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Noesam@voila.fr

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  • : Tout Juif qui se respecte, religieux ou séculier, ne peut plus garder le silence, voir pire, soutenir le régime sioniste, et ses crimes de génocide perpétrés contre le peuple palestinien...La secte sioniste est à l’opposé du Judaïsme. .................... Mensonge, désinformation, agression, violence et désobéissance de la loi internationale sont aujourd’hui les principales caractéristiques du sionisme israélien en Palestine.
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Israèl est contre TORAH

*"Les sionistes me dégoûtent autant que les nazis."
(Victor Klemperer, philologue allemand d'origine juive, 1881-1960)

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L’initiative sioniste de proclamer l’État d’Israël constitue une révolte contre la volonté divine, contre la Torah, une révolte qui a engendré une vague interminable de violence et de souffrance. À l’occasion de la fondation de l’État hérétique, les juifs fidèles à la Torah pleurent cette tentative d’extirper les enseignements de la Torah, de transformer les juifs en une « nation laïque » et de réduire le judaïsme au nationalisme.......Nous déplorons les tragédies que la révolution sioniste a provoquées chez les Palestiniens, notamment des déportations, l’oppression et la subjugation..Que nous méritions que cette année toutes les nations, en acceptant la souverainet

é divine, puissent se réjouir dans une Palestine libre et dans une Jérusalem libre! Amen. Offert par Netouré Karta International : www.nkusa.orglink

                                               


   

 


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FATHER OF SIONAZISJACOB HITLER

La prétendue ascendance juive d'Hitler: Une "explication" par la haine de soi
Une publication parue cette semaine a attiré mon attention. Il s’agit ni plus ni moins de la généalogie d’Adolf Hitler qui aurait des ascendants juifs !! Dans son article, Gilles Bonafi présente une fiche des Renseignements généraux que le magazine Sciences et Avenir a publié en mars 2009, et où on peut clairement lire le deuxième prénom d’Hitler : Jacob. Adolf Jacob Hitler serait le petit-fils de Salomon Mayer Rothschild. Cette information a été divulguée par deux sources de très haut niveau : Hansjurgen Koehler officier d’Heydrich, qui était lui-même l’adjoint direct d’Heinrich Himmler et Walter Langer le psychiatre qui a réalisé le profil psychologique d’Hitler pour l’OSS, les services secrets US pendant la Seconde Guerre mondiale.
SOURCE ;alterinfo

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 15:29


Judaïsme et christianisme : 2000 ans de mensonges, 60 ans de terrorisme d'État

Commentaire : Au vu de ce qui se passe actuellement à Gaza et de l'attitude totalement psychopathique  d'Israël, il serait utile de lire ou relire cet article (rédigé à l'occasion du 60e anniversaire de la création de cet État) sur le passé d'Israël et du judaïsme – les créateurs de la Bible sur laquelle sont fondées les trois religions monothéistes qui détruisent notre planète. Le lecteur doit garder à l'esprit que les sionistes et les fanatiques qui utilisent et instrumentalisent ce qui est, essentiellement, un recueil de contes  de fées, essaient de s'emparer d'une grande partie du Proche-Orient (le "grand Israël") en se référant à  ce qu'ils perçoivent comme les instructions d'un dieu mythique de guerre, de mort et de destruction.

 

 

Il y a quelques années, quand mon livre «L'Histoire Secrète du Monde» a été publié, j'ai promis par étourderie que le deuxième tome serait bientôt achevé et prêt à la publication. Après tout, je savais assez bien sur quoi je voulais me focaliser - le sujet de Moïse et la création du judaïsme - et     j'avais déjà une bonne hypothèse et des quantités considérables de textes supplémentaires. J'avais même un   titre: «The Horns of Moses» [Les Cornes de Moïse](triple sens!) «Cela devrait être du gâteau», pensais-je. Et donc, je me suis mise à écrire.

 J'avais un débit assez bon, Moïse prenait vie sur l'écran de l'ordinateur, et puis... eh bien, je me suis mise à avoir des doutes. Je savais que je connaissais beaucoup de choses sur Moïse du point de vue théologique et du point de vue d'une recherche alternative. Je connaissais même beaucoup de ce que savaient les érudits - les gens qui passent leur vie à étudier et analyser les textes bibliques. Mais je me sentais toujours mal à l'aise. Je me suis donc attelée à rechercher plus de documents source et j'ai découvert que j'avais besoin de lire encore bien plus de choses avant d'achever ce projet. C'est ce que j'ai fait au cours des deux dernières années: étudier des documents que personne, à part les spécialistes, ne lit jamais et aussi rassembler quantités de données.

Il a été choquant de découvrir quelle quantité exacte EST connue parmi les érudits, et non par le grand public. Je suppose que je ne devrais pas être surprise, puisque j'avais découvert que c'était vrai dans d'autres domaines, mais quand le sujet est la fondation de la religion - des éléments auxquels croient les gens et sur lesquels ils risquent leur vie et déterminent leurs actions - c'est assez mauvais.

Au cours de ma recherche, j'ai appris beaucoup de choses sur la création du judaïsme qu'on peut assez bien résumer comme la «fondation» de la Société Moderne. Ça alors, vous ne trouvez pas ça bizarre? Une religion créée par une obscure tribu du Moyen Orient - fondamentalement un dieu tribal - s'est trouvée en quelque sorte élevée au rang de «Dieu du Cosmos» et est devenue le modèle pour la vision occidentale de «l'Être Divin»? Et cela a été fait au détriment des conceptions de l'esprit qui étaient communes en Europe occidentale avant l'imposition des dieux du Moyen Orient. On nous a enseigné que l'Europe était un endroit sauvage et non civilisé; mais était-ce vrai? Comment cela pourrait-il être vrai quand il existe tant de preuves autour de nous sous forme de centaines de milliers de mégalithes attestant que les anciens Européens ont réalisé des choses dont on trouvait pas de trace au sein des civilisations du Moyen Orient ?

De toutes façons, tandis que je me diversifiais dans mes lectures pour inclure d'autres références, j'ai trouvé que la création du christianisme est étroitement associée - même dans le temps, ce qui pourrait être un choc pour certains - de manières très intéressantes avec la création du judaïsme; il y a un lien direct entre les textes de l'Ancien Testament et les Manuscrits de la Mer Morte et un lien entre les Manuscrits de la Mer Morte et certaines idées qui sont devenues «propriété chrétienne»; et petit à petit, avec une sûreté horrible, j'en suis venue à me rendre compte que rien de pire n'existe sur cette planète que les religions monothéistes nées au Moyen Orient.

À un certain point, bien sûr, je veux explorer le rôle que le bombardement cométaire peut avoir joué dans la création de la religion et ensuite examiner le rôle que la religion a joué dans le développement des mensonges et des tromperies dans notre monde. Après tout, aujourd'hui nous considérons - je ne peux pas dire que je fête - «l'anniversaire d'Israël,» un événement qui a apporté plus de détresse et de souffrances dans notre monde moderne que tout autre événement depuis l'Holocauste Global de la Seconde Guerre mondiale. En fait, les deux événements sont si intimement liés que vous pourriez dire que l'Holocauste a continué comme conséquence de la «Naissance de l'état d'Israël» . Mais il y a eu assurément d'autres holocaustes créés par le judaïsme au cours des deux mille ans d'histoire de la civilisation occidentale; les croisades et les persécutions de sorcières viennent immédiatement à l'esprit.

Le judaïsme a soi-disant créé Israël, le judaïsme aussi est le parent du christianisme et de l'islam, donc la question du judaïsme et de l'Antique Israël, duquel il a soi-disant émergé, ne sont pas des sujets insignifiants. Le fait est, comme le montre un groupe croissant d'érudits, qu'il avait pas « un antique Israël.» La Bible hébraïque n'est pas,même en cherchant bien, un document historique, et essayer de comprendre l'histoire de la Palestine en lisant la Bible est comme essayer de comprendre l'histoire médiévale en lisant «Ivanhoé» . Niels Peter Lemche, un érudit de la Bible à l'université de Copenhague écrit:

«Durant quelques années, une discussion a fait rage dans les études bibliques - surtout l'Ancien Testament - entre une position appelée «maximaliste» et une seconde position, habituellement appelée «minimaliste.» Cette controverse concerne la quantité d'informations historiques qui peut être trouvée dans les pages de l'Ancien Testament: pas beaucoup, diraient les minimalistes; bien plus prétendraient les maximalistes. [...]»

Et, bien sûr, les «maximalistes» sont de vrais croyants... ceux qui ont contrôlé l'étude de la Bible pendant très longtemps; ceux qui ont créé l'archéologie dans le seul but de prouver que l'histoire dans la Bible est vraie; mais l'archéologie est, petit à petit, devenue plus scientifique, et ainsi, tandis qu'elle s'est libérée du contrôle des Vrais Croyants, elle a révélé que la Bible n'est pas une source historique.

«J'ai abordé le sujet en analysant d‘abord les récits bibliques des patriarches, l'exode hors de l'Égypte, et le séjour dans le désert - en bref, les récits dans les livres de la Genèse jusqu'aux Nombres. Après quoi, je compare l'image du passé créée par les auteurs bibliques avec des sources antiques d'informations des civilisations de la Syrie et de la Palestine à l'âge du Bronze, qui est habituellement considéré comme le cadre historique des histoires du Pentateuque. Il sera montré au-delà du doute qu'il y a très peu de corrélation entre le portrait biblique du passé et les preuves non bibliques des vraies cultures de l'âge de Bronze. Nous devons conclure, cependant, non pas que les auteurs bibliques étaient des mauvais historiens mais que leur intérêt ne consistait pas du tout à fournir un quelconque rapport historique du passé. Ils ont écrit pour d'autres raisons, et ils ont utilisé l'histoire comme un véhicule pour leur message. Quand on aborde la littérature de l'Ancien Testament, les gens de l'époque moderne doivent se rendre compte que les auteurs antiques n'écrivaient pas principalement pour la postérité, c'est à dire, pour nous, mais au bénéfice de leur auditoire contemporain. Ils ont suivi les attentes morales et esthétiques de leur temps; ils n'auraient pas imaginé des règles qui gouvernent les études historiques et les intérêts modernes. [...]

Le récit de l'Exode est-il une réflexion historique ou une fiction littéraire?

Si nous affirmons que le récit de l'Exode ne se réfère pas à un événement historique, alors nous devons être préparés à résister à l'opposition d'un genre bien plus sérieux que quand nous déconstruisions l'historicité des récits des patriarches.

Un raisonnement solide sous-tend cette opposition critique. Le cadre social de l'histoire de l'Exode est grandement différent de celui des récits des patriarches et la saga de Joseph, qui ne traite que du sort d'une famille particulière. [...]

À la différence des récits des patriarches et de la saga de Joseph, l'Exode ne décrit pas le sort d'une seule famille. Là, les récits se tournent vers une question plus large: la libération d'une nation. La suite des récits qui ont commencé avec la famille de Joseph qui émigrait d'Égypte se termine avec plusieurs milliers de personnes qui la quittent. Les patriarches sont maintenant rien de moins que les ancêtres éloignés de cette nation... Les Israélites postérieurs doivent accepter les actes de cette génération libérée [de l'Exode] comme les leurs au nom de la solidarité et la continuité nationales. Ils font partie de l'héritage national. Un dicton de l'exil souligne la relation entre le passé et le présent: «Les pères ont mangé des raisins aigres, et les dents de leurs enfants semblent émoussées!» (Jer 31:29) Cela reflète l'idée que la libération de leurs ancêtres («pères») de l'Égypte a procuré la libération pour les générations à naître, c'est à dire, les «enfants.» Ces enfants et ces ancêtres sont un peuple. Les Israélites se perçoivent comme les héritiers, s'identifiant à leurs ancêtres décédés, leur peuple. Cela signifie également que les ancêtres ont déterminé le sort de leurs descendants parce que chaque génération successive revit pour elle-même l'expérience de ses ancêtres.»

Il est intéressant de comparer ce concept - que l'Exode en tant que libération des Juifs a procuré la liberté pour les générations à venir - avec le concept de la rémission vicariante des péchés par la crucifixion de Jésus par laquelle les générations futures sont «libérées» par cet acte. Ce sont essentiellement les mêmes; des idées orientales particulières qui n'ont pas leur place dans une civilisation qui a pris à l'origine la responsabilité très au sérieux.

«La libération de l'Égypte est un moment critique de l'histoire d'Israël. Une nation et sa religion en dépendent. Sans cela, la nationalité d'Israël aurait été une note de bas de page historique, et sa foi en Yahweh comme dieu d'Israël serait restée insignifiante. L'Exode représente plus qu'une libération nationale: il marque la naissance d'une nation et justifie l'existence même de cette nation.

Deux autres événements deviennent des «légendes fondatrices» importantes pour les Israélites: la révélation sur le mont Sinaï et l'occupation de Canaan. L'Exode marque le commencement de la notion de peuple et la source de son identité, mais le peuple a aussi besoin d'une religion et d'un pays. Sans les deux, le peuple ne peut survivre mais fera face à l'annihilation. Une identité nationale exige un espace concret, physique dans lequel elle peut se développer. Sans sa religion, le peuple errerait sans but dans la nature comme des figures fantomatiques.

Sur le Sinaï, Yahweh se présente comme le Dieu qui a libéré Israël du servage égyptien - le Dieu même qui, au commencement de l'histoire, a débuté une relation exclusive avec les patriarches et leur a promis un beau pays.»

Gardez à l'esprit que les histoires des patriarches ont été réécrites par ceux qui cherchaient à créer une nouvelle nation après l'exil babylonien et les promesses de pays furent mises dans la bouche de Dieu pour montrer que l'histoire fabriquée de l'Exode était juste une étape dans l'accomplissement du plan de Dieu.

«Finalement, sur le Sinaï, Yahweh devient le Dieu d'Israël in concreto. Un contrat ou «pacte» scelle ce lien entre un peuple et son Dieu. Ainsi, la loi de Yahweh devient la fondation légale pour la nation et pour les Israélites, l'obligation éternelle envers leur Dieu. Deux principes de ce pacte figent inexorablement leur identité religieuse.

Premièrement, la conscience religieuse collective des Israélites confirme que Yahweh est et sera toujours leur Dieu.

Deuxièmement, tous les Israélites doivent se conformer maintenant et pour toujours à la loi de Yahweh, en fait la «constitution» d'Israël. Ainsi, la loi simplifie ce que cela signifie d'être Israélite, sous la protection de Dieu. Et quiconque désobéit se verra exclu de ce peuple .

Quant au pays, l'accomplissement de cette promesse se trouve dans l'avenir. Pourtant Dieu s'engage sur le Sinaï: s'ils adhèrent aux stipulations de la loi, le peuple habitera le pays et le possédera. Ce n'est pas seulement une histoire relatant une révélation divine; elle représente un programme pour l'avenir de la nation israélite. Tant que le peuple ne vit pas dans le «pays,» on ne peut pas vraiment l'appeler «Israël.»

De cette manière, le déni de l'historicité de ces éléments fondateurs des récits historiques israélites est tout proche d'un déni de l'existence même du peuple israélite. Donc, écarter le récit de l'Exode en tant que source historique est bien plus sérieux que le fait de présenter une vision critique du contenu historique de la tradition patriarcale. [...]

Comme prévu, de nombreux chrétiens et juifs conservateurs sont devenus préoccupés par des avis sceptiques qui mettaient en doute l'historicité des récits de l'Exode. Les chrétiens et les juifs se considèrent ensemble comme de vrais descendants d'Israël; en conséquence, ces critiques représentent pour eux des opinions «négatives» voire même hérétiques. Ils ne voient pas ces théories comme des analyses objectives de l'Exode ou de la révélation sur le Sinaï; ils les ressentent comme des attaques contre leurs identités religieuses.

Si cependant nous mettons de côté ce genre de soucis - après tout, ce n'est pas le but d'une investigation critique de protéger l'identité présumée entre les membres vivants et morts d'une certaine communauté religieuse - il est tout à fait évident que le récit de l'Exode est largement constitué d'éléments littéraires qui ressemblent étroitement à ceux déjà trouvés dans le livre de la Genèse. ... Le livre de l'Exode représente une courtepointe littéraire, assemblé de fragments d'histoires et de légendes d'aventures universelles et intemporelles. Ce sont des exemples d'art narratif plutôt qu'une littérature populaire spécifiquement israélite. En appréciant l'utilité de ces intrigues et personnages, les auteurs bibliques se sont appropriés ces contes universels et les ont reconstitués avec leur propre modèle israélite. [...]

Nous pouvons voir dans les histoires bibliques des images d'un style narratif familier, et peut-être que ce type de mimétisme a contribué à une certaine mesure de crédibilité à un message d'un historien antique. [...]

«Exode 1-19» représente une unité narrative cohérente qui décrit les pérégrinations des Israélites de l'Égypte jusqu'au mont Sinaï. De nombreux substrats littéraires apparaissent cependant dans ces chapitres - des vignettes individuelles enchaînées les unes aux autres pour créer des «scènes» à l'intérieur du complexe plus grand Égypte-Sinaï. L'unité commence avec la naissance de Moïse , son sauvetage miraculeux, et se termine avec sa fuite jusqu'à Madian, où Dieu esquisse sa future mission. La suite contient la longue partie sur les plaies qui menèrent finalement à la libération d'Israël. Finalement, un troisième péricope[1] décrit la manière dont les Israélites ont quitté l'Égypte et ont fait route vers le Sinaï.»

Je suggérerais évidemment que l'histoire des plaies d'Égypte est un souvenir d'un bombardement cométaire, mais les érudits de la Bible n'incluent pas de telles spéculations dans leurs analyses et sont donc quelque peu handicapés pour interpréter ce qui peut ou ne peut pas être historique.

«Initialement, ce complexe Égypte-Sinaï ressemble à une unité narrative cohérente. Cependant, après examen complémentaire, les événements et la législation sur le mont Sinaï représentent les grands points littéraux et figuratifs du récit. L'importance de l'événement du Sinaï est si profonde qu'elle dérange l'équilibre du complexe Égypte-Sinaï. Le Sinaï dérange simplement le récit qui emmène le lecteur de l'Égypte jusqu'à Canaan. Sans tenir compte de la cohérence narrative, le Mont Sinaï explose dans la marche, par ailleurs ininterrompue, depuis la Mer des Roseaux jusqu'au Jourdain.

Pendant des années, les érudits de l'Ancien Testament ont reconnu la discontinuité narrative entre le complexe du Sinaï et le schéma narratif global du Pentateuque. Ils ont fondé cette observation, non sur le récit lui-même, mais sur des textes comme le bref credo dans «Deut 26: 5-9»

5 Et tu diras devant le Seigneur ton Dieu, Un Araméen errant et perdu prêt à périr était mon père [Jacob], et il alla en Égypte et y séjourna, en petit nombre, et il devint là une nation, grande, puissante et nombreuse.

6 Et les Égyptiens nous traitèrent très mal et nous affligèrent et nous imposèrent un dur servage.

7 Et quand nous avons appelé le Seigneur, le Dieu de nos pères, le Seigneur entendit notre voix et vit notre tourment et notre labeur et notre oppression;

8 Et le Seigneur nous emmena hors d'Égypte avec une main puissante et avec un bras tendu, et avec une grande (terrible) puissance et avec des signes et avec des miracles;

9 Et il nous emmena à cet endroit et nous donna cette terre, une terre où coulaient le lait et le miel. (Amplified Translation, Zondervan)

 Ces brefs souvenirs de l'antique histoire d'Israël, sa libération de l'Égypte, et sa conquête de la terre promise ignorent complètement les événements du Sinaï. Bien que la vie et la migration d'Israël depuis l'Égypte restent des sujets pivots, le Sinaï n'est jamais mentionné. Donc, il y a presque soixante ans, Gerhard von Rad suggéra que le complexe du Sinaï n'était pas un des composants narratifs d'origine du Pentateuque. Pour lui, ce sont deux unités narratives indépendantes originellement, d'un côté l'Exode et les histoires dans la nature et de l'autre côté la révélation du Sinaï. Elles ont été écrites indépendamment et n'ont été assemblées que plus tard. (Voir von Rad, "The Form-Critical Problem of the Hexateuch," dans "The problem of the Hexateuch and Other Essays (trad. E.W. Trueman Dicken; New York: McGraw-Hill, 1966).

Pour von Rad, la limite entre le récit de l'Exode et la révélation du Sinaï se trouve dans Exode 14 (Exode 15, le célèbre «Chant de la Mer,» est une unité indépendante et ne fait pas partie de l'un ou l'autre complexe). ... il est clair que le récit de l'Exode est relié à la Pâque, et le Sinaï à la Pentecôte. Les deux traditions fusionnent bien plus tard. L'inclusion de la révélation du Sinaï dans la chaîne narrative de l'Exode et les histoires dans la nature doit forcément être plus récente que la composition d'un texte de credo comme «Deut 26: 5-9».

Bien sûr, la combinaison tardive de deux unités narratives indépendantes n'exclue pas des élaborations et des ajouts ultérieurs, surtout ceux qui créent des transitions littéraires en douceur entre les textes de l'Exode et du Sinaï. Chaque complexe narratif porte ses propres signification et contexte religieux. Ils apparurent de manière indépendante et arrivèrent ensemble plus tard. En conséquence, nous devons considérer leur historicité séparément. Si nous confirmons l'historicité d'un complexe, nous ne pouvons présumer l'historicité de l'autre.

Moïse, la figure dominante du récit, garantit l'unité fondamentale du complexe de l'Exode-Sinaï dans la nature. Moïse lui-même agit comme la colle qui maintient ensemble la tradition Exode-Nombres, dont chaque épisode est inexorablement relié et défini par son héros. Il y a cependant une raison de douter que Moïse constitue aussi le lien historique entre la révélation du Sinaï et son complexe narratif environnant. Du point vue de l'historien, il pourrait être discutable de voir la même personne comme le centre de deux unités narratives séparées originellement. Cette observation est importante parce qu'il est presque impossible de séparer Moïse des deux unités et le considérer comme principal dans l'une et secondaire dans l'autre. Qu'est le récit de l'Exode sans Moïse? Israël pourrait-il accepter les tables de la loi de quelqu'un d'autre que Moïse lui-même? Tout désigne que les unités narratives ont été conçues dès le départ avec Moïse à l'esprit.»

Quand ils ont écrit leurs histoires sur le passé d'Israël, les auteurs et les gardiens de la tradition voyaient Moïse comme plus important que tout autre élément narratif qu'ils ont combiné dans le complexe Exode-Sinaï dans la nature. Donc, depuis le moment de sa composition, Moïse domine le complexe Exode - Nombres. Comme conséquence de Moïse étant partie intégrante des unités narratives dans Exode-Nombres, on doit conclure qu'il n'a pas participé aux événements enregistrés, ce qui est un paradoxe puisque les récits ne vivraient pas sans sa présence. [...]

Cette incertitude sur l'identité de Moïse réapparaît quand nous considérons ses rôles très différents. Dans certains récits il est dépeint avec une multitude de caractéristiques, tandis que d'autres récits le caractérisent de manière plus uniforme. Le sauvetage de Moïse enfant dans la rivière annonce son rôle de libérateur d'Israël, la figure d'un prototype antique d'aventurier-héros du Proche Orient. Les Égyptiens, les Babyloniens et les Assyriens connaissaient tous des contes de ces enfants prodiges, un exemple remarquable étant le roi-héros akkadien Sargon. [...]

Les récits légendaires de Moïse et Sargon prédisent la grandeur future de deux merveilleux héros. Leurs auteurs ont utilisé le thème du sauvetage pour distancer leur héros du peuple ordinaire. De cette manière, le héros est autorisé à transgresser les conventions sociales que les gens normaux doivent suivre. Sans cette liberté, aucun héros ne réussirait à changer radicalement la destinée de sa nation. [...]

Quand nous considérons les divers composants de l'image de Moïse dans le Pentateuque, son rôle en tant que créateur et législateur de la religion israélite est visiblement central. Sur le Sinaï, Moïse négocie le pacte entre Yahweh et Israël et transmet le contenu de la loi de Dieu aux Israélites. Que Moïse doive aussi agir comme le juge suprême et le dirigeant d'Israël avec le même pouvoir que les rois israélites ultérieurs, à la lumière de ses autres fonctions, ne sera guère surprenant.

Moïse est simplement le composant littéraire unificateur dans le complexe Égypte-Sinaï dans la nature. Par lui, les auteurs tissent un fil rouge qui relie tous les différents épisodes appartenant à ce complexe de récits. Cependant une question persiste: y a-t-il quelque chose dans tout cela qui fait appel à une personne historique appelée Moïse? Comme nous l'avons déjà noté, le complexe Exode-nature d'une part et le périscope Sinaï d'autre part étaient au départ deux unités littéraires indépendantes. L'unité entre elles n'a été réalisée que par l'introduction du personnage de Moïse dans les deux complexes narratifs. Avant que cela n'arrive, ces récits se sont développés indépendamment l'un de l'autre; sans Moïse leurs auteurs n'auraient guère réussi à les assembler.

On dit fréquemment que l'histoire de l'origine et la religion d'Israël présuppose un individu historique et central et se révèle totalement insondable sans cette personne. On peut donc ironiser en disant que s'il n'y avait pas eu Moïse, quelqu'un aurait dû l'inventer! Ils disent que l'histoire du début d'Israël est inconcevable sans un véritable architecte. La réponse est facile: oui, ils L'ont en fait inventé! [...]

Le Sinaï présente une autre dilemme. Où Dieu est-il exactement apparu aux Israélites? La tradition ecclésiastique qui relie le Jebel Musa actuel (le nom arabe signifie «montagne de Moïse») au Mont Sinaï biblique n'est que partiellement conforme à la tradition biblique. Dans le récit tardif qui commence dans Exode 19, une montagne apparaît. Cependant, la description du voyage comme d'autres indices préservés par le récit - ne pointent pas dans la direction de Jebel Musa... [mais] plutôt mène vers la partie nord de la péninsule du Sinaï et plus précisément l'oasis de Kadesh-barnea. 

[U]n autre problème persiste. La révélation divine sur le Sinaï décrite dans l'Ancien Testament ne peut être réduite à une partie de l'histoire du début d'Israël. Une telle révélation va simplement au-delà de ce qui est acceptable du point de vue d'un historien, parce que Dieu ne peut être le sujet d'une réflexion historique... ils doivent s'appuyer sur des faits empiriques. Par nature, la révélation du Sinaï n'est pas un sujet historique. [...]

[Cela] s'applique également aux pérégrinations dans le désert. Elles doivent aussi se conformer aux critères et à l'examen de la recherche scientifique. ...

Déjà, les problèmes surgissent. Le dénombrement dans Nombres décrit une migration massive composée de plusieurs centaines de milliers de personnes, qui errent dans le désert pendant quarante ans. Et pourtant la description générale dans l'Ancien Testament du séjour dans le désert des Israélites a peu de choses en commun avec les conditions de vie dans ce type d'endroit; cela ressemble plus au cliché d'une procession religieuse à l'intérieur d'une culture établie. Le nombre de participants est étonnant. Comment autant de gens pourraient-ils survivre dans le désert? Les auteurs bibliques furent déjà confrontés à ces questions et ils savaient très bien comment y répondre clairement et définitivement: «Dieu pourvoit à son peuple!» La littérature peut supporter des miracles, pas l'histoire. Les auteurs bibliques placent une réponse intrigante aux dilemmes du désert d'Israël, à savoir, Dieu. De manières répétées, Dieu résout les problèmes des vagabonds avec une série d'actes puissants... [...]

La description des pérégrinations dans le désert trouvée dans l'Exode jusqu'aux Nombres est une tradition qui ne relate pas des circonstances historiques de l'immigration ou de la vie dans le désert. Ce récit est ni plus ni moins qu'une fiction littéraire qui n'a qu'un seul but, à savoir, de déplacer les Israélites d'Égypte à Canaan. Seul le croyant le plus attaché s'accroche désespérément à la notion que des centaines de milliers d'hommes ont survécu pendant quarante ans dans le désert: clairement un environnement stérile et inhospitalier.

Pour justifier l'historicité des pérégrinations dans le désert, nous devons modifier le nombre de réfugiés qui quittent l'Égypte et modérer les actes miraculeux de Dieu afin que nous puissions analyser l'historicité des événements qu'ils décrivent. En final, les résultats feront violence aux descriptions bibliques. Pourquoi? Parce qu'elles vont à l'encontre de la version biblique selon laquelle non pas quelques personnes, mais toute une nation a pris part à ces événements. [...]

Si nous réduisons ces histoires de la manière habituelle, mais improbable - les prendre comme le souvenir de seulement un très petit groupe peu important d'Asiatiques qui ont fui l'Égypte quelque part dans le second millénaire avant J.-C. - alors nous devons conclure que les récits de l'Ancien Testament ne sont pas historiques. Le peuple israélite n'a jamais vécu dans l'Égypte antique. Les auteurs du récit biblique peuvent avoir emprunté aux souvenirs d'un petit groupe de personnes qui avaient été à une époque en Égypte. Ce groupe pourrait être devenu finalement une partie de la nation israélite et leur tradition une partie de l'héritage national.

Quand les érudits acceptent l'hypothèse d'un «petit groupe», ils le font pour outrepasser les nombreux problèmes historiques soulevés par ce récit. En conséquence, il est impossible de prouver qu'un tel groupe d'émigrants de l'Égypte ait jamais existé. En réduisant drastique ment le nombre de personnes impliqué dans le fuite de l'Égypte, les érudits l'ont rendu invisible à l'historien. [...]

Au final, les auteurs du livre de l'Exode ont créé les récits tels que nous les connaissons. Ces auteurs - tout comme les auteurs des récits patriarcaux dans la Genèse - ont créé leur propre univers narratif. Ils ont écrit sur des endroits et des événements qui n'ont jamais existé... ils décrivent un monde littéraire, pas des faits historiques. [...]

Les récits de l'Exode et du Sinaï ont été combinés dans un environnement religieux où la Loi - la Torah - était déjà dominante, autrement dit, dans un contexte israélite, ou mieux, juif. [...]»

Autrement dit, les histoires ont été combinées, polies, ajustées, ré écrites à une époque où elles étaient nécessaires pour soutenir certains objectifs religieux et politiques, une époque où la Loi était déjà en place, sans aucun doute après l'exil babylonien, ou même plus tard. Certains experts suggèrent que ces histoires auraient été créées sous des influences helléniques parce que nombre d'histoires bibliques indiquent des emprunts de sources et de concepts helléniques.

«Malgré les observations précédentes, nous ne pouvons contester toutes les connexions historiques pour les récits du Sinaï. L'Ancien Testament et les antiques sources du Proche Orient fournissent des preuves circonstanciées de la pratique d'un culte «yahwistique» au Sinaï, bien que le dieu Yahweh ne prit possession d'un temple majeur en Palestine que plus tard. Le livre de l'Exode nous dit comment Yahweh apparaît initialement à Moïse et puis plus tard à tout Israël. Les révélations ont lieu au sud de la frontière avec la Palestine, où nous devrions probablement rechercher la patrie d'origine de Yahweh. La plupart des preuves de l'Ancien Testament, apparaît dans des textes datant d'une période littéraire relativement tardive; cependant, d'autres passages de l'Ancien Testament font référence à la montagne de Dieu. Comme nous l'avons noté précédemment, dansi «Rois 1: 19», Élie se risque dans le désert et rencontre Dieu sur le Mont Horeb, manifestement un deuxième nom pour le Mont Sinaï. Dans «Juges 5:5» Yahweh est «celui du Sinaï.» Dans ces textes, Yahweh est aussi vu comme un immigrant du sud, finalement d'Edom ou de Seir.

En outre, Yahweh est mentionné en dehors des récits de l'Ancien Testament. Des sources égyptiennes relatent des histoires sur une région connue comme «Shasu Yahweh», habitée par des peuples Shasu. Selon les sources égyptiennes du deuxième millénaire av. J.-C., les Shasu nomades vivaient en Syrie-Palestine, à l'est du Jourdain, et sur la péninsule du Sinaï. Dans ce contexte, Shasu Yahweh est situé dans le désert du Sinaï. ...

Longtemps avant que les érudits ne commencent à interpréter les indices égyptiens sur Yahweh, beaucoup ont essayé de trouver le contexte historique pour la visite de Moïse à Madian, le premier endroit où Yahweh est face à Moïse. À part la question de l'historicité d'«Exode 3», une seule caractéristique surgit dans cette histoire Moïse-à-Madian: si Yahweh apparaît à Madian, alors le Dieu d'Israël vivait dans un pays étranger et se mélangeait avec des étrangers (les Madianites). Manifestement, c'était le cas.

«Rois 2 5» fournit un exemple de la connexion importante entre Yahweh et un pays: le Naaman araméen, qui s'était converti au Yahwehisme, devait rapporter un «morceau» de la terre d'Israël à Damas. Sur ce morceau de terre il pouvait continuer à adorer Yahweh. Donc il n'est possible d'adorer Yahweh que «dans» son propre pays.»

C'est un fait curieux. Cela me rappelle les légendes des vampires qui ne pouvaient dormir que dans une boîte de terre de leur pays natal. Un rapport?

Il est clair que l'Ancien Testament relie consciemment Yahweh et la Palestine du sud, indiquant l'originalité de l'information contenue dans ces récits. Ces noyaux historiques dans les récits de l'Exode suggèrent que soit les Israélites vivaient dans le sud de la Palestine, soit les Madianites (selon d'autres informations bibliques, les Kaïnites) ont apporté l'adoration de Yahweh en Palestine. En conséquence, le Yahwehisme s'est répandu dans toute la région jusqu'à ce que Yahweh devienne finalement le Dieu national d'Israël. Pour soutenir cette théorie, les érudits font référence à la preuve que le beau-père de Moïse était soit un Madianite, soit un Kaïnite. [...]

Ici je dois dire quelque chose sur les Kaïnites:

Dans l'antique Levant, les Kaïnites étaient un clan nomade envoyé sous Jéthro pourêtre prêtres à Madian. Selon la Bible hébraïque, ils ont joué un rôle important dans l'histoire de l'antique Israël. Les Kaïnites étaient des chaudronniers du cuivre et des travailleurs du métal. Le beau-père de Moïse, Jéthro, était un berger et un prêtre des Kaïnites. Les Kaïnites se sont assimilés apparemment à la population israélite, bien que les Kaïnites descendant de Rechab ont maintenu un style de vie nomade distinct pendant quelques temps.

Les Kaïnites étaient les descendants de Kenan, mais avaient été compris comme les descendants de Caïn, le fils d'Adam et Ève qui avait tué son frère, Abel. 

Moïse a apparemment identifié le dieu de Jéthro, El Shaddai, avec Yahweh, le dieu des Israélites.[1] Selon l'hypothèse Kaïnite, Yahweh était à l'origine le dieu tribal des Kaïnites, emprunté et adapté par les Hébreux. (Wikipedia Voir aussi Jewish Encyclopedia)

Autrement dit, selon leurs propres histoires, le dieu juif est le Dieu de Caïn - le meurtrier marqué - qui a tué son frère Abel. Cela mène à un tout autre champ de pensées et nous n'y entrerons pas maintenant, mais cela nous donne certainement une pause pour réfléchir , pour considérer la «Marque de Caïn» comme étant intégrale au judaïsme. Nous pouvons certainement prendre note du fait que dans le christianisme et le judaïsme, la malédiction de Caïn et la marque de Caïn font référence aux passages bibliques dans le Livre de la Genèse, chapitre 4, où Dieu a déclaré que Caïn, le premier né d'Adam et d'Ève, était maudit, et a placé une marque sur lui pour avertir les autres que tuer Caïn provoquerait la vengeance de Dieu.

Quel genre de dieu protégerait un meurtrier de cette manière? Et cela suggère-t-il que les juifs qui ont écrit la Bible étaient pleinement conscients de la connexion et ont écrit cette partie dans la Genèse pour intimider les autres? Une sorte d'accusation préemptive de «l'antisémitisme»? On se demande même si la circoncision ne serait pas la légendaire «Marque de Caïn»?

«Les auteurs de l'Ancien Testament savaient qu'une fois Yahweh était «venu du Sinaï» et était une déité madianite ou kaïnite. Dans les récits bibliques réémergeants Yahweh reste le même, bien qu'il choisisse un autre peuple pour lui. [...]

Ou bien les Kaïnites SONT les Juifs.

Cette étude démontre que les représentations bibliques de l'histoire du début d'Israël - placée dans les contextes plus larges de la Mésopotamie, la Palestine syrienne et l'Égypte - sont des compositions littéraires plutôt que des sources historiques. Les auteurs bibliques ont consulté divers contes et légendes antiques, mais ne les ont pas abordés avec un œil critique. ...

Une analyse littéraire du Pentateuque prouve incontestablement que ses récits ne sont pas des sources fiables pour l'étude de l'antiquité; ce sont plutôt des œuvres d'art. Sans tenir compte de données historiques exactes concernant le développement de leur peuple, ces auteurs ont utilisé chaque arme dans leur arsenal littéraire pour créer des récits puissants et dramatiques. ... On ne peut reconstruire l'histoire du Proche Orient à partir de ces récits; nous devons plutôt être satisfaits de ce qu'ils sont: des histoires et légendes d'aventures, conçues et écrites par des auteurs-compilateurs tardifs pour discuter au sujet des «anciens temps» avec leur auditoire. Il est clair que l'auditoire ne mesurait pas l'histoire selon des standards historiques. (Niels Peter Lemche: «Prelude to Israel's Past», extraits jusqu'à la page 63)»

C'est assez frustrant quand on considère les revendications de l'état moderne d'Israël - les mensonges qu'ils profèrent et les mythes qu'ils ont créés - qui justifient leur vol de la terre des Palestiniens. Ce qui est encore pire est qu'en essayant d'imposer la fausse image d'un ‘antique Israël' qui n'a jamais existé sur la terre de Palestine, la véritable histoire de la terre et du peuple n'ont pas seulement été dissimulés, cela a été catégoriquement nié. Comme l'écrit Keith W. Whitelam :

«L'histoire de l'antique Palestine a été ignorée et passée sous silence par les études bibliques parce que son objet d'intérêt a été un antique Israël conçu et présenté comme la racine pivot de la civilisation occidentale. [...]

La recherche de l'antique Israël, dans laquelle j'inclus dans un but de raccourci le judaïsme du second temple, a consommé des ressources intellectuelles et matérielles phénoménales dans nos universités, facultés de théologie, collèges théologiques, séminaires, et départements d'archéologie, surtout aux États-Unis, en Europe et en Israël. Un coup d'œil rapide dans les prospectus et catalogues de ces institutions révélera de nombreux cours sur l'histoire et l'archéologie de l'antique Israël conduites dans le contexte de l'étude de la Bible hébraïque du point de vue juif et chrétien. C'est aussi vrai dans les universités ‘laïques‘ avec des départements d'études Religieuses plutôt que des facultés de théologie. De manière intéressante et révélatrice, j'ai été capable de découvrir très peu de cours sur l'histoire de l'antique Israël dans des départements d'histoire ou d'histoire Ancienne. Il semble que l'histoire antique d'Israël soit du domaine de la religion ou de la théologie et pas de l'histoire. [...]

Les études bibliques ont été dominées depuis le début par un souci de l'histoire de l'antique Israël comme la clé pour comprendre la Bible hébraïque. Cela a été un souci fondamental pour la théologie chrétienne puisque le christianisme a été conçu comme une religion fondée sur la révélation à l'intérieur de l'histoire. Philip Davies a démontré cependant que l'antique Israël des études bibliques est un concept d'érudits créé à partir d' une lecture incorrecte des traditions bibliques et séparée de la réalité historique. [...]

Il y a tant de facettes de l'histoire dont nos histoires politiques et théologiques ne parlent pas. ... Beaucoup de ces données qui appartiennent à ces domaines d'étude sont toujours sous forme non publiée, retardant la réalisation du projet [de produire une histoire factuelle de la Palestine antique]. Cependant, c'est le réseau de connexions dans lequel ces investigations érudites se trouvent qui est le plus grand obstacle. ...

Les facteurs culturels et politiques qui ont dominé le discours des études bibliques sur l'antique Israël ont nié le développement d'une stratégie pour étudier ces questions. Ironiquement, la majeure partie du travail archéologique, les relevés de la région et les fouilles de sites, qui ont contribué au changement de paradigme sont colorés par la recherche écrasante de l'antique Israël, dont la réalité matérielle, on suppose, aidera à éclairer la Bible hébraïque. ... Il a été difficile de découvrir ou de documenter suffisamment les subtiles influences politiques et idéologiques qui ont modelé la recherche historique dans les études bibliques. (Keith W. Whitelam: "The Invention of Ancient Israel - The Silencing of Palestinian History."

Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'éléments historiques dans la Bible hébraïque comme nous avons déjà vu! En fait, si les historiens et les historiens de la religion lisaient leurs textes avec la conscience d'une «ponérologie» et des bombardements cométaires de la planète à intervalles réguliers, ce qu'ils voient qui a été, jusqu'à présent, si déconcertant, commencerait soudainement à prendre un sens. 

À propos de Ponérologie, j'écrivais hier un éditorial qui incluait une longue citation de l'experte en psychopathie Martha Stout, dans un effort pour expliquer pourquoi tant de gens sont sensibles aux machinations des psychopathes. Dans cet article j'ai mentionné la révélation par Nachman Ben-Yehuda de la fraude de Massada, le mythe créé au début du 20e siècle, qui a été utilisé pour unifier (par la terreur et le contrôle du mental) l'immigration des Juifs en Israël, et les transformer en machines à tuer efficaces afin qu'ils ne ressentent aucun remords en dépossédant les Palestiniens de leur terre et leur vie.

Si le lecteur prend quelques instants (que diable, ça prendra une heure, mais ça en vaut la peine) de lire le «Mythe de Massada» et «La Fraude de Massada - la fabrication d'Israël basée sur des mensonges», vous aurez une image exacte de la manière dont la Bible a été écrite. Elle est composée de divers textes qui ont été écrits à diverses époques avec des agendas politiques et sociaux variés, similaires à ceux qui se cachent derrière la création du mythe de Massada. Certains faits sont retenus, d'autres sont supprimés, et il y a de complètes inventions superposées sur le tout. Voilà! Vous avez le Mythe de Massada et de la même manière, vous avez l'Ancien Testament et le Nouveau Testament!

Sur le sujet de la fabrication des mythes et la religion, Burton Mack écrit sur ce sujet de façon extensive dans ses analyses du Nouveau Testament. De nombreux érudits de l'Ancien Testament désignent aussi la fabrication des mythes comme la raison pour son existence mais Mack rend cela facile à comprendre. Il écrit:

«Les premiers chrétiens engagés dans la fabrication de mythes peuvent être difficiles à accepter pour les chrétiens modernes. Les connotations habituelles du terme mythe sont presque entièrement négatives. Et quand il est utilisé pour décrire le contenu des évangiles du Nouveau Testament, il y a invariablement un tollé. C'est parce que, contrairement à la plupart des mythologies qui commencent avec «il était une fois,» le mythe chrétien est placé dans un temps et un endroit historiques. Il semble donc exiger la croyance que les événements de l'histoire des évangiles se sont réellement produits.

Et cela signifie que l'histoire ne peut être un «mythe.» Il peut être utile de noter

  • (1) que la fabrication des mythes est une activité sociale normale et nécessaire,
  • (2) que la fabrication des mythes chrétiens du tout début était due plus à l'emprunt et au réarrangement des mythes pris pour argent comptant dans les cultures de contexte que de la spéculation de première main, et
  • (3) que les mythes auxquels ils ont abouti étaient extrêmement sensés, non seulement pour leurs époques et circonstances, mais aussi pour les expériences sociales dans lesquelles elles étaient investies. [...]

Chaque culture a un ensemble d'histoires qui rendent compte du monde dans lequel un peuple se retrouve. Ces histoires racontent généralement la création du monde, l'apparition du premier peuple, les héros ancestraux et leurs accomplissements, et les glorieux débuts de la société comme les vit un peuple. Terrains, modèles de village, sanctuaires, temples, cités, et royaumes sont souvent mis en place ou planifiés au commencement des temps. Les érudits comprennent ces mythes comme la distillation des histoires d'intérêt humain racontées tout d'abord comme des modèles routiniers de vie commune, puis répétées pendant de nombreuses générations. Raconter des histoires sur un autre est ce que nous faisons. Cela fait parti de la vie et du travail de maintenir des relations humaines et de construire des sociétés. [...]

L‘épopée est une répétition du passé qui met le présent dans sa lumière. Placer le présent dans la lumière d'un passé illustre le rend honorable, légitime, juste et raisonnable. L'institution présente est ensuite digne d'être célébrée.

Et nous voyons exactement ce processus dans les discussions de la fabrication du mythe de Massada.

Naturellement, le passé et le présent peuvent tous deux être hautement romantisés ou idéalisés, car l'épopée est un mythe dans le genre de l'histoire. Les histoires de Gilgamesh dans les antiques civilisations sumériennes et akkadiennes étaient épiques. Pour les Grecs, Homère était épique. La poésie de Pindare au sujet d'illustres lignées familiales était épique à une petite échelle. Les histoires locales de sanctuaires, de temples et de peuples dans l'est de la Méditerranée pendant la période hellénistique étaient épiques à une échelle moyenne. Et l'histoire d'Israël qui, depuis le tout début du monde visait à l'établissement d'un temple-état à Jérusalem, était épique pour les Juifs.

Quand le [prétendu] second temple a été détruit en 70 après J.-C., les Juifs ont du faire face à un gros problème . Non seulement leur histoire antique, contenue dans les cinq livres de Moïse, mais un immense corpus de littérature de la période hellénistique documentait leur investissement intellectuel dans le temple-état comme le propre but de l'histoire humaine depuis les fondations du monde. Les chrétiens eux aussi avaient un problème. Ils n'avaient pas le droit de réclamer l'histoire d'Israël comme la leur. Mais les premiers chrétiens juifs avaient voulu penser à eux comme le peuple de Dieu, héritier des promesses à Israël, ou même à un nouvel Israël pour un nouveau jour. ... Tous les mythes du début sur Jésus étaient des tentatives pour le dépeindre lui et ses disciples en couleurs acceptables de l'épopée d'Israël. Mais ces tentatives étaient fantaisistes, ad hoc, et incapables de rivaliser avec la logique évidente de l'épopée juive. L'épopée juive était une histoire qui visait à l'établissement d'un temple-état à Jérusalem,


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