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Israèl est contre TORAH

*"Les sionistes me dégoûtent autant que les nazis."
(Victor Klemperer, philologue allemand d'origine juive, 1881-1960)

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L’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël constitue une révolte contre la volonté divine, contre la Torah, une révolte qui a engendré une vague interminable de violence et de souffrance. À l’occasion de la fondation de l’État hérétique, les juifs fidèles à la Torah pleurent cette tentative d’extirper les enseignements de la Torah, de transformer les juifs en une « nation laïque » et de réduire le judaïsme au nationalisme.......Nous déplorons les tragédies que la révolution sioniste a provoquées chez les Palestiniens, notamment des déportations, l’oppression et la subjugation..Que nous méritions que cette année toutes les nations, en acceptant la souverainet

é divine, puissent se réjouir dans une Palestine libre et dans une Jérusalem libre! Amen. Offert par Netouré Karta International : www.nkusa.orglink

                                               


   

 


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Histoire et relations internationales

Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 10:45

Le piège : Afghanistan 1979-2009


Le président Obama vient de choisir l’escalade militaire en Afghanistan où l’OTAN affronte l’insurrection pashtoune, assimilée par la propagande à l’obscurantisme religieux. Ce faisant Washington s’engage dans un nouveau bourbier. L’analyste italien Tiberio Graziani observe ici que le piège afghan, qui avait été créé par les États-Unis en 1979 pour nuire aux Soviétiques, se referme aujourd’hui sur eux.

Le piège : Afghanistan 1979-2009
Insurgés afghans paradant sur la carcasse d’un hélicoptère soviétique. À l’époque, les moujahidin étaient considérés par Washington comme des « combattants de la liberté », aujourd’hui, ils abattent des hélicoptères de l’OTAN et sont qualifiés de « terroristes taliban ».

1979, l’année de la déstabilisation

Parmi les divers évènements de la politique internationale de l’année 1979, il y en a deux qui sont particulièrement importants à souligner, pour avoir contribué au bouleversement de la géopolitique mondiale basée à l’époque sur la confrontation entre les USA et l’URSS.
Il s’agit de la révolution islamique d’Iran et de l’aventure soviétique en Afghanistan.
Comme on le sait, la prise du pouvoir par l’ayatollah Khomeiny élimina un des piliers fondamentaux sur lesquels reposait l’architecture géopolitique occidentale, édifiée par les États-Unis à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale.
L’Iran de Reza Pahlavi représentait, dans les relations de pouvoir entre les États-Unis et l’URSS, en particulier au niveau géostratégique, un pion très important dont la disparition poussa le Pentagone et Washington à une révision profonde de leur politique régionale.
En fait, un Iran autonome et hors de contrôle introduisait, sur l’échiquier géopolitique régional, une variable qui compromettait potentiellement toute la cohérence du système bipolaire.
En outre, le nouvel Iran, comme puissance régionale anti-étatsunienne et anti-israélienne, possédait également toutes les caractéristiques (en particulier, l’étendue et la centralité géographiques, ainsi que l’homogénéité politico-religieuse) pour prétendre à l’hégémonie sur une partie au moins du Proche-Orient, en opposition ouverte avec les aspirations analogues et les intérêts d’Ankara, de Tel-Aviv —les deux solides piliers de la stratégie régionale de Washington— et d’Islamabad.
Pour ces raisons, les stratèges de Washington, conformément à leur « géopolitique du chaos » bicentenaire, poussèrent immédiatement l’Irak de Saddam Hussein à déclencher une guerre contre l’Iran.
La déstabilisation de toute la région permettait à Washington et à l’Occident de se donner du temps pour mettre au point une stratégie à long terme, et de « harceler sur ses flancs », en toute tranquillité, l’ours soviétique.
Comme l’a révélé, il y a onze ans, Zbigniew Brzezinski [1], conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter, lors d’une interview donnée à l’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur [2], la CIA avait pénétré en Afghanistan, en vue de déstabiliser le gouvernement de Kaboul, en juillet 1979 déjà, soit cinq mois avant l’intervention de l’armée soviétique.
La première directive par laquelle Carter autorisait l’action clandestine pour aider secrètement les adversaires du gouvernement pro-soviétique date, en fait, du 3 juillet 1979.
Le même jour, le stratège étatsunien d’origine polonaise écrivit une note au président Carter, dans laquelle il expliquait que sa directive conduirait Moscou à intervenir militairement.
Cela se réalisa parfaitement à la fin de décembre de la même année.
Toujours dans la même interview, Brzezinski rappelle que, lorsque les Soviétiques entrèrent en Afghanistan, il écrivit une autre note à Carter, exprimant l’opinion que les USA avaient finalement l’occasion de donner à l’Union soviétique « sa guerre du Vietnam ».
Le conflit, insoutenable pour Moscou, devait conduire, selon Brzezinski, à l’effondrement de l’empire soviétique.
Le long engagement militaire des Soviétiques en faveur du gouvernement communiste de Kaboul contribua, en effet, à affaiblir encore davantage l’Union soviétique, déjà en proie à une importante crise interne, aussi bien sur le plan politique que socio-économique.
Comme nous le savons aujourd’hui, le retrait des troupes de Moscou du théâtre afghan laissa toute la région dans une situation d’extrême fragilité politique, économique, et surtout géostratégique. En effet, dix ans seulement après la révolution iranienne, la région tout entière avait été complètement déstabilisée au profit exclusif du système occidental. Le déclin, contemporain et inéluctable, de l’Union soviétique, accéléré par son aventure en Afghanistan et, ultérieurement, le démembrement de la Fédération yougoslave (une sorte d’État tampon entre les blocs occidental et soviétique) dans les années 90, ouvrirent la voie à l’expansion des États-Unis —de l’hyper-puissance, selon l’expression du ministre français Hubert Védrine— dans l’espace eurasien.
Succédant au système bipolaire, une nouvelle saison géopolitique allait s’ouvrir : celle du « moment unipolaire ».
Le nouveau système unipolaire aura, toutefois, une vie très courte, qui se terminera —à l’aube du XXIe siècle— avec la réaffirmation de la Russie en tant qu’acteur mondial et l’émergence concomitante, économique et géopolitique, de la Chine et de l’Inde, les deux États-continents de l’Asie.

Les cycles géopolitique de l’Afghanistan

L’Afghanistan, en raison de ses spécificités, relatives, en premier lieu à sa position par rapport à l’espace soviétique (frontières avec les Républiques —à l’époque soviétiques— du Turkménistan, d’Ouzbékistan et du Tadjikistan), à ses caractéristiques géographiques, et aussi à son hétérogénéité ethnique, culturelle et confessionnelle, représentait, aux yeux de Washington, une grande partie de l’ « arc de crise », c’est à dire de cette portion de territoire qui s’étend des frontières sud de l’URSS à l’océan Indien. Le choix, comme piège pour l’Union soviétique, était donc tombé sur l’Afghanistan pour d’évidentes raisons géopolitiques et géostratégiques.
Du point de vue de l’analyse géopolitique, l’Afghanistan représente en fait un excellent exemple d’une zone de crise, où les tensions entre les grandes puissances se manifestent depuis des temps immémoriaux.
Le territoire actuellement dénommé République islamique d’Afghanistan, où le pouvoir politique a toujours été structuré autour de la domination des tribus pachtounes sur les autres groupes ethniques (Tadjiks, Hazaras Ouzbeks, Turkmènes, Baloutches), s’est constitué à la frontière de trois grands dispositifs géopolitiques : l’Empire mongol, le khanat ouzbek et l’Empire perse. Et ce sont les différends entre ces trois entités géopolitiques limitrophes qui détermineront son histoire.
Pendant les XVIIIe et XIXe siècles, lorsque l’État se consolidera en tant que royaume d’Afghanistan, la région deviendra l’objet de différends entre deux autres entités géopolitiques majeures : l’Empire de Russie et la Grande-Bretagne. Dans le cadre du « grand jeu », la Russie, puissance continentale, dans sa poussée vers les mers chaudes (océan Indien), l’Inde et la Chine, se heurte à la puissance maritime britannique, qui tente, à son tour, d’encercler et de pénétrer la masse de l’Eurasie, vers l’est en direction de la Birmanie, de la Chine, du Tibet et du bassin du Yangtze, en s’appuyant sur l’Inde, et vers l’ouest en direction de l’actuel Pakistan, de l’Afghanistan et de l’Iran jusqu’au Caucase, à la mer Noire, à la Mésopotamie et au Golfe Persique.
Dans le système bipolaire, à la fin du XXe siècle, comme on l’a vu plus haut, l’Afghanistan est une fois de plus le théâtre de la compétition entre une puissance maritime, les USA, et une puissance continentale, l’URSS.
Aujourd’hui, après l’invasion étatsunienne de 2001, ce que Brzezinski avait, de façon présomptueuse, appelé le piège afghan des Soviétiques, est devenu le cauchemar et le bourbier des États-Unis.




 Tiberio Graziani
Directeur d’Eurasia –Rivista di studi geopolitici– et de la collection Quaderni di geopolitica aux Edizioni all’insegna del Veltro (Parme, Italie). Co-fondateur de l’Istituto Enrico Mattei di Alti Studi per il Vicino e Medio Oriente. Professeur à l’Istituto per il Commercio Estero (placé sous l’autorité du ministère italien des Affaires étrangères).


[1] « La stratégie anti-russe de Zbigniew Brzezinski », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 22 octobre 2004.
[2] Le Nouvel Observateur, 15-21 janvier 1998, p. 76.


Par noesam - Publié dans : Histoire et relations internationales
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 21:31
Lobby Macarthyste CRIF AIPAC...

Fonctionnement D’AIPAC Vu De L’intérieur – AIPAC, Un Etat (Etranger) Dans L’Etat Américain

Dans un article publié dans The Nation/Edition du 2 Novembre, intitulé «Confessions of an AIPAC Veteran» d’Helena Cobban, Tom Dine, ancien directeur du puissant lobby sioniste à Washington lui révèle comment celui-ci fonctionne. Le Congrès Juif Européen s’installe à Bruxelles pour faire du Lobbying intensif en faveur d’Israël.



Fonctionnement D’AIPAC Vu De L’intérieur – AIPAC, Un Etat (Etranger) Dans L’Etat Américain

Dans les années 80, Helena Cobban et Tom Dine alors directeur d’AIPAC étaient deux adversaires acharnés la première essayant de convaincre les responsables politiques de Washington que les Palestiniens étaient des gens comme les autres et qu’il fallait discuter avec leurs dirigeants alors que le second s’évertuait à les diaboliser et saper la carrière politique de quiconque ne soutenait pas inconditionnellement Israël.

C’est ce qui est arrivé en 1982 au Sénateur de l’Illinois, Paul Findley, un vétéran de la politique américaine qui 4 ans auparavant avait rencontré le dirigeant de l’OLP, Yasser Arafat, obtenant de lui un document soutenant la solution à deux états, une «de facto reconnaissance d’Israël » selon Findley. AIPAC a financé la campagne de son adversaire afin de faire un exemple, que les membres du Congrès comprennent qui était le maître à bord, et qu’ils leurs fallait suivre inconditionnellement sa position pro israélienne ou risquer une fin de carrière politique anticipée.

Dine a aussi révélé à Cobban qu’il a passé des samedis matin entier à discuter en privé, sans qu’aucun aide ne soit présent, avec le Secrétaire d’Etat sous Reagan, George Shultz, parlant d’aspects vitaux de la politique étrangère US au Moyen Orient, notamment des ventes d’armes.

L’interview de Tom Dine par Helen Cobban s’est passée à Damas ou ce dernier - qui a quitté la direction d’AIPAC en 1993, après 13 ans de bons et loyaux services, et s’est significativement rapproché du camp de la paix, collaborant récemment avec l’ Israel Policy Forum (IPF) une organisation qui soutien la solution à deux états -œuvre actuellement à un rapprochement US –Syrie.

Tome Dine, né en 1940 à Cincinnati, diplômé de l’UCLA en histoire de l’Asie du Sud, a été assistant de l’ambassadeur US à New Dehli pendant deux ans, puis de retour à Washington a travaillé pour le Sénateur Frank Church pendant 5ans, 4 ans pour le Senate Foreign Relations Committee sous Edmund Muskie, et un an pour Ted Kennedy. « Avec Ted Kennedy, j’étais supposé m’occuper de politique de défense, mais en réalité j’orchestrais les efforts pour lui rallier les votes juifs » a-t-il expliqué.

Lorsqu’en 1979 Kennedy a lancé sa campagne pour la présidentielle, se présentant pour les primaires démocrates contre le président Jimmy Carter, Dine a travaillé dur pour Kennedy. «C’est au cours de cette campagne que j’ai rencontré la communauté juive organisée… Ils étaient les rois de la ville ! ». En Mars 1980, Kennedy a obtenu une victoire surprise aux primaires de New York. Le soutien obtenu auprès de la communauté juive y était pour beaucoup, ce d’autant plus que l’ambassadeur US de l’Administration Carter à l’ONU n’avait pas réussi à protéger Israël d’un vote du Conseil de Sécurité dénonçant la colonisation en Cisjordanie. C’est à ce moment là que le conseil d’administration d’AIPAC a offert à Dine le poste de directeur exécutif.

Dine pensait que le style de son prédécesseur à la tête d’AIPAC, Morris Amitay, était trop arrogant. Il voulait reprendre le comportement plus discret adopté dans les années 50 par le fondateur d’AIPAC, Isaiah « Si » Kenen. Néanmoins Dine a reconnu avoir «donné à AIPAC une visibilité. Vous ne pouvez pas développer une institution sans que les gens ne la connaissent.» En 1981 il a livré une bataille acharnée pour bloquer la vente d’avions AWACS à l’Arabie Saoudite que l’Administration Reagan avait proposée. Il a failli perdre cette bataille, mais a réussi à convaincre George Shultz alors secrétaire d’état, de l’inutilité d’une telle confrontation et obtenu d’avoir des discussions en tête à tête les samedi matin. « Nous parlions des futures vente d’armes, de sorte que nous n’ayons plus à nous trouver dans une telle situation de confrontation, c’est une des meilleurs choses qui me soit arrivé, cette association avec George Shultz » a dit Dine. Questionné sur le fait qu’il ait pu discuter de projets de ventes d’armes avec des responsables israéliens avant de se rendre à ces tête à tête avec Shultz, Dine a répondu : « parfois oui, parfois non. Mais certainement avec des personnes au sein de l’exécutif et à Capitol Hill que je respectais. »

Dine avait selon lui quatre objectifs quand il a pris la tête d’AIPAC :

1. Personnellement il voulait diriger une organisation
2. Il voulait stimuler la participation juive dans la vie politique américaine comme cela ne s’était pas vu auparavant
3. Il avait toujours considéré les relations US-Israël comme précaires…et voulait les étoffer, les rendre plus proches et plus fortes.
4. « Si vous les rendez proches et fortes et que vous accroissez la participation politique juive…alors Israël peut prendre le risque de faire la paix »

Les effets de la campagne de Dine pour stimuler la participation juive dans la politique US se sont vite faits sentir aux Etats Unis. Findley n’était pas le seul sénateur qui, ayant dépassé la ligne rouge tracée par AIPAC s’est retrouvé avec un adversaire soutenu financièrement par le réseau national de contributeurs de Dine/AIPAC. Après avoir perdu sa réélection en 1982, Findley a publié un livre «They Dare to Speak Out : People and institutions Confront The Israel’s Lobby ». Le livre détaille les campagnes menées par AIPAC au début des années 80 qui, selon Findley, ont conduit à la défaite d’autres candidats aux postes de Sénateurs, tels Charles Percy et Adlai Stevenson III.

Tous les amis et ennemis d’AIPAC reconnaissent que sa puissance se manifeste activement au niveau du Congres. Au Congres, l’AIPAC déploie un réseau de supporters soutenant inconditionnellement Israël qui ont construit au préalable des relations avec des personnalités politiques dont la carrière est en phase ascendante ou qui va le devenir. Ils notent assidument toutes les actions et attitudes manifestées à l’égard des préoccupations d’AIPAC. Au QG d’AIPAC, ils apportent leur aide à ce processus en distribuant des informations sur comment chaque Sénateur a voté sur des sujets d’intérêt pour AIPAC. En 1982, Dine a embauché M.J Rosenberg pour être le distributeur en chef de ces informations en éditant un bi hebdomadaire « Near East Report » qu’AIPAC envoie à tous les membres et supporters.

Dine a également passé durant ces années au service d’AIPAC de longs moments à discuter avec le premier ministre israélien Isaac Rabin. «Ce n’est pas un secret qu’il était alcoolique- - ou qu’il aimait bien boire. J’avais l’habitude de lui acheter son Johnny Walker Red. Il buvait une bouteille d’un trait. Les meilleures conversations que j’ai eu avec lui c’était dans les années 80 alors qu’il n’occupait plus de fonction politique, des conversations à un niveau intellectuel profond. La majeure partie de ces discussions portaient sur la défense d’Israël. La première Intifada a été un tournant pour lui quand il est revenu au pouvoir (comme premier ministre) en 1992, il était prêt pour la paix ».

Dans la communauté juive pro sioniste américaine, la victoire de Bill Clinton en 1992 a été accueillie avec enthousiasme. Clinton venait de battre Bush père quelques mois après que celui-ci ait osé lier l’octroi d’un emprunt de 10 milliards de $ au gel des constructions dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée. De plus, Clinton avait un grand nombre de conseillers pro-sionistes. Son premier responsable pour les questions du Moyen Orient au Conseil National de Sécurité était Martin Indyk, un australien rapidement naturalisé américain qui avait été vice directeur de recherche d’AIPAC avant de le quitter en 1985 pour fonder une boîte à penser très pro Israël, Le Washington Institute for Near East Policy.

Mais pendant la période Clinton, Dine n’a pas fait long feu. En 1993, il a du démissionner après qu’un journaliste israélien ait publié un livre dans lequel il était cité disant : «je ne pense pas que le commun des Juifs se sente à l’aise avec les ultras orthodoxes …Leur image sent mauvais». C’est Steve Rosen qui a orchestré son limogeage, selon Dine, lui étant plutôt libéral alors que Rosen est un Likudnik. Plus tard, Rosen a lui aussi été limogé d’AIPAC après avoir été accusé d’espionnage pour le compte d’Israël en 2005.

Après son éviction d’AIPAC, Dine est devenu président de Radio Free Europe/Radio Liberty, une radio financée par le gouvernement US et dont les principales activités sont de déverser sur les ondes la propagande américaine. Il a fait de RFE/RL le bras « soft » de la propagande US dans les pays musulmans, mais aussi en Europe de l’Est, où elle émet des Balkans jusqu’en Afghanistan. Il a passé 8 ans au QG de RFE/RL à Prague.

En 2007 il est retourné à Washington et est devenu haut conseiller politique pour l’Israël Policy Forum de tendance libérale sioniste. En 2008, l’organisation Search for Common Ground basée à Washington cherchait à recruter quelqu’un pour diriger un projet pour améliorer les relations US Syrie. Dine a fait acte de candidature et depuis il s’est rendu 4 fois en Syrie.

Mais malgré cette « ouverture » en direction de pays « ennemis » de l’état sioniste, Dine reste proche de la position traditionnelle d’AIPAC : soutien inconditionnel à Israël. Questionné sur le fait que résoudre le conflit israélo palestinien était dans l’intérêt des Etats Unis, au lieu de répondre à cette question il a expliqué pourquoi le résoudre était dans l’intérêt d’Israël.

On évoque souvent dans le cas des Sionistes juifs américains le problème de double allégeance. Pour ce qui est de Dine, et de tout ceux qui soutiennent et agissent pour le compte d’AIPAC, la question ne se pose pas. Ils agissent d’abord et exclusivement pour satisfaire les intérêts du régime sioniste. Cela vaut aussi pour les pro-sionistes qui s’activent dans les hautes sphères politiques en Europe.

Pour mieux défendre les intérêts du régime sioniste le Congrès Juif Européen ouvre un bureau à Bruxelles

Récemment, le Congrès Juif Européen a ouvert un bureau permanent à Bruxelles pour, selon ses dires, «encadrer le conflit israélo arabe». Sous couvert de « combat contre l’antisémitisme et de défense des causes juives » c’est à un véritable Lobbying intensif auquel veut se livrer le CJE. Selon son président, Moshé Kantor, le nouveau bureau de Bruxelles (de facto capitale de l’Union européenne) situé Porte de Namur, permettra au CJE de mener «un travail constant et quotidien auprès des parlementaires européens, de rendre visite à des personnalités politiques, et à d’autres groupes de Lobbying». Le bureau du CJE (EJC en anglais) Bruxelles a 4 employés qui vont prendre le relais du bureau de Paris, qui lui emploie 6 personnes, afin de défendre sur place la position d’Israël auprès de l’UE.

L’inauguration de ce bureau de Lobbying sioniste a donné lieu à une cérémonie où on a pu croiser le président de la commission européenne, Jose Manuel Barroso, et celui du parlement européen, Jerzey Buzek.

Au menu du Lobbying, l’Iran et son programme nucléaire. Mais c’est le rapport Goldstone qui a suscité le lancement d’une première campagne de Lobbying intense, le CJE/EJC faisant pression avant son vote au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève pour que les pays européens votent contre.

Le message distillé à Bruxelles et Paris a été reçu 5 sur 5 par la Sarkosie qui a refusé de participer au vote, une manière de cracher sur ce qui a fait la réputation de la France à l’étranger : la défense des droits de l’homme.

Jeudi 22 Octobre 2009
Myriam Abraham


Dans la même rubrique :

Répression envers la critique de l’occupation israélienne - L'EJJP proteste - 16/02/2006

http://www.planetenonviolence.org/Fonctionnement-D-AIPAC-Vu-De-L-interieur-AIPAC,-Un-Etat-Etranger-Dans-L-Etat-Americain_a2041.html
Par noesam - Publié dans : Histoire et relations internationales
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 16:10
Diable, quel crime de la pensée peut-il être pire que de nier l'holocauste?
Ne vous inquiétez pas si vous séchez car j'ai la réponse. Celle-ci nous est fournie par un de ces génies qui peuplent l'entité qui a usurpé le sol de Palestine, j'ai nommé M. Michael B. Oren, ambassadeur de l'entité sioniste à Washington.

Le rapport Goldstone va plus loin qu'Ahmadinejad et les négateurs de l'holocauste en dépouillant les Juifs non seulement de leur capacité et de leur besoin mais aussi se leur droit de se défendre. Si un pays peut être bombardé par plusieurs milliers de roquettes sans jamais pouvoir justifier de la protection de ses habitants, alors le problème n'est pas les méthodes par lesquelles ce pays survit mais s'il peut simplement survivre. Mais plus insidieusement, le rapport ne fait pas que lier les mains d'Israël; il décrit les Juifs comme les assassins délibérés d'innocents - comme les Nazis. Et un Etat nazi non seulement n'a ni le besoin ni le droit de se défendre; il doit au contraire être détruit.
 C'est drôle, je suis d'accord avec la conclusion de ce paragraphe.

Retenons donc que selon une autorité incontestable (prix Nobel en vue), soutenir le rapport Goldstone est plus grave que nier l'holocauste. Dur, dur d'être un sioniste doit se dire en ce moment le juge Richard Goldstone. Il est vrai que Michael B. Oren a mis la barre vraiment très haut; trop haut pour les athlètes Barack Obama, Gordon Brown ou Nicolas Sarkozy (surtout pour lui, c'est vrai),
Ne nous faisons dès lors aucune illusion sur le sort que la "communauté internationale" (c.à.d. les USA et un ensemble d'Etats à géométrie variable selon leurs intérêts du moment) réservera à ce rapport.

De deux choses l'une: soit M. Oren a raison (contre la Raison), soit il minimise l'holocauste, ce qui est un délit en France.

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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /2009 00:28
Le Lobby Macarthyste : CRIF AIPAC ADL...

Holocauste Des Juifs En Chiffres, Un Tabou ?

Combien ?

6 millions ? 5,6 millions ? 5,9 millions ? Plus, moins ? Et combien seraient-ils maintenant, si ....?



Holocauste Des Juifs En Chiffres, Un Tabou ?

Dans un article publié dans le quotidien israélien Haaretz le 19/04/09, intitulé "Combien de Juifs il y aurait-il s'il n'y avait pas eu l'Holocauste", le professeur et démographe Sergio Della Pergola, qui occupe la chaire Shlomo Argov sur les relations Israël Diaspora à l'Université de Jérusalem et y est aussi directeur de la Division Démographie Juive et Statistiques, essaie de faire une estimation des conséquences négatives que le génocide des Juifs par les Nazis lors de la Seconde Guerre Mondiale a eu sur la démographie juive dans son ensemble. Pour lui, l'Holocauste a porté un coup mortel tout particulièrement aux Juifs d'Europe de l' Est à cause surtout de leur structure démographique spécialement jeune, tout particulièrement à cause du nombre d'enfants. 1,5 millions d'enfants juifs auraient péri. Cela a eu des conséquences négatives à long terme, avec des ramifications quantitatives bien au delà de ce que l'on pense.

Dans un article à venir dans le "Beshvil Hazikaron" un périodique de Yad Vashem, il écrit :

" cela a été la destruction d'une génération, et ce qui nous manque maintenant ce n'est pas seulement une génération, mais leurs enfants et les enfants de leurs enfants".

Selon Pergola, il y aurait maintenant jusqu'à 32 millions de Juifs dans le monde au lieu des 13 millions actuellement recensés. Il affirme qu'à cause de l' Holocauste le nombre de Juifs dans le monde est particulièrement bas. " A présent, le pourcentage de Juifs dans le monde est constamment en déclin. Avant l' Holocauste, le taux était de 8 Juifs pour 1000 personnes dans le monde, aujourd'hui il est de 2 pour 1000."

Pergola note aussi dans son article que des estimations variées porte le nombre de Juifs tués dans l' Holocauste à 5,6 et 5,9 millions et qu'une partie du problème en indiquant des chiffres réside dans la question de savoir "qui est Juif", il écrit, car certains de ceux qui ont été tués s'étaient convertis au Christianisme avant l' Holocauste ou étaient partiellement Juif.

Combien ?

6 millions ? 5,6 millions ? 5,9 millions ?

Plus, moins ?

Et combien seraient-ils maintenant, si .... ?

Qui sait ?

A Sobibor, 200 000 personnes ont péri aux mains des Nazis. Parmi eux 29 000 Juifs.

Est -ce JUSTE d'invoquer constamment l'assassinat des 29 000, et de reléguer dans les placards de l'Histoire celui des 171 000 ?


Dimanche 19 Avril 2009
Myriam Abraham
http://www.planetenonviolence.org/Holocauste-Des-Juifs-En-Chiffres,-Un-Tabou_a1881.html
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /2009 09:21
Ce qui s’est passé pendant la guerre du Ramadan ou guerre du Kippour en octobre 1973 nous apprend à ne pas perdre l’espoir.

Aujourd’hui, avec la lâcheté de beaucoup de dirigeants arabes et musulmans (mais pas tous) devant ce qui se passe en Palestine, l’on pourrait douter que la nation arabo-musulmane puisse un jour avoir un nouveau Salah-Eddine (qui fut Kurde d’ailleurs). Cependant, ce qui s’est passé pendant la guerre du Ramadan ou guerre du Kippour en octobre 1973 nous apprend à ne pas perdre l’espoir.

Ci-dessous des photocopies du journal arabe Al-Hayat (la Vie) du 21 octobre 1973, quelques jours avant la fin de la guerre. Ces photocopies immortalisent un événement inoubliable qui a marqué l’histoire et qui, pour une fois, a fait honneur aux Arabes et aux Musulmans.

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Photocopie du titre du journal Al-Hayat (la Vie), Beyrouth, Liban, avec sa devise « La Vie n’est que conviction et jihad », daté du dimanche 21 octobre 1973

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Dans les quatre premières lignes de la première page, on peut lire :

« Kissinger commence ses pourparlers avec Brejnev pour trouver une solution. »
« Le Roi Fayçal répond à la persistance du soutien militaire américain à Israël. »
« L’arrêt de l’exportation du pétrole saoudien à l’Amérique. »
« Al-Sadat a déjà été informé et les forces saoudiennes effectuent des attaques réussies au Golan. »

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Ici on peut lire que le roi Fayçal a mis à exécution sa menace en ordonnant d’arrêter l’exportation du pétrole aux Etats-Unis à cause de sa position de soutien à Israël et que ceci fait partie des actions effectuées par le roi pour soutenir la bataille de libération menée par les Arabes pour libérer leurs terres.

On rappelle que le roi a déjà émis plusieurs avertissements mais que les Etats-Unis ont insisté à soutenir Israël notamment en établissant un pont aérien pour lui fournir des armes et des avions.

On dit que la décision a été prise après concertation avec le président Al-Sadat qui s’est montré reconnaissant ainsi que tous les milieux diplomatiques et populaires.

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Dans cette colonne, il y a un appel saoudien au Jihad diffusé la veille par le ministère de l’Intérieur à l’adresse des fils du royaume.

On peut y lire : « Avec l’orientation de Sa Majesté le Roi Fayçal, le ministère de l’Intérieur exhorte les fils de notre chère patrie et les frères résidents de porter secours aux frères combattants sur les deux fronts, égyptien et syrien, qui donnent leurs âmes pour affronter l’ennemi israélien meurtrier, en répondant ainsi à l’appel d’Allah pour proclamer le Jihad afin de protéger la foi et défendre les musulmans contre l’agression sioniste criminelle... »

On croit rêver !!! C’était une position unique qui ne s’est malheureusement plus reproduite, car les maîtres des ténèbres ont appris et font désormais attention avant de laisser quiconque prendre les commandes et au cas où ils se seraient trompés, ou que leur valet aurait évolué pour plus de patriotisme, ils trouveraient toujours des prétextes pour l’éliminer. L’histoire toute récente du président Saddam Hussein qui est passé de son statut du chien de l’Occident à l’ennemi à abattre, en est le meilleur exemple.

D’ailleurs, même le roi Fayçal a fini par payer de sa propre vie sa position courageuse, pour intégrer la caravane des martyrs par la grâce de Dieu. Celui qui, selon le journaliste français Chris Kutschera, quand on lui demande quel est son plus grand souhait, il répond invariablement : « Aller prier encore une fois à la mosquée Omar à Jérusalem », il a fini assassiné le 25 mars 1975 par l’un de ses neveux qui venait de rentrer des Etats-Unis !

Mais qui sait ? L’héroïsme inimaginable des enfants de Gaza et la ténacité extraordinaire de la résistance qui ne capitule jamais et ne cesse de renaitre de ses cendres, sont en train de changer la donne et de tout bouleverser.

Les corps déchiquetés, le sang coulé, les familles, voire les animaux, décimées, les orphelins, les veuves et les veufs en pleurs, les mosquées, les maisons, les écoles et les hôpitaux rendus en gravas et poussière, des coups avec une violence inouïe encaissés avec une dignité que nous, les consommateurs du monde « libre et démocratique », nous ne pouvons comprendre, encaissés sans se soumettre et sans s’incliner, tout cela est en train de réveiller les consciences des Hommes qui commencent à se lever et à se mettre en marche pour abattre des murs et prendre des Bastilles. Un mouvement, on peut le constater facilement, qui inquiète les maîtres des ténèbres, qui multiplient les réunions, les déclarations et les mesures pour nous duper, arrêter la marche des Hommes debout et nous endormir de nouveau.

Rendons grâce aux gens et aux résistants de Gaza, et faisons en sorte que nous méritions le cadeau qu’ils nous ont offert en veillant à ne pas perdre la flamme qu’ils nous ont allumée.

5 février 2009 - Pour Info-Palestine.net
Par noesam - Publié dans : Histoire et relations internationales - Communauté : paix et tolérance
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 10:05

RETOUR SUR LE NAZISME


Son livre (Mein Kampf) devrait être étudier dans un cadre scientifique pour éviter la survivance d'un Néo-Nazisme, d'un " Quatrième Reich Américain ", vu l'ampleur de la situation comptemporaine, ou une Propagande Orwellienne Occidentale, Sioniste, Collaboratrice martèle un climat Anti-Arabe, Islamophobe, contre un Pseudo-Terrorisme, sans doute inventer par l' Empire et ses Services Secrets (CIA...), pour éliminer Toutes Formes de Résistance, d'Autogestion... contre le Diktat du Nouvel Ordre Mondial.

Crise économique (faillite,chomage, inflation...) et Psychose... vont réveiller le Nazisme en Allemagne. Bizarrement, cela, dans une société cultivée, avec une Classe Moyenne Bourgeoise. Malgré ça, un Processus de Dégradation va Prolétariser la société allemande et la radicalisée vers l'Extrèmisme et le Fanatisme. Vers le Conditionnement de tout un peuple, au besoin d'un Sauveur, d'un Saint: Adolf Hitler. Son livre Mein Kampf, révélera sa Conspiration de Domination du Monde: Sélection Naturelle, Loi du plus Fort (appliquée aux Animaux, à l'Homme, à la Civilisation) du Darwinisme Social de Herbert Spencer, Xénophobie contre les Minorités, Complot Juif avec le Communisme et le Capitalisme, Germanisation, Colonisation (besoin de terres et colonies), Alliance, Réunification, Ordre et Hiérarchie (opposée à la société sans classe: Le Marxisme), Expansion, Impérialisme, Culte de la Personnalité, Culte de la Force, Purification ethnique Planifiée, élargissement de l' Espace Vital.. Au niveau économique et militaire:le Réarmement prime, avec l' augmentation du Budget de la Défense (par des emprunts à des banques privées), la construction d'autoroute... Cette solution à court terme va permettre de nourrir son peuple et d'éradiquer le chomage (le plein emploi). En échange de la fin de la Démocratie et d'un changement de la Législation. En outre, Hitler aura le soutien des Hommes d'affaires de la Droite Conservatrice, jusqu'a devenir Chancelier, puis, le Reichsführer de cette " Utopie ". Remarque Importante, son livre devrait être étudier dans un cadre scientifique pour éviter la survivance d'un Néo-Nazisme, d'un " Quatrième Reich Américain ", vu l'ampleur de la situation comptemporaine, ou une Propagande Orwellienne Occidentale, Sioniste, Collaboratrice martèle un climat Anti-Arabe, Islamophobe, contre de Pseudo-Terroriste, sans doute inventer par l' Empire et ses Services Secrets (CIA...), pour éliminer Toutes Formes de Résistance, d' A utogestion... contre le Diktat du Nouvel Ordre Mondial. Au niveau Politique:le parti ouvrier Nazi (NSDAP: national socialisme), au départ un parti minoritaire, va devenir une Véritable Religion d'après Joseph Goebbels et son Journal de 1923-1933, avec ses Rites, Slogan en guise de Prière: " C'est la faute des juifs " au lieu de " C'est la faute du capitalisme "... Aussi, le Troisième Reich aura ses propres Mercenaires, Milices paramilitaires (Chemise Brune, SA, SS, la Gestapo...), qui auront tous les droits sur les opposants. En plus d' intimider, d'interdire, puis d'éliminer les autres partis politiques (communiste...), l'usage de la Force, sera toujours au premier plan, au lieu de la Diplomatie, de la Négociation : " des leurres " pour Hitler. Très populaire, ce parti sera source de prestations sociales, mutuelles, loisirs, fêtes, protection de la mère, soutien à l'éducation physique de la jeunesse ... En fait, il s'agit d'un Etat Totalitaire contrôlant tous les aspects de la vie des citoyens. Et embrigadant la jeunesse dans des associations contrôlées par l'état: ex les Jeunesses hitlériennes... Tous cela, proche du Fascisme de l'Italien Giovanni Gentile, et sa trinité: Etat Policier, Propagande, Censure. Au niveau scientifique: la Science Génétique (l'Eugénisme), pillier du Nazisme, aura pour but de créer, sélectionner un Homme nouveau " un Sur-Homme ". Mais aussi, une Anthropologie des peuples " inférieurs " (Tzigane, Noir, Asiatique, Juif...), source de Polution Génétique lors de Métissage. Jusqu'à l'Extermination Industrielle et Scientifique des " indésirables " : Bouc-Emissaire Coupable de tous les Maux et Préjugés. Devant une Race Supérieur Aryenne de Sang Pure (homme pâle blond aux yeux bleux)... incarnée par des critères pseudo-scienfique (Classification, Hiérarchie, Morphologie). La Race Allemande, la " Race des Seigneurs " ou " Race Nordique ", serait destinée à dominer les autres, toutes en étant source de Génie... une sorte de peuple à part, d'après les Théories d' Alfred Rosenberg dans le Mythe du vingtième siècle de 1930. Cela, jusqu'a la mise en place d'une Loi amplifiant les Inégalités entre les Hommes, en prenant comme modèle, les civilisations Antiques. Dans les camps de concentrations: des personnes numérotées et tatouées vont servir de Cobayes pour divers expérimentations: prélevement sanguin, injection de substance chimique, stérilisation, dissection, amputation sans anesthèsie, nourisson laissé à l'abandon sans nourriture, élimination d'enfants handicapés par injection létale... Contre les Juifs, seront tenues des « campagnes d'informations » : tracts, affiches, réunions, discussions, débats sur la " Question Juive " ... vont Déshumanisés les juifs, les considèrer en " sous-hommes ", " animaux " diabolique..., soit implicitement, la menace de mort d'un pays, un peuple, un groupe humain. Pire, il s'agit d'une façon de Dresser et Diriger les instincts Prédateur des Allemands: telles une " Meute de Chien " à pourchasser et Exterminer les juifs " le Gibier " dans le monde entier: Une véritable Nouveauté dans l'Histoire Universelle de l' Humanité... Sébastian Haffner, dans Histoire d'un Allemand. Souvenirs (1914 - 1933), dira même qu'Il s'agit d'inoculer systématiquement à un peuple entier " le peuple allemand " un bacille (une Virus) qui Transforme les êtres en Loups à l'égard de leurs semblables, tout en déchaînant et cultivant les instincts sadiques que plusieurs millénaires de civilisation ont essayé de freiner et d'éradiquer... Ensuite, les Traitements envers les Juifs et autres peuples (polonais, Homosexuel, Résistant...), seront les suivants: Exclusion (social, culturelle...), Dénationalisation, Marginalisation (licenciement, Discrimination, Antisémitisme), Expropriation (richesse, bien, entreprise, surtaxe fiscal...), Autodafé d'oeuvre juive, Boycot, Expulsion, Viol, Famine, Ghetto, Assassinat, Destruction de Synagogue( ex la Nuit de Cristal en 1938), Humiliation, Limitation, Exécution de Leader, Déportation (similaire aux bétails) avec la collaboration de société de chemin de fer (SNCF...) de pays occupés (Slovaquie, France...) vers des camps de concentrations, camps de la mort; Esclavage (exploitation de main d'oeuvre jusqu' à la mort pour des industries), Arrestation Arbitraire et Préventive par la Gestapo, Torture, Rafle, Massacre (ex à Kaunas...). Voir les Lois de Nuremberg de 1935, ou le Codex sur les Juifs de 1941 rédigé pendant la France de Vichy. Pour finir, qui furent les vrais coupable de ce Nouvel Ordre Nazi, était-ce Hitler, les personnes qui l'ont financés (Homme d'affaire, Banque privée...), les officiers supérieurs, leurs auxilliaires exécutants les ordres, la population allemande ? Par rapport aux subordonnés d'Hitler, celui-ci leur laissait le " champ libre ". Dans ce désordre, ses généraux faisaient le maximun pour lui plaire. Au niveau de la population allemande: des dossiers de la Gestapo (police secrète) démontre que beaucoup de citoyens coopéraient activement avec le régime. Par des dénonciations de juifs, jugés comme suceptible d'entreprendre des actions nuisibles envers le Reich (non intégration, communautarisme... ), en faveur d'une Uniformisation peut être ? Collaboration, Indiffèrence... telle était la Réalité... Illustrer parfaitement par le Dr en Psychologie Milgram et son concept psychologique d' " Etat Agentique ": l'Homme exécute sans se poser de question la Norme du Groupe... Une Lourde Question existe de même: est ce que le Nazisme n'aurait pas mit en exergue une partie de la vrai nature de l'Humanité ? Est ce que les idées radicales de ce système n'auraient-elles pas donner à certaine personnes la possibilité: de satisfaire, d'assouvir, décharger des pulsions bestiales, de haine, d'hostilités... Vers un certain équilibre pulsionnel ? Car, comment expliquer l'Intolérance, la Cruauté sanguinaire des exécutants SS, dont beaucoup étaient des gens cultivés et surdiplomés (licence, doctorat...) ? Comment une Bureaucratie pouvait-elle obéir sans se poser de question ? Et pourquoi, la Résistance est -elle toujours un phénomène marginal ?

Potentiel670 /
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OU EST LA RESISTANCE ?


En 1944, après l’unification des mouvements de la résistance, sera adopté pendant la Libération : le programme du Conseil National de la Résistance (CNR). Celui-ci fondera le modèle français de « l’état providence » : avec des nationalisations (le développement des services publics), la liberté de pensée, de conscience et d’expression, la liberté d’une presse indépendante vis-à-vis de l’état, des multinationales et de l’économie, un plan complet de sécurité sociale visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence(pas de s), soit l’avènement d’une véritable démocratie économique et sociale, et évitant ainsi La Reproduction Compulsive du Passé...

En 1940, la « résistance » contre la dictature Nazie fera fleurir en Europe des mouvements et des réseaux de population. En France, la résistance se composera essentiellement de français, d’étrangers et même d’allemands ! présents dans certain maquis français, avec la volonté de combattre le Nazisme et le Fascisme. Les actions de la résistance seront à tous les niveaux (militaire, idéologique, civil, humanitaire ...).

Ainsi, la « résistance militaire » aura ses réseaux de renseignement (d’espionnage) sur l’ennemi qui informeront d’abord les résistants (puis les Anglais), en vue de multiplier les sabotages (voies de communication et transmission : chemin de fer, ligne téléphonique...), la destruction aux explosifs de centrales électriques, d’usines d’armements, et la désorganisation de l’approvisionnement allemand (dépôts de munitions, carburants...). De même, la résistance mènera des opérations de libération de prisonniers, des guérillas urbaines (embuscades...) et formera des « maquis » dans des régions difficiles d’accès (montagne...).

Au final, ces actions mettront les allemands en état d’alerte permanent. Au niveau de la liberté d’expression : une presse clandestine (tracts, journaux, caricatures, brochureS scientifiqueS...), véritable « contre-propagande », dénoncera la barbarie Nazie et l’intoxication de la propagande de Vichy. Tout en renseignant sur l’état du front (soutien aux résistants, leurs victoires, leurs pertes...) et mobilisant le peuple, par exemple : « Combat », « Franc-Tireur », «L’Humanité», « Le populaire clandestin », « Les étoiles »... De plus, les résistants avaient souvent un « pseudonyme » et communiquaient avec des messages cachés et codés (ex sur du papier cigarette...).

Ensuite, avec la « résistance civile » : des grèves, des manifestations et des attentats symboliques seront activés... Dans certaines universités parisiennes, des étudiants lanceront des oeufs pourris ou des tracts dans les amphithéâtres... D’autre feront des graffiti sur les murs et des lacérationS d’affiches... Dans les bibliothèques, des tracts seront même laissés dans des bouquins...

Se développera aussi une « résistance humanitaire » apportant aide (argent, hébergement, cachettes, vêtementS, faux papiers et faux certificats de baptême...) et protection aux victimes (ex groupe de médecinS pratiquant clandestinement pour les juifs cachés et les résistants blessés...).

Malgré l’hétérogénéité des forces de la résistance (différence politique, d’âge, de nationalité, de religion...), tous portaient le rêve de changer radicalement la société. Pour en finir avec le Nazisme, le Fascisme, le Totalitarisme, le Racisme, la Déportation... jusqu’à considérer la liberté, l’égalité, l’union, une vrai justice (recherchant la vérité et le respect de la personne humaine et non l’arbitraire...).

En 1944, après l’unification des mouvements de la résistance, sera adopté pendant la Libération : le programme du Conseil National de la Résistance (CNR). Celui-ci fondera le modèle français de « l’état providence » : avec des nationalisations (le développement des services publics), la liberté de pensée, de conscience et d’expression, la liberté d’une presse indépendante vis-à-vis de l’état, des multinationales et de l’économie, un plan complet de sécurité sociale visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence(pas de s), soit l’avènement d’une véritable démocratie économique et sociale, et évitant ainsi La Reproduction Compulsive du Passé...

Bien avant cela, les mouvements et réseaux de la résistance subiront : arrestation et prison, torture, exécution (par fusillade, décapitation...), déportation en camp de concentration... De plus, la clandestinité, le manque de lien et de moyenS, la cruauté des SS... fragiliseront encore « l’armée du peuple ». Une police secrète : la Gestapo et certaines polices collaboratrices (ex en Italie, les forces fascistes : « Brigades Noires » et « dixième MAS »...), vont traquer, torturer et éliminer ceux qu’ils appellent des « Terroristes ». Le « résistant-terroriste » sera alors accusé arbitrairement de manière préventive pour « préparation d’acte de haute trahison ».

Malgré la répression et l’épuration raciale imposées par « l’institut allemand » en France, les effectifs de la résistance ne cesseront de croître. Durant l’occupation, l’armée allemande garantit la « sécurité » des personnes et de leurs biens... Celle-ci évoque en plus que tous ces actes : sabotage, destruction de provisions et d’installations, attroupement de rue, distribution de tracts, organisation politique, « manifestation non déclarée », grève, chômage volontaire... peuvent faire l’objet d’un tribunal de guerre. Toujours en France, l’armée allemande détiendra : les usines à gaz, l’électricité, l’eau, les chemins de fer, les objets d’art...

De nos jours, beaucoup d’anciens résistantS (Walter Bassan, Robert Lacroix, Constant Paisant...) dénoncent « l’instrumentalisation ou la récupération médiatique de la Résistance » par Nicolas Sarkozy au « mémorial de la résistance des Glières » avant son élection, la lettre de Guy Moquet, parRainage d’enfant lié à la Shoah... Monsieur Sarkozy, selon eux, voulait utiliser ce symbole pour son ambition personnelle.

Tout en ayant un programme politique : état policier pré-totalitaire, néo-fascisme, privatisation et rareté, limitation du Droit de grève, test ADN (sachant que la science génétique est le pillier du Nazisme) Désinformation lors de l’Attaque Israélinene à Gaza, adhésion à l’Europe de Pays réhabilitant le Nazisme (la Lettonie, l’ Estonie, L’Ukraine... ). En effet, des manifestation de Waffen SS se tiennent toujours ! Exemple, le 16 mars 2005, au cœur de capitales d’ États nouvellement membre de l’Union européenne et de l’OTAN. Les autorités ont choisi de les autoriser et de réprimer durement les citoyens Anti-Fascites qui protestaient !.

Loin d’être un fait divers, cet évènement est l’aboutissement d’un processus de Négation de l’Extermination et de Réhabilitation du Nazisme, conduit par la présidente de la République, Vaira Vike-Freiberga de Lettonie, et publiquement financé par l’ambassade des États-Unis. Il fait suite à l’arrivée au pouvoir de partis nazis dans plusieurs États «démocratisés», en Ukraine, Estonie...

Tous cela est bien sûr opposé au programme du Conseil National de la Résistance : état providence, démocratie, essor du service public et gratuité, indépendance de la Presse, Pluralisme...

L’histoire de la Résistance Antifasciste ne doit jamais être « insulté » ou « révisé »...

Pourtant comment expliquer ce Processus qui est en marche actuellement ? et qui peut s’amplifier avec la crise économique et sociale mondiale, comme nous l’a prouvé l’ Histoire...

Vendredi 06 Février 2009
potentiel670@hotmail.fr
http://www.alterinfo.net/OU-EST-LA-RESISTANCE-_a29452.html

Vendredi 06 Février 2009
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 09:45

vendredi 6 février 2009 - 06h:35

Refugees International

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6049

Washington D.C. - Refugees International (RI) a déclaré que la nouvelle administration américaine doit se joindre à d’autres pays et réinstaller en urgence les 3.000 réfugiés palestiniens sur la frontière syro-iraquienne.
(JPG)
Enfants palestiniens réfugiés et bloqués avec leurs familles à la frontière syro-irakienne.

L’UNRWA, l’OLP et le Soudan vont bientôt réinstaller cette population à Khartoum dans des logements préfabriqués. Alors que les trois partis s’apprêtent à emmener les réfugiés au Soudan, RI demande aux USA et aux autres pays refuge de mettre sur pied un processus volontaire et digne qui permette à cette population vulnérable de trouver un foyer stable et permanent.

« L’administration Obama doit intervenir et envoyer un message clair au monde disant que nous voulons aider les personnes déplacées à trouver un foyer stable » dit Kristele Younes, l’avocate supérieure de Refugees international. « Le projet qui vise à envoyer au Soudan les Palestiniens bloqués sur la frontière irako-syrienne est scandaleux. Les Etats-Unis ont finalement commencé le processus de réinstallation pour les personnes vulnérables et déplacées en Irak qui n’ont pas les moyens de fuir leur pays. Ces Palestiniens sont parmi les plus vulnérables et les Etats-Unis devraient donner la priorité à leur réinstallation ».

Environ 34.000 Palestiniens apatrides ont vécu en Irak depuis 2003. Dès le début des opérations militaires américaines en Irak, beaucoup d’entre eux ont été persécutés par des membres du gouvernement iraquien et autres groupes armés. Plus de 3.000 ont fui vers la frontière syro-iraquienne où ils vivent dans des tentes rudimentaires dans le désert en n’ayant qu’un accès limité aux services. La Syrie a refusé de les laisser entrer sur son territoire et seul un petit nombre ont été réinstallés principalement en Suède et au Chili. La faillite des Etats-Unis et autres pays d’immigration à agir à amener l’UNHCR à signer un accord tripartite avec l’OLP et le gouvernement du Soudan en vue d’une réinstallation de cette population dans un quartier de Khartoum.

« Le manque de volonté de réinstaller cette population extrêmement vulnérable a amené les nations Unis à prendre en compte le Soudan comme étant la seule option viable pour eux. » dit Younes. « Ceci n’est pas une solution durable. Le Soudan ne leur donnera pas la citoyenneté et les Palestiniens seront toujours vulnérables face à des arrestations et des menaces d’expulsion ».

Le Département de la Sécurité de la Patrie (Homeland Security) (DHS) a établi un seul critère discriminatoire pour évaluer la vulnérabilité des Palestiniens d’Irak dans le but de les réimplanter aux USA. Refugees International presse le président Obama à insister pour que les critères soient les mêmes pour les Iraquiens et les Palestiniens d’Irak et de demander que le Bureau du Département d’Etat pour les Réfugiés créé une catégorie spéciale afin de traiter les applications. Tout le processus devrait être mené sans préjudice au droit au retour des Palestiniens dans leur pays d’origine.

« Alors que les USA ont relocalisé près de 14.000 réfugiés iraquiens en 2008, seuls 3.000 réfugiés en ont obtenu le permis dans les premiers mois de l’année fiscale 2009. » a ajouté Younes. « Beaucoup d’Iraquiens ne pourront jamais rentrer chez eux mais un Irak stable surviendra lorsque les Iraquiens déplacés auront trouvé une solution à leur condition. Les Etats-Unis et leurs alliés doivent continuer à augmenter le nombre d’Iraquiens réimplantés et ils devraient commencer avec ce groupe de Palestiniens ».

* Refugees International est une organisation basée à Washington D.C. qui se bat pour mettre fin aux crises de réfugiés. Ces deux dernières années l’organisation a mené sept missions au Moyen Orient afin d’identifier les problèmes auxquels doivent faire face les réfugiés iraquiens et les personnes déplacées en interne en Irak. En novembre 2008, une délégation d’ONG dont Refugees International a mené une mission sur le terrain dans les camps de réfugiés palestiniens sur la frontière syro-iraquienne et a publié « From Fast Death to Slow Death : Palestinian Refugees from Iraq Trapped on the Syria-Iraq Border ».

28 janvier 2009 - Refugees International - Vous pouvez consulter cet article ici :
http://refugeesinternational.org/pr...
Traduction de l’angalis : Ana Cléja

Par noesam - Publié dans : Histoire et relations internationales - Communauté : paix et tolérance
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 09:42

Gilles Devers, Avocat

"Israël peut trembler. Trembler parce que, loin des bombes, s'est enclenchée la justice qui le jugera. Israël pourra encore gonfler les muscles de ses hélicoptères et de ses tanks. Mais un jour, dans 5 ans, dans 10 ans ou dans 30, on rendra hommage au peuple palestinien parce qu'il a su, puisant dans les tréfonds de ce qui fait l'humanité, retrouver l'idée même des droits de l'homme."

Ce que l'humanité doit aux Palestiniens Gilles Devers, Avocat

Pendant longtemps j'ai cru qu'Israël n'était pas un Etat comme un autre. Je vois aujourd'hui, dans un déchirement douloureux, que pour les dirigeants d'Israël, le crime de guerre est un choix politique.

L'Histoire reste là. Après l'Holocauste, comment la communauté internationale pouvait-elle ne pas tout faire pour offrir au peuple rescapé du nazisme une pérennité ? Décision incontestable, mais injustice fondamentale pour les Palestiniens. « Les Palestiniens » ? Surtout celui-ci, celle-là à qui on a dit : « Tu n'es plus chez toi . Tu n'es plus chez toi parce que l'ONU a décidé que la terre de tes aïeuls n'était plus la tienne ». Et l'ONU a décidé ainsi parce que la communauté internationale, lors de la conférence d'Evian de 1939, avait fermé la porte de l'humanité à la communauté juive, la précipitant dans l'enfer nazi. L'Occident voulait compenser sa faute. Une faute payée sur le dos des Palestiniens, auxquels pas le moindre reproche ne peut être fait. Si, un seul : être là où il ne fallait pas.

Equation impossible ? Ce n'est plus le problème de 2009. Car soixante trois ans ont passé. En 2009, rien ne justifie qu'Israël, puissance économique et militaire, utilise la force armée pour construire son avenir. Israël peut continuer ses guerres. Israël peut continuer d'interdire aux partis arabes de se présenter aux élections. Israël peut faire tout ce qu'il veut avec la puissance qui est la sienne, mais Israël tombera devant la loi, qui est plus forte que lui. Car, devant l'intelligence du monde, c'est le juste qui est le plus fort.

Qu'on ne se trompe pas. Il y a eu d'autres guerres, et il y en aura d'autres, avec leurs horreurs. Mais l'agression d'Israël sur Gaza de décembre 2008 marque un basculement dans l'Histoire.

Qu'est-ce-que Gaza ? Gaza est une partie d'un territoire auquel la communauté internationale, par lâcheté, n'a jamais su imposer la qualité d'Etat. Une population isolée dans un territoire de 10 km sur 30, affaiblie par le blocus, sans possibilité de fuir. Désormais, quand Israël veut gagner une guerre, il attaque des civils… Fin d'un système. N'oubliez jamais le premier jour : 200 morts. Morts pourquoi ? Parce qu'ils se promenaient dans la rue, parce qu'ils allaient faire les courses, parce qu'ils étaient des enfants qui rentraient de l'école.

Et quel est le gouvernement qui a enclenché la guerre le 27 décembre 2008 ? Un premier ministre démissionnaire depuis septembre 2008 pour corruption et les deux principaux ministres - affaires étrangères et défense - en une opposition politique telle qu'ils n'ont pas réussi à constituer une coalition. C'est un pouvoir sans tête qui s'est engagé dans la guerre. Le matin, on décide des bombardements de civils ; le soir, on tient meeting. Du jamais vu ! Les bilans sont là. Monsieur Ban Ki Moon a dénoncé la disproportion dans l'attaque et il demande aujourd'hui qu'une enquête approfondie ait lieu pour qu'Israël rende compte. Toutes les grandes organisations intergouvernementales et les ONG dénoncent ces crimes de guerre.

Pendant longtemps, lorsque j'entendais le mot d'Israël, je voyais en image de fond les camps de concentration et d'extermination. Le crime commis dans le berceau de la culture. Aujourd'hui je vois toujours les camps, mais Israël est ailleurs.

L'avenir appartient aux hommes qui savent construire la paix. Or, aujourd'hui la paix s'appelle le respect du droit. Qu'est-ce qui aujourd'hui fonde les droits de l'homme ? L'analyse de 1945 en réponse aux crimes nazis, qui est au cœur de l'actualité. Les bases du droit humain ont leurs racines dans la criminalité nazie. Tout part de là. De la Déclaration des Droits de l'Homme de 1948 à la Convention Européenne des Droits de l'Homme en passant par les multiples systèmes nationaux, le droit de la civilisation a posé pour base qu'aucun homme ne peut être atteint pour le seul motif qu'il est l'homme qu'il ne faut pas.

Israël peut trembler. Trembler parce que, loin des bombes, s'est enclenchée la justice qui le jugera. Israël pourra encore gonfler les muscles de ses hélicoptères et de ses tanks. Mais un jour, dans 5 ans, dans 10 ans ou dans 30, on rendra hommage au peuple palestinien parce qu'il a su, puisant dans les tréfonds de ce qui fait l'humanité, retrouver l'idée même des droits de l'homme.

Parce que j'existe, sans que quiconque soit en mesure d'apporter la moindre appréciation sur la qualité de ma vie, j'ai droit à l'ensemble de ce qui fait la dimension humaine et qui s'appelle la liberté. Parce que je suis né ici, entre Rafah et Gaza, ou que je suis né ailleurs et que le canon des tanks m'a assigné à résidence ici, quand la terre n'est plus la mienne et que l'eau m'est volée, je reste. Regarde mes yeux, Israël, c'est un être humain qui te regarde. Ecoute ce que je te dis, Israël, car sans le langage nous périssons. Sors de la prison de ta violence, et viens goûter la force de la liberté. Depuis soixante ans, tu cherches, par la force, à m'enfermer dans une prison. Les murs brisent ma vie, mais c'est toi qui es devenu le prisonnier. Prisonnier des certitudes qui t'interdisent de voir le monde. La vraie liberté s'invente à Gaza, quand tu as tout détruit. Cette mère éplorée, qui a perdu sa famille et sa maison, assise sur les gravats en implorant Dieu, dit tout de la force humaine alors que tes misérables tanks signent la fin d'une folle épopée.

La sagesse arabe nous dit qu'il n'y a pas de malheur absolu. A Gaza, des êtres humains ont été tués parce qu'ils étaient palestiniens. Accusés et condamnés parce que Palestiniens. Qui peut aujourd'hui imaginer que le crime paie ? Qui peut imaginer qu'Israël emmènera au paradis les enfants qu'il a tués à Gaza ? C'est la justice humaine qui rétablira l'ordre, et rétablira les Palestiniens dans l'histoire."

http://palestine-diplo.blogspot.com...

ECOUTER également l'interview de Gilles Devers concernant la plainte qu'il dépose au nom de plus de 320 associations devant la CPI (Interview réalisée par Chris den Hond :

http://www.dailymotion.com/video/x8...

CAPJPO-EuroPalestine

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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 21:35
France - 02-02-2009

Nous sommes tous Abdelaziz Chaambi
Par Youssef Girard
 

En plus de la répression contre le mouvement de soutien à la Palestine, l’agression d’Abdelaziz Chaambi est une attaque dirigée contre l’ensemble de la communauté musulmane à qui l’Etat néocolonial français a voulu envoyer un message lui signifiant qu’elle n’avait pas le droit à la liberté de parole et qu’il fallait impérativement qu’elle courbe l’échine.


« Dorénavant, si nous devons de toute façon mourir, nous périrons en rendant coup pour coup et nous ne tomberons pas seuls ».
Malcolm X

Jeudi 29 janvier 2009, alors qu’il participait à un rassemblement contre un repas organisé par une association, le CRIF, qui vient d’apporter son soutien à l’assassinat de plus d’un millier de palestiniens de Gaza, Abdelaziz Chaambi a été violement molesté par une horde d’agents de l’appareil répressif d’Etat français. Le mettant à terre et le frappant, l’immobilisant par une technique d’étranglement interdite dans plusieurs pays européens et qui a déjà causé la mort de plusieurs personnes, les autorités françaises ont fait payer à Abdelaziz Chaambi son engagement pour la justice et la dignité des opprimés.

L’agression d’Abdelaziz Chaambi marque le point ultime de la répression contre le mouvement de soutien à la Palestine en France depuis l’attaque de Gaza par les flibustiers sionistes. Avant l’agression sioniste, les forces de l’ordre néocolonial avaient déjà montré leur volonté de réprimer toutes manifestations de soutien public au peuple palestinien martyr, en encadrant très sévèrement la manifestation du 6 décembre 2008 à Paris.

Après l’attaque de Gaza, les autorités françaises, qui ont apporté leur appui aux assassins sionistes, ont tout fait pour démolir le mouvement de soutien au peuple palestinien. Toutes les manifestations ont été sévèrement encadrées par des hordes de CRS et de gardes mobiles qui ont mis en œuvre de multiples provocations pour faire éclater les cortèges. Contrairement aux autres pays européens, toutes les manifestations se dirigeant en direction de l’ambassade sioniste ont été arrêtées bien avant d’atteindre leur but afin que les représentants des criminels et leurs complices français ne soient pas dérangés par les cris de ceux qui refusent l’infâme. Durant ces mobilisations, nombre de militantes et de militants ont été conduits dans les commissariats pour des « contrôles d’identités » au seul motif qu’ils participaient à une manifestation ou à un rassemblement pacifique.

Dimanche 25 janvier 2009, à Paris, alors que quelques dizaines de manifestants s’étaient réunis pour protester contre la tenue d’un concert visant à récolter des fonds pour les assassins du MAGAV (police des frontière sioniste), les forces de l’ordre néocolonial, non contentes d’assurer le service d’ordre de la petite sauterie sioniste, ont violement pris à partie ceux qui étaient venus dénoncer le bal des assassins. Cela démontre, s’il en était encore besoin, que l’Etat français est pleinement complice de l’oppression du peuple palestinien.

En plus de la répression contre le mouvement de soutien à la Palestine, l’agression d’Abdelaziz Chaambi est une attaque dirigée contre l’ensemble de la communauté musulmane à qui l’Etat néocolonial français a voulu envoyer un message lui signifiant qu’elle n’avait pas le droit à la liberté de parole et qu’il fallait impérativement qu’elle courbe l’échine. Redéployant les pratiques qu’il avait développées durant l’occupation de l’Algérie, l’Etat français traite les musulmans vivants sur son territoire comme des êtres humains entièrement à part, auxquels les droits de l’homme ne sont pas applicables puisqu’ils ne sont pas pleinement humains.

S’attaquer à un homme, Abdelaziz Chaambi, engagé depuis une trentaine d’année et qui est un véritable cadre de notre communauté, est une manière pour l’Etat français de montrer que nous ne sommes rien et qu’il peut s’en prendre physiquement à nos leaders en toute impunité. C’est une manière de piétiner l’ensemble de notre communauté en s’attaquant à l’un de ses symboles. En conséquence, il est du devoir de tous les musulmans de se mobiliser pour que cette agression ne reste pas impunie car nous sommes tous Abdelaziz Chaambi.

Si l’Etat français pense qu’il peut nous molester, nous frapper, nous humilier ou nous terroriser, il fait une lourde erreur. Nous ne laisserons pas nos sœurs et nos frères se faire piétiner par les cerbères de l’impérialisme et s’il le faut nous saurons aussi nous défendre par tous les moyens nécessaires.



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France - 01-02-2009

Mon agression par les gendarmes le 29 janvier 2009
Par Abdelaziz Chaambi
 

Suite à mon agression par des gendarmes devant le Casino des Partouche Le Lyon Vert à Charbonnières Les Bains (69), dans lequel se déroulait le repas annuel du CRIJF, je tenais, avant de vous relater les faits, à remercier très sincèrement toutes les personnes qui m’ont apporté des messages de sympathie, d’encouragements et de soutien dans cette épreuve qui m’a certes amoché physiquement mais renforcé moralement et politiquement et les messages reçus de France et de l’étranger m’ont fait chaud au cœur et renforcé ma détermination à continuer la lutte et à résister à l’oppression et à l’injustice.


Compte tenu des massacres qui ont eu lieu à Gaza et sachant que des hommes et femmes politiques (dont le président du Sénat M. Larcher) complices par leur silence ou leur approbation allaient venir à ce diner du CRIJF, nous avons voulu manifester notre désapprobation en petit groupe et de manière pacifique.

Arrivés sur les lieux et alors que nous aurions pu nous infiltrer par un petit chemin jusqu’à l’entrée du Casino, nous avions opté pour la transparence et la visibilité et avions marché sur la route principale en direction de l’entrée en commençant à crier nos slogans ; c’est alors que nous avons vus arriver sur nous un groupe de gendarmes très violents qui ont commencé à nous brutaliser, nous bousculer, et tenter de nous enlever les mégaphones, la percussion, en nous repoussant loin de l’entrée qui se trouvait déjà à 100 mètres.

Nous avons expliqué que nous venions mener une action citoyenne non violente qui visait à dénoncer les massacres commis à Gaza et le soutien apporté par le CRIJF à l’action criminelle des sionistes. Les gendarmes ont alors temporisé leurs actions en attendant du renfort, et au bout d’une heure environ, on a vu arriver des dizaines de gendarmes, qui étaient alors plus d’une cinquantaine, pour une vingtaine de manifestants, nous foncer dessus et nous obligeant à reculer pour être à environ 150 mètres (distance exigée d’après eux par le Préfet pour que ces convives puissent manger sans être incommodés par nos slogans).

Devant cette brutalité et cette violence gratuite que rien ne justifiait, ni le nombre ni l’attitude ni les slogans, ni la proximité du lieu, nous avons expliqué que nous ne faisons rien de mal et qu’on exprimait une opinion politique ; j’ai personnellement pris le mégaphone pour expliquer que c’était une manifestation non violente, qu’on ne devait pas provoquer ou répondre aux provocations et que nous devions nous asseoir, ce que tout le monde a fait. Mais rien n’y fait, les gendarmes continuent à charger, à nous transporter un par un et, à un moment, j’entends l’un d’eux dire « c’est lui, tire le, tire le » et c’est alors que j’ai été arraché du groupe par cinq gendarmes qui m’ont retiré en arrière pendant que leurs collègues en masse ont continué à repousser notre groupe, de façon à ce qu’un rideau de gendarmes se forme entre mes amis (qui ne voyaient plus ce qui se passe) et moi.

C’est alors que le calvaire commence, après m’avoir soulevé en l’air ils m’ont jeté à terre et se sont rués sur moi et m’ont littéralement lynché : une rouée de coups de poing et de pieds qui m’ont mis à terre, j’avais beau crier que je n’avais rien fait, que j’étais prêt à les suivre, rien n’y faisait, alors que j’étais à plat ventre et que deux gendarmes me tenaient le cou et les épaules à l’arrière, un autre me tenait les jambes et deux autres se sont jetés sur mon dos pour me donner des grands coups de genoux à hauteur des poumons ce qui m’a fait suffoquer, je n’arrivais plus à respirer, ni à crier ni à faire quoi que ce soit, j’ai senti mon visage écrasé sur le goudron par un coup de pied. Après m’avoir menotté les mains dans le dos, ils m’ont relevé pour me mettre dans leur voiture et ont alors réalisé que je n’arrivais pas à respirer et que je commençais à perdre connaissance, j’ai trouvé la force de leur dire que j’avais un flacon de Ventoline dans ma poche et que j’étais asthmatique, et c’est un homme en civil (je pense un de leurs supérieurs) qui l’a pris et m’en a donné pour que je retrouve mon souffle.

Ils m’ont ensuite chargé dans la voiture avec les mains menottées dans le dos en me disant : on va t’emmener au poste et on va t’expliquer les choses. Puis à mi chemin, ils ont reçu un message dans leur radio et ont fait demi-tour pour me ramener au lieu du rassemblement. Les copains avaient exigé fermement mon retour.

Alors que j’étais souffrant, que je respirai très difficilement et blessé ils m’ont jeté sur la route dans un froid glacial sans répondre à ma demande d’appeler le Samu, j’ai appelé moi-même le 112 qui m’ont orienté sur le Samu qui me dit : on vous envoie la Police, j’explique alors que j’ai été agressé par des gendarmes et que j’ai besoin d’une ambulance ou d’un médecin, mais rien n’y fait , on ne verra ni Police ni médecin. Un médecin de passage en voiture a voulu s’arrêter pour me soigner et voir mon état, mais les gendarmes l’en ont empêché, et j’ai attendu une heure sans couverture, sans soins, et malgré les appels successifs des manifestants au 15, les pompiers ne sont arrivés qu’une heure après le premier appel, et lorsqu’on leur a demandé depuis combien de temps ils ont été appelés, ils nous répondu : 5 ou 10 minutes, ce qui veut dire que durant 50 à 55 minutes, le Samu n’a pas mobilisé de secours, mettant ainsi ma santé et ma vie en jeu.

J’ai été pris en charge à l’Hopital Saint Joseph à Lyon où j’ai eu droit à 8 jours d’arrêt de travail et 4 jours d’ITT et au constat que j’avais une entorse cervicale, de nombreuses dermabrasions des membres et du visage, avec des atteintes de la colonne vertébrale, une épaule démontée, des douleurs et traces de coups à la tête, un nerf du bras abimé avec la main droite insensible à moitié.

La leçon qu’on peut tirer de cette agression, c’est qu’aujourd’hui en France un degré dans l’inacceptable vient d’être franchi par les autorités, qui , après avoir diabolisé et criminalisé des militants, après les avoir chassés du monde du travail et jetés dans la précarité, cherchent à les éliminer physiquement et à les empêcher de parler de certaines causes, et en particulier la cause Palestinienne.

Il est impératif de réagir avec la plus grande fermeté et de ne pas baisser les bras jusqu’à obtenir la garantie que cette agression ne restera pas impunie et que les droits à dénoncer les crimes et les politiques sionistes soient garantis dans ce pays et partout. L’enjeu consiste donc à tenter de préserver le peu d’espace qu’il reste à notre liberté d’expression, de manifestation et de condamnation de l’infamie et de l’injustice.

Plusieurs organisations, mouvements et associations, s’apprêtent à mener des actions pour dénoncer ce que j’ai personnellement subi ainsi que cette atteinte grave aux libertés et à l’intégrité des citoyens.

Merci à toutes et à tous, la résistance continue !!!

Abdelaziz Chaambi Lyon le 30 Janvier 2009

Vidéo de l'agression d'Abdelaziz Chaambi.
http://www.ism-france.org/news/



   
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 21:14
Fin de l’"argent facile", note la Chambre de commerce France-Israël, en signalant que les meilleures choses ont une fin : l’aide économique américaine accordée à Israël depuis 1999 prend fin à partir de... 2009.

"LES ETATS-UNIS SUPPRIMENT LEUR AIDE ECONOMIQUE A ISRAËL A PARTIR DE 2009.

Le futur gouvernement israélien va devoir trouver une source alternative de devises bon marché.

Un accord survenu en 1999 entre les deux gouvernements prévoyait la disparition progressive (étalée sur 10 ans) de l’aide économique que les Etats-Unis fournissent à Israël, soit 1,2 milliard de dollars par an.

C’est donc à partir de 2009 que les Etats-Unis interrompent totalement leur aide économique à Israël. Seule l’aide militaire (2,4 milliards de dollars par an) est maintenue.

Toujours est-il que l’aide économique des USA était de “l’argent facile” pour le Trésor israélien : elle était accordée sans contrepartie et à date fixe !

Or 2009 s’annonce une mauvaise année pour le Trésor israélien. La crise économique va réduire les recettes fiscales et accroître le “trou” de l’Etat : selon les estimations pessimistes des experts du Trésor, ce seront environ 30 milliards de shekels (7 milliards $) qui vont manquer à l’Etat pour boucler son budget en 2009.

A défaut de l’aide économique américaine, le Trésor israélien envisage aujourd’hui une autre solution pour lever de l’argent frais : mettre en œuvre les “garanties bancaires” accordées par le gouvernement américain à Israël il y a cinq ans."

[http://www.israelvalley.com/news/2009/02/02/21461/etas-unis-israel-exclusif-les-etats-unis-suppriment-leur-aide-economique-a-israel-a-partir-de-2009->http://www.israelvalley.com/news/2009/02/02/21461/etas-unis-israel-exclusif-les-etats-unis-suppriment-leur-aide-economique-a-israel-a-partir-de-2009

CAPJPO-EuroPalestine

Par noesam - Publié dans : Histoire et relations internationales - Communauté : paix et tolérance
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 21:08
Le quotidien Haaretz annonce ce jour la décision du gouvernemnt belge de ne plus livrer à Israël des armes "qui pourraient augmenter sa capacité militaire".

Cette décision aurait été prise jeudi et publiée par le quotidien belge "De Morgen" après qu’un groupe de recherche basé à Bruxelles a accusé Israël de violations du droit international, à commencer par l’enrôlement d’enfants dans son armée.

Depuis 2003, la Belgique a intégré dans la législation un amendement spécifiant qu’il est interdit de vendre des armes à des armées qui enrôlent des enfants. Or non seulement israël enrôle des jeunes à partir de l’âge de 17 ans (sans compter les sessions militaires d’une semaine effectuées par la plupart des lycéesn), mais elle utilise des enfants palestiniens comme informateurs et parfois comme boucliers humains", souligne le rapport.

Le résolution finale ne serait pas encore passée, mais le ministre des belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a indiqué : "étant donné les circonstances actuelless, il ne peut y avor d’exportations d’armes de la Belgique vers Israël".

Et la ministre flammande Patricia Ceysens est citée déclarant, qu’après l’offensive à Gaza : "Il y a, un consensus parmi les ministres pour ne plus approuver les exportations qui renforcerait les capacités militaires israéliennes".

En 2007, la Belgique aurait vendu pour environ 5,5 millions de dollars d’armes, essentiellement légères à Israël.

Source Haaretz 1er février 2009

http://www.haaretz.com/hasen/spages/1060366.html

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine

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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /2009 21:40

Traduit par Alter Info

Traduit par Alter Info


Notez




Vendredi 30 Janvier 2009



Notez




Vendredi 30 Janvier 2009
http://www.alterinfo.net/Traduction-des-propos-de-Erdogan-a-Davos_a29234.html

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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /2009 21:37
Israël": l'incident Erdogan n'affectera pas les relations avec Ankara


La protestation de Recep Tayyip Erdogan à Davos (Suisse) affectera les relations d'"Israël" avec le Premier ministre turc sur un plan personnel, mais pas avec l'Etat turc, c'est ce qu'a indiqué vendredi un responsable israélien à l'AFP.

"Cet incident n'affectera pas les relations entre les deux pays, en revanche il va affecter nos relations avec la personne du Premier ministre turc qui a violé les règles du jeu diplomatique", selon les propres termes de ce responsable, requérant l'anonymat.

"Le Premier ministre turc a eu dans cette affaire un comportement sans précédent. Il aurait très bien pu, comme l'ont fait d'autres responsables turcs, émettre en y mettant les formes des critiques contre l'opération menée
par l'armée israélienne dans la bande de Gaza", a ajouté ce responsable.

Le Premier ministre turc s'est mis en colère lors du débat sur Gaza à Davos, le quittant en reprochant aux organisateurs de l'empêcher de répondre aux justifications avancées par, Shimon Peres, aux massacres israélienne à Gaza.

Samedi 31 Janvier 2009

http://www.almanar.com.lb http://www.almanar.com.lb


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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /2009 19:50



Le
Loin de la mythomanie qui caractérise beaucoup de partisans de l'entité sioniste, terre des miracles en tous genres, Stephen M. Walt dresse un état des lieux sans fards de la pensée et des réalisations stratégiques des dirigeants sionistes.

 

L'agression contre Gaza n'est que le dernier exemple de ce qu'il considère comme l'échec des stratégies sionistes, constat d'autant plus intéressant qu'il a écrit les lignes que je vous propose avant même la proclamation d'un cessez-le-feu unilatéral par les terroristes sionistes.

L'article parle de lui-même tant il est clair et argumenté ; des liens dont certains figurent dans la traduction permettent d'ailleurs de vérifier la pertinence du raisonnement de l'auteur.

Et n'allez pas croire que Stephen M. Walt est hostile à l'entité sioniste. Il cherche en réalité à protéger cette dernière contre elle-même et se désespère de voir que les USA, son pays, ne trouvent rien de mieux à faire que d'encourager les sionistes dans leur course vers le précipice. Et l'avènement d'Obama au pouvoir n'a semble-t-il pas provoqué en lui un regain d'optimisme. Il est également soucieux des intérêts de son propre pays qui lui semblent mis en cause par le soutien réflexe des diverses administrations aux actions, sensées ou non, de la bande qui sévit à Tel Aviv.

Stephen M. Walt dit craindre pour la « démocratie » sioniste. On lui posera quand même la question de savoir s'il craignait pour la démocratie de Pretoria avant la fin de l'apartheid.

Ceci dit, ce texte est d'un grand intérêt et met la situation actuelle en perspective avec le passé et l'avenir que Stephen M. Walt voit se dessiner pour l'entité.

Le mythe du génie stratégique d'Israël

Foreign Policy (USA) 19 janvier 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

Beaucoup de partisans d'Israël ne critiqueront pas son comportement, même lorsqu'il se fourvoie dans des opérations brutales comme l'attaque récente contre Gaza. En plus de leur hésitation compréhensible à dire quoi que ce soit susceptible d'aider les ennemis d'Israël, cette tendance est partiellement fondée sur la croyance que les responsables politiques et militaires d'Israël sont des stratèges exceptionnellement habiles et réfléchis qui comprennent leur environnement menaçant et ont toute une histoire de victoires contre leurs adversaires. Si c'est le cas, alors il n'est guère judicieux que des tiers se posent des questions sur leurs démarches.

Cette image du génie stratégique israélien a été cultivée par les Israéliens au fils des ans et semble être un article de foi pour les néoconservateurs et d'autres partisans extrémistes d'Israël aux Etats-Unis. Elle cadre également très bien à l'image fausse mais populaire de l'Israël comme éternel David faisant face à un Goliath arabe d'apparence indistincte ; selon cette représentation, seuls de brillants stratèges brillants ont pu être capables de toujours l'emporter sur des armées arabes supposées formidables et coalisées contre eux.

L'idée que les Israéliens possèdent un sens unique de la stratégie renvoie assurément à un certain nombre de prouesses militaires effectives, dont les victoires décisives dans la guerre d'indépendance de 1948, la conquête éclair du Sinaï en 1956, la capture très risquée d'Adolf Eichmann en 1960, le triomphe israélien stupéfiant au début de la guerre des six jours en 1967, et l'audacieuse libération d'otages à Entebbe en 1976.

Ces réussites tactiques s'insèrent cependant dans un cadre plus large, et ce cadre n'a rien de reluisant. Israël a également perdu plusieurs guerres dans le passé -- aucune d'entre elles n'était décisive naturellement -- et sa capacité d'employer la force pour atteindre les objectifs stratégiques les plus importants a diminué sensiblement avec le temps. C'est pourquoi les Israéliens parlent fréquemment de la nécessité de reconstituer leur «dissuasion» ; ils se rendent compte que les succès tactiques occasionnels n'ont pas amené d'améliorations à long terme de leur situation sécuritaire globale. L'attaque sur Gaza est simplement la dernière illustration de cette tendance inquiétante.

Que montrent les données ?

En 1956, Israël, la Grande-Bretagne et la France, avaient passé un accord stupide pour s'emparer du canal de Suez et renverser le régime de Nasser en Egypte. (C'était après qu'une incursion israélienne contre un camp militaire égyptien à Gaza ait fini de convaincre Nasser de se procurer des armes en Union Soviétique). Initialement, le premier ministre David Ben-Gourion espérait qu'on permettrait à Israël de conquérir et d'annexer la Cisjordanie, des parties du Sinaï, et des parties du Liban, mais la Grande-Bretagne et la France avaient vite écarté cette idée. L'attaque qui suivit fut un succès militaire mais un échec stratégique : les envahisseurs furent forcés de restituer les terres qu'ils avaient conquises tandis que le prestige de Nasser s'accroissait dans son pays et dans le monde arabe, alimentant le radicalisme et aiguisant les sentiments anti-israéliens dans toute la région. L'épisode avait amené Ben-Gourion à conclure qu'Israël devrait renoncer à d'autres tentatives de repousser ses frontières – c'est pourquoi il était opposé à la prise de la Cisjordanie en 1967 -- mais ses successeurs n'ont pas suivi son sage conseil.

Dix ans plus tard, les politiques agressives d'Israël envers la Syrie et la Jordanie contribuèrent à précipiter la crise qui aboutit à la Guerre des six jours. Les gouvernements de l'Egypte, de la Syrie, de l'URSS et des Etats-Unis ont également de lourdes responsabilités pour cette guerre, bien que ce soient les responsables Israéliens qui choisirent de la commencer, quoiqu'ils aient reconnu que leurs ennemis arabes savaient être incapables de surclasser l'armée israélienne et n'avaient pas l'intention d'attaquer Israël. Plus important, après s'être emparés de la Cisjordanie, du plateau du Golan et de la bande de Gaza pendant la guerre, les chefs israéliens ont décidé de commencer à construire des colonies et de les incorporer par la suite au «Grand Israël. » Ainsi, 1967 marque le début des projets d'implantations de colonies par Israël, une décision que même quelqu'un aussi bien disposé envers Israël que Leon Wieseltier avait qualifiée de « gaffe morale et stratégique de niveau historique». De façon remarquable, cette décision importante n'a jamais a été ouvertement discutée dans la classe politique israélienne.

Les forces israéliennes occupant la péninsule du Sinaï, l'Egypte a lancé ce qu'elle appelait la guerre d'usure en octobre 1968 afin d'essayer de la récupérer. Le résultat fut un match nul sur le champ de bataille et les deux côtés conclurent par la suite un accord de cessez-le-feu en août 1970. Cette guerre fut cependant un échec stratégique pour Israël parce que l'Egypte et son parrain soviétique profitèrent du cessez-le-feu pour mettre en place un bouclier de missiles le long du canal de Suez de sorte à protéger les troupes égyptiennes si elles attaquaient à travers le canal pour reprendre le Sinaï. Les chefs américains et israéliens n'avaient pas perçu cette évolution importante dans l'équilibre des forces entre Israël et l'Egypte et restaient convaincus que l'Egypte ne disposait d'aucune option militaire. En conséquence, ils ignorèrent les ouvertures du président Egyptien Anouar es Sadate et ne lui laissèrent guère d'autre choix que d'employer la force pour essayer de déloger Israël du Sinaï. A l'époque, Israël n'avait pas détecté la mobilisation de l'Egypte et de la Syrie du début octobre 1973 fut victime d'une des attaques surprise les plus réussies de l'histoire militaire. L'armée israélienne s'est par la suite mobilisée et a triomphé, mais le coût de cette guerre qui aurait facilement pu être évitée fut élevé.

L'énorme faux pas israélien qui suivra sera l'invasion du Liban en 1982. L'invasion était une idée personnelle du ministre de la défense Ariel Sharon, un faucon, qui avait concocté un plan grandiose visant à détruire l'OLP, à avoir les mains libres pour incorporer la Cisjordanie dans le « Grand Israël » et à faire de la Jordanie un Etat palestinien. Ce fut une grave faute stratégique : la direction de l'OLP échappa à la destruction et le bombardement de Beyrouth par Israël ainsi que sa complicité dans les massacres de Sabra et Chatila furent largement et à juste titre condamnés. Et après avoir été d'abord accueillis comme des libérateurs par la population chiite du sud Liban, la longueur et la dureté de l'occupation israélienne favorisèrent l'émergence du Hezbollah qui devint rapidement un formidable adversaire ainsi qu'une porte d'entrée pour l'influence iranienne à la frontière nord d'Israël. Israël fut incapable de vaincre le Hezbollah et finit par retirer ses troupes du Liban en 2000, chassée en réalité par la résistance de plus en plus efficace du Hezbollah. L'invasion du Liban non seulement ne permit pas de résoudre le problème d'Israël avec les Palestiniens, mais elle lui créa un nouvel ennemi qui menace Israël aujourd'hui.

A la fin des années 1980, Israël avait encouragé le renforcement du Hamas – oui, la même organisation que l'armée israélienne cherche actuellement à détruire – dans le cadre de son effort de longue haleine pour affaiblir Yasser Arafat et le Fatah et entretenir la division chez les Palestiniens. Cette décision a eu également son revers car Arafat a finalement reconnu Israël et accepté de négocier une solution à deux Etats, au moment où le Hamas émergeait comme un nouvel adversaire dangereux qui refusait de reconnaître l'existence d'Israël et de vivre en paix avec l'Etat juif.

La signature des accords d'Oslo en 1993 offrit une chance sans précédent de mettre fin une fois pour toutes au conflit israélo-palestinien, mais les dirigeants Israéliens ne surent pas saisir cette opportunité. Les premiers ministres Yitzhak Rabin, Shimon Peres, et Benjamin Netanyahu refusèrent tous d'avaliser l'idée d'un Etat palestinien – même Rabin n'a jamais parlé publiquement de permettre aux Palestiniens d'avoir leur propre Etat – et l'offre tardive d'un Etat faite par Ehoud Barak au sommet de Camp David en 2000 n'allait pas assez loin. En tant que ministre des affaires étrangères d'Ehoud Barak, Shlomo Ben-Ami admettra plus tard, « si j'étais Palestinien, j'aurais aussi rejeté Camp David.» Entre temps, le nombre de colons en Cisjordanie avait doublé pendant la période des accords d'Oslo (1993-2001), et les Israéliens ont construit plus de 250 miles de routes [interdites aux Palestiniens] en Cisjordanie. Début 2000, Barak fit aussi capoter un traité de paix avec la Syrie qui semblait abouti du moins aux yeux du président Bill Clinton qui avait contribué à le façonner. Mais quand les sondages laissèrent entendre que l'opinion israélienne pourrait ne pas soutenir l'accord, le premier ministre Israélien devint frileux et les discussions cessèrent.

Plus récemment, les USA ont fait ensemble de mauvais calculs. Après le 11 septembre, les néoconservateurs aux USA qui poussaient à la guerre contre l'Irak dès 1988, étaient parvenus à convaincre le président Bush d'attaquer l'Irak dans le cadre d'une stratégie plus large de « transformation régionale. » Les officiels Israéliens étaient initialement opposés à ce projet car ils voulaient que Washington s'en prenne à l'Iran à la place, mais quand ils comprirent que l'Iran et la Syrie suivaient sur la liste des cibles de l'administration, ils soutinrent ce plan avec enthousiasme. De fait, des personnalités Israéliennes importantes comme Ehoud Barak, Benjamin Netanyahu et le ministre des affaires étrangères de l'époque Shimon Peres aidèrent à vendre la guerre aux Etats-Unis tandis que le premier ministre Ariel Sharon mettait la pression sur Washington pour éviter que Bush ne se dégonfle et laisse Saddam [Hussein] en place. Le résultat ? Un bourbier ruineux pur les Etats Unis et un très net renforcement du rôle stratégique de l'Iran. Inutile de dire que ces évolutions n'étaient guère dans l'intérêt stratégique d'Israël.

L'initiative ratée suivante fut la décision du premier ministre de l'époque Ariel Sharon d'évacuer unilatéralement tous les colons Israéliens de la bande de Gaza en août 2005. Même si Israël et ses partisans en Occident ont décrit cette décision comme un geste de paix, cet « unilatéralisme » faisait en réalité partie d'une démarche plus large pour torpiller ce qu'on a appelé la « feuille de route,» geler le processus de paix et consolider le contrôle israélien sur la Cisjordanie, reportant ainsi «indéfiniment» la perspective d'un Etat palestinien. Le retrait fut réussi, mais la manœuvre de Sharon pour imposer les termes de la paix aux Palestiniens échoua complètement. Assiégés par les Israéliens, les Palestiniens de Gaza commencèrent à tirer à la roquette et au mortier sur les villes israéliennes voisines, puis le Hamas remporta les élections législatives palestiniennes de janvier 2006. Cet événement reflétait sa popularité croissante face à un Fatah corrompu et à la poursuite de l'occupation de la Cisjordanie par Israël, mais Jérusalem et Washington refusèrent d'accepter le résultat du scrutin et décidèrent de renverser le Hamas. Ce fut encore une erreur de plus : le Hamas expulsera finalement le Fatah de Gaza et sa popularité n'a cessé de croître.

La guerre du Liban de l'été 2006 a très nettement révélé les déficiences de la pensée stratégique israélienne. Un raid transfrontalier du Hezbollah provoqua une offensive israélienne visant à détruire l'important arsenal balistique du Hezbollah et à contraindre le gouvernement libanais à se retourner contre le Hezbollah. Cependant, indépendamment de la pertinence de ces objectifs, la stratégie israélienne était vouée à l'échec. Les frappes aériennes furent incapables d'éliminer un arsenal du Hezbollah bien caché et le bombardement de zones civiles au Liban ne fit que susciter plus de colère contre Israël et rehausser l'opinion sur le Hezbollah dans la population libanaise ainsi que dans le monde arabe et islamique. Une offensive terrestre tardive ne parvint pas plus à résoudre le problème étant donné que l'armée israélienne pouvait difficilement accomplir en quelques semaines ce qu'elle avait échoué à faire entre 1982 et 2000. De plus l'offensive israélienne était mal préparée et médiocrement exécutée. Il était également stupide de penser qu'un gouvernement central libanais fragile aurait pu mettre au pas le Hezbollah ; si cela avait été possible, les autorités de Beyrouth l'auraient fait depuis longtemps. Il n'est pas surprenant que la commission Winograd (commission officielle constituée pour examiner la conduite de la guerre par Israël) ait critiqué sévèrement les dirigeants Israéliens pour leurs multiples erreurs stratégiques.

Finalement, c'est la même myopie stratégique qui apparait dans l'attaque contre Gaza. Les dirigeants Israéliens avaient annoncé initialement que leur but était d'infliger suffisamment de dommages au Hamas afin qu'il ne soit plus en mesure de menacer Israël avec ses tirs de roquettes. Mais ils concèdent maintenant que le Hamas ne sera ni détruit ni désarmé par leurs attaques et disent plutôt qu'un contrôle plus important empêchera l'entrée clandestine à Gaza de pièces constitutives des roquettes ainsi que d'autres armes. C'est cependant un vœu pieux. Au moment où j'écris ces lignes, le Hamas n'a pas accepté de cessez-le-feu et continue à tirer des roquettes ; même s'il acceptait bientôt un cessez-le-feu, les tirs de roquettes et de mortiers reprendront nécessairement à l'avenir. Pour couronner le tout, l'image d'Israël dans le monde a pris un sacré coup, le Hamas est probablement encore plus populaire et des dirigeants modérés comme Mahmoud Abbas ont été largement discrédités. Une solution à deux Etats – qui est essentielle si Israël veut rester juive et démocratique et éviter de devenir un Etat d'apartheid – est plus éloignée que jamais. La performance de l'armée israélienne a été meilleure à Gaza qu'au Liban, surtout parce que le Hamas n'est pas un ennemi aussi redoutable que le Hezbollah. Mais ça n'a pas d'importance : la guerre contre le Hamas reste un échec stratégique. Et avoir infligé un tel carnage aux Palestiniens sans gain stratégique durable est particulièrement répréhensible.

Dans pratiquement tous ces épisodes – particulièrement ceux d'après 1982 – la supériorité de la puissance militaire israélienne a été utilisée de manières qui n'ont pas amélioré son positionnement stratégique. Compte tenu de ce bilan bien terne, il n'y a donc aucune raison de penser qu'Israël dispose de stratèges hors pair ou de décideurs en matière de sécurité nationale qui procèdent régulièrement des choix judicieux et à long terme. En fait, ce qui est le plus remarquable avec Israël, c'est de voir à quel point les architectes de ces désastres – Barak, Olmert, Sharon et peut-être Netanyahu – ne sont pas écartés de leurs rôles dirigeants mais se voient au contraire offrir une nouvelle chance de répéter leurs erreurs. Où est la responsabilité dans le système politique israélien ?

Certes, aucun pays n'est à l'abri de la folie et les adversaires d'Israël ont commis de nombreux actes répréhensibles et fait eux-mêmes de nombreuses erreurs. L'Egypte de Nasser avait joué avec le feu en 1967 et en avait été gravement brûlée ; la décision du roi Hussein de participer à la guerre des six jours fut une bévue catastrophique qui coûta à la Jordanie Jérusalem Est et la Cisjordanie ; et les dirigeants Palestiniens firent de mauvais calculs et commirent bien souvent des actes brutaux et injustifiables. Les Américains firent de graves erreurs au Vietnam et plus récemment en Irak, les Français se trompèrent complètement en Indochine et en Algérie, les Britanniques échouèrent à Suez et à Gallipoli, et les Soviétiques furent sévèrement défaits en Afghanistan. A cet égard, Israël n'est pas différent d'Etats plus puissants : parfois il fait des choses admirables et sages et d'autres fois il suit des politiques qui sont stupides et cruelles.

La morale de cette histoire est qu'il n'y a aucune raison de penser qu'Israël a toujours bien conçu ses stratégies pour gérer les problèmes auxquels il est confronté. En fait, le niveau du raisonnement stratégique d'Israël semble avoir beaucoup baissé depuis les années 1970 – à commencer par l'invasion du Liban en 1982 – peut-être parce que le soutien inconditionnel des Etats-Unis a contribué à couper Israël de certains coûts liés à ses actions, lui rendant plus facile de se laisser aller à ses illusions stratégiques et à ses fantasmagories idéologiques. Compte tenu de cette réalité, les amis d'Israël – Juifs comme Gentils – n'ont aucune raison de rester silencieux quand il décide de poursuivre une politique stupide. Et compte tenu que nos « relations spéciales » avec Israël signifient que les Etats-Unis sont invariablement associés aux actions de Jérusalem, les Américains ne devraient pas hésiter à donner de la voix pour critiquer Israël quand il agit d'une manière qui n'est pas dans l'intérêt national des Etats-Unis.

Ceux qui refusent de critiquer Israël même quand il agit stupidement pensent sûrement qu'ils aident l'Etat juif. Ils ont tort. En fait, ce sont de faux amis car leur silence, ou pire leur soutien automatique, ne font simplement qu'encourager Israël à persévérer dans un cours potentiellement désastreux. En ce moment, Israël devrait écouter des conseils honnêtes et le véritable bon sens voudrait que son allié le plus proche soit capable de les lui prodiguer. Dans l'idéal, le conseil devrait émaner du président, du secrétaire d'Etat et de membres influents du Congrès – qui s'exprimeraient aussi ouvertement que certains politiciens le font dans d'autres démocraties. Mais il est improbable que cela se produise parce que les partisans d'Israël font en sorte qu'il soit impossible à Washington que de soutenir de manière réflexe les actions d'Israël, qu'elles soient sensées ou non. Et ces jours-ci, elles sont rarement sensées.


Jeudi 29 Janvier 2009

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Par noesam - Publié dans : Histoire et relations internationales - Communauté : paix et tolérance
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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /2009 13:37
En conclusion, on peut affirmer que la politique moyen-orientale de l’administration Bush a fait faillite en occupant l’Irak sans raison valable, en s’alignant inconditionnellement sur les intérêts d’Israël et en ignorant les droits du peuple palestinien à fonder un Etat et enfin, en donnant de la vigueur à l’islam radical. Les responsables cachés de cette faillite sont à rechercher aussi auprès du complexe militaro-industriel et du lobby juif dont les intérêts convergent sans aucun doute.

 

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Au moment où Israël s’engage dans une nouvelle aventure barbare contre le peuple palestinien spolié et martyrisé, il est nécessaire de rappeler que les Etats-Unis d’Amérique ne peuvent pas et ne doivent pas oublier leur pleine responsabilité dans l’entreprise guerrière de leur allié inconditionnel dans la bande de Gaza et du pourrissement de l’affaire palestinienne, par la volonté de l’Etat juif de ne faire aucune concession à leur voisin parce qu’ils n’ont aucune envie de voir naître, à leur côté, un Etat palestinien.

En s’opposant de nouveau au Conseil de sécurité à un cessez-le-feu contre la nouvelle aventure israélienne, comme pour l’avant-dernière guerre contre le Liban, les Etats-Unis, version Bush, révèlent de nouveau au monde leur vrai visage : une puissance injuste et sans coeur, qui ignore les droits et la souffrance du peuple palestinien de Gaza soumis à un blocus inhumain depuis longtemps, et dont l’agressivité contre son voisin n’est rien d’autre que la manifestation d’une détresse extrême face à la violence implacable d’Israël et à l’indifférence du monde entier.

Ainsi, les Etats-Unis d’Amérique sont inévitablement impliqués depuis longtemps, dans les conflits qui secouent la région du Moyen-Orient, une région sensible qui s’étend des côtes méditerranéennes à l’ouest, à l’Iran à l’est. L’instabilité que connaît la région depuis le 11 septembre 2001 est le résultat d’une stratégie mûrement réfléchie et mise en oeuvre par une superpuissance qui a affiché nettement sa volonté de dominer le monde en le soumettant à son idéologie et à ses intérêts économiques. Cette stratégie vise les objectifs suivants :

-  éradication du terrorisme qui menace la paix et la sécurité des Etats-Unis,

-  contrôle et sécurité des ressources en hydrocarbures,

-  libéralisation des systèmes politiques et économiques des pays de la région.


Le statut de superpuissance unique acquis après l’effondrement du bloc communiste s’appuie sur une supériorité indiscutable sur les pays du reste du monde dans les domaines stratégique, économique et militaire. La volonté de puissance américaine est illustrée par :

- le déploiement des forces militaires dans le monde entier pour faire face à toute menace des intérêts américains. Quelque 700 bases et plusieurs flottes sont déployées sur les continents, les océans et les mers du globe,

- l’hégémonie de la monnaie américaine sur l’économie mondiale qui permet aux Américains de vivre bien au-dessus de leurs moyens propres, grâce à l’endettement,

- le gigantisme des multinationales qui pompent les richesses mondiales au profit des Américains qui ont le revenu par tête parmi les plus élevés du monde,

- le dynamisme scientifique et technologique qui caractérise les entreprises US et qui permet à l’Amérique de garder toujours une longueur d’avance sur ses concurrents,

- l’imposition de son modèle culturel au monde entier.

Cette volonté est l’expression d’une idéologie expansionniste forgée, depuis la formation de la nation américaine, par les premiers immigrants évangélistes venus d’Europe (1). Ceux-ci ont conquis une grande partie de l’Amérique du Nord en éliminant ses habitants d’origine, les Indiens, et en refoulant aux confins du sud du continent les Mexicains. Au nord, ils auraient fait la jonction avec l’Alaska s’ils n’avaient pas été contenus par l’Angleterre, leur ancienne puissance coloniale, mais qu’à cela ne tienne, le Canada a échappé à l’appétit territorial américain mais il est devenu le paradis de ses entreprises multinationales.

Autrefois isolationniste, la nation américaine est allée à la conquête économique du vaste monde après la Deuxième Guerre mondiale. Le partage du monde en deux blocs antagonistes, qui en a résulté, lui a donné de nouvelles opportunités d’expansion, sous couvert de la lutte contre le communisme et la défense du monde libre. Pendant la période de la guerre froide, l’islam a été utilisé pour endiguer le marxisme athée, et cette stratégie de la manipulation religieuse à des fins idéologiques a encouragé l’islamisme politique violent qui s’est retourné contre son propre concepteur et qui a contaminé le monde entier. En effet, les USA ont instrumenté les pays musulmans de la bordure sud de l’ex-URSS, principalement l’Iran, l’Arabie Saoudite, le Pakistan et l’Afghanistan. En soutenant les régimes féodaux adossés à un islam conservateur et la résistance afghane contre le régime local pro-soviétique, ils ont contribué à déclencher la révolution islamique iranienne, à faire émerger le régime des Talibans et l’organisation d’Al-Qaida. Enfin, ils ont permis aux djihadistes arabes, qui ont combattu en Afghanistan, de rentrer dans leurs pays où ils ont créé les mouvements islamistes radicaux, comme en Algérie, en Egypte, en Arabie Saoudite, au Soudan,... En Palestine même, le Hamas devenu aujourd’hui l’ennemi juré d’Israël a été créé par ce pays, en s’inspirant de son protecteur les USA pour contrer les organisations de résistance laïques palestiniennes comme le Fatah de Yasser Arafat.

Après l’effondrement du communisme, l’Amérique s’est inventée un nouvel ennemi pour justifier sa présence et son influence dans les régions conquises et à conquérir : le terrorisme international, un épouvantail contre lequel s’est rallié le monde entier, horrifié par les attentats du 11 septembre 2001. Bien qu’ayant payé lourdement cette politique égoïste et à courte vue, ils n’ont pas encore tiré les leçons de leurs errements. Ils sont toujours, par intérêt égoïste, les alliés des pays qui constituent les deux plus grands foyers de l’islamisme obscurantiste et intolérant, l’Arabie Saoudite et le Pakistan.


Dans le domaine économique, la mondialisation est en train de remettre en cause la suprématie américaine avec l’émergence de nouveaux pôles de puissance : l’Union européenne, la Chine et la Russie apparaissent déjà comme les vrais menaces de demain et les stratèges de Washington cherchent fébrilement le moyen de les contenir sinon de les contrôler, même par la guerre. Dans ce domaine, le Moyen-Orient constitue le terrain de manoeuvre privilégié des Etats-Unis. Ils y interviennent essentiellement pour protéger leurs approvisionnements et contrôler les robinets de pétrole et de gaz. En effet, cette région renferme la moitié des réserves mondiales en hydrocarbures et fournit actuellement le tiers de la consommation mondiale. Les entreprises américaines opèrent dans tous les pays producteurs de pétrole, notamment dans les pays de la Péninsule arabique, premiers exportateurs mondiaux de pétrole et de gaz naturel.

Les deux guerres du Golfe de 1990 et 2003, provoquées et dirigées par les Etats-Unis et leurs alliés, ont eu pour principale motivation, la protection et le libre accès aux ressources en hydrocarbures de la région. Certes, les prétextes avancés pour justifier ces interventions étaient plus ou moins recevables. En 1990, l’Irak avait envahi le Koweit et menaçait de fait l’Arabie saoudite, le plus grand exportateur mondial de pétrole. Le monde entier s’est rallié à la cause américaine y compris la majorité des pays arabes.

En 2003, l’Irak était accusé de posséder des armes de destruction massive et d’aider les organisations terroristes. En dépit des enquêtes de l’Agence Internationale de l’Energie qui n’ont rien révélé de sérieux et de l’opposition de l’opinion mondiale et de certains membres du Conseil de Sécurité, détenteurs du droits de veto comme la France et la Russie, les Etats-Unis ont pris la lourde responsabilité d’attaquer l’Irak pour, disent-ils, détruire la menace irakienne qui pèse sur la sécurité internationale et celles de l’Amérique. Pour arriver à leurs fins, les deux principaux va-t-en-guerre de cette aventure irakienne, les USA et le Royaume-Uni ont fabriqué de toutes pièces de faux rapports impliquant le régime irakien dans la fabrication d’ADM. Et de fait, les Américains, une fois sur place, n’ont trouvé aucun indice de telles armes. L’administration Bush à dû trouver une autre justification moralisatrice à son entreprise guerrière : abattre la tyrannie d’un dictateur aventurier et sanguinaire et promouvoir la démocratie en Irak, au profit du peuple irakien opprimé.

En matière d’implication de l’Irak dans le terrorisme international, là aussi les Etats-Unis n’avaient aucune preuve tangible de l’implication de ce pays. D’ailleurs, le régime de Saddam Hussein était un des rares régimes laïcs arabes et de ce fait, il ne pouvait objectivement utiliser les islamistes radicaux et encore moins faire cause commune avec Al-Qaïda pour perpétrer des attentats dans le monde. Qu’à cela ne tienne, les USA ont réussi à trouver un lien du régime irakien avec Al-Qaida. Le 5 février 2003, à la veille de l’intervention américaine, Colin Powell, le secrétaire d’Etat américain a cité dans son discours au Conseil de sécurité, pour la première fois, le nom de Zarkaoui (2) comme étant le chef d’un réseau terroriste affilié à Al-Qaida activant en Irak. Ce sont les Kurdes qui auraient révélé l’existence du Jordanien, un islamiste radical qui a purgé une peine de prison dans son pays et qui rêvait de se battre contre les régimes arabes corrompus. Il est passé par les camps d’entraînement en Afghanistan où il a rencontré Ben Laden sans lui faire allégeance. Il s’est réfugié au Kurdistan irakien après la défaite des Talibans, où il a effectivement créé et dirigée un camp d’entraînement de combattants. Après l’invasion de l’Irak en 2003, Zarkaoui a trouvé sa voie en s’engageant dans la résistance avec l’aide des sunnites partisans de Saddam. La jonction avec Al-Qaida n’a eu lieu qu’après l’occupation américaine, le 27 décembre 2004, quand Ben Laden l’a nommé émir d’Al-Qaida en Irak. Ainsi, la preuve américaine, fausse au départ, est devenue une réalité après leur intervention.

L’aventure irakienne a, certes, atteint son objectif stratégique inavoué de mettre la main sur les richesses en hydrocarbure du pays, les plus importantes après celles de l’Arabie Saoudite. En effet, quel que soit l’avenir de l’Irak et son statut politique, les Américains veilleront par tous les moyens au contrôle de ses ressources.

Aujourd’hui, en 2009, ils sont loin de s’être tirés d’affaire. Le prix de leur agression n’a cessé d’augmenter et leur prestige international de baisser. Car sur le terrain, les objectifs affichés sont loin d’être atteints. Au contraire, sur le plan militaire ils ont subi de lourdes pertes, dépensé des milliards de dollars pour se maintenir dans un pays en proie aujourd’hui à la guerre civile. Ils ont donné une impulsion nouvelle au terrorisme islamiste, car l’Irak est devenu rapidement le point de ralliement du terrorisme mondial. C’est le lieu où les jeunes islamistes radicaux convergent pour se venger de l’Amérique qui humilie les musulmans et les Arabes, en Palestine notamment. Les alliés des Etats-Unis en Irak, comme l’Espagne et l’Angleterre, ont été durement frappés par des attentats à Madrid en 2004 et à Londres en 2005. La résistance irakienne est visiblement composée d’organisations rivales qui n’ont pas d’unité d’action. La résistance chiite, dirigée initialement exclusivement contre l’occupant, a fini par répondre aux provocations sunnites.

Enfin, l’organisation Zarkaoui émir d’Al-Qaida est alliée aux Sunnites contre les Américains et les Chiites. Par ses attentats meurtriers contre la population civile, elle a réussi à éviter la jonction des organisations irakiennes contre l’occupant, ce qui aurait entraîné sa marginalisation. Au contraire, Zarkaoui et ses successeurs ont réussi le tour de force d’enclencher une guerre civile meurtrière entre Sunnites et Chiites, ce qui rend encore plus difficile la sortie des Américains du guêpier où ils se sont fourrés et à l’Irak le retour à la paix et la démocratie promise. Le spectre de la disparition de l’Irak en tant que nation est en route avec le projet d’Etat fédéral réclamé par les communautés dans les nouvelles instances dirigeantes de l’Irak.


Le rêve américain de vaincre le terrorisme par la force a tourné au cauchemar. L’Amérique, ses intérêts et ses alliés sont plus que jamais la cible de ce que la superpuissance désigne sous le vocable de terrorisme international, un fourre-tout qui compte aujourd’hui des mouvements de résistance nationale comme les organisations palestiniennes, le Hisbollah libanais et les organisations irakiennes, des mouvements radicaux qui se battent contre les régimes locaux en place et enfin, l’organisation supranationale d’Al-Qaida qui se bat contre le monde occidental pour des raisons plus idéologiques que politiques. La plupart de ces organisations ne menacent pas directement la sécurité des Etats-Unis, ni même indirectement. Le Hamas palestinien et le Hisbollah libanais défendent, malgré toutes les critiques qu’on peut leur adresser, leur terre et leur droit à l’existence contre le colonisateur le plus féroce qu’ait connu le vingtième siècle, et pourtant, elles font partie de la liste américaine des organisations terroristes à combattre. Les organisations de la résistance irakienne n’existaient pas avant que les USA occupent le pays, et le régime de Saddam Hussein n’a jamais commis à notre connaissance d’attentat terroriste contre l’Amérique alors qu’il avait des arguments solides pour le faire après la première guerre du Golfe. On se souvient des attentats commis par la Lybie sur des avions de ligne américains et français aux cours des années 70. Il s’agissait là d’un cas rare de terrorisme d’Etat qui est l’expression d’une politique hostile aux USA et la France menée par un Etat souverain qui, du reste, a été puni et mis au ban des nations pendant vingt ans par la communauté internationale, avant qu’il ne reconnaisse et expie ses fautes et devienne l’allié de ses anciens ennemis. Israël, qui pratique le terrorisme d’Etat depuis 60 ans contre ses voisins, par contre, a le droit de se défendre.

Quant aux organisations locales qui harcèlent les régimes en place dans le monde musulman et ailleurs, elles sont exclusivement dirigées contre l’autoritarisme des gouvernements, le déficit de démocratie et la misère économique et sociale. Elle touche quelquefois indirectement les USA quand ces derniers protègent et encouragent ostensiblement les dictateurs.


Quant à faire la paix avec Israël, le point nodal de tous les conflits du Moyen-Orient, le monde entier sait qu’elle dépend entièrement de cet Etat terroriste, qui est en conflit avec ses voisins depuis sa création et de son protégé américain qui lui fournit un soutien inconditionnel, politique, économique et militaire. Cette paix ne peut être faite sur le dos des Arabes, qui ont déjà fait beaucoup de concessions et posé leurs conditions au Sommet de Beyrouth de 2004. Ils se sont engagés à reconnaître Israël s’il restitue les territoires occupés en 1967 et accepte la création d’un Etat palestinien avec, comme capitale, une partie de Jérusalem.

Mais, l’Etat sioniste a dédaigné cette offre raisonnable et équitable. Il a choisi le parti de la confrontation avec la résistance palestinienne et ses autres voisins le Liban et la Syrie, fort du soutien inconditionnel et illimité de la superpuissance américaine. Celle-ci veut bien promouvoir la démocratie et la paix au Moyen-Orient. Il y va de ses intérêts stratégiques mais c’est Israël qui veut dicter les conditions de la paix avec ses voisins, et son protecteur évite de faire pression sur ce protégé turbulent et sûr de sa bonne étoile.

Ce laisser-faire de l’Amérique peut paraître surprenant et contradictoire. L’Amérique peut-elle sacrifier ses intérêts au profit d’un petit Etat qui, objectivement, n’a aucun atout stratégique aujourd’hui, ni une raison morale irrésistible qui justifient son soutien vital.

C’est bien le cas comme l’ont démontré magistralement deux universitaires américains dans une étude publiée récemment (3). En substance, le mystère de cette relation contre nature et contre le bon sens d’un Etat nain et d’un géant mondial n’en est pas un.

Israël est protégé et aidé non pas par les administrations américaines successives depuis 30 ans, mais par le puissant lobby pro-israélien qui n’est rien d’autre, qu’un Etat dans l’Etat. Les Juifs américains ne représentent pourtant que 3 % de la population des USA, soit quelque 9 millions aujourd’hui. Mais leur puissance financière et leur influence sur la politique étrangère américaine est telle, que le président américain et son gouvernement ne sont que des exécutants pour tout ce qui touche à Israël et au Moyen-Orient en général. Les intérêts d’Israël sont défendus par la puissante association juive l’AIPAC ou Comité aux affaires publiques américano-israéliennes, qui poursuit deux stratégies complémentaires : contrôler l’opinion publique américaine et internationale par le biais des médias et des « think tank », les instituts de recherche américains, en présentant la meilleure image d’Israël, notamment en le décrivant comme victime, hier des nazis, aujourd’hui des Arabes.

Les critiques contre ce pays qui défie la légalité internationale depuis 40 ans ne sont pas tolérées et étouffées et les auteurs, qu’ils soient politiques, intellectuels ou simples journalistes, sont sanctionnés chacun à la mesure de son forfait. En la matière, l’AIPAC décourage les débats publics sur Israël pour éviter tout revirement de l’opinion qui se traduirait par une baisse de soutien à son protégé. L’arme la plus puissante de l’AIPAC est l’accusation d’antisémitisme, affirment les professeurs américains.

L’AIPAC utilise son influence sur les institutions politiques américaines, le Congrès, le Sénat et la Présidence pour faire avancer les intérêts et les objectifs israéliens. Le succès d’une telle entreprise réside dans le fait que l’AIPAC finance à plus de 60 % les campagnes électorales des partis politiques américains, démocrate et républicain, pour l’élection présidentielle ainsi que celles des candidats amis aux élections législatives.

Le lobby juif a acquis même la capacité d’influencer le président américain dans le choix de ses collaborateurs. Les auteurs de l’étude américaine citent le cas de Jimmy Carter, qui a dû renoncer à la nomination comme secrétaire d’Etat de George Ball, sur intervention du lobby juif au Congrès, qui est considéré comme trop critique vis-à-vis d’Israël. Ce cas n’est pas isolé.

La puissance du lobby juif ne se limite pas aux USA et à l’AIPAC. Elle s’étend géographiquement à l’Europe où il domine la finance et les médias et organiquement à d’autres groupes de soutien à Israël, comme la communauté chrétienne des évangélistes américains dont les leaders croient que la renaissance d’Israël est l’accomplissement de la prophétie biblique, le congrès juif mondial, l’association des Juifs de France,...

Après la disparition du camp soviétique, Israël est considéré comme un fardeau par les administrations américaines successives, non seulement sur le plan financier mais sur le plan politique. En effet, Israël est bénéficiaire d’une aide substantielle de plusieurs milliards de dollars par an qui représente quelque 20 % de l’aide étrangère américaine. Il a un accès sans limite aux technologies militaires les plus modernes. Dans la croisade contre le terrorisme, Israël est perçu comme un handicap pour la politique américaine, dans la mesure où le soutien inconditionnel à l’Etat hébreu, qui occupe Jérusalem et opprime les Palestiniens, aide à rallier le soutien à l’organisation d’Al-Qaida et aux groupes extrémistes contre les USA. Quant à l’axe du mal, qui désigne aujourd’hui principalement la Syrie et l’Iran, accusés de soutenir le terrorisme en Irak et au Liban, ils ne représentent pas de menace pour les intérêts vitaux de l’Amérique, mais seulement pour Israël dont l’arsenal nucléaire est l’une des raisons pour lesquelles, hier l’Irak et aujourd’hui l’Iran veulent se doter de l’arme atomique.

Enfin, la valeur stratégique d’Israël est remise en cause pour une autre raison, affirment les chercheurs, celui-ci ne se comporte pas comme un allié fidèle des USA. Il ignore fréquemment les demandes américaines et ne tient pas ses promesses sur le dossier palestinien, notamment celle de cesser la construction de colonies et de s’abstenir des attentats ciblés contre les dirigeants palestiniens. Il a mené contre son protecteur, des actions d’espionnage et livré à la Chine une technologie militaire sensible. Pourtant contre vents et marées l’administration américaine continue de fournir un soutien diplomatique, économique et militaire à un allié encombrant.

Certes, Israël a été un allié utile pendant la guerre froide. Il a réussi à contenir la poussée soviétique au Moyen-Orient en battant les armées arabes équipées par l’URSS en 1967 et en neutralisant l’Égypte après la guerre de 1973. Ce soutien avait un prix, une complication des relations avec le monde arabe et islamique. Israël n’a été d’aucun secours à l’Amérique quand la révolution iranienne a éclaté en 1979. De même, en 1990, les USA n’ont pas utilisé les bases israéliennes pour attaquer l’Irak, de peur de nuire à l’alliance contre Saddam Hussein et il en a été de même en 2003.

Après le 11 septembre 2001, l’administration Bush a bien essayé de relancer le processus politique en panne entre Israéliens et Palestiniens, en proposant sa fameuse feuille de route. L’opinion américaine était acquise à une paix négociée au Moyen-Orient mais c’était sans compter avec le lobby juif actionné par le Premier ministre israélien Ariel Charon, hostile à la relance du dialogue. Les inconditionnels d’Israël, tapis dans les institutions américaines, ont fini par faire capoter le projet et faute de ne pouvoir faire pression sur son allié, Bush a reculé en essuyant une défaite. Le remplacement d’Arafat par Mahmoud Abbas n’a pas changé les choses, car Israël poursuivait une autre politique et la disqualification du chef historique palestinien n’était qu’un prétexte avancé par ses adversaires juifs et américains. Aujourd’hui, plus que jamais, le chemin de la paix est bloqué sous l’oeil impuissant mais par ailleurs zélé et complice des Etats-Unis.

En conclusion, on peut affirmer que la politique moyen-orientale de l’administration Bush a fait faillite en occupant l’Irak sans raison valable, en s’alignant inconditionnellement sur les intérêts d’Israël et en ignorant les droits du peuple palestinien à fonder un Etat et enfin, en donnant de la vigueur à l’islam radical. Les responsables cachés de cette faillite sont à rechercher aussi auprès du complexe militaro-industriel et du lobby juif dont les intérêts convergent sans aucun doute.


Les conséquences sur la région et ses peuples sont désastreuses, un grand nombre de pays sont déstabilisés, les peuples nourrissent une haine viscérale contre Israël et son puissant allié. Les régimes sont fragilisés par la montée de l’intégrisme et du terrorisme islamiste rendant plus difficile l’ouverture d’une perspective démocratique. Les Etats-Unis ont perdu leur crédit moral de champion de la liberté et de la justice auprès de la majorité des peuples du tiers-monde.

Les Arabes en général et les Palestiniens en particulier ne doivent plus attendre d’eux qu’ils ramènent la paix et la stabilité. Ils ne doivent compter que sur eux-mêmes et les pays amis, s’ils ont la volonté de changer la situation actuelle. Une politique déterminée et unitaire des pays arabes, dirigée contre la puissance américaine et son protégé, est la seule capable de sortir la région de la profonde crise où elle est plongée depuis longtemps, mais hélas, les divisions actuelles des pays arabes sont trop grandes pour y arriver dans un terme prévisible.

A moins que l’arrivée d’un président démocrate noir à la Maison-Blanche, en ce début 2009, ne refonde complètement la politique étrangère américaine au Moyen-Orient, suivie depuis longtemps par les Républicains conservateurs, en remettant à sa place Israël et en rendant enfin justice au peuple palestinien.

Notes :

-  1) Lakhdar Idroudj : La démocratie de la peur, la doctrine théologique de l’américanisme, dans El Watan du 23 au 25 juil. 2006

-  2) Loretta Napoléoni : Le vrai visage de Zarkaoui, dans L’Intelligent n° 2344 du 5 déc 2005

-  3) John Mearsheimer et Stéphan Walt : le lobby israélien, dans Le Quotidien d’Oran du 28 mars au 2 avril 2006.

Voir aussi : Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine de J.Mearsheimer & S. Walt. (ndp)

Abderrahmane Iddir est ingénieur à la retraite

 

 

28 janvier 2009 - Le Quotidien d’Oran - Débat

Abderrahmane Iddir - Le Quotidien d’Oran
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5990

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