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Noesam@voila.fr

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  • : Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
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Israèl est contre TORAH

*"Les sionistes me dégoûtent autant que les nazis."
(Victor Klemperer, philologue allemand d'origine juive, 1881-1960)

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L’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël constitue une révolte contre la volonté divine, contre la Torah, une révolte qui a engendré une vague interminable de violence et de souffrance. À l’occasion de la fondation de l’État hérétique, les juifs fidèles à la Torah pleurent cette tentative d’extirper les enseignements de la Torah, de transformer les juifs en une « nation laïque » et de réduire le judaïsme au nationalisme.......Nous déplorons les tragédies que la révolution sioniste a provoquées chez les Palestiniens, notamment des déportations, l’oppression et la subjugation..Que nous méritions que cette année toutes les nations, en acceptant la souverainet

é divine, puissent se réjouir dans une Palestine libre et dans une Jérusalem libre! Amen. Offert par Netouré Karta International : www.nkusa.orglink

                                               


   

 


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FATHER OF SIONAZISJACOB HITLER

La prétendue ascendance juive d'Hitler: Une "explication" par la haine de soi
Une publication parue cette semaine a attiré mon attention. Il s’agit ni plus ni moins de la généalogie d’Adolf Hitler qui aurait des ascendants juifs !! Dans son article, Gilles Bonafi présente une fiche des Renseignements généraux que le magazine Sciences et Avenir a publié en mars 2009, et où on peut clairement lire le deuxième prénom d’Hitler : Jacob. Adolf Jacob Hitler serait le petit-fils de Salomon Mayer Rothschild. Cette information a été divulguée par deux sources de très haut niveau : Hansjurgen Koehler officier d’Heydrich, qui était lui-même l’adjoint direct d’Heinrich Himmler et Walter Langer le psychiatre qui a réalisé le profil psychologique d’Hitler pour l’OSS, les services secrets US pendant la Seconde Guerre mondiale.
SOURCE ;alterinfo

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 22:08

Aline de Diéguez+

http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/mariali/chaos/inventions/invention.html

AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL

" La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n'importe quelle idée jusqu'à sa source. " ( Edward Mandell HOUSE )
*

2ème Partie

Aux sources du sionisme

 

 

 

 

II - L'invention des notions de "peuple élu" et de "terre promise"

 

La "Terre promise": "De nombreux versets du Deutéronome, de la Genèse, de l'Exode, des Nombres, du livre de Josué décrivent un territoire qu'un notaire divin aurait "promis" à un groupe de fuyards-fantômes, conduits par un guide spirituel imaginaire, qui a confié l'achèvement de sa mission à un chef de guerre fictif, lequel a réussi l'exploit de faire s'écrouler les murailles d'une ville qui n' en avait pas à l'époque supposée des évènements..."

 

- 1 - Un regard sur l'actualité
- 2 - Histoire réelle et Histoire mythique
- 3 - Quelques jalons historiques
- 4 - Le roi Josias impose le monothéisme dans le Royaume de Juda
-
5 - La rédaction du Deutéronome
- 6 - Le virus morbide de "peuple élu"
- 7 - Qu'est-ce que la "Terre promise"?
- 8 - La mort de Josias et la destruction du Temple

- 9 - Conclusion


*

1 - Un regard sur l'actualité

Tout le monde se souvient de la mise en scène réalisée par un obscur sous-ministre du petit Etat d'Israël lors d'une convocation de l'ambassadeur turc et du scénario complaisamment détaillé en hébreu à l'intention de la presse convoquée pour la circonstance: un vaste et confortable fauteuil haut sur pattes au centre de la pièce dans lequel s'étalait complaisamment le petit fonctionnaire au veston débraillé et un étroit siège bas dans un coin, près de la porte, réservé au représentant du grand pays qu'est la Turquie.

Cette saynète n'est pas uniquement la manifestation de la grossièreté accidentelle d'un individu particulier, elle est la représentation, en tous points réaliste, du théâtre mental et symbolique qui se joue dans les cervelles, non seulement des dirigeants, mais des 94% des habitants qui approuvent la politique de ce microscopique Etat. L'inconscient biblique théâtralisé a brusquement débarqué sur le devant de la scène politique. D'après ce scénario, le "peuple élu" s'épanouit confortablement au centre de l'univers, tandis que le "reste du monde" est relégué en vrac dans les banlieues de la planète.

Le sous-Ministe israélien Danny Ayalon et l'Ambassadeur de la Turquie, son Excellence Ahmet Oguz Celikkol

Jamais un Etat n'avait à ce point révélé au grand jour les phantasmes qui grouillent dans les neurones de ses dirigeants. Mais si l'ambassadeur d'un Etat de quatre-vingts millions d'habitants, riche d'une culture millénaire, d'une industrie prospère et d'un prestige international de plus en plus mérité est traité avec un tel mépris par un fonctionnaire subalterne d'un étaticule né de la dernière pluie, il est facile d'imaginer les sentiments qu'éprouve le "peuple élu" pour les "arabes" qui les entourent et qui, à leurs yeux, polluent leur "terre promise " par leur seule présence sur les lieux.

Caricature non signée parue dans un journal turc (source Al-Manar)

D'ailleurs David Ben Gourion justifiait le nettoyage ethnique des Palestiniens dès juin 1938 dans une déclaration à l'agence juive, donc avant même la création officielle de l' Etat: " Je suis pour le transfert forcé. Je ne vois rien là d'immoral." (cité par Ilan Pappé, Le nettoyage ethnique de la Palestine)

Une fois obtenu le principe de la création d'un Etat, le même Ben Gourion, considéré par certains comme un "homme de paix" digne d'être honoré par l'attribution d'un lieu public à Paris, avait prévu à la fois l'objectif et les moyens de parvenir à l'éradication de la gangrène que constitue, aux yeux des colonisateurs, la présence de la population palestinienne: "A la suite de l'établissement de l'Etat et après la mise sur pied d'une grande armée, nous abolirons la partition et nous nous étendrons sur l'ensemble de la Palestine. L'acceptation de la partition ne nous engage nullement à renoncer à la Cisjordanie. On ne demande pas à quelqu'un de renoncer à son rêve. Nous accepterons un Etat dans les frontières fixées aujourd'hui - mais les frontières des aspirations sionistes ne dépendent que des Juifs et aucun facteur externe ne pourra les limiter."

Le "reste du monde", qui n'a jamais rien compris à la psychologie des sionistes et à leur rêve, n'est pas mieux traité, aujourd'hui, que l'ambassadeur de Turquie. Celui-ci n'est pas le seul, en effet, à avoir enduré l'arrogance pathologique des dirigeants sionistes. Le ministre des affaires étrangères français a accepté sans broncher de passer sous les fourches caudines de l'interdiction qui lui a été vertement signifiée d'entrer dans le bagne de Gaza et il a obtempéré piteusement. De même, le souverain pontife romain, représentant pourtant d'un milliard de chrétiens et oublieux de la parabole du bon Samaritain, a rasé le mur au sens propre et a avalé sa mitre lors de son pèlerinage récent autour des emmurés. Il s'est plié humblement à tous les oukazes de l'Etat hébreu. De même encore, moult commissaires et députés de l'évanescente et lâche Union européenne n'osent piper mot et obéissent, l'échine basse, aux interdits qui leur sont opposés.

Le pape Benoît XVI rase le mur israélien, Discours devant le mur à Bethléem, le 14 mai 2009

La mansuétude du microscopique Moloch dressé sur ses ergots et le jabot gonflé d'une morgue effrontée, est allée, après un premier refus hautain, jusqu'à permettre à la pâle représentante de la politique étrangère d'une Europe dont l'esprit de soumission n'a plus de limites, de jeter un coup d'œil sur les bagnards dont les citoyens européens financent les infrastructures sur un territoire que le "peuple élu " s'empresse immédiatement de transformer en tas de gravats dans un jeu de massacre à répétition, et sans que personne ne se lève pour crier avec colère " ça suffit! " et oblige le prédateur à payer pour ses destructions.

Aux dernières nouvelles, le secrétaire général de l'ONU, après avoir essuyé, lui aussi, un premier refus impérieux, a été finalement "autorisé", on ne sait à la suite de quelles pressions, à fouler le sol du bagne de Gaza. Mais une fois arrivé à l'aéroport, aucun membre du gouvernement hébreu n'était présent pour l'accueillir. "Je suis humilié", a gémi M. Ban Ki Moon.

Une question se pose: quelles peuvent bien être les racines psychobiologiques de l'incommensurable arrogance des membres d'un petit Etat qui vient de débarquer sur la scène internationale mais qui donne des ordres à tous les autres Etats de la planète, formule des oukazes, présente des exigences, menace qui lui plaît, détruit quand ça lui chante, tue, ravage, insulte les ministres anglais qu'il compare à des chiens, le tout dans une sorte de silence pétrifié des puissances politiques de la planète transformées en statues de sel?

De plus, d'où vient la totale et inhumaine insensibilité du bourreau qu'il est devenu à l'égard des souffrances endurées par ses victimes ?

- Le territoire, les rats et les hommes

- L'axe de l'apocalypse se rue à l'assaut du camp de concentration de Gaza.

Or, des recherches récentes en éthologie viennent de démontrer que la capacité d'empathie n'est pas le propre de l'homme (voir le Monde du 27 février 2010). Il est prouvé que les grands singes, les éléphants et d'autres mammifères sont sensibles à la souffrance d'autres animaux, même s'ils ne font pas partie de leur groupe. Les Israéliens qui approuvent à une majorité écrasante les actions criminelles de leur armée sont-ils moins aptes que des éléphants et des singes d'éprouver de l'empathie pour les souffrances qu'ils infligent à des civils désarmés, à des enfants et même à des nourrissons sous prétexte qu'ils ne font pas partie de leur tribu? Pire que la jungle, l'Etat d'Israël?

........................................................................................

.............................................. .........Empathie animale .......................................................................................................Barbarie israélienne

"Si Israël ne s'est jamais lancé dans un génocide de l'ampleur de l'Holocauste, le nettoyage ethnique que cette nation inflige aux Palestiniens équivaut, moralement, à une version lente et en mode mineur des camps de la mort. J'ai du mal à comprendre comment un peuple pour lequel il a été si difficile de se relever des horreurs de l'Holocauste peut ensuite infliger à d'autres ce qu'on lui a fait " écrit le grand romancier sud-africain André Brink dans ses mémoires, intitulées Mes bifurcations (Actes Sud, Arles, 2010)

Mais il ne suffit pas de s'indigner, de décrire et même, comme le fait le grand romancier André Brink ci-dessus, d'établir des rapports judicieux avec des évènements comparables déjà survenus dans l'histoire du monde. Le comportement politique du sous-ministre humiliant un ambassadeur est une caricature de l'ensemble de la politique d'un Etat incapable de s'insérer dans la politique mondiale, d'un Etat qui tue de sang-froid, se spécialise dans une épuration ethnique aussi féroce qu'hypocrite, détruit ses voisins et va même jusqu'à pointer ses têtes nucléaires sur les Etats européens qui sont pourtant d'une servilité exemplaire à son égard. "La septième chaine israélienne a diffusé un entretien exceptionnel avec le professeur Martin Van-Crevel, spécialiste mondial de référence des guerres de basse intensité. Le professeur émérite de l'Université hébraïque de Jérusalem y a développé publiquement les propos qu'il tient depuis une dizaine d'années dans les cénacles fermés des académies militaires israéliennes et états-uniennes. "

Et que dit ce M. Crevel : "Dans le cas où les Européens s'opposeraient à une déportation [des Palestiniens], Tel-Aviv n'aura d'autre choix pour survivre que de détruire des capitales européennes sous le feu atomique, étant entendu que les Européens ne pourront pas riposter sans tuer leurs amis Palestiniens."

Il tient ce discours depuis 1998 (voir La Transformation de la guerre, Editions du Rocher, 1998) et non seulement cet individu n'a toujours pas été interné dans un asile d'aliénés, mais il se répand en conférences et en émissions de télévision sans que personne trouve à redire à ses déclarations. Il s'agit d'un homme qui se définit lui-même comme un "chien enragé ", sauf que les chiens enragés ne courent pas en liberté dans la nature. Ils sont euthanasiés.

Le Professeur Martin Van-Crevel

Qu'un fantasme militaire aussi absurde que criminel puisse bourdonner dans la cervelle d'un homme qui n'est pas un quidam de base et qui exerce une fonction de "conseil" dans la hiérarchie militaire, démontre le dérèglement mental qui a atteint aujourd'hui des échelons importants de cet Etat.

C'est afin de comprendre les origines psycho-religieuses de l'arrogance pathologique et de l'impunité dont jouit cet Etat auquel il est permis de traiter de chiffon de papier soixante sept résolutions de l'ONU condamnant sa politique de colonisation et de persécution des Palestiniens, qu'il est important de remonter à l'origine de sa séparation psychologique d'avec "le reste du monde".

Voir: Ils ont crucifié Marianne... Les nouveaux exploits de Tartuffe en Palestine

Jai donc essayé de remonter le plus loin possible dans le temps, afin de tenter de découvrir dans quelles circonstances une tribu modeste, devenue progressivement une petite nation enserrée entre deux puissants empires - l'empire égyptien d'un côté et l'empire assyrien, puis babylonien, de l'autre - s'est construit un arrière-monde mythique qui en fait une sorte de météorite chu d'une autre galaxie et impossible à intégrer dans le jeu diplomatique de la civilisation actuelle. Cet Etat se permet de ne respecter aucune règle de la morale internationale la plus élémentaire et n'obéit même pas aux réflexes de l'éthique animale récemment mise en lumière par les éthologues.

J'observerai ultérieurement comment cet arrière-monde auquel il a accroché son "rêve" s'est si bien durci dans les cervelles durant les 1900 ans d'absence de ce groupe humain de la scène politique mondiale, qu'il a façonné au fil des siècles un homo israelus psychiquement pré-conditionné par un imaginaire allogène au fonctionnement normal des Etats modernes. Il s'est rué sur le Moyen Orient comme un "chien enragé" , reconnaît-il, lorsqu'il a été autorisé à reprendre pied en Palestine. Aujourd'hui, il n'hésite plus à menacer le monde entier - à commencer par ses frileux alliés - d'un arsenal nucléaire entassé en toute illégalité mais, suprême dérision, avec l'aide hypocrite des nations qu'il menace aujourd'hui de vitrifier.

*

Avant d'en arriver à la description des circonstances qui ont présidé à la rédaction du Deutéronome, le texte fondateur de la mythologie juive, je rappellerai quelques jalons de l'histoire "normale" de la région durant les cinq siècles qui s'étendent entre le -Xe et le -Ve siècles. En effet, c'est dans un contexte politico-social précis, qu'il est essentiel de connaître, que fut élaboré le grand roman théologico-politique que constituent les écrits bibliques. Or, le Deutéronome, réputé fondateur du monothéisme, fut le premier des textes rédigés, même s'il figurera plus tard en cinquième position dans le Pentateuque ou Torah . C'est dans ce " Livre " que furent introduits dès l'origine les thèmes de "peuple élu" et de "terre promise" qui détermineront de manière définitive les relations politico-psychiques de ce peuple avec ses voisins et avec "le reste du monde". Les "Biblia - les Livres - constituant un ensemble aujourd'hui appelé "Ancien Testament", sont un patchwork de parties hétérogènes rédigées à des époques différentes par des scripteurs différents et réunies dans un ordre grossièrement chronologique afin de leur donner à l'ensemble un semblant de cohérence. Mais ces textes sont à l'histoire de cette population ce que la légende arthurienne est à l'histoire de la France.

 

2 - Histoire réelle et histoire mythique

Qui sont les rédacteurs de la fiction biblique appelée Ancien Testament, dans quel but, quand et dans quel contexte cette fiction a-t-elle vu le jour?

L'historien italien Mario Liverani, dont j'ai déjà parlé dans mon précédent texte, apporte à ces questions les réponses les plus logiques, les mieux argumentées et les plus crédibles qui peuvent être présentées dans l'état actuel de la science historique. Son ouvrage capital bouleverse l'historiographie biblique qui en était plus ou moins restée à Ernest Renan et à sa volumineuse Histoire du peuple d'Israël en cinq volumes parue en 1887.

Il ne s'agit évidemment pas, tant dans l'ouvrage de Liverani que dans le présent article, de jeter négligemment aux poubelles de l'histoire les récits non historiques de l'Ancien Testament et de n'y voir qu'un tissu de mensonges. Les récits bibliques sont une loupe qui permet, non seulement de lire, mais de comprendre le présent. Littéralement parlant, il s'agit, en effet, d'affabulations pour certaines des péripéties relatées, de grossissements volontaires à des fins politiques ou religieuses d'un petit évènement réel pour d'autres et enfin, de mythes pour les plus intéressants.

Voir: Aux sources du sionisme : La Bible et l'invention de l'histoire d'Israël

Le mythe n'est pas dans l'histoire. Il est l'histoire, car il crée l'histoire. Il est hors du temps ordinaire car il est le temps universel et il dévoile une vérité universelle. Le récit n'est que le support matériel de circonstance destiné à véhiculer cette vérité. C'est pourquoi le mythe ne recherche pas la vraisemblance. Peut-on voler le feu du soleil ? La réponse est évidente. C'est pourquoi Prométhée n'est pas un vrai voleur d'un vrai feu, Icare n'avait pas de vraies ailes de cire qui auraient fondu parce qu'il s'est imprudemment approché du soleil, Sisyphe n'a pas passé sa vie à soulever un vrai rocher et une femme nommée Sara, vieille épouse d'un homme appelé "Père de la multitude" - Abraham - n'a pas enfanté à l'âge canonique de cent ans.

Les évènements miraculeux ne sont pas des matériaux historiques. C'est pourquoi le mythe des deux enfants d'Abraham parle de tout autre chose que de la parturition miraculeuse d'une vieille épouse légitime et d'une jeune servante . Abraham est une métaphore du Créateur-géniteur. Il est donc le père de tous les peuples - notamment des peuples de la région. Mais attention, les "fils", donc les peuples, ne sont pas égaux, dit le mythe: l'un est le fils de la femme légitime, tandis que l'autre est né d'une union ancillaire.

Contrairement aux codes antiques les plus respectés, qui donnent automatiquement la préséance à l'aîné, c'est le cadet, Isaac, qui deviendra le fils préféré, puis le successeur du père, donc le nouveau maître des lieux. Ismaël, issu d'une servante, sera, dit le mythe, son domestique et devra lui obéir. Comme dans la saynète de sous-ministre et de l'ambassadeur, Isaac officiera "en-haut" et Ismaël sera relégué "en-bas".

On voit que la mise en scène décrite en introduction vient du plus profond de l'inconscient religieux des israélites.

Sarah amenant Agar à Abraham, Mathias Stomer, ère moitié 17e siècle, Musée Condé à Chantilly

Le mythe d'Abraham contient donc en germe la politique actuelle au Moyen Orient. Il donne son sens rétroactif à l'arrogance originelle des Israéliens qui se posent en descendants du fils de la femme légitime, donc en maîtres, face aux Palestiniens en particulier et à tous les Arabes en général, considérés par eux comme étant les descendants du fils d'une domestique et donc destinés à servir le peuple légitime.

De plus, le mythe se vante de ce que le "peuple élu" n'est jamais un arbre si desséché qu'il ne parviendrait plus à reverdir. Les deux vieux époux centenaires sont toujours assez gaillards pour s'adonner aux plaisirs de la chair et rien ne leur est impossible. Même un pied dans la tombe, le peuple miraculeux continuera à enfanter.

En revanche, les récits concernant David et Salomon ne sont pas des mythes, mais de faux récits historiques relatant des récits d'exploits outrageusement gonflés à partir de légendes transmises oralement, embellies, romancées et destinées à offrir à une nation en train de se créer un glorieux passé auquel se référer.

 

3 - Quelques jalons historiques

J'ai montré, dans le précédent texte à quel point la subjectivité des archéologues Israël Finkelstein et Neil Asher Silbermann était omniprésente dans le compte-rendu de leurs travaux. Mario Liverani est beaucoup plus rationnel et rigoureux que les deux archéologues américains et son extraordinaire érudition en fait un modèle de rigueur, pour l'instant non dépassé, dans son approche laïque, rationaliste et critique du récit biblique d'un point de vue strictement historique.

Il rejoint dans une première partie, par des voies différentes, les conclusions opérées sur le terrain par les archéologues de La Bible dévoilée, mais il le fait en historien qui s'attache à décrire ce qu'il appelle "l'histoire normale" des populations qui ont vécu sur le territoire cananéen en la situant dans l'histoire globale de la région, dont elle est évidemment tributaire et sans se contenter d'une paraphrase des textes bibliques qu'il ne cite que pour montrer le passage de "l'histoire normale" à "l'histoire rêvée". Ce seul fait constitue une immense originalité par rapport aux innombrables histoires d'Israël en circulation. De plus, dans une seconde partie de son gros ouvrage, il analyse les conditions et les objectifs de "l'histoire inventée". Il rend le récit signifiant et décode les motivations des fausses constructions historiques.

Le tableau de la région qui se dessine à partir des nouvelles études bibliques présente, à l'origine, des cités-Etats prospères dans les plaines de Samarie au nord et de villages pauvres et peu peuplés dans le sud plus montagneux. Il s'agit d'entités sociales très modestes unies par des liens de parenté et des accords de voisinage au sujet de l'utilisation des zones de pacage des troupeaux, comme il est confirmé par les vestiges archéologiques.

a

Vers le - IX siècle, un véritable Royaume d'Israël se crée dans la prospère province de Samarie autour de la dynastie de Omrides, tandis que Royaume de Juda, continue à ne regrouper, au sud, que des tribus récemment sédentarisées. Il demeure au stade archaïque d'une grosse chefferie avec des roitelets locaux, d'ailleurs vassaux du royaume de Samarie. La "capitale" de Juda, Jérusalem, n'est qu'un village à peine plus important que les villages voisins, avec des habitations disséminées.

Mais en - 722 la riche province du nord est ravagée par l'incursion des armées assyriennes conduites par le roi Sargon II. La Samarie vaincue est complètement vidée de ses habitants originels et ne se remettra jamais de ce désastre. Cette invasion signe l'acte de décès d'un Royaume d'Israël indépendant.

Sargon II

Les Assyriens avaient trouvé une méthode radicale d'éviter la renaissance de mouvements nationalistes : ils déportaient en bloc tous les habitants des contrées conquises et les remplaçaient manu militari par le transfert de populations originaires d'une autre province soumise. C'est ainsi que la capitale Samarie fut repeuplée par des Babyloniens tandis que l'élite du royaume omride ainsi qu'une grande partie de la population du royaume du Nord furent conduits à Babylone. Ce fut la première captivité à Babylone d'une partie du peuple hébreu. La haine des scribes de Juda pour tout ce qui touchait au Royaume d'Israël a occulté ce premier désastre. Seule comptera la deuxième captivité , parce qu'elle concernera les habitants de Juda.

L'empire assyrien n'avait pas l'intention de créer un désert économique dans les provinces conquises, si bien que les déportations croisées se faisaient par groupes familiaux et même par villages entiers. Mario Liverani cite des documents assyriens qui révèlent à quel point l'empire assyrien était méticuleusement et puissamment organisé: "Des gens des quatre parties du monde, de langue étrangère et de dialectes incompréhensibles, habitants des montagnes et des plaines, (…) je les transportai, sur l'ordre d'Assour, mon Seigneur, et par la puissance de mon sceptre. Je les fis devenir une seule langue et je les installai là. Comme scribes et surveillants, je leur assignai des Assyriens, capables de leur enseigner la crainte de Dieu et du roi." (Liverani, p. 206)

C'est ainsi que les furent créés les Samaritains, vomis par les textes bibliques, même lorsqu'ils adoptèrent la religion jahviste, mais dont les Evangiles louent la charité et la générosité .

" Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba dans les mains des brigands, qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s'en allèrent, le laissant à demi-mort. Un Sacrificateur, qui fortuitement descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l'ayant vu, passa outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu'il le vit. Il s'approcha et banda ses plaies... puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l'hôte (c'est-à-dire au gérant de l'auberge) et dit: aie soin de lui et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour. " (Luc 30-36)

Les malheurs du Royaume d'Israël profitèrent au Royaume de Juda. Celui-ci connut alors un important boom démographique, grâce à l'immigration des fuyards du nord qui refusaient la déportation à Babylone ou l'assimilation. Mais en même temps, une collaboration économique s'établit entre Juda et l'empire assyrien. Elle bouleversa une structure sociale archaïque qui avait peu changé depuis les temps rustiques de David et de Salomon. Un Etat centralisé commença de naître. L'accroissement de la population permit le développement de l'artisanat et la richesse de Jérusalem s'accrut spectaculairement.

Un temple de dimensions modestes, dont on pense qu'il fut construit, non pas par Salomon, mais par le roi Joas (-IXe siècle), petit-fils de la reine omride Jezabel - dont Racine a si bien transcrit les tourments - fut rénové et agrandi. Mais les fouilles archéologiques n'ont trouvé aucune trace de ce premier temple, même si quelques vestiges de trois lieux de sacrifices qui pourraient dater de cette époque, ont été découverts. Comme Jérusalem était devenue un centre relativement important sous les rois Ezéchias (-716 à -687) et surtout Josias (-640 à -609), il est admis qu'un temple existait à cette époque et que ces deux rois l'ont considérablement agrandi, enrichi et embelli.

Alors que depuis le - IXe siècle Jahvé était déjà considéré comme le dieu "national" des Hébreux du sud tout en partageant, officiellement, cette fonction avec les autres dieux locaux, notamment Baal ou Ashera, le roi de Juda, Ezéchias tenta d'opérer une première centralisation religieuse autour de son culte. En même temps se diffusaient dans les campagnes, "par capillarité", écrit Mario Liverani, divers cultes de la fertilité "que la religion Jahviste officielle ne saurait avoir écartés sans courir le risque d'être totalement marginalisée" (p.171).

Sur le plan politique, ce roi prit la tête d'une révolte ouverte contre les Assyriens. S'alliant aux roitelets voisins et à l'Egypte, il constitua une ligue anti-assyrienne. Mais l'Assyrie réagit violemment et écrasa tous les conjurés. Le roi de Juda, Ezéchias, n'échappa à la catastrophe de la destruction de sa capitale qu'en acceptant, dans un premier temps, le versement d'un important tribut à l'empire assyrien.

"Quant à Ezéchias de Juda qui ne s'était pas soumis à mon joug, j'assiégeais 46 de ses villes fortifiées et entourées de murs, et les petites villes des environs, sans nombre, au moyen de l'assaut sur des ponts et de l'attaque par des machines de guerre, au moyen des combats de fantassins, au moyen de brèches, de sapes, de bouleversements, et je les conquis... je l'enfermai lui-même (Ezéchias) comme un oiseau en cage dans Jérusalem sa résidence. J'élevai des bastions contre lui, et à quiconque sortait de ses portes je fis payer son méfait. Les villes que j'avais dépouillées, je les détachai de son territoire et je les donnai à Mitinti, roi d'Ashdod, à Padi, roi d'Acaron, à Sil Bel, roi de Gaza et ainsi je diminuai son territoire... Quant à lui, Ezéchias, la splendeur de ma majesté le renversa et il fit livrer à ma suite les Urbi et les soldats d'élite que pour défendre sa résidence à Jérusalem il avait introduit et pris comme troupes auxiliaires, en même temps que 30 talents d'or, 800 talents d'argent... et pour livrer son tribut et me rendre hommage il envoya ses messagers. " (Cylindre de Taylor, document assyrien)

Sennacherib

Ce qui, dans les écrits bibliques devient:

"En la quatorzième année du roi Ezéchias, Sennachérib, roi d'Assyrie, monta contre toutes les villes fortes de Juda et s'en empara. Alors Ezéchias, roi de Juda, envoya ce message au roi d'Assyrie, à Lakish : "J'ai mal agi ! Détourne de moi tes coups. Je me plierai à ce que tu m'imposeras." Le roi d'Assyrie exigea d'Ezéchias, roi de Juda, 300 talents d'argent et 30 talents d'or, et Ezéchias livra tout l'argent qui se trouvait dans le Temple de Yahvé et dans les trésors du palais royal. C'est alors qu'Ezéchias fit sauter le revêtement des battants et des montants des portes du sanctuaire de Yahvé, que le roi de Juda, avait plaqués de feuilles d'or, et le livra au roi d'Assyrie." (2R 18, 13-16)

 

La description qui sera faite d'un mythique temple de Salomon et des placages de feuilles d'or sur les murs, doit beaucoup au souvenir des embellissements rutilants effectués par Ezéchias et à la nostalgie de leur perte.

En fin de compte, la campagne assyrienne triomphalement commencée se termina de manière inattendue par la déroute de l'armée de Sennacherib. Des révoltes sporadiques éclataient ça et là dans les provinces conquises d'un empire devenu immense et difficile à protéger partout à la fois, si bien que les troupes se trouvaient disséminées en des endroits éloignés les uns des autres.

Carte de l'empire assyrien à l'époque du roi Ezéchias

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