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Noesam@voila.fr

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  • : Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
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Israèl est contre TORAH

*"Les sionistes me dégoûtent autant que les nazis."
(Victor Klemperer, philologue allemand d'origine juive, 1881-1960)

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L’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël constitue une révolte contre la volonté divine, contre la Torah, une révolte qui a engendré une vague interminable de violence et de souffrance. À l’occasion de la fondation de l’État hérétique, les juifs fidèles à la Torah pleurent cette tentative d’extirper les enseignements de la Torah, de transformer les juifs en une « nation laïque » et de réduire le judaïsme au nationalisme.......Nous déplorons les tragédies que la révolution sioniste a provoquées chez les Palestiniens, notamment des déportations, l’oppression et la subjugation..Que nous méritions que cette année toutes les nations, en acceptant la souverainet

é divine, puissent se réjouir dans une Palestine libre et dans une Jérusalem libre! Amen. Offert par Netouré Karta International : www.nkusa.orglink

                                               


   

 


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FATHER OF SIONAZISJACOB HITLER

La prétendue ascendance juive d'Hitler: Une "explication" par la haine de soi
Une publication parue cette semaine a attiré mon attention. Il s’agit ni plus ni moins de la généalogie d’Adolf Hitler qui aurait des ascendants juifs !! Dans son article, Gilles Bonafi présente une fiche des Renseignements généraux que le magazine Sciences et Avenir a publié en mars 2009, et où on peut clairement lire le deuxième prénom d’Hitler : Jacob. Adolf Jacob Hitler serait le petit-fils de Salomon Mayer Rothschild. Cette information a été divulguée par deux sources de très haut niveau : Hansjurgen Koehler officier d’Heydrich, qui était lui-même l’adjoint direct d’Heinrich Himmler et Walter Langer le psychiatre qui a réalisé le profil psychologique d’Hitler pour l’OSS, les services secrets US pendant la Seconde Guerre mondiale.
SOURCE ;alterinfo

Archives

24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 13:19
Alain Gresh
publié le vendredi 23 janvier 2009.

http://blog.mondediplo.net/2009-01-22-La-presse-israelienne-s-interroge-apres-Gaza#forum

jeudi 22 janvier 2009

La poussière des terribles destructions commises à Gaza n’est pas encore retombée que plusieurs commentateurs politiques israéliens s’interrogent sur le sens et les résultats de cette guerre de 21 jours.

« IDF : Gaza smuggling resumed during offensive », de Hanan Greenberg, dans Ynet, le site en anglais du quotidien Yedioth Ahronot, 21 janvier :

« Le commandement militaire israélien n’a pas été surpris par les rapports du mercredi (21) affirmant que certains souterrains entre Gaza et l’Egypte avaient recommencé à fonctionner, malgré les lourds bombardements menés par l’armée israélienne durant trois semaines.

Des responsables de la sécurité ont dit que le Hamas avait tenté de reprendre la contrebande alors même que l’opération "plomb durci" était en cours. Ils ont ajouté que les souterrains bombardés seraient rapidement reconstruits. »

Une information que confirme sur le site en anglais du quotidien Haaretz, Anshel Pfeffer et Barak Ravid, « Sources : Hamas arms smuggling never stopped during IDF op in Gaza » (22 janvier) :

« Bien que les forces aériennes israéliennes aient bombardé tout le long du corridor de Philadelphie (à la frontière entre l’Egypte et Gaza) des centaines de fois durant l’offensive “Plomb durci”, des contrebandiers reconnaissent que certains tunnels sont restés en activité pendant les combats. Contrairement à ce qu’ont écrit les médias, l’aviation n’a pas utilisé les bombes les plus puissantes qui détruisent les bunkers. Les tunnels renforcés par des piliers de bois ont été particulièrement résistants aux attaques aériennes. »

Ces informations confirment deux choses :

- le Hamas a été capable de maintenir des lignes d’approvisionnement même pendant les bombardements ;
- très rapidement, les tunnels détruits sont reconstruits.

Il faut rappeler que, même durant ses longues années d’occupation, Israël a été incapable d’arrêter cette contrebande. Pas plus, d’ailleurs, qu’il n’a été capable d’arrêter le tir de Qassam venant de Gaza qui ont commencé alors que l’armée occupait encore ce territoire.

Un autre article du quotidien concerne le soldat franco-israélien Gilad Shalit, « Israel “ready to pay terrible price for Shalit” » d’Avi Issacharoff, Barak Ravid et Amos Harel (22 janvier). Désormais, le gouvernement israélien serait prêt à reprendre les négociations sur la libération du soldat et, comme l’a expliqué un ministre, avait « réalisé qu’il n’y avait pas d’autre choix que de payer le prix ». Le prix serait, selon l’article, la libération de « centaines de prisonniers dont beaucoup ont été impliqués dans des attaques terroristes qui ont coûté la vie à des Israéliens. »

Si cet accord se faisait, il constituerait, quoiqu’en dise le gouvernement israélien, un succès pour le Hamas. Parmi les revendications de ce dernier, la libération de Marwan Barghouti, un des dirigeants les plus populaires du Fatah, et qui a lancé début janvier un appel à l’unité et à la résistance.

Puisque l’on parle de prisonniers, profitons-en pour rappeler le cas du Franco-palestinien Salah Hamouri, toujours détenu en Israël.

Alors que les Nations unies semblent vouloir obtenir des éclaircissements sur les attaques qui ont visé des bâtiments sous leur contrôle et tué des dizaines de civils, Yossi Feldman et Uri Blau expliquent, dans un article de Haaretz (22 janvier), « comment les juristes de l’IDF ont légitimé les violences contre les civils » (« How IDF’s legal experts legitimized harming civilians »).

Il a fallu bien des pressions, expliquent les deux journalistes, pour que la section du droit international de l’armée israélienne donne une couverture légale à la première attaque, le 27 décembre, contre une école de police au moment de la cérémonie de remise de diplômes (attaque qui a fait plus de 40 morts, de simples policiers pour la plupart, qui n’ont rien à voir avec les combattants du Hamas) et aux bâtiments gouvernementaux. Ce relâchement des « règles d’engagement » militaire a conduit à la mort de nombreux civils.

Evoquant le bombardement de maisons dont les habitants avaient été avertis des tirs (voir ce qu’en dit Bernard-Henri Lévy), un ancien membre de la division du droit international de l’armée, Daniel Reisner, affirme : « Je ne crois pas que l’on peut incriminer quelqu’un seulement parce qu’il est sur un toit. »

Sur le bilan plus général de la guerre, deux voix dissidentes (mais ne partageant pas la même analyse). Israel Harel écrit un article intitulé « No reason for celebration » (Haaretz, 22 janvier) dans lequel il critique violemment l’armée israélienne, non sur ses méthodes mais pour n’avoir pas agi avec assez de détermination. Et il s’interroge pour savoir si un seul des buts a été atteint : libérer le soldat Shalit ? Détruire la majorité des roquettes ? Casser la colonne vertébrale du Hamas ? Mettre sa direction hors d’état de nuire ? Empêcher tout passage clandestin de roquettes à travers la frontière ou détruire toute possibilité de construire ces roquettes à Gaza ?

Gideon Levy, l’un des rares critiques de l’opération israélienne, affirme dans Haaretz (22 janvier) que la guerre s’est terminée par un échec total israélien : « Gaza war ended in utter failure for Israel »

Il écrit que le but d’arrêter les tirs de Qassam n’a pas été atteint, ceux-ci ont continué jusqu’au dernier jour et grâce au cessez-le-feu. Le Hamas posséderait encore un millier de roquettes.

Le second objectif de stopper la contrebande n’a pas non plus été atteint (lire le début de cet article).

Troisième but, renforcer la dissuasion. « Mon oeil, écrit-il. La dissuasion que nous avions soi-disant atteinte durant la guerre du Liban n’a pas dissuadé le Hamas. »

Le quatrième objectif non déclaré, restaurer la crédibilité de l’armée israélienne n’a pas été atteint non plus. On ne restaure pas cette crédibilité en se battant avec des combattants pauvrement armés. Et les poèmes à la gloire de l’armée n’y changeront rien.

Enfin, écrit-il, il ne faut pas être trompé par les parades de soutien des dirigeants européens à Olmert. Les actions d’Israël ont porté un dur coup au soutien populaire international à Israël. « Elles ont choqué tout être humain qui les a vus même si elles ont laissé de marbre l’opinion israélienne. »


Alain Gresh

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L’armée de la honte

Patrick Ferrante (AgoraVox)
publié le vendredi 23 janvier 2009.

http://fr.news.yahoo.com/13/20090120/tot-l-armee-de-la-honte-89f340e_2.html

Mardi 20 janvier, 18h25

En écrivant cet article, j’hésitais entre l’intituler « L’armée de la honte » ou « Le festival international de la lâcheté ». Car les deux résument bien la situation.

Pour quelle raison Israel a-t-il lancé ce carnage sur Gaza ? Et j’utilise le terme carnage car avec pratiquement un seul camp qui tire, accessoirement sur des civils, le terme « guerre » n’est pas approprié.

Deux choses sont sûres. Premièrement Israel n’a pas lancé cette opération en représailles d’une rupture de la trêve par le Hamas. Car si rupture il y a eu, le moins que l’on puisse dire est que les torts sont partagés et de l’aveu même de l’administration Israélienne, cette opération était en préparation depuis 6 mois.

Deuxièmement le but de cette opération n’était pas l’élimination du Hamas … parce que cet objectif était tout simplement inatteignable, et parce que c’est une évidence pour le Monde entier que de telles actions ne font qu’alimenter les rangs et la popularité de ce mouvement.

Il n’y a probablement pas une unique raison, mais de multiples, et a mon avis toutes condamnables.

J’en vois trois principales. Une revanche sur l’humiliation subie par l’armée de Tsahal lors de la dernière guerre au Liban contre le Hezbolla : montrer qu’Israël est à nouveau « invincible » : quel exploit … contre des civils.

Puis, indiscutablement, la volonté de terroriser les palestiniens pour casser toute velléité de résistance à l’occupation. Une technique largement utilisée par les nazis pendant la seconde guerre mondiale, dont « les fosses ardeatines » fut un triste exemple en Italie. Inutile de dire qu’après la fin de la guerre, les nazis (eux) furent jugés et condamnés pour ces crimes de guerre. Certes, les nazis fusillaient les civils. Les Israéliens les bombardent, nuance : c’est plus simple, moins risqué et apparemment mieux toléré par la communauté internationale (c’est le moins que l’on puisse dire !).

Et soyons clairs : ce ne sont pas des « bavures », des erreurs. Les missiles et les bombes « intelligentes » utilisées par l’armée israélienne (et fournies en grande partie par les Etats-Unis) sont extrêmement précises, et ceux qui les ont conçues ne sont pas peu fiers d’en vanter l’efficacité.

La troisième est la volonté d’exacerber les tensions entre Israël et les palestiniens pour anéantir toute chance de solution pacifique au conflit. Car il ne faut pas être un expert du conflit pour savoir que la paix passe par la création d’un état palestinien viable, et que tous les acteurs de la région (Ligue arabe et Hamas inclus) se sont dits favorables à un tel scénario ou du moins prêts à en discuter. Mais cela impliquerait la concession de terres largement colonisées … et Israël n’a aucune intention de lâcher quoi que ce soit. Comme l’explique très bien Norman Finkelstein (universitaire et politologue américain, fils de juifs survivants du ghetto de Varsovie).

Donc, la meilleure façon de ne pas entrer dans un tel processus est de radicaliser les interlocuteurs potentiels du camp adverse. Et les commentaires « étonnés et consternés » du style « mais comment Israël peut-il ne pas comprendre que de telles actions ne font qu’alimenter la haine et les vocations au terrorisme » me font rire amer … la classe politique Israélienne, loin d’être naïve, le comprend très bien … justement.

Ce ne sont certes que des suppositions, que je trouve pour ma part toutes condamnables. Mais l’essentiel n’est pas là.

Peu importe la ou les raisons pour lesquelles Israël a lancé ce carnage. Rien ne peut justifier les horreurs que son armée a infligées à la population civile de Gaza.

En trois semaines, Israël a assassiné 1200 palestiniens, dont plus de 400 enfants. L’armé de Tsahal a bombardé des hôpitaux, des écoles, des ambulances, les dépôts alimentaires de l’ONU, les sites hébergeant la presse étrangère.

Les soldats israéliens ont tué de sang froid hommes, femmes et enfants, ont empêché les médecins de secourir les victimes, voire ils ont carrément tué les ambulanciers, au point que la Croix Rouge a dû suspendre son aide aux victimes.

Je ne pourrai jamais oublier ce qui est arrivé dans le quartier de Zeitoun.

« Selon plusieurs témoignages, le 4 janvier, des soldats ont évacué environ 110 Palestiniens vers une seule maison à Zeitoun (dont la moitié était des enfants) en leur ordonnant de rester à l’intérieur", a affirmé un communiqué de l’Office de l’ONU pour la coordination humanitaire (OCHA)."Vingt-quatre heures plus tard, les forces israéliennes ont bombardé à plusieurs reprises cette maison, tuant environ 30" personnes, ajoute le communiqué. » … « Ceux qui ont survécu et ont réussi à le faire ont marché deux kilomètres vers la route de Salaheddine avant d’être transportés vers un hôpital dans des véhicules civils. Trois enfants, le plus jeune étant âgé de cinq mois, sont morts à leur arrivée ».

« Les équipes du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui demandaient depuis samedi de pouvoir accéder à ce quartier, n’y sont finalement parvenues que mercredi. L’une d’elles a découvert quatre enfants blottis chacun contre leur mère morte et trop faibles pour se tenir debout » (Nouvel Obs).

C’est peut être parce que je suis un père, mais cette scène me hante.

Ou les récits des médecins sur place, décrivant l’horreur dans laquelle sont plongés les civils. De Régis Garrigue, urgentiste au CHU de Lille.

Ou du docteur Mads Gilbert (ONG norvégienne Norwac).

Ou ce qui est arrivé le 16 Janvier en directe à la TV israélienne à Ezzedine Abou Eich, médecin palestinien.

Et tant d’autres récits d’atrocités commises.

1200 victimes, dont plus de 400 enfants ! Et plus de 5.000 blessés, dont une large majorité portera d’horribles séquelles à vie (de par les armes utilisées et les conditions de soins déplorables).

Des centaines de photos montrant ces petits corps détruits circulent sur Internet, et dans la presse. Si je ne joins pas de telle photo à cet article (qui aurait pourtant le mérite de résumer à elles seules toute l’horreur de ce carnage) c’est tout simplement qu’elles sont insoutenables. Mais je vous invite à parcourir la liste des noms d’une partie de ces enfants (liste publiée par Aljazira).

Comment peut-on tolérer ça ? Pourquoi les pays qui se gargarisent à longueur d’année d’être les seuls civilisés de la planète, qui ne perdent pas une occasion de dénoncer la barbarie de certains régimes ou le manque de démocratie d’autres … ne font rien ?

En réalité, ce qui est encore plus triste … c’est qu’ils font quelque chose : ils brassent de l’air pour laisser le temps à Israël de finir sa besogne … et puis dès qu’Israel décide qu’il est temps de s’arrêter (sous la pression des opinions publiques mondiales) … ils s’empressent d’assurer cet état criminel de leur soutien pour limiter l’entrée des armes à Gaza !

Après ce massacre de civils … ils rassurent un des pays le plus et le mieux armé au monde … de limiter l’entrée de tubes en métal pour fabriquer des missiles artisanaux ? Heureusement pour eux le ridicule ne tue pas.

Dans un Monde de lâches, ou quasiment aucun élu politique n’a le courage (ou la volonté) de dénoncer les crimes de guerre et les atrocités commises par Israël, un député anglais juif, Sir Gerald Kaufman, dont la famille originaire de Pologne a été victime de la Shoah, a eu ce courage : « Israël agit à Gaza comme des nazis ». Discours magnifique à écouter (pour ceux parlent anglais) :

Dernier affront aux victimes, la trêve unilatérale d’Israel, saluée par tous les « grands démocrates » de ce Monde.

En faisant un parallèle rapporté à des individus, c’est comme si un homme venait chez vous, trucide la moitie de votre famille puis s’assoit dans votre jardin, fusil à la main, tout en déclarant à la police « pour ce qui me concerne, c’est bon, on peut en rester là … mais si il me cherche je lui tire dessus ». Et que dit la police « nous saluons le courage de ce choix et ne vous inquiétez pas, nous allons nous assurer que la victime n’est pas armée ». Quelle honte !

Ces victimes ont été tuées deux fois : par l’armée israélienne et par notre classe politique qui ferme les yeux et témoigne toute son amitié à Israël. Avec tant de candidats, tous faisant preuve de grand talent, il est difficile de se prononcer sur qui parmi les politiciens occidentaux et du moyen orient gagnera le festival international de la lâcheté !

Enfin, soyons optimistes, cette horreur et son impact sur l’opinion publique mondiale feront peut être et malgré tout changer la donne dans la région et dans le Monde.

Israel se prépare déjà à faire face à une vague de procès pour crimes de guerre, et Tzipi Livni a été traitée de terroriste lors d’une conférence de presse a Washington.

Pour conclure cet article, j’emprunterai la signature de Vittorio Arrigoni, un pacifiste membre de l’ISM (International Solidarity Movement), qui depuis Gaza témoigne quotidiennement l’horreur du conflit sur les pages du Journal italien « Il Manifesto ».

Restons humains !


Patrick Ferrante (AgoraVox)

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Leçons d’un massacre

Denis Sieffert (Politis)
publié le jeudi 22 janvier 2009.

jeudi 22 janvier 2009

On ne sait pas encore qui a gagné, mais on sait déjà qui a perdu : une fois de plus, c’est le peuple palestinien. Après vingt-deux jours et autant de nuits sous les bombes, le bilan est effrayant : au moins 1 315 morts, dont 410 enfants, et plus de 5 300 blessés. Ramené à la population française, c’est 60 000 morts… Et n’oublions jamais les blessés. Mutilés ou handicapés à vie, beaucoup seront pour toujours à la charge d’une société déjà exsangue. Sans parler ici des destructions de maisons et d’infrastructures. Cela, au moins, se reconstruit. Tout juste pourrait-on imaginer cette fois qu’Israël paie la note de la dévastation dont il s’est rendu coupable. Après 1948, après septembre 1970, après Sabra et Chatila, après l’opération Rempart de 2002, Gaza 2009 comptera parmi les grandes saignées qui jalonnent la douloureuse histoire des Palestiniens. Sans parler des guerres dont ils n’ont pas été les principales cibles : 1967, 1973, 1996, 2006… Un mot encore, de ce bilan. On a coutume de tenir pour normal que l’on tue des « activistes », qu’on appelle, au gré de l’histoire, et selon les points de vue, fedayin, résistants, miliciens ou terroristes. Ceux-là pourtant ne viennent jamais de nulle part. Ils sont issus de leur peuple. Ils expriment sa volonté profonde d’insoumission. Qu’ils soient du Hamas, du Fatah, ou naguère du Front populaire ou du Front démocratique. Pourquoi faudrait-il que ceux-là soient niés jusqu’à être bannis de la statistique ?

Mais revenons à notre question : qui a gagné, et qui a perdu ? Les lendemains des carnages livrent parfois un verdict paradoxal. Souvenons-nous de la « Bataille d’Alger » entre janvier et septembre 1957. Remportée par les paras de Massu, elle entraîna la fuite de la direction du FLN – ce qui est loin d’être le cas du Hamas. Mais la prise de conscience des atrocités commises provoqua en « métropole » une crise morale qui allait conduire la France coloniale à une défaite politique. La question est de savoir si les Israéliens sont capables aujourd’hui d’une crise morale. Sont-ils capables de prendre la mesure du massacre ? Peuvent-ils « oublier » le Hamas pour redécouvrir cette évidence  ? Ce ne sont pas les roquettes qui ont fait le conflit israélo-palestinien. Ni les roquettes, ni le Hamas – acteur somme toute récent du conflit. Disposent-ils des ressources nécessaires pour s’élever au niveau de l’histoire et comprendre qu’il faut en revenir aux causes premières et coloniales du drame ? À la revendication historique des Palestiniens telle qu’ils l’ont eux-mêmes reformulée à partir de 1988. C’est-à-dire d’un État souverain dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale ? Si, comme on peut le craindre, ce pays est aujourd’hui incapable de cet examen de conscience, la communauté internationale est-elle prête à l’y aider ? C’est urgent pour les Palestiniens. C’est urgent pour la paix du monde. Car jamais plus qu’au cours de ces vingt-deux jours l’image d’Israël ne s’est dégradée. Et l’exemplarité d’un monde totalement dépourvu de droit n’est jamais une bonne chose.

Ceux qui en doutaient encore savent à présent que ce pays est capable de « faire » Sabra et Chatila. Et de le refaire. L’aider à sortir du cycle infernal de la violence et du mépris de la vie humaine, c’est le contraindre à parler avec tous ses interlocuteurs palestiniens, et à accepter de prendre en considération le plan de paix le plus abouti, le plan de la Ligue arabe : normalisation des relations avec tous les pays de la région en échange d’un retrait des territoires de 1967. L’y contraindre, c’est aussi ne pas passer l’éponge sur ces vingt-deux jours de cauchemar, et instruire le procès de ceux qui ont ordonné les bombardements de populations civiles. Cette contrainte ne peut venir évidemment que de l’Europe et des États-Unis. On peut être à ce sujet plus que sceptique, même si l’Union européenne a fait savoir qu’elle était prête à reconnaître un gouvernement palestinien d’union nationale, c’est-à-dire comprenant le Hamas. Si tel était le cas, on peut imaginer que Barack Obama pourrait suivre dans la même voie. Selon ce scénario extrêmement optimiste, les Palestiniens n’auraient qu’un devoir, mais impérieux : celui de refaire leur unité. Lundi, Mahmoud Abbas en a fait la proposition au Hamas. C’est sa mission historique. Aucun interdit ni aucune menace israélienne ne devrait plus le détourner de cette nécessité. Car il a pu constater depuis longtemps déjà qu’il n’était pas payé en retour par Israël, qui poursuit sa colonisation. Si, par extraordinaire, ces conditions étaient réunies, ce n’est surtout pas un nouveau « processus de paix » qu’il faudrait engager, mais une négociation immédiate pour la création d’un État palestinien. S’il y a une chance, même minime, que ce scénario progresse, c’est tout de suite. Hors d’une vraie solution, nous aurons d’autres blocus, d’autres révoltes, d’autres tunnels à la frontière égyptienne, d’autres roquettes et d’autres bains de sang. Quant à la dégradation de l’image d’Israël dans le monde, elle n’est souhaitable pour personne.


Denis Sieffert (Politis)

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Position sur le "cessez le feu", le "repos" et les armes de la résistance
Position sur le "cessez le feu", le "repos" et les armes de la résistance

Communiqué du FPLP
publié le vendredi 23 janvier 2009.

Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine a réaffirmé le 18 janvier 2009 sa position sur le soi-disant "cessez-le-feu", tout en ayant le plus grand respect à l’égard de la décision de nos frères et soeurs dans la résistance, de déclarer un cessez-le-feu d’une semaine avec l’ennemi. De même que nous partageons aujourd’hui la déclaration de victoire avec notre peuple, nous voulons réaffirmer notre rejet de n’importe quel cessez-le-feu et de la politique du soi-disant "repos".

Nous nous sommes toujours opposés à la politique du "repos", parce qu’elle donne l’opportunité à Israel de s’en servir pour attaquer notre peuple et elle augmente la pression de toutes les forces du camp ennemi sur la résistance - non seulement les assauts militaires d’Israël, mais également la pression politique et les attaques qui proviennent des régimes arabes, de l’Union européenne, des Etats-Unis et du soi-disant "quartet". La politique du "repos" devient un piège pour la résistance que nous devrions toujours chercher à éviter, à partir du moment où l’occupation elle-même est une agression. Notre peuple a le droit de résister, en tant que peuple occupé, et si la résistance peut prendre des décisions tactiques sur le déroulement de la lutte, nous ne pouvons jamais laisser cette décision, cette résolution, devenir une arme aux mains de nos ennemis.

Les éléments des forces terrestres ennemies demeurent à Gaza et le siège n’est pas terminé, de même que les check-points, en particulier Rafah, n’ont pas été rouverts. L’ennemi n’a pas déclaré la fin de son siège maritime et leur Armée de l’Air continue d’envahir nos cieux, afin d’essayer d’instaurer la crainte et la terreur au sein de notre peuple qui dénombre plus de 1300 martyrs durant les 3 dernières semaines, plus de 5000 blessés, la destruction de plus de 4000 logements, de quartiers entiers, et de l’essentiel de notre infrastructure civile à Gaza. Les frontières n’ont pas été ouvertes, et à tous les checkpoints, en particulier celui de Rafah, les marchandises destinées à notre peuple restent stockées en l’attente d’un contrôle et d’une sécurisation du point de passage. L’ennemi essaye de réussir par des moyens politiques là où il a échoué par des moyens militaires. Il a échoué en dépit de sa tactique de la terre brûlée et du massacre de notre peuple, il n’est pas parvenu à anéantir notre résistance ou a faire plier notre peuple. Maintenant, il tente de maquiller son échec par l’accord de Livni-Rice (avec les Etats-Unis) - un accord qui n’a même pas la valeur du papier sur lequel il est rédigé. Le FPLP tient à clarifier cette position : notre peuple n’abandonnera pas ses droits et notre résistance ne baissera pas les bras, mais au contraire, cette dernière agression ne fera que renforcer notre détermination pour consolider notre résistance et la puissance de nos forces.

En outre, le sommet de Sharm el-Sheikh entre les Européens et quelques régimes arabes représente une menace pour le monde arabe. Il est l’acte symbolique d’une tentative de rétablir le colonialisme dans le monde arabe. La "surveillance" de la frontière entre l’Egypte et la Palestine signifie qu’il n’y a aucune souveraineté dans le monde arabe, ni en Egypte ni à Gaza, et que ces puissances coloniales et leurs forces reviennent s’établir dans notre région. La souveraineté est une question critique, et différencie un peuple, une nation libre d’un(e) autre qui est sous le joug du colonialisme et de l’occupation. L’utilisation du terme "contrebande des armes" est encore une autre méthode de transformer notre cause nationale en "question de sécurité" et une tentative de rendre illégales les armes de la résistance de notre peuple occupé. Le droit d’un peuple qui subit l’occupation, à résister par tous les moyens, y compris la lutte armée, est fondamental et inviolable, et nous ne laisserons pas nos droits être liquidés aux prétextes de la "sécurité" ou de la "stabilité".

Le FPLP s’est engagé sur le champ de bataille avec nos frères et soeurs dans toutes les organisations de la résistance, dès le début de l’agression le 27 décembre 2008. Nous avons partagé sur ce champ de bataille et nous continuons à partager le pain et les balles afin de combattre notre vil ennemi sioniste commun et ceux qui le soutiennent. Le FPLP était le premier dans cette agression à lancer un missile contre les forces ennemies et nous serons présents sur les lignes de fronts, chassant l’ennemi alors qu’il se retire du dernier centimètre de la bande de Gaza.

Gloire aux martyrs ! La résistance vaincra ! Longue vie au peuple palestinien et à la nation arabe ! Vive la lutte et la solidarité internationales !

FPLP, 19 janvier 2009


Communiqué du FPLP
source :CCIPPP
 

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