Conference (DRC), an evaluation of the progress made in implementing the Durban Declaration and Program of Action (DDPA) adopted by the World Conference against Racism in 2001.

The United States, Canada, and Israel have withdrawn from the Durban Review, despite the participation of all other UN member states as well as hundred's of advocacy and activist organizations. Their withdrawal is based a claim that it is "antisemitic" to challenge Israel on its undeniably racist policies - a central issue at the Durban Review. The US boycott is also based on a refusal to participate in conversations about reparations to African Americans for slavery. This highlights the relationships between the United States and Israel-one of a shared commitment to maintaining State exploitation and repression of people based on race for the purposes of continuing to secure economic, military and political dominance.

These false claims are an attempt to circumvent the growing criticism and condemnation of Israel's utter disregard for international law, human rights, and humanity. Furthermore, they allow the Canadian and United States' governments to avoid processes designed to hold them accountable. By not attending, they leave unanswered the demands made of them in 2001 for reparations and amends for their own histories of colonization of indigenous people and land, slavery and on-going discrimination against African Americans, and the targeting of immigrants.

We are supporting a delegation of eight organizers - anti-Zionist Jews, African Americans and Palestinians - to challenge the US boycott against the conference and expose the relationship between the US support for Israel and its own deep history and practice of racism. To challenge a strong Zionist presence being mobilized in Geneva, we are also supporting a European delegation of anti-Zionist Jews to protest the boycott of the conference based on the inclusion of Palestinian rights. This will also is an opportunity for us to further build IJAN's work in the region.

The Zionist protest of this conference and denial of Israel's accountability for its racist policies and practices is well resourced. Our resources are few but our voice and organizing is critical at this international forum and in this historic moment. Click here to support us in making these delegations possible.

International Holocaust Remembrance Day 2009

Monday, January 26, 2009   

 
Mourning & Resistance, from Warsaw to Gaza

How does the city sit solitary, that was full of people! How is she become as a widow!...
She weeps sore into the night, and her tears are on her cheeks:
among all who loved her she has none to comfort her.

(Book of Lamentations)


Last week, after murdering 1400 people – of whom 400 were children – after bombing hospitals and mosques, schools, universities and humanitarian supplies, and tens of thousand of homes, Israel declared a cease-fire. A shameful parade of European leaders immediately went to Jerusalem to embrace the mass murderers and to pledge their support for the continuing siege of Gaza.

The primary purpose of this massacre was to break the spirit of the Palestinian people until they surrender and accept their fate as lesser human beings. As former Chief of Staff Moshe Yaalon said in 2002, "The Palestinians must be made to understand in the deepest recesses of their consciousness that they are a defeated people." European leaders support this goal, as did previous U.S. administrations, as do the ruling elites of Egypt, Jordan and Saudi-Arabia, despite the fury of their peoples. We wait to see if the freshly inaugurated Obama Administration will break with sixty long years of attack on the Palestinian people armed and financed by the U.S. and Europe.

We grieve with the people of Gaza. We see the faces of the children, of the women and the men; we hear their voices. We also hear the silence of the leaders of Western countries, intermittently broken by evasive platitudes. And we are reminded of the time when the world turned a blind eye while our forebears, our families, were slaughtered.

100,000 Palestinians were made homeless in Gaza this month. Most of them became refugees in 1948 when they were expelled at gunpoint from their towns and villages. Now they are homeless again, even in their land of exile, and at risk of being driven out from Palestine altogether.

Yet on January 27, Holocaust Remembrance Day, the leaders of the U.S. and Europe will be joined in honoring the memory of our dead. Even as we seek to remember and to honor the immensity of that loss, we struggle to find words to convey the hypocrisy of these ceremonies, in which those who are silent today pay homage to the victims of yesterday’s silence.

The radical Jewish writer Walter Benjamin, who died while fleeing the Nazis, wrote, "not even the dead will be safe from the enemy, if he is victorious. And this enemy has not ceased to be victorious." The Third Reich was defeated, and yet, "the enemy has not ceased to be victorious." Racism, mass murder, and genocide continue to be accepted tools of statecraft. Even our dead are not safe. They have been called up, disturbed, dredged from their mass graves and forced to testify against their fellow human beings in pain, to confess a hatred that was alien to them and to offer themselves up as justification for a new cycle of suffering in Palestine. Their ghosts have been enlisted to help displace fellow Jews from Arab homelands, and to bequeath to them that same alien hatred, conscripting those of us descending from Arab lands to become enemies of our own memory and past.

The Jewish British MP Gerald Kaufman spoke in anguish while the massacres in Gaza were taking place: "My grandmother did not die to provide cover for Israeli soldiers murdering Palestinian grandmothers in Gaza." We share and echo that refusal. Let not the memory of Jews murdered by the Nazi regime serve as cover for the attempted destruction of the Palestinian people!

Although the guns are relatively silent, this genocidal assault on the Palestinian people isn’t over. The siege, the lack of food and fresh water, the disease-threatening broken sewage system, and economic collapse and humanitarian crisis persist in Gaza with the full support of the U.S., Europe and the Egyptian government. As the siege of Gaza continues, so does the slow ethnic cleansing of the West Bank and East Jerusalem, the home demolitions, the building of the apartheid wall, the settlement build-up, the economic devastation of the towns and villages strangled by checkpoints, the assault on Palestinian neighborhoods in Jaffa, Akka, Lydda, the Galilee and the Negev, the mass imprisonment of Palestinians (over 11,000), and all the large and small ways by which Israel is seeking to crush the spirit and erase the presence of the Palestinian people in their homeland.

Faced with the threat of annihilation in Europe, Jews resisted. From ghettos to concentration camps and within countries under occupation, Jews led resistance to the Nazi regime. Today, from the ghetto of Gaza to the Bantustans of the West Bank and from the neighborhoods of Jaffa and Akka to cities across the globe, Palestinians resist Israel’s attempt to destroy them as a people. On January 27th, honoring the memory of our dead is for us inseparable from honoring more than sixty years of Palestinian survival and resistance. Only when the Palestinian people regain their freedom will the dead rest safely. Then we will all celebrate another victory for life.

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IJAN Call to Action on Gaza

Friday, January 09, 2009   

We stand with the majority.
We will not be silent on Gaza.

We write with grief and rage as we watch the horrifying Israeli air and ground attacks on Gaza. As Jews committed to ending Zionism, the founding ideology of Israel, and all forms of colonialism, we stand in solidarity with the Palestinian people, who continue to struggle in the face of these attacks, much as they have against more than 60 years of ethnic cleansing and racism. As Joseph Massad recently wrote, Gaza is in uprising against genocide, and is receiving today the same indifference from the capitals of the West that the rebels in the Warsaw Ghetto received in 1943.

We stand with the hundreds of thousands who have taken the streets in solidarity with Gaza’s resistance. We stand with all those who struggle against racism, dispossession and genocide.

We stand with the majority. We will not be silent on Gaza.


We reject Israel’s pretense to act in response to rocket attacks on Israel by Hamas. Israel broke the ceasefire on November 4, 2008, while world attention was focused on U.S. elections.

What the Israeli government calls “security” is fundamentally opposed to the real safety of all people living in the region. Residents of Sderot and other towns bordering Gaza have begged the government of Israel to maintain the cease-fire and accused it of “wasting that period of calm, instead of using it to advance understanding and begin negotiations.” With United States, European Union, and Egyptian collusion, Israel imposed on Gaza a siege and blockade for over two years, intentionally preventing its economic recovery, degrading its civilian infrastructure, attempting to dismantle self-governance, and preventing travel and obstructing humanitarian aid. That siege, which was and continues to be a gross violation of human rights and a crime against humanity, led directly to the present escalation. As of today, Israeli forces have killed over 700 people and injured thousands. Israel has bombed mosques, universities, police headquarters, roads, office buildings, and residential neighborhoods, and schools, causing indescribable and horrible destruction. This isn’t defense. This isn’t a war between two sides. This is terrorism. This is genocide.

We stand with the majority. We will not be silent on Gaza.


As Jews, we have an additional responsibility to speak and to act against these despicable acts, because we are heirs to the victims of a genocide, because Israel is claiming to “defend” us through the ethnic cleansing of Palestine with the ultimate goal of erasing the Palestinian people, and also because of the role played by the Jewish organizations in the United States and the West in justifying, perpetrating, and escalating Israeli state terrorism against Palestinians.

We recall
that the violence in Gaza today is the inevitable outcome—the latest link in a chain of terror—that results from an ideology based on the dispossession of the indigenous people of Palestine in favor of European Jews. Just as the ideology of White racism was the backbone of Apartheid in South Africa, so the ideology of Zionism explains the history of violence in Palestine, the ethnic cleansing of 1948, the occupation of the West bank and Gaza in 1967, and the many massacres that Israel perpetrated periodically since 1948 to the present one in Gaza. The maintenance of the Israeli state as a state founded on and perpetuating Jewish privilege requires the denial and attempted annihilation of the Palestinian people.

We recall
that unless this ideology is delegitimized and defeated, the violence in the Middle East will continue to escalate until either Palestinian or Jewish existence in the area ends, and possibly both. Racism and colonial domination will never be the basis for peace.

We stand with the majority. We will not be silent on Gaza.

We insist on an immediate end to Israel’s assault, a complete withdrawal of all Israeli forces, a complete and unconditional end to the siege, and the restoration and extension of the ceasefire. We insist on the establishment of a special international tribunal for investigating the crimes of the Israeli leadership of this siege.

We affirm
the urgent need for Jewish resistance to Zionism and stand committed to the extrication of Jewish history, politics, community, and culture from the grip of Zionism.

We situate our work in a long legacy of Jewish people throughout history who have stood in solidarity with others in common struggles against all forms of racism, empire building, and repression. As a growing sector of the Palestine solidarity movement, we call upon all Jews of conscience to take a strong stand against the current escalation of violence, as well as the murderous ground upon which Zionist ideology and the Israeli state has been constructed. We call on Jews to put an end to complicity, to break the silence, and to confront the fallacy of a Zionist consensus. We call on anti-Zionist Jews around the world to organize in escalation against the massacres on Gaza, and to continue to support Palestinian resistance through campaigns of Boycott, Divestment, and Sanctions, and through actions that target their own governments’ financial and political support for Israel.

We stand with the majority. We will not be silent on Gaza.


WE call on you to JOIN US in continued ACTION!



>> Mobilize creative actions to disrupt and confront pro-Israel events, propaganda and businesses. Zionists and their supporters should not have their events, propaganda or business contributions in support of Israel go without confrontation. Creative actions are those which use creative tactics, visuals and art to convey a message about the reason for the disruption such as die-ins, projections of images on the outside of Zionist organizations, public art displays, street theater, etc. Targets may include Zionist organizations that have been mobilizing a lot of support for this attack, events to fundraise for the siege on Gaza, or billboards or poster campaigns to justify Israeli violence.

For people in North America:
The United Jewish Communities Federation of North America is sponsoring a Rallies Across North America: A week of solidarity with Israel.  Click here for a list of activities to disrupt.   

Other ways to take action…

>> Join or organize emergency protests and direct actions
in partnership with Palestine solidarity and social justice organizations in your area.

>> Donate money for Middle East Children's Alliance (MECA) cargo of medical supplies and their delivery. IJAN is partnering with MECA in collecting funds and organizing pressure to allow over 5 tons of medical supplies into Gaza through the Rafah border with Egypt. The current conditions in Gaza medical facilities are dire. Please DONATE to MECA now! In the next week IJAN will send an update out about the shipment, please be prepared to organize any necessary pressure in response to this update.

>> Contact government officials and call on them to act by denouncing the attacks and demanding an immediate cease-fire.

>> Flood Israeli embassies and consulates with letters and calls decrying the attacks. Find contact info for Israeli embassies around the world.

>> Continue circulating the petition in support of UN General Assembly President Father Miguel D'Escoto Brockmann who has spoken out to condemn Israeli "Apartheid" and call for boycott, divestment and sanctions. He has received death threats for his statement.

>> Call to Jewish Students: Efforts are underway to make visible and support the activism of Jewish students who condemn Israel's actions in Gaza and who support the movement for boycott, divestment and sanctions.  Join the "Jewish Students Condemn Israel, Support BDS Campus Campaigns!" Facebook cause.  Email students@ijsn.net to be added to the contact list for when IJAN student campaigns are launched and send reports for the website about Jewish student participation in Gaza solidarity actions.

 

IJAN thanks and supports UNGA President Father Miguel D’escoto Brockmann

Thursday, November 27, 2008   

United Nations General Assembly President Miguel D'Escoto Brockmann likened Israel's policies toward the Palestinians to South Africa's treatment of blacks under apartheid. He also called on his collegues to use the term 'apartheid' without fear and urged that:

      Today, perhaps we in the United Nations should consider following the lead of a new generation of civil society, who are calling for a similar non-violent campaign of boycott, divestment and sanctions to pressure Israel to end its violations. 

This is a ground breaking statement by a U.N. official. It raises hopes of a U.N. engagement with apartheid tat goes beyond rethoric and begins to put real pressure for the dismantling of apartheid. Not surprisingly, Brockmann has been immediately accused of antisemitism.

>> Please sign and circulate this petition in support of UNGA President Brockmann's call for boycott, divestment and sanctions against Israel!

>> We also urge all individuals and organizations to write in support of Brockmann and to denounce the accusations of antisemitism.  Letters may be sent directly to clarks@un.org .  IJAN's letter of support is posted and available for download below.

 (read more...)

 
Par noesam - Publié dans : juifs antisionisme/Jews Against Zionism
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 11:08

L'excès de mémoire

e Juif, aujourd'hui, généralement, est plus que jamais plongé dans son passé. Ce passé est douloureux: Pendant des siècles, parce que l'enfant d'Abraham a tenté de sauvegarder sa foi propre, ses traditions, et parce qu'il avait une personnalité très originale, il a été ostracisé, rejeté, parqué, humilié, dépouillé, maltraité, persécuté. Et bien sûr comme tant d'autres réfugiés aujourd'hui, il ne pouvait être fonctionnaire, exercer les métiers de son choix, et au final, il était contraint de s'investir dans le négoce, les affaires, avec ce que cela implique... Avez-vous vu "Un violon sur le toit" ? C'est une reconstitution, en musique, de la vie d'une famille juive en Ukraine - le pays de ma mère, justement. Et à la fin, on y voit tous les membres, ainsi que ceux de leur communauté, chassés de chez eux, contraints de prendre la route, avec leurs biens empilés dans des charettes, pour on ne sait quelle destination et quel destin...

 
Un Violon sur le toit Un Violon sur le toit Un Violon sur le toit Un Violon sur le toit Un Violon sur le toit Un Violon sur le toit Un Violon sur le toit Un Violon sur le toit


Voilà ce qu'a été, souvent, le destin du Juif. Et vous imaginez que cela ne laisse pas des traces, de l'amertume ? Et lorsque de surcroît on fait vivre à cette communauté une Shoah, une tentative d'éradication de tout un peuple, vous croyez qu'il n'y a pas de quoi être fou de rage ?
 

Et ce qui devait arriver, arriva. Bon nombre de Juifs, aujourd'hui, sont littéralement englués dans leur passé, pétris de colère, de rancoeur, de fureur, au point de ressasser sans fin leurs souffrances, et de les faire payer en trouvant des boucs-émissaires - même innocents des crimes commis. Les Palestiniens, aujourd'hui, paient pour ce que les Juifs ont vécu - mais pas seulement. Car - et c'est le coeur serré que je le dis, étranglé d'émotion mais aussi de dégoût - ce sont les Hébreux qui, actuellement, sont enrôlés chaque fois qu'il y a de sales besognes à exécuter aux quatre coins de la planète, pour destabiliser un pays progressiste et installer un dictateur, pour dresser les communautés les unes contre les autres, pour commettre des attentats ciblés, édifier des murs ou des miradores, pour bombarder, pour provoquer des conflits, des guerres, de faux attentats, et même procéder à l'extermination des "gêneurs" (les mères qui, à Gaza, désormais, mettent au monde des enfants malformés, savent ce que ce mot veut dire...).


Le nouveau quartier (nouvelle ville) Aller chercher de l'eau à la pompeBuroch et Itzak Ryfman faisaient des tiges pour chaussures (Photo Alter Kacyzne)
http://www.unlivredusouvenir.fr/shtetl.html


Le drame de la plupart des Juifs, aujourd'hui, c'est qu'ils n'ont pas digéré leur passé, et qu'ils le font payer à toute l'humanité, perçue comme hostile, menaçante, dangereuse. Le drame de la plupart des Juifs, aujourd'hui, c'est aussi qu'ils ressassent indéfiniment leurs malheurs, au point que cela en devient pathologique, malsain, nauséabond - et que nous devons subir en permanence l'évocation de la Shoah, alors que, justement, trop de Shoah tue la Shoah: Il y a saturation, intoxication, indigestion... Et par-dessus tout, le passé est instrumentalisé, à des fins bassement mercantiles et de domination. Ainsi, la douleur de la Shoah débouche-t-elle sur un impérialisme militaro-financier abject, totalement impuni parce que, fort habilement, on joue sur la corde sensible, sur le passé - encore lui -, sur la culpabilité...




Aujourd'hui, à cause des médias aux mains des sionistes, l'antisémitisme a fait place à l'islamophobie, aussi scandaleuse. Et pourtant, je suis sûre qu'il y a un antisémitisme larvé, rampant, dû à l'exaspération liée aux deux poids deux mesures, à l'impunité des crimes, à la liberté laissée aux Israéliens d'accomplir leurs forfaits partout, de trangresser le Droit et même de violer toutes les lois internationales comme bon leur semble... 


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Tant que la communauté juive se complaira dans le souvenir et l'évocation des souffrances subies, tant qu'elle se permettra tout au nom des persécutions endurées, alors elle entretiendra l'antisémitisme qu'elle veut, à juste titre, éradiquer, et elle provoquera partout amertumes, destructions, ruines, dommages, souffrances, malheurs, blessures, morts... Un passé non digéré peut mener au divorce - d'avec soi-même, et d'avec les autres. Et les frustrations s'accumuleront, de part et d'autre. 

Yann LesacherHaggadah AniméeChasseriau Théodore - Reproduction d'art et peintures sur toile : Juives au balcon , Alger  
http://www.cjl-paris.org/nitsa/yakin/yakin3.htm
http://www.premieregalerie.com/artistgallery/?theme=2
http://www.biblieurope.com/category.php?id_category=22
http://www.muzeocollection.com/fr/reproduction-tableau.html?oeuv_id=299737&decouv_mocl_id=86


En se complaisant dans la contemplation et l'évocation de malheurs anciens, la communauté juive entretient des forces paralysantes, de mort même, en tous cas destructrices. Elle vit dans la peur de l'autre, au risque de sombrer dans la paranoïa - envers l'Iran, par exemple, qui n'a jamais attaqué personne et n'attaquera personne; ses préoccupations, et on le comprend, sont uniquement défensives -, elle mûrit des projets de destruction des peuples qui la gênent, elle devient intolérante, agressive, belliqueuse, et au final, elle risque de provoquer l'étincelle qui mettra le feu à la planète, avec des conséquences incalculables pour tous - et d'abord pour elle-même, puisqu'elle en sortira probablement anéantie.

Le Juif a d'immenses capacités, il est intelligent, créatif, travailleur, mais son capital est littéralement sclérosé, paralysé, par le poids, hautement pathologique, du passé sur lui, au point qu'il entrave ses relations avec les autres, qu'il sème alentour crainte et dégoût, qu'il fausse la vie et menace la planète toute entière. Un passé mal vécu, non pardonné, non digéré, entraîne des conséquences fâcheuses pour tous, et même mortifères, tôt ou tard. La méfiance s'installe, le malentendu aussi, et parfois la haine, dévastatrice.


En conclusion, je dirai que la Communauté juive est à la croisée des chemins: Ou bien elle se libère du poids du passé et elle concourt au bien commun, elle participe avec son génie propre à l'élaboration d'un monde enfin humanisé, ou elle s'enfonce dans la rancoeur, la mémoire, la haine, et dans ce cas, le pire est à craindre: Pour l'humanité, détentrice d'armes de destruction massive, et... pour elle !  

Eva R-sistons au poids du passé et aux rancoeurs paralysantes

TAGS: Juifs, Shoah, Ukraine, russe, mémoire, armes de destruction massive, Iran, antisémitisme, islamophobie, Marine Le Pen, Bible...



Lire aussi, d' Eva, J'accuse le CRIF :
http://r-sistons.over-blog.com/article-36186594.html


Lis moi avec webReader
http://www.alterinfo.net/Psychanalyse-du-Juif_a37832.html
Par noesam - Publié dans : juifs antisionisme/Jews Against Zionism - Communauté : paix et tolérance
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 17:20
arek Edelman, un des commandants de l'insurrection du ghetto de Varsovie contre les occupants nazis, vient de décéder à l'âge de 90 ans.
Comme il est normal, vos journaux en rendent compte. C'est le cas du journal Le Monde où on peut lire ce qui suit:
Bien que la majorité des survivants juifs ait émigré en Israël, lui a décidé de rester en Pologne. "Il fallait bien que quelqu'un reste ici pour s'occuper de tous ceux qui y ont péri", répondait-il.
L'Associated Press quand à elle, nous signale que:
Vendredi, l'ancien ambassadeur d'Israël en Pologne Shevach Weiss a rendu hommage à Marek Edelman. "Il restera dans ma mémoire comme un héros combattant, un homme d'un grand courage", a-t-il dit. "Il n'a jamais cessé de lutter pour la liberté humaine et la liberté de la Pologne
Si le Nouvel Observateur fait dans une sobriété tout à fait inahabituelle s'agissant d'un survivant de la "shoah" , le Parisien Libéré quant à lui rappelle que:
Connu pour son franc-parler, au risque de choquer, Marek avait suscité l'indignation en Israël en 2002 en demandant aux organisations palestiniennes de cesser les attentats-suicide, faisant un parallèle entre leur combat et celui qu’il avait mené au sein du ghetto.
Vos journaux se gardent bien, en effet, de rappeler que Marek Edelman était un antisioniste notoire comme on peut le constater en lisant ce texte bien documenté paru sur InfoPalestine.
Et coment ne pas relever l'hypocrisie de l'ambassadeur sioniste en Pologne, lui dont le régime honnissait marek Edelman ainsi qu'on peut s'en apercevoir en allant sur le site de l'Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France qui reproduit un texte où on peut lire ceci:
Mais quand des Juifs, et surtout des Juifs héroïques comme Marek Edelman, s'expriment ouvertement contre le sionisme et, en particulier, s'ils dénoncent l'impérialisme israélien et défendent ses victimes, comment peuvent-ils être accusés d'être antisémites?
 C'est donc un antisémite qui vient de rendre l'âme. Et, qu'on s'en rassure ou s'en inquiète, le flambeau de cet antisémitisme là a de dignes héritiers.

http://mounadil.blogspot.com/ http://mounadil.blogspot.com/

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Par noesam - Publié dans : juifs antisionisme/Jews Against Zionism - Communauté : paix et tolérance
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 17:16

Une des principales réussites du gouvernement israélien avec le bombardement et l’invasion de la bande de Gaza l’hiver dernier a été d’inspirer une nouvelle vitalité aux groupes de gauche et pacifistes solidaires de la lutte palestinienne pour la justice et la libération.
Daniel Lange/Levitsky
Monthly Review

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Cette vague d’activité a continué après le soi-disant cessez-le-feu, avec des manifestations et des actions directes de New York à Los Angeles, Paris, Jaffa et Tel-Aviv. Le plus remarquable a été la sortie en plein jour d’une fraction importante et déterminée du monde juif, pas seulement opposée aux guerres et aux occupations du gouvernement israélien mais critiquant le sionisme lui-même.

Les blocages de consulats israéliens à Los Angeles et San Francisco ont été entrepris en partie par les membres d’IJAN, le Réseau International Juif Antisioniste récemment créé. L’occupation du consulat de Toronto a été menée par ‘Femme Juives pour Gaza’, dont des membres du réseau canadien antisioniste ‘Pas En Notre Nom’ (Not In Our Name). Une manifestation de 700 personnes à New York a été organisée par ‘Jews Say No’, un groupe ad hoc de militants Juifs, dont beaucoup critiquent le sionisme depuis longtemps. Le groupe diasporiste Londonien Jewdas a utilisé un e-mail mystificateur pour faire annuler un rassemblement pour la guerre appelé par le Conseil des Représentants des Juifs Britanniques, et il a reçu un immense soutien. Et le groupe d’action directe anti-nationaliste israélien, Anarchistes Contre le Mur, à bloqué une base aérienne israélienne à Tel-Aviv. Presque tous les événements publics les plus visibles montrant une opposition juive à la dernière escalade de la guerre à Gaza ont été organisés et réalisés largement par des Juifs non- ou anti-sionistes (et ceux qui s’opposent au sionisme mais préfèrent ne pas définir leur politique à son égard).

Ceci n’est pas une coïncidence. Les huit années de l’Intifada actuelle ont aussi vu la montée du mouvement mondial de solidarité avec la Palestine et de sa stratégie actuelle boycott/désinvestissements/sanctions. En même temps la critique juive du sionisme s’est répandue et est devenue plus bruyante que jamais depuis la création d’Israël en 1948, malgré le soutien inepte que le gouvernement étasunien offre à Israël depuis 1967. Ce soutien, d’après les avocats et défenseurs d’Israël ainsi que selon Washington, proviendrait du soutien écrasant des communautés juives étasuniennes pour Israël. C’est bien sûr notoirement faux. Comme beaucoup d’analystes l’ont fait remarquer - récemment Mearsheimer and Walt dans leur livre très attaqué ‘Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine’ - les communautés juives des USA ont joué un rôle plutôt marginal dans l’édification du soutien du gouvernement étasunien pour Israël. Bien plus significatives sont : l’industrie des armes, que l’aide américaine à Israël subventionne ; l’industrie pétrolière, qui voit en Israël un contrepoids au pouvoir régional des états arabes pétroliers ; la droite chrétienne, qui croit que le pouvoir juif sur tout l’Israël biblique est une précondition pour le Second Avènement ; et le racisme anti-arabe/anti-musulman et la xénophobie particulièrement après le 11 septembre 2001 et les guerres des USA en Afghanistan et en Irak. Quand l’influence juive est significative - dans les travaux de l’AIPAC [1] par exemple - elle vient de l’influence d’un petit nombre d’individus riches et de droite dont la politique ne reflète nullement l’opinion publique juive américaine, comme même les données rassemblées par des enquêteurs conservateurs l’indiquent.

La rhétorique du ‘soutien-des-USA-pour-Israël-en-réponse-aux-intérêts-et-aux-souhaits-des-Juifs-Américains’ est pourtant devenue progressivement de moins en moins convaincante. La récente montée de la visibilité des critiques juives du sionisme coincide avec une critique d’Israel de plus en plus exprimée et acceptée dans les communautés juives américaines. Il est très difficile d’en donner une estimation définitive, mais des histoires comme les suivantes, que j’ai entendu toutes depuis le début des attaques les plus récentes d’Israël sur Gaza, étaient rares pendant la décennie que j’ai consacrée auparavant à agir intensément au côté juif du mouvement de solidarité pour la Palestine :

L’enfant d’un enseignant d’une école privée juive refuse de rejoindre sa famille et son école à une manifestation pour la guerre. La femme d’un rabbin démissionne de toute activité dans la congrégation après qu’un événement sur la non-violence - sans lien avec la Palestine ou avec Israël - ait été annulé par le Conseil de la synagogue. Une responsable de l’association Hillel [2] à Columbia University publie un essai sur la contradiction entre son désir légitime d’apparaître progressiste et son job qui est de vendre « sous la contrainte » (selon ses mots) le programme Birthright Israel [3].

Une indication de l’étendue de ces critiques vient d’un sondage commandité par J. Street, le groupe sioniste sensément progressiste, qui trouve que les Juifs des USA - même dans un échantillon anormalement âgé, riche et engagé religieusement - sont fortement opposés aux punitions collectives et aux colonies, hostiles à l’électorat israélien de droite, et soutiennent un gouvernement d’unité Fatah-Hamas comme « partenaire pour la paix ».

Ce contexte d’ouverture relative à la critique d’Israël provient en grande partie d’années d’organisation, d’activité et d’éducation par des groupes comme ‘Jews Against the Occupation/NYC’, ‘Jewish Voices for Peace’ (national) , ‘Jews for Peace in Palestine and Israel’ (Washington, DC), ‘Jews for a Free Palestine’ (Région de San Francisco), et ‘No Time to Celebrate’ (national), qui ont tous rompu avec l’orthodoxie de la position « pro-Israël, pro-paix » pour se focaliser sur la justice pour les Palestiniens. Les groupes sionistes « pro-paix », comme Meretz-USA, ‘Americans for Peace Now’, Tikkun, le ‘Shalom Center’, et ‘Brit Tzedek v’Shalom’, ont été avant tout actifs sur le papier depuis 2000 ou comme organisateurs de conférences dotés de droits d’entrée élevés. Les groupes « pro-justice », par contre, ont été capables de maintenir une présence croissante dans la rue et dans les médias pendant les neuf années de l’Intifada actuelle. Leurs critiques structurelles des actions du gouvernement israélien et du projet sioniste ont ouvert un espace pour que ces critiques modérées soient dites ouvertement, comme elles ne l’étaient pas il y a 5 ou 10 ans.

Alors pourquoi maintenant ? Pourquoi ces voix plus « radicales » sont elles venues au premier plan si fort cet hiver ? Je crois que c’est à cause des changements dans le mouvement de solidarité avec la Palestine et plus largement dans la gauche, et dans la réflexion juive sur l’identité et la politique.

Une origine vient d’une suite de développements dans le mouvement de solidarité avec la Palestine qui a poussé l’ensemble du mouvement vers une analyse structurelle centrée sur le sionisme. L’éclatement de la 2eme Intifada en 2000 a déclenché une conscience bien plus grande de la gauche (et au-delà) à la fois de l’occupation de 1967 de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem Est et des réalités de la guerre du gouvernement israélien contre les Palestiniens. Un examen plus serré des accords d’Oslo - et de leur fonction pour masquer des vols supplémentaires de terres et pour coopter des parties de la direction palestinienne - a conduit rapidement le mouvement à s’éloigner de la priorité à un retour au statu quo de 1999. Une connaissance plus intime de la vie quotidienne des Palestiniens (sous l’occupation, dans les frontières de 1948 et en exil) a montré aux organisateurs comment bien des éléments de la situation actuelle étaient directement liés, non pas à la guerre de 1967, mais à celle de 1948 (ainsi, une majorité de Palestiniens, y compris une majorité de ceux des territoires occupés, sont des réfugiés de la Nakba, ‘catastrophe’, comme on désigne en arabe le nettoyage ethnique de la Palestine en 1947-48), ou à l’effort de colonisation pré-étatique sioniste (par exemple, le rôle du Keren Kayemet L’Israel/Fond National Juif comme agent de déplacement et de vol de terres).

Si bien qu’à la fin de 2008, une fraction significative du mouvement de solidarité a commencé à se focaliser sur le sionisme lui-même et à élaborer sa stratégie en conséquence. Ceci s’est traduit par le soutien de l’appel de la société civile palestinienne pour une stratégie combinée boycott/désinvestissements/sanctions, et par une réévaluation (et souvent un rejet) du modèle de partition (« deux Etats ») comme solution à long terme. Ces changements ont autant impliqué les participants Juifs au travail de solidarité avec la Palestine que les autres, et dans certains cas ils ont eu un rôle directif ou de soutien par leurs analyses du sionisme comme mouvement colonial (par exemple, récemment, voir l’essai de Nava EtShalom et de Matthew N. Lyons « Bring on the bulldozers and let’s plant trees’ : The Problems of Labor Zionism. » [4]).

Le rôle central que les mouvements féministes et queers [5] et leurs analyses ont joué dans ce développement est un autre élément clé du jaillissement nouveau des critiques juives du sionisme, rarement remarqué dans la presse libérale ou progressiste. Cette influence est surtout évidente par la prédominance, dans la solidarité avec la Palestine, de groupes Juifs - et non-juifs - comme Women in Black ; Kvisa Shchora (un groupe queer israélien radical, connu pour ses actions spectaculaires « No Pride in the Occupation” [Pas de quoi se vanter de l’Occupation]) ; New Profile (l’organisation féministe largement responsable de la visibilité et de la montée du mouvement de résistance à la conscription dans les collèges israéliens) ; Aswat : Femmes lesbiennes Palestiniennes, et le projet d’accompagnement en Cisjordanie de l’International Women’s Peace Service. Tous ces projets apportent au mouvement une orientation vers l’analyse structurale, une position de base antinationaliste et antimilitariste, et un regard sur la façon dont les structures de pouvoir raciales, économiques, nationales, de genre et sexuelles se rencontrent et souvent se soutiennent mutuellement. Leurs études élaborées du nationalisme israélien et du sionisme ont eu une influence au-delà de leur contact direct avec d’autres organisations.

Et la présence d’organisateurs de la solidarité avec la Palestine dans la sphère juive étasunienne ayant des origines dans les mouvements féministes et queers est peut-être encore plus omniprésente. ‘Veterans of ACT UP’, les ‘Lesbian Avengers’, ‘riot grrrl’, ‘Gay Shame’, ‘Fed Up Queers’, et une myriade de campagnes locales pour les droits en matière de reproduction (sans parler des projets spécifiquement juifs féministes et lesbiens comme Di Vilde Chayes, le ‘Jewish Women’s Committee to End the Occupation’ et d’autres) jouent des rôles clés en fixant le ton et la direction politique de groupes juifs de solidarité avec la Palestine tels que ‘Jews Say No’, ‘Jews Against the Occupation/NYC’, et ‘Jewish Voices for Peace’. Les actions mentionnées au début de cet article montrent cette influence : occupations de bureaux, barrages, mystifications - toutes font partie du répertoire perfectionné par ACT UP, la Women’s Action Coalition (WAC), Women’s Health Action & Mobilization (WHAM !), et les Lesbian Avengers pendant les années d’Oslo. Cet héritage est aussi une source majeure de la volonté de ces groupes de contester le sionisme directement plutôt que de limiter leurs critiques à des mesures et des actions spécifiques d’Israël. Les mêmes organisateurs sont souvent impliqués aussi dans un travail de solidarité avec la Palestine non-spécifiquement juif (Adalah-NY étant un cas particulièrement notable à cause de son adoption de tout cœur des tactiques issues d’ACT-UP), ce qui étend encore l’influence de ces lignées militantes.

Cet enracinement dans l’anti-nationalisme, l’analyse structurale et intersectionnelle féministe et queer et dans les tactiques d’action directes a été soutenu par le vaste changement parmi les radicaux US, spécialement les jeunes, vers ce qu’on pourrait appeler un nouveau trans-nationalisme, ou un trans-nationalisme par en bas. Commençant dans une certaine mesure avec les campagnes de soutien au soulèvement Zapatiste en 1994 au Chiapas (quoique certainement influencés par les solidarités précédentes avec les mouvements révolutionnaires en Espagne, en Amérique Centrale, Afrique du Sud et en Palestine), les radicaux étasuniens ont expérimenté de nombreuses façons pour trouver des stratégies de campagnes de solidarité internationales efficaces. Ceci a beaucoup varié, des luttes contre les ateliers de négriers à la fin des années 90 et des mobilisations de masse anti-sommets de 1999-2003, aux actions focalisées sur le plan Colombia, le plan Puebla-Panama et autres projets des USA dans les Amériques. Ils ont tous partagé, je dirais, une approche générale qu’on voit clairement maintenant dans le mouvement de solidarité avec la Palestine, y compris sa facette juive.

Ce que je qualifie de nouveau trans-nationalisme est résolument anticolonialiste et anti-impérialiste, antinationaliste ambivalent, fermement (quoique souvent vaguement) anticapitaliste, généralement antiautoritaire, et nullement unifié organisationnellement. Il reconnaît l’importance de la résistance « dans le ventre de la bête » tout en affirmant l’auto-détermination dans un réseau de communautés résistantes et le droit des luttes de libération de choisir les tactiques qu’elles trouvent les plus adaptées. Si ça a l’air beaucoup « anti » avec pas beaucoup de « pro », c’est souvent ainsi. Le meilleur journal qui émerge de cette partie de la gauche radicale pour le moment est le « journal de théorie et d’action » canadien ‘Upping the Anti’ [6], qui offre un espace bien nécessaire pour des discussions soutenues de politique révolutionnaire entre générations et mouvements. Le journal a choisi son nom précisément pour souligner sa mission d’aller de ces positions négatives vers une vision stratégique positive.

Quoi qu’il en soit, cette approche partagée, avec toutes ses tensions internes, est profondément inscrite dans les critiques juives actuelles du sionisme et dans le mouvement actuel de solidarité avec la Palestine en général. Nous voyons ainsi une ambivalence générale sur la valeur d’un Etat palestinien (en raison d’un plan de partage viable de moins en moins plausible) ; un refus de principe de condamner l’autodéfense armée (parallèlement à de fortes critiques de certaines tactiques) ; un soutien aux comités locaux de résistance prioritaire par rapport à l’attention vers les partis politiques principaux palestiniens ; une analyse claire du sionisme comme projet colonial de pair avec une option moins cohérente sur le nationalisme arabe ; un vague alignement avec la gauche palestinienne et une forte critique de la fiction du « sionisme de gauche », mais pas de vision claire d’une économie régionale non-capitaliste ; et une attention croissante sur les parallèles entre les stratégies israéliennes et US de « sécurité, « contre-terrorisme » et de militarisation.

Finalement, pour revenir à la sphère spécifiquement juive, la montée de la critique du sionisme fait partie d’un changement dans la culture et la pensée juives sur l’identité. Après plus d’un demi-siècle de domination sioniste sur l’éducation juive et les institutions communautaires, des voix alternatives percent, par des voies souvent sans rapport avec la Palestine mais qui au final soutiennent les efforts juifs de soutien à la Palestine. Au cours des dernières décennies, il y a eu une montée régulière de l’intérêt pour les cultures et histoires diasporiques juives, particulièrement chez les jeunes Juifs insatisfaits de la vision ‘Herzl-et-Hitler’ de la vie et de l’histoire juives présentée par les institutions juives dominantes, et de son principal concurrent, le fondamentalisme religieux.

Ceci a été le plus visible aux Etats-Unis dans ses manifestations Ashkénazes : les groupes klezmer [7] sont maintenant dans les principales rencontres et la « musique juive » est devenue un sous-genre sur-publicisé ; les questions de société des périodiques ont changé leurs titres de « le Yiddish meurt ! » à « le Yiddish revit ! » alors que gonfle l’intérêt et l’inscription aux cours ; le navire amiral de la rencontre des arts yiddishisants, Living Traditions’ annual KlezKamp, va avoir 25 ans en 2009.

D’autres communautés juives -Sépharade, Arabo-Juive, Beta Yisrael (Ethiopienne), Afro-Américaine, etc. - ont aussi exprimé des affirmations similaires de spécificité culturelle, souvent en opposition à la domination ashkénaze sur tous les espaces juifs possibles, comme, par exemple, dans le travail de Loolwa Khazoom (éditeur : The Flying Camel), Ammiel Alcalay (After Jews and Arabs ; Memories of Our Future), Walter Isaac (“Locating Afro-American Judaism”), et Ella Shohat (Taboo Memories, Diasporic Voices ; Flagging Patriotism). Avec ces changements culturels est venu un nouvel intérêt pour la politique, émergeant des mêmes communautés diasporiques. Parmi les Ashkénazes, la ‘Jewish Workers Union’ socialiste révolutionnaire - plus connue sous le nom de Bund - est devenue un point de référence fréquent. En particulier, le principe du doykayt (here-ness, vivre là où nous sommes), combinant la spécificité culturelle juive et la solidarité interethnique basée sur des intérêts de classe partagés, a défini les efforts locaux des associations juives de justice sociale dans le pays, de ‘Jews for Racial and Economic Justice’ (à New York) à la ‘Progressive Jewish Alliance’ (à Los Angeles). Pourtant, malgré le lien direct entre le doykayt et l’antisionisme ardent du Bund, même les plus politisés des gens et des associations impliqués dans cet engagement renouvelé avec la Diaspora ont en général refusé fermement de s’engager sur la question du sionisme, et présenté une position confuse « pro-paix » ou mis en avant une attitude « l’art, pas la politique ». Il y a eu de notables exceptions : pour les points de vue Séfarades et Arabo-Juifs, Alcalay and Shohat (surtout dans “Sephardim in Israel : Zionism from the Standpoint of Its Jewish Victims” [8]), et dans les visions Ashkenazes ou Yiddishistes, la poète, militante et essayiste Irena Klepfisz (‘Dreams of an Insomniac’ et ‘A Few Words in the Mother Tongue’), et l’historien de la religion et de la culture Daniel Boyarin (‘Unheroic Conduct’, ‘Dying for God’, et ‘Border Lines’).

Pourtant, ces présentations de plus en plus exprimées des valeurs de la culture diasporique juive sont vite conflictuelles avec de nombreux aspects du sionisme. Et au final elles entrent en collision avec le sionisme globalement : le projet de mettre l’Etat d’Israël au centre de la vie juive dépend de la dévaluation et de l’effacement des cultures et histoires diasporiques, réduisant deux millénaires de vie juive à un vide ponctué seulement de massacres et de rédemption nationaliste. Au mouvement sioniste, aussi central que le contrôle de la terre de la Méditerranée au Jourdain, il y a l’exigence du ‘shlilat hagalut’ (négation ou liquidation de la diaspora), qui affirme que les cultures juives diasporiques « dégénérées » doivent être éliminées dans toutes formes sauf la pacotille Bagels & Seinfeld, et remplacées par une nouvelle culture hébreu militarisée et nationaliste. Si bien que les participants dans ce que Melanie Kaye/Kantrowitz a appelé le « diasporisme radical » (dans ‘The Colors of Jews : Racial Politics and Radical Diasporism’ de 2007 [9]) se voient de plus en plus eux-mêmes en opposition au sionisme, et solidaires des Palestiniens sur la base d’un ennemi commun et de l’intérêt de la justice.

Le « diasporisme radical », en tant que tel, est loin d’être répandu, même si son influence se voit beaucoup dans la sphère culturelle. Rien que pour les musiciens, il est central et central dans le travail d’artistes aussi divers que le neo-klezmer Black Ox Orkestar de Montréal, dont l’obsédant « Ver Tanzl » traite directement de l’occupation dans ses paroles yiddish, Dan Kahn, de Berlin, dont les airs du « cabaret post-dialectique » “Dumay” and “Nakam (6,000,000 d’Allemands)” s’opposent au projet sioniste d’un point de vue historique ; la MC Invincible hip-hop de Detroit (“Emperor’s Clothes”) ; les Shondes, queer rockers de New York (“I Watched the Temple Fall”) ; le chanteur-compositeur Jewlia Eisenberg de la région de San Francisco ; et la légende punk Nomy Lamm de riot grrrl.

Cependant, la dynamique culturelle radicale qu’exprime le diasporisme est envahissante. Le très sioniste rapport « Beyond Distancing » [« Au delà de la distanciation »] de la fondation philanthropique Bronfman en apporte exactement la preuve [10]. L’enquête Bronfman a regardé les majorités passées qui s’identifiaient comme « pro-Israël » et niaient l’existence de l’occupation, et a trouvé que les jeunes Juifs étasuniens, indépendamment de leurs opinions politiques, étaient moins attachés à Israël que leurs ainés (avec à peine 20% « très attachés ») et ayant plus de chances d’être activement « distanciés » de l’Etat juif (11% parmi des enquêtés de moins de 35 ans penchant à gauche, et un surprenant 21% pour ceux penchant à droite, moyennant à 19 à 26% de ceux de moins de 49 ans). Peut être plus parlant, ils n’ont pas pu trouver une majorité de réponses parmi les moins de 35 ans pour dire que la destruction de l’Etat d’Israël « serait une tragédie personnelle ». Cette « distanciation », me semble t-il, est en partie le résultat du travail culturel diasporiste, et est certainement un élément significatif dans l’histoire de la montée de la visibilité de l’opposition juive au sionisme.

Les critiques juifs du sionisme - et la participation juive au mouvement de solidarité avec la Palestine en particulier - sont significatives au delà des limites des communautés juives elles-mêmes, notamment aux Etats-Unis, surtout à cause des privilèges donnés ici aux voix juives dans les discussions sur la Palestine et Israël. Mais, comme Esther Kaplan l’a écrit dans son essai « Globalize the Intifada » (dans ‘Wrestling with Zion’, Alisa Solomon et Tony Kushner, eds.), si les Juifs des USA et d’ailleurs ont un rôle à jouer dans la lutte pour la libération palestinienne, et dans certains cas occupent une position stratégique, ils ne sont en aucun cas à son centre. Pour les Juifs, comme pour chacun/e engagé dans cette lutte, la tâche est d’agir avec nos amis et camarades Palestiniens, Arabes et autres pour aller de notre opposition commune au sionisme vers des stratégies de résistance qui peuvent finalement libérer la Palestine.



Notes du traducteur :


[1] AIPAC : « American Israel Public Affairs Committee”, premier lobby pro-Israël aux USA, agissant principalement vers les personnes politiques (députés, sénateurs) et la haute-administration.
[2] Hillel : http://www.hillel.org/index, organisation sioniste de la jeunesse juive sur les campus.
[3] “Birthright Israel”, “Israël par droit de naissance”, programme sioniste faisant visiter Israël par des jeunes Juifs à des fins de propagande et pour les inciter à émigrer éventuellement dans l’Etat d’Israël. Voir aussi les subversions antisionistes de ce programme : « Unplugged Israel » et « Birthright Replugged ».
[4] http://comminfo.rutgers.edu/~lyonsm... [5] Queer : mouvement radical homosexuel et transsexuel, principalement étasunien, principalement hostile à la catégorisation des sexes.
[6] http://uppingtheanti.org/
[7] Klezmer : littéralement « instrument de chant », musique traditionnelle ashkénaze, généralement chantée en yiddish.
[8] Ella Shohat, « Le sionisme du point de vue de ses victimes juives. Les juifs orientaux en Israël », éditions La Fabrique (2006).
[9] Indiana University Press, http://www.indiebound.org/book/9780...



 Monthly Review - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.monthlyreview.org/090622...
Traduction de l’anglais : JPB
http://www.info-palestine.net

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Par noesam - Publié dans : juifs antisionisme/Jews Against Zionism - Communauté : paix et tolérance
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 17:14

Jeff Gates est auteur, avocat, banquier d’investissement, éducateur et consultant auprès du gouvernement, de dirigeants d’entreprises et de syndicats reconnu dans le monde entier. Son dernier livre est “Guilt By Association—How Deception and Self-Deceit Took America to War” (2008). Ouvrages précédents : “Democracy at Risk: Rescuing Main Street From Wall Street” et “The Ownership Solution: Toward a Shared Capitalism for the 21st Century”. Il a été pendant vingt ans Conseiller auprès de décideurs politiques du monde entier. Conseiller juridique du Comité des Finances du Sénat américain de 1980 à 1987.


Par Jeff Gates

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e point focal pour la paix au Moyen-Orient ne doit pas être ces nations qui n’ont pas d’armes nucléaires, mais la seule nation qui les a. Sans pression extérieure, le comportement d’Israël ne changera pas. Sans pression – et vraisemblablement sans la force – exercée par les USA comme étant la nation qui a depuis longtemps permis ce comportement, le sionisme colonial continuera à représenter une menace pour la paix. On ne connaît pas de puissances occupantes qui aient renoncé volontairement aux terres qu’elles occupaient. De même pour leur volonté d’abandonner l’armement nucléaire.

Les soussignés adoptent donc ce moyen pour présenter publiquement quelques faits saillants concernant Begin et son parti, et exhortent toutes les parties concernées à ne pas soutenir sa dernière manifestation du fascisme."
Albert Einstein, lettre au New York Times, 4 décembre 1948.

Des articles en ligne sur une étude de l’Agence centrale du Renseignement américain (CIA) ont jeté des doutes sur la survie d’Israël au-delà des deux prochaines décennies. Indépendamment de la validité de l’étude, avec ce qu’on sait maintenant sur les coûts en sang et en dollars que la relation US-israélienne a imposé aux Etats-Unis, son allié-clef, Israël pourrait tomber dans les cinq ans.

Depuis plus de soixante ans, le soutien américain à Israël s’est appuyé sur la capacité des pro-Israéliens à dominer les médias US, permettant à Tel-Aviv de présenter sous un jour positif sa conduite, même la plus extrême, dont son récent massacre à Gaza. Avec l’accès à la couverture en ligne des informations, ce parti-pris sioniste devient évident et la réalité des faits réels transparente.

Bien que les Américains aient rarement montré un grand intérêt pour les affaires étrangères, ceci aussi est en train de changer. Alors que peu d’entre eux saisissent les subtilités d’une solution à Un Etat contre celle à Deux Etats, beaucoup ont vu sur Internet l’impact de l’attaque israélienne meurtrière sur les civils palestiniens, programmée entre Noël et l’investiture de Barack Obama.

Les responsables de la Commission du 11/9 ont reconnu que ses membres n’autoriseraient pas de témoignage sur l’impulsion de cette attaque. Pourtant, le rapport confirme que la motivation essentielle fut la relation US-israélienne. Avec l’accès aux informations en ligne, davantage d’Américains se demandent pourquoi ils sont obligés de soutenir un gouvernement d’apartheid colonial.

Avec l’élection d’un nouveau gouvernement israélien extrémiste, dirigé par un autre pilier du parti de droite Likoud, il est clair que Tel-Aviv a l’intention d’empêcher la paix en continuant à construire davantage de colonies. Campant sur cette position, Israël n’a pas seulement poussé Obama dans une impasse, mais il a aussi obligé la sécurité nationale US à une question stratégique majeure : Israël est-il un partenaire crédible pour la paix ? Selon tous les critères, la réponse est un retentissant « NON ».

Cette conclusion inéluctable ne laisse que peu d’options aux Américains. Après tout, les USA sont largement responsables de la légitimité accordée à cette enclave extrémiste en mai 1948, lorsqu’Harry Truman, président sioniste-chrétien, l’a reconnue comme Etat-nation. Il l’a fait au milieu de vives objections du Secrétaire d’Etat George Marshall, des chefs d’Etat-major, de la CIA naissante et de la majeure partie du corps diplomatique américain.

En décembre 1948, un contingent d’éminents scientifiques et d’intellectuels juifs a averti, dans le New-York Times, que ceux qui s’efforçaient d’établir un Etat juif portaient « la marque indubitable d’un parti fasciste ». Albert Einstein a rejoint les Juifs concernés qui mettaient en garde des Américains « de ne pas soutenir cette dernière manifestation du fascisme ».

C’est seulement au cours de ces dernières semaines qu’un élan a émergé pour soumettre Israël aux mêmes pressions extérieures qui ont été exercées contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. Après plus de soixante ans d’un comportement cohérent – et des preuves claires d’une non-intention de changement -, des militants se sont coalisés autour de la nécessité de boycotter les exportations israéliennes, de désinvestir des entreprises israéliennes et d’imposer des sanctions contre Israël identiques à celles qu’il cherche contre d’autres.

Le point focal pour la paix au Moyen-Orient ne doit pas être ces nations qui n’ont pas d’armes nucléaires, mais la seule nation qui les a. Sans pression extérieure, le comportement d’Israël ne changera pas. Sans pression – et vraisemblablement sans la force – exercée par les USA comme étant la nation qui a depuis longtemps permis ce comportement, le sionisme colonial continuera à représenter une menace pour la paix. On ne connaît pas de puissances occupantes qui aient renoncé volontairement aux terres qu’elles occupaient. De même pour leur volonté d’abandonner l’armement nucléaire.

Le problème clé ne doit plus être un sujet de débat interminable. Il faut adopter la solution à Un Etat conforme aux principes démocratiques de pleine égalité. Les Américains informés ne sont plus disposés à donner leur soutien à un Etat théocratique au sein duquel la pleine citoyenneté est limitée à ceux qui sont considérés comme « juifs » (quelle qu’en soit le sens). Si les taux de natalité locaux suggèrent la fin de l’« Etat juif », alors ainsi soit-il. Pourquoi attendre deux décennies quand ce cauchemar peut se terminer dans moins de cinq ans ?

Oubliez un retour aux frontières d’avant 1967 ; revenez plutôt aux frontières d’avant 1948. Désignez Jérusalem comme ville internationale sous protection de l’ONU et déployez-y une force multinationale de maintien de la paix. Les Palestiniens auraient ainsi leur droit au retour, y compris la possibilité de recouvrer les propriétés d’où ils ont fui pendant l’attaque des terroristes juifs. Si les sionistes colonisateurs (c’est-à-dire les colons) veulent des indemnisations pour « leurs » biens, qu’ils les cherchent auprès de la diaspora qui a encouragé leur occupation illégale.

Ceux qui se considèrent comme « juifs » peuvent rester dans le cadre d’une démocratie inclusive. Ou ils peuvent partir. Les Américains doivent se demander combien de ces extrémistes ils veulent accueillir dans une nation déjà en difficulté sous le poids de l’immigration. Il y aurait 500.000 israéliens détenteurs de passeports américains. Avec plus de 300.000 double-nationaux résidant dans la seule Californie, cet Etat pourrait demander un référendum sur le nombre de sionistes qu’il souhaite accueillir. De même pour la Russie, d’où beaucoup de Juifs ont fui, y compris les quelques 300.000 russes émigrés qui soutiennent le parti Likoud mais n’ont pas encore été certifiés en tant que juifs.

A l’origine, les sionistes considéraient l’Argentine et l’Ouganda comme lieux possibles pour établir leur entreprise. Ils pourraient souhaiter demander à s’y installer. La question de pourquoi les Palestiniens (ou les Californiens) devraient supporter le coût d’un problème créé par l’Europe il y a soixante ans est une question à laquelle Tel Aviv doit encore répondre, sans se référer aux anciennes revendications sur lesquelles elle insiste, à savoir une préséance sur deux millénaires de présence palestinienne.

En retirant à Israël son statut d’ « Etat » légitime, ces Juifs consternés depuis longtemps par le comportement de l’enclave extrémiste ne peuvent plus être désignés comme coupables par association. Ce changement, attendu depuis longtemps, bénéficierait certainement à la communauté juive en général. En fermant le programme d’armement nucléaire d’Israël et en détruisant son arsenal nucléaire, le monde s’épargnerait le moteur principal qui dirige maintenant une course aux armements nucléaires dans la région.

A moins que les pro-Israël créent une autre crise incluant l’invasion de l’Iran (ou une course à la guerre), les Américains se rendront bientôt compte qu’un seul « Etat » avait les moyens, la motivation, l’opportunité et les services secrets stables nécessaires à la mise en place des renseignements qui ont conduit les Etats-Unis à envahir l’Irak, tout ceci en cohérence avec les objectifs expansionnistes du sionisme colonial.

Le renseignement faisant maintenant son chemin vers la transparence confirmera bientôt que, sauf pour les sionistes au sein du gouvernement US, le 11 septembre aurait pu être empêché et la guerre en Irak évitée. A ce jour, l’extrémisme sioniste a pu s’épanouir grâce à une série de présidents américains faibles.

Pour que les Etats-Unis rétablissent leur crédibilité, il faut non seulement qu’ils s’efforcent de fermer l’entreprise sioniste, mais aussi qu’ils partagent la responsabilité de son comportement jusqu’à aujourd’hui.

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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 17:11

" Chez moi, il n’y a de place ni pour un peuple élu, ni pour une ’Terre Promise’"

My nie chcemy ratować życia. Żaden z nas żywy z tego nie wyjdzie. My chcemy ratować ludzką godność (Nous ne voulons pas sauver notre vie. Personne ne sortira vivant d’ici. Nous voulons sauver la dignité humaine)
Arie Wilner (alias Jurek) soldat de la ŻOB (Organisation juive de combat), Varsovie, avril 1943

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Marek Edelman est mort le 2 octobre 2009. Il était le dernier combattant de l’insurrection du Ghetto de Varsovie de 1943 encore vivant et sans doute le personnage le plus attachant de sa génération.

Marek Edelman était né en 1919 à Gomel, en Biélorussie. Sa famille s’était installée à Varsovie dans les années 1920, après avoir fui l’Union soviétique, où douze de ses oncles avaient été liquidés par les Blocheviks, pour cause d’opposition socialiste. Son père Natan Feliks, mort en 1924, était proche des troudoviki, ces militants du Parti du travail qui devaient rejoindre le Parti socialiste-révolutionnaire russe après 1917, et sa mère Cecylia Percowska, était une militante du Bund (Algemeyner Yidisher Arbeter Bund in Lite, Poyln un Rusland), l’Union générale des travailleurs juifs, qui était à la fois un parti et un syndicat, socialiste, laïc et opposé à la fois au sionisme (Lénine qualifia les bundistes de « sionistes qui ont le mal de mer ») et aux bolcheviks.

 


Il adhère d’abord au Socjalistiszer Kinder-Farband, l’Union des enfants du Bund, avant de rejoindre Tsukunft (Avenir), l’Union des jeunesses bundistes en 1939. Sa mère étant morte en 1934, il a commencé à travailler pour gagner sa vie dès l’âge de 15 ans.

En juillet 1942, dans la Pologne occupée, Edelman participe à la création de l’Organisation juive de combat (Żydowska Organizacja Bojowa), qui regroupe des militants de partis et de groupes juifs de gauche, dont les socialistes sionistes de Hashomer Hatzaïr. L’Union militaire juive (Żydowski Związek Wojskowy) créée en 1939, après l’occupation de la Pologne, par  des officiers juifs de l’armée polonaise proches du Betar, l’organisation des sionistes de droite de l’aile révisionniste de Jabotinsky, refuse de rejoindre l’OJC, mais ses combattants se retrouveront aux côtés de ceux de l’OJC pour déclencher l’insurrection de Ghetto de Varsovie le 19 avril 1943.
Marek Edelman, qui dirigeait le groupe de combat de l’usine de brosses, prend le commandement des combattants au lendemain du suicide, le 8 mai 1943, du commandant  Mordechai Anielewicz, encerclé par les SS dans le bunker de l’OJC au 18 de la rue Mila, suicide célébré avec enthousiasme en Israël, où on le considère come le Massada du XXème siècle, mais critiqué par Edelman comme un « geste d’hystérie collective ».
Quelques jours avant la chute finale du Ghetto, le 16 mai 1943, Edelman réussit à fuir le ghetto avec une quinzaine de survivants des combats féroces mettant aux prises quelques centaines (entre 800 et 1000) de jeunes mal armés (un fusil pour 10 combattants, arme principale : des cocktails Molotov) à 6000  SS et soldats allemands et ukrainiens surarmés, « travaillant » au lance-flammes pour liquider l’insurrection.
En 1944, Edelman participe à la tête d’un détachement de l’Organisation juive de combat à l’insurrection de Varsovie dirigée par l’Armée populaire (Armia Ludowa), prenant part aux combats pour la libération de la Vieille Ville.

Obchody 60. rocznicy powstania w Getcie Warszawskim, 19 kwietnia 2004. Od lewej: Jacek Kuroń, Marek Edelman i Lechosław Goździk
Marek Edelman avec Jacek Kuroń et Lechosław Goździk le 19 avril 2004. Photo Bartosz Bobkowski / AG

 

Après la guerre, il engage des études de médecine à Łódź, où exercera comme cardiologue de 1951 à 2008. Dans la Pologne devenue communiste, le Bund avait refusé de s’intégrer au Parti communiste polonais et s’était autodissous « volontairement » en 1949.
Alors que la plupart des juifs survivants à l’occupation de la Pologne choisissent d’émigrer par vagues successives – après les pogroms de 1946 ou après la campagne antisémite lancée par le régime face a mouvement étudiant de mars 1968 -, Marek Edelman refusera toujours de quitter la Pologne et ne se rendra en Israël que de rares fois, pour des visites familiales. Il sera d’ailleurs toujours « mal vu » en Israël, étant considéré comme un « mauvais juif », les sionistes préférant honorer la mémoire de Mordechai Anielewicz, qui avait été un militant de Hachomer Hatzaïr, le groupe socialiste sioniste issu du scoutisme juif et qui fournira nombre de combattants au groupe Palmach, l’unité d’élite de la Haganah, l’organisation clandestine sioniste à l’origine de la fondation de l’armée israélienne.

 


Varsovie, 19 avril 2009 : Marek Edelman fleurit le monument aux Héros du ghetto. Photo Kuba Atys / AG

En 1976, Edelman, qui a toujours refusé à la fois d’émigrer en Israël ("Chez moi, il n’y a de place ni pour un peuple élu, ni pour une ’Terre Promise’", a-t-il un jour déclaré) et d’adhérer au Parti communiste, rejoint le Comité de défense des ouvriers (KOR), qui sera à l’origine de la naissance du syndicat Solidarnosc, auquel il adhèrera, ce qui lui vaudra d’être interné pendant 5 jours lors de la proclamation de l’état d’urgence par le général Jaruzelsky en décembre 1981. Il participera activement au processus qui a conduit à la fin du régime communiste en Pologne, et rejoindra en 1991 l’Union pour la liberté, un des avatars de Solidarnosc, aux côtés de Tadeusz Mazowiecki et de l’historien Bronislaw Geremek.

Honoré tardivement – il reçoit l’Ordre de l’Aigle blanc polonais en 1998 et la Légion d’Honneur française des mains de Bernard Kouchner en 2008 -, Marek Edelman était un homme avare de discours et de gesticulations. Se considérant comme le « gardien des tombes juives » de la Pologne martyre, il avait pris l’habitude de venir se recueillir à titre privé devant le Monument aux Héros du ghetto chaque 19 avril, y déposant un bouquet de jonquilles, après une marche à travers les rues de l’ancien ghetto. Répondant en 2008 à une journaliste israélienne qui lui demandait s’il ne craignait pas que sa mort sans doute prochaine "ne fasse tomber dans l’oubli l’insurrection du ghetto de Varsovie", il déclarait : "Non, cet événement a laissé trop de traces dans l’histoire, la littérature, et l’art. C’est en Israël qu’on risque d’effacer notre souvenir."

Marek Edelman était le Dernier des Mohicans, la preuve vivante et trop rare qu’on pouvait être Juif polonais (ou Polonais juif) sans être pour autant sioniste.

Voici la lettre qu’il adressa "à tous les chefs d’organisations palestiniennes militaires, paramilitaires ou de guérilla, à tous les soldats de groupes militants palestiniens » le 1er août 2002, lettre qui lui attira de féroces critiques de la part des sionistes, qui lui reprochèrent d’avoir qualifié les « terroristes » palestiniens de « partisans » :

« Je m’appelle Marek Edelman. Je suis l’ancien commandant adjoint de l’Organisation militaire juive en Pologne, l’un des chefs de l’insurrection du ghetto de Varsovie. Dans l’année mémorable de cette insurrection, en 1943, nous luttions pour la survie de la communauté juive à Varsovie. Nous nous battions pour notre vie, pas pour un territoire, ni pour une identité nationale. Nous nous battions avec une détermination désespérée, mais nos armes n’étaient jamais dirigées contre des populations civiles sans défense, nous n’avons jamais tué des femmes et des enfants. Dans un monde dépouillé de principes et de valeurs, malgré le danger constant de la mort, nous sommes justement restés fidèles à ces principes et valeurs.

Nous étions isolés dans notre combat et, néanmoins, l’armée puissante à laquelle nous faisions face n’a pas réussi à détruire les garçons et filles à peine armés que nous étions. Notre lutte à Varsovie a duré plusieurs semaines, puis nous nous sommes battus dans la clandestinité et pendant l’insurrection de Varsovie, en 1944.

Cependant, nulle part au monde, un groupe de partisans ne peut remporter une victoire définitive, nulle part une guérilla ne peut être défaite par des armées, aussi bien équipées soient-elles. Votre guerre ne peut non plus apporter une solution. Le sang sera versé pour rien, et des vies seront perdues des deux côtés.

Nous n’avons jamais manqué d’égards pour la vie. Nous n’avons jamais envoyé nos soldats à une mort certaine. La vie est éternelle. Nul n’a le droit de l’ôter à la légère. Il est grand temps pour tout le monde de comprendre précisément cela.

Regardez autour de vous. Regardez l’Irlande. Après cinquante ans d’une guerre sanglante, la paix est arrivée. D’anciens ennemis mortels se sont assis à la même table. Regardez la Pologne, Walesa et Kuron. Sans coup férir, le système criminel communiste a été défait. A la fois vous et l’Etat d’Israël devez changer radicalement d’attitude. Vous devez vouloir la paix pour sauver des centaines et peut-être des milliers de gens, pour créer un meilleur avenir pour ceux que vous aimez, pour vos enfants. Je sais de ma propre expérience que l’actuel déroulement des événements dépend de vous, les chefs militaires. L’influence des acteurs politiques et civils est beaucoup plus petite. Certains d’entre vous ont étudié à l’université de ma ville, Lodz, et certains d’entre vous me connaissent. Vous êtes assez sages et intelligents pour comprendre que, sans paix, il n’y aura pas d’avenir pour la Palestine, et que la paix ne peut être obtenue qu’au prix de concessions des deux côtés.

Je demande aussi à [l’ex-] président Bill Clinton, à [l’ancien] ministre Bernard Kouchner et au [député] Daniel Cohn-Bendit de soutenir mon appel. Je voudrais vous rappeler notre position commune au sujet de la guerre en Yougoslavie. Peut-être cette guerre, la guerre qui ne peut être gagnée, peut-elle être stoppée et remplacée par des pourparlers qui mènent à un accord.

Peut-être devrions-nous chercher un médiateur, qui n’a pas besoin d’être un politique, mais plutôt une personnalité d’autorité morale irréfragable, quelqu’un qui place la vie dans la dignité et la paix pour tout le monde au-dessus de tout objectif politique. »


Photo  Alik Keplicz /AP


Source : Basta ! Journal de marche zapatiste

Article original publié le 5/10/2009

Sur l’auteur

Fausto Giudice est rédacteur du blog Basta ! et membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cet article est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8868&lg=fr

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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /2009 14:46
Marek Edelman, un des commandants de l'insurrection du ghetto de Varsovie contre les occupants nazis, vient de décéder à l'âge de 90 ans.
Comme il est normal, vos journaux en rendent compte. C'est le cas du journal Le Monde où on peut lire ce qui suit:
Bien que la majorité des survivants juifs ait émigré en Israël, lui a décidé de rester en Pologne. "Il fallait bien que quelqu'un reste ici pour s'occuper de tous ceux qui y ont péri", répondait-il.
L'Associated Press quand à elle, nous signale que:
Vendredi, l'ancien ambassadeur d'Israël en Pologne Shevach Weiss a rendu hommage à Marek Edelman. "Il restera dans ma mémoire comme un héros combattant, un homme d'un grand courage", a-t-il dit. "Il n'a jamais cessé de lutter pour la liberté humaine et la liberté de la Pologne
Si le Nouvel Observateur fait dans une sobriété tout à fait inahabituelle s'agissant d'un survivant de la "shoah" , le Parisien Libéré quant à lui rappelle que:
Connu pour son franc-parler, au risque de choquer, Marek avait suscité l'indignation en Israël en 2002 en demandant aux organisations palestiniennes de cesser les attentats-suicide, faisant un parallèle entre leur combat et celui qu’il avait mené au sein du ghetto.
Vos journaux se gardent bien, en effet, de rappeler que Marek Edelman était un antisioniste notoire comme on peut le constater en lisant ce texte bien documenté paru sur InfoPalestine.
Et coment ne pas relever l'hypocrisie de l'ambassadeur sioniste en Pologne, lui dont le régime honnissait marek Edelman ainsi qu'on peut s'en apercevoir en allant sur le site de l'Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France qui reproduit un texte où on peut lire ceci:
Mais quand des Juifs, et surtout des Juifs héroïques comme Marek Edelman, s'expriment ouvertement contre le sionisme et, en particulier, s'ils dénoncent l'impérialisme israélien et défendent ses victimes, comment peuvent-ils être accusés d'être antisémites?
 C'est donc un antisémite qui vient de rendre l'âme. Et, qu'on s'en rassure ou s'en inquiète, le flambeau de cet antisémitisme là a de dignes héritiers.

http://mounadil.blogspot.com/ http://mounadil.blogspot.com/
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 23:05

La liberté ou la foi – pas en « Israël »

Texte du discours présenté en anglais,
 français et en arabe aux manifestations à Montréal et à Manhattan le 17-18 juillet 2007.

Nous avons pris la rue, aujourd’hui, pour manifester contre le sionisme et l’État qui se nomme Israël. Nous sommes ici pour véhiculer notre opposition et notre plus haute condamnation de ce qui est fait au nom du judaisme et du peuple juif au peuple Palestinien Arabe.

Nous sommes ici pour prendre la parole et pour sauver notre confrérerie juive des mains des sionistes qui tentent d’éradiquer leurs âmes juives.

Nous sommes ici pour plaider auprès de la communauté religieuse juive de la Terre Sainte que les sionistes tentent de détruire entièrement. Oui, le modus operandi des sionistes, depuis le début, a été l’oppression physique des religieux juifs, en raison de leur entêtement catégorique, de leur refus d’accepter le sionisme et de leur refus d’abandonner le Tout-Puissant et Son Torah. Et plus spécifiquement aujourd’hui, nous dénonçons l’arrestation récente de Rabbin Turchin à Jérusalem et de l’arrestation de cinq autres Rabbins de Beit Smesh qui sont tenus sans cautionnement.

Plusieurs personnes autour du monde demandent constament en étonnement – Mais « Iraêl » n’est-ce pas un État juif ? Le sionisme et le judaisme, ne sont-ils pas deux choses synonymes ? – La véritable réponse claire est NON ! Le judaisme et le sionisme sont diaméticalement opposés ! Le sionisme est antithétique au judaisme !

L’objectif du sionisme est de transformer le judaisme d’une religion, d’une spirituality, d’une piété – en un matérialisme, en une nationalité, par essence même, en une impiété.

Le sionisme nie les coyances de base du judaisme en tentant de mettre fin à l’exile juif prématurément, par intervention humaine. Il préconise que les juifs devraient trahir les nations dans laquelles ils vivent. De plus, les sionistes ont, afin d’établir cette souvraineté illégitime sur la Terre Sainte qui ne leur appartenait pas, persécuté la population indigène, les Palestiniens Arabes et les Juifs, qui auparavant y vivaient en paix pendent des centaines d’années. Ils ont volé la terre et les foyers des Arabes et les ont traités comme s’ils n’existaient pas. Ces actions ont contribué à créer une haine qui brûle jusqu’à ce jour.

Tout ceci a été commis au nom d’Israël, comme si ceci était une prolongation de l’identité ancienne du peuple juif. En fait, ils ont avec arrogance saisi le nom « Israël ». En vérité, ceci n’a rien avoir avec leurs actions abominables.

Ces dernières semaines, un autre chaînon s’est ajouté à la triste chaine de tragédies encourues par cet État, depuis que sa dominance sur la Terre Sainte est entrée en jeu. Cet État, illégitimement établi, a encore une fois eu recours à la cruauté afin de contrôler ceux qui ont tombé sous son régime. Ce ne sont pas seulement les Arabes et les non-Juifs qui ont été attaqués, mais les Juifs religieux sont une fois de plus devenus leurs proies. Ils ont torturés à coups meurtriers et soumis à des emprisonnements sans fondements, plusieurs Juifs qui ne cherchaient qu’à pouvoir observer le Saint Torah dans leur propre camp.

À Jérusalemen, un édit a été émis de l’occupant de la Terre Sainte. Il ne sera plus permis ni d’imprimer, ni d’afficher des messages et ni de dissiminer du matériel écrit sans le consentement de l’occupant. Une seule imprimante a eu la permission de continuer à opérer. Rabbi Turchin, a été inculpé en témoignage fermé et secret, pour avoir commis le simple « crime » de désobéir à cette loi internationalement illégale. La raison de cette loi est flagrante. C’est une façon de limiter et même d’éradiquer la voix des vertueux. À Beit Shemesh, dans un village profondément religieux et anti-sioniste, un panneau était affiché demandant aux femmes de se vêtir modestement lorqu’elles visitaient le village. Cet affiche n’était qu’un plaidoyer afin de maintenir leur camp respectueux de Dieu exempt de parures immodestes. La police sioniste est venue, a arraché le panneau et avec une grande cruauté, battu et emprisonné ceux qui ont tenté de freiner ces actions.

Depuis le début jusqu’à ce jour, l’objectif du sionisme est de nier le Judaisme et de déchirer cette foi ancienne aux masses juives. On aura jamais vu de telles actions meurtrières et de telle cruauté.

Le sionisme est une idéologie qui est ancrée dans la rebellion contre le Tout-Puissant et Son décret sur l’exile des Juifs de la Terre Sainte. La grande majorité de ses rabbins et leader religieux ont, depuis le début, opposé et dénoncé cette idéologie dans des termes forts et sévères. Il est interdit aux Juifs, selon la croyance juive, d’avoir un État et les Sages Saints ont prédit une énorme souffrance et un carnage inégalé sera causé par cette existence. Ils ont dit que le déracinement de la croyance et du Torah en sera le résultat. Leurs mots on été tragiquement et entièrement réalisés durant ces dernières années.

Fidèles Juifs, qui n’ont aucune relation au sionisme et aux actions des sionistes, proclamez à tous les hommes moraux à travers le monde que le Judaisme et le sionisme sont antithétiques. Nous voulons déclarer notre peine au monde entier! Que le monde entier nous entende! Que les nations puissent intervenir pour sauver ceux qui souffrent aux mains du sionisme! Que nous puissions mériter de nos jours le rapide et paisible démantèlement de l’État israélien. Ultimement, puissions nous mériter d’être témoin de la révélation de la gloire du Tout-Puissant, lorsque l’humanité entière vivra en fraternité et en harmonie. Chantons les éloges du Tout-Puissant en jubilation et en joie.

AMEN.



English Version of Text
http://www.nkusa.org/activities/Speeches/20070718_Francais.cfm
Par noesam - Publié dans : juifs antisionisme/Jews Against Zionism - Communauté : paix et tolérance
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 23:04

Proclamons ensemble :
LIBéREZ GAZA — LIBéREZ LA PALESTINE
OUI AU JUDAÍSME — NON AU SIONISME

Following is a press release statement issued by Neturei Karta announcing the demonstration scheduled for January 4, 2009:

Ce discours a été prononcé par les Juifs orthodoxes antisionistes lors du rallye pour la « Manifestation d´urgence pour stopper le massacre à Gaza », au Rockfeller Center, New York, le 27 décembre 2008, à 14 heures.

Puissent nos mots être agréables au Créateur. Que son nom soit sanctifié.

Assalaam Aleikhum

Le Monde entier est atterré par les atrocités actuellement commises par le régime sioniste à Gaza, atrocités de plus en plus graves et de plus en plus choquantes.

Les mots ne suffisent plus pour exprimer la douleur ressentie par l´ensemble de l´humanité quant au sort de la bande de Gaza et des Palestiniens.

Les Palestiniens sont soumis depuis plus de cent ans à un plan soigneusement conçu, visant à les chasser de leurs terres et de leurs foyers.

Tout au long de leur histoire, les sionistes ont eu recours à l´intimidation, à la guerre, au nettoyage ethnique et à un terrorisme soutenu par l´état pour réaliser leurs objectifs.

Voilà ce qu´est, a été et continue d´être l´agenda criminel de ce mouvement sioniste. Mais au-delà de ces crimes épouvantables, ils osent prétendre que ces actions infâmes sont faites au nom de la sainteté, au nom du Tout-Puissant, au nom du Judaísme et des Juifs!

Il s´agit d´un ignoble et monstrueux mensonge!!

C´est profaner notre religion!!

Le Judaísme interdit et rejette le sionisme et l´existence de l´état  «Israël». Les commandements du Tout-Puissant nous interdisent expressément d'avoir notre propre souveraineté dans cet exil céleste, de même qu´ils nous interdisent de nous rebeller contre quelque nation que ce soit.  La Torah des Juifs croyants, sous la direction des Rabbins les plus estimés du XXe siècle, s´est toujours opposée et a toujours lutté contre le sionisme, donc contre l´état  «Israël».

Au moyen de la propagation d´une peur belliqueuse, en réveillant leurs pires craintes quant à un conflit religieux et en leur faisant croire que les Arabes ont toujours nourri une haine profonde pour les Juifs, les sionistes ont malheureusement réussi, ces dernières années, à convaincre quelques membres de notre communauté religieuse et certains rabbins à ne pas rendre leurs terres à leurs propriétaires, le peuple palestinien. Ces sionistes font surtout valoir qu´à cause du nombre d´années depuis l´existence de l´état d´«Israël», les Palestiniens pourraient massacrer les Juifs si leurs terres leur étaient rendues; puisse le Tout-Puissant nous protéger.

Quiconque est familier des techniques et manigances de l´état sioniste est conscient de cet état de fait.

Avant l´avènement du sionisme, les Musulmans et les Chrétiens, les Arabes et les Juifs vivaient en paix, tant en Terre Sainte que sur les territoires musulmans. Questionnez vos grands-parents! Ils se souviennent de ces jours de paix! En fait, ce serait l´occasion idéale pour remercier tous les pays musulmans pour leur amitié, leur hospitalité et le refuge qu´ils ont offert aux Juifs à travers les époques.

Les sionistes s´appuient sur la Bible, la Torah, pour laisser leur imagination procéder au nettoyage ethnique du peuple palestinien et l´asservir. Quelle blague pathétique! Les Sionistes ont toujours été des hérétiques rejetant l´ensemble des principes fondamentaux de notre foi, et maintenant ils ont le culot, l´arrogance, l´audace, la chutzpa d´oser prétendre que leur comportement respecte l´enseignement de notre sainte Torah.

Nos écrits sacrés et nos grands Rabbins nous l´ont enseigné : il nous est défendu d´asservir ou d´oppresser qui que ce soit, il nous est interdit de profaner la Terre Sacrée en empruntant la voie de la violence, la discrimination ou la force militaire. Notre religion nous enseigne la justice. Notre religion nous enseigne la paix. Notre religion nous enseigne la compassion. En vérité, l´ultime prière et plus grand espoir des Juifs repose sur le jour où le Messie reviendra et que  les nations ne lèveront pas l´épée sur les nations et ne se feront plus la guerre ». Toutes les nations serviront Dieu ensemble, dans la paix.

Gouvernements du Monde, ce n´est pas par votre soutien au régime sioniste – à l´état d´«Israël»- que vous aidez le peuple juif. Au contraire, cette tragique erreur historique a mené à la tuerie et d´Arabes et de Juifs. Les gouvernements les plus puissants, en soutenant l´état d´«Israël», non seulement nuisent au peuple palestinien, mais contribuent inconsciemment à une montée d´hostilité envers les Juifs dans le Monde entier!

Frères juifs, nous vous en supplions! Ne vous laissez pas intimider par ces sionistes impitoyables et violents. Proclamez haut et fort votre indignation, votre douleur et votre sympathie pour le peuple de Gaza. Ceux qui méprisent la Torah et les enseignements de nos Rabbins, ceux qui ignorent les fondements éthiques et moraux de notre foi, ceux-là n´ont pas le droit de parler au nom des Juifs ou du judaísme!

Nous devons dire au Monde entier que l´autonomie, la souveraineté et TOUS les droits des Palestiniens doivent être restaurés en Palestine. L´éthique et les valeurs juives l´exigent! La justice juive demande le retour des réfugiés palestiniens dans leurs foyers, leurs villages et leurs villes en Palestine. Dites haut et fort au Monde entier que vous soutenez l´état palestinien sur toute la Terre Sainte. Non pas en dépit de votre identité juive, mais bien à cause de cette identité.

à nos frères islamiques : laissez-nous parler pour les gens de Gaza, et s´il vous plaît, ne jugez ni la foi juive ni son peuple sur la base de cette folie passagère du sionisme. Les Juifs ont toujours été vos cousins et vos amis. Ne laissez pas votre compréhensible colère éclater sur ceux qui sont innocents de cette faute, qu´ils résident dans la Palestine occupée, en Europe ou n´importe où dans le monde.

Gens de toutes les nations, unissons-nous. Puissions-nous rapidement et pacifiquement, avec l´aide de Dieu, nous montrer dignes d´assister à la fin de l´occupation sioniste dans chacune des moindres parcelles de la Palestine, sans imposer ni souffrance ni effusions de sang.

Et puissions-nous mériter de voir, dans un avenir très rapproché, la révélation d´un Dieu unique régnant sur le Monde entier, servi par l´ensemble de l´humanité, dans une joyeuse fraternité. AMEN.

Proclamons ensemble :

LIBÉREZ GAZA – LIBÉREZ LA PALESTINE

OUI AU JUDAÍçSME – NON AU SIONISME

www.nkusa.org

Le judaísme condamne les atrocités commises par les sionistes à Gaza

Le judaísme rejette l´état ´«Israël» et toutes ces atrocités

L´état d´«Israël»Â  – Hérésie, Vol et Meurtre

http://www.nkusa.org/activities/Statements/20090102francais.cfm

 

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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 23:02

Le Sujet Palestinien
Questions et Réponses

Série B - Pamphlet No. 3

Q – Est-ce que Neturei Karta demande la souveraineté palestinienne sur toute la Terre Sainte?

A – Oui, absolument! Mais nous devons expliquer pourquoi. Nous sommes des juifs orthodoxes anti-sionistes. et nous sommes opposés au sionisme pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’établissement d’un Etat en Palestine est une chose qui viole la Torah, la loi religieuse juive. Il contredit les dispositions s’agissant des punitions et de l’exile decrétés par Di-u dans à l’époque du Temple. L’établissement de l’État sioniste contredit la volonté de Di-u en cherchant un remède materiél à une condition spirituelle.

En plus, le mouvement sioniste depuis des décennies se dévoue à extirper la foi traditionelle de la Torah. Tout cela se passe dans le contexte d’une méchanceté morale très grave contre le peuple palestinien, une chose qui viole gravement la Torah!

Q – Que proposez-vous?

A – Nous demandons, sans équivoque, de pacifiquement démonter l’État sioniste. Sur la question de combien de juifs resteront dans le pays, cette decision dépend uniquement des chefs et du peuple palestiniens.

Q – Ne craignez-vous pas pour le sort des juifs qui resteraient dans le pays?

A – En verité nous craignons beaucoup plus pour le sort actuel des juifs dans les conditions sans espoir d’aujourd’hui. Après 54 ans, tellement de guerres, de violence sans cesse des deux côtés, la mort d’innocents des deux peuples, il n’y a pas aucune autre solution. Les deux pôles politiques sionistes, la Droite et la Gauche, n’ont aucune possibilité de rectifier cette situation. Nous offrons l’alternative juive authentique à l’expérience horrible et tragique du mouvement sioniste.

Q – Mais, les juifs ne méritent pas une patrie?

A – Un juif trouve sa patrie dans le pays où il habite, et auquel il est fidèle. Le concept de nationalisme n’a aucune base dans la loi juive. A la place, notre peuple a toujours maintenu qu’à la Fin des Jours, quand le Créateur procédera à la rédemption de l’humanité, tous les peuples du monde Le serviront en paix, en joie et en harmonie. Dans un tell État, il n’y aura pas de subjugation ni de dépossession des peuples. Nous nous trouverons dans un monde de fraternité et de spiritualité partout, y compris, certainement, dans le Pays Saint. D’ici là, le peuple juif est obligé de suivre sa tâche.

Q – Quelle est sa tâche?

A – De servir Di-u calmement, et de se porter comme modèles spirituels et moraux, et en général, de suivre les commandements de D-eu, d’étudier la Torah, et réaliser des bonnes actions.

Q – Que pensez-vous du peuple palestinien?

A – Les palestiniens sont les victimes de la brutalité et de l’arrogance des sionistes, et ils sont victimes d’une type de narcissisme sioniste que ne voit rien ni personne sauf le but affolé sioniste. Nous déclarons que le peuple palestinien a le droit à sa patrie; ainsi que le droit à la restitution monétaire pour les dommages et les pertes infligés. Les réfugiés palestiniens ont le droit de retourner à leur patrie, la Palestine historique, aussi tôt que possible.

Q – Que faites-vous pour qu’ils atteignent ce but?

A – Nous publions souvent des déclarations qui appuient les demandes palestiniennes, et nous sentons leurs souffrances sous l’oppression sioniste qui existe depuis des décennies. Nous participons avec les palestiniens aux manifestations et aux protestations contre les abus dont ils sont victimes. Nous avons une présence sur l’internet pour diffuser les idées de Judaïsme sans la contamination sioniste. En général, nous essayons de maintenir une Judaïsme publique, surtout parmi les juifs et les musulmans pour que la tradition vénérable de l’anti-sionisme vénérable ne soit oubliée.

Q – Que pensez-vous du procédé de paix, Oslo, etc.?

A – Tout appui pour une remède aux souffrances des palestiniens est valable parce que ça cela rencontre la conscience morale. Cependant, nous croyons que tous ces programmes, malgré les bonnes intentions, sont destinés à échouer parce que le mouvement sioniste, quelle que soit la forme de son État, est destiné à echouer moralement et pratiquement dû à sa rebellion contre Di-u, la religion juive et la moralité humaine, comme nous l’avons expliqué.

Q – Quelle doit être l’’attitude juive face au monde islamique?

A – Tous les juifs sont obligés de se porter moralement et honnêtement à l’aide de l’ensemble de l’humanité au sein de notre tâche du“Royaume de Prêtres et un Peuple Saint.” C’est le sionisme même, en tant qu’idéologie nocive, qui a trompé, autant de juifs à éxecuter des actions aggressives contre le peuple palestinien. Ainsi, tous les juifs sont obligés de rectifier la situation autant que possible en cherchant la paix, la réconciliation et le dialogue avec les palestiniens et les nations arabes et islamiques, mais uniquement sans les fantasies de l’hérésie sioniste. Ceci est un des plus grands défis auquel fait face le peuple juif: l’établissement d’un rapport moral avec nos frères islamiques et arabes.

Q – Croyez-vous que vos idées ont une possibilité d’être réalisées?

A – D’abord, le Créateur dirige le monde, et chez Lui tout est possible! en plus, les juifs de partout sentent beaucoup de désillusionement et d’épuisement par rapport à l’État sioniste. Beaucoup arrive à comprendre que les idées de sionisme plus en plus ne conduisent qu’à une impasse. On voudrait bien trouver une solution. La nôtre est simple: l’ancienne tradition de notre Torah, une chose qui semble plus valable à plus de gens, et qui dans le proche avenir, avec l’aide de Di-u, vaincra le sionisme. Nous espérons et prions pour la fin de la cause-racine de l’effusion de sang des arabes et juifs. Nous attendons avec impatience le jour où l’on comprendra que la seule tâche pour obtenir la paix se trouve dans le service de Di-u dans la poursuite de la moralité, l’integrité et del’honnêté.

Neturei Karta International
Jews United Against Sionism
Juifs Réunis Contre Le Sionisme

102A Saddle River Road
Monsey, New York 10952
Telephone: (845) 371-0490
Fax: (845) 371-4291
E-Mail: info@nkusa.org
www.nkusa.org

http://www.nkusa.org/Foreign_Language/French/pamphlet3French.cfm

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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /2009 17:57
Klik hier om een link te hebben waarmee u dit artikel later terug kunt lezen.TÉMOIGNAGE JUIF: ON BRÛLE LE DRAPEAU AMALÉKITE SIONISTE Klik op de afbeelding om de link te volgen

TEMOIGNAGE JUIF :

JUIF PIEUX BRÛLENT LE DRAPEAU DE L’IDOLÂTRIE AMALÉKITE SIONISTE
PENDANT LA FÊTE DE POURIM

 

http://www.youtube.com/watch?v=i0g9ZCqQj74

http://www.youtube.com/watch?v=dR0jDVVHmqY

http://www.youtube.com/watch?v=7gF9SkHyNaU&eurl=http://www.globalpost.com/webblog/israel-and-palestine/the-day-israel-tues-mar-17th-2009

 

Vidéos signalisées par Neturei Karta Antwerpen, avec nos remerciements.

20-03-2009 om 11:14 geschreven door Naphtali HIRSCH  

http://www.bloggen.be/yechouroun/
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /2009 17:55
Klik hier om een link te hebben waarmee u dit artikel later terug kunt lezen.DESERT PEACE: JUIFS NEWYORKAIS CONTRE LE SIONISME DESERT PEACE: PHOTO ESSAY NEW YORK JEWS TELL WHY ZIONISM HAS BECOME A DIRTY WORD


C’est à cause de ceci que le sionisme est devenu un gros mot.




VOUS

AVEZ pris mon eau

brûlé mes oliviers

détruit ma maison

pris mon emploi

volé ma terre

emprisonné mon père

tué ma mère

bombardé mon pays

nous avez tous laissés mourir de faim

nous avez tous humiliés

MAIS

j’ai eu grand tort : j’ai tiré

une roquette de retour


http://desertpeace.wordpress.com:80/2009/03/25/photo-essay-new-york-jews-tell-why-zionism-has-become-a-dirty-word

JUIFS QUI DISENT NON: PAS EN NOTRE NOM!
http://jewssayno.wordpress.com


“Je sais que les Sionistes  ont tenté de nous faire confondre l'antisémitisme avec les antisionistes. Partout dans le monde il y a beaucoup de bons Juifs, mais les Sionistes contrôlent les principaux canaux des médias, ce qui est une tragédie"  Un lecteur de Tokyo, Japon

25-03-2009 om 23:23 geschreven door Naphtali HIRSCH http://www.bloggen.be/yechouroun/

Par noesam - Publié dans : juifs antisionisme/Jews Against Zionism - Communauté : paix et tolérance
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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /2009 22:29
Le Lobby Macarthiste : CRIF AIPAC ADL...

Antisémitisme et Antisionisme - L'impossible amalgame - Marcel Liebman

Ce texte par Marcel Liebman, qui a enseigné l'histoire des doctrines politiques et de la sociologie politique à l'Université Libre de Bruxelles, publié en fevrier 1970 dans la revue MAI qu'il avait fondée après 1968, conserve toute sa pertinence et son actualité. Un texte de référence à faire largement circuler pour contrer la propagande du CRIF et Cie.



antisionisme n'est pas antisémitisme - stop au sionisme - le judaisme rejette le sionisme
antisionisme n'est pas antisémitisme - stop au sionisme - le judaisme rejette le sionisme

Antisémitisme et Antisionisme - L'impossible amalgame - Marcel Liebman

Il y a dans la réaction « anti-israélienne » plus et parfois autre chose qu'une attitude politique de gauche, commandée par la lutte contre l'impérialisme. Il y a aussi et il y a parfois surtout une défense de l'intelligence devant l'assaut qui est continuellement livré, une réponse de l'esprit critique au défi qui le confronte presque en permanence dans ce débat plus chargé de passion et de fanatisme que nul autre. En 1967, l'opinion publique occidentale a été soumise à un bombardement systématique dont les munitions avaient été savamment sélectionnées par de savants artilleurs. Le combat que livrait Israël était présenté comme celui d'une petite nation faible entourée d'ennemis nombreux et puissants - David contre Goliath - et ne souhaitant rien d'autre que le droit à l'existence.

On s'est vite rendu compte que le rapport des forces entre Israël et ses alliés, d'une part, et ses ennemis arabes, de l'autre, jouait entièrement en faveur d'un Etat développé qui n'a eu aucune peine à écraser une série d'adversaires également faibles et misérables - misérables donc faibles.

En juin 1967, l'Etat d'Israël a affirmé ne faire la guerre (préventive) - préventive, mais rappelez-vous le titre qui, le 5 juin 1967, barrait la première page de France Soir- plus gros tirage de la presse francophone dans le monde - : « L'Egypte attaque » - que pour assurer sa survie physique et empêcher son étouffement économique. Or, aujourd'hui et depuis deux ans déjà, la Jordanie et l'Egypte sont disposées, moyennant le retrait des troupes israéliennes, à des concessions qui ne signifient rien d'autre que la reconnaissance de fait de l'Etat hébreu ; elles acceptent en outre qu'Israël bénéficie désormais de la liberté de navigation. Mais la paix est plus éloignée que jamais : les Israéliens désirent actuellement des « frontières sûres » et il n'est plus question pour eux de revenir aux limites territoriales qui étaient les leurs avant la guerre des six jours. Les aspirations d'Israël peuvent difficilement être présentées comme celles, élémentaires et légitimes, d'un Etat ne nourrissant, à l'exclusion de toute ambition territoriale, qu'un désir pathétique de dialogue, de reconnaissance et de paix.

Moins désarmée sur ce terrain que dans le passé, l'opinion publique se voit à présent confrontée avec une argumentation d'un tout autre genre. Elle tient en peu de mots : l'antisionisme ne serait qu'une variante de l'antisémitisme ; l'opposition à Israël rien d'autre qu'une version de la haine des Juifs. Il y a des mois qu'on nous le répète et M. Michel Soulié, vice-président du Parti radical-socialiste, vient de déclarer pour sa part: « Aujourd'hui, personne n'ose plus s'affirmer antisémite, mais l'antisionisme est un bon paravent pour la droite et aussi une certaine nouvelle gauche »1. On objectera : M. Michel Soulié et le Parti radical-socialiste méritent-ils les honneurs de la citation ? Pour ce qu'ils représentent... Sans doute, sans doute.

Mais le Nouvel Observateur de M. Jean Daniel ?... Voilà des semaines qu'on y trouve des mises en garde pleines de sollicitude à l'adresse de la gauche, ancienne et nouvelle, menacée, dit-on, de verser dans l'antisémitisme en raison de son opposition à Israël. Et tout de même, le Nouvel Observateur malgré tout, ce n'est pas le Parti radical-socialiste... Cet amalgame affirmé, ou suggéré, systématiquement entretenu entre l'antisionisme et l'antisémitisme, est devenu une arme politique.

On est tenté de ne lui répondre que par le haussement d'épaules qu'il mérite. Mais on ne peut plus aujourd'hui se contenter de cette réaction. Une prise de position claire est indispensable, basée sur l'analyse et la réflexion. En cette matière encore, la gauche, inlassablement, doit faire oeuvre démystificatrice.



La logique de l'histoire

Que la haine des Juifs puisse conduire à celle d'Israël, il faut le constater. II en est ainsi, par exemple, de quelques milieux d'extrême droite en Allemagne, représentés par la Deutsche So/datenzeitung et par l'ancien condottiere S.S. Skorzeny, que la haine antijuive conduit à soutenir la cause palestinienne.

Dans un même ordre d'idées, mais par un phénomène apparemment inverse, la Pologne offre l'exemple d'un régime où l'antisionisme - véritable ou feint - conduit à l'antisémitisme et sert, en fait, de diversion à une politique impopulaire. Notre propos est cependant de prouver que la liaison entre l'antisionisme et l'antisémitisme est l'exception, tandis que le lien entre le sionisme et l'antisémitisme est plus fréquent et moins fortuit. Ce lien entre l'antisémitisme et le sionisme est double, de nature logique et historique.

Ce lien est logique. Ecoutez le langage classique de l'antisémitisme : l'élément juif est inassimilable, constituant dans les nations où il s'est introduit un corps étranger, nécessairement étranger, il doit en être isolé et si possible évacué. Ce raisonnement s'est souvent exprimé de manière très lapidaire : « les Juifs dans leur pays ». Or, les sionistes ne disent rien d'autre.

A les en croire, l'élément juif est inassimilable à cause du caractère inéluctable de l'antisémitisme. Theodor Herzl, le fondateur de la doctrine, ne fait sur ce point aucun mystère de ses convictions : « Parmi les populations, l'antisémitisme grandit de jour en jour, d'heure en heure, et doit continuer à grandir parce que les causes continuent à exister et ne sauraient être supprimées » 2. Quant à la formule lapidaire, « les Juifs dans leur pays », on la retrouve dans le programme du sionisme : elle résume en même temps qu'elle en traduit toute la politique.

L'antisémitisme et le sionisme nous confrontent avec un courant également antilibéral et également pessimiste, ils sont unis par la même opposition à une idéologie démocratique qui croit, parfois naïvement, au nécessaire et possible rapprochement des communautés ethniques, religieuses, etc.... Et il s'agit moins ici de justifier ou de dénoncer ce pessimisme que d'en constater la présence significative et dans le projet sioniste et dans la mentalité antijuive.

Or, l'histoire confirme la logique, et ce dès l'aube du mouvement sioniste. « D'honnêtes antisémites devront être associés à l'oeuvre (sioniste) pour y exercer en quelque sorte un contrôle populaire, tout en conservant leur entière liberté, précieuse pour nous »3. Ces paroles et la justification d'un antisémitisme « honnête », accompagnée de la revendication, pour ceux qui le pratiquent, d'une « liberté précieuse », sont de Herzl luimême.

Le fondateur du sionisme n'a pas précisé ce qu'il entendait par des antisémites « honnêtes », mais dans les faits, il a accordé des brevets d'honnêteté à des antisémites dont la liberté est loin d'avoir été précieuse pour les Juifs. C'est ainsi qu'il a - à la grande indignation des Juifs de l'époque - rencontré, en 1904, Plehve. le ministre de l'intérieur de la Russie tsariste, celui-là même que la communauté juive de Russie tenait, non sans raison, pour responsable du terrible pogrom de Kichinev. Plehve promit d'ailleurs à Herzl, « un appui moral et matériel au jour où certaines... mesures pratiques serviraient à diminuer la population juive de Russie » 4. Il n'est pas exclu qu'un calcul analogue ait inspiré Lord Balfour, dont la célèbre déclaration assura l'appui décisif de la Grande-Bretagne à l'entreprise sioniste, puisqu'il n'hésita pas à se faire élire, à la Chambre des Communes, sur une plateforme comprenant un projet de loi interdisant l'émigration en Angleterre et, singulièrement, l'émigration juive.

Ces citations et ces faits, pour troublants qu'ils soient, seront acceptés avec moins de gêne que la révélation de la collaboration qui se pratiqua entre sionistes et nazis. Pourtant, l'évidence est là. Ces actes de collaboration se déroulèrent tour à tour en Allemagne, en Autriche et en Hongrie et trouvèrent un défenseur convaincu en la personne d'Eichmann qui, converti au sionisme par la lecture de Herzl, se mit, selon le témoignage de la sociologue américaine Hannah Arendt, « à répandre le message sioniste dans les milieux S.S. » 5. Ses efforts ne furent pas tout à fait vains puisqu'il réussit à convaincre beaucoup de ses camarades que « les sionistes étaient les Juifs "décents", puisque, eux aussi, pensaient en termes "nationaux" » 6.

Un livre récent, s'appuyant sur des documents d'archives et rédigé par un auteur israélien, offre de cette collaboration entre nazis et sionistes - et en particulier de la complaisance relative, mais certaine, des hitlériens envers le sionisme - un faisceau de preuves convergentes. 7

Vive Israël, mort aux Youpins !

Ce sont là, dira-t-on, des cas extrêmes. Sans doute. Mais, plus près de nous, historiquement et géographiquement, la collusion entre l'antisémitisme et le sionisme ou la sympathie pour Israël, a frappé un observateur aussi peu suspect d'hostilité envers l'Etat hébreu que Marc Hillel. Parlant des événements de 1956, il reconnaît dans son livre que «!es antisémites les plus irréductibles deviennent pro-israéliens tout en continuant à détester leurs Juifs » 8 et, à propos des cortèges pro-israéliens qui se déroulèrent à Paris en juin 1967 : « on nota la présence de membres de l'extrême droite antisémite par tradition aux manifestations en faveur d'Israël » 9. Personne ne sait si les antisémites du genre de Xavier Vallat, ancien commissaire de Vichy aux Affaires juives, qui, en 1967, eut ce cri du coeur « Vive Israël, mort aux youpins ! », personne ne sait si ce genre d'individus forme ou non une catégorie nombreuse. Mais Vallat ne doit pas être tout à fait isolé dans son désir de voir prospérer les Juifs dans un « pays à eux » qui aurait l'immense mérite de débarrasser de leur présence les Etats où ils sont fixés.

Et pour ce qui est de la France particulièrement, on ne peut nier que la sympathie proisraélienne est alimentée depuis longtemps par la haine des Arabes et le désir de voir la défaite d'Algérie vengée aux dépens de Nasser et de ses alliés. Aspiration si profonde qu'elle a fait de partisans de l'Algérie française connus pour leur haine des Juifs des admirateurs passionnés de la virilité israélienne. Tixier-Vignancour se trouve, par exemple, dans ce cas.

En regard de la liaison logique et historique entre le racisme antijuif et la sympathie pour le sionisme, il faut, au contraire, opposer cette autre considération de fait : l'histoire du sionisme a longtemps été l'histoire de la lutte menée contre cette idéologie par des mouvements juifs. Les Juifs antisionistes se recrutaient, en effet, nombreux soit dans les milieux religieux qui n'envisageaient le retour des Juifs vers la « Terre promise » que sous une forme spirituelle, soit dans les milieux socialistes où l'on entendait unir les ouvriers juifs et non juifs dans le combat contre le capitalisme que l'on rendait responsable de l'antisémitisme. A quoi il faut ajouter la longue série de personnalités juives et non juives qui, peu suspectes d'antisémitisme, ont mené ou mènent la lutte contre le racisme et se posent en adversaires résolus de l'entreprise sioniste et de l'Etat d'Israël : liste interminable qui comprend les noms de Bertrand Russel. Isaac Deutscher, Erich Fromm, Mehdi Ben Barka, Rudi Dutschke, Elridge Cleaver, etc., etc. II ne s'agit d'ailleurs pas seulement de personnalités, mais de mouvements et de courants d'opinion. Ce sont les étudiants allemands radicaux de la S.D.S. qui se montrent les plus achamés dans le combat contre les séquelles du nazisme et dans l'opposition à Israël. Ce sont les formations et « groupuscules » d'extrême gauche qui, en France, sont le plus résolument opposés à l'israélophilie dont P. Viansson-Ponté disait récemment dans Le Monde qu'elle était surtout le fait de l'"establishment" français 10. Or, ces mêmes formations et « groupuscules », qui pourrait les accuser de complaisance envers le racisme en général ou, en particulier, envers l'antijudaïsme ?

Le sionisme contre les Juifs

On rétorquera à tout cela que s'en prendre à Israël, c'est nécessairement s'en prendre aux Juifs puisque, dans leur très grande majorité, les Juifs sont profondément attachés à l'Etat sioniste.

La gauche antisioniste ne peut laisser sans réplique un tel argument. Elle doit y répondre en montrant que, si elle s'oppose à l'entreprise sioniste, c'est parce que celle-ci est nocive non seulement aux Arabes, mais également aux Juifs. La première proposition se passe de démonstration, le sort des Palestiniens que l'implantation sioniste en Palestine a chassés de leur pays témoignant suffisamment de sa justesse. Il est plus important d'insister sur ce fait : nous autres qui critiquons et rejetons le sionisme, nous le faisons non par hostilité envers les Juifs, mais, bien au contraire, par refus de tout racisme, qu'il soit dirigé contre les Arabes, contre les Juifs ou contre toute minorité nationale ou ethnique.

Notre critique du sionisme est double et se place sur le plan des principes et sur celui des réalités concrètes. Des principes parce que la composante raciste du sionisme, pour ne pas être évidente et perçue par tous, n'en est pas moins certaine. Nous l'avons dit, le sionisme mise sur le caractère inéluctable de l'antisémitisme. C'est son postulat de base. Lorsque les Juifs sont menacés de persécution, les sionistes les invitent a rejoindre la Palestine, avec le consentement ou contre le gré (et en l'occurrence, contre le gré) des populations autochtones. Réflexe de défense, dira-t-on. Mais peut-on raisonnablement suggérer que la solution des nombreux problèmes que crée la tension entre communautés ethniques, religieuses ou nationales cohabitant sur un même territoire se trouve dans le départ de ces communautés ? Or, c'est cela la « solution sioniste ». Appliquée à d'autres cas, elle conduirait à pousser les minorités noires, irlandaises, espagnoles, etc.. etc., au départ, comme si le règlement du problème du racisme dans le monde se trouvait dans d'immenses mouvements migratoires ramenant « chez eux » les noirs, les Irlandais, les Espagnols et les Juifs. A ces derniers, le sionisme ne propose rien d'autre. C'est une proposition insoutenable.

Mais s'agit-il seulement d'une réplique (au demeurant inadéquate) à un péril physique et à une menace de persécution ?

Non, le sionisme est bien plus que cela. S'adressant récemment à des Juifs américains, Mme Golda Meïr n'a-t-elle pas déclaré que c'est " seulement leur immigration en Israël (qui) peut les sauver de l'assimilation " 11. Le danger que le sionisme est censé combattre, ce n'est donc plus la spoliation, la discrimination antijuive ou l'extermination des Juifs, mais leur «assimilation» au sein des nations. Il serait utile de préciser ici ce qu'on entend par «assimilation » et qui, si l'on excepte l'hypothèse condamnable d'une assimilation forcée, ne peut être que l'intégration harmonieuse d'une communauté au sein de la population qui l'environne. Et, une fois de plus, nous nous heurtons à cette analogie entre le langage des sionistes et celui des antisémites : il faut rejeter, comme impossible ou pernicieuse, i'assimilation des Juifs, le maintien de leur spécificité est une exigence si impérieuse qu'elle justifie leur émigration.

Certes, il n'y a rien en commun entre le sionisme et le nazisme et il faut à ce propos, regretter les formules mensongères et donc nocives identifiant Israël à un Etat fasciste et sa politique à l'hitlérisme. Mais il reste que, d'une certaine manière, le sionisme a pris le relais de l'antisémitisme. Ce dernier incitait les Juifs au départ ou au repli sur soi. Le sionisme ne fait rien d'autre et la politique qu'il mène à cet égard est, pour les Juifs, riche de périls. II tente de les persuader qu'ils sont non seulement citoyens du pays où ils sont fixés, mais aussi et même surtout citoyens d'Israël, liés à cet Etat par un devoir de civisme et une allégeance imprescriptible. Sont taxés de trahison envers leur peuple ceux qui nient ce devoir et rejettent cette allégeance.

Tant qu'il n'existe pas de différend important entre Israël et tel ou tel Etat où habitent des Juifs, ce principe d'allégeance peut n'apparaître que comme un fait sentimental secondaire. Mais lorsque la conjoncture internationale suscite entre l'Etat d'Israël et d'autres pays une tension ou un conflit, le problème cesse d'être de nature purement affective. Il est politique. On voit, dès lors, le grand rabbin de France prendre ouvertement position contre l'attitude de son pays ou de son gouvernement envers Israël - qui n'est pas son pays - et une série d'associations juives adopter un comportement semblable qui, faut-il le dire n'a rien à voir avec un quelconque sentiment d'internationalisme, mais dérive d'un attachement inconditionnel envers un Etat étranger.

Les antisémites ont toujours prétendu que les Juifs ne voulaient pas s'intégrer dans les pays où ils vivaient. C'était une contrevérité. Mais voila que, par l'effet d'une propagande systématiquement organisée, un grand nombre de Juifs se prêtent eux-mêmes à une opération qui les fait apparaître comme les nationaux d'un Etat étranger. Qui n'aperçoit l'utilisation que l'antisémitisme peut faire d'une situation aussi équivoque et aussi malsaine ? L'actualité ne souligne pas ce péril dans nos pays.

A la grande majorité des Français et des Belges, pour ne prendre que leur cas, Israël apparaît, consciemment ou non, comme la revanche de l'homme blanc et de l'Européen contre l'homme de couleur coupable d'arrogance. D'ou sa popularité actuelle.

Devant un tel état de choses, le rôle de la gauche est double : il consiste tout d'abord à rétablir les faits et à montrer quel est le rôle véritable de l'Etat d'Israël et à défendre les peuples qui sont victimes de sa politique. Le devoir de la gauche antiraciste est aussi de montrer qu'à la faveur d'un retournement dans l'opinion publique, l'israélophilie actuelle peut disparaître (d'autant qu'elle n'a pas de fondement sérieux) et faire place alors à une hostilité qui, à défaut de prendre pour cible l'Etat hébreu lui-même, s'en prendra aux communautés juives qui y sont inconditionnellement attachées. Cette hypothèse est lourde d'un péril qu'il faut à tout prix combattre : celui d'une renaissance de l'antisémitisme.

Non, les antisionistes ne sont pas antisémites. L'amalgame qu'on nous suggère et que l'on veut de plus en plus nous imposer ne repose sur aucune analyse sérieuse. Ne serait-il rien d'autre qu'une forme de chantage moral et intellectuel par lequel on voudrait empêcher tous ceux qui condamnent la haine antijuive, criminelle et imbécile, à ouvrir le dossier israélo-arabe et à l'examiner avec un minimum d'objectivité ? Il y a, dans l'argumentation utilisée à ce propos, trop de mauvaise foi pour qu'on puisse rejeter cette hypothèse.

Marcel Liebman MAI N°10 février 1970. Copyright MAI.

Bibliographie

1 Le Monde, 23-1-1970

2 T. Herzl, l'Etat juif, éd. Lipschitz, Paris, 1926, p.84. Souligné par nous.

3 Ibid., p. 137.

4 M. Bernfeld, Le sionisme. Etude de droit intemational public; Paris, Jouve, 1920, p. 399.

5 H. Arendt, Eichmann à Jérusalem; Paris, Gallimard, 1963; p. 52.

6 Ibid., p. 73.

7 E. Ben-Elessar, La diplomatie du IIIe Reich et les Juifs (1933-1939), Paris. Julliard, 1966.

8 M. Hillel, Israël en danger de paix; Paris, Fayard, 1968, p. 43.

9 Ibid., p ; 271

10 Le Monde

11 Israel aujourd'hui, 21-1-1970

Biographie succincte

Marcel Liebman (1929-1986) a enseigné l'histoire des doctrines politiques et la sociologie politique à l’Université Libre de Bruxelles et à la Vrije Universiteit Brussel. Connu comme historien du socialisme et du communisme, il a publié de nombreux essais réputés, notamment sur la révolution russe, le léninisme et le mouvement ouvrier belge. Il a été un précurseur du dialogue israëlo-palestinien.

De 1962 à 1967, il a été rédacteur dans l'hebdomadaire La Gauche et a fondé après 1968 la revue Mai qui exista jusqu'en 1973 et dont cet article est tiré.

En 1976, il a participé à la création de l’Association Belgo-Palestinienne, avec Naïm Khader et Pierre Galand, et en est devenu le secrétaire général.

Parmi ces écrits :

Né Juif : Une famille juive pendant la guerre, Labor, coll. « La Noria », Bruxelles, 1996, 2e éd. (1re éd. 1977), 192 p., (ISBN 2-8040-1122-4)

Marcel Liebman, Ralph Miliband, Le dilemme israélien : Un débat entre Juifs de gauche, Page Deux, coll. « Cahiers Libres », Lausanne, 2006, 94 p., (ISBN 2940189331)


Conflit Israel/Palestine : vérités chiffrées sur les morts palestiniens et sionistes israéliens, comparatif

Actualisation 04/03/09

Mercredi 04 Mars 2009
http://www.planetenonviolence.org/Antisemitisme-et-Antisionisme-L-impossible-amalgame-Marcel-Liebman_a1048.html
Par noesam - Publié dans : juifs antisionisme/Jews Against Zionism - Communauté : paix et tolérance
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